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Guide d'administration du stockage

Red Hat Enterprise Linux 7

Déployer et configurer un stockage à nœud unique dans Red Hat Enterprise Linux 7

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Publié par

Milan Navratil

Red Hat Customer Content Services

Jacquelynn East

Red Hat Customer Content Services

Don Domingo

Red Hat Customer Content Services

Red Hat Subject Matter Experts

Josef Bacik

Quotas de disques 
Server Development Système de fichiers du noyau

Kamil Dudka

Listes de contrôle d'accès 
Base Operating System Services principaux - BRNO

Hans de Goede

Partitions 
Base Operating System Installateur

Harald Hoyer

Systèmes de fichiers 
Engineering Software Engineering

Doug Ledford

RAID 
Server Development Activation Matériel

Daniel Novotny

Le système de fichiers /proc 
Base Operating System Services principaux - BRNO

Nathan Straz

GFS2 
Quality Engineering QE - Platform

David Wysochanski

LVM/LVM2 
Server Development Stockage du noyau

Contributors

Michael Christie

Stockage en ligne 
Server Development Stockage du noyau

Sachin Prabhu

NFS 
Software Maintenance Engineering

Rob Evers

Stockage en ligne 
Server Development Stockage du noyau

David Howells

FS-Cache 
Server Development Activation Matériel

David Lehman

Configuration du stockage pendant l'installation 
Base Operating System Installateur

Jeff Moyer

Disques SSD 
Server Development Système de fichiers du noyau

Eric Sandeen

Systèmes de fichiers ext3, ext4 et XFS chiffrés 
Server Development Système de fichiers du noyau

Mike Snitzer

Pile E/S et Limites  
Server Development Stockage du noyau

Résumé

Ce guide propose des instructions pour gérer les périphériques de stockage et des systèmes de fichiers sur Red Hat Enterprise Linux 7 de manière efficace. Il a été conçu dans le but d'être utilisé par des administrateurs systèmes possédant un niveau de connaissances de Red Hat Enterprise Linux ou Fedora de base ou intermédiaire.

Chapitre 1. Aperçu

Le Guide d'administration du stockage contient des informations détaillées sur les fonctionnalités des systèmes de fichiers et le stockage des données dans Red Hat Enterprise Linux 7. Cet ouvrage a été conçu dans le but de servir de référence rapide pour les administrateurs gérant des solutions de stockage à nœud unique (non-clusterisé).
Le guide d'administration du stockage est divisé en deux parties : Systèmes de fichiers et Administration du stockage.
La partie Systèmes de fichiers détaille les divers systèmes de fichiers pris en charge par Red Hat Enterprise Linux 7. Celle-ci les décrit et explique comment les utiliser de manière optimale.
La partie Administration du stockage détaille les divers outils et tâches d'administration du stockage pris en charge par Red Hat Enterprise Linux 7. Celle-ci les décrit et explique comment les utiliser de manière optimale.

1.1. Les nouveautés de Red Hat Enterprise Linux 7

Red Hat Enterprise Linux 7 apporte les améliorations suivantes au système de fichiers :

eCryptfs non inclus

À partir de Red Hat Enterprise Linux 7 eCryptfs n'est plus inclus. Voir le Guide de sécurité de Red Hat pour obtenir des informations sur les systèmes de fichiers encodés.

System Storage Manager

Red Hat Enterprise Linux 7 inclut une nouvelle application intitulée System Storage Manager. Elle founit une interface de ligne de commande pour gérer les diverses technologies de stockage. Pour plus d'informations, voir Chapitre 15, System Storage Managerm(SSM).

XFS est le Système de fichiers par défaut

À partir de Red Hat Enterprise Linux 7, XFS sera le système de fichiers par défaut. Pour plus d'informations sur le système de fichiers XFS, consulter Chapitre 6, Le système de fichiers XFS.

Restructuration du système de fichiers

Red Hat Enterprise Linux 7 introduit une nouvelle structure de système de fichiers. Les répertoires /bin, /sbin, /lib, et /lib64 se trouvent maintenant sous /usr.

Snapper

Red Hat Enterprise Linux 7 introduit un nouvel outil appelé snapper, qui permet une création et une gestion facile des clichés pour LVM et BTRFS. Pour plus d'informations, consulter Chapitre 13, Créer et maintenir des clichés avec Snapper.

BTRFS (Aperçu technologique)

BTRFS est un système de fichiers local visant à fournir de meilleures performances et une meilleure évolutivité, y compris pour les opérations LVM intégrées. Ce système de fichiers est totalement pris en charge par Red Hat et à ce titre, représente un aperçu technologique. Pour obtenir des informations supplémentaires sur Btrfs, veuillez consulter Chapitre 3, Btrfs (Aperçu technologique).

NFSv2 n'est plus prise en charge

À partir de Red Hat Enterprise Linux 7, NFSv2 ne sera plus pris en charge.

Partie I. Systèmes de fichiers

La section sur les systèmes de fichiers explique la structure et la maintenance des systèmes de fichiers, suivie un aperçu technologiques Btrfs et les systèmes de fichiers que Red Hat prend entièrement en charge : ext3, ext4, GFS2, XFS, NFS et FS-Cache.
Pour un aperçu général des systèmes de fichiers Red Hat Enterprise Linux et les limites de stockage, voir Red Hat Enterprise Linux technology capabilities and limits dans la Base de connaisssances de Red Hat.

Chapitre 2. Structure et maintenance des systèmes de fichiers

La structure des systèmes de fichiers est le niveau le plus bas dans l'organisation d'un système d'exploitation. La manière par laquelle un système d'exploitation interagit avec ses utilisateurs, ses applications et son modèle de sécurité dépend presque toujours de la façon dont le système d'exploitation organise les fichiers sur les périphériques de stockage. Le fait de fournir une structure commune de systèmes de fichiers permet d'assurer que les utilisateurs et les programmes puissent accéder et aux fichiers et écrire dessus.
Les systèmes de fichiers divisent les fichiers en deux catégories logiques :
  • Fichiers partageables vs fichiers non-partageables
  • Fichiers variables vs fichiers statiques
Les fichiers partageables peuvent être accédés localement et par des hôtes à distance ; les fichiers non-partageables sont uniquement disponibles localement. Les fichiers variables, tels que des documents, peuvent être modifiés à tout moment ; les fichiers statiques, tels que des binaires, ne peuvent pas changer sans action de la part de l'administrateur.
Cette manière de catégoriser des fichiers permet de corréler la fonction de chaque fichier avec les permissions assignées aux répertoires qui les contiennent. La manière par laquelle le système d'exploitation et ses utilisateurs interagissent avec un fichier détermine le répertoire dans lequel il sera placé, que ce répertoire soit monté avec des permissions de lecture seule ou de lecture/écriture, ainsi que le niveau d'accès au fichier de chaque utilisateur. Le niveau le plus haut de l'organisation est crucial, l'accès aux répertoires sous-jacents peut être restreint car des problèmes de sécurité pourraient surgir si les règles d'accès n'adhèrent pas à une structure rigide depuis le haut vers le bas.

2.1. Vue d'ensemble du standard de hiérarchie des systèmes de fichiers (FHS, ou « Filesystem Hierarchy Standard »)

Red Hat Enterprise Linux utilise la structure de système de fichiers FHS (Filesystem Hierarchy Standard) qui définit les noms, emplacements, et permissions pour de nombreux types de fichiers et répertoires.
Le document FHS est la référence faisant figure d'autorité pour tout système de fichiers conforme à FHS, mais le standard laisse de nombreuses zones non définies ou extensibles. Cette section présente une vue d'ensemble du standard et une description des parties du système de fichiers non couvertes par le standard.
Les deux éléments les plus importants permettant d'établir la conformité FHS incluent  :
  • La compatibilité avec d'autres systèmes conformes à FHS
  • La possibilité de monter une partition /usr/ en lecture seule. Ceci est particulièrement important car /usr/ contient des fichiers exécutables communs et ne devrait pas être modifié par les utilisateurs. En outre, comme la partition /usr/ est montée en lecture seule, elle devrait pouvoir être montée à partir du lecteur CD-ROM ou depuis une autre machine via un montage NFS en lecture seule.

2.1.1. Organisation FHS

Les répertoires et fichiers notés ici représentent un sous-ensemble de ceux qui sont spécifiés par le document FHS. Veuillez consulter la documentation FHS la plus récente sur http://www.pathname.com/fhs/ afin d'obtenir les informations les plus complètes.

Note

Les répertoires disponibles dépendent de ce qui à été installé sur un système donné. Les listes suivantes ne représentent qu'un exemple de ce que l'on s'attend à y trouver.

2.1.1.1. Collecte des informations sur les systèmes de fichiers

La commande df rapporte l'utilisation de l'espace disque du système. Sa sortie est similaire à la suivante :

Exemple 2.1. Sortie de la commande df

Filesystem           1K-blocks      Used Available Use% Mounted on
/dev/mapper/VolGroup00-LogVol00
                       11675568   6272120   4810348  57% / /dev/sda1
	                 100691      9281     86211  10% /boot
none                     322856         0    322856   0% /dev/shm
Par défaut, df affiche la taille de la partition en blocs de 1 kilo-octets, ainsi que la quantité d'espace disque utilisée et disponible en kilo-octets. Pour afficher ces informations en méga-octets et giga-octets, veuillez exécuter la commande df -h. L'argument -h se traduit par l'utilisation d'un format lisible (« human-readable »). La sortie de df -h est similaire à la suivante :

Exemple 2.2. Sortie de la commande df -h

Filesystem            Size  Used Avail Use% Mounted on
/dev/mapper/VolGroup00-LogVol00
                        12G  6.0G  4.6G  57% / /dev/sda1
			99M  9.1M   85M  10% /boot 
none 			316M     0  316M   0% /dev/shm

Note

Dans les exemples ci-dessus, la partition montée /dev/shm représente le système de fichiers de la mémoire virtuelle du système.
La commande du affiche la quantité estimée d'espace utilisé par des fichiers dans un répertoire, et l'utilisation d'espace disque de chaque sous-répertoire. La dernière ligne dans la sortie de du affiche la totalité de l'utilisation d'espace disque du répertoire. Pour afficher la totalité de l'utilisation d'espace disque sous un format lisible, veuillez utiliser du -hs. Pour plus d'options, veuillez consulter man du.
Pour afficher les partitions du système et l'utilisation de l'espace disque sous un format graphique, veuillez utiliser la Surveillance système (« System Monitor  ») de Gnome en cliquant sur ApplicationsOutils systèmeSurveillance système ou en utilisant la commande gnome-system-monitor. Sélectionnez l'onglet Systèmes de fichiers pour afficher les partitions du système. La figure ci-dessous illustre l'onglet Systèmes de fichiers.
Onglet Surveillance système GNOME des systèmes de fichiers

Figure 2.1. Onglet Surveillance système GNOME des systèmes de fichiers

2.1.1.2. Répertoire /boot/

Le répertoire /boot/ contient des fichiers statiques requis pour démarrer le système, par exemple le noyau Linux. Ces fichiers sont essentiels pour que le système puisse démarrer correctement.

Avertissement

Ne pas supprimer le répertoire /boot/. Le système ne pourra plus être démarré si ce répertoire est supprimé.

2.1.1.3. Répertoire /dev/

Le répertoire /dev/ contient des nœuds de périphériques qui représente les types de périphériques suivants :
  • les périphériques attachés au système ;
  • les périphériques fournis par le noyau.
Ces nœuds de périphérique sont essentiels au bon fonctionnement du système. Le démon udevd crée et supprime les nœuds de périphérique dans /dev/ selon les besoins.
Les périphériques se trouvant dans le répertoire /dev/ et ses sous-répertoires sont définis en tant que caractère (fournissant uniquement un flux en série d'entrées et sortie, par exemple une souris ou un clavier) ou bloc (accessible de manière aléatoire, par exemple un disque dur ou un lecteur de disquettes). Si GNOME ou KDE est installé, certains périphériques de stockage seront automatiquement détectés lorsqu'ils sont connectés (comme les lecteurs USB), ou insérés (comme avec un lecteur CD ou DVD), puis une fenêtre contextuelle affichant le contenu apparaîtra.

Tableau 2.1. Exemples de fichiers communs dans le répertoire /dev

FichierDescription
/dev/hdaPériphérique maître sur le canal IDE principal.
/dev/hdbPériphérique esclave sur le canal IDE principal.
/dev/tty0Première console virtuelle.
/dev/tty1Seconde console virtuelle.
/dev/sdaPremier périphérique sur le canal principal SCSI ou SATA.
/dev/lp0Premier port parallèle.
Un périphérique bloc valide peut être de l'un des deux types de d'entrées suivants :
Un périphérique mappé
Un volume logique dans un groupe de volumes. Par exemple, /dev/mapper/VolGroup00-LogVol02.
Un périphérique statique
Un volume de stockage traditionnel. Par exemple, /dev/sdbX, où sdb est un nom de périphérique de stockage et où X est le numéro de la partition. /dev/sdbX peut également être /dev/disk/by-id/WWID, ou /dev/disk/by-uuid/UUID, (voir Section 24.7, « Dénomination persistante » pour obtenir plus d'informations sur ces options).

2.1.1.4. Répertoire /etc/

Le répertoire /etc/ est réservé aux fichiers de configuration qui sont locaux à l'ordinateur. Il ne doit contenir aucun fichier binaire ; tout fichier binaire devrait être déplacé dans /usr/bin/ ou /usr/sbin/.
Par exemple, le répertoire /etc/skel/ stocke les fichiers utilisateur « squelette », qui sont utilisés pour remplir un répertoire de base lorsqu'un utilisateur est créé pour la première fois. Les applications stockent aussi leurs fichiers de configuration dans ce répertoire et peuvent les référencer lors de leur exécution. Le fichier /etc/exports contrôle quels systèmes de fichiers sont exportés vers des hôtes distants.

2.1.1.5. Répertoire /mnt/

Le répertoire /mnt/ est réservé aux systèmes de fichiers montés de manière temporaire, comme les montages de systèmes de fichiers NFS. Pour tous les supports de stockage amovibles, veuillez utiliser le répertoire /media/. Les supports de stockage amovibles détectés automatiquement seront montés dans le répertoire /media.

Important

Le répertoire /mnt ne doit pas être utilisé par des programmes d'installation.

2.1.1.6. Répertoire /opt/

Le répertoire /opt/ est habituellement réservé aux paquets logiciels et aux paquets de modules complémentaires ne faisant pas partie de l'installation par défaut. Un paquet effectuant une installation sur /opt/ crée un répertoire portant son nom, par exemple, /opt/packagename/. Dans la plupart des cas, ce genre de paquets observe une structure prédictible de sous-répertoires. La plupart stockent leurs binaires dans /opt/packagename/bin/ et leurs pages man dans /opt/packagename/man/.

2.1.1.7. Répertoire /proc/

Le répertoire /proc/ contient des fichiers spéciaux qui extraient des informations du noyau ou y envoient des informations. Des exemples de ce genre d'informations incluent la mémoire système, des informations sur le CPU et la configuration du matériel. Pour obtenir des informations supplémentaires sur /proc/, veuillez consulter le Section 2.3, « Système de fichiers virtuel /proc ».

2.1.1.8. Répertoire /srv/

Le répertoire /srv/ contient des données spécifiques au site servies par un système Red Hat Enterprise Linux. Ce répertoire donne aux utilisateurs l'emplacement des fichiers de données pour un service particulier, tel que FTP, WWW, ou CVS. Les données pertinentes à un utilisateur en particulier doivent être placées dans le répertoire /home/.

2.1.1.9. Répertoire /sys/

Le répertoire /sys/ utilise le nouveau système de fichiers virtuel spécifique au noyau, sysfs. Grâce à la meilleure prise en charge de l'enfichage à chaud de périphériques matériels dans le noyau, le répertoire /sys/ contient des informations similaires à celles qui sont offertes par /proc/, mais affiche une vue hiérarchique des informations des périphériques qui est spécifique aux périphériques enfichables à chaud.

2.1.1.10. Répertoire /usr/

Le répertoire /usr/ est utilisé pour les fichiers pouvant être partagés à travers de multiples machines. Le répertoire /usr/ se trouve souvent sur sa propre partition et est monté en lecture seule. Au minimum, le répertoire /usr/ doit contenir les sous-répertoires suivants :
/usr/bin
Ce répertoire est utilisé pour les binaires.
/usr/etc
Ce répertoire est utilisé pour les fichiers de configuration globaux.
/usr/games
Ce répertoire est utilisé pour stocker les jeux.
/usr/include
Ce répertoire est utilisé pour les fichiers en-têtes C.
/usr/kerberos
Ce répertoire est utilisé pour les fichiers et binaires liés à Kerberos.
/usr/lib
Ce répertoire est utilisé pour les fichiers objets et les bibliothèques qui ne sont pas conçus pour être directement utilisés par des scripts shell ou des utilisateurs.
À partir de Red Hat Enterprise Linux 7.0, le répertoire /lib/ a été mergé avec /usr/lib. Il doit également contenir les bibliothèques nécessaires à l'exécution des binaires dans /usr/bin/ et /usr/sbin/. Ces images de bibliothèques partagées sont utilisées pour démarrer le système ou exécuter des commandes à l'intérieur du système de fichiers.
/usr/libexec
Ce répertoire contient les programmes d'assistance de petite taille appelés par d'autres programmes.
/usr/sbin
À partir de Red Hat Enterprise Linux 7.0, /sbin a été déplacé dans /usr/sbin. Cela signifie qu'il contient tous les binaires d'administration système, y compris ceux qui sont essentiels pour démarrer, restaurer, recouvrer ou réparer le système. Les binaires de /usr/sbin/ ont besoin de privilèges root pour être utilisés.
/usr/share
Ce répertoire stocke les fichiers qui ne sont pas particuliers à l'architecture.
/usr/src
Ce répertoire stocke le code source.
/usr/tmp lié à /var/tmp
Ce répertoire stocke les fichiers temporaires.
Le répertoire /usr/ devrait aussi contenir un sous-répertoire /local/. Comme recommandé par la norme FHS, ce sous-répertoire est utilisé par l'administrateur système lors de l'installation locale de logiciels et ne doit pas être écrasé pendant les mises à jour du système. Le répertoire /usr/local possède une structure similaire à /usr/ et contient les sous-répertoires suivants :
  • /usr/local/bin
  • /usr/local/etc
  • /usr/local/games
  • /usr/local/include
  • /usr/local/lib
  • /usr/local/libexec
  • /usr/local/sbin
  • /usr/local/share
  • /usr/local/src
L'utilisation par Red Hat Enterprise Linux de /usr/local/ diffère légèrement de la norme FHS. La norme FHS déclare que /usr/local/ doit être utilisé pour stocker des logiciels qui ne doivent pas être affectés par les mises à niveau de logiciels système. Comme le gestionnaire de paquet RPM, « RPM Package Manager », peut effectuer des mises à niveau de logiciels en toute sécurité, il n'est pas nécessaire de protéger les fichiers en les stockant dans /usr/local/.
À la place, Red Hat Enterprise Linux utilise /usr/local/ pour les logiciels locaux. Par exemple, si le répertoire /usr/ est monté en tant que partage NFS, en lecture seule, à partir d'un hôte distant, il est toujours possible d'installer un paquet ou programme sous le répertoire /usr/local/.

2.1.1.11. Répertoire /var/

Comme la norme FHS requiert que Linux monte /usr/ en lecture seule, tout programme qui écrit des fichiers journaux ou nécessite les répertoires spool/ ou lock/ doit les écrire sur le répertoire /var/. La norme FHS déclare que /var/ est utilisé pour les données variables, ce qui inclut les répertoires et fichier spool, les données de journalisation, et les fichiers transitoires et temporaires.
Voici quelques répertoires qui se trouvent dans le répertoire /var/ :
  • /var/account/
  • /var/arpwatch/
  • /var/cache/
  • /var/crash/
  • /var/db/
  • /var/empty/
  • /var/ftp/
  • /var/gdm/
  • /var/kerberos/
  • /var/lib/
  • /var/local/
  • /var/lock/
  • /var/log/
  • /var/mail lié à /var/spool/mail/
  • /var/mailman/
  • /var/named/
  • /var/nis/
  • /var/opt/
  • /var/preserve/
  • /var/run/
  • /var/spool/
  • /var/tmp/
  • /var/tux/
  • /var/www/
  • /var/yp/

Important

Le répertoire /var/run/media/user contient des sous-répertoires utilisés comme points de montage pour des supports amovibles, tels que les supports de stockage USB, les DVD, les CD-ROM, et les disques Zip. Notez qu'auparavant, le répertoire /media/ était utilisé pour cela.
Les fichiers de journalisation du système, tels que messages et lastlog, sont placés dans le répertoire /var/log/. Le répertoire /var/lib/rpm/ contient des bases de données RPM du système. Les fichiers de verrouillage sont placés dans le répertoire /var/lock/, habituellement dans les répertoires du programme utilisant le fichier. Le répertoire /var/spool/ contient des sous-répertoires qui stockent les fichiers de données de certains programmes. Ces sous-répertoires incluent :
  • /var/spool/at/
  • /var/spool/clientmqueue/
  • /var/spool/cron/
  • /var/spool/cups/
  • /var/spool/exim/
  • /var/spool/lpd/
  • /var/spool/mail/
  • /var/spool/mailman/
  • /var/spool/mqueue/
  • /var/spool/news/
  • /var/spool/postfix/
  • /var/spool/repackage/
  • /var/spool/rwho/
  • /var/spool/samba/
  • /var/spool/squid/
  • /var/spool/squirrelmail/
  • /var/spool/up2date/
  • /var/spool/uucp/
  • /var/spool/uucppublic/
  • /var/spool/vbox/

2.2. Emplacement des fichiers Red Hat Enterprise Linux spéciaux

Red Hat Enterprise Linux étend légèrement la structure FHS pour accommoder les fichiers spéciaux.
La plupart des fichiers se rapportant aux RPM sont conservés dans le répertoire /var/lib/rpm/. Pour obtenir des informations supplémentaires sur les RPM, veuillez consulter man rpm.
Le répertoire /var/cache/yum/ contient des fichiers utilisés par Package Updater, y compris les informations d'en-tête RPM de ce système. L'emplacement peut aussi être utilisé pour stocker temporairement les RPM téléchargés pendant la mise à jour du système. Pour obtenir davantage d'informations sur Red Hat Network, veuillez consulter la documentation en ligne sur https://rhn.redhat.com/.
Le répertoire /etc/sysconfig/ est un autre emplacement spécifique à Red Hat Enterprise Linux. Ce répertoire stocke toute un ensemble d'informations de configuration. De nombreux scripts exécutés lors du démarrage utilisent des fichiers situés dans ce répertoire.

2.3. Système de fichiers virtuel /proc

Contrairement à la plupart des systèmes de fichiers, /proc ne contient ni texte, ni fichiers binaires. Au lieu de cela, il héberge des fichiers virtuels ; ainsi, /proc fait habituellement référence à un système de fichiers virtuel. La taille typique de ces fichiers virtuels est de zéro octets, même s'ils contiennent de grandes quantités d'informations.
Le système de fichiers /proc n'est pas utilisé pour le stockage. Son but principal est de fournir une interface basée sur fichiers pour le matériel, la mémoire, les processus en cours d'exécution, ainsi que pour les autres composants du système. Des informations en temps réel peuvent être récupérées sur de nombreux composants de système en affichant son fichier /proc correspondant. Certains des fichiers dans /proc peuvent également être manipulés (par les utilisateurs et les applications) pour configurer le noyau.
Les fichiers /proc suivants sont utiles pour le contrôle et la gestion du stockage du système :
/proc/devices
Affiche divers périphériques bloc et caractères actuellement configurés.
/proc/filesystems
Répertorie les types de systèmes de fichiers actuellement pris en charge par le noyau.
/proc/mdstat
Contient des informations sur les configurations à disques multiples ou les configurations RAID sur le système, s'il y en a.
/proc/mounts
Répertorie tous les montages en cours d'utilisation par le système.
/proc/partitions
Contient les informations sur l'allocation de blocs de partitions.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur le système de fichiers /proc, veuillez consulter le Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux 7.

2.4. Abandonner les blocs inutilisés

Les opérations d'abandon par lot et d'abandon en ligne sont des fonctionnalités de systèmes de fichiers montés qui abandonnent les blocs non utilisés par le système de fichiers. Celles-ci sont utiles pour les lecteurs SSD et les stockages alloués dynamiquement.
Les opérations d'abandon par lot sont exécutées de manière explicite par l'utilisateur avec la commande fstrim. Cette commande abandonne tous les blocs inutilisés dans un système de fichiers correspondant aux critères de l'utilisateur. Ces deux types d'opération sont pris en charge pour une utilisation avec les systèmes de fichier ext4 dans Red Hat Enterprise Linux 6.2 et ses versions supérieures, tant que le périphérique bloc sous-jacent au système de fichiers prend en charge les opérations d'abandon physique. Ceci est aussi le cas avec les systèmes de fichiers XFS dans Red Hat Enterprise Linux 6.4 et ses versions supérieures. Les opérations d'abandon physique sont prises en charge si la valeur de /sys/block/device/queue/discard_max_bytes n'est pas zéro.
Les opérations d'abandon en ligne sont spécifiées lors du montage avec l'option -o discard (soit dans /etc/fstab ou en faisant partie de la commande mount) et elles sont exécutées en temps réel sans intervention de la part de l'utilisateur. Les opérations d'abandon en ligne abandonnent uniquement les blocs passant de « Utilisé » à « Libre ». Les opérations d'abandon en ligne sont prises en charge sur les systèmes de fichiers ext4 dans Red Hat Enterprise Linux 6.2 et ses versions supérieures, ainsi que sur les systèmes de fichiers XFS dans Red Hat Enterprise Linux 6.4 et ses versions supérieures.
Red Hat recommande les opérations d'abandon par lot, à moins que la charge de travail du système soit telle que l'abandon par lot ne soit pas faisable, ou que des opérations d'abandon en ligne soient nécessaires pour effectuer la maintenance.

Chapitre 3. Btrfs (Aperçu technologique)

Btrfs offre des fonctionnalités de gestion, de fiabilité et d'évolutivité avancées. Il permet aux utilisateurs de créer des clichés et autorise la compression et une gestion des périphériques intégrée

Important

BTRFS est un aperçu technologique dans Red Hat Enterprise Linux 7.)

3.1. Création d'un système de fichiers btrfs

Pour établir un système de fichiers btrfs, veuillez utiliser la commande suivante :
# mkfs.btrfs /dev/device
Pour plus d'informations sur la création de systèmes de fichiers avec des périphériques supplémentaires, et pour spécifier des profils multi-périphériques de métadonnées et de données, voir Section 3.4, « Gestion des volumes intégrés de plusieurs périphériques ».

3.2. Monter un système de fichiers btrfs

Pour monter un périphérique sur un système de fichiers btrfs, veuillez utiliser la commande suivante :
# mount /dev/device /mount-point
Autres options de montage :
device=/dev/name
En ajoutant cette option à la commande de montage ordonne btrfs à scanner un volume btfs dans le périphérique nommé. C'est utilisé pour veiller à ce que le montage réussisse car tenter de monter les périphériques qui ne sont pas btrfs peuvent entraîner l'échec du montage.

Note

Cela ne signifie pas que tous les périphériques seront ajoutés au système de fichiers, cela ne fait que de les scanner.
max_inline=number
Utiliser cette option pour définir le montant d'espace maximum (en octets) pouvant être utilisé pour aligner les données dans un B-tree Leaf de métadonnées. La valeur par défaut est de 8192 octets.
alloc_start=number
Utiliser cette option pour définir où les allocations débutent dans le disque.
thread_pool=number
Utiliser cette option pour assigner le nombre de threads de workers alloués.
discard
Utiliser cette option pour activer discard/TRIM sur les blocs libérés.
noacl
Utiliser cette option pour désactiver l'utilisation des ACL.
space_cache
Utiliser cette option pour libérer les données d'espace libre du disque pour mettre en cache un groupe de blocs plus rapidement. Il s'agit d'un changement persistant et on peut amorcer d'anciens noyaus en toute sécurité.
nospace_cache
Utiliser cette option pour désactiver le space_cache ci-dessus.
clear_cache
Utiliser cette option pour libérer les caches d'espace-libre pendant le montage. Il s'agit d'une option sûre mais qui entraînera sa reconstruction. Par conséquence, laissez le système de fichiers monté pour que le processus de reconstruction puisse s'achever. Cette option de montage à pour but d'être utilisée une fois et uniquement après que les problèmes d'espace libre soient apparents.
enospc_debug
Cette option est utilisée pour déboguer les problèmes "no space left"
recovery
Utiliser cette option pour permettre le recouvrement automatique lors du montage.

3.3. Redimensionner un système de fichiers btrfs

Il n'est pas possible de redimensionner un système de fichiers btrfs mais il est possible de redimensionner chaque périphérique qu'il utilise. S'il n'y a qu'un périphérique utilisé, alors cela fonctionne de la même façon que redimensionner un système de fichiers. S'il y a plusieurs périphériques utilisés, ils devront être redimensionnés manuellement pour obtenir le résultat escompté.

Note

La taille d'une unité n'est pas sensible à la casse : G ou g sont acceptés pour GiB.
La commande n'accepte pas t pour terabytes ou p pour petabytes. Elle accepte uniquement k, m, et g.

Comment élargir un système de fichiers btrfs

Pour élargir le système de fichiers sur un seul périphérique, utiliser la commande suivante :
# btrfs filesystem resize amount /mount-point
Par exemple:
# btrfs filesystem resize +200M /btrfssingle
Resize '/btrfssingle' of '+200M'
Pour élargir un système de fichiers multi-périphériques, le périphérique à élargir doit être spécifié. Tout d'abord, afficher tous les périphériques qui ont un système de fichiers sur un point de montage indiqué :
# btrfs filesystem show /mount-point
Par exemple:
# btrfs filesystem show /btrfstest
Label: none  uuid: 755b41b7-7a20-4a24-abb3-45fdbed1ab39
	Total devices 4 FS bytes used 192.00KiB
	devid    1 size 1.00GiB used 224.75MiB path /dev/vdc
	devid    2 size 524.00MiB used 204.75MiB path /dev/vdd
	devid    3 size 1.00GiB used 8.00MiB path /dev/vde
	devid    4 size 1.00GiB used 8.00MiB path /dev/vdf

Btrfs v3.16.2
Puis, après avoir identifié le devid du périphérique à élargir, utiliser la commande suivante :
# btrfs filesystem resize devid:amount /mount-point
Par exemple:
# btrfs filesystem resize 2:+200M /btrfstest
Resize '/btrfstest/' of '2:+200M'

Note

Le montant peut également être max au lieu d'un montant spécifique. Cela utilisera tout l'espace libre restant qui se trouve sur le périphérique.

Réduire un système de fichiers btrfs

Pour réduire le système de fichiers sur un seul périphérique, utiliser la commande suivante :
# btrfs filesystem resize amount /mount-point
Par exemple:
# btrfs filesystem resize -200M /btrfssingle
Resize '/btrfssingle' of '-200M'
Pour réduire un système de fichiers multi-périphériques, le périphérique à réduire doit être spécifié. Tout d'abord, afficher tous les périphériques qui ont un système de fichiers sur le point de montage indiqué :
# btrfs filesystem show /mount-point
Par exemple:
# btrfs filesystem show /btrfstest
Label: none  uuid: 755b41b7-7a20-4a24-abb3-45fdbed1ab39
	Total devices 4 FS bytes used 192.00KiB
	devid    1 size 1.00GiB used 224.75MiB path /dev/vdc
	devid    2 size 524.00MiB used 204.75MiB path /dev/vdd
	devid    3 size 1.00GiB used 8.00MiB path /dev/vde
	devid    4 size 1.00GiB used 8.00MiB path /dev/vdf

Btrfs v3.16.2
Puis, après avoir identifié le devid du périphérique à réduire, utiliser la commande suivante :
# btrfs filesystem resize devid:amount /mount-point
Par exemple:
# btrfs filesystem resize 2:-200M /btrfstest
Resize '/btrfstest' of '2:-200M'

Définir la taille du système de fichiers

Pour définir le système de fichiers à une taille spécifique sur un seul périphérique, utiliser la commande suivante :
# btrfs filesystem resize amount /mount-point
Par exemple:
# btrfs filesystem resize 700M /btrfssingle
Resize '/btrfssingle' of '700M'
Pour définir la taille d'un système de fichiers multi-périphériques, le périphérique à modifier doit être spécifié. Tout d'abord, afficher tous les périphériques qui ont un système de fichiers au point de montage indiqué :
# btrfs filesystem show /mount-point
Par exemple:
# btrfs filesystem show /btrfstest
Label: none  uuid: 755b41b7-7a20-4a24-abb3-45fdbed1ab39
	Total devices 4 FS bytes used 192.00KiB
	devid    1 size 1.00GiB used 224.75MiB path /dev/vdc
	devid    2 size 724.00MiB used 204.75MiB path /dev/vdd
	devid    3 size 1.00GiB used 8.00MiB path /dev/vde
	devid    4 size 1.00GiB used 8.00MiB path /dev/vdf

Btrfs v3.16.2
Puis, après avoir identifié le devid du périphérique à modifier, utiliser la commande suivante :
# btrfs filesystem resize devid:amount /mount-point
Par exemple:
# btrfs filesystem resize 2:300M /btrfstest
Resize '/btrfstest' of '2:300M'

3.4. Gestion des volumes intégrés de plusieurs périphériques

Un système de fichiers btrfs peut être créé par dessus plusieurs périphériques, et des périphériques supplémentaires peuvent être ajoutés une fois que le système de fichiers a été créé. Par défaut, les métadonnées seront mises en miroir sur deux périphériques, et les données seront réparties sur tous les périphériques présents. Cependant, si un seul périphérique est présent, les métadonnées seront dupliquées sur ce périphérique.

3.4.1. Création de système de fichiers avec plusieurs périphériques

La commande mkfs.btrfs détaillée dans Section 3.1, « Création d'un système de fichiers btrfs » accepte les options -d pour les données, et -m pour les métadonnées. Les spéfifications acceptées sont :
  • raid0
  • raid1
  • raid10
  • dup
  • single
L'option -m single indique qu'aucun duplicata de métadonnées n'a lieu. C'est souhaitable quand on utilise un raid de matériel.

Note

Raid 10 exige quatre périphériques au moins exécutant correctement.

Exemple 3.1. Créer un système de fichiers btrfs Raid 10

Créer un système de fichiers sur quatre périphériques (métadonnées mises en miroir, données réparties).
# mkfs.btrfs /dev/device1 /dev/device2 /dev/device3 /dev/device4
Répartir les données sans les mettre en miroir.
# mkfs.btrfs -m raid0 /dev/device1 /dev/device2
Utiliser Raid 10 pour les données et les métadonnées à la fois.
# mkfs.btrfs -m raid10 -d raid10 /dev/device1 /dev/device2 /dev/device3 /dev/device4
Ne pas dupliquer les métadonnées sur un seul disque.
# mkfs.btrfs -m single /dev/device
Utiliser l'option single pour utiliser toute la capacité de chaque disque quand les disques sont de tailles différentes.
# mkfs.btrfs -d single /dev/device1 /dev/device2 /dev/device3
Pour ajouter un nouveau périphérique à un système de fichiers multi périphériques déjà créé, utiliser la commande suivante :
# btrfs device add /dev/device1 /mount-point
Après le redémarrage ou le chargement à nouveau du module btrfs, utiliser la commande btrfs device scan pour découvrir tous les systèmes de fichiers multi-périphériques. Voir Section 3.4.2, « btrfs device scan pour périphériques multiples » pour obtenir plus d'informations.

3.4.2. btrfs device scan pour périphériques multiples

Utilisez btrfs device scan pour scanner tous les périphériques blocs sous /dev et cherchez les volumes btrfs. Cela doit être effectué après le chargement du module btfrs si vous exécutez plus d'un périphérique dans un système de fichiers.
Pour scanner tous les périphériques, utiliser la commande suiavnte :
# btrfs device scan
Pour scanner un seul périphérique, utiliser la commande suiavnte :
# btrfs device scan /dev/device

3.4.3. Ajouter des nouveaux périphériques à un système de fichiers btrfs

Utiliser la commande btrfs filesystem show pour faire la liste de tous les systèmes de fichiers btrfs et des périphériques qu'ils incluent.
La commande btrfs device add est utilisée pour ajouter des nouveaux périphériques à un système de fichiers monté.
La commande btrfs filesystem balance équilibre (redistribue) les extensions allouées à tous les périphériques existants.
Voici un exemple de toutes ces commandes pour ajouter un nouveau périphérique :

Exemple 3.2. Ajouter un nouveau périphérique à un système de fichiers btrfs

Vous devez tout d'abord monter un système de fichiers btrfs. Voir Section 3.1, « Création d'un système de fichiers btrfs » pour plus d'informations sur la façon de créer un système de fichiers btrfs, et Section 3.2, « Monter un système de fichiers btrfs » pour obtenir plus d'informations sur la façon de monter un système de fichiers btrfs.
# mkfs.btrfs /dev/device1
# mount /dev/device1
Puis, ajouter un second périphérique au système de fichiers btrfs monté.
# btrfs device add /dev/device2 /mount-point
Les métadonnées et données stockées sur ces périphériques ne sont stockées que sur /dev/device1. Elles doivent maintenant être réparties équitablement entre les périphériques.
# btrfs filesystem balance /mount-point
Équilibrer un système de fichiers peut prendre un certain temps car il lit toutes les données et métadonnées du système de fichiers et les ré-écrit à travers le nouveau périphérique.

3.4.4. Convertir un système de fichiers btrfs

Pour convertir un système de fichiers non-raid en raid, ajouter un périphérique et exécutez un filtre d'équilibrage qui change le profil d'allocation du bloc.

Exemple 3.3. Convertir un système de fichiers btrfs

Pour convertir un système de périphérique unique existant, /dev/sdb1 dans un tel cas, et en deux périphériques, un système raid 1 pour se protéger des défaillances du disque, utiliser la commande suivante :
# mount /dev/sdb1 /mnt
# btrfs device add /dev/sdc1 /mnt
# btrfs balance start -dconvert=raid1 -mconvert=raid1 /mnt

Important

Si les métadonnées ne sont pas converties à partir d'un seul périphérique par défaut, il demeure DUP. Cela ne garantit pas que les copies du bloc sont sur des périphériques séparés. Si les données ne sont pas converties, il n'aura pas de copies obsolètes dutout.

3.4.5. Suppression des périphériques btrfs

Utiliser la commande btrfs device delete pour supprimer un périphérique en ligne. Redistribue toute extension utilisée par d'autres périphériques du système de fichiers pour une suppression en toute sécurité.

Exemple 3.4. Supprimer un périphérique sur un système de fichiers btrfs

Commencez par créer et monter quelques systèmes de fichiers btrfs.
# mkfs.btrfs /dev/sdb /dev/sdc /dev/sdd /dev/sde
# mount /dev/sdb /mnt
Ajouter certaines données au système de fichiers.
Finalement, supprimer le périphérique requis.
# btrfs device delete /dev/sdc /mnt

3.4.6. Remplacer les périphériques qui ont échoué sur le système de fichiers btrfs

Section 3.4.5, « Suppression des périphériques btrfs » peut être utilisé pour supprimer un périphérique ayant échoué, dans la mesure où le super bloc puisse être lu. Cependant, si un périphérique venait à manquer, ou si le super bloc était corrompu, le système de fichiers devra être monté en mode dégradé :
# mkfs.btrfs -m raid1 /dev/sdb /dev/sdc /dev/sdd /dev/sde


  ssd is destroyed or removed, use -o degraded to force the mount
  to ignore missing devices


# mount -o degraded /dev/sdb /mnt


  'missing' is a special device name


# btrfs device delete missing /mnt
La commande btrfs device delete missing supprime le premier périphérique qui est décrit dans les métadonnées du système de fichiers, mais qui n'était pas présent quand le système de fichiers a été monté.

Important

Il est impossible d'aller en dessous du nombre minimum de périphériques requis dans la structure de raids spécifique, même en en incluant celui qui manque. Il faut sans doute ajouter un nouveau périphérique pour pouvoir supprimer celui qui a échoué.
Par exemple, pour une structure de raid1 avec deux périphériques, si un périphérique échoue, il lui faudra :
  1. monter en mode dégradé,
  2. ajouter un nouveau périphérique,
  3. et, supprimer le périphérique manquant.

3.4.7. Enregistrer un système de fichiers btrfs dans /etc/fstab

Si vous n'avez pas un initrd ou si le périphérique btrfs ne peut avoir lieu, il est possible de monter un système de fichiers btrfs multi volumes en passant tous les périphériques du système de fichiers explicitement à la commande mount.

Exemple 3.5. Exemple de saisie /etc/fstab

Exemple de saisie /etc/fstab qui conviendrait :
/dev/sdb    /mnt    btrfs    device=/dev/sdb,device=/dev/sdc,device=/dev/sdd,device=/dev/sde    0
Notez qu'en utilisant des UUID (Universally Unique Identifiers), ce sera plus stable qu'avec des chemins de périphériques.

3.5. Optimisation SSD

Utiliser le système de fichiers btrfs peut optimiser SSD. Cela peut être fait de deux façons différentes.
La première façon de précéder est d'avoir mkfs.btrfs qui ferme la duplication des métadonnées sur un seul périphérique quand/sys/block/device/queue/rotational est sur zéro pour le périphérique indiqué. Cela revient à spécifier -m single sur la ligne de comande. Cela peut être remplacé et la duplication des métadonnées peut être forcée grâce à l'option -m dup. La duplication n'est pas requise car SSD firmware peut perdre les deux copies. C'est une perte d'espace et un cout rajouté à la performance.
La deuxième façon est par un groupe d'options de montage : ssd, nossd, et ssd_spread.
L'option ssd fait plusieurs choses :
  • Cela permet une allocation de cluster de métadonnées plus importante.
  • Cela permet de distribuer des données de manière plus séquentielle lorsque cela est possible.
  • Désactive la ré-écriture de feuille btree pour établir une correspondance avec la clé et l'ordre des blocs.
  • Valide les fragments de journaux sans regrouper plusieurs processus.

Note

L'option de montage ssd n'active que l'option ssd. Utiliser l'option nossd pour la désactiver.
Certains SSD fonctionnent mieux quand on utilise souvent des numéros de blocs, tandis que d'autres fonctionnent mieux quand le clustering n'alloue des parties d'espace inutilisé uniquement. Par défaut, mount -o ssd cherchera des groupements de blocs quand il y a plusieurs blocs de libre qui auraient pu avoir des blocs distribués mélangés. La commande mount -o ssd_spread veille à ce qu'il n'y ait aucuns blocs distribués de mélangés. Cela améliore la performance à la base des SSD.

Note

L'option ssd_spread active les options ssd et ssd_spread à la fois. Utiliser nossd pour désactiver ces options.
L'option ssd_spread n'est jamais définie automatiquement si aucune de ces options SSD ne sont fournies et qu'aucun des périphériques est non-rotationnel.
Ces options devront toutes être testées avec votre build spécifique pour voir si leur utilisation améliore ou réduit la performance, car chaque combinaison de firmware SSD et de chargements d'application sont différents.

3.6. Références btrfs

La page man de btrfs(8) couvre toutes les commandes de gestion importantes. Inclut tout particulièrement :
  • Toutes les commandes de sous-volumes pour gérer les clichés.
  • Les commandes de device pour gérer les périphériques.
  • Les commandes scrub, balance, et defragment.
La page man de mkfs.btrfs(8) contient des informations sur la façon de créer un système de fichiers btrfs qui inclut toutes les options à son sujet.
La page man de btrfsck(8) est pour les informations fsck à propos des systèmes btrfs.

Chapitre 4. Système de fichiers Ext3

Le système de fichiers ext3 est principalement une version améliorée du système de fichiers ext2. Ces améliorations offrent les avantages suivants :
Disponibilité
Après une panne d'alimentation ou une panne du système inattendue (aussi appelé un arrêt du système incorrect), la cohérence de chaque système de fichiers ext2 monté sur la machine doit être vérifiée par le programme e2fsck. Ce long processus peut retarder le démarrage du système de manière importante, particulièrement pour les volumes de grande taille contenant de nombreux fichiers. Pendant ce délai, on ne peut pas accéder aux données sur les volumes.
Il est possible d'exécuter fsck -n sur un système de fichiers en direct. Cependant, aucun changement ne sera effectué et des résultats trompeurs pourraient être retournés s'il y a des métadonnées partiellement écrites.
Si LVM est utilisé dans la pile, une autre option consiste à prendre un cliché LVM du système de fichiers et d'exécuter fsck dessus à la place.
Finalement, il existe une option pour remonter le système de fichiers en lecture seule. Toutes les mises à jour (et écritures) de métadonnées en attente sont ensuite forcées sur le disque avant qu'il soit remonté. Ceci permet d'assurer que le système de fichiers se trouve dans un état cohérent, à condition qu'il n'y ait pas de corruption précédente. Il est désormais possible d'exécuter fsck -n.
La journalisation offerte par le système de fichiers ext3 signifie que ce type de vérification de système de fichiers n'est plus nécessaire après un arrêt du système incorrect. La seule fois qu'une vérification de cohérence se produit en utilisant ext3 est dans certains rares cas de panne de matériel, comme lors de pannes de disque dur. Le temps pris pour récupérer un système de fichiers ext3 après un arrêt de système incorrect ne dépend pas de la taille du système de fichiers ou du nombre de fichiers, il dépend de la taille du journal utilisé pour maintenir une certaine cohérence. La taille de journal par défaut prend environ une seconde pour reprendre, en fonction de la vitesse du matériel.

Note

Le seul mode de journalisation d'ext3 pris en charge par Red Hat est data=ordered (par défaut).
Intégrité des données
Le système de fichiers ext3 empêche la perte d'intégrité des données dans le cas où un arrêt du système incorrect se produirait. Le système de fichiers ext3 vous permet de choisir le type et le niveau de protection pour vos données. Quant à l'état du système de fichiers, les volumes ext3 sont configurés de manière à fournir un haut niveau de cohérence des données par défaut.
Vitesse
Malgré l'écriture de certaines données plus d'une fois, ext3 possède un plus haut débit que ext2 dans la plupart des cas car la journalisation d'ext3 optimise les mouvements de disque dur. Vous pouvez choisir parmi trois modes de journalisation pour optimiser la vitesse, mais ce faire entrainera des compromis au niveau de l'intégrité des données si jamais le système devait tomber en panne.

Note

Le seul mode de journalisation d'ext3 pris en charge par Red Hat est data=ordered (par défaut).
Transition facile
Il est facile de migrer d'ext2 à ext3 et de tirer profit des bénéfices d'un système de fichiers offrant une journalisation robuste sans reformatage. Veuillez consulter la Section 4.2, « Conversion vers un système de fichiers ext3 » pour obtenir des informations supplémentaire sur la manière d'accomplir cette tâche.

Note

Red Hat Enterprise Linux 7 procure un pilote extN unifié. Il le fait en désactivant les configurations d'ext2 et ext3, et utilise à la place ext4.ko pour ces formats sur disque. Cela signifie que les messages de noyau se référeront toujours à ext4 quel que soit le système de fichiers utilisé.
Les sections suivantes couvrent la création et le réglage des partitions ext3. Pour les partitions ext2, ignorez les sections de partitionnement et de formatage et rendez vous directement sur la Section 4.2, « Conversion vers un système de fichiers ext3 ».

4.1. Créer un système de fichiers ext3

Après l'installation, il est parfois nécessaire de créer un nouveau système de fichiers ext3. Par exemple, si un nouveau disque dur est ajouté au système, vous pourriez souhaiter partitionner le disque et utiliser le système de fichiers ext3.
Les étapes pour créer un système de fichiers ext3 sont comme suit :

Procédure 4.1. Créer un système de fichiers ext3

  1. Formater la partition ou le volume LVM avec le système de fichiers ext3 en utilisant mkfs.
  2. Étiqueter le système de fichiers en utilisant e2label.
Il est également possible d'ajouter un UUID spécifique au système de fichiers. Ainsi, pour ajouter l'UUID 7cd65de3-e0be-41d9-b66d-96d749c02da7 au système de fichiers /dev/sda8, exécuter les commandes suivantes :
# mkfs -t ext3 -U 7cd65de3-e0be-41d9-b66d-96d749c02da7 /dev/sda8
# tune2fs -U 7cd65de3-e0be-41d9-b66d-96d749c02da7 /dev/sda8
Remplacer ext3 avec le type de système de fichiers que vous utilisez (ext4, par exemple), suivi de l'option -U avec votre UUID, puis remplacer /dev/sda8 par le système de fichiers pour y ajouter l'UUID.

4.2. Conversion vers un système de fichiers ext3

La commande tune2fs convertit un système de fichiers ext2 en ext3.

Note

Pour effectuer une conversion à partir d'ext2 vers ext3, veuillez toujours utiliser l'utilitaire e2fsck afin de vérifier votre système de fichiers avant et après avoir utilisé tune2fs. Avant d'essayer de convertir ext2 en ext3, veuillez effectuer des copies de sauvegarde de tous les systèmes de fichiers au cas ou une erreur se produirait.
En outre, Red Hat recommande de créer un nouveau système de fichiers ext3 et d'y migrer les données, plutôt que de convertir d'ext2 à ext3 lorsque possible.
Pour convertir un système de fichiers ext2 en système de fichiers ext3, connectez-vous en tant que root et saisissez la commande suivante dans une fenêtre de terminal :
# tune2fs -j block_device
block_device contient le système de fichiers à convertir.
Exécuter la commande df pour afficher les systèmes de fichiers montés.

4.3. Rétablir un système de fichiers Ext2

Pour rétablir un système de fichiers ext2, veuillez utiliser la procédure suivante.
Pour plus de simplicité, les commandes exemples de cette section utilisent la valeur suivante pour le périphérique bloc :
/dev/mapper/VolGroup00-LogVol02

Procédure 4.2. Rétablir depuis ext3 vers ext2

  1. Démonter la partition en vous connectant en tant que root et en saisissant :
    # umount /dev/mapper/VolGroup00-LogVol02
  2. Modifier le type du système de fichiers en ext2 en saisissant la commande suivante :
    # tune2fs -O ^has_journal /dev/mapper/VolGroup00-LogVol02
  3. Vérifier si la partition contient des erreurs en saisissant la commande suivante :
    # e2fsck -y /dev/mapper/VolGroup00-LogVol02
  4. Puis monter la partition à nouveau en tant que système de fichiers ext2 en saisissant :
    # mount -t ext2 /dev/mapper/VolGroup00-LogVol02 /mount/point
    Dans la commande ci-dessus, remplacer /mount/point par le point de montage de la partition.

    Note

    Si un fichier .journal existe au niveau root de la partition, supprimez-le.
Pour modifier la partition sur ext2 de manière permanente, rappelez-vous de bien mettre à jour le fichier /etc/fstab, sinon l'autre type de système de fichiers sera rétabli après un démarrage.

Chapitre 5. Le système de fichiers Ext4

Le système de fichiers ext4 est une extension évolutive du système de fichiers ext3. Dans Red Hat Enterprise Linux 7, il peut prendre en charge des fichiers et systèmes de fichiers d'une taille pouvant aller jusqu'à 16 téraoctets, et, à la différence de Red Hat Enterprise Linux 6 qui ne pouvait prendre en charge que des fichiers pouvant aller jusqu'à 16 téraoctets . Il prend également en charge un nombre illimité de sous-répertoires (le système de fichiers ext3 prend en charge un nombre maximum de 32 000), mais une fois que le nombre de liens dépasse 65 000, ce nombre se réinitialise sur 1 et n'augmente plus.

Note

Comme avec ext3, un volume ext4 doit être démonté pour effectuer une commande fsck. Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez consulter le Chapitre 4, Système de fichiers Ext3.
Fonctionnalités principales
Ext4 utilise des extensions (contrairement au schéma de mappage de blocs traditionnellement utilisé par ext2 et ext3), ce qui améliore les performances lors de l'utilisation de fichiers de grande taille, et réduit les en-têtes des métadonnées des fichiers de grande taille. En outre, ext4 étiquette également les groupes de blocs et les sections de tables d'inodes en conséquence, ce qui leur permet d'être ignorés pendant les vérifications de systèmes de fichiers. Ceci permet d'effectuer des vérifications de systèmes de fichiers plus rapides, qui deviendront de plus en plus avantageuses au fur et à mesure que la taille du système de fichiers augmente.
Fonctionnalités d'allocation
Le système de fichiers ext4 offre les schémas d'allocation suivants :
  • La pré-allocation persistante
  • L'allocation différée
  • L'allocation multi-blocs
  • L'allocation par entrelacement
À cause de l'allocation différée, et dû à d'autres optimisations des performances, le comportement d'ext4 lors de l'écriture sur disque est différent d'ext3. Avec ext4, lorsqu'un programme est écrit sur le système de fichiers, il n'est pas garanti que ce soit effectivement sur disque à moins que le programme n'exécute un appel fsync() après.
Par défaut, ext3 force automatiquement les fichiers récemment créés sur le disque de manière quasi immédiate, même sans fsync(). Ce comportement cache les bogues des programmes qui n'ont pas utilisé fsync() afin de s'assurer que les données écrites l'étaient sur disque. Contrairement à cela, le système de fichiers ext4 attend souvent plusieurs secondes pour écrire les changements sur le disque, lui permettant de combiner et de réarranger les écritures pour offrir de meilleures performances qu'ext3.

Avertissement

Contrairement à ext3, le système de fichiers ext4 ne force pas les données sur disque lors des enregistrements de transactions. Ainsi, des écritures mises en mémoire tampon mettent plus longtemps pour être vidées sur le disque. Quant aux systèmes de fichiers, veuillez utiliser des appels d'intégrité de données, tels que fsync(), afin de vous assurer que les données soient effectivement écrites sur un stockage permanent.
Autres fonctionnalités Ext4
Le système de fichiers ext4 prend également en charge :
  • Les attributs étendus (xattr) — Ceux-ci permettent au système d'associer plusieurs noms et paires de valeurs supplémentaires par fichier.
  • Journalisation de quotas — Ceci permet d'éviter le besoin de longues vérifications de la cohérence des quotas après une panne.

    Note

    Le seul mode de journalisation pris en charge sur ext4 est data=ordered (par défaut).
  • Horodatage subsecond — Ceci donne la deuxième décimale des secondes à l'horodatage.

5.1. Créer un système de fichiers Ext4

Pour créer un système de fichiers ext4, veuillez utiliser la commande mkfs.ext4. En général, les options par défaut sont optimales pour la plupart des scénarios d’utilisation :
# mkfs.ext4 /dev/device
Ci-dessous figure un exemple de la sortie de cette commande qui affiche la géométrie et les fonctionnalités du système de fichiers résultant :

Exemple 5.1. Sortie de la commande mkfs.ext4

~]# mkfs.ext4 /dev/sdb1 
mke2fs 1.41.12 (17-May-2010)
Filesystem label=
OS type: Linux
Block size=4096 (log=2)
Fragment size=4096 (log=2)
Stride=0 blocks, Stripe width=0 blocks
245280 inodes, 979456 blocks
48972 blocks (5.00%) reserved for the super user
First data block=0
Maximum filesystem blocks=1006632960
30 block groups
32768 blocks per group, 32768 fragments per group
8176 inodes per group
Superblock backups stored on blocks: 
 32768, 98304, 163840, 229376, 294912, 819200, 884736

Writing inode tables: done                            
Creating journal (16384 blocks): done
Writing superblocks and filesystem accounting information: done
Pour les périphériques blocs à entrelacement (par exemple les matrices RAID5), la géométrie de l'entrelacement peut être indiquée pendant la création du système de fichiers. L'utilisation d'une géométrie d'entrelacement correcte améliore fortement les performances d'un système de fichiers ext4.
Lors de la création de systèmes de fichiers sur des volumes LVM ou MD, mkfs.ext4 choisit une géométrie optimale. Ceci peut également s'appliquer à certains types de matériel RAID qui exportent des informations sur la géométrie au système d'exploitation.
Pour spécifier la géométrie d'entrelacement, veuillez utiliser l'option -E de mkfs.ext4 (c'est-à-dire les options de système de fichiers étendues) avec les sous-options suivantes :
stride=value
Spécifie la taille du bloc RAID.
stripe-width=value
Spécifie le nombre de disques de données dans un périphérique RAID, ou le nombre d'unités d'entrelacement dans l'entrelacement.
Pour ces deux sous-options, la valeur « value » doit être spécifiée en unités de bloc de système de fichiers. Par exemple, pour créer un système de fichiers avec un stride de 64k (c'est-à-dire 16 x 4096) sur un système de fichiers de blocs de 4k, veuillez utiliser la commande suivante :
# mkfs.ext4 -E stride=16,stripe-width=64 /dev/device
Pour obtenir davantage d'informations sur la création de systèmes de fichiers, veuillez consulter man mkfs.ext4.

Important

Il est possible d'utiliser tune2fs pour activer certaines fonctionnalités ext4 sur des systèmes de fichiers ext3, et d'utiliser le pilote ext4 pour monter un système de fichiers ext3. Cependant, ces actions ne sont pas prises en charge sur Red Hat Enterprise Linux 7 car elles n'ont pas été totalement testées. À cause de cela, Red Hat ne peut pas garantir de performance cohérente ou de comportement prévisible pour les systèmes de fichiers ext3 convertis ou montés de cette manière.
Il est également possible d'ajouter un UUID spécifique au système de fichiers. Voir Section 4.1, « Créer un système de fichiers ext3 » pour plus d'informations.

5.2. Monter un système de fichiers Ext4

Un système de fichiers ext4 peut être monté sans options supplémentaires. Par exemple :
# mount /dev/device /mount/point
Le système de fichier ext4 prend également en charge plusieurs options de montage pour influencer le comportement. Par exemple, le paramètre acl active les listes de contrôle d'accès (« ACL »), tandis que le paramètre user_xattr active les attributs étendus d'utilisateur. Pour activer les deux options, veuillez utiliser leurs paramètres respectifs avec -o, comme suit :
# mount -o acl,user_xattr /dev/device /mount/point
Pour l'ext3, l'option data_err=abort peut être utilisée pour abandonner le journal si une erreur a lieu dans les données d'un fichier.
# mount -o data_err=abort /dev/device /mount/point
L'utilitaire tune2fs permet également aux administrateurs de définir les options de montage par défaut dans le superbloc du système de fichiers. Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez consulter man tune2fs.

Barrières d'écriture

Par défaut, ext4 utilise des barrières d'écriture pour assurer l'intégrité du système de fichiers même si un périphérique avec des caches d'écriture activés devait subir une coupure d'alimentation. Pour les périphériques sans caches d'écriture ou avec caches d'écriture alimentés par piles, veuillez désactiver le barrières à l'aide de l'option nobarrier, comme suit :
# mount -o nobarrier /dev/device /mount/point
Pour obtenir des informations supplémentaires sur les barrières d'écriture, veuillez consulter Chapitre 21, Barrières d'écriture.

Aperçu technologique de Direct Access (DAX)

À partir de Red Hat Enterprise Linux 7.3, Direct Access (DAX) fournit, en tant qu'aperçu technologique sur les systèmes de fichiers ext4 et XFS, un moyen pour une application de mapper directement la mémoire persistante dans son espace d'adresse. Pour utiliser DAX, un système doit posséder une certaine forme de mémoire persistante disponible, sous forme d'un ou de plusieurs modules Non-Volatile Dual In-line Memory Modules (NVDIMMs), et un système de fichiers supportant DAX doit être créé sur les NVDIMM(s). De plus, le système de fichiers doit être monté avec l'option de montage dax. Ensuite, un mmap de fichier de système de fichier monté-dax résulte en mappage direct de stockage dans l'espace d'adresse de l'application.

5.3. Redimensionner un système de fichiers Ext4

Avant d'agrandir un système de fichiers ex4, assurez-vous que la taille du périphérique bloc sous-jacent sera appropriée pour contenir le système de fichiers. Veuillez utiliser les méthodes de redimensionnement appropriées pour les périphériques bloc affectés.
Un système de fichiers ext4 peut être agrandi pendant son montage en utilisant la commande resize2fs :
# resize2fs /mount/device size
La commande resize2fs peut également réduire la taille d'un système de fichiers ext4 non monté :
# resize2fs /dev/device size
Lors du redimensionnement d'un système de fichiers ext4, l'utilitaire resize2fs lit la taille de bloc du système de fichiers en unités, à moins qu'un suffixe indiquant une unité particulière ne soit utilisé. Les suffixes suivants indiquent des unités particulières :
  • s — secteurs de 512 octets sectors
  • K — kilooctets
  • M — mégaoctets
  • G — gigaoctets

Note

Le paramètre de taille est optionnel (et souvent redondant) lors de son expansion. resize2fs s'étend automatiquement pour remplir tout l'espace disponible du conteneur, habituellement un volume ou une partition logique.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur le redimensionnement d'un système de fichiers ext4, veuillez consulter man resize2fs.

5.4. Sauvegarde des systèmes de fichiers ext2/3/4

Procédure 5.1. Exemple de sauvegarde des systèmes de fichiers ext2/3/4

  1. Toutes les données doivent être sauvegardées avant de tenter les opérations de restauration. Les sauvegardes de données doivent être effectuées régulièrement. En plus des données, il y a des informations de configuration qui doivent être sauvegardées, y compris /etc/fstab et la sortie de fdisk -l. Exécuter un sosreport/sysreport capturera cette information et est fortement conseillé.
    # cat /etc/fstab
    LABEL=/            /               ext3    defaults        1 1
    LABEL=/boot1       /boot           ext3    defaults        1 2
    LABEL=/data        /data           ext3    defaults        0 0
    tmpfs              /dev/shm        tmpfs   defaults        0 0
    devpts             /dev/pts        devpts  gid=5,mode=620  0 0
    sysfs              /sys            sysfs   defaults        0 0
    proc               /proc           proc    defaults        0 0
    LABEL=SWAP-sda5    swap            swap    defaults        0 0
    /dev/sda6          /backup-files   ext3    defaults        0 0
    
    # fdisk -l
       Device Boot    Start      End    Blocks      Id  System
    /dev/sda1 *           1       13    104391      83  Linux
    /dev/sda2            14      1925   15358140    83  Linux
    /dev/sda3          1926      3200   10241437+   83  Linux
    /dev/sda4          3201      4864   13366080    5   Extended
    /dev/sda5          3201      3391   1534176     82  Linux swap / Solaris
    /dev/sda6          3392      4864   11831841    83  Linux
    Dans cet exemple, nous allons utiliser la partition /dev/sda6 pour sauvegarder des fichiers de sauvegarde, et nous assumons que /dev/sda6 est monté sur le fichier /backup-files.
  2. Si la partition sauvegardée est dans une partition de système d'exploitation, démarrez votre système en mode Single User. Cette étape n'est pas utile dans les cas de partitions de données normales.
  3. Utiliser la commande dump pour sauvegarder le contenu des partitions :

    Note

    • Si le système est en cours d'exécution depuis un bon moment, il est conseillé d'exécuter e2fsck sur les partitions avant la sauvegarde.
    • dump ne doit pas être utilisé sur un système de fichiers monté et à forte charge car des versions corrompues de fichiers pourraient être sauvegardées. Ce problème a été soulevé dans dump.sourceforge.net.

      Important

      Quand on sauvegarde des partitions de système d'exploitation, la partition doit être dé-montée.
      Bien qu'il soit possible de sauvegarder une partition de données ordinaire montée, il vaut mieux la dé-monter si possible. Si la partition de données est montée, les résultats de la sauvegarde sont imprévisibles.
    # dump -0uf /backup-files/sda1.dump /dev/sda1
    # dump -0uf /backup-files/sda2.dump /dev/sda2
    # dump -0uf /backup-files/sda3.dump /dev/sda3
    Si vous souhaitez effectuer une sauvegarde à distance, vous pourrez utiliser ssh ou bien vous pourrez configurer une connexion sans mot de passe.

    Note

    Si vous utilisez une redirection standard, l'option « -f » devra être passée séparément.
    # dump -0u -f - /dev/sda1 | ssh root@remoteserver.example.com dd of=/tmp/sda1.dump

5.5. Restaurer un système de fichiers ext2/3/4

Procédure 5.2. Exemple de restauration d'un système de fichiers ext2/3/4

  1. Si vous restaurez une partition de système d'exploitation, démarrez votre système en mode Rescue. Cette étape n'est pas requise pour les partitions de données ordinaires.
  2. Reconstruire sda1/sda2/sda3/sda4/sda5 à l'aise de la commande fdisk.

    Note

    Si nécessaire, créer des partitions qui puissent contenir les systèmes de fichiers restaurés. Les nouvelles partitions doivent être suffisamment grandes pour pouvoir contenir les données restaurées. Il est important d'avoir les bons numéros de début et de fin ; ce sont les numéros de secteurs de début et de fin des partitions.
  3. Formater les partitions de destination en utilisant la commande mkfs, comme montré ci-dessous.

    Important

    NE PAS formater /dev/sda6 dans l'exemple ci-dessus car il sauvegarde les fichiers de sauvegarde.
    # mkfs.ext3 /dev/sda1
    # mkfs.ext3 /dev/sda2
    # mkfs.ext3 /dev/sda3
  4. Si vous créez des nouvelles partitions, rénommez toutes les partitions pour qu'elles puissent correspondre au fichier fstab. Cette étape n'est pas utile si les partitions ne sont pas créées à nouveau.
    # e2label /dev/sda1 /boot1
    # e2label /dev/sda2 /
    # e2label /dev/sda3 /data
    # mkswap -L SWAP-sda5 /dev/sda5
  5. Préparer les répertoires de travail.
    # mkdir /mnt/sda1
    # mount -t ext3 /dev/sda1 /mnt/sda1
    # mkdir /mnt/sda2
    # mount -t ext3 /dev/sda2 /mnt/sda2
    # mkdir /mnt/sda3
    # mount -t ext3 /dev/sda3 /mnt/sda3
    # mkdir /backup-files
    # mount -t ext3 /dev/sda6 /backup-files
  6. Restaurer les données.
    # cd /mnt/sda1
    # restore -rf /backup-files/sda1.dump
    # cd /mnt/sda2
    # restore -rf /backup-files/sda2.dump
    # cd /mnt/sda3
    # restore -rf /backup-files/sda3.dump
    Si vous souhaitez restaurer à partir d'un hôte éloigné ou d'un fichier de sauvegarde d'un hôte éloigné, utiliser ssh ou rsh. Vous devrez configurer une connexion sans mot de passe pour les exemples suivants :
    Connectez-vous à 10.0.0.87, et restaurez sda1 à partir du fichier local sda1.dump :
    # ssh 10.0.0.87 "cd /mnt/sda1 && cat /backup-files/sda1.dump | restore -rf -"
    Connectez-vous à 10.0.0.87, et restaurez sda1 à partir du fichier distant 10.66.0.124 sda1.dump :
    # ssh 10.0.0.87 "cd /mnt/sda1 && RSH=/usr/bin/ssh restore -r -f 10.66.0.124:/tmp/sda1.dump"
  7. Démarrez à nouveau.

5.6. Autres utilitaires du système de fichiers Ext4

Red Hat Enterprise Linux 7 offre également d'autres utilitaires pour gérer les systèmes de fichiers ext4 :
e2fsck
Utilisé pour réparer un système de fichiers ext4. Cet outil vérifie et répare un système de fichiers ext4 plus efficacement qu'ext3, grâce aux mises à jour apportées à la structure de disque ext4.
e2label
Change l'étiquette sur un système de fichiers ext4. Cet outil fonctionne également sur les systèmes de fichiers ext2 et ext3.
quota
Contrôle et effectue des rapports sur l'utilisation de l'espace disque (les blocs) et des fichiers (inodes) par les utilisateurs et les groupes sur un système de fichiers ext4. Pour obtenir des informations sur l'utilisation de quota, veuillez consulter man quota et la Section 16.1, « Configurer les quotas de disques ».
fsfreeze
Pour suspendre l'accès à un système de fichiers, utiliser la commande # fsfreeze -f mount-point pour le geler, et # fsfreeze -u mount-point pour le dégeler. Cela stoppe l'accès au système de fichiers et crée une image stable sur disque.

Note

Il faut utiliser fsfreeze pour les pilotes de mappage de périphériques.
Pour plus d'informations, voir la page man fsfreeze(8).
Comme démontré dans Section 5.2, « Monter un système de fichiers Ext4 », l'utilitaire tune2fs peut également ajuster des paramètres de systèmes de fichiers configurables pour les systèmes de fichiers ext2, ext3, et ext4. En outre, les outils suivants sont aussi utiles pour le débogage et l'analyse des système de fichiers ext4 :
debugfs
Débogue les systèmes de fichiers ext2, ext3, ou ext4.
e2image
Enregistre les métadonnées critiques des systèmes de fichiers ext2, ext3, ou ext4 sur un fichier.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur ces utilitaires, veuillez consulter leurs pages man respectives.

Chapitre 6. Le système de fichiers XFS

XFS est un système de fichiers hautement modulable et de haute performance, qui fut conçu à l'origine par Silicon Graphics, Inc. XFS est le système de fichiers par défaut de Red Hat Enterprise Linux 7.
Fonctionnalités principales
XFS prend en charge la journalisation de métadonnées, ce qui facilite une récupération après incident plus rapide. Le système de fichiers XFS peut aussi être défragmenté et élargi alors qu'il est monté et actif. En outre, Red Hat Enterprise Linux 7 prend en charge les utilitaires de sauvegarde et de restauration spécifiques à XFS.
Fonctionnalités d'allocation
XFS offre les schémas d'allocation suivants :
  • Allocation basée sur extensions
  • Politiques d'allocation par entrelacement
  • L'allocation différée
  • Pré-allocation de l'espace
L'allocation différée et les autres optimisations des performances affectent XFS de la même manière qu'ext4. Autrement dit, les écritures d'un programme sur un système de fichiers XFS ne garantissent pas d'être sur disque à moins que le programme n'effectue un appel fsync() par la suite.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur les implications de l'allocation différée sur un système de fichiers (ext4 et XFS), veuillez consulter les Fonctionnalités de l'allocation dans le Chapitre 5, Le système de fichiers Ext4.

Note

Créer ou étendre des fichiers échoue occasionnellement avec un échec d'écriture ENOSPC inattendu même si le disque semble insuffisant. Cela s'explique par le design de XFS qui est basé sur la performance. Dans la pratique, ce n'est pas un problème car cela ne survient que si l'espace restant n'est que dans quelques blocs.
Autres fonctionnalités XFS
Le système de fichiers XFS prend également en charge ce qui suit :
Attributs étendus (xattr)
Ceci permet au système d'associer plusieurs paires nom/valeur supplémentaires par fichiers. Activé par défaut.
Journalisation de quotas
Ceci permet d'éviter le besoin de longues vérifications de cohérence des quotas après une panne.
Quotas de projets/répertoires
Ceci permet les restrictions de quotas sur une arborescence de répertoires.
Horodatage subsecond
Ceci permet à l'horodatage de donner la deuxième décimale des secondes.
Le comportement par défaut atime est relatime
Relatime est pour XFS par défaut. N'a presque pas de temps de latence par rapport à noatime tout en conservant des valeurs atime saines.

6.1. Créer un système de fichiers XFS

Pour créer un système de fichiers XFS, veuillez utiliser la commande mkfs.xfs /dev/device. En général, les options par défaut sont optimales pour un usage commun.
Lors de l'utilisation de mkfs.xfs sur un périphérique bloc contenant un système de fichiers, veuillez utiliser l'option -f pour forcer le remplacement de ce système de fichiers.

Exemple 6.1. Sortie de la commande mkfs.xfs

Ci-dessous figure un exemple de sortie de la commande mkfs.xfs :
meta-data=/dev/device            isize=256    agcount=4, agsize=3277258 blks
         =                       sectsz=512   attr=2
data     =                       bsize=4096   blocks=13109032, imaxpct=25
         =                       sunit=0      swidth=0 blks
naming   =version 2              bsize=4096   ascii-ci=0
log      =internal log           bsize=4096   blocks=6400, version=2
         =                       sectsz=512   sunit=0 blks, lazy-count=1
realtime =none                   extsz=4096   blocks=0, rtextents=0

Note

Une fois qu'un système de fichiers XFS a été créé, sa taille ne peut pas être réduite. Cependant, il peut toujours être agrandi par la commande xfs_growfs (veuillez consulter Section 6.4, « Augmenter la taille d'un système de fichiers XFS »).
Pour les périphériques blocs à entrelacement (par exemple les matrices RAID5), la géométrie de l'entrelacement peut être indiquée pendant la création du système de fichiers. L'utilisation d'une géométrie d'entrelacement correcte améliore fortement les performances d'un système de fichiers XFS.
Lors de la création de systèmes de fichiers sur des volumes LVM ou MD, mkfs.xfs choisit une géométrie optimale. Ceci peut également s'appliquer à certains types de matériel RAID qui exportent des informations sur la géométrie au système d'exploitation.
Si le périphérique exporte des informations de géométrie de tranches, mkfs (pour ext3, ext4, et xfs) utilisera cette géométrie automatiquement. Si la géométrie de tranches n'est pas détectée, il sera possible de la spécifier automatiquement à un moment mkfs par les options suivantes :
su=value
Spécifie une unité d'entrelacement ou une taille de morceau RAID. La valeur value doit être indiquée en octets, avec un suffixe optionnel k, m, ou g.
sw=value
Spécifie le nombre de disques de données dans un périphérique RAID, ou le nombre d'unités d'entrelacement dans l'entrelacement.
L'exemple suivant indique une taille de morceau de 64k sur un périphérique RAID contenant 4 unités d'entrelacement :
# mkfs.xfs -d su=64k,sw=4 /dev/device
Pour obtenir davantage d'informations sur la création de systèmes de fichiers XFS, veuillez consulter man mkfs.xfs et Red Hat Enterprise Linux Performance Tuning Guide, chapitre Basic Tuning for XFS.

6.2. Monter un système de fichiers XFS

Un système de fichiers XFS peut être monté sans options supplémentaires. Par exemple :
# mount /dev/device /mount/point
Pour Red Hat Enterprise Linux 7, la valeur par défaut est inode64.

Note

À la différence de mke2fs, mkfs.xfs n'utilise pas de fichier de configuration ; tout est spécifié au niveau de la ligne de commande.

Barrières d'écriture

Par défaut, XFS utilise des barrières d'écriture pour assurer l'intégrité du système de fichiers même si un périphérique avec des caches d'écriture activés devait subir une coupure d'alimentation. Pour les périphériques sans caches d'écriture ou avec des caches d'écriture alimentés par piles, veuillez désactiver les barrières à l'aide de l'option nobarrier :
# mount -o nobarrier /dev/device /mount/point
Pour obtenir des informations supplémentaires sur les barrières d'écriture, veuillez consulter Chapitre 21, Barrières d'écriture.

Aperçu technologique de Direct Access (DAX)

À partir de Red Hat Enterprise Linux 7.3, Direct Access (DAX) fournit, en tant qu'aperçu technologique sur les systèmes de fichiers ext4 et XFS, un moyen pour une application de mapper directement la mémoire persistante dans son espace d'adresse. Pour utiliser DAX, un système doit posséder une certaine forme de mémoire persistante disponible, sous forme d'un ou de plusieurs modules Non-Volatile Dual In-line Memory Modules (NVDIMMs), et un système de fichiers supportant DAX doit être créé sur les NVDIMM(s). De plus, le système de fichiers doit être monté avec l'option de montage dax. Ensuite, un mmap de fichier de système de fichier monté-dax résulte en mappage direct de stockage dans l'espace d'adresse de l'application.

6.3. Gestion des quotas XFS

Le sous-système de quotas XFS gère les limites de l'espace disque (blocs) et l'usage des fichiers (inodes). Les quotas XFS contrôlent ou rapportent l'usage de ces éléments sur un niveau d'utilisateur, de groupe, de répertoire ou de projet. Veuillez également remarquer que même si les quotas utilisateur, groupe, et répertoire ou projets sont activés indépendamment, les quotas de groupe et de projet sont mutuellement exclusifs.
Lorsque la gestion est effectuée sur une base par répertoire ou par projet, XFS gère l'usage disque des hiérachies de répertoires associées à un projet particulier. Ce faisant, XFS reconnait qu'il existe des limites de « groupe » trans-organisationnelles entre projets. Ceci offre un niveau de contrôle plus important que ce qui est possible lors de la gestion des quotas d'utilisateurs ou de groupes.
Les quotas XFS sont activés lors du montage, avec des options de montage spécifiques. Chaque option de montage peut être spécifiée noenforce ; ceci permettra d'effectuer des rapport d'utilisation sans appliquer de limite. Les options de montage de quotas valides incluent :
  • uquota/uqnoenforce - Quotas d'utilisateurs
  • gquota/gqnoenforce - Quotas de groupes
  • pquota/pqnoenforce - Quotas de projets
Une fois les quotas activés, l'outil xfs_quota peut être utilisé pour définir les limites et effectuer un rapport sur l'utilisation du disque. Par défaut, xfs_quota est exécuté de manière interactive et dans le mode de base. Les sous-commandes du mode de base rapportent simplement l'usage et sont disponibles à tous les utilisateurs. Les sous-commandes xfs_quota de base incluent :
quota username/userID
Afficher l'utilisation et les limites pour le nom d'utilisateur username donné ou l'ID numérique userID donné
df
Afficher le compte des blocs et inodes disponibles et utilisés
En revanche, xfs_quota possède également un mode expert. Les sous-commandes de ce mode permettent la configuration des limites, et sont uniquement disponibles aux utilisateurs possédant des privilièges élevés. Pour utiliser les sous-commandes du mode expert de manière interactive, veuillez exécuter xfs_quota -x. Les sous-commandes du mode expert incluent :
report /path
Rapport des informations sur les quotas d'un système de fichiers particulier
limit
Modifier les limites de quota.
Pour une liste complète des sous-commandes du mode de base ou du mode expert, veuillez utiliser la sous-commande help.
Toutes les sous-commandes peuvent également être exécutées directement à partir de la ligne de commande en utilisant l'option -c, avec -x pour les sous-commandes du mode expert.

Exemple 6.2. Afficher un exemple de rapport de quotas

Par exemple, pour afficher un exemple de rapport de quotas pour /home (sur /dev/blockdevice), veuillez utiliser la commande xfs_quota -x -c 'report -h' /home. Ceci affichera une sortie similaire à la suivante :
User quota on /home (/dev/blockdevice)
                        Blocks              
User ID      Used   Soft   Hard Warn/Grace   
---------- --------------------------------- 
root            0      0      0  00 [------]
testuser   103.4G      0      0  00 [------]
...
Pour paramétrer une limite dure (« hard ») et une limite douce (« soft ») du compte d'inode, respectivement de 500 et 700 pour l'utilisateur john (dont le répertoire d'acceuil est /home/john), veuillez utiliser la commande suivante :
# xfs_quota -x -c 'limit isoft=500 ihard=700 john' /home/
Dans ce cas, passez l'option mount_point qui correspond au système de fichiers xfs monté.
Par défaut, la sous-commande limit reconnaît les cibles en tant qu'utilisateurs. Lors de la configuration des limites d'un groupe, veuillez utiliser l'option -g (comme dans l'exemple précédent). De la même manière, veuillez utiliser -p pour les projets.
Les limites de blocs dures (« hard ») et douces (« soft ») peuvent également être configurées à l'aide de bsoft ou bhard au lieu de isoft ou ihard.

Exemple 6.3. Définir une limite douce (« soft ») et une limite dure (« hard »)

Par exemple, pour définir une limite douce (« soft ») et une limite dure (« hard ») avec des valeurs respectives de 1000m et 1200m pour grouper accounting sur le système de fichiers /target/path, veuillez utiliser la commande suivante :
# xfs_quota -x -c 'limit -g bsoft=1000m bhard=1200m accounting' /target/path

Note

Les commandes bsoft et bhard comptent par octets.

Important

Même si les blocs en temps réel (rtbhard/rtbsoft) sont décrits dans man xfs_quota comme étant des unités valides lors du paramétrage de quotas, le sous-volume en temps réel n'est pas activé dans cette version. Ainsi, les options rtbhard et rtbsoft ne sont pas applicables.

Paramétrer des limites de projets

Avant de configurer les limites des répertoires contrôlés par projets, veuillez les ajouter à /etc/projects. Les noms de projets peuvent être ajoutés à /etc/projectid pour lier les ID de projets aux noms de projets. Une fois qu'un projet est ajouté à /etc/projects, veuillez initialiser son répertoire de projet en utilisant la commande suivante :
# xfs_quota -x -c 'project -s projectname' project_path
Les quotas pour les projets avec des répertoires initialisés peuvent ensuite être configurés avec :
# xfs_quota -x -c 'limit -p bsoft=1000m bhard=1200m projectname'
Les outils génériques de configuration de quotas (par exemple quota, repquota, et edquota) peuvent également être utilisés pour manipuler les quotas XF. Cependant, ces outils ne peuvent pas être utilisés avec les quotas des projets XFS.

Important

Red Hat recommande fortement d'utiliser l'option xfs_quota sur tous les autres outils disponibles.
Pour obtenir davantage d'informations sur le paramétrage de quotas XFS, veuillez consulter man xfs_quota, man projid(5), et man projects(5).

6.4. Augmenter la taille d'un système de fichiers XFS

Un système de fichiers XFS peut être agrandi pendant son montage en utilisant la commande xfs_growfs :
# xfs_growfs /mount/point -D size
L'option -D size permet d'augmenter la taille du système de fichiers à la taille size spécifiée (exprimée en nombre de blocs de système de fichier). Sans l'option -D size, xfs_growfs augmentera la taille du système de fichiers à la taille maximum prise en charge par le périphérique.
Avant d'augmenter la taille d'un système de fichiers XFS avec -D size, assurez-vous que la taille du périphérique bloc sous-jacent sera appropriée pour contenir le système de fichiers. Veuillez utiliser les méthodes correctes de redimensionnement pour les périphériques bloc affectés.

Note

Même si les systèmes de fichiers XFS peuvent être agrandis pendant leur montage, leur taille ne peut pas être réduite.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur l'agrandissement d'un système de fichiers, veuillez consulter man xfs_growfs.

6.5. Réparer un système de fichiers XFS

Pour réparer un système de fichiers XFS, veuillez utiliser xfs_repair:
# xfs_repair /dev/device
L'utilitaire xfs_repair est hautement évolutif et a également été conçu pour réparer des systèmes de fichiers de très grande taille avec de nombreux inodes de manière efficace. Contrairement aux autres systèmes de fichiers Linux, xfs_repair n'est pas exécuté lors du démarrage, même lorsqu'un système de fichiers XFS n'a pas été monté correctement. En cas de démontage incorrect, xfs_repair rediffuse simplement le journal pendant le montage, s'assurant ainsi d'un système de fichiers cohérent.

Avertissement

L'utilitaire xfs_repair ne peut pas réparer un système de fichiers XFS avec un journal endommagé. Pour supprimer le journal, montez et démontez le système de fichiers. Si le journal est corrompu et qu'il ne peut pas être réutilisé, veuillez utiliser l'option -L (« forcer la mise à zéro du journal ») pour supprimer le journal, c'est-à-dire xfs_repair -L /dev/device. Prenez note que cette opération peut provoquer une corruption ou des pertes de données supplémentaires.
Pour obtenir des informations supplémentaire sur la réparation de systèmes de fichiers XFS, veuillez consulter man xfs_repair.

6.6. Suspendre un système de fichier XFS

Pour suspendre ou reprendre une activité d'écriture sur un système de fichiers, veuillez utiliser xfs_freeze. La suspension d'activités d'écriture permet l'utilisation des clichés de périphériques basés matériel pour capturer le système de fichiers dans un état cohérent.

Note

L'utilitaire xfs_freeze est fourni par le paquet xfsprogs uniquement disponbible sur x86_64.
Pour suspendre (c'est-à-dire geler) un système de fichiers XFS, veuillez exécuter :
# xfs_freeze -f /mount/point
Pour dégeler un système de fichiers XFS, veuillez exécuter :
# xfs_freeze -u /mount/point
Lors de la capture d'un cliché LVM, il n'est pas nécessaire d'utiliser xfs_freeze pour suspendre le système de fichiers avant tout. Au contraire, les outils de gestion LVM suspendront automatiquement le système de fichiers XFS avant de prendre le cliché.
Pour obtenir des informations supplémentaire sur le gel et dégel de systèmes de fichiers XFS, veuillez consulter man xfs_freeze.

6.7. Sauvegarde et restauration des systèmes de fichiers XFS

Les sauvegardes et restaurations de systèmes de fichiers XFS impliquent deux utilitaires : xfsdump et xfsrestore.
Pour effectuer une copie de sauvegarde ou le vidage d'un système de fichiers XFS, veuillez utiliser l'utilitaire xfsdump. Red Hat Enterprise Linux 7 prend en charge les sauvegardes sur lecteurs de bande ou images fichiers normales, et permet également d'écrire plusieurs vidages sur le même lecteur. L'utilitaire xfsdump permet aussi à un vidage de s'étendre sur plusieurs lecteurs, même si un vidage peut être écrit sur un fichier normal. En outre, xfsdump prend en charge les sauvegardes incrémentales, et peut exclure des fichiers d'une sauvegarde en utilisant la taille, une sous-arborescence, ou des indicateurs d'inodes pour les filtrer.
Afin de pouvoir prendre en charge les copies de sauvegardes incrémentales, xfsdump utilise des niveaux de vidage pour déterminer un vidage de base auquel un vidage particulier est relatif. L'option -l spécifie un niveau de vidage (0-9). Pour effectuer une copie de sauvegarde complète, veuillez effectuer un vidage de niveau 0 sur le système de fichiers (c'est-à-dire /path/to/filesystem), comme suit :
# xfsdump -l 0 -f /dev/device /path/to/filesystem

Note

L'option -f spécifie une destination pour la sauvegarde. Par exemple, la destination /dev/st0 est normalement utilisée pour les lecteurs de bande. Une destination xfsdump peut être un lecteur de bande, un fichier normal, ou un périphérique de bande distant.
D'autre part, une sauvegarde incrémentale videra uniquement les fichiers qui ont changé depuis le dernier vidage de niveau 0. Un vidage de niveau 1 est le premier vidage incrémental après un vidage complet ; le vidage incrémental suivant sera de niveau 2, et ainsi de suite jusqu'au maximum, le niveau 9. Ainsi, pour effectuer un vidage de niveau 1 sur un lecteur de bande :
# xfsdump -l 1 -f /dev/st0 /path/to/filesystem
L'utilitaire xfsrestore restaure les systèmes de fichiers depuis les vidages produits par xfsdump. L'utilitaire xfsrestore possède deux modes  : un mode par défaut simple, et un mode cumulatif. Les vidages spécifiques sont identifiés par ID de session ou par étiquette de session. Ainsi, restaurer un vidage requiert son ID ou étiquette de session correspondant. Pour afficher les ID et étiquettes de session de tous les vidages (complets et incrémentaux), veuillez utiliser l'option -I :
# xfsrestore -I
La sortie résultante devrait être similaire à ceci :

Exemple 6.4. ID et étiquettes de session de tous les vidages

file system 0:
	fs id:		45e9af35-efd2-4244-87bc-4762e476cbab
	session 0:
		mount point:	bear-05:/mnt/test
		device:		bear-05:/dev/sdb2
		time:		Fri Feb 26 16:55:21 2010
		session label:	"my_dump_session_label"
		session id:	b74a3586-e52e-4a4a-8775-c3334fa8ea2c
		level:		0
		resumed:	NO
		subtree:	NO
		streams:	1
		stream 0:
			pathname:	/mnt/test2/backup
			start:		ino 0 offset 0
			end:		ino 1 offset 0
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			media file 0:
				mfile index:	0
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				mfile size:	21016
				mfile start:	ino 0 offset 0
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				media label:	"my_dump_media_label"
				media id:	4a518062-2a8f-4f17-81fd-bb1eb2e3cb4f
xfsrestore: Restore Status: SUCCESS

Mode simple de xfsrestore

Le mode simple permet aux utilisateur de restaurer un système de fichiers entier à partir d'un vidage de niveau 0. Après avoir identifié l'ID de session d'un vidage de niveau 0 (c'est-à-dire session-ID), veuillez le restaurer complètement sur /path/to/destination en utilisant :
# xfsrestore -f /dev/st0 -S session-ID /path/to/destination

Note

L'option -f spécifie l'emplacement du vidage, tandis que l'option -S ou -L indique le vidage particulier à restaurer. L'option -S est utilisée pour spécifier un ID de session, tandis que l'option -L est utilisée pour les étiquettes de session. L'option -I affiche les étiquettes et ID de session de chaque vidage.

Mode cumulatif de xfsrestore

Le mode cumulatif de xfsrestore permet la restauration de systèmes de fichier à partir d'une sauvegarde incrémentale particulière, par exemple, du niveau 1 au niveau 9. Pour restaurer un système de fichiers à partir d'une sauvegarde incrémentale, veuillez simplement ajouter l'option -r :
# xfsrestore -f /dev/st0 -S session-ID -r /path/to/destination

Opération interactive

L'utilitaire xfsrestore permet également à des fichiers particuliers d'un vidage d'être extraits, ajoutés ou supprimés. Pour utiliser xfsrestore de manière interactive, veuillez utiliser l'option -i, comme suit :
xfsrestore -f /dev/st0 -i /destination/directory
La boîte de dialogue interactive démarrera une fois que xfsrestore termine de lire le périphérique spécifié. Les commandes de cette boîte de dialogue incluent cd, ls, add, delete, et extract ; pour obtenir une liste complète des commandes, veuillez utiliser help.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur le vidage et la restauration de systèmes de fichiers XFS, veuillez consulter man xfsdump et man xfsrestore.

6.8. Autres utilitaires des systèmes de fichiers XFS

Red Hat Enterprise Linux 7 offre également d'autres utilitaires pour gérer les systèmes de fichiers XFS :
xfs_fsr
Utilisé pour défragmenter les systèmes de fichiers XFS montés. Lorsqu'invoqué sans arguments, xfs_fsr défragmente tous les fichiers normaux dans tous les systèmes de fichiers XFS montés. Cet utilitaire permet également aux utilisateurs de suspendre une défragmentation à une heure spécifiée et de la reprendre au même endroit ultérieurement.
En outre, xfs_fsr permet également la défragmentation d'un seul fichier, comme dans xfs_fsr /path/to/file. Red Hat recommande d'éviter de défragmenter un système de fichiers entier par défaut. La défragmentation du système dans son entier pourrait entraîner un effet secondaire de fragmentation d'espace libre.
xfs_bmap
Imprime la carte des blocs de disque utilisés par les fichiers dans un système de fichiers XFS. Cette carte répertorie chaque extension utilisés par un fichier spécifié, ainsi que les régions du fichiers n'offrant pas de bloc correspondant (c'est-à-dire, des trous).
xfs_info
Imprime les informations du système de fichiers XFS.
xfs_admin
Modifie les paramètres d'un système de fichiers XFS. L'utilitaire xfs_admin peut uniquement modifier les paramètres de périphériques ou systèmes de fichiers non montés.
xfs_copy
Copie la totalité du contenu d'un système de fichiers XFS entier sur une ou plusieurs cibles en parallèle.
Les utilitaires suivants sont également utiles pour déboguer et analyser les systèmes de fichiers XFS :
xfs_metadump
Copie les métadonnées du système de fichiers XFS sur un fichier. Red Hat permet d'utiliser xfs_metadump pour copier les systèmes de fichiers non montés, en lecture seule, ou gelés ou suspendus ; sinon les vidages générés pourraient être corrompus ou incohérents.
xfs_mdrestore
Restaure une image metadump XFS (générée avec xfs_metadump) sur une image de système de fichiers.
xfs_db
Débogue un système de fichiers XFS.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur ces utilitaires, veuillez consulter leurs pages man respectives.

6.9. Migration de ext4 à XFS

À partir de Red Hat Enterprise Linux 7.0, XFS sera le système de fichiers par défaut et non plus ext4. Cette section pointe les différences entre utiliser et administrer un système de fichiers XFS.
Le système de fichiers ext4 est toujours pris en charge par Red Hat Enterprise Linux 7 et peut être sélectionné au moment de l'installation. Non requis quand on peut migrer d'ext4 à XFS.

6.9.1. Commandes utilisées avec ext3 et ext4 comparé à XFS

Le tableau suivant dresse une comparaison des commandes utilisées avec ext3 et ext4 par rapport à leurs équivalents spécifiques à XFS.

Tableau 6.1. Commandes communes utilisées pour ext3 et ext4 comparé à XFS

Tâcheext3/4XFS
Créez un système de fichiersmkfs.ext4 or mkfs.ext3mkfs.xfs
Vérification du système de fichiers (fsck)e2fsckxfs_repair
Redimensionner un système de fichiersresize2fsxfs_growfs
Enregistre une image de système de fichierse2imagexfs_metadump et xfs_mdrestore
Libeller ou ajuster un système de fichierstune2fsxfs_admin
Sauvegarder un système de fichiersdump et restorexfsdump et xfsrestore
Le tableau suivant répertorie tous les outils standard qui fonctionnent pour les systèmes de fichiers XFS, mais les versions XFS ont un fonctionnalité particulière, et sont conseillés pour cette raison.

Tableau 6.2. Outils standards pour ext4 et XFS

Tâcheext4XFS
Quotaquotaxfs_quota
Mappage de fichiersfilefragxfs_bmap
Vous trouverez davantage d'informations sur les commandes XFS listées dans Chapitre 6, Le système de fichiers XFS. Vous pourrez également consulter les pages man des outils d'administration XFS listés pour obtenir plus d'informations.

6.9.2. Différences comportementales et administratives entre Ext3/4 et XFS

Réparation du système de fichiers
Ext3/4 exécute e2fsck dans l'espace utilisateur au démarrage pour récupérer le journal si besoin. XFS, en revanche, procède à la récupération du journal de l'espace noyau au montage. Un script shell fsck.xfs est fourni, mais il ne sert pas à grand chose sauf en tant que prérequis d'initscript.
Quand une réparation de système de fichier XFS ou qu'une vérification est requise, utiliser la commande xfs_repair. Utiliser l'option -n pour une vérification en lecture-seule.
La commande xfs_repair ne fonctionnera pas sur un système de fichiers qui a un journal endommagé. Pour réparer un tel fichier, les commandes mount et unmount doivent être exécutées pour commencer afin d'exécuter le journal à nouveau. Si le journal est corrompu ou ne peut pas être exécuté à nouveau, l'option -L pourra être utilisée pour neutraliser le journal.
Pour plus d'informations sur la réparation du système de fichiers des systèmes de fichiers XFS, consulter Section 11.2.2, « XFS »
Comportement des erreurs de métadonnées
Le système de fichiers ext2/3 a un comportement configurable quand des erreurs de métadonnées surviennent, et que le comportement par défaut est tout simplement de continuer. Quand XFS rencontre une erreur de métadonnnées non récupérable, il ferme le système de fichiers et renvoie comme message d'erreur EFSCORRUPTED. Les journaux système contiendront des détails sur les erreurs rencontrées et vous conseilleront d'exécuter xfs_repair si besoin est.
Quotas
Les quotas XFS n'ont pas d'option pour remonter. L'option -o quota doit être spécifiée sur le point de montage de départ pour que les quotas puissent prendre effet.
Bien que les outils standards du package des quotas puisse effectuer des tâches administratives de base (comme setquota et repquota), l'outil xfs_quota peut être utilisé pour des fonctions spécifiques XFS, comme l'administration des quotas d'un projet.
La commande quotacheck n'a aucun effet sur un système de fichiers XFS. La première fois que le compteur de quotas est activé, XFS procède à un quotacheck interne automatiquement. Comme les métadonnées de quota XFS représentent un objet de métadonnées journalisées de première classe, le système de fichiers sera toujours consistent jusqu'à ce que les quotas soient désactivés manuellement.
Redimensionnement du système de fichiers
Le système de fichiers XFS n'a pas de fonctionnalité qui puisse permettre de réduire un système de fichiers. Les systèmes de fichiers XFS peuvent être agrandis en ligne à l'aide de la commande xfs_growfs.
Les numéros d'inodes
Pour les systèmes de fichiers supérieurs à 1T avec des inodes de 256 octets, ou de plus de 2T avec des inodes de 512 octets, les numéros d'inode XFS pourraient dépasser 2^32. Ces numéros d'inode élevés peuvent amener les appels de 32-bit à échouer avec le message EOVERFLOW. En général, les applications doivent gérer des numéros d'inodes élevés, mais, si nécessaire, XFS devra être monté avec -o inode32 pour appliquer les numéros d'inode inférieurs à 2^32.

Note

Cela n'affectera pas les inodes déjà alloués avec des numéros de 64-bit.
L'option change le comportement d'allocation et mène rapidement à un ENOSPC si aucun espace n'est disponible pour allouer des inodes dans les blocs de disques inférieurs. L'option inode32 ne devra pas être utilisée à moins qu'elle ne soit requise pour un environnement particulier.
Pré-allocation spéculative
XFS utilise speculative preallocation pour allouer des blocs après EOF au fur et à mesure que les fichiers sont écrits. Cela permet d'éviter la fragmentation des fichiers liée aux charges de travail de flux d'écriture parallèles sur les serveurs NFS. Par défaut, cette pré-allocation augmente en fonction de la taille du fichier, et sera apparente dans la sorie "du". Si un fichier ayant une pré-allocation spéculative n'est pas modifié sous les 5 minutes, la pré-allocation sera abondonnée. Si l'inode est sortie du cache avant ce moment-là, la pré-allocation sera abandonnée quand l'inode sera récupérée.
Si des problèmes ENOSPC apparaissent suite à une pré-allocation spéculative, un montant de pré-allocation prédéterminé pourra être spécifié par l'option de montage -o allocsize=amount.
Outils de fragmentation
La fragmentation est rarement un problème pour les systèmes de fichiers XFS pour des raison heuristiques et de comportement, comme les retardements d'allocation ou les préallocations spéculatives. Cependant, il existe des outils pour mesurer la fragmentation des systèmes de fichiers, ainsi que pour défragmenter les systèmes de fichiers. Leur utilisation n'est pas conseillée.
Les tentatives de commande xfs_db frag servent à distiller toutes les allocations de système de fichier en un nombre unique de fragmentations, exprimée en pourcentage. La sortie de la comand requiert une grande compétence pour en comprendre la signification. Par exemple, un facteur de fragmentation de 75 % indique uniquement une moyenne de 4 degrés par fichier. Pour cette raison, la sortie de frag de xfs_db n’est pas jugée utile, et une analyse plus attentive de tout problème de fragmentation est recommandée.

Avertissement

La commande xfs_fsr peut être utilisée pour défragmenter des fichiers individuels, ou tous les fichiers d'un système de fichiers. Cette dernière est particulièrement déconseillée car elle peut détruire l'emplacement des fichiers et risque de fragmenter l'espace libre.

Chapitre 7. Global File System 2

Le système de fichiers de Red Hat GFS2 (« Global File System 2 ») est un système de fichiers natif qui correspond directement avec l'interface de système de fichiers de Linux (couche VFS). Lorsqu'il est implémenté comme un système de fichiers en groupement, GFS2 emploie des métadonnées distribuées et de nombreux journaux.
GFS2 est basé sur une architecture de 64 bits qui peut, en théorie, accommoder un système de fichiers de 8 exaoctets. La taille maximale prise en charge d'un système de fichiers GFS2 est de 100 To. Si un système requiert des systèmes de fichiers GFS2 de plus de 100 To, veuillez contacter votre représentant de services Red Hat.
Lorsque vous déterminez la taille d'un système de fichiers, veuillez prendre en considération vos besoins de recouvrement. L'exécution de la commande fsck sur un système de fichiers de très grande taille peut prendre longtemps et consommer beaucoup de mémoire. De plus, en cas de défaillance d'un disque ou d'un sous-système de disque, le temps de récupération sera limité par la vitesse de votre support de sauvegarde.
Lorsqu'ils sont configurés dans Red Hat Cluster Suite, les nœuds GFS2 de Red Hat peuvent être configurés et gérés par des outils de gestion et de configuration Red Hat Cluster Suite. Red Hat GFS2 fournit alors le partage des données entre les nœuds GFS2 d'un cluster Red Hat, avec affichage unique et cohérent de l'espace-nom du système de fichiers à travers les nœuds GFS2. Ceci permet aux processus se trouvant sur différents nœuds de partager des fichiers GFS2 de la même manière que les processus d'un même nœud peuvent partager des fichiers sur un système de fichiers local, sans aucune différence discernable. Pour obtenir des informations sur Red Hat Cluster Suite, veuillez consulter le guide de Red Hat Administration de clusters.
GFS2 doit être construit sur un volume logique (créé avec LVM) qui soit un volume linéaire ou un volume miroir. Les volumes logiques créés avec LVM dans Red Hat Cluster Suite sont gérés avec CLVM (qui est une implémentation niveau-cluster de LVM), activés par le démon CLVM clvmd, qui est exécuté dans un cluster de Red Hat Cluster Suite. Le démon facilite l'utilisation de LVM2 pour gérer les volumes logiques à travers un cluster, permettant ainsi à tous les nœuds du cluster de partager les volumes logiques. Pour obtenir des informations sur le gestionnaire de volumes logiques LVM, veuillez consulter le guide de Red Hat Administration du gestionnaire de volumes logiques.
Le module de noyau gfs2.ko implémente le système de fichiers GFS2 et est chargé dans les nœuds de cluster GFS2.
Pour obtenir des informations complètes sur la création et la configuration des systèmes de fichiers GFS2 dans un stockage en cluster ou non, veuillez consulter le guide de Red Hat Global File System 2.

Chapitre 8.  Network File System (NFS)

Un système de fichiers NFS (« Network File System ») permet aux hôtes distants de monter les systèmes de fichiers sur un réseau et d'interagir avec ces systèmes de fichiers tant que ceux-ci sont montés localement. Ceci permet aux administrateurs système de consolider leurs ressources sur des serveurs centralisés sur le réseau.
Ce chapitre traite des concepts NFS fondamentaux et fournit également des informations supplémentaires

8.1. Fonctionnement NFS

Actuellement, il y a deux versions de NFS incluses dans Red Hat Enterprise Linux. NFS version 3 (NFSv3) prend en charge les écritures asynchrones sécurisées et offre une gestion des erreurs plus robuste que NFSv2. NFSv3 prend aussi en charge les fichiers et décalages d'une taille de 64 bits, permettant ainsi aux clients d'accéder à plus de 2 Go de données de fichiers. NFSv4 fonctionne à travers les parefeux et sur l'Internet, n'a plus besoin du service rpcbind, prend en charge les ACL, et utilise les opérations stateful.
Red Hat Enterprise Linux 7 ajoute un support à NFS version 4.1 (NFSv4.1), ce qui propose un certain nombre d'améliorations des performances et de la sécurité, y compris la prise en charge des clients pNFS (« Parallel NFS »). En outre, une connexion TCP distincte n'est plus nécessaire pour les rappels, permettant ainsi à un serveur NFS d'attribuer des délégations même lorsqu'il ne peut pas contacter le client (par exemple lorsqu'un pare-feu ou un NAT interfère). De plus, NFSv4.1 fournit des sémantiques true exactement-une (sauf pour les opérations de démarrage), résolvant ainsi un problème connu qui faisait que certaines opérations pouvaient renvoyer un résultat inexact si une réponse était perdue et que l'opération avait été envoyée à deux reprises.
Red Hat Enterprise Linux 7 prend en charge les clients NFSv3, NFSv4.0, et NVSv4.1. Les clients NFS tentent de monter par NFSv4.0 par défaut, et retombent sur NFSv3 si l'opération de montage a échoué.

Note

NFS version 2 (NFSv2) n'est plus prise en charge par Red Hat.
Toutes les versions de NFS peuvent utiliser TCP (Transmission Control Protocol) exécuté sur un réseau IP, avec NFSv4 qui le requiert. NFSv3 peuvent utiliser le protocole UDP (User Datagram Protocol) exécuté sur un réseau IP afin de fournir une connexion réseau sans état (« Stateless ») entre le client et le serveur.
Lors de l'utilisation de NFSv3 avec UDP, la connexion UDP sans état (sous des conditions normales) possède un alourdissement du protocole moindre que TCP. Ceci se traduit par de meilleures performances sur des réseaux propres et non encombrés. Cependant, comme UDP est sans état, si le serveur tombe en panne de manière inattendue, les clients UDP continueront de saturer le réseau avec des requêtes pour le serveur. En outre, lorsqu'une trame est perdue avec UDP, la requête RPC entière doit être retransmise. Avec TCP, seule la trame perdue doit être envoyée à nouveau. Pour ces raisons, TCP est le protocole préféré lors d'une connexion à un serveur NFS.
The mounting and locking protocols have been incorporated into the NFSv4 protocol. The server also listens on the well-known TCP port 2049. As such, NFSv4 does not need to interact with rpcbind [1], lockd, and rpc.statd daemons. The rpc.mountd daemon is still required on the NFS server to set up the exports, but is not involved in any over-the-wire operations.

Note

TCP est le protocole de transport par défaut de NFS version 2 et 3 sous Red Hat Enterprise Linux. UDP peut être utilisé à des fins de compatibilité selon les besoins, mais n'est pas recommandé pour une utilisation globale. NFSv4 requiert TCP.
Tous les démons RPC/NFS possèdent une option de ligne de commande '-p' pouvant définir le port, ce qui rend la configuration du pare-feu plus facile.
Une fois que les emballages TCP auront fourni l'accès au client, le serveur NFS se réfèrera au fichier de configuration /etc/exports pour déterminer si le client a le droit d'accéder à un système de fichiers exporté. Une fois cette vérification effectuée, toutes les opérations des fichiers et répertoires seront disponibles pour l'utilisateur.

Important

Pour que NFS puisse fonctionner avec une installation par défaut de Red Hat Enterprise Linuc avec un pare-feu activé, veuillez configurer IPTables avec le port TCP par défaut 2049. NFS ne fonctionnera pas correctement sans une configuration d'IPTables correcte.
Le script d'initialisation NFS et le processus rpc.nfsd permettent désormais la liaison vers tout port spécifié pendant le démarrage système. Cependant, ceci est prône aux erreurs si le port est indisponible, ou s'il est en conflit avec un autre démon.

8.1.1. Services requis

Red Hat Enterprise Linux utilise une combinaison des processus de démons et de support technique au niveau du noyau pour fournir le partage de fichiers NFS. Toutes les versions NFS reposent sur les RPC (Remote Procedure Calls) entre clients et serveurs. Les services RPC sous Red Hat Enterprise Linux 7 sont contrôlés par le service rpcbind. Pour partager ou monter les systèmes de fichiers NFS, les services suivants travaillent ensemble selon la version NFS implémentée :

Note

Le service portmap a été utilisé pour mapper les numéros de programmes RPC à des combinaisons de numéros de port d'adresses IP dans des versions plus récentes de Red Hat Enterprise Linux. Ce service est désormais remplacé par rpcbind dans Red Hat Enterprise Linux 7 afin de permettre la prise en charge d'IPv6. Pour obtenir des informations supplémentaires sur ce changement, veuillez consulter les liens suivants :
nfs
servicectl start nfs lance le serveur NFS et les processus RPC appropriés pour servir les requêtes des systèmes de fichiers NFS partagés.
nfslock
servicectl start nfs-lock active un service obligatoire qui lance les processus RPC appropriés, ce qui permet aux clients NFS de verrouiller des fichiers sur le serveur.
rpcbind
rpcbind accepte les réservations de ports des services RPC locaux. Ces ports sont ensuite mis à disponibilité (ou publicisés) afin que les services RPC à distance correspondants puissent y accéder. rpcbind répond à des requêtes de service RPC et paramètre des connexions vers le service RPC requis. Ceci n'est pas utilisé avec NFSv4.
Les processus RPC suivants facilitent les services NFS :
rpc.mountd
Ce processus est utilisé par un serveur NFS pour traiter les requêtes MOUNT des clients NFSv3. Il vérifie que le partage NFS requis est actuellement exporté par le serveur NFS, et que le client est autorisé à y accéder. Si la requête de montage est autorisée, le serveur rpc.mountd répond avec le statut Success (« Opération réussie ») et retourne l'identificateur de fichier « File-Handle » de ce partage NFS au client NFS.
rpc.nfsd
rpc.nfsd permet de définir les versions et protocoles NFS explicites publicisés par le serveur. Celui-ci fonctionne avec le noyau Linux afin de répondre aux demandes des clients NFS, comme pour fournir des threads chaque fois qu'un client NFS se connecte. Ce processus correspond au service nfs.
lockd
lockd est un thread du noyau qui peut être exécuté sur les clients et les serveurs. Il implémente le protocole NLM (« Network Lock Manager »), qui permet aux clients NFSv3 de verrouiller des fichiers sur le serveur. Il est lancé automatiquement à chaque fois que le serveur NFS est exécuté et à chaque fois qu'un système de fichiers NFS est monté.
rpc.statd
Ce processus implémente le protocole RPC NSM (« Network Status Monitor »), qui notifie les clients NFS lorsqu'un serveur NFS est redémarré sans avoir tout d'abord été éteint correctement. rpc.statd est automatiquement démarré par le service nfslock, et ne requiert pas de configuration utilisateur. Ce protocole n'est pas utilisé avec NFSv4.
rpc.rquotad
Ce processus fournit des informations sur le quota d'utilisateur des utilisateurs distants. rpc.rquotad est automatiquement démarré par le service nfs et ne requiert pas de configuration utilisateur.
rpc.idmapd
rpc.idmapd fournit des appels ascendants client et serveur NFSv4, qui mappent simultanément les noms NFSv4 (chaînes sous le format utilisateur@domaine) et les UID et GID locaux. Pour que idmapd puisse fonctionner avec NFSv4, le fichier /etc/idmapd.conf doit être configuré. Au minimum, le paramètre « Domaine », qui définit le domaine de mappage NFSv4, doit être spécifié. Si le domaine de mappage NFSv4 est le même que le nom de domaine DNS, oubliez ce paramètre. Le client et le serveur doivent se mettre d'accord sur le domaine de mappage NFSv4 pour que le mappage d'ID fonctionne correctement.

Note

Dans Red Hat Enterprise Linux 7, seul le serveur NFSv4 utilise rpc.idmapd. Le client NFSv4 utilise nfsidmap de l'imapper basé-keyring . nfsidmap est un programme autonome appelé par le noyau à la demande pour effectuer les mappages d'ID ; ce n'est pas un démon. S'il y a un problème avec nfsidmap, le client utilise alors rpc.idmapd. Vous trouverez plus d'informations sur nfsidmap dans la page man de nfsidmap.

8.2. pNFS

La prise en charge de pNFS (« Parallel NFS ») dans le cadre du standard NFS v4.1 est disponible à partir de Red Hat Enterprise Linux 6.4. L'architecture pNFS améliore l'évolutivité de NFS, avec de possibles améliorations des performances. Lorsqu'un serveur implémente pNFS, un client sera en mesure d'accéder à des données à travers de multiples serveurs simultanément. Trois protocoles ou structures de stockage sont pris en charge : les fichiers, objets, et blocs.

Note

Le protocole autorise trois types de structures pNFS  : les fichiers, objets, et les blocs. Cependant, le client Red Hat Enterprise Linux 6.4 prend uniquement en charge le type de structure en fichiers, Red Hat Enterprise Linux 7 prend en charge le type de structure en fichiers, en objets et en blocs inclus dans l'aperçu technologique.
Pour activer cette fonctionnalité, veuillez utiliser l'option de montage suivante sur les montages d'un serveur activé pNFS :
-o v4.1
Une fois le serveur activé pour pNFS, le noyau nfs_layout_nfsv41_files est automatiquement chargé sur le premier montage. L'entrée de montage de la sortie doit contenir minorversion=1. Veuillez utiliser la commande suivante pour vérifier que le module a bien été chargé :
$ lsmod | grep nfs_layout_nfsv41_files
Pour obtenir plus d'informations sur pNFS, veuillez vous reporter à : http://www.pnfs.com.

8.3. Configuration du client NFS

La commande mount monte les partages NFS côté client. Son format est comme suit :
# mount -t nfs -o options server:/remote/export /local/directory
Cette commande utilise les variables suivantes :
options
Liste d'options de montage séparées par des virgules. Veuillez consulter la Section 8.5, « Options de montage NFS courantes » pour obtenir des détails sur les options de montage NFS valides.
server
Nom d'hôte, adresse IP, ou nom de domaine complet du serveur exportant le système de fichiers que vous souhaitez monter
/remote/export
Système de fichiers ou répertoire en cours d'exportation du serveur, c'est-à-dire le répertoire que vous souhaitez monter
/local/directory
Emplacement du client où /remote/export est monté
La version du protocole NFS utilisée dans Red Hat Enterprise Linux 7 est identifiée par les options mount nfsvers ou vers. Par défaut, mount utilisera NFSv4 avec mount -t nfs. Si le serveur ne prend pas en charge NFSv4, le client passera automatiquement à une version prise en charge par le serveur. Si l'option nfsvers/vers est utilisée pour passer une version particulière qui n'est pas prise en charge par le serveur, le montage échouera. Le type de système de fichiers nfs4 est également disponible pour des raisons d'héritage ; ceci est équivalent à exécuter mount -t nfs -o nfsvers=4 host:/remote/export /local/directory.
Veuillez consulter man mount pour davantage de détails.
Si un partage NFS a été monté manuellement, le partage ne sera pas automatiquement monté après un redémarrage. Red Hat Enterprise Linux offre deux méthodes pour monter des systèmes de fichiers à distance automatiquement pendant un démarrage : le fichier /etc/fstab et le service autofs. Veuillez consulter la Section 8.3.1, « Monter des systèmes de fichiers NFS à l'aide de /etc/fstab » et Section 8.4, « autofs » pour obtenir davantage d'informations.

8.3.1. Monter des systèmes de fichiers NFS à l'aide de /etc/fstab

An alternate way to mount an NFS share from another machine is to add a line to the /etc/fstab file. The line must state the hostname of the NFS server, the directory on the server being exported, and the directory on the local machine where the NFS share is to be mounted. You must be root to modify the /etc/fstab file.

Exemple 8.1. Exemple de syntaxe

La syntaxe générale de la ligne du fichier /etc/fstab est comme suit :
server:/usr/local/pub    /pub   nfs    defaults 0 0
Le point de montage /pub doit exister sur l'ordinateur client avant que cette commande puisse être exécutée. Après avoir ajouté cette ligne à /etc/fstab sur le système client, veuillez utiliser la commande mount /pub, et le point de montage /pub est monté à partir du serveur.
Une entrée /etc/fstab valide pour monter un export NFS doit contenir les informations suivantes :
server:/remote/export /local/directory nfs options 0 0
Les variables server, /remote/export, /local/directory, et options sont les mêmes que lors d'un montage de partage NFS manuel. Veuillez consulter Section 8.3, « Configuration du client NFS » pour une définition de chaque variable.

Note

Le point de montage /local/directory doit exister sur le client avant la lecture de /etc/fstab. Sinon le montage échouera.
Pour obtenir davantage d'informations sur /etc/fstab, veuillez consulter man fstab.

8.4. autofs

Un inconvénient lié à l'utilisation de /etc/fstab fait que peu importe la fréquence à laquelle un utilisateur accède au système de fichiers NFS monté, le système doit dédier des ressources afin de garder le système de fichiers en place. Il ne s'agit pas d'un problème avec un ou deux montages, mais lorsque le système maintient les montages de nombreux systèmes à la fois, les performances générales du système peuvent être affectées. Une alternative à /etc/fstab consiste à utiliser l'utilitaire basé noyau automount. Automounter consiste en deux composants :
  • Un module de noyau qui implémente un système de fichiers, et
  • un démon de l'espace utilisateur qui effectue toutes les autres fonctions.
L'utilitaire automount peut monter et démonter des systèmes de fichiers NFS automatiquement (montage à la demande), et permet donc d'économiser des ressources système. Il peut être utilisé pour monter d'autres systèmes de fichiers, y compris AFS, SMBFS, CIFS, et des systèmes de fichiers locaux.

Important

Le paquet nfs-utils fait désormais partie des groupes « NFS file server » et « Network File System Client ». Ainsi, il n'est plus installé par défaut avec le groupe de base. Assurez-vous que nfs-utils soit installé sur le système avant de tenter un montage automatique sur un partage NFS.
autofs fait également partie du groupe « Network File System Client ».
autofs utilise /etc/auto.master (mappage principal) comme fichier de configuration principal. Ceci peut être changé afin d'utiliser une autre source réseau et un autre nom pris en charge en utilisant la configuration autofs (dans /etc/sysconfig/autofs) en conjonction avec le mécanisme NSS (« Name Service Switch »). Une instance du démon autofs version 4 était exécutée pour chaque point de montage configuré dans le mappage principal, lui permettant d'être exécutée manuellement à partir de la ligne de commande pour tout point de montage donné. Ceci n'est pas possible avec autofs version 5, car un seul démon est utilisé pour gérer tous les points de montage configurés dans le mappage principal. Ceci est effectué conformément aux conditions préalables des autres automounters (monteurs automatiques) standards du secteur. Les points de montage, noms d'hôte, répertoires exportés, et les options peuvent tous être spécifiés dans un ensemble de fichiers (ou autres sources réseau prises en charge) plutôt que de devoir les configurer manuellement pour chaque hôte.

8.4.1. Améliorations de autofs Version 5 par rapport à la Version 4

autofs version 5 offre les améliorations suivantes par rapport à la version 4 :
Prise en charge du mappage direct
Les mappages directs dans autofs offrent un mécanisme pour monter les systèmes de fichiers automatiquement sur des points arbitraires dans la hiérarchie du système de fichiers. Un mappage direct est indiqué par un point de montage /- dans le mappage principal. Les entrées dans un mappage direct contiennent un nom de chemin absolu comme clé (au lieu des noms de chemin relatifs utilisés pour les mappages indirects).
Prise en charge des montages et démontages « lazy »
Les entrées de mappage à multiples montages décrivent une hiérarchie de points de montage sous une clé unique. Un bon exemple de ceci est le mappage -hosts, couramment utilisé pour effectuer le montage automatique de tous les exports à partir d'un hôte sous /net/host en tant qu'entrée de mappage à multiples montages. Lors de l'utilisation du mappage -hosts, la commande ls de /net/host montera les montages de déclencheurs autofs de chaque export de l'hôte. Ceux-ci seront ensuite montés et expireront au fur et à mesure que l'on y accédera. Ceci peut grandement réduire le nombre de montages actifs nécessaires lors de l'accession à un serveur avec un grand nombre d'exports.
Prise en charge LDAP améliorée
Le fichier de configuration autofs (/etc/sysconfig/autofs) offre un mécanisme pour spécifier le schéma autofs implémenté par un site, éliminant ainsi le besoin de déterminer ceci intuitivement dans l'application. En outre, les liaisons authentifiées sur le serveur LDAP sont désormais prises en charge, en utilisant la plupart des mécanismes pris en charge par les implémentations de serveurs LDAP courantes. Un nouveau fichier de configuration a été ajouté pour cette prise en charge : /etc/autofs_ldap_auth.conf. La configuration par défaut explique bien les choses et utilise un format XML.
Utilisation correcte de la configuration « Name Service Switch » (nsswitch).
Le fichier de configuration du « Name Service Switch » existe pour fournir un moyen de déterminer d'où proviennent des données de configuration spécifiques. Le but de cette configuration est d'offrir aux administrateurs la flexibilité d'utiliser la base de données d'arrière-plan de leur choix, tout en conservant une interface logiciel uniforme pour accéder aux données. Malgré le fait qu'automounter version 4 gère de mieux en mieux la configuration NSS, celui-ci ne la gère pas totalement. En revanche, Autofs version 5 offre une implémentation totale.
Veuillez consulter man nsswitch.conf pour obtenir des informations supplémentaires sur la syntaxe prise en charge de ce fichier. Toutes les bases de données NSS ne sont pas des sources de mappage valides et l'analyseur rejettera celles qui ne sont pas valides. Les sources valides incluent les fichiers, yp, nis, nisplus, ldap, et hesiod.
Entrées multiples de mappage principal par point de montage autofs
Une chose fréquemment utilisée mais qui n'a pas encore été mentionnée est la gestion de multiples entrées de mappage principal pour le point de montage direct /-. Les clés de mappage de chaque entrée sont fusionnées et se comportent comme une seule carte.

Exemple 8.2. Entrées multiples de mappage principal par point de montage autofs

Ci-dessous figure un exemple des mappages de test connectathon pour les montages directs :
/- /tmp/auto_dcthon
/- /tmp/auto_test3_direct
/- /tmp/auto_test4_direct
 

8.4.2. Configuration autofs

/etc/auto.master est le fichier de configuration principal pour automounter, également appelé mappage principal, ce qui peut être modifié comme décrit dans la Section 8.4.1, « Améliorations de autofs Version 5 par rapport à la Version 4 ». Le mappage principal répertorie les points de montage du système contrôlé par autofs, ainsi que leurs fichiers de configuration ou sources réseau correspondants, également appelés cartes automount. Le format du mappage principal est comme suit :
mount-point map-name options
Les variables utilisées dans ce format sont les suivantes :
mount-point
Point de montage autofs, par exemple /home.
map-name
Nom d'une source de mappage qui contient une liste de points de montage, et l'emplacement du système de fichiers à partir duquel ces points de montage doivent être montés. La syntaxe d'une entrée de mappage est décrite ci-dessous.
options
Si fournies, celles-ci seront applicables à toutes les entrées du mappage donné, à condition qu'elles ne possèdent pas elles-même d'options spécifiées. Ce comportement est différent de celui d'autofs version 4, où les options étaient cumulatives. Cela a été modifié afin d'implémenter une compatibilité d'environnements mélangés.

Exemple 8.3. Fichier /etc/auto.master

Ci-dessous figure l'exemple d'une ligne du fichier /etc/auto.master (affiché en saisissant cat /etc/auto.master) :
/home /etc/auto.misc
Le format général des mappages est similaire à celui du mappage principal, cependant, les « options » apparaissent entre le point de montage et l'emplacement au lieu de se situer à la fin de l'entrée, comme c'est le cas dans le mappage principal :
mount-point   [options]   emplacement
Les variables utilisées dans ce format sont les suivantes :
mount-point
Référence au point de montage autofs. Il peut s'agir d'un nom de répertoire unique pour un montage indirect ou du chemin complet du point de montage pour les montages directs. Chaque clé d'entrée de mappage direct et indirect (mount-point above) peut être suivie d'une liste de répertoires décalés (les noms de sous-répertoires commencent tous par le caractère « / ») séparés par des virgules, en faisant ainsi une entrée à montages multiples.
options
Lorsqu'elles sont fournies, celles-ci servent d'options de montage pour les entrées de mappage ne spécifiant pas leurs propres options.
emplacement
Ceci fait référence à un emplacement de système de fichiers, tel qu'un chemin de système de fichiers local (précédé par le caractère d'échappement du format de mappage Sun « : » pour les noms de mappage commençant par une barre oblique « / »), un système de fichiers NFS, ou tout autre emplacement de système de fichiers valide.
Ci-dessous figure un exemple du contenu d'un fichier de mappage (par exemple, /etc/auto.misc) :
payroll -fstype=nfs personnel:/dev/hda3
sales -fstype=ext3 :/dev/hda4
La première colonne dans un fichier de mappage indique le point de montage autofs (sales et payroll provenant du serveur nommé personnel). La seconde colonne indique les options du montage autofs tandis que la troisième colonne indique la source du montage. Selon la configuration ci-dessus, les points de montage autofs seront nommés /home/payroll et /home/sales. L'option -fstype= est souvent omise et n'est généralement pas utile au bon fonctionnement de ce fichier.
Automounter créera les répertoires s'ils n'existent pas. S'ils existaient avant le démarrage d'Automounter, alors Automounter ne les supprimera pas lors de sa fermeture. Vous pouvez démarrer ou redémarrer le démon Automount en exécutant l'une des deux commandes suivantes :
  • service autofs start (si le démon automount est à l'arrêt)
  • service autofs restart
Lors de l'utilisation de la configuration ci-dessus, si un processus requiert l'accès à un répertoire autofs non monté, tel que /home/payroll/2006/July.sxc, le démon automount monte automatiquement le répertoire. Si un délai d'expiration a été spécifié et qu'aucun accès au répertoire n'est effectué pendant cette période, alors le répertoire sera automatiquement démonté.
Vous pouvez afficher le statut du démon automount en exécutant la commande suivante :
#  service autofs status

8.4.3. Remplacer ou augmenter les fichiers de configuration du site

Il peut être utile de remplacer les valeurs de site par défaut par un point de montage spécifique sur un système client. Par exemple, veuillez envisager les conditions suivantes :
  • Les mappages Automounter sont stockés dans le système d'informations réseau (ou NIS) et le fichier /etc/nsswitch.conf contient la directive suivante :
    automount:    files nis
  • Ci-dessous figure le contenu du fichier auto.master :
    +auto.master
  • Ci-dessous figure le contenu du fichier de mappage auto.master du NIS :
    /home auto.home
  • Ci-dessous figure le contenu du mappage auto.home du NIS :
    beth        fileserver.example.com:/export/home/beth
    joe        fileserver.example.com:/export/home/joe
    *       fileserver.example.com:/export/home/&
  • Le fichier de mappage /etc/auto.home n'existe pas.
Dans ces conditions, supposons que le système client doive remplacer le mappage NIS auto.home et monter les répertoires d'accueil du montage à partir d'un serveur différent. Dans ce cas, le client devra utiliser le mappage /etc/auto.master suivant :
/home ­/etc/auto.home
+auto.master
Le mappage /etc/auto.home contient l'entrée :
*    labserver.example.com:/export/home/&
Comme automounter ne traite que la première occurrence d'un point de montage, /home contiendra le contenu de /etc/auto.home au lieu de celui du mappage NIS auto.home.
Alternativement, pour augmenter le mappage global auto.home du site avec quelques entrées uniquement, veuillez créer un mappage du fichier /etc/auto.home et y inclure les nouvelles entrées. À la fin, veuillez inclure le mappage NIS auto.home. Ainsi, le mappage du fichier /etc/auto.home sera similaire à :
mydir someserver:/export/mydir
+auto.home
Avec le mappage NIS auto.home répertorié ci-dessus, ls /home retournera :
beth joe mydir
Ce dernier exemple fonctionne comme prévu car autofs n'inclut pas le contenu d'un mappage de fichier du même nom que celui qu'il lit. Ainsi, autofs se déplace vers la prochaine source de mappage de la configuration nsswitch.

8.4.4. Utiliser LDAP pour stocker des mappages Automounter

Les bibliothèques de clients LDAP doivent être installées sur tous les systèmes configurés pour récupérer les mappages automounter de LDAP. Sur Red Hat Enterprise Linux, le paquet openldap devrait être installé automatiquement en tant que dépendance d'automounter. Pour configurer l'accès LDAP, veuillez modifier /etc/openldap/ldap.conf. Assurez-vous que les valeurs BASE, URI, et schémas soient définies correctement pour votre site.
Le schéma le plus récemment établi pour stocker des mappages Automount dans LDAP est décrit par rfc2307bis. Pour utiliser ce schéma, il est nécessaire de le définir dans la configuration autofs (/etc/sysconfig/autofs) en supprimant les caractères de commentaires de la définition du schéma. Par exemple :

Exemple 8.4. Paramétrer la configuration autofs

DEFAULT_MAP_OBJECT_CLASS="automountMap"
DEFAULT_ENTRY_OBJECT_CLASS="automount"
DEFAULT_MAP_ATTRIBUTE="automountMapName"
DEFAULT_ENTRY_ATTRIBUTE="automountKey"
DEFAULT_VALUE_ATTRIBUTE="automountInformation"
Assurez-vous qu'il s'agisse bien des seules entrées du schéma qui ne soient pas des commentaires dans la configuration. automountKey remplace l'attribut cn dans le schéma rfc2307bis. Un LDIF d'un exemple de configuration est décrit ci-dessous :

Exemple 8.5. Configuration LDF

# extended LDIF
#
# LDAPv3
# base <> with scope subtree
# filter: (&(objectclass=automountMap)(automountMapName=auto.master))
# requesting: ALL
#

# auto.master, example.com
dn: automountMapName=auto.master,dc=example,dc=com
objectClass: top
objectClass: automountMap
automountMapName: auto.master

# extended LDIF
#
# LDAPv3
# base <automountMapName=auto.master,dc=example,dc=com> with scope subtree
# filter: (objectclass=automount)
# requesting: ALL
#

# /home, auto.master, example.com
dn: automountMapName=auto.master,dc=example,dc=com
objectClass: automount
cn: /home

automountKey: /home
automountInformation: auto.home

# extended LDIF
#
# LDAPv3
# base <> with scope subtree
# filter: (&(objectclass=automountMap)(automountMapName=auto.home))
# requesting: ALL
#

# auto.home, example.com
dn: automountMapName=auto.home,dc=example,dc=com
objectClass: automountMap
automountMapName: auto.home

# extended LDIF
#
# LDAPv3
# base <automountMapName=auto.home,dc=example,dc=com> with scope subtree
# filter: (objectclass=automount)
# requesting: ALL
#

# foo, auto.home, example.com
dn: automountKey=foo,automountMapName=auto.home,dc=example,dc=com
objectClass: automount
automountKey: foo
automountInformation: filer.example.com:/export/foo

# /, auto.home, example.com
dn: automountKey=/,automountMapName=auto.home,dc=example,dc=com
objectClass: automount
automountKey: /
automountInformation: filer.example.com:/export/&

8.5. Options de montage NFS courantes

Hormis le montage d'une système de fichiers avec NFS sur un hôte distant, il est également possible de spécifier d'autres options lors du montage afin de rendre l'utilisation du partage monté plus facile. Ces options peuvent être utilisées avec des commandes mount, des paramètres /etc/fstab, et avec autofs.
Les options suivantes sont communément utilisées pour effectuer des montages NFS :
intr
Permet aux requêtes NFS d'être interrompues si le serveur tombe en panne ou ne peut pas être contacté.
lookupcache=mode
Spécifie la manière par laquelle le noyau va gérer le cache de ses entrées de répertoire pour un point de montage donné. Les arguments valides de mode sont all (« tout »), none(« rien »), ou pos/positive.
nfsvers=version
Spécifie la version du protocole NFS à utiliser, où version est égal à 2, 3, ou 4. Ceci est utile pour les hôtes qui exécutent de multiples serveurs NFS. Si aucune version n'est spécifiée, NFS utilise le numéro de version le plus haut pris en charge par le noyau et la commande mount.
L'option vers est identique à nfsvers et est incluse dans cette version pour des raisons de compatibilité.
noacl
Annule tout traitement d'ACL. Ce paramètre peut être nécessaire lors d'interactions avec des versions plus anciennes de Red Hat Enterprise Linux, Red Hat Linux, ou Solaris, car les technologies ACL les plus récentes ne sont pas compatibles avec des systèmes plus anciens.
nolock
Désactive le verrouillage de fichiers. Ce paramètre est occasionnellement requis lors des connexions aux serveurs NFS plus anciens.
noexec
Empêche l'exécution de binaires sur des systèmes de fichiers montés. Ceci est utile si le système monte un système de fichiers Linux contenant des binaires incompatibles.
nosuid
Désactive les bits set-user-identifier ou set-group-identifier. Ceci empêche les utilisateurs distants de gagner des privilèges plus élevés en exécutant un programme setuid.
port=num
port=num — Spécifie la valeur numérique du port du serveur NFS. Si num est égal à 0 (valeur par défaut), alors mount interrogera le service rpcbind de l'hôte distant sur le numéro de port à utiliser. Si le démon NFS de l'hôte distant n'est pas enregistré avec son service rpcbind, le numéro de port NFS standard TCP 2049 sera alors utilisé.
rsize=num et wsize=num
Ces paramètres accélèrent les communications NFS pour les lectures (rsize) et les écritures (wsize) en définissant une taille de bloc de données plus importante (num, en octets) à transférer. Soyez prudent lorsque vous modifiez ces valeurs car certains noyaux Linux et cartes réseau ne fonctionnent pas bien avec des tailles de bloc plus importantes. Dans NFSv3, les valeurs par défaut des deux paramètres est définie à 8192. Dans NFSv4, les valeurs par défaut des deux paramètres est définie à 32768.
sec=mode
Sa valeur par défaut est sec=sys, qui utilise les UID et GID UNIX. Ils utilisent AUTH_SYS to authentifier les opérations NFS.
sec=krb5 utilise Kerberos V5 à la place d'UID et GID UNIX locaux pour authentifier les utilisateurs.
sec=krb5i utilise Kerberos V5 pour authentifier les utilisateurs et vérifie l'intégrité des opérations NFS en utilisant des checksums sécurisés pour empêcher toute altération de données.
sec=krb5p utilise Kerberos V5 pour l'authentification d'utilisateurs, les vérifications d'integrité, et chiffre le trafic NFS pour empêcher le reniflage du trafic. Ce paramètre est le plus sécurisé, mais il implique également une surcharge des performances plus importante.
tcp
Ordonne au montage NFS d'utiliser le protocole TCP.
udp
Ordonne au montage NFS d'utiliser le protocole UDP.
Pour obtenir la liste complète des options ainsi que leurs informations détaillées, veuillez consulter man mount et man nfs.

8.6. Démarrage et arrêt NFS

Pour exécuter un serveur NFS, le service rpcbind[1] doit être en cours d'exécution. Pour vérifier que rpcbind soit effectivement actif, veuillez utiliser la commande suivante :
# systemctl status rpcbind
Si le service rpcbind est en cours d'exécution, alors le service nfs peut être lancé. Pour démarrer un serveur NFS, veuillez utiliser la commande suivante :
# systemctl start nfs
Pour permettre à NFS de démarrer à l'amorçage, utiliser la commande suivante :
# systemctl enable nfs-server

Note

Dans NFSv3, si NFS est configuré pour démarrer à l'amorçage, le service nfs-lock doit être activé. Dans Red Hat Enterprise Linux 7.1 et versions supérieures, nfs-lock démarre automatiquement si nécessaire, et si une tentative de le démarrer manuellement a échoue. Dans Red Hat Enterprise Linux 7.0, vérifier le statut en exécutant systemctl status nfs-lock. Si le service nfs-lock n'est pas activé, exécutez systemctl start nfs-lock. Pour configurer nfs-lock à démarrer automatiquement à l'amorçage dans Red Hat Enterprise Linux 7.0, exécutez systemctl enable nfs-lock.
Pour arrêter le serveur, veuillez utiliser :
    # systemctl stop nfs
L'option restart est une façon rapide d'arrêter, puis de redémarrer NFS. Cette manière est la plus efficace pour que les changements de configuration puissent prendre effet après avoir modifié le fichier de configuration pour NFS. Pour redémarrer le serveur, veuillez saisir :
    # systemctl restart nfs
Une fois que vous aurez modifié le fichier /etc/sysconfig/nfs, redémarrez le service nfs-config en exécutant la commande suivante pour que les nouvelles valeurs puissent prendre effet :
    # systemctl restart nfs-config
La commande try-restart ne démarre nfs que s'il est en cours d'exécution. Cette commande équivaut à condrestart (conditional restart) dans les scripts init de Red Hat et est utilisée car elle ne démarre pas le démon si NFS n'est pas en cours d'exécution.
Pour redémarrer le serveur de façon conditionnelle, saisir :
    # systemctl try-restart nfs
Pour recharger le fichier de configuration du serveur NFS sans redémarrer le service, veuillez saisir :
    # systemctl reload nfs

8.7. Configuration du serveur NFS

Il existe deux manières de configurer les exportations sur un serveur NFS :
  • La configuration manuelle du fichier de configuration NFS /etc/exports, et
  • à l'aide de la ligne de commande, en utilisant la commande exportfs

8.7.1. Fichier de configuration /etc/exports

Le fichier /etc/exports contrôle quels systèmes de fichiers sont exportés vers des hôtes distants et spécifie les options. Les règles de syntaxes suivantes sont observées :
  • Les lignes vides sont ignorées.
  • Pour ajouter un commentaire, commencez la ligne par le caractère dièse (#).
  • Pour les longues lignes, il est possible d'effectuer des retours à la ligne avec une barre oblique inversée (\).
  • Chaque système de fichiers exporté devrait se trouver sur une ligne individuelle.
  • Toute liste d'hôtes non autorisés placée après un système de fichiers exporté doit être séparée par des caractères d'espace.
  • Les options de chaque hôte doivent être placées directement après l'identifiant de l'hôte, sans espace séparant l'hôte et la première parenthèse.
Chaque entrée de système de fichiers exporté possède la structure suivante :
export host(options)
La structure mentionnée ci-dessus utilise les variables suivantes :
export
Répertoire en cours d'exportation
host
Hôte ou réseau sur lequel l'exportation est partagée
options
Options à utiliser pour l'hôte
Il est également possible de spécifier plusieurs hôtes avec des options spécifiques pour chacun d'entre eux. Pour ceci, veuillez les répertorier sur la même ligne en tant que liste séparée par des espaces, en veillant à ce que chaque nom d'hôte soit bien suivi par ses options respectives (entre parenthèses), comme suit :
export host1(options1) host2(options2) host3(options3)
Pour obtenir des informations sur les différentes méthodes de spécification de noms d'hôtes, veuillez consulter la Section 8.7.4, « Formats des noms d'hôtes ».
Sous sa forme la plus simple, le fichier /etc/exports spécifie uniquement le répertoire exporté et les hôtes autorisés à y accéder, comme dans l'exemple suivant :

Exemple 8.6. Fichier /etc/exports

/exported/directory bob.example.com
Ici, bob.example.com peut monter /exported/directory/ à partir du serveur NFS. Comme aucune autre fonction n'est spécifiée dans cet exemple, NFS utilisera les paramètres par défaut.
Les paramètres par défaut sont les suivants :
ro
Le système de fichiers exporté est accessible en lecture seule. Les hôtes distants ne peuvent pas modifier les données partagées sur le système de fichiers. Pour autoriser des hôtes à effectuer des modifications sur le système de fichiers (par exemple, lecture/écriture), veuillez spécifier l'option rw.
sync
Le serveur NFS ne répondra pas aux requêtes effectuées avant que les changements demandés par les requêtes précédentes soient écrits sur disque. Sinon, pour activer les écritures asynchrones, veuillez spécifier l'option async.
wdelay
Le serveur NFS retardera l'écriture sur disque s'il suspecte qu'une autre requête d'écriture est imminente. Ceci peut améliorer les performances car il y a une réduction du nombre d'accès au disque par le biais de commandes d'écriture séparées, réduisant ainsi également l'alourdissement des écritures. Pour désactiver ce comportement, veuillez spécifier no_wdelay. no_wdelay est uniquement disponible si l'option par défaut sync est également spécifiée.
root_squash
Ceci empêche les utilisateurs root connectés à distance (et non locaux) d'avoir des privilèges root. Au lieu de cela, le serveur NFS leurs assignera l'ID d'utilisateur nfsnobody. Ceci « écrasera » (ou réduira) les capacités de l'utilisateur root à celles d'un utilisateur local du plus bas niveau possible, empêchant ainsi toute écriture non autorisée sur le serveur distant. Pour désactiver l'écrasement root, veuillez spécifier no_root_squash.
Pour écraser tous les utilisateurs distants (y compris les utilisateurs root), utilisez all_squash. Pour spécifier les ID des groupes et des utilisateurs que le serveur NFS devrait assigner à des utilisateurs distants à partir d'un hôte en particulier, veuillez utiliser les options anonuid et anongid respectives, comme suit :
export host(anonuid=uid,anongid=gid)
uid et gid sont les numéros d'ID d'utilisateur et les numéros d'ID de groupe respectifs. Les options anonuid et anongid vous permettent de créer un compte utilisateur et groupe spécifique que les utilisateurs NFS distants peuvent partager.
Par défaut, les listes de contrôle d'accès ou ACL (access control lists) sont prises en charge par NFS dans Red Hat Enterprise Linux. Pour désactiver cette fonctionnalité , veuillez spécifier l'option no_acl lorsque vous exportez le système de fichiers.
Chaque valeur par défaut de chaque système de fichiers exporté doit être explicitement remplacée. Par exemple, si l'option rw n'est pas spécifiée, alors le système de fichiers exporté est partagé en lecture seule. Ci-dessous figure un exemple de ligne de /etc/exports qui remplace deux options par défaut :
/another/exported/directory 192.168.0.3(rw,async)
Dans cet exemple, 192.168.0.3 peut monter /another/exported/directory/ en lecture/écriture et toutes les écritures sur disque seront asynchrones. Pour obtenir davantage d'informations sur les options d'export, veuillez consulter man exportfs.
D'autres options sont disponibles lorsqu'aucune valeur par défaut n'est spécifiée. Celles-ci incluent la possibilité de désactiver la vérification de sous-arborescence, autorise l'accès à partir de ports non-sécurisés et autorise les verrouillages non-sécurisés (nécessaires pour certaines implémentations de clients NFS plus anciennes). Veuillez consulter man exports pour obtenir davantage de détails sur ces options moins souvent utilisées.

Important

Le format du fichier /etc/exports est très précis, particulièrement au regard de l'utilisation du caractère espace. Rappelez-vous de toujours séparer les systèmes de fichiers exportés des hôtes et les hôtes les uns des autres avec un caractère espace. Toutefois, il ne devrait pas y avoir d'autres caractères espace dans le fichier, sauf sur les lignes de commentaire.
Par exemple, les deux lignes suivantes n'ont pas la même signification :
/home bob.example.com(rw) 
/home bob.example.com (rw)
La première ligne autorise aux utilisateurs de bob.example.com d'accéder en lecture/écriture au répertoire /home. La seconde ligne autorise les utilisateurs de bob.example.com de monter le répertoire en tant que lecture seule (par défaut), tandis que tout monde peut le monter en lecture/écriture.

8.7.2. Commande exportfs

Chaque système de fichiers exporté vers des utilisateurs distants avec NFS, ainsi que le niveau d'accès de ces systèmes de fichiers, sont répertoriés dans le fichier /etc/exports. Lorsque le service nfs démarre, la commande /usr/sbin/exportfs lance et lit ce fichier, passe le contrôle à rpc.mountd (si NFSv2 ou NFSv3 est utilisé) pour le processus de montage, puis à rpc.nfsd où les systèmes de fichiers seront ensuite disponibles aux utilisateurs distants.
Lorsqu'exécutée normalement, la commande /usr/sbin/exportfs permet à l'utilisateur root d'exporter ou d'annuler l'exportation des répertoires de manière sélective, sans redémarrer le service NFS. Lorsque les bonnes options sont passées, la commande /usr/sbin/exportfs écrit les systèmes de fichiers exportés sur /var/lib/nfs/xtab. Comme rpc.mountd fait référence au fichier xtab lors de la décision d'octroi des privilèges d'accès à un système de fichiers, tout changement apporté à la liste des systèmes de fichiers exportés prendra effet immédiatement.
Ci-dessous figure une liste des options couramment utilisées disponibles pour /usr/sbin/exportfs :
-r
Cause à tous les répertoires répertoriés dans /etc/exports d'être exportés en construisant une nouvelle liste d'exports dans /etc/lib/nfs/xtab. Cette option réactualise la liste des exports avec les changements apportés à /etc/exports.
-a
Cause à tous les répertoires d'être exportés ou annule leur export, en fonction des autres options passées à /usr/sbin/exportfs. Si aucune autre option n'est spécifée, /usr/sbin/exportfs exportera tous les systèmes de fichiers spécifiés dans /etc/exports.
-o file-systems
Spécifie les répertoires à exporter qui ne sont pas répertoriés dans /etc/exports. Remplacez file-systems par les systèmes de fichiers supplémentaires à exporter. Ces systèmes de fichiers doivent être formatés de la même manière qu'ils sont spécifiés dans /etc/exports. Cette option est souvent utilisée pour tester un système de fichiers exporté avant de l'ajouter de manière permanente à la liste des systèmes de fichiers devant être exportés. Veuillez consulter Section 8.7.1, « Fichier de configuration /etc/exports » pour obtenir des informations supplémentaires sur la syntaxe /etc/exports.
-i
Ignore /etc/exports ; seules les options passées avec la ligne de commande sont utilisées pour définir les systèmes de fichiers exportés.
-u
Annule l'export de tous les répertoires partagés. La commande /usr/sbin/exportfs -ua suspend le partage NFS tout en laissant les démons NFS fonctionner. Pour réactiver le partage NFS, veuillez utiliser exportfs -r.
-v
Opération détaillée, les systèmes de fichiers dont l'export ou l'annulation de l'export est en cours sont affichés avec plus de détails lorsque la commande exportfs est exécutée.
Si aucune option n'est passée avec la commande exportfs, celle-ci affichera une liste des systèmes de fichiers actuellement exportés. Pour obtenir des informations supplémentaires sur la commande exportfs, veuillez consulter man exportfs.

8.7.2.1. Utiliser exportfs avec NFSv4

Avec Red Hat Enterprise Linux 7, aucune étape supplémentaire n'est requise pour configurer les exports NFSv4 car tous les systèmes de fichiers mentionnés sont automatiquement disponibles aux clients NFSv3 et NFSv4 qui utilisent le même chemin. Ce n'était pas le cas dans les versions précédentes.
Pour empêcher aux clients d'utiliser NFSv4, veuillez l'éteindre en définissant RPCNFSDARGS= -N 4 à /etc/sysconfig/nfs.

8.7.3. Exécuter NFS derrière un pare-feu

NFS requiert rpcbind, qui assigne dynamiquement des ports pour les services RPC et peut provoquer des problèmes avec la configuration des règles de pare-feu. Pour autoriser les clients à accéder aux partages NFS derrière un pare-feu, veuillez modifier le fichier /etc/sysconfig/nfs pour contrôler les ports sur lesquels les services RPC seront exécutés.
Le fichier /etc/sysconfig/nfs n'existe pas par défaut sur tous les systèmes. Si /etc/sysconfig/nfs n'existe pas, créez le et ajoutez les variables suivantes. Remplacez port par un numéro de port non utilisé. Si /etc/sysconfig/nfs existe déjà, modifiez les entrées selon les besoins :
RPCMOUNTDOPTS="-p port"
Cela ajoute "-p port" à la ligne de commande rpc.mount : rpc.mount -p port.
LOCKD_TCPPORT=port
Cela définit le port TCP pour nlockmgr.
LOCKD_UDPPORT=port
Cela définit le port UDP pour nlockmgr.
Si NFS ne démarre pas, vérifier /var/log/messages. Normalement, NFS échoue au démarrage si vous indiquez un numéro de port déjà utilisé. Une fois que vous aurez édité /etc/sysconfig/nfs, il vous faudra redémarrer le service nfs-config pour que les nouvelles valeurs puissent prendre effet dans Red Hat Enterprise Linux 7.2 et version antérieures, en exécutant :
# systemctl restart nfs-config
Puis, redémarrez le serveur NFS.
# systemctl restart nfs-server
Exécutez rpcinfo -p pour confirmer que les changements ont pris place.

Note

Pour autoriser les rappels NFSv4.0 à passer à travers les pare-feux, paramétrez /proc/sys/fs/nfs/nfs_callback_tcpport et autorisez le serveur à se connecter à ce port sur le client.
Ce processus n'est pas nécessaire pour NFSv4.1 ou ses versions supérieures, et les autres ports de mountd, statd, et lockd ne sont pas requis dans un environnement NFSv4 pure.

8.7.3.1. Découverte des exports NFS

Il existe deux manières de découvrir quels systèmes de fichiers sont exportés par un serveur NFS.
Premièrement, sur n'importe quel serveur qui prend en charge NFSv2 ou NFSv3, veuillez utiliser la commande showmount :
$ showmount -e myserver
Export list for mysever
/exports/foo
/exports/bar
Deuxièmement, sur n'importe quel serveur qui prend en charge NFSv4, montez le répertoire / et observez son contenu.
# mount myserver:/ /mnt/
#cd /mnt/
exports
# ls exports
foo
bar
Sur les serveurs prenant en charge NFSv4 et soit NFSv2, soit NFSv3, les deux méthodes fonctionneront et offriront les mêmes résultats.

Note

Sur les anciens serveurs NFS, avant Red Hat Enterprise Linux 6 et en fonction de leur configuration, il était possible d'exporter des systèmes de fichiers sur des clients NFSv4 sur différents chemins. Comme ces serveurs n'activent pas NFSv4 par défaut, ceci ne devrait pas poser de problème.

8.7.4. Formats des noms d'hôtes

L'hôte peut se trouver sous les formats suivants :
Machine unique
Un nom de domaine complet (pouvant être résolu par le serveur), un nom d'hôte (pouvant être résolu par le serveur), ou une adresse IP.
Série d'ordinateurs spécifiés avec des caractères génériques
Utilisez le caractère * ou ? pour spécifier une chaîne correspondante. Les caractères génériques ne doivent pas être utilisés avec les adresses IP. Cependant, cela peut fonctionner accidentellement si des recherches DNS inversées échouent. Lors de la spécification de caractères génériques dans des noms de domaine complets, les points (.) ne sont pas inclus dans la recherche. Par exemple, *.example.com inclut one.example.com mais n'inclut pas one.two.example.com.
Réseaux IP
Utilisez a.b.c.d/z, où a.b.c.d est le réseau et z est le nombre d'octets dans le masque réseau (par exemple, 192.168.0.0/24). Un autre format acceptable est a.b.c.d/netmask, où a.b.c.d est le réseau et netmask est le masque réseau (par exemple, 192.168.100.8/255.255.255.0).
Netgroups
Veuillez utiliser le format @group-name, où group-name est le nom du netgroup NIS.

8.7.5. NFS sur RDMA

Dans Red Hat Enterprise Linux 7, le service RDMA est automatique tant qu'il y a du matériel compatible avec RDMA présent dans la machine. Ainsi, la procédure ne devra être suivie que si le package RDMA suivant n'a pas été installé lors de l'intallation de la machine.

Procédure 8.1. Activez RDMA à partir du client

  1. Installez le package RDMA :
    # yum install rdma
  2. Recréer initramfs :
    # dracut -f
  3. Démarrez à nouveau.

8.8. Sécurisation de NFS

NFS est bien adapté au partage de systèmes de fichiers entiers avec un grand nombre d'hôtes connus de manière transparente. Cependant, cette facilité d'utilisation entraîne toute une variété de problèmes de sécurité potentiels. Prenez en considération les sections suivantes lorsque vous exportez des systèmes de fichiers NFS sur un serveur ou lorsque vous les montez sur un client. Cela minimisera les risques de sécurité NFS et protégera mieux les données sur le serveur.

8.8.1. Sécurité NFS avec AUTH_SYS et les contrôles d'export

Traditionnellement, NFS offrait deux options pour contrôler l'accès aux fichiers exportés.
Premièrement, le serveur contrôle quels hôtes sont autorisés à monter quels systèmes de fichiers, soit par adresse IP ou par nom d'hôte.
Puis le serveur applique les permissions du système de fichiers pour les utilisateurs des clients NFS de la même manière que pour les utilisateurs locaux. Traditionnellement, ceci est fait à l'aide d'AUTH_SYS (aussi appelé AUTH_UNIX), qui se fie au client pour indiquer l'UID et le GID de l'utilisateur. Soyez conscient que cela signifie qu'un client mal configuré ou malicieux pourrait facilement mal comprendre ceci et autoriser un utilisateur à accéder à des fichiers auxquels il ne devrait pas avoir accès.
Pour limiter les risques potentiels, les administrateurs autorisent souvent l'accès en lecture seule ou limitent les permissions utilisateur à un utilisateur et un ID de groupe communs. Malheureusement, ces solutions empêchent le partage NFS d'être utilisé comme prévu à l'origine.
En outre, si une personne mal intentionnée prenait contrôle du serveur DNS utilisé par le système exportant le système de fichiers NFS, le système associé à un nom d'hôte ou à un nom de domaine complet peut être dirigé vers un ordinateur non autorisé. À ce moment, l'ordinateur non autorisé devient le système autorisé à monter le partage NFS, puisqu'aucune information sur le nom d'utilisateur ou sur le mot de passe n'est échangée pour fournir une sécurité supplémentaire au montage NFS.
Les caractères génériques doivent être utilisés avec précaution lors de l'export de répertoires à travers NFS, car il est possible que l'étendue du caractère générique puisse englober davantage de systèmes que prévu.
Il est également possible de restreindre l'accès au service rpcbind[1] avec des enveloppes TCP. La création de règles avec iptables peut également limiter l'accès aux ports utilisés par rpcbind, rpc.mountd, et rpc.nfsd.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur la sécurisation de NFS et rpcbind, veuillez consulter man iptables.

8.8.2. Sécurité NFS avec AUTH_GSS

La sortie de NFSv4 a provoqué une révolution dans la sécurité NFS en mandatant l'implémentation de RPCSEC_GSS et du mécanisme GSS-API Kerberos version 5. Cependant, RPCSEC_GSS et le mécanisme Kerberos sont aussi disponibles pour toutes les versions de NFS. en mode FIPS, vous ne pouvez utiliser que les algorithmes autorisés par FIPS.
Avec le mécanisme Kerberos RPCSEC_GSS, le serveur ne dépend plus du client pour correctement représenter les utilisateurs qui accèdent au fichier, tout comme avec AUTH_SYS. Au lieu de cela, un chiffrement est utilisé pour authentifier les utilisateurs sur le serveur, empêchant ainsi à un client mal intentionné de prendre la place d'un utilisateur sans posséder les informations d'utilisation Kerberos de cet utilisateur. Il est également plus facile ainsi de sécuriser les montages sécurisés, puisqu'après que la configuration Kerberos a eu lieu, cela fonctionne sans modification supplémentaire.

Note

On considère qu'un serveur d'octroiement de ticket Kerberos (KDC) est correctement installé et configuré avant de procéder à la configuration du serveur NFSv4. Kerberos est un système d'authentification réseau qui permet aux clients et serveurs de s'authentifier à travers l'utilisation d'un chiffrement symétrique et d'une tierce partie de confiance, KDC. Pour obtenir des informations supplémentaires sur Kerberos, veuillez consulter Using Kerberos dans le guide System-Level Authentication Guide.
Pour paramétrer RPCSEC_GSS, veuillez utiliser la procédure suivante :

Procédure 8.2. Paramétrer RPCSEC_GSS

  1. Créez les principaux nfs/client.mydomain@MYREALM et nfs/server.mydomain@MYREALM.
  2. Ajoutez les clés correspondant aux onglets principaux pour le client et le serveur.
  3. Du côté serveur, veuillez ajouter sec=krb5:krb5i:krb5p à l'export. Pour continuer à autoriser AUTH_SYS, veuillez ajouter sec=krb5:krb5i:krb5p à la place.
  4. Du côté client, veuillez ajouter sec=krb5 (ou sec=krb5i, ou sec=krb5p, en fonction de l'installation) aux options de montage.
Pour obtenir des informations supplémentaires, comme les différences entre krb5, krb5i, et krb5p, veuillez consulter les pages man exports et nfs ou la Section 8.5, « Options de montage NFS courantes ».
Pour obtenir des informations supplémentaires sur le cadre de RPCSEC_GSS, y compris sur la manière par laquelle rpc.svcgssd et rpc.gssd interagissent, veuillez consulter http://www.citi.umich.edu/projects/nfsv4/gssd/.

8.8.2.1. Sécurité NFS avec NFSv4

NFSv4 inclut la prise en charge des ACL basée sur le modèle Microsoft Windows NT, et non sur le modèle POSIX, à cause des fonctionnalités et du déploiement global de ce dernier.
Une autre fonctionnalité importante de NFSv4 est la suppression de l'utilisation du protocole MOUNT pour monter les systèmes de fichiers. Ce protocole présentait des failles de sécurité possibles à cause de la manière par laquelle il traitait les identificateurs de fichiers.

8.8.3. Permissions de fichier

Une fois que le système de fichiers NFS est monté en lecture/écriture par un hôte distant, la seule protection que chaque fichier partagé possède sont ses permissions. Si deux utilisateurs partageant la même valeur d'ID d'utilisateur montent le même système de fichiers NFS, ils pourront chacun modifier les fichiers de l'autre. En outre, toute personne connectée en tant que root sur le système client peut utiliser la commande su - pour accéder à tous les fichiers du partage NFS.
Par défaut, les listes de contrôle d'accès (ACL) sont prises en charge par NFS sur Red Hat Enterprise Linux. Red Hat recommande de laisser cette fonctionnalité activée.
Par défaut, NFS utilise root squashing (« Écrasement root ») lors de l'exportation d'un système de fichiers. Ceci définit l'ID d'utilisateur de tout utilisateur root local accédant au partage NFS en tant que nobody (personne). Le root squashing est contrôlé par l'option par défaut root_squash. Pour obtenir des informations supplémentaires sur cette option, veuillez consulter Section 8.7.1, « Fichier de configuration /etc/exports ». Dans la mesure du possible, ne désactivez jamais le root squashing.
Lors de l'exportation d'un partage NFS en lecture seule, veuillez considérer l'utilisation de l'option all_squash. Cette option fait que tout utilisateur accédant au système de fichiers exporté prendra l'ID utilisateur de l'utilisateur nfsnobody.

8.9. NFS et rpcbind

Note

La section suivante s'applique uniquement aux implémentations NFSv3 qui nécessitent le service rpcbind pour une compatibilité ascendante.
L'utilitaire rpcbind[1] mappe les services RPC aux ports qu'ils écoutent. Les processus RPC notifient rpcbind lorsqu'ils démarrent, en enregistrant les ports qu'ils écoutent et les numéros de programme RPC qu'ils prévoient de servir. Le système client contacte ensuite rpcbind sur le serveur avec un numéro de programme RPC particulier. Le service rpcbind redirige le client vers le numéro de port correct afin de pouvoir communiquer avec le service requis.
Comme les services basés RPC se fient à rpcbind pour effectuer toutes les connexions avec les requêtes client entrantes, rpcbind doit être disponible avant que ces services ne démarrent.
Le service rpcbind utilise des enveloppes TCP pour le contrôle d'accès, les règles de contrôle d'accès de rpcbind affectent tous les services basés RPC. De manière alternative, il est possible de spécifier les règles de contrôle d'accès de chacun des démons RPC NFS. Les pages man de rpc.mountd et rpc.statd contiennent des informations concernant la syntaxe précise de ces règles.

8.9.1. Résolution des problèmes NFS et rpcbind

Comme rpcbind[1] fournit la coordination entre les services RPC et les numéros de port utilisés pour communiquer avec ceux-ci, il est utile d'afficher le statut des services RPC en cours à l'aide de rpcbind lors des résolutions de problèmes. La commande rpcinfo affiche chaque service basé RPC avec les numéros de port, un numéro de programme RPC, un numéro de version, et un type de protocole IP (TCP ou UDP).
Pour vous assurer que les bons services NFS basés RPC soient activés pour rpcbind, veuillez saisir la commande suivante :
# rpcinfo -p

Exemple 8.7. Sortie de la comande rpcinfo -p

Ci-dessous figure un exemple de sortie de cette commande :
program vers proto  port service
      100021    1   udp  32774  nlockmgr
      100021    3   udp  32774  nlockmgr
      100021    4   udp  32774  nlockmgr
      100021    1   tcp  34437  nlockmgr
      100021    3   tcp  34437  nlockmgr
      100021    4   tcp  34437  nlockmgr
      100011    1   udp    819  rquotad
      100011    2   udp    819  rquotad
      100011    1   tcp    822  rquotad
      100011    2   tcp    822  rquotad
      100003    2   udp   2049  nfs
      100003    3   udp   2049  nfs
      100003    2   tcp   2049  nfs
      100003    3   tcp   2049  nfs
      100005    1   udp    836  mountd
      100005    1   tcp    839  mountd
      100005    2   udp    836  mountd
      100005    2   tcp    839  mountd
      100005    3   udp    836  mountd
      100005    3   tcp    839  mountd
Si l'un des services NFS ne démarre pas correctement, rpcbind sera incapable de mapper les requêtes RPC des clients de ce service sur le bon port. Dans de nombreux cas, si NFS n'est pas présent dans la sortie rpcinfo, redémarrer NFS entraînera le bon enregistrement du service avec rpcbind et le début de son fonctionnement.
Veuillez consulter la page man rpcinfo pour obtenir des informations supplémentaires ainsi qu'une liste de ses options.

8.10. Références

Administrer un serveur NFS peut être un défi. Beaucoup d'options, dont un grand nombre ne sont pas mentionnées dans ce chapitre, sont disponibles pour exporter ou monter des partages NFS. Veuillez consulter les sources suivantes pour obtenir davantage d'informations.

Documentation installée

  • man mount — offre une vue d'ensemble complète sur les options de montage pour les configurations du serveur NFS et du client NFS.
  • man fstab — fournit des détails sur le format du fichier /etc/fstab utilisé pour monter les systèmes de fichiers lors du démarrage.
  • man nfs — fournit des détails sur les options de montage et d'exportation des systèmes de fichiers spécifiques à NFS.
  • man exports — affiche les options courantes utilisées dans le fichier /etc/exports lors de l'exportation de systèmes de fichiers NFS.

Sites Web utiles



[1] The rpcbind service replaces portmap, which was used in previous versions of Red Hat Enterprise Linux to map RPC program numbers to IP address port number combinations. For more information, refer to Section 8.1.1, « Services requis ».

Chapitre 9. FS-Cache

FS-Cache est un cache local persistant qui peut être utilisé par les systèmes de fichiers pour prendre les données récupérées sur le réseau et les mettre en cache sur le disque local. Ceci permet de minimiser le trafic réseau pour les utilisateurs accédant aux données à partir d'un système de fichiers monté sur le réseau (par exemple NFS).
Le diagramme suivant est une illustration de haut niveau du fonctionnement de FS-Cache :
Aperçu de FS-Cache

Figure 9.1. Aperçu de FS-Cache

FS-Cache est conçu pour être aussi transparent que possible aux utilisateurs et administrateurs d'un système. Contrairement à cachefs sur Solaris, FS-Cache permet à un système de fichiers d'interagir directement avec le cache local d'un client sans créer de système de fichiers surmonté. Avec NFS, une option de montage ordonne au client de monter le partage NFS avec FS-cache activé.
FS-Cache n'altère pas les opérations de base d'un système de fichiers qui fonctionne sur le réseau - il offre simplement à ce système de fichiers un emplacement permanent dans lequel ses données peuvent être mises en cache. Par exemple, un client peut toujours monter un partage NFS, que FS-Cache soit activé ou non. En outre, NFS caché peut gérer des fichiers qui sont trop grands pour le cache (que ce soit le cas individuellement ou collectivement), car les fichiers peuvent être mis en cache de manière partielle et n'ont pas besoin d'être lus directement. FS-Cache cache aussi toutes les erreurs d'E/S se produisant dans le cache provenant du pilote du système de fichiers client.
Pour fournir ses services de mise en cache, FS-Cache a besoin d'un backend de cache. Un backend de cache est un pilote de stockage configuré pour offrir des services de mise en cache (c'est-à-dire des cachefiles). Dans ce cas, FS-Cache requiert un système de fichiers monté basé sur blocs, qui prendrait en charge bmap et des attributs étendus (par exemple ext3) en tant que backend de cache.
FS-Cache ne peut pas mettre en cache n'importe quel système de fichiers arbitrairement, que ce soit via le réseau ou autrement : le pilote du système de fichiers partagé doit être altéré afin de permettre des interactions avec FS-Cache, le stockage ou le récupération de données, et le paramétrage et la validation de métadonnées. FS-Cache a besoin de clés d'indexation et de données de cohérence du système de fichiers mis en cache afin de prendre en charge la persistance : les clés d'indexation pour faire correspondre les objets de systèmes de fichiers avec les objets du cache, et les données de cohérence pour déterminer sur les objets du cache sont toujours valides.

Note

Dans Red Hat Enterprise Linux 7, cachefilesd n'est pas installé par défaut et doit donc être installé manuellement.

9.1. Garantie des performances

FS-Cache ne garantit pas de performances améliorées, cependant, des performances cohérentes sont assurées en évitant la congestion du réseau. L'utilisation d'un backend de cache provoque des pénalités de performances : par exemple, des partages NFS mis en cache ajoutent des accès du disque aux recherches à travers plusieurs réseaux. Malgré le fait que FS-Cache tente autant que possible de rester asynchrone, certains chemins seront synchronisés (par exemple les lectures) lorsque cela n'est pas possible.
Par exemple, l'utilisation de FS-Cache pour mettre en cache un partage NFS entre deux ordinateurs sur un réseau GigE vide ne démontrera aucune amélioration des performances sur l'accès aux fichiers. En revanche, les requêtes NFS seront satisfaites plus rapidement à partir de la mémoire serveur qu'à partir du disque local.
Ainsi, l'utilisation de FS-Cache est un compromis entre divers facteurs. Si par exemple, FS-Cache est utilisé pour mettre le trafic NFS en cache, le client pourrait en être quelque peu ralenti, mais la charge du réseau et du serveur seront très fortement réduites en satisfaisant les requêtes de lecture localement, sans consommer de bande réseau.

9.2. Paramétrer un cache

Actuellement, Red Hat Enterprise Linux 7 fournit uniquement le backend de mise en cache cachefiles. Le démon cachefilesd initialise et gère cachefiles. Le fichier /etc/cachefilesd.conf contrôle la manière par laquelle cachefiles fournit ses services de mise en cache. Pour configurer un backend de cache de ce type, le paquet cachefilesd doit être installé.
Le premier paramètre à configurer dans un backend de cache est le répertoire à utiliser en tant que cache. Pour le configurer, veuillez utiliser le paramètre suivant :
$ dir /path/to/cache
Habituellement, le répertoire du backend du cache est défini dans /etc/cachefilesd.conf en tant que /var/cache/fscache, comme suit :
$ dir /var/cache/fscache
FS-Cache stockera le cache dans le système de fichiers qui héberge /path/to/cache. Sur un ordinateur portable, il est conseillé d'utiliser le système de fichiers root (/) en tant que système de fichier hôte, mais pour un ordinateur de bureau, il serait plus prudent de monter une partition de disque spécifiquement pour le cache.
Les systèmes de fichiers qui prennent en charge les fonctionnalités requises par le backend de cache FS-Cache incluent les implémentations Red Hat Enterprise Linux 7 des systèmes de fichiers suivants :
  • ext3 (avec des attributs étendus activés)
  • ext4
  • BTRFS
  • XFS
Le système de fichiers hôte doit prendre en charge les attributs étendus définis par l'utilisateur ; FS-Cache utilise ces attributs pour stocker les informations de maintenance de cohérence. Pour activer les attributs étendus définis par l'utilisateur pour les systèmes de fichiers ext3 (c'est-à-dire device), veuillez utiliser :
# tune2fs -o user_xattr /dev/device
Alternativement, des attributs étendus pour un système de fichiers peuvent être activés au moment du montage, comme suit :
# mount /dev/device /path/to/cache -o user_xattr
Le backend du cache fonctionne en maintenant une certaine quantité d'espace libre sur la partition hébergeant le cache. Il agrandit et réduit le cache en réponse aux autres éléments du système utilisant de l'espace libre, le rendant ainsi sûr pour une utilisation sur le système de fichiers root (par exemple sur un ordinateur portable). FS-Cache définit les valeurs par défaut sur ce comportement, qui peut être configuré via les limites d'élimination de cache (« cache cull limits »). Pour obtenir des informations supplémentaires sur la configuration des limites d'élimination de cache, veuillez consulter Section 9.4, « Définir les limites d'élimination du cache ».
Une fois le fichier de configuration en place, lancez le démon cachefilesd :
# service cachefilesd start
Pour configurer cachefilesd pour être lancé lors du démarrage, veuillez exécuter la commande suivante en tant que root :
# chkconfig cachefilesd on

9.3. Utiliser le cache avec NFS

NFS n'utilisera pas le cache à moins d'en avoir reçu l'instruction spécifique. Pour configurer un montage NFS afin d'utiliser FS-Cache, veuillez inclure l'option -o fsc à la commande mount :
# mount nfs-share:/ /mount/point -o fsc
Tous les accès aux fichiers sous /mount/point passeront par le cache, sauf si le fichier est ouvert pour des E/S ou écritures directes (veuillez consulter Section 9.3.2, « Limitations des caches avec NFS » pour obtenir des informations supplémentaires). NFS indexe le contenu du cache à l'aide d'un gestionnaire de fichiers NFS, et non avec le nom du fichier ; cela signifie que les fichiers avec des liens physiques partagent le cache correctement.
La mise en cache est prise en charge dans les versions 2, 3 et 4 de NFS. Cependant, chaque version utilise différentes branches pour la mise en cache.

9.3.1. Partage de cache

Il existe plusieurs problèmes potentiels liés au partage de cache NFS. Comme le cache est persistant, des blocs de données dans le cache sont indexés sur une séquence de quatre clés :
  • Niveau 1 : Détails du serveur
  • Niveau 2 : Certaines options de montage, type de sécurité, FSID, uniquifier
  • Niveau 3 : Identificateur de fichier
  • Niveau 4 : Numéro de la page dans le fichier
Pour éviter les problèmes de gestion de cohérence entre superblocs, tous les superblocs NFS souhaitant mettre des données en cache possèdent des clés de Niveau 2 uniques. Normalement, deux montages NFS avec le même volume source et les mêmes options partageront un superbloc et partageront ainsi la mise en cache, même s'ils montent différents répertoires à l'intérieur de ce volume.

Exemple 9.1. Partager un cache

Exécutez les deux commandes mount suivantes :
mount home0:/disk0/fred /home/fred -o fsc
mount home0:/disk0/jim /home/jim -o fsc
Ici, /home/fred et /home/jim partageront probablement le superrbloc car ils possèdent les mêmes options, particulièrement s'ils proviennent du même volume ou de la même partition sur le serveur NFS (home0). Prenez en considération les deux commandes de montage suivantes :
mount home0:/disk0/fred /home/fred -o fsc,rsize=230
mount home0:/disk0/jim /home/jim -o fsc,rsize=231
Dans ce cas, /home/fred et /home/jim ne partageront pas le super bloc car leurs paramètres d'accès réseau sont différents, et ceux-ci font partie de la clé du Niveau 2. La même chose est valable pour la séquence de montage suivante :
mount home0:/disk0/fred /home/fred1 -o fsc,rsize=230
mount home0:/disk0/fred /home/fred2 -o fsc,rsize=231
Ici, le contenu des deux sous-arborescences (/home/fred1 et /home/fred2) seront mis en cache deux fois.
Une autre manière d'éviter le partage de superblocs est de le supprimer de manière explicite avec le paramètre nosharecache. Voici un exemple :
mount home0:/disk0/fred /home/fred -o nosharecache,fsc
mount home0:/disk0/jim /home/jim -o nosharecache,fsc
Dans ce cas, un superbloc seulement aura la permission d'utiliser le cache puisque rien ne permettra de distinguer les clés de Niveau 2 de home0:/disk0/fred et home0:/disk0/jim. Pour répondre à ce problème, veuillez ajouter un identifiant unique sur un des montages au moins, c-a-d fsc=unique-identifier. Par exemple :
mount home0:/disk0/fred /home/fred -o nosharecache,fsc
mount home0:/disk0/jim /home/jim -o nosharecache,fsc=jim
Ici, l'identifiant unique jim sera ajouté à la clé de Niveau 2 utilisée dans le cache pour /home/jim.

9.3.2. Limitations des caches avec NFS

Ouvrir un fichier à partir d'un système de fichiers partagé pour des E/S directes contournera automatiquement le cache. Cela se produit car ce type d'accès doit être effectué directement sur le serveur.
Ouvrir un fichier à partir d'un système de fichiers partagé pour écriture ne fonctionnera pas sur NFS version 2 et 3. Les protocoles de ces versions n'offrent pas suffisamment d'informations sur la gestion de la cohérence pour que le client puisse détecter une écriture simultanée sur le même fichier, mais provenant d'un autre client.
Ainsi, ouvrir un fichier à partir d'un système de fichiers partagé pour des E/S directes ou pour écriture videra la copie du cache du fichier. FS-Cache ne mettra pas le fichier en cache à nouveau jusqu'à ce qu'il ne soit plus ouvert pour des E/S directes ou des écritures.
En outre, cette version de FS-Cache met uniquement en cache les fichiers NFS normaux. FS-Cache ne mettra pas en cache les répertoires, liens symboliques, fichiers périphériques, FIFO et sockets.

9.4. Définir les limites d'élimination du cache

Le démon cachefilesd fonctionne en mettant en cache des données à distance provenant des systèmes de fichiers pour libérer de l'espace sur le disque. Cela pourrait potentiellement consommer tout l'espace libre, ce qui serait problématique si le disque héberge aussi la partition root. Pour contrôler ceci, cachefilesd tente de maintenir une certaine quantité d'espace libre en abandonnant certains anciens objets (c'est-à-dire qui n'ont pas été accédés depuis un certain temps) du cache. Ce comportement est aussi connu sous le nom de cache culling (élimination du cache).
L'élimination du cache se base sur le pourcentage des blocs et le pourcentage des fichiers disponibles dans le système de fichiers sous-jacent. Six limites sont contrôlées par des paramètres dans /etc/cachefilesd.conf :
brun N% (pourcentage de blocs), frun N% (pourcentage de fichiers)
Si la quantité d'espace libre et le nombre de fichiers disponibles dans le cache dépassent ces deux limites, alors l'élimination est désactivée.
bcull N% (pourcentage de blocs), fcull N% (pourcentage de fichiers)
Si la quantité d'espace disponible ou le nombre de fichiers dans le cache se trouve sous l'une de ces limites, alors l'élimination est lancée.
bstop N% (pourcentage de blocs), fstop N% (pourcentage de fichiers)
Si la quantité d'espace disponible ou le nombre de fichiers disponibles dans le cache se trouve sous l'une de ces limites, alors l'allocation d'espace disque ou de fichiers ne sera plus permise tant que l'élimination du cache n'aura pas fait que ces limites soient à nouveau dépassées.
La valeur par défaut de N pour chaque paramètre est comme suit :
  • brun/frun - 10%
  • bcull/fcull - 7%
  • bstop/fstop - 3%
Lors de la configuration de ces paramètres, ce qui suit doit être vrai (« True ») :
0 <= bstop < bcull < brun < 100
0 <= fstop < fcull < frun < 100
Il s'agit des pourcentages de l'espace et des fichiers disponibles et ceux-ci n'apparaissent pas en tant que 100 moins le pourcentage affiché par le programme df.

Important

L'élimination dépend des paires bxxx et fxxx simultanément ; elles ne peuvent pas être traitées séparément.

9.5. Informations statistiques

FS-Cache cnserve aussi des informations statistiques générales. Pour voir ces informations, veuillez utiliser :
cat /proc/fs/fscache/stats
Les statistiques de FS-Cache incluent des informations sur les points de décision et les compteurs d'objets. Pour obtenir des détails supplémentaires sur les statistiques fournies par FS-Cache, veuillez consulter le document sur le noyau suivant :
/usr/share/doc/kernel-doc-version/Documentation/filesystems/caching/fscache.txt

9.6. Références

Pour obtenir des informations supplémentaires sur cachefilesd et sur la manière de le configurer, veuillez consulter man cachefilesd et man cachefilesd.conf. Les documents sur le noyau suivants offrent également des informations supplémentaires :
  • /usr/share/doc/cachefilesd-version-number/README
  • /usr/share/man/man5/cachefilesd.conf.5.gz
  • /usr/share/man/man8/cachefilesd.8.gz
Pour obtenir des informations générales sur FS-Cache, y compris des détails sur ses contraintes de conception, les statistiques disponibles et les capacités, veuillez consulter le document sur le noyau suivant :
/usr/share/doc/kernel-doc-version/Documentation/filesystems/caching/fscache.txt

Partie II. Administration du stockage

La section Administration du stockage commence par des recommandations sur le stockage pour Red Hat Enterprise Linux 7. Des instructions concernant les partitions, la gestion de volumes logiques et les partitions swap s'ensuivent. Puis on abordera les quotas de disques et des systèmes RAID, ainsi que les fonctions des commandes de montage, volume_key et d'acls. Les réglages SSD, les barrières d'écriture, les limites des E/S et les systèmes sans disque seront aussi abordés. S'ensuivra un chapitre sur le stockage en ligne, puis finalement le mappage de périphériques multivoies et le stockage virtuel.
Veuillez utiliser la table des matières suivante pour explorer ces tâches d'administration du stockage.

Chapitre 10. Besoins de stockage à prendre en compte pendant l'installation

De nombreux paramètres de périphérique de stockage et de systèmes de fichiers peuvent uniquement être configurés pendant l'installation. Les autres paramètres, tels que le type de système de fichiers, peuvent uniquement être modifiés jusqu'à un certain moment à partir duquel il faudra effectuer un reformatage. Ainsi, il serait prudent de planifier votre configuration correctement avant d'installer Red Hat Enterprise Linux 7.
Ce chapitre traite des diverses choses à prendre en compte lors de la planification de la configuration du stockage de votre système. Pour des instructions d'installation (y compris la configuration du stockage pendant l'installation), veuillez consulter le Guide d'installation fourni par Red Hat.
Pour obtenir des informations sur ce que Red Hat prend en charge officiellement au niveau taille et limites de stockage, référez-vous à l'article http://www.redhat.com/resourcelibrary/articles/articles-red-hat-enterprise-linux-6-technology-capabilities-and-limits.

10.1. Considérations particulières

Cette section énumère plusieurs problèmes et facteurs à prendre en considération pour des configurations de stockage particulières.

Partitions séparées pour /home, /opt, /usr/local

S'il est probable que vous mettiez à niveau votre système dans le futur, veuillez placer /home, /opt, et /usr/local sur un périphérique séparé. Ceci vous permettra de reformater les périphériques ou systèmes de fichiers contenant le système d'exploitation tout en préservant vos données utilisateur et applications.

Périphériques DASD et zFCP sur IBM System Z

Sur la plateforme IBM System Z, les périphériques DASD et zFCP sont configurés via le mécanisme CCW (Channel Command Word). Les chemins CCW doivent être explicitement ajoutés au système, puis mis en ligne. Pour les périphériques DASD, cela signifie simplement que répertorier les numéros des périphériques (ou les plages des numéros des périphériques) en tant que paramètre DASD= dans la ligne de commande de démarrage ou dans un fichier de configuration CMS.
Pour les périphériques zFCP, vous devez répertorier le numéro de périphérique LUN (logical unit number) et le WWPN (world wide port name). Une fois le périphérique zFCP initialisé, il est mappé à un chemin CCW. Les lignes FCP_x= dans la ligne de commande de démarrage (ou dans un fichier de configuration CMS) vous permettent de spécifier ces informations pour l'installateur.

Chiffrer des périphériques blocs avec LUKS

Formater un périphérique bloc pour le chiffrer en utilisant LUKS/dm-crypt détruira tout formatage existant sur ce périphérique. Ainsi, vous devriez décider quels périphériques chiffrer avant que la configuration du stockage du nouveau système ne soit activée dans le cadre du processus d'installation.

Métadonnées RAID BIOS périmées

Déplacer un disque d'un système configuré pour RAID micrologiciel sans supprimer les métadonnées RAID du disque peut empêcher Anaconda de détecter le disque correctement.

Avertissement

La suppression des métadonnées RAID du disque peut potentiellement détruire toutes les données stockées. Red Hat vous recommande de faire une copie de sauvegarde de vos données avant de continuer.
Pour supprimer des métadonnées RAID du disque, veuillez utiliser la commande suivante :
dmraid -r -E /device/
Pour obtenir plus d'informations sur la gestion des périphériques RAID, veuillez consulter man dmraid et le Chapitre 17, Réseau redondant de disques indépendants (RAID, de l'anglais « Redundant Array of Independent Disks »).

Détection et configuration iSCSI

Pour la détection à chaud des disques iSCSI, veuillez les configurer dans le micrologiciel d'un NIC (« network interface card ») iBFT capable de démarrer. L'authentification CHAP des cibles iSCSI est prise en charge pendant l'installation. Cependant, la découverte iSNS n'est pas prise en charge pendant l'installation.

Détection et configuration FCoE

Pour la détection à chaud des disques FCoE (« Fibre-Channel over Ethernet »), veuillez les configurer dans le micrologiciel d'un NIC EDD capable de démarrer.

DASD

Les périphériques DASD (« Direct-access storage devices ») ne peuvent pas être ajoutés ou configurés pendant l'installation. De tels périphériques sont spécifiés dans le fichier de configuration CMS.

Périphériques bloc avec DIF/DIX activé

DIF/DIX est une fonctionnalité de checksum de matériel fournie par des adaptateurs de bus hôte SCSI et des périphériques bloc. Lorsque DIF/DIX est activé, des erreurs se produiront si le périphérique bloc est utilisé comme périphérique bloc à but général. Des E/S mises en mémoire tampon ou des E/S basées mmap(2) ne fonctionneront pas de manière stable, car il n'y a pas de verrouillage dans le chemin d'écriture en mémoire tampon pour empêcher les données en tampon d'être remplacées une fois que le checksum DIF/DIX est calculé.
Ceci provoquera l'échec ultérieur des E/S avec une erreur checksum. Ce problème est commun à tous les périphériques bloc (ou basés sur système de fichiers), E/S en mémoire tampon ou E/S mmap(2). Ainsi, il n'est pas possible de contourner les erreurs causées par ces remplacements.
Ainsi, les périphériques bloc activés DIF/DIX doivent uniquement être utilisés avec des applications qui utilisent O_DIRECT. De telles applications doivent utiliser le périphérique bloc brut. De manière alternative, il est également sûr d'utiliser le système de fichiers XFS sur un périphérique bloc activé DIF/DIX, tant que seules les E/S O_DIRECT soient passées à travers le système de fichiers. XFS est le seul système de fichiers qui ne se replie pas sur les E/S mises en mémoire tampon lorsqu'il effectue certaines opérations d'allocation.
La responsabilité de s'assurer que les données d'E/S ne changent pas une fois que le checksum DIF/DIX a été calculé est inhérente à l'application. Ainsi, seuls les applications conçues pour une utilisation avec les E/S O_DIRECT et le matériel DIF/DIX doivent utiliser DIF/DIX.

Chapitre 11. Vérification du système de fichiers (fsck)

La cohérence des systèmes de fichiers peut être vérifiée, et optionnellement réparée à l'aide d'outils de l'espace utilisateur spécifiques au système de fichiers. Ces outils sont souvent appelés les outils fsck, fsck est une version raccourcie de file system check (vérification du système de fichiers).

Note

Ces vérificateurs de systèmes de fichiers ne garantissent pas seulement la cohérence des métadonnées à travers le système de fichiers, mais ils n'ont pas connaissance des données contenues dans le système de fichiers et ne sont pas des outils de récupération de données.
Les incohérences de système de fichiers peuvent se produire pour diverses raisons, y compris mais non limitées aux erreurs de matériel, erreurs d'administration du stockage et aux bogues de logiciels.
Avant que les systèmes de fichiers de journalisation des métadonnées ne soient devenus communs, une vérification de système de fichiers était requise à chaque fois qu'un système tombait en panne ou perdait en puissance. Ceci était dû au fait qu'une mise à jour de système de fichiers pouvait avoir été interrompue, provoquant un état incohérent. Par conséquent, une vérification de système de fichiers était normalement exécutée sur chaque système de fichiers répertorié dans /etc/fstab au moment du démarrage. Pour les systèmes de fichiers journalisant, ceci consiste souvent en une très courte opération, car la journalisation des métadonnées du système de fichiers assure la cohérence des données même après une panne.
Cependant, des incohérences ou une corruption du système de fichiers peuvent se produire par moments, même pour les systèmes de fichiers qui effectuent une journalisation. Lorsque cela se produit, le vérificateur du système de fichiers doit être utilisé pour réparer le système de fichiers. Ci-dessous figurent les meilleures pratiques ainsi que d'autres informations utiles lorsque vous effectuez cette procédure.

Important

Red Hat ne recommande pas ceci, à moins que l'ordinateur ne démarre pas, que le système de fichiers soit extrêmement grand, ou que le système de fichiers se trouve sur un stockage distant. Il est possible de désactiver la vérification du système de fichiers lors du démarrage en paramétrant le sixième champ dans/etc/fstab sur 0.

11.1. Meilleures pratiques avec fsck

Habituellement, l'exécution de l'outil de vérification et de réparation de systèmes de fichiers peut au moins permettre de réparer automatiquement quelques-unes des incohérences trouvées. Dans certains cas, des inodes ou répertoires sérieusement endommagés peuvent être abandonnés s'ils ne peuvent pas être réparés. D'importantes modifications du système de fichiers peuvent se produire. Pour s'assurer que des changements inattendus ou indésirables ne soient pas appliqués de manière définitive, veuillez prendre les mesures de précaution suivantes :
Test à vide
La plupart des vérificateurs de systèmes de fichiers possèdent un mode opératoire qui vérifie mais ne répare pas le système de fichiers. Dans ce mode, le vérificateur imprimera toutes les erreurs qu'il trouvera et toutes les actions qu'il aurait effectuées sans pour autant modifier le système de fichiers.

Note

Les phase ultérieures de la vérification de cohérence peuvent imprimer des erreurs supplémentaires en découvrant les incohérences qui auraient pu être corrigées dans des phases antérieures si celles-ci avaient fonctionné en mode de réparation.
Opérer avant tout sur une image de système de fichiers
La plupart des systèmes de fichiers prennent en charge la création d'une image des métadonnées, une copie fragmentée du système de fichiers qui ne contient que les métadonnées. Comme les vérificateurs de système de fichiers opèrent uniquement sur les métadonnées, de telles images peuvent être utilisées pour effectuer le test à vide d'une réparation de système de fichiers, et pour évaluer les modifications qui seront ainsi effectuées. Si les modifications sont acceptables, alors la réparation pourra être effectuée sur le système de fichiers.

Note

Des systèmes de fichiers sévèrement endommagés peuvent causer des problèmes avec la création d'images de métadonnées.
Enregistrer une image de système de fichiers pour les vérifications du support technique
Une image des métadonnées du système de fichiers avant les réparations peut souvent se révéler utile pour les vérifications du support technique si cette corruption résulte d'un bogue de logiciel. Des schémas de corruption présents dans l'image pré-réparation peut aider lors de l'analyse de la cause principale.
Opérer sur les systèmes de fichiers non-montés uniquement
Une réparation de système de fichiers doit uniquement être exécutée sur un système de fichiers qui n'est pas monté. L'outil doit être le seul à avoir accès au système de fichiers ou des dommages supplémentaires pourraient être provoqués. La plupart des outils de systèmes de fichiers appliquent cette condition en mode de réparation, même si certains prennent uniquement en charge le mode de vérification seule sur un système de fichiers monté. Si le mode vérification-seule est exécuté sur un système de fichiers monté, il pourrait trouver de fausses erreurs qui n'auraient pas été trouvées avec une exécution sur un système de fichiers non-monté.
Erreurs de disque
Les outils de vérification de système de fichiers ne peuvent pas réparer les problèmes de matériel. Un système de fichiers doit être totalement lisible et inscriptible pour que la réparation puisse s'effectuer correctement. Si un système de fichiers est corrompu à cause d'un problème matériel, le système de fichiers doit d'abord être déplacé sur un disque en bon état, par exemple à l'aide de l'utilitaire dd(8).

11.2. Informations spécifiques aux systèmes de fichiers pour fsck

11.2.1. ext2, ext3, et ext4

Tous ces systèmes de fichiers utilisent le binaire e2fsck pour effectuer leurs vérifications et réparations de système de fichiers. Les noms de fichiers fsck.ext2, fsck.ext3, et fsck.ext4 sont des liens vers ce même binaire. Ces binaires sont exécutés automatiquement lors du démarrage et leur comportement diffère basé sur le fait que le système de fichiers est en cours de vérification, et selon l'état du système de fichiers.
Une vérification et réparation du système de fichiers complet est invoquée pour ext2, qui n'est pas un système de fichiers journalisant les métadonnées, et pour les systèmes de fichiers ext4 sans journal.
Pour les systèmes de fichiers ext3 et ext4 avec journalisation des métadonnées, le journal est répété dans l'espace utilisateur et le sorti du binaire. Ceci est l'action par défaut car la répétition du journal assure un système de fichiers cohérent après une panne.
Si ces systèmes de fichiers rencontrent des incohérences de métadonnées alors qu'ils sont montés, ils enregistreront ce fait dans le super bloc du système de fichiers. Si e2fsck découvre qu'un système de fichiers est marqué d'une telle erreur, e2fsck effectuera une vérification complète après avoir répété le journal (s'il est présent).
e2fsck peut demander une entrée à l'utilisateur pendant l'exécution si l'option -p n'est pas spécifiée. L'option -p indique à e2fsck d'effectuer automatiquement toutes les réparations pouvant être faites sans risque. Si une intervention de l'utilisateur est requise, e2fsck indiquera le problème non corrigé dans sa sortie et reflétera ce statut dans le code de sortie.
Les options du runtime e2fsck habituellement utilisées incluent :
-n
Mode sans modifications. Opération de vérification seule.
superbloc -b
Spécifie le numéro de bloc d'un super bloc alternatif si le bloc principal est endommagé.
-f
Force une vérification complète même si le superbloc n'a aucune erreur enregistrée.
-j journal-dev
Spécifie le périphérique journal externe, s'il y en a un.
-p
Répare automatiquement ou « nettoie » le système de fichiers sans saisie de la part de l'utilisateur.
-y
Répondre « oui » à toutes les questions.
Toutes les options de e2fsck sont spécifiées dans la page man de e2fsck(8).
Les cinq phases de base suivantes sont appliquées par e2fsck pendant l'exécution des :
  1. vérifications des inodes, des blocs et des tailles.
  2. vérifications des structures des répertoires.
  3. vérifications de la connectivité des répertoires.
  4. vérifications des comptes des références.
  5. vérifications des informations des résumés de groupes.
L'utilitaire e2image(8) peut être utilisé pour créer une image de métadonnées avant d'effectuer les réparations dans le but de fournir un diagnostique ou pour faire des tests. L'option -r doit être utilisée pour effectuer des tests afin de créer une fichier partiellement alloué de la même taille que le système de fichiers. e2fsck peut ensuite opérer directement sur le fichier résultant. L'option -Q doit être spécifiée si l'image va ensuite être archivée ou utilisée pour fournir un diagnostique. Ceci crée un format de fichier plus compact, qui convient mieux aux transferts.

11.2.2. XFS

Aucune réparation n'est effectuée automatiquement au moment du démarrage. Pour initier une vérification ou réparation du système de fichiers, l'outil xfs_repair est utilisé.

Note

Même si un binaire fsck.xfs se trouve dans le paquet xfsprogs, il n'est présent que pour satisfaire les initscripts qui recherchent un binaire fsck.filesystem au moment du démarrage. fsck.xfs se ferme immédiatement avec un code de sortie 0.
Une autre chose à prendre en considération est que les anciens paquets xfsprogs contiennent un outil xfs_check. Cet outil est très lent et s'adapte mal aux systèmes de fichiers de grande taille. Ainsi, il a été déconseillé en faveur de xfs_repair -n.
Un journal correct est requis sur le système de fichiers pour permettre à xfs_repair d'opérer. Si le système de fichiers n'a pas été démonté correctement, il doit être monté, puis démonté avant d'utiliser xfs_repair. Si le journal est corrompu et ne peut être relu, l'option -L peut être utilisée pour remettre le journal à zéro.

Important

L'option -L doit uniquement être utilisée si le journal ne peut pas être relu. L'option ignore toutes les mises à jour de métadonnées dans le journal et provoquera des incohérences supplémentaires.
Il est possible d'exécuter xfs_repair lors de tests à vide, en mode de vérification seule, en utilisant l'option -n. Aucune modification ne se produira sur le système de fichiers lorsque cette option est indiquée.
xfs_repair ne peut prendre qu'un petit nombre d'options. Les options communément utilisées incluent :
-n
Mode sans modifications. Opération de vérification seule.
-L
Journal sans métadonnées. Utiliser uniquement si le journal ne peut pas être relu en étant monté.
-m maxmem
Limite la mémoire utilisée pendant l'exécution à un maxmem de MB. 0 peut être spécifié pour obtenir une estimation approximative de la quantité minimum de mémoire requise.
-l logdev
Spécifie le périphérique de journalisation externe, si présent.
Toutes les options de xfs_repair sont indiquées dans la page man xfs_repair(8).
Les huit phases de base suivantes sont appliquées par xfs_repair pendant l'exécution des :
  1. vérifications des inodes et des mappages (addressage) de blocs d'inodes.
  2. vérifications des cartes d'allocation d'inodes.
  3. vérifications de la taille des inodes.
  4. vérifications des répertoires.
  5. vérifications des noms de chemins d'accès.
  6. vérification du nombre de liens.
  7. Vérifications Freemap.
  8. Vérifications de super blocs.
Ces phases, ainsi que les messages imprimés pendant l'opération, sont documentés en détails sur la page man de xfs_repair(8).
xfs_repair n'est pas interactif. Toutes les opérations sont effectuées automatiquement sans saisie de la part de l'utilisateur.
S'il est nécessaire de créer une image des métadonnées avant d'effectuer les réparations, pour faire un diagnostique ou des tests, les utilitaires xfs_metadump(8) et xfs_mdrestore(8) peuvent être utilisés.

11.2.3. Btrfs

L'outil btrfsck est utilisé pour vérifier et réparer les systèmes de fichiers btrfs. Cet outil est toujours en cours de développement et pourrait ne pas détecter ou réparer tous les types de corruption de système de fichiers.
Par défaut, btrfsck n'effectue pas de modification sur le système de fichiers ; autrement dit, il exécute le mode vérification-seule par défaut. Si des réparations sont souhaitées, l'option --repair doit être spécifiée.
Les trois phases de base suivantes sont appliquées par btrfsck pendant l'exécution des :
  1. vérifications des extensions.
  2. vérifications de la racine du système de fichiers.
  3. vérifications des comptes des références root.
L'utilitaire btrfs-image(8) peut être utilisé pour créer une image des métadonnées avant les réparations afin d'effectuer des diagnostiques ou de faire des tests.

Chapitre 12. Partitions

L'utilitaire parted permet aux utilisateurs de :
  • Afficher la table de partitions existante
  • Modifier la taille des partitions existantes
  • Ajouter des partitions à partir d'espace libre ou de disques durs supplémentaires
Par défaut, le paquet parted est inclus dans l'installation de Red Hat Enterprise Linux. Pour lancer parted, connectez-vous en tant que root et saisissez la commande parted /dev/sda à l'invite shell (où /dev/sda est le nom de périphérique du lecteur que vous souhaitez configurer).
Si vous souhaitez supprimer ou redimensionner une partition, le périphérique sur lequel la partition réside ne doit pas être en cours d'utilisation. La création d'une nouvelle partition sur un périphérique en cours d'utilisation, même si possible, n'est pas recommandée.
Pour qu'un périphérique ne soit pas en cours d'utilisation, aucune des partitions sur le périphérique ne peut être montée, et tout espace swap sur le périphérique doit être désactivé.
La table de partitions doit également ne pas être modifiée pendant son utilisation car le noyau pourrait ne pas reconnaître les changements. Si la table de partitions ne correspondait pas à l'état des partitions montées, des informations pourraient être écrites sur la mauvaise partition, résultant en données perdues et remplacées.
La manière la plus simple d'effectuer ceci consiste à démarrer votre système en mode de secours. Lorsqu'il vous est demandé de monter le système de fichiers, veuillez sélectionner Ignorer.
De manière alternative, si le lecteur ne contient aucune partition en cours d'utilisation, vous pouvez les démonter avec la commande umount et désactiver tout l'espace swap sur le disque dur avec la commande swapoff.
Tableau 12.1, « Commandes parted » contient une liste de commandes parted couramment utilisées. Les sections suivantes expliquent certains de ces arguments et commandes de manière plus détaillée.

Tableau 12.1. Commandes parted

CommandeDescription
check minor-numEffectuer une simple vérification du système de fichiers
cp depuis versCopier le système de fichiers d'une partition à une autre ; depuis et vers sont les numéros mineurs des partitions
helpAfficher la liste des commandes disponibles
mklabel étiquetteCréer une étiquette de disque pour la table de partitions
mkfs minor-num file-system-typeCréer un système de fichiers de type file-system-type
mkpart part-type fs-type start-mb end-mbCréer une partition sans créer de nouveau système de fichiers
mkpartfs part-type fs-type start-mb end-mbCréer une partition et créer le système de fichiers spécifié
move minor-num start-mb end-mbDéplacer la partition
name minor-num nomNommer la partition uniquement pour disklabels Mac et PC98
printAfficher la table de partitions
quitQuitter parted
rescue start-mb end-mbSecourir une partition perdue de start-mb à end-mb
resize minor-num start-mb end-mbRedimensionner la partition de start-mb à end-mb
rm minor-numSupprimer la partition
select périphériqueSélectionner un autre périphérique à configurer
set minor-num flag stateParamétrer l'indicateur sur une partition ; l'état est soit « on », soit « off »
toggle [NUMBER [FLAG]Basculer l'état de l'indicateur FLAG sur le numéro de partition NUMBER
unit UNITParamétrer l'unité par défaut sur UNIT

12.1. Afficher la table de partitions

Après avoir lancé parted, veuillez utiliser la commande print pour afficher la table de partitions. Une table similaire à la suivante s'affiche :

Exemple 12.1. Table de partitions

Model: ATA ST3160812AS (scsi)
Disk /dev/sda: 160GB
Sector size (logical/physical): 512B/512B
Partition Table: msdos

Number  Start   End    Size    Type      File system  Flags
 1      32.3kB  107MB  107MB   primary   ext3         boot
 2      107MB   105GB  105GB   primary   ext3
 3      105GB   107GB  2147MB  primary   linux-swap
 4      107GB   160GB  52.9GB  extended		      root
 5      107GB   133GB  26.2GB  logical   ext3
 6      133GB   133GB  107MB   logical   ext3
 7      133GB   160GB  26.6GB  logical                lvm
La première ligne contient le type de disque, le fabriquant, le numéro du modèle et l'interface, et la seconde ligne affiche le type d'étiquette du disque. Le reste de la sortie, sous la quatrième ligne, affiche la table de partitions.
Dans la table de partitions, le numéro mineur Minor est le numéro de la partition. Par exemple, la partition avec le numéro mineur 1 correspond à /dev/sda1. Les valeurs Start et End sont en méga-octets. Les types Type valides sont les métadonnées (« metadata ») « free », « primary », « extended », ou « logical ». Filesystem est le type de système de fichiers, qui peut correspondre à l'un des types suivants :
  • ext2
  • ext3
  • fat16
  • fat32
  • hfs
  • jfs
  • linux-swap
  • ntfs
  • reiserfs
  • hp-ufs
  • sun-ufs
  • xfs
Si le système de fichiers Filesystem d'un périphérique n'affiche aucune valeur, cela signifie que son type de système de fichiers est inconnu.
La colonne Flags répertorie les indicateurs paramétrés pour la partition. Les indicateurs disponibles incluent boot, root, swap, hidden, raid, lvm, ou lba.

Note

Pour sélectionner un autre périphérique sans avoir à redémarrer parted, veuillez utiliser la commande select, suivie par le nom du périphérique (par exemple, /dev/sda). Cela vous permettra d'afficher ou de configurer la table de partitions d'un périphérique.

12.2. Création d'une partition

Avertissement

Ne pas tenter de créer une partition sur un périphérique en cours d'utilisation.

Procédure 12.1. Création d'une partition

  1. Avant de créer une partition, veuillez démarrer en mode de secours (ou démontez toute partition sur le périphérique et éteignez tout espace swap sur le périphérique).
  2. Démarrez parted, où /dev/sda est le périphérique sur lequel créer la partition :
    # parted /dev/sda
  3. Afficher la table de partitions pour déterminer s'il y a suffisament d'espace libre :
    # print
S'il n'y a pas suffisamment d'espace libre, vous pouvez redimensionner une partition existante. Veuillez consulter la Section 12.4, « Redimensionnement d'une partition » pour obtenir des détails.

12.2.1. Créer la partition

À partir de la table de partitions, déterminez les points du début et de fin de la nouvelle partition, ainsi que le type de partition souhaité. Seuls quatre types de partitions principales (sans partition étendue) sont autorisés sur un périphérique. Si vous avez besoin de plus de quatre partitions, il est possible de créer trois partitions principales, une partition étendue, et de multiples partitions logiques dans la partition étendue. Pour voir une vue d'ensemble des partitions de disque, veuillez consulter l'appendice Introduction aux partitions de disques du Guide d'installation Red Hat Enterprise Linux 7.
Par exemple, pour créer une partition principale avec un système de fichiers ext3 de 1024 méga-octets à 2048 méga-octets sur un disque dur, veuillez saisir la commande suivante :
# mkpart primary ext3 1024 2048

Note

Si, au contraire, vous utilisez la commande mkpartfs, le système de fichiers sera créé après la création de la partition. Cependant, parted ne prend pas en charge la création d'un système de fichiers ext3. Ainsi, si vous souhaitez créer un système de fichiers ext3, veuillez utiliser mkpart et créer le système de fichiers avec la commande mkfs comme décrit ultérieurement.
Les modifications prendront effet dès que vous appuyez sur Entrée. Ainsi, veuillez vérifier la commande avant de l'exécuter.
Après avoir créé la partition, veuillez utiliser la commande print pour confirmer que celle-ci se trouve effectivement dans la table de partitions avec le bon type de partition, le bon type de système de fichiers, et la bonne taille. Veuillez également vous rappeler du numéro mineur de la nouvelle partition afin d'être en mesure d'étiqueter un système de fichiers dessus. Vous devriez aussi afficher la sortie de cat /proc/partitions une fois que « parted » est fermé afin de vous assurer que le noyau reconnaisse la nouvelle partition.
Le nombre maximum de partitions que « parted » va créer est de 128. Même si la spécification GPT (« GUID Partition Table ») permet d'avoir plus de partitions en agrandissant la zone réservée à la table de partitions, une pratique courante utilisée par « parted » est de la limiter à une zone qui suffira pour 128 partitions.

12.2.2. Formatage et étiquetage de la partition

Pour formater et étiqueter la partition, veuillez utiliser la procédure suivante :

Procédure 12.2. Formater et étiqueter la partition

  1. La partition ne possède toujours pas de système de fichiers. Pour en créer un, veuillez utiliser la commande suivante :
    # /usr/sbin/mkfs -t ext3 /dev/sda6

    Avertissement

    Formater la partition détruira de manière permanente toutes les données s'y trouvant.
  2. Ensuite, veuillez donner une étiquette au système de fichiers sur la partition. Par exemple, si le système de fichiers sur la nouvelle partition est nommé /dev/sda6 et que vous souhaitez l'étiqueter /work, veuillez utiliser :
      # e2label /dev/sda6 /work
Par défaut, le programme d'installation utilise le point de montage de la partition en tant qu'étiquette afin de s'assurer que l'étiquette soit effectivement unique.
Ensuite, veuillez créer un point de montage (par exemple, /work) en tant que root.

12.2.3. Ajoutez-le à /etc/fstab

En tant que root, modifiez le fichier /etc/fstab afin d'inclure la nouvelle partition à l'aide de son UUID. Veuillez utiliser la commande blkid -o list pour obtenir une liste complète de l'UUID de la partition, ou blkid device pour obtenir les détails individuels du périphérique.
La première colonne doit contenir UUID= suivi de l'UUID du système de fichiers. La seconde colonne doit contenir le point de montage de la nouvelle partition, et la colonne suivante doit être le type de système de fichiers (par exemple, ext3 ou swap). Si vous souhaitez obtenir des informations supplémentaires sur le format, veuillez lire la page man avec la commande man fstab.
Si la quatrième colonne contient le mot defaults, alors la partition sera montée au moment du démarrage. Pour monter la partition sans effectuer de redémarrage, veuillez saisir la commande suivante en tant que root :
mount /work

12.3. Suppression de partition

Avertissement

Ne tentez pas de supprimer une partition sur un périphérique en cours d'utilisation.

Procédure 12.3. Supprimer une partition

  1. Avant de supprimer une partition, veuillez démarrer en mode de secours (ou démontez toute partition sur le périphérique, puis éteignez tout espace swap présent sur le périphérique).
  2. Lancez parted, où /dev/sda est le périphérique sur lequel supprimer la partition :
    # parted /dev/sda
  3. Affichez la table de la partition actuelle pour déterminer le numéro mineur de la partition à supprimer :
    # print
  4. Supprimez la partition à l'aide de la commande rm. Par exemple, pour supprimer la partition portant le numéro mineur 3, saisissez la commande suivante :
    # rm 3
    Les modifications prendront effet dès que vous appuierez sur Entrée. Ainsi, veuillez vérifier la commande avant de l'exécuter.
  5. Après avoir supprimé la partition, utilisez la commande print pour confirmer sa suppression de la table de partitions. Vous devriez également afficher la sortie de /proc/partitions afin de vous assurer que le noyau sache effectivement que la partition a été supprimée.
    # cat /proc/partitions
  6. La dernière étape consiste à la supprimer du fichier /etc/fstab. Trouvez la ligne qui déclare la partition supprimée, puis supprimez-la du fichier.

12.4. Redimensionnement d'une partition

Sauvegardez vos données importantes sur le système de fichiers avant de redimensionner une partition.

Procédure 12.4. Redimensionner une partition

  1. Démonter le périphérique.
    ~]# umount /dev/vda
  2. Exécuter fdisk device_name.
    ~]# fdisk /dev/vda
    Welcome to fdisk (util-linux 2.23.2).
    
    Changes will remain in memory only, until you decide to write them. Be careful before using the write command.
    
    Command (m for help):
    
  3. Vérifier le nombre de partitions à supprimer par l'option p. Les partitions sont listées sous l'en-tête 'Device'.
    Command (m for help): p
    Disk /dev/vda: 16.1 GB, 16106127360 bytes, 31457280 sectors
    Units = sectors of 1 * 512 = 512 bytes
    Sector size (logical/physical): 512 bytes / 512 bytes
    I/O size (minimum/optimal): 512 bytes / 512 bytes
    Disk label type: dos
    Disk identifier: 0x0006d09a
    
    Device    Boot      Start         End      Blocks   Id  System
    /dev/vda1   *        2048     1026047      512000   83  Linux
    /dev/vda2         1026048    31457279    15215616   8e  Linux LVM

    Important

    Red Hat ne prend en charge que l'extension ou le redimensionnement des partitions LVM.
  4. Utilisez l'option d pour supprimer une partition. S'il y a plus d'une partition disponible, fdisk vous invitera à les supprimer une par une.
    Command (m for help): d
    Partition number (1,2, default 2): 2
    Partition 2 is deleted
  5. Utiliser l'option n pour créer une nouvelles partition. Suivre les invites et veillez à ce qu'il y ait suffisamment de place pour tout redimensionnement à venir. Il est possible d'indiquer une taille lisible de visu à la place des secteurs, si vous préférez.

    Note

    Il est conseillé de suivre les options par défaut de fdisk pour les valeurs par défaut et les tailles de partition (par exemple, les premiers secteurs de partitions).
    Command (m for help): n
    Partition type:
       p   primary (1 primary, 0 extended, 3 free)
       e   extended
    Select (default p): *Enter*
    Using default response p
    Partition number (2-4, default 2): *Enter*
    First sector (1026048-31457279, default 1026048): *Enter*
    Using default value 1026048
    Last sector, +sectors or +size{K,M,G} (1026048-31457279, default 31457279): +500M
    Partition 2 of type Linux and of size 500 MiB is set
  6. Définir le type de partition à LVM
    Command (m for help): t
    Partition number (1,2, default 2): *Enter*     
    Hex code (type L to list all codes): 8e
    Changed type of partition 'Linux' to 'Linux LVM'
  7. Inscrire les changements à l'aide de l'option w une fois que vous êtes certain qu'ils sont corrects.

    Important

    Les erreurs dans ce processus qui sont inscrites peuvent causer l'instabilité de la partition sélectionnée.
  8. Exécuter e2fsck sur le périphérique pour vérifier l'homogénéité.
    ~]# e2fsck /dev/vda
    e2fsck 1.41.12 (17-May-2010)
    Pass 1:Checking inodes, blocks, and sizes
    Pass 2:Checking directory structure
    Pass 3:Checking directory connectivity
    Pass 4:Checking reference counts
    Pass 5:Checking group summary information
    ext4-1:11/131072 files (0.0% non-contiguous),27050/524128 blocks
  9. Monter le périphérique.
    ~]# mount /dev/vda
Pour obtenir plus d'informations, consultez les références ci-dessous :
man fdisk
La page man de fdisk. Contient des informations de base sur la commande fdisk et ce qu'elle prend en charge.
L'option m de fdisk
Cette option répertorie toutes les commandes possibles de fdisk.

Chapitre 13. Créer et maintenir des clichés avec Snapper

Un volume de clichés est une copie figée dans le temps permettant de renverser un système de fichiers à un état passé. Snapper est un outil en ligne de commandes qui permet de créer et de maintenir les clichés pour Btrfs et pour les systèmes de fichiers LVM alloués dynamiquement.

13.1. Configuration initiale de Snapper

Snapper requiert une configuration de fichiers discrète pour chaque volume sur lequel il opère. Les fichiers de configuration doivent être installés manuellement. Par défaut, seul l'utilisateur root est autorisé à exécuter les commandes Snapper.
Red Hat recommande l'utilisation du système de fichiers ext4 avec Snapper sur Red Hat Enterprise Linux 7. N'utilisez le système de fichiers XFS sur les volumes lvm-thin que si vous vérifiez l'espace libre du pool pour empêcher les problèmes de manque d'espace pouvant mener à un échec.
Notez que les outils Btrfs et système de fichiers ne sont fournis qu'en tant qu'aperçus technologiques, ce qui les rend inadequat pour une utilisation en production.
Bien qu’il soit possible de permettre à un utilisateur ou un groupe autre que root d'utiliser certaines commandes Snapper, Red Hat vous recommande de ne pas ajouter d'autorisations élevées aux utilisateurs ou groupes normalement non privilégiés. Une telle configuration contourne SELinux et pourrait poser un risque pour la sécurité. Red Hat vous recommande de passer en revue ces capacités avec votre équipe de sécurité et d'envisagez d’utiliser l’infrastructure de sudo.

Procédure 13.1. Créer un fichier de configuration Snapper

  1. Créer ou choisir soit :
    • Un volume logique alloué dynamiquement avec un système de fichiers Red Hat ajouté, ou
    • Un sous-volume Btfs.
  2. Montez le système de fichiers.
  3. Créer un fichier de configuration qui définisse ce volume.
    Pour LVM2 :
    # snapper -c config_name create-config -f "lvm(fs_type)" /mount-point
    Pour Btrfs :
    ~]# snapper -c config_name create-config -f btrfs /mount-point
    • L'option -c config_name spécifie le nom du fichier de configuration.
    • La commande create-config demande à Snapper de créer un fichier de configuration.
    • -f file_system demande à Snapper quel système de fichier utiliser ; sinon, Snapper tentera de détecter le système de fichiers.
    • /mount-point est l'endroit où le sous-volume ou système de fichiers LVM2 alloué dynamiquement est monté.
    Ainsi, pour créer un fichier de configuration intitulé lvm_config sur un sous-volume LVM2 avec un système de fichiers ext4, monté sur /lvm_mount, utiliser :
    # snapper -c lvm_config create-config -f "lvm(ext4)" /lvm_mount
    Ainsi, pour créer un fichier de configuration intitulé btrfs_config sur un sous-volume Btrfs monté sur /lvm_mount, utiliser :
    # snapper -c btrfs_config create-config -f btrfs /btrfs_mount
Les fichiers de configuration sont stockés dans le répertoire /etc/snapper/configs/.

13.2. Créer un cliché Snapper

Snapper peut créer ces types de clichés :
Pré Cliché
Un pré cliché sert de point d'origine à un post cliché. Les deux sont liés étroitement et conçus pour garder la trace de modifications de système de fichiers entre les deux points. Le pré cliché doit être créé avant le post cliché.
Post cliché
Un post cliché sert de point de terminaison d'un pré cliché. Les pre et post clichés ensemble définissent une portée de comparaison. Par défaut, chaque nouveau volume de Snapper est configuré pour créer un comparaison en arrière plan une fois qu'un cliché aura été créé.
Simple cliché
Un simple cliché est un cliché autonome créé à un moment précis. Ils peuvent être utilisés pour garder la trace des modifications et ont un point général dans le temps où retourner plus tard.

13.2.1. Créer un paire de Pré et Post clichés

Pour créer une paire de Pré et Post clichés avec Snapper, la première étape est de créer un Pre cliché

13.2.1.1. Créer un Pré cliché

Pour créer un Pré cliché, utiliser :
# snapper -c config_name create -t pre
L'option -c config_name crée un cliché en fonction des spécifications qui se trouvent dans le fichier de configuration indiqué. Si le fichier de configuration n'existe pas encore, voir Section 13.1, « Configuration initiale de Snapper ».
L'option create -t indique quel type de cliché créer. Les entrées acceptées sont pre, post, ou single.
Ainsi, pour créer un pré cliché par le fichier de configuration lvm_config, créée dans Section 13.1, « Configuration initiale de Snapper », exécuter :
# snapper -c SnapperExample create -t pre -p
1
L'option -p affiche le nombre de clichés créés et est optionelle.

13.2.1.2. Créer un Post Cliché avec Snapper

Un post instantané sert de point de terminaison d'un pré cliché et doit être créé après le pré cliché parent en suivant les instructions dans Section 13.2.1.1, « Créer un Pré cliché ».

Procédure 13.2. Créer un Post cliché

  1. Déterminer le nombre de Pré instantanés
    # snapper -c config_name list
    Ainsi, pour afficher la liste des clichés créés par le fichier de configuration lvm_config, exécutez ce qui suit :
    # snapper -c lvm_config list
    Type   | # | Pre # | Date              | User | Cleanup  | Description | Userdata
    -------+---+-------+-------------------+------+----------+-------------+---------
    single | 0 |       |                   | root |          | current     |         
    pre    | 1 |       | Mon 06<...> | root |          |             |
    
    La sortie ci-dessus afficher que l'instantané est le numéro 1
  2. Créer un post instantané lié au Pré instantané créé auparavant :
    # snapper -c config_file create -t post --pre-num pre_snapshot_number
    • L'option -t post indique la création d'un type de Post instantané.
    • L'option --pre-num indique le Pré instantané correspondant.
    Ainsi, pour créer un post instantané par le fichier de configuration lvm_config lié au pré instantané numéro 1, exécuter :
    # snapper -c lvm_config create -t post --pre-num 1 -p
    2
    
    L'option -p affiche le nombre de clichés créés et est optionelle.
  3. Les Pre et Post instantanés 1 et 2 sont maintenant créés et mis en paires. Vérifier ceci par la commande list :
    # snapper -c lvm_config list
    Type   | # | Pre # | Date              | User | Cleanup  | Description | Userdata
    -------+---+-------+-------------------+------+----------+-------------+---------
    single | 0 |       |                   | root |          | current     |         
    pre    | 1 |       | Mon 06<...> | root |          |             | 
    post   | 2 | 1     | Mon 06<...> | root |          |             |
    
Il est également possible de créer une commande à l'intérieur du Pré ou Post Cliché qui puisse être utile lors des tests. Voir Procédure 13.3, « Créer une commande Pré ou Post Cliché », qui représente un raccourci aux étapes suivantes :
  1. Exécuter la commande # snapper create pre snapshot.
  2. Exécuter un commande ou une liste de commandes pour effectuer des actions ayant un impact possible sur le contenu du système de fichiers.
  3. Exécuter la commande # snaper create post snapshot.

Procédure 13.3. Créer une commande Pré ou Post Cliché

  1. Pour créer une commande en Pré ou Post Cliché, exécuter :
    # snapper -c lvm_config create --command "command_to_be_tracked"
    Par exemple, pour suivre la création du fichier /lvm_mount/hello_file, utiliser :
    # snapper -c lvm_config create --command "echo Hello > /lvm_mount/hello_file"
  2. Pour vérifier cela, utiliser la commande status.
    # snapper -c config_file status first_snapshot_number..second_snapshot_number
    Par exemple, pour suivre les changements effectués à la première étape, utiliser :
    # snapper -c lvm_config status 3..4
    +..... /lvm_mount/hello_file
    
    Utiliser la commande list pour vérifier le nombre de clichés si besoin est.
    Pour plus d'informations sur la commande status, voir Section 13.3, « Assurer le suivi des changements parmi les clichés Sanpper ».
Notez qu'il n'y a aucune garantie que la commande qui se trouve dans l'exemple ci-dessus soir la seule chose que les clichés capturent. Snapper enregistre également tout ce qui a été modifié par le système, pas seulement ce qu'un utilisateur aura pu modifier.

13.2.2. Créer un cliché Snapper unique

Créer un cliché Snapper unique est similaire à la création d’un pré ou d'un post cliché, sauf que l'option -t spécifie unique. Le cliché unique est utilisé pour créer un cliché unique au bon moment sans qu'il soit lié à d'autres. Toutefois, si vous êtes intéressé par un moyen simple de créer des instantanés de volumes LVM2 d'allocation dynamique sans devoir automatiquement générer des comparaisons ou des informations supplémentaires, Red Hat recommande d’utiliser le gestionnaire de stockage système à la place de Snapper à cet effet, tel que décrit dans Section 15.2.6, « Cliché ».
Pour créer un cliché unique, exécuter :
# snapper -c config_name create -t single
Ainsi, la commande suivante créer un cliché unique par le fichier de configuration lvm_config.
# snapper -c lvm_config create -t single
Bien que les clichés uniques ne soient pas conçus pour assurer le suivi des changements, vous pouvez utiliser les commandes snapper diff, xadiff, et status pour comparer deux clichés. Pour plus d'informations sur ces commandes, consulter Section 13.3, « Assurer le suivi des changements parmi les clichés Sanpper ».

13.2.3. Configurer Snapper pour qu'il prenne des clichés automatiquement

Prendre des clichés automatiquement est l'une des principales fonctionnalités de Snapper. Quand vous configurez Snapper pour un volume, par défaut, Snapper prend un cliché du volume une fois par heure.
Sous la configuration par défaut, Snapper conserve :
  • 10 clichés par heure, et le dernier cliché sauvegardé sous «  daily ».
  • 10 clichés par heure, et le dernier cliché du mois sauvegardé sous «  monthly ».
  • 10 clichés par heure, et le dernier cliché sauvegardé sous «  yearly ».
  • 10 clichés par an.
Notez que Snapper conserve, par défaut, 50 clichés maximum au total. Cependant, Snapper conserve par défaut tous les clichés créés dans les 1,800 secondes venant de s'écouler.
Le configuration par défaut est spécifiée dans le fichier /etc/snapper/config-templates/default. Quand vous exécutez la commande # snapper create-config pour créer une configuration, toutes les valeurs définies sont basées sur la configuration par défaut. Vous pouvez modifier la configuration de n'importe quel volume défini dans le fichier /etc/snapper/configs/config_name.

13.3. Assurer le suivi des changements parmi les clichés Sanpper

Exécutez les commandes status, diff, et xadiff pour assurer le suivi des changements apportés à un sous-volume entre les clichés :
status
La commande status affiche une liste de fichiers et de répertoires qui ont été créés, modifiés ou supprimés entre deux clichés, et qui consistitue une liste de modifications entre deux clichés. Un administrateur de systèmes peut utiliser cette commande pour obtenir un aperçu de ces changements sans détails excessifs.
diff
La commande diff affiche un diff, pour les fichiers et les répertoires modifiés entre deux clichés, tel indiqué par la commande status si une modification au moins a été détectée.
xadiff
La commande xadiff compare les changements d'attributs étendus d'un fichier ou d'un répertoire entre deux clichés.

13.3.1. Comparez les changements avec la commande status

La commande status affiche une liste de tous les fichiers et répertoires qui ont été créés, modifiés ou supprimés entre deux clichés.
Pour afficher le statut des fichiers entre deux clicchés, exécutez :
# snapper -c config_file status first_snapshot_number..second_snapshot_number
Exécutez la commande list pour déterminer le nombre de clichés, si nécessaire.
Ainsi, la commande suivante affiche les changements effectués entre le cliché 1 et le cliché 2, en utilisant le fichier de configuration lvm_config.
snapper -c lvm_config status 1..2
tp.... /lvm_mount/dir1
-..... /lvm_mount/dir1/file_a
c.ug.. /lvm_mount/file2
+..... /lvm_mount/file3
....x. /lvm_mount/file4
cp..xa /lvm_mount/file5
Interprétez les lettres et les points dans la première partie de la sortie comme des colonnes :
+..... /lvm_mount/file3
||||||
123456
La colonne 1 indique une modification de fichier (entrée de répertoire). Les valeurs possibles sont :
Colonne 1
SortieSignification
.Rien n'a changé.
+Fichier créé.
-Fichier supprimé.
cContenu modifié.
tLe type d'entrée de répertoire a été modifié. Ainsi, un ancien lien symbolique a été changé en fichier standard en conservant le même nom de fichier.
La colonne 2 indique une modification de permission de fichier. Les valeurs possibles sont :
Colonne 2
SortieSignification
.Aucune permission n'a été changée.
pPermissions modifiées.
La colonne 3 indique les changements d'appartenance utilisateur. Les valeurs possibles sont :
Colonne 3
SortieSignification
.Aucune appartenance utilisateur n'a été changée.
uL'appartenance utilisateur a été modifiée.
La colonne 4 indique les changements d'appartenance groupe. Les valeurs possibles sont les suivantes :
Colonne 4
SortieSignification
.Aucune appartenance de groupe n'a été modifiée.
gL'appartenance de groupe a été modifiée.
La colonne 5 indique les changements d'attributs étendus. Les valeurs possibles sont les suivantes :
Colonne 5
SortieSignification
.Aucun attribut étendu n'a été modifié.
xAttributs étendus modifiés.
La colonne 6 indique les modifications d'ACL (Access Control List). Les valeurs possibles sont les suivantes :
Colonne 6
SortieSignification
.Aucun ACL n'a été modifié
aLes ACL modifiés

13.3.2. Comparez les changements avec la commande diff

La commande diff affiche les modifications de tous les fichiers et répertoires entre deux clichés.
# snapper -c config_name diff first_snapshot_number..second_snapshot_number
Exécutez la commande list pour déterminer le nombre de clichés, si nécessaire.
Ainsi, pour comparer les changements effectués entre le cliché 1 et le cliché 2, en utilisant le fichier de configuration lvm_config, exécutez :
# snapper -c lvm_config diff 1..2
--- /lvm_mount/.snapshots/13/snapshot/file4	19<...>
+++ /lvm_mount/.snapshots/14/snapshot/file4	20<...>
@@ -0,0 +1 @@
+words
La sortie ci-dessus montre que le fichier file4 a été modifié par l'ajout de « words » dans le fichier.

13.3.3. Comparez les changements avec la commande xadiff

La commande xadiff compare les changements d'attributs étendus d'un fichier ou d'un répertoire entre deux clichés :
# snapper -c config_name xadiff first_snapshot_number..second_snapshot_number
Exécutez la commande list pour déterminer le nombre de clichés, si nécessaire.
Ainsi, pour afficher la sortie xadiff pour comparer les changements effectués entre le cliché 1 et le cliché 2, en utilisant le fichier de configuration lvm_config, exécutez :
# snapper -c lvm_config xadiff 1..2

13.4. Annuler les changements entre les clichés

Pour annuler les changements effectués entre deux clichés Snapper existants, la commande undochange sera utilisée sous le format suivant : snapper -c config_name undochange 1..2 avec 1 pour le premier cliché et 2 pour le second.

Important

Utiliser la commande undochange ne renvoie pas un volume Snapper dans son état d'origine et ne produit aucune homogénéité parmi les données. Toute modification de fichier ayant lieu en dehors de la portée indiquée, par exemple après Cliché 2, demeurera inchangée après un retour en arrière, par exemple, vers l'état du Cliché 1. Ainsi, si undochange est exécuté pour annuler la création d'un utilisateur, tous les fichiers appartenant à cet utilisateur demeureront inchangés.
Il n'y a pas non plus de mécanisme qui permette d'assurer que l'homogénéité de fichier en tant que cliché est effectuée, donc les problèmes d'homogénéité déjà existants peuvent se transmettre au cliché quand on exécute undochange.
Ne pas utiliser la commande undochange dans un système de fichiers root, car vous risquez de ne pas aboutir à vos fins.
Le diagramme suivant indique comme la commande undochange fonctionne :
Statut Snapper sur la durée

Figure 13.1. Statut Snapper sur la durée

Le diagramme indique le moment où snapshot_1 a été créé, file_a est créé, puis file_b supprimé. Snapshot_2 est alors créé. après quoi file_a est modifié et file_c est créé. C'est actuellement l'état du système. Le système actuel possède une version modifiée de file_a, aucun file_b, et un nouveau fichier file_c.
Quand on appelle la commande undochange, Snapper crée une liste de fichiers modifiés entre le premier cliché listé et le second. Dans le diagramme, si la commande est snapper -c SnapperExample undochange 1..2, Snapper crée une liste de fichiers modifiés (c'est à dire que, file_a est créé ; file_b est supprimé) et les applique au système actuel. Ainsi, le système actuel n'aura pas de fichier file_a (qui reste à créer une fois que snapshot_1 a été créé), file_b existera (copié à partir de snapshot_1 dans le système actuel), et file_c existera, car sa création était en dehors de la durée spécifiée. Sachez que, si file_b et file_c entrent en conflit, cela indique que le système pourrait devenir corrompu.
On peut aussi utiliser la commande snapper -c SnapperExample undochange 2..1. Dans ce cas, le système de fichiers actuel remplacera la version modifiée du fichier file_a par une copie de snapshot_1, annulant ainsi les modifications qui ont eu lieu sur ce fichier une fois que snapshot_2 a été créé.

Utiliser les commandes mount et unmount pour annuler les changements

La commande undochange n'est pas toujours la meilleure façon d'annuler des modifications. Avec les commandes status et diff, vous pouvez prendre des décisions informées.
Si besoin est, la commande mount active le cliché LVM Snapper respectif avant le montage. Les commandes mount et unmount peuvent être utiles si vous êtes, par exemple, interessé à monter des clichés et à en extraire une ancienne version manuellement. Les fichiers devront être annulés manuellement afin de pouvoir être copiés d'un cliché monté au système de fichiers actuel. Le système de fichiers actuel, cliché 0, est le système de fichiers live créé dans Procédure 13.1, « Créer un fichier de configuration Snapper ». Copier les fichiers dans la sous-arborescence du point de montage d'origine.
Les commandes mount et unmount peuvent être utilisées pour les requêtes explicites côté client. Le fichier /etc/snapper/configs/config_namecontient les variables ALLOW_USERS= and ALLOW_GROUPS= qui permettent d'ajouter des utilisateurs et des groupes. Puis, snapperd vous permet d'effectuer les opérations de montage pour les utilisateurs et les groupes ajoutés. Les commandes mount et unmount ne sont utiles que si vous souhaitez monter des clichés et naviguer leur contenu indépendemment du flux de travail de Snapper.

13.5. Suppression d’un instantané

Supprimer un instantané :
~]# snapper -c config_name delete snapshot_number
Cela peut être vérifié par la commande list.

Chapitre 14. Espace swap

L'espace swap sur Linux est utilisé lorsque la mémoire physique (RAM) est pleine. Si le système a besoin de plus de ressources mémoire et que la mémoire RAM est pleine, les pages mémoire inactives sont alors déplacées vers l'espace swap. Même si l'espace swap peut aider les ordinateurs avec une plus petite quantité de RAM, celui-ci ne doit pas être considéré comme un remplacement pour plus de RAM. L'espace swap se trouve sur les disques durs, dont le temps d'accès est plus lent que pour la mémoire physique. L'espace Swap peut représenter une partition swap exclusive (conseillé), un fichier sawp, ou un ensemble de partitions et de fichiers swap. Notez que Btrfs ne supporte par les espaces swap.
Il y a quelques années, le montant d'espace swap recommandé augmentait de manière linéaire avec le montant de mémoire vive d'un système. Cependant, les systèmes modernes incluaient souvent des centaines de gigaoctets de mémoire vive. Par conséquent, l'espace swap recommandé est considéré comme une fonction de la charge de travail de la mémoire système, et non de la mémoire système uniquement.
Tableau 14.1, « Espace swap recommandé » fournit la taille recommandée d'une partition swap en fonction de la quantité de mémoire vive dans votre système et si vous souhaitez suffisamment de mémoire pour que votre système puisse hiberner. La taille de partition swap recommandée est automatiquement établie lors de l'installation. Cependant, pour permettre une hibernation, vous devrez modifier l'espace swap pendant l'étape du partitionnement personnalisé.
Les conseils qui se trouvent dans Tableau 14.1, « Espace swap recommandé » sont particulièrement importants pour les systèmes ayant une mémoire réduite (1 Go ou moins). Si vous n'allouez pas suffisamment de mémoire sur ces systèmes, vous pouvez vous heurter à des problèmes d'instabilité ou même de compromettre le démarrage de votre système installé.
À la limite entre chaque gamme listée dans Tableau 14.1, « Espace swap recommandé », par exemple, un système avec 2 Go, 8 Go, ou 64 Go de mémoire vive, une certaine discrétion peut être observée en ce qui concerne l'espace swap choisi et la prise en charge de l'hibernation. Si vos ressources système vous le permettent, augmenter l'espace swap conduira à une amélioration de la performance. Un espace swap de 100 Go au moins est conseillé pour les systèmes de plus de 140 processeurs logiques ou de plus de 3 To de mémoire vive.
Remarquez que vous pourrez obtenir une meilleure performance swap en distribuant l'espace swap sur de multiples périphériques de stockage, plus particulièrement sur des systèmes possédant des disques, contrôleurs et interfaces rapides.

Important

Les systèmes de fichiers et volumes LVM2 assignés en tant qu'espace swap ne doivent pas être utilisés lorsqu'ils sont modifiés. Toute tentative de modification de l'espace swap échoue si un processus système ou si le noyau utilise l'espace swap au même moment. Veuillez utiliser les commandes free et cat /proc/swaps pour vérifier combien d'espace swap est en cours d'utilisation et où il se trouve.
Vous devez modifier l'espace swap pendant le démarrage du système en mode de rescue ; voir Booting Your Computer in the Rescue Mode du Red Hat Enterprise Linux 7 Installation Guide. Lorsqu'il vous sera demandé de monter le système de fichiers, sélectionnez Ignorer.

14.1. Ajouter de l'espace swap

Il est parfois nécessaire d'ajouter de l'espace swap supplémentaire après l'installation. Par exemple, vous pouvez mettre à niveau la quantité de RAM dans votre système de 1 Go à 2 Go, mais il n'y a que 2 Go d'espace swap. Il pourrait être avantageux d'augmenter la quantité d'espace swap jusqu'à 4 Go si vous effectuez des opérations utilisant beaucoup de mémoire ou si vous exécutez des applications nécessitant de larges quantités de mémoire.
Trois options s'offrent à vous : créer une nouvelle partition swap, créer un nouveau fichier swap, ou étendre la mémoire swap sur un volume logique LVM2 existant. Il est recommandé d'étendre un volume logique existant.

14.1.1. Étendre Swap dans un Volume logique LVM2

Par défaut, Red Hat Enterprise Linux 7 utilise tout l'espace disponible pendant l'installation. Si c'est le cas pour votre système, vous devez ajouter un nouveau volume physique au groupe de volume utilisé par l'espace swap.
Après l'ajout de stockage supplémentaire au groupe de volume d'espace swap, il est possible de l'étendre. Pour cela, suivre la procédure suivante ( si l'on considère que /dev/VolGroup00/LogVol01 est le volume que vous souhaitez augmenter de 2 Go) :

Procédure 14.1. Étendre Swap dans un Volume logique LVM2

  1. Désactiver le swapping pour le volume logique associé :
    # swapoff -v /dev/VolGroup00/LogVol01
  2. Modifiez la taille du volume logique LVM2 de 2 Go supplémentaires :
    # lvresize /dev/VolGroup00/LogVol01 -L +2G
  3. Formater le nouvel espace swap :
    # mkswap /dev/VolGroup00/LogVol01
  4. Activer le volume logique étendu :
    # swapon -v /dev/VolGroup00/LogVol01
Pour vérifier si le nouveau volume logique a bien été créé, exécuter cat /proc/swaps ou free pour inspecter l'espace swap.

14.1.2. Création d'un volume logique LVM2 avec Swap

Pour ajouter un groupe de volumes swap (en supposant que /dev/VolGroup00/LogVol02 est le volume swap que vous souhaitez ajouter) :
  1. Créer le volume logique LVM2 avec une taille de 2 Go :
    # lvcreate VolGroup00 -n LogVol02 -L 2G
  2. Formater le nouvel espace swap :
    # mkswap /dev/VolGroup00/LogVol02
  3. Ajouter l'entrée suivante au fichier /etc/fstab :
    # /dev/VolGroup00/LogVol02 swap swap defaults 0 0
  4. Activer le volume logique étendu :
    # swapon -v /dev/VolGroup00/LogVol02
Pour vérifier si le nouveau volume logique a bien été créé, exécutez cat /proc/swaps ou free pour inspecter l'espace swap.

14.1.3. Création d'un fichier Swap

Comment ajouter un fichier swap :

Procédure 14.2. Ajouter un fichier swap

  1. Déterminer la taille du nouveau fichier swap en mégaoctets et multipliez-la par 1024 pour déterminer le nombre de blocs. Ainsi, la taille de bloc d'un fichier swap de 64 Mo est 65536.
  2. Dans un terminal, saisir la commande suivante avec count correspondant à la taille de bloc souhaitée :
    # dd if=/dev/zero of=/swapfile bs=1024 count=65536
  3. Définir le fichier swap par la commande :
    # mkswap /swapfile
  4. Modifier la sécurité du swapfile de façon à ce qu'il soit accessible à la lecture par tout le monde.
    # chmod 0600 /swapfile
  5. Pour activer le fichier swap immédiatement, mais pas automatiquement au démarrage :
    # swapon /swapfile
  6. Pour l'activer au démarrage, modifier le fichier /etc/fstab pour y inclure l'entrée suivante :
    /swapfile swap swap defaults 0 0
    Le nouveau fichier swap sera activé lors du prochain démarrage du système.
Pour vérifier si le nouveau fichier swap a bien été créé, exécutez cat /proc/swaps ou free pour inspecter l'espace swap.

14.2. Supprimer de l'espace swap

Parfois, il peut se révéler prudent de réduire l'espace swap après l'installation. Par exemple, supposons que vous ayez diminué la quantité de RAM dans votre système de 1 Go à 512 Mo, mais que 2 Go d'espace swap est toujours assigné. Il pourrait être plus avantageux de réduire la quantité d'espace swap à 1 Go, car 2 Go pourrait être une perte d'espace disque.
Trois options s'offrent à vous : supprimer la totalité d'un volume logique LVM2 utilisé comme espace swap, supprimer un fichier swap, ou réduire l'espace swap sur un volume logique LVM2 existant.

14.2.1. Réduire un Swap dans un Volume logique LVM2

Pour réduire un volume logique swap (en supposant que /dev/VolGroup00/LogVol01 soit le volume swap que vous souhaitez réduire) :

Procédure 14.3. Réduire un volume logique LVM2 swap

  1. Désactiver le swapping pour le volume logique associé :
    # swapoff -v /dev/VolGroup00/LogVol01
  2. Réduire la taille du volume logique LVM2 de 512 Mo :
    # lvreduce /dev/VolGroup00/LogVol01 -L -512M
  3. Formater le nouvel espace swap :
    # mkswap /dev/VolGroup00/LogVol01
  4. Activer le volume logique étendu :
    # swapon -v /dev/VolGroup00/LogVol01
Pour vérifier si la taille du volume logique swap a bien été créée, exécuter cat /proc/swaps ou free pour inspecter l'espace swap.

14.2.2. Supprimer un volume logique LVM2 avec Swap

Pour supprimer un groupe de volumes swap (en supposant que /dev/VolGroup00/LogVol02 soit le volume swap que vous souhaitez supprimer) :

Procédure 14.4. Comment supprimer un volume swap :

  1. Désactiver le swapping pour le volume logique associé :
    # swapoff -v /dev/VolGroup00/LogVol02
  2. Supprimer le volume logique LVM2 d'une taille de 512 Mo :
    # lvremove /dev/VolGroup00/LogVol02
  3. Supprimer l'entrée suivante du fichier /etc/fstab :
    /dev/VolGroup00/LogVol02 swap swap defaults 0 0
Pour vérifier si la taille du volume logique a bien été supprimée, exécuter cat /proc/swaps ou free pour inspecter l'espace swap.

14.2.3. Supprimer un fichier swap

Comment supprimer un fichier swap :

Procédure 14.5. Supprimer un fichier swap

  1. À l'invite de commande, exécutez la commande suivante pour désactiver le fichier suivant (si /swapfile est le fichier swap) :
    # swapoff -v /swapfile
  2. Supprimer son entrée du fichier /etc/fstab :
  3. Supprimer le fichier  :
    # rm /swapfile

14.3. Déplacer l'espace swap

Pour déplacer l'espace swap d'un emplacement à un autre, veuillez suivre les étapes pour supprimer l'espace swap, puis suivez les étapes pour ajouter de l'espace swap.

Chapitre 15. System Storage Managerm(SSM)

System Storage Manager (SSM) fournit une interface de ligne de commande pour gérer le stockage dans diverses technologies. Les systèmes de stockage sont de plus en plus compliqués avec l’utilisation de plusieurs dispositifs de mappage ou gestionnaires de volumes logiques (LVM). Cela crée un système qui n’est pas facile à utiliser et qui facilite les erreurs et les problèmes qui se posent. SSM soulage tout cela en créant une interface utilisateur unifiée. Cette interface permet aux utilisateurs d’exécuter des systèmes compliqués de manière simple. Par exemple, pour créer et installer un nouveau système de fichiers sans SSM, il y a cinq commandes qui doivent être utilisées. Avec SSM, une seule est nécessaire.
Ce chapitre va vous expliquer comment SSM intéragit avec les divers backends, puis détaillera certains cas qui reviennent souvent.

15.1. SSM Backends

SSM utilise une couche d'abstraction de ssmlib/main.py compatible avec les abstractions de volume, périphérique, et pool, tout en ignorant les spécificités de la technologie sous-jacente. Les backends peuvent être enregistrées dans ssmlib/main.py pour gérer des méthodes de technologie de stockage spécifiques comme create, snapshot, ou bien, pour supprimer remove les volumes et les pools.
Il y a déjà plusieurs backends enregistrées dans SSM. Les sections suivantes vous donneront des informations de base, ainsi que des définitions sur la façon de gérer ces pools, volumes, clichés et périphériques.

15.1.1. BTRFS Backend

BTRFS, un système de fichiers avec plusieurs fonctionnalités avancées, est utilisé en tant que backend de gestion de volume dans SSM. Les pools, volumes et clichés peuvent être créés avec le backend de BTRFS.

15.1.1.1. BTRFS Pool

Le système de fichiers BTRFS en soi correspond au pool. Il peut être étendu en ajoutant plus de périphériques ou rétréci en retirant des périphériques. SSM crée un système de fichiers BTRFS lorsqu’un pool BTRFS est créé. Cela signifie que chaque nouveau pool BTRFS dispose d’un volume du même nom que le pool, qui ne peut être supprimé sans supprimer l’ensemble complet du pool. Le nom par défaut du pool BTRFS est btrfs_pool.
Le nom du pool est utilisé comme libellé du système de fichiers. S'il y a déjà un système de fichiers BTRFS existant dans le système sans libellé, le pool BTRFS générera un nom d'utilisation interne sous le format suivant btrfs_device_base_name.

15.1.1.2. BTRFS Volume

Les volumes créés dans un pool après le premier volume sont comme des sous-volumes. SSM montera temporairement le système de fichiers BTRFS, si il est démonté afin de créer un volume secondaire.
Le nom d'un volume est utilisé comme chemin de sous-volume dans le système de fichiers BTRFS. Ainsi, un sous-volume s'affiche ainsi /dev/lvm_pool/lvol001. Chaque objet de ce chemin doit sortir pour que le volume soit créé. Les volumes peuvent également être référéncés par leur point de montage.

15.1.1.3. BTRFS Snapshot

Des clichés peuvent être pris de n’importe quel volume BTRFS dans le système avec SSM. Sachez que BTRFS ne distingue pas entre sous-volumes et clichés. Même si cela signifie que le SSM ne peut pas reconnaître la destination de chaque cliché, il va essayer de reconnaître les formats de nom spécial. Si le nom spécifié lors de la création du cliché correspond à un modèle spécifique, le cliché ne sera pas reconnu et sera, au lieu de cela, répertorié comme un volume standard de BTRFS.

15.1.1.4. Périphérique BTRFS

BTRFS ne requiert aucun périphérique particulier sur lequel être créé.

15.1.2. LVM Backend

Les pools, volumes, et clichés peuvent être créés par LVM. Les définitions suivantes sont d'un point de vue LVM.

15.1.2.1. LVM Pool

Un pool LVM est la même chose qu'un groupe de volume LVM. Cela signifie que le groupement de périphériques et de nouveaux volumes logiques peuvent être créés à partir du pool de LVM. Le nom du pool LVM par défaut est lvm_pool.

15.1.2.2. LVM Volume

Un volume LVM ressemble à un volume logique ordinaire.

15.1.2.3. LVM Snapshot

Quand un cliché est créé à partir d'un volume LVM, un nouveau volume de cliché est créé, qui pourra être manipulé comme tout autre volume LVM. À la différence de BTRFS, LVM est capable de distinguer les clichés des autres volumes habituels, donc vous n'avez pas besoin d'un nom de cliché qui cooresponde à un modèle particulier.

15.1.2.4. Périphérique LVM

SSM exige que LVM backend soit créé sur un périphérique physique transparent pour l'utilisateur.

15.1.3. Crypt

Le backend de cryptage dans SSM utilise cryptsetup et dm-crypt target pour gérer les volumes encodés. Les backends de cryptage peuvent être utilisés comme backend standards pour créer des volumes encodés sur les périphériques encodés (ou sur d'autres volumes comme les volumes LVM ou MD), ou pour créer des volumes LVM encodés en une seule étape.
Seuls les volumes peuvent être créés avec un backend Crypt ; le pooling n'est pas pris en charge et ne requiert aucun périphérique particulier.
Les sections suivantes définissent des volumes et des clichés d'une point de vue Crypt.

15.1.3.1. Crypt Volume

Les volumes de cryptage sont créés par la commande dm-crypt et représentent les données qui se trouvent dans le périphérique encodé d'origine sous une forme non encodée. Ne supporte aucune concatenation de périphérique ou RAID.
Deux modes, ou extensions, sont prises en charge : luks et plain. Luks est utilisé par défaut. Pour obtenir plus d'informations sur les extensions, consulter man cryptsetup.

15.1.3.2. Cliché Crypt

Bien que le backend de cryptage ne prenne pas en charge les clichés, si le volume encodé est créé sur un volume LVM, le volume lui-même pourra être transformé en cliché. Le cliché pourra alors être ouvert par cryptsetup.

15.1.4. Multiple Devices (MD)

Le MD backend se contente actuellement de collecter des informations sur les volumes MD du système.

15.2. Tâches SSM courantes

Les sections suivantes développeront un certain nombre de cas d'utilisation sur la façon d'installer SSM, puis d'afficher les informations sur tous les périphériques, pools et volumes détectés. Ensuite, un pool sera créé comprenant deux volumes et un système de fichiers XFS. Le système de fichiers sera alors vérifié pour détecter les problèmes d'homogénéité, et un volume augmentera en taille. Puis, un cliché sera créé. Enfin, un des volumes sera supprimé.

15.2.1. Installation du Gestionnaire de stockage de système (SSM)

Pour installer SSM, utiliser la commande suivante :
# yum install system-storage-manager
Il y a plusieurs backends qui ne sont activés que si les packages suivants sont installés :
  • Le backend LVM requiert le package lvm2.
  • Le BTRFS requiert le package btrfs-progs.
  • Le backend de cryptage requiert les packages device-mapper et cryptsetup.

15.2.2. Afficher les informations sur tous les périphériques détectés

L'affichage des informations à propos des périphériques, pools, volumes, et clichés est effectué grâce à la commande list. Exécuter la commande ssm list sans options affichera ce qui suit :
~]# ssm list
----------------------------------------------------------
Device        Free      Used      Total  Pool  Mount point
----------------------------------------------------------
/dev/sda                        2.00 GB        PARTITIONED
/dev/sda1                      47.83 MB        /test      
/dev/vda                       15.00 GB        PARTITIONED
/dev/vda1                     500.00 MB        /boot      
/dev/vda2  0.00 KB  14.51 GB   14.51 GB  rhel             
----------------------------------------------------------
------------------------------------------------
Pool  Type  Devices     Free      Used     Total  
------------------------------------------------
rhel  lvm   1        0.00 KB  14.51 GB  14.51 GB  
------------------------------------------------
---------------------------------------------------------------------------------
Volume          Pool  Volume size  FS     FS size       Free  Type    Mount point
---------------------------------------------------------------------------------
/dev/rhel/root  rhel     13.53 GB  xfs   13.52 GB    9.64 GB  linear  /          
/dev/rhel/swap  rhel   1000.00 MB                             linear             
/dev/sda1                47.83 MB  xfs   44.50 MB   44.41 MB  part    /test      
/dev/vda1               500.00 MB  xfs  496.67 MB  403.56 MB  part    /boot      
------------------------------------------------------------------------t ---------
Cet affichage pourra être réduit davantage en utilisant des arguments qui spécifieront ce qui doit être afiché. La liste des options disponibles se trouve dans la commande ssm list --help.

Note

Selon l'argument qui sera donné, SSM risque de ne pas tout afficher.
  • Exécuter l'argument devices ou dev va ommettre certains périphériques. Les CDRom et DM/MD, par exemple, sont cachés intentionnellement car ils sont listés en tant que volumes.
  • Certains backends ne supportent pas les clichés et ne peut pas faire la distinction entre un cliché et un volume standard. Exécuter l'argument snapshot sur un de ces backends aménera SSM à tenter de reconnaître le nom de volume afin d’identifier un cliché. Si l’expression régulière de la SSM ne correspond pas au modèle du cliché, la capture du cliché ne sera pas reconnue.
  • À l'exception du volume BTRFS principal (le système de fichiers lui-même), les volumes BTRFS non montés n'apparaîtront pas.

15.2.3. Créer un nouveau pool, volume logique ou système de fichiers

Dans cette section, un nouveau pool sera créé avec un nom par défaut. Il comprendra les périphériques /dev/vdb et /dev/vdc, un volume logique de 1G, et un système de fichiers XFS.
La commande pour créer ce scénario est la suivante : ssm create --fs xfs -s 1G /dev/vdb /dev/vdc. Les options suivantes sont utilisées :
  • L'option --fs indique le type de système de fichiers requis. Les types de systèmes de fichiers actuellement pris en charge sont les suivants :
    • ext3
    • ext4
    • xfs
    • btrfs
  • L'argument -s indique la taille du volume logique. Les suffixes suivants sont pris en charge pour définir les unités suivantes :
    • K or k pour kilooctets
    • M ou m pour megaoctets
    • G ou g pour gigaoctets
    • T ou t pour teraoctets
    • P ou p pour petaoctets
    • E ou e pour exaoctets
  • Les deux périphériques listés, /dev/vdb et /dev/vdc, sont les deux périphériques que je souhaite créer.
~]# ssm create --fs xfs -s 1G /dev/vdb /dev/vdc
  Physical volume "/dev/vdb" successfully created
  Physical volume "/dev/vdc" successfully created
  Volume group "lvm_pool" successfully created
  Logical volume "lvol001" created
Il existe deux autres options pour la ssm command pouvant s’avérer utiles. La première est la -p pool. Cela spécifie le pool, sur lequel le volume doit être créé. Si elle n’existe pas encore, SSM le créera. Cela a été omis dans l’exemple ci-dessus, ce qui a causé SSM à utiliser le nom par défaut lvm_pool. Toutefois, pour utiliser un nom spécifique qui puisse s’adapter à toute les conventions de nommage, l'option -p doit être utilisée.
La seconde option utile est -n name. Elle permet de nommer le volume logique nouvellement créé. Tout comme avec -p, elle est utile pour utiliser un nom spécifique qui devra convenir pour toutes les conventions de nommage existantes.
Voici un exemple d'utilisation de ces deux options :
~]# ssm create --fs xfs -p new_pool -n XFS_Volume /dev/vdd
  Volume group "new_pool" successfully created
  Logical volume "XFS_Volume" created
SSM a maintenant créé deux volumes physiques, un pool, et un volume logique confortablement en une seule commande.

15.2.4. Vérifier l'homogénéité du système de fichiers

La commande ssm check vérifie la consistence du système de fichiers sur le volume. Il est possible de spécifier plusieurs volumes à vérifier. S'il n'y a aucun système de fichiers sur le volume, alors on pourra éviter ce volume.
Pour vérifier tous les périphériques sur le volume lvol001, exécuter la commande ssm check /dev/lvm_pool/lvol001.
~]# ssm check /dev/lvm_pool/lvol001
Checking xfs file system on '/dev/mapper/lvm_pool-lvol001'.
Phase 1 - find and verify superblock...
Phase 2 - using internal log
        - scan filesystem freespace and inode maps...
        - found root inode chunk
Phase 3 - for each AG...
        - scan (but don't clear) agi unlinked lists...
        - process known inodes and perform inode discovery...
        - agno = 0
        - agno = 1
        - agno = 2
        - agno = 3
        - agno = 4
        - agno = 5
        - agno = 6
        - process newly discovered inodes...
Phase 4 - check for duplicate blocks...
        - setting up duplicate extent list...
        - check for inodes claiming duplicate blocks...
        - agno = 0
        - agno = 1
        - agno = 2
        - agno = 3
        - agno = 4
        - agno = 5
        - agno = 6
No modify flag set, skipping phase 5
Phase 6 - check inode connectivity...
        - traversing filesystem ...
        - traversal finished ...
        - moving disconnected inodes to lost+found ...
Phase 7 - verify link counts...
No modify flag set, skipping filesystem flush and exiting.

15.2.5. Augmenter une taille de volume

La commande ssm resize change la taille du volume et du système de fichiers spécifiés. S'il n'y a pas de système de fichiers, alors seule la taille du volume sera ajustée.
Dans cet exemple, nous avons actuellement un volume logique dans /dev/vdb de 900Mo nommé lvol001.
~]# ssm list
-----------------------------------------------------------------
Device          Free       Used      Total  Pool      Mount point
-----------------------------------------------------------------
/dev/vda                          15.00 GB            PARTITIONED
/dev/vda1                        500.00 MB            /boot      
/dev/vda2    0.00 KB   14.51 GB   14.51 GB  rhel                 
/dev/vdb   120.00 MB  900.00 MB    1.00 GB  lvm_pool             
/dev/vdc                           1.00 GB                       
-----------------------------------------------------------------
---------------------------------------------------------
Pool      Type  Devices       Free       Used       Total  
---------------------------------------------------------
lvm_pool  lvm   1        120.00 MB  900.00 MB  1020.00 MB  
rhel      lvm   1          0.00 KB   14.51 GB    14.51 GB  
---------------------------------------------------------
--------------------------------------------------------------------------------------------
Volume                 Pool      Volume size  FS     FS size       Free  Type    Mount point
--------------------------------------------------------------------------------------------
/dev/rhel/root         rhel         13.53 GB  xfs   13.52 GB    9.64 GB  linear  /          
/dev/rhel/swap         rhel       1000.00 MB                             linear             
/dev/lvm_pool/lvol001  lvm_pool    900.00 MB  xfs  896.67 MB  896.54 MB  linear             
/dev/vda1                          500.00 MB  xfs  496.67 MB  403.56 MB  part    /boot      
--------------------------------------------------------------------------------------------
Le volume logique a besoin d'augmenter de 500Mo supplémentaires. Pour cela, nous devons ajouter un nouveau périphérique au pool :
~]# ssm resize -s +500M /dev/lvm_pool/lvol001 /dev/vdc
  Physical volume "/dev/vdc" successfully created
  Volume group "lvm_pool" successfully extended
Phase 1 - find and verify superblock...
Phase 2 - using internal log
        - scan filesystem freespace and inode maps...
        - found root inode chunk
Phase 3 - for each AG...
        - scan (but don't clear) agi unlinked lists...
        - process known inodes and perform inode discovery...
        - agno = 0
        - agno = 1
        - agno = 2
        - agno = 3
        - process newly discovered inodes...
Phase 4 - check for duplicate blocks...
        - setting up duplicate extent list...
        - check for inodes claiming duplicate blocks...
        - agno = 0
        - agno = 1
        - agno = 2
        - agno = 3
No modify flag set, skipping phase 5
Phase 6 - check inode connectivity...
        - traversing filesystem ...
        - traversal finished ...
        - moving disconnected inodes to lost+found ...
Phase 7 - verify link counts...
No modify flag set, skipping filesystem flush and exiting.
  Extending logical volume lvol001 to 1.37 GiB
  Logical volume lvol001 successfully resized
meta-data=/dev/mapper/lvm_pool-lvol001 isize=256    agcount=4, agsize=57600 blks
         =                       sectsz=512   attr=2, projid32bit=1
         =                       crc=0
data     =                       bsize=4096   blocks=230400, imaxpct=25
         =                       sunit=0      swidth=0 blks
naming   =version 2              bsize=4096   ascii-ci=0 ftype=0
log      =internal               bsize=4096   blocks=853, version=2
         =                       sectsz=512   sunit=0 blks, lazy-count=1
realtime =none                   extsz=4096   blocks=0, rtextents=0
data blocks changed from 230400 to 358400
SSM exécute un contrôle sur le périphérique, puis l'étend au volume à hauteur du montant spécifié. Cela peut être vérifié par la commande ssm list.
~]# ssm list
------------------------------------------------------------------
Device          Free        Used      Total  Pool      Mount point
------------------------------------------------------------------
/dev/vda                           15.00 GB            PARTITIONED
/dev/vda1                         500.00 MB            /boot      
/dev/vda2    0.00 KB    14.51 GB   14.51 GB  rhel                 
/dev/vdb     0.00 KB  1020.00 MB    1.00 GB  lvm_pool             
/dev/vdc   640.00 MB   380.00 MB    1.00 GB  lvm_pool             
------------------------------------------------------------------
------------------------------------------------------
Pool      Type  Devices       Free      Used     Total  
------------------------------------------------------
lvm_pool  lvm   2        640.00 MB   1.37 GB   1.99 GB  
rhel      lvm   1          0.00 KB  14.51 GB  14.51 GB  
------------------------------------------------------
----------------------------------------------------------------------------------------------
Volume                 Pool      Volume size  FS      FS size        Free  Type    Mount point
----------------------------------------------------------------------------------------------
/dev/rhel/root         rhel         13.53 GB  xfs    13.52 GB     9.64 GB  linear  /          
/dev/rhel/swap         rhel       1000.00 MB                               linear             
/dev/lvm_pool/lvol001  lvm_pool      1.37 GB  xfs     1.36 GB     1.36 GB  linear             
/dev/vda1                          500.00 MB  xfs   496.67 MB   403.56 MB  part    /boot       
----------------------------------------------------------------------------------------------

Note

Il est seulement possible de diminuer la taille d'un volume LVM ; non supporté pour les autres types de volumes. On y parvient en exécutant - au lieu de +. Ainsi, pour augmenter la taille d'un volume LVM de 50M, la commande sera :
 
~]# ssm resize -s-50M /dev/lvm_pool/lvol002
  Rounding size to boundary between physical extents: 972.00 MiB
  WARNING: Reducing active logical volume to 972.00 MiB
  THIS MAY DESTROY YOUR DATA (filesystem etc.)
Do you really want to reduce lvol002? [y/n]: y
  Reducing logical volume lvol002 to 972.00 MiB
  Logical volume lvol002 successfully resized
Sans + ou -, la valeur sera considérée comme une valeur absolue.

15.2.6. Cliché

Pour prendre un cliché d'un volume existant, exécuter la commande ssm snapshot.

Note

Cette opération échouera si le backend auquel le volume appartient ne supporte pas les clichés.
Pour créer un cliché de lvol001, exécuter la commande suivante :
~]# ssm snapshot /dev/lvm_pool/lvol001
  Logical volume "snap20150519T130900" created
Pour vérifier ceci, exécuter la commande ssm list, et noter la section de cliché supplémentaire.
~]# ssm list
----------------------------------------------------------------
Device        Free        Used      Total  Pool      Mount point
----------------------------------------------------------------
/dev/vda                         15.00 GB            PARTITIONED
/dev/vda1                       500.00 MB            /boot      
/dev/vda2  0.00 KB    14.51 GB   14.51 GB  rhel                 
/dev/vdb   0.00 KB  1020.00 MB    1.00 GB  lvm_pool             
/dev/vdc                          1.00 GB                        
----------------------------------------------------------------
--------------------------------------------------------
Pool      Type  Devices     Free        Used       Total  
--------------------------------------------------------
lvm_pool  lvm   1        0.00 KB  1020.00 MB  1020.00 MB  
rhel      lvm   1        0.00 KB    14.51 GB    14.51 GB  
--------------------------------------------------------
----------------------------------------------------------------------------------------------
Volume                 Pool      Volume size  FS      FS size        Free  Type    Mount point
----------------------------------------------------------------------------------------------
/dev/rhel/root         rhel         13.53 GB  xfs    13.52 GB     9.64 GB  linear  /          
/dev/rhel/swap         rhel       1000.00 MB                               linear             
/dev/lvm_pool/lvol001  lvm_pool    900.00 MB  xfs   896.67 MB   896.54 MB  linear             
/dev/vda1                          500.00 MB  xfs   496.67 MB   403.56 MB  part    /boot                   
----------------------------------------------------------------------------------------------
----------------------------------------------------------------------------------
Snapshot                           Origin   Pool      Volume size     Size  Type  
----------------------------------------------------------------------------------
/dev/lvm_pool/snap20150519T130900  lvol001  lvm_pool    120.00 MB  0.00 KB  linear
----------------------------------------------------------------------------------

15.2.7. Enlever un élément

La commande ssm remove est utilisée pour supprimer un élément, comme un périphérique, un pool ou un volume.

Note

Si un périphérique est utilisé par un pool, s'il est supprimé, il échouera. On peut forcer ce comportement en utilisant l'argument -f.
Si le volume est monté, puis supprimé, il échouera. À la différence du périphérique, le comportement pourra être forcé par l'argument -f.
Pour supprimer lvm_pool et tout ce qui se trouve à l'intérieur, exécuter la commande suivante :
~]# ssm remove lvm_pool
Do you really want to remove volume group "lvm_pool" containing 2 logical volumes? [y/n]: y
Do you really want to remove active logical volume snap20150519T130900? [y/n]: y
  Logical volume "snap20150519T130900" successfully removed
Do you really want to remove active logical volume lvol001? [y/n]: y
  Logical volume "lvol001" successfully removed
  Volume group "lvm_pool" successfully removed

15.3. Ressources SSM

Vous trouverez des informations supplémentaires sur SSM dans les ressources suivantes :

Chapitre 16. Quotas de disques

L'espace disque peut être restreint en implémentant des quotas de disques qui alerteraient un administrateur système avant qu'un utilisateur ne consomme trop d'espace disque ou qu'une partition ne soit pleine.
Les quotas de disques peuvent être configurés pour des utilisateurs individuels ainsi que pour des groupes d'utilisateurs. Ceci permet de gérer l'espace alloué pour les fichiers spécifiques aux utilisateurs (par exemple pour les courriers électroniques) séparément de l'espace alloué aux projets sur lesquels un utilisateur travaille (en supposant que ces projets se voient offrir leurs propres groupes).
En outre, des quotas peuvent être définis, non seulement pour contrôler le nombre de blocs de disques consommés, mais aussi pour contrôler le nombre d'inodes (des structures de données contenant des informations sur les fichiers dans les systèmes de fichiers UNIX). Comme les inodes sont utilisés pour contenir des informations concernant des fichiers, cela permet de contrôler le nombre de fichiers pouvant être créés.
Le RPM quota doit être installé pour implémenter les quotas de disques.

Note

Ce chapitre concerne tous les systèmes de fichiers, cependant, certains systèmes de fichiers ont leurs propres outils de gestion des quota. Voir la description correspondante pour les systèmes de fichiers applicables.
Pour les systèmes de fichiers XFS, voir Section 6.3, « Gestion des quotas XFS ».
Btrfs n'a pas de quota de disque donc n'est pas couvert.

16.1. Configurer les quotas de disques

Pour fixer les quotas de disques, procédez aux étapes suivantes :
  1. Activez les quotas par système de fichiers en modifiant le fichier /etc/fstab.
  2. Remontez le(s) système(s) de fichiers.
  3. Créez les fichiers de la base de données des quotas et générez le tableau d'utilisation du disque.
  4. Assignez les politiques des quotas.
Chaque étape sera discutée en détails dans les sections suivantes.

16.1.1. Activer les quotas

En tant que root et à l'aide d'un éditeur de texte, modifiez le fichier /etc/fstab.

Exemple 16.1. Modifiez /etc/fstab

Par exemple, pour utiliser l'éditeur de texte vim, veuillez saisir :
# vim /etc/fstab
Ajoutez les options usrquota ou grpquota aux systèmes de fichiers qui requièrent des quotas :

Exemple 16.2. Ajoutez les quotas

/dev/VolGroup00/LogVol00 /         ext3    defaults        1 1 
LABEL=/boot              /boot     ext3    defaults        1 2 
none                     /dev/pts  devpts  gid=5,mode=620  0 0 
none                     /dev/shm  tmpfs   defaults        0 0 
none                     /proc     proc    defaults        0 0 
none                     /sys      sysfs   defaults        0 0 
/dev/VolGroup00/LogVol02 /home     ext3    defaults,usrquota,grpquota  1 2 
/dev/VolGroup00/LogVol01 swap      swap    defaults        0 0 . . .
Dans cet exemple, le système de fichiers /home possède des quotas utilisateurs et groupes activés.

Note

Les exemples suivants supposent qu'une autre partition /home ait été créée pendant l'installation de Red Hat Enterprise Linux. La partition root (/) peut être utilisée pour définir les politiques de quotas dans le fichier /etc/fstab.

16.1.2. Remonter les systèmes de fichiers

Après avoir ajouté les options usrquota ou grpquota, veuillez remonter chaque système de fichier dont l'entrée fstab a été modifiée. Si le système de fichiers n'est pas en cours d'utilisation par un processus, veuillez utiliser l'une des méthodes suivantes :
  • Saisissez la commande umount suivie de la commande mount afin de remonter le système de fichiers. Veuillez consulter la page man pour umount et mount afin de connaître la syntaxe particulière pour monter et démonter divers types de systèmes de fichiers.
  • Saisissez la commande mount -o remount file-system (où file-system est le nom du système de fichiers) afin de remonter le système de fichiers. Par exemple, pour remonter le système de fichiers /home, veuillez utiliser la commande mount -o remount /home.
Si le système de fichiers est en cours d'utilisation, la plus simple méthode pour remonter le système de fichiers est de redémarrer le système.

16.1.3. Créer les fichiers de base de données de quotas

Après avoir remonté chaque système de fichiers dont les quotas sont activés, veuillez exécuter la commande quotacheck.
La commande quotacheck examine les systèmes de fichier dont les quotas sont activés et crée un tableau de l'utilisation actuelle du disque par système de fichiers. Le tableau est ensuite utilisé pour mettre à jour la copie de l'utilisation du disque du système d'exploitation. En outre, les fichiers de quotas du système de fichiers sont aussi mis à jour.

Note

La commande quotacheck n'a aucun effet sur XFS car le tableau d'utilisation de disque est complété automatiquement au moment du montage. Voir la page man de xfs_quota(8) pour plus d'informations.
Pour créer les fichiers de quotas (aquota.user et aquota.group) sur le système de fichiers, veuillez utiliser l'option -c de la commande quotacheck.

Exemple 16.3. Créer des fichiers de quotas

Par exemple, si les quotas d'utilisateurs et de groupes sont activés pour le système de fichiers /home, veuillez créer les fichiers dans le répertoire /home :
# quotacheck -cug /home
L'option -c indique que des fichiers de quotas doivent être créés pour chaque système de fichiers sur lequel les quotas sont activés, l'option -u indique que les quotas d'utilisateurs seront vérifiés, et l'option -g indique que les quotas de groupes seront vérifiés.
Si les options -u ou -g ne sont pas spécifiées, seul le fichier du quota d'utilisateurs sera créé. Si seule l'option -g est spécifiée, seul le fichier du quota de groupes sera créé.
Une fois que les fichiers sont créés, veuillez exécuter la commande suivante afin de générer le tableau d'utilisation du disque actuelle par système de fichiers avec quotas activés :
# quotacheck -avug
Les options utilisées sont comme suit :
a
Vérifie tous les systèmes de fichiers montés localement avec quotas activés
v
Affiche les informations détaillées pendant la progression de la vérification du quota
u
Vérifie les informations du quota de disques de l'utilisateur
g
Vérifie les informations du quota de disques de groupe
Une fois que quotacheck a terminé son exécution, les fichiers de quotas correspondants aux quotas activés (d'utilisateurs ou de groupes) sont remplis avec des données pour chaque système de fichiers monté localement avec quotas activés, tel que /home.

16.1.4. Allouer les quotas par utilisateur

La dernière étape consiste à assigner les quotas de disques avec la commande edquota.
Pour configurer le quota pour un utilisateur, en tant que root, utiliser la commande suivante :
# edquota username
Procédez à cette étape pour chaque utilisateur qui a besoin d'un quota. Ainsi, si un quota est activé dans /etc/fstab pour la partition /home (/dev/VolGroup00/LogVol02 dans l'exemple ci-dessous) et que la commande edquota testuser est exécutée, vous verrez ce qui suit dans l'éditeur configuré par défaut dans le système :
Disk quotas for user testuser (uid 501):   
Filesystem                blocks     soft     hard    inodes   soft   hard   
/dev/VolGroup00/LogVol02  440436        0        0     37418      0      0

Note

L'éditeur de texte défini par la variable d'environnement EDITOR est utilisé par edquota. Pour changer l'éditeur, définir la variable d'environnement EDITOR dans votre fichier ~/.bash_profile vers le chemin d'accès de l'éditeur de votre choix.
La première colonne correspond au nom du système de fichiers qui contient un quota activé. La seconde colonne montre combien de blocs l'utilisateur utilise actuellement. Les deux colonnes suivantes sont utilisées pour fixer des limites de blocs « soft » ou « hard » pour l'utilisateur sur le système de fichiers. La colonne inodes affiche le nombre d'inodes actuellement en cours d'utilisation par l'utilisateur. Les deux dernières colonnes sont utilisées pour définir les limites d'inode « soft » et « hard » pour l'utilisateur sur le système de fichiers.
La limite hard bloc correspond au montant maximum d'espace disque qu'un utilisateur ou un groupe peut utiliser. Une fois que la limite est atteinte, on ne peut pas utiliser d'espace supplémentaire.
La limite de bloc « soft » détermine le montant maximum de d'espace disque pouvant être utilisé. Cependant, à la différence de la limite « hard », la limite « soft » peut être dépassée jusqu'à une certaine limite. C'est ce que l'on appelle la période de grâce. La période de grâce peut être exprimée en secondes, minutes, heures, jours, semaines, ou mois.
Si une seule des valeurs est fixée à 0, cette limite n'est pas définie. Dans l'éditeur de texte, veuillez changer les limites que vous souhaitez.

Exemple 16.4. Modifier les limites souhaitées

Par exemple :
Disk quotas for user testuser (uid 501):   
Filesystem                blocks     soft     hard   inodes   soft   hard   
/dev/VolGroup00/LogVol02  440436   500000   550000    37418      0      0
Pour vous assurer que le quota utilisateur a bien été défini, utiliser la commande :
# quota username
Disk quotas for user username (uid 501): 
   Filesystem  blocks   quota   limit   grace   files   quota   limit   grace
     /dev/sdb    1000*   1000    1000               0       0       0

16.1.5. Assigner les quotas par groupe

Les quotas peuvent aussi être assignés sur une base « par groupe ». Par exemple, pour définir un quota de groupe pour le groupe devel (le groupe doit exister avant de définir le quota du groupe), veuillez utiliser la commande :
# edquota -g devel
Cette commande affiche le quota existant pour le groupe dans l'éditeur de texte :
Disk quotas for group devel (gid 505):   
Filesystem                blocks    soft     hard    inodes    soft    hard   
/dev/VolGroup00/LogVol02  440400       0        0     37418       0       0
Modifiez les limites, puis enregistrez le fichier.
Pour vérifier que le quota de groupe a bien été défini, veuillez utiliser la commande :
# quota -g devel

16.1.6. Définir la période de grâce pour les limites soft

Si un quota donné possède des limites « soft », vous pouvez modifier la période de grâce (la période pendant laquelle la limite « soft » peut être dépassée) avec la commande suivante :
# edquota -t
Cette commande fonctionne sur les quotas pour les inodes ou les blocs pour utilisateurs ou pour groupes.

Important

Tandis que les autres commandes edquota opèrent sur les quotas d'un utilisateur ou d'un groupe particulier, l'option -t opère sur tous les systèmes de fichiers dont les quotas sont activés.

16.2. Gérer les quotas de disque

Si les quotas sont mis en œuvre, ils devront être maintenus, surtout sous une forme qui permette de voir si les quotas sont dépassés et de vérifier qu'ils soient exacts.
Bien entendu, si les utilisateurs dépassent constamment leur quota ou leur limite, un administrateur de système aura un choix limité suivant le type d'utilisateur ou suivant l'impact de l'espace disque sur leur travail. L'administrateur pourra soit aider l'utilisateur à déterminer comment utiliser moins d'espace disque ou augmenter le quota de disque de l'utilisateur.

16.2.1. Activation et désactivation

Il est possible de désactiver les quotas sans les définir sur 0. Pour désactiver tous les quotas d'utilisateur et de groupe, veuillez utiliser la commande suivante :
# quotaoff -vaug
Si les options -u ou -g ne sont pas spécifiées, seuls les quotas d'utilisateur seront désactivés. Si seule l'option -g est spécifiée, seuls les quotas de groupe seront désactivés. L'interrupteur -v provoque l'affichage des informations verbeuses du statut lorsque la commande est exécutée.
Pour activer les quotas à nouveau, veuillez utiliser la commande quotaon avec les mêmes options.
Par exemple, pour actier les quotas d'utilisateur et de groupe pour tous les systèmes de fichiers, veuillez utiliser la commande suivante :
# quotaon -vaug
Pour activer les quotas pour un système de fichiers particulier, tel que /home, veuillez utiliser la commande suivante :
# quotaon -vug /home
Si les options -u ou -g ne sont pas spécifiées, seuls les quotas d'utilisateur seront activés. Si seule l'option -g est spécifiée, seuls les quotas de groupe seront activés.

Note

La commande quotaon n'est pas toujours requise sur XFS car elle est exécutée automatiquement au moment du montage. Voir la page man de xfs_quota(8) pour plus d'informations.

16.2.2. Rapports sur les quotas de disques

Créer un rapport sur l'utilisation du disque suppose l'exécution de l'utilitaire repquota.

Exemple 16.5. Sortie de la commande repquota

Par exemple, la commande repquota /home produit la sortie suivante :
*** Report for user quotas on device /dev/mapper/VolGroup00-LogVol02 
Block grace time: 7days; Inode grace time: 7days
			Block limits			File limits		
User		used	soft	hard	grace	used	soft	hard	grace 
---------------------------------------------------------------------- 
root      --      36       0       0              4     0     0 
kristin   --     540       0       0            125     0     0 
testuser  --  440400  500000  550000          37418     0     0
Pour afficher un rapport d'utilisation de disque pour tous les systèmes de fichiers dont les quotas sont activés (-a), utiliser la commande suivante :
# repquota -a
Même si le rapport est facile à lire, certains points doivent être expliqués. Les caractères -- qui sont affichés après chaque utilisateur servent à déterminer si les limites du bloc ou de l'inode ont été dépassées. Si la limite soft est dépassée, le caractère + apparaîtra à la place du caractère - correspondant ; le premier caractère - représente la limite du bloc, et le second représente la limite de l'inode.
Les colonnes grace sont normalement vides. Si une limite soft a été dépassée, la colonne affichera le temps correspondant au délai restant de la période de grâce. Si la période de grâce a été dépassée, la chaîne none (aucun) s'affichera à sa place.

16.2.3. Contrôler l'exactitude des quotas

Lorsqu'un système de fichiers échoue à effectuer un démontage correct (par exemple, dû à une panne du système), il est nécessaire d'exécuter quotacheck. Cependant, quotacheck peut être exécuté de manière régulière, même si le système n'est pas tombé en panne. Les méthodes sûres pour exécuter quotacheck périodiquement incluent :
L'assurance que quotacheck sera exécuté lors du prochain redémarrage

Note

Cette méthode fonctionne mieux pour les systèmes multi-utilisateur (occupés) qui sont redémarrés périodiquement.
En tant qu'utilisateur root, veuillez placer un script shell dans le répertoire /etc/cron.daily/ ou /etc/cron.weekly/ qui contient la commande touch /forcequotacheck — ou planifiez-en un à l'aide de la commande crontab -e. Ceci crée un fichier forcequotacheck vide dans le répertoire root, que le script init du sytème cherchera lors du démarrage. Si celui-ci est trouvé, le script init exécutera quotacheck. Puis le script init supprimera le fichier /forcequotacheck ; ainsi, la planification de la création périodique de ce fichier avec cron assure que quotacheck soit effectivement exécuté lors du prochain redémarrage.
Pour obtenir davantage d'informations sur cron, veuillez consulter man cron.
Exécuter quotacheck en mode mono-utilisateur
Une manière alternative d'exécuter quotacheck en toute sécurité consiste à démarrer le système en mode mono-utilisateur, ce qui empêche toute possibilité de corruption de données dans les fichiers de quota, puis d'exécuter les commandes suivantes :
# quotaoff -vug /file_system
# quotacheck -vug /file_system
# quotaon -vug /file_system
Exécuter quotacheck sur un système en cours d'exécution
Si nécessaire, il est possible d'exécuter quotacheck sur un ordinateur à un moment où aucun utilisateur n'est connecté, ainsi il n'y aura aucun fichier ouvert sur le système en cours de vérification. Exécutez la commande quotacheck -vug file_system  ; cette commande échouera si quotacheck ne peut pas monter à nouveau le système de fichiers donné file_system en lecture seule. Remarquez qu'après la vérification, le système de fichiers sera remonté en lecture-écriture.

Avertissement

Exécuter quotacheck sur un système de fichiers en cours d'exécution monté en lecture-écriture n'est pas recommandé à cause de la possibilité de corruption de fichier(s) de quota.
Veuillez consulter man cron pour obtenir davantage d'informations sur la configuration de cron.

16.3. Références de quotas de disques

Pour obtenir plus d'informations sur les quota de disques, voir les pages man des commandes suivantes :
  • quotacheck
  • edquota
  • repquota
  • quota
  • quotaon
  • quotaoff

Chapitre 17. Réseau redondant de disques indépendants (RAID, de l'anglais « Redundant Array of Independent Disks »)

L'idée principale de RAID consiste à combiner plusieurs lecteurs de disques de petite taille et peu chers dans une matrice dans le but de fournir des performances ou une redondance qui ne seraient pas réalisables avec un seul disque à coût élevé. Cette matrice de disques apparaîtra à l'ordinateur comme étant une seule unité de stockage logique ou un seul disque.
RAID permet d'étaler des informations sur plusieurs disques. RAID utilise des techniques telles que l'Entrelacement de disques (RAID niveau 0), la Mise en miroir de disques (RAID niveau 1), et l'Entrelacement de disques avec parité (RAID niveau 5) permettant une meilleure redondance, une latence plus basse, une augmentation de la bande passante, et la maximisation des capacités de récupération après des échecs de disque dur.
RAID distribue des données sur chaque disque de la matrice en les divisant de manière consistante (habituellement avec une taille de 256K ou 512k, même si d'autres valeurs sont également acceptables). Chaque « morceau » est ensuite écrit sur le disque dur de la matrice RAID selon le niveau RAID employé. Lorsque les données sont lues, le processus est inversé, donnant l'illusion que les multiples disques de la matrice forment un seul et unique disque.
Les administrateurs systèmes et autres personnes gérant de grandes quantités de données bénéficieront de l'utilisation de la technologie RAID. Les raisons principales pour déployer RAID incluent :
  • Amélioration de la vitesse
  • Augmentation des capacités de stockage à l'aide d'un seul disque virtuel
  • Perte de données due aux échecs de disque minimisée

17.1. Types RAID

Trois approches RAID sont possibles : RAID microprogramme, RAID matériel, et RAID logiciel.

RAID microprogramme

RAID microprogramme (aussi appelé ATARAID) est un type de RAID logiciel dans lequel les ensembles RAID peuvent être configurés à l'aide d'un menu basé sur microprogramme. Le microprogramme utilisé par ce type RAID s'intègre également au BIOS, vous permettant ainsi de démarrer à partir de ses ensembles RAID. Différents fournisseurs utilisent différents formats de métadonnées sur disque pour marquer les membres définis RAID. La matrice Intel Matrix RAID est un bon exemple de système RAID microprogramme.

Matériel RAID

La matrice basée matériel gère le sous-système RAID indépendamment de l'hôte. Celle-ci ne présente qu'un seul disque par matrice RAID à l'hôte.
Un périphérique RAID matériel peut être interne ou externe au système. Les périphériques internes consistent habituellement en une carte contrôleur spécialisée qui peut gérer les tâches RAID de manière transparente par rapport au système d'exploitation. Les périphériques externes se connectent habituellement au système via SCSI, Fibre Channel, iSCSI, InfiniBand, ou à l'aide d'autres interconnexions réseau à grande vitesse et présentent des volumes logiques au système.
Pour le système d'exploitation, les cartes contrôleur RAID fonctionnent comme un contrôleur SCSI et gèrent toutes les communications du disque. L'utilisateur branche le disque sur le contrôleur RAID (comme un contrôleur RAID normal) et les ajoute à la configuration des contrôleurs RAID. Le système d'exploitation ne verra aucune différence.

RAID logiciel

RAID logiciel implémente les divers niveaux RAID dans le code du disque du noyau (périphérique bloc). Celui-ci offre la solution la moins chère possible, car des cartes contrôleur ou chassis enfichables à chaud [2] ne sont pas requis. RAID logiciel fonctionne également avec des disques IDE moins chers ainsi qu'avec des disques SCSI. Avec les CPU plus rapides modernes, RAID logiciel offre de meilleures performances qu'avec RAID matériel.
Le noyau Linux contient un pilote MD (« multi-disk ») permettant à la solution RAID d'être complètement indépendante du matériel. Les performances d'une matrice basée logiciel dépendent des performances et de la charge du CPU du serveur.
Ci-dessous figurent quelques fonctionnalités-clé de la pile RAID logiciel Linux :
  • Conception multi-threads
  • Portabilité des matrices entre ordinateurs Linux sans reconstruction
  • Reconstruction de matrices en arrière-plan à l'aide des ressources système inactives
  • Prise en charge des disques enfichables à chaud
  • Détection de CPU automatique pour tirer profit de certaines fonctionnalités, comme la prise en charge du streaming SIMD
  • Correction automatique des mauvais secteurs sur les disques d'une matrice
  • Vérifications régulières de la consistance des données RAID afin de s'assurer de la bonne santé de la matrice
  • Surveillance pro-active des matrices avec des alertes par courrier électronique envoyées sur une adresse désignée lors d'événements importants
  • Les « write-intent bitmap », qui augmentent dramatiquement la vitesse des événements de resynchronisation en permettant au noyau de savoir précisément quelles portions d'un disque doivent être resynchronisées au lieu de devoir resynchroniser la matrice toute entière
  • Resynchronisez les points de contrôle. Ainsi, si vous redémarrez votre ordinateur pendant une resynchronisation, pendant le démarrage, la resynchronisation reprendra à l'emplacement où elle s'était arrêtée et ne devra pas recommencer depuis le début.
  • La capacité à changer les paramètres de la matrice après l'installation. Par exemple, vous pouvez agrandir une matrice RAID5 à 4 disques en matrice RAID5 à 5 disques lorsque vous avez un nouveau disque à ajouter. Cette opération d'agrandissement se fait à chaud et ne requiert pas de réinstallation sur la nouvelle matrice.

17.2. Niveaux RAID et prise en charge linéaire

RAID prend en charge diverses configurations, y compris les niveaux 0, 1, 4, 5, 6, 10, et linéaires. Ces types RAID sont définis comme suit :
Niveau 0
RAID niveau 0, souvent appelé « entrelacement », est une technique de mappage de données entrelacées orientée performances. Cela signifie que les données écrites sur la matrice sont divisées en bandes et écrites sur les disques membres de la matrice, permettant ainsi de hautes performances d'E/S pour un moindre coût, mais cela ne fournit pas de redondance.
De nombreuses implémentations RAID niveau 0 entrelaceront uniquement les données à travers les périphériques membres d'une taille égale à ou inférieure à la taille du plus petit périphérique de la matrice. Cela signifie que si vous possédez plusieurs périphériques de tailles légèrement différentes, chaque périphérique sera traité comme s'il était égal au plus petit disque. Ainsi, la capacité de stockage courante d'une matrice de niveau 0 est égale au plus petit disque dans la matrice RAID matériel, ou à la capacité de la plus petite partition membre dans une matrice RAID logiciel multipliée par le nombre de disques ou partitions dans la matrice.
Niveau 1
RAID niveau 1, ou la « mise en miroir », a été utilisé depuis plus longtemps que toute autre forme de RAID. Le niveau 1 fournit de la redondance en écrivant des données identiques sur chaque disque membre de la matrice, laissant un copie « miroir » sur chaque disque. La mise en miroir est populaire du fait de sa simplicité et du haut niveau de disponibilité de données offert. Le niveau 1 fonctionne avec deux disques ou plus et offre une très bonne fiabilité de donnés et améliore les performances des applications à lecture intensive, mais à coût relativement élevé. [3]
La capacité de stockage d'une matrice de niveau 1 est égale à la capacité du disque dur miroir le plus petit dans une matrice RAID matériel ou à la partition miroir la plus petite dans une matrice RAID logiciel. La redondance du niveau 1 est la plus élevée possible parmi les différents types RAID, la matrice étant capable de fonctionner avec un seul disque présent.
Niveau 4
Le niveau 4 utilise une parité [4] concentrée sur un seul disque pour protéger les données. Comme le disque de parité dédié représente un goulot d'étranglement inhérent à toutes les transactions d'écriture sur la matrice RAID, le niveau 4 est rarement utilisé sans technologie d'accompagnement telle que le cache en écriture différée, ou dans des circonstances particulières, où l'administrateur système conçoit le périphérique RAID logiciel avec ce goulot d'étranglement en tête (par exemple, avec une matrice qui aurait peu ou pas de transactions d'écriture une fois remplie de données). RAID niveau 4 est si rarement utilisé qu'il n'est pas disponible en tant qu'option dans Anaconda. Cependant, il peut être créé manuellement par l'utilisateur si réellement nécessaire.
La capacité de stockage RAID matériel niveau 4 est égale à la capacité de la partition membre la plus petite, multiplié par le nombre de partitions moins un. Les performances d'une matrice RAID niveau 4 seront toujours asymétriques, ce qui signifie que les lectures seront plus performantes que les écritures. Ceci est dû au fait que les écritures consomment davantage de ressources du CPU et de bande passante de la mémoire lors de la génération de parité, qui consomme également davantage de bande passante du bus lors de l'écriture des données sur disque car vous n'écrivez pas seulement les données, mais aussi la parité. Les lectures ne font que lire les données et non la parité, à moins que la matrice ne se trouve dans un état dégradé. Par conséquent, les lectures génèrent moins de trafic sur les disques et à travers les bus de l'ordinateur pour une même quantité de données transférée que sous des conditions normales.
Niveau 5
Type RAID le plus commun. En distribuant la parité à travers tous les disques membres d'une matrice, RAID niveau 5 élimine le goulot d'étranglement des écritures, qui est inhérent au niveau 4. Le seul goulot d'étranglement des performances est le processus de calcul de parité en soi-même. Avec les CPU modernes et RAID logiciel, il n'y a habituellement pas de goulot d'étranglement, car tous les CPU modernes peuvent générer une parité très rapidement. Cependant, si vous possédez suffisamment de périphériques membres dans une matrice RAID5 logiciel, permettant ainsi une grande vitesse de transfert de données agrégées à travers tous les périphériques, alors ce goulot d'étranglement peut se révéler problématique.
Comme avec le niveau 4, le niveau 5 offre des performances asymétriques, avec des lectures considérablement plus performantes que les écritures. La capacité de stockage RAID niveau 5 est calculée de la même manière qu'avec le niveau 4.
Niveau 6
Ce niveau RAID commun, sur lequel la redondance et la préservation des données, et non les performances forment le but principal, considère l'inefficacité en termes d'espace du niveau 1 inacceptable. Le niveau 6 utilise un schéma de parité complexe afin d'être en mesure de récupérer après la perte de deux disques de la matrice. Ce schéma de parité complexe crée un fardeau pour le CPU bien plus important sur les périphériques RAID logiciel, mais aussi pendant les transactions d'écriture. Ainsi, le niveau 6 est considérablement plus asymétrique quant aux performances que les niveaux 4 et 5.
La capacité totale d'une matrice RAID niveau 6 est calculée de manière similaire à celles des matrices RAID niveaux 4 et 5, à l'exception que vous devrez soustraire 2 périphériques (au lieu d'un seul) du compte des périphériques pour l'espace de stockage supplémentaire de la parité.
Niveau 10
Ce niveau RAID tente de combiner les avantages de performance du niveau 0 avec la redondance du niveau 1. Il aide également à alléger une certaine quantité de l'espace gaspillé dans les matrices niveau 1 contenant plus de deux périphériques. Avec le niveau 10, il est possible de créer une matrice à 3 disques configurée pour stocker uniquement 2 copies de chaque « morceau » de données, ce qui permettra ensuite à la taille de la matrice de faire 1,5 fois la taille du périphérique le plus petit, au lieu d'être égal à la taille de celui-ci (comme cela aurait été le cas avec une matrice niveau 1 à trois périphériques).
Le nombre d'options disponible lors de la création de matrices de niveau 10 (ainsi que la complexité de la sélection des bonnes options pour un cas d'utilisation particulier) rend la création pendant une installation très peu pratique. Il est possible d'en créer une manuellement à l'aide de l'outil en ligne de commande mdadm. Pour obtenir davantage de détails sur les options et les compromis en termes de performance, veuillez consulter man md.
RAID linéaire
RAID linéaire est un simple regroupement de disques servant à créer un disque virtuel de plus grande taille. Avec une matrice RAID linéaire, les morceaux sont alloués de manière séquentielle, d'un disque au suivant, en allant au second disque qu'une fois que le premier disque aura été entièrement rempli. Ce regroupement ne fournit pas de bénéfices de performance, car il est très improbable que des opérations d'E/S soient divisées entre disques membres. RAID linéaire n'offre pas non plus de redondance, et réduit la fiabilité. — si un disque membre échoue, la matrice toute entière ne pourra pas être utilisée. La capacité est égale au total des disques membres.

17.3. Sous-systèmes RAID Linux

RAID sur Linux est composé des sous-systèmes suivants :

Pilotes de contrôleurs RAID matériel Linux

Les contrôleurs RAID matériel n'ont pas de sous-système RAID spécifique sur Linux. Comme ils utilisent des circuits (« chipsets ») RAID particuliers, les contrôleurs RAID matériel sont fournis avec leurs propres pilotes ; ces pilotes permettent au système de détecter les ensembles RAID en tant que disques normaux.

mdraid

Le sous-système mdraid a été conçu comme solution RAID logiciel pour Linux ; celui-ci est également la solution préférée pour RAID logiciel sous Linux. Ce sous-système utilise son propre format de métadonnées, habituellement appelé « métadonnées mdraid natives ».
mdraid prend également en charge d'autre formats de métadonnées, appelées métadonnées externes. Red Hat Enterprise Linux 7 utilise mdraid avec des métadonnées externes pour accéder aux ensembles ISW / IMSM (RAID microprogramme d'Intel). Les ensembles mdraid sont configurés et contrôlés via l'utilitaire mdadm.

dmraid

Device-mapper RAID ou dmraid fait référence au code du noyau mappeur de périphériques qui offre un mécanisme permettant d'assembler des disques pour former un ensemble RAID. Ce même code du noyau ne fournit aucun mécanisme de configuration RAID.
dmraid est entièrement configuré dans l'espace utilisateur, ce qui rend la prise en charge des différents formats de métadonnées plus facile. Ainsi, dmraid est utilisé sur un large éventail d'implémentations RAID microprogramme. dmraid prend aussi en charge le RAID microprogramme d'Intel, malgré le fait que Red Hat Enterprise Linux 7 utilise mdraid pour accéder aux ensembles RAID microprogramme d'Intel.

17.4.  RAID Support in the Installer

L'installateur Anaconda détectera automatiquement tous les ensembles RAID matériel et logiciel sur un système, les rendant disponibles pour une installation. Anaconda prend également en charge RAID logiciel à l'aide de mdraid, et peut reconnaître les ensembles mdraid existants.
Anaconda fournit des utilitaires pour créer des ensembles RAID pendant l'installation ; cependant, ces utilitaires autorisent uniquement les partitions (et non les disques entiers) à faire partie des nouveaux ensembles. Pour utiliser un disque entier pour un ensemble, veuillez créer une partition s'étendant sur la totalité du disque, puis utilisez cette partition comme membre de l'ensemble RAID.
Lorsque le système de fichiers root utilise un ensemble RAID, Anaconda ajoutera des options de ligne de commande du noyau à la configuration du chargeur de démarrage, faisant savoir à initrd quel(s) ensemble(s) RAID doivent être activés avant de chercher le système de fichiers root.
Pour obtenir des instructions sur la configuration RAID pendant une installation, veuillez consulter le Guide d'installation de Red Hat Enterprise Linux 7.

17.5. Convertir un disque root en RAID 1 après l'installation

Si vous avez besoin de convertir un disque root non-raid en miroir RAID1 après avoir installé Red Hat Enterprise Linux 7, voir les instructions qui se trouvent dans l'article de base de connaissance de Red Hat intitulé : How do I convert my root disk to RAID1 after installation of Red Hat Enterprise Linux 7?
Pour l'architecture PowerPC (PPC), suivre les étapes suivantes :
  1. Copier le contenu de la partition boot de la PowerPC Reference Platform (PReP) à partir de /dev/sda1 vers /dev/sdb1 :
    # dd if=/dev/sda1 of=/dev/sdb1
    
  2. Mettre à jour les indicateurs prep et boot sur la première partition sur les deux disques :
    $ parted /dev/sda set 1 prep on
    $ parted /dev/sda set 1 boot on
    
    $ parted /dev/sdb set 1 prep on
    $ parted /dev/sdb set 1 boot on
    
Notez qu'exécuter la commande grub2-install /dev/sda ne fonctionne pas sur une machine PowerPC et retourne une erreur, mais le système démarre comme prévu.

17.6.  Configuring RAID Sets

La plupart des ensembles RAID sont configurés pendant la création, habituellement via le menu du microprogramme ou à partir de l'installateur. Dans certains cas, vous pourriez devoir créer ou modifier des ensembles RAID après avoir installé le système, de préférence sans avoir à redémarrer l'ordinateur et à entrer dans le menu du microprogramme.
Certains contrôleurs RAID vous permettent de configurer des ensembles RAID pendant l'exécution ou même de définir des ensembles complètement nouveaux après avoir ajouté des disques supplémentaires. Ceci requiert l'utilisation d'utilitaires spécifiques, car il n'existe pas d'interface de programmation pour ceci. Veuillez consulter la documentation du pilote du contrôleur RAID matériel pour obtenir davantage d'informations.

mdadm

L'outil de ligne de commande mdadm est utilisé pour gérer RAID logiciel sur Linux, c'est-à-dire mdraid. Pour obtenir des informations sur les différents modes et options mdadm, veuillez consulter man mdadm. La page man contient également des exemples utiles pour des opérations communes, comme la création, le contrôle, et l'assemblage de matrices RAID logiciel.

dmraid

Comme son nom le suggère, dmraid est utilisé pour gérer les ensembles RAID du mappeur de périphériques device-mapper. L'outil dmraid trouve les périphériques ATARAID en utilisant plusieurs gestionnaires de format de métadonnées, chacun prenant en charge divers formats. Pour afficher une liste complète des formats pris en charge, veuillez exécuter dmraid -l.
Comme mentionné précédemment dans Section 17.3, « Sous-systèmes RAID Linux », l'outil dmraid ne peut pas configurer les ensembles RAID après leur création. Pour obtenir des informations supplémentaires sur l'utilisation de dmraid, veuillez consulter man dmraid.

17.7. Création de périphériques RAID avancée

Dans certains cas, vous pourriez souhaiter installer le système d'exploitation sur une matrice qui ne peut pas être créée une fois l'installation terminée. Habituellement, cela signifie le paramétrage de /boot ou de matrices du système de fichiers root sur un périphérique RAID complexe ; dans de tels cas, vous pourriez devoir utiliser des options de matrices qui ne sont pas prises en charge par Anaconda. Pour contourner ce problème, veuillez observer la procédure suivante :

Procédure 17.1. Création avancée de périphériques RAID

  1. Insérez le disque d'installation comme d'habitude.
  2. Pendant le démarrage initial, veuillez sélectionner le mode de secours (« Rescue Mode ») au lieu de l'installation (« Install ») ou de la mise à niveau (« Upgrade »). Lorsque le système est entièrement démarré en mode de secours (« Rescue mode »), un terminal de ligne de commande sera présenté à l'utilisateur.
  3. À partir de ce terminal, veuillez utiliser parted pour créer des partitions RAID sur les disques durs cibles. Puis, utilisez mdadm pour créer des matrices RAID manuellement à partir de ces partitions en utilisant tous les paramètres et options disponibles. Pour obtenir des informations supplémentaires sur la manière d'accomplir cela, veuillez consulter Chapitre 12, Partitions, man parted, et man mdadm.
  4. Une fois que les aires de stockage sont créées, vous pourrez, si vous le souhaitez, créer des systèmes de fichiers sur ces aires également.
  5. Redémarrez l'ordinateur et sélectionnez Installation (« Install ») ou Mise à niveau (« Upgrade ») pour effectuer l'installation normalement. Comme Anaconda recherche les disques dans le système, il trouvera les périphériques RAID pré-existants.
  6. Lorsqu'il vous sera demandé comment utiliser les disques du système, veuillez sélectionner Structure personnalisée (« Custom Layout »), puis cliquez sur Suivant (« Next »). Les périphériques RAID MD pré-existants y seront répertoriés.
  7. Sélectionnez un périphérique RAID, cliquez sur Modifier (« Edit »), puis configurez sont point de montage et (optionnellement) le type de fichier que le système de fichiers devrait utiliser (si vous n'en avez pas déjà créé un auparavant). Veuillez ensuite cliquer sur Terminé (« Done »). Anaconda effectuera l'installation sur ce périphérique RAID pré-existant, tout en conservant les options personnalisées que vous avez sélectionnées lors de sa création dans le mode de secours (« Rescue Mode »).

Note

Le Mode de secours limité de l'installateur n'inclut pas les pages man. man mdadm et man md contiennent des informations utiles à la création de matrices RAID personnalisées, et peuvent être nécessaires tout au long de la solution de contournement. Ainsi, il peut être utile d'avoir accès à une machine avec ces pages man présentes, ou de les imprimer avant de démarrer en Mode de secours et de créer vos propres matrices personnalisées.


[2] Un chassis enfichable à chaud vous permet de supprimer un disque dur sans avoir à éteindre votre système.
[3] Le coût de RAID niveau 1 est élevé car les mêmes informations sont écrites sur tous les disques de la matrice, ce qui offre une bonne fiabilité des données, mais de manière bien moins efficace, en termes d'espace, que les niveaux RAID basés sur parité, comme le niveau 5. Cependant, ce manque d'efficacité quant à l'espace offre également un bénéfice de performance : les niveaux RAID basés sur parité consomment une quantité d'alimentation du CPU bien plus élevée afin de générer une parité pendant que le niveau 1 RAID écrit les mêmes données plus d'une fois sur les multiples membres RAID avec un temps CPU très court. Ainsi, sur des ordinateurs utilisant RAID logiciel et ayant des ressources CPU utilisées à d'autres fins que des activités RAID de manière consistante, RAID niveau 1 peut fournir de meilleures performances que les niveaux RAID basés sur parité.
[4] Les informations sur la parité sont calculées sur la base du contenu du reste des disques membres de la matrice. Ces informations peuvent ensuite être utilisées pour reconstruire des données lorsqu'un disque de la matrice échoue. Les données reconstruites peuvent ensuite être utilisées pour satisfaire les requêtes d'E/S du disque en échec avant que celui-ci ne soit remplacé et pour le remplir à nouveau une fois son remplacement effectué.

Chapitre 18. Utilisation de la commande mount

Dans Linux, UNIX, et autres systèmes d'exploitation similaires, des systèmes de fichiers sur différentes partitions et périphériques amovibles (CD, DVD, ou lecteurs flash USB par exemple) peuvent être attachés à un certain emplacement (le point de montage) dans la structure de répertoire, puis détachés. Pour attacher ou détacher un système de fichiers, veuillez utiliser respectivement les commandes mount ou umount. Ce chapitre décrit l'utilisation de base de ces commandes, ainsi que certains sujets avancés comme le déplacement de points de montage ou la création de sous-structures partagées.

18.1. Répertorier les systèmes de fichiers actuellement montés

Pour afficher tous les systèmes de fichiers actuellement attachés, veuillez exécuter la commande mount sans arguments supplémentaires :
mount
Cette commande affiche la liste des points de montage connus. Chaque ligne fournit des informations importantes sur le nom du périphérique, le type de système de fichiers, le répertoire dans lequel il est monté, et les options de montage pertinentes sous la forme suivante :
périphérique sur le type de répertoire type (options)
L'utilitaire findmnt, qui permet aux utilisateurs de répertorier les systèmes de fichiers montés sous la forme d'une arborescence, est également disponible à partir de Red Hat Enterprise Linux 6.1. Pour afficher tous les systèmes de fichiers actuellement attachés, veuillez exécuter la commande findmnt sans arguments supplémentaires :
findmnt

18.1.1. Spécifier le type de système de fichiers

Par défaut, la sortie de la commande mount inclut divers systèmes de fichiers virtuels, tels que sysfs et tmpfs. Pour afficher uniquement les périphériques avec un certain type de système de fichiers, veuillez ajouter l'option -t sur la ligne de commande :
mount -t type
De manière similaire, pour uniquement afficher les périphériques avec un certain type de système de fichiers en utilisant la commande findmnt, veuillez saisir :
findmnt -t type
Pour obtenir une liste des types de systèmes de fichiers communs, veuillez consulter Tableau 18.1, « Types de systèmes de fichiers communs ». Pour un exemple d'utilisation, veuillez consulter Exemple 18.1, « Répertorier les systèmes de fichiers ext4 actuellement montés ».

Exemple 18.1. Répertorier les systèmes de fichiers ext4 actuellement montés

Habituellement, les partitions / et /boot sont formatées pour utiliser ext4. Pour afficher uniquement les points de montage qui utilisent ce système de fichiers, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite shell :
~]$ mount -t ext4
/dev/sda2 on / type ext4 (rw)
/dev/sda1 on /boot type ext4 (rw)
Pour répertorier de tels points de montage en utilisant la commande findmnt, veuillez saisir :
~]$ findmnt -t ext4
TARGET SOURCE    FSTYPE OPTIONS
/      /dev/sda2 ext4   rw,realtime,seclabel,barrier=1,data=ordered
/boot  /dev/sda1 ext4   rw,realtime,seclabel,barrier=1,data=ordered

18.2. Monter un système de fichiers

Pour attacher un certain système de fichiers, veuillez utiliser la commande mount sous la forme suivante :
mount [option] device directory
device peut être identifié par un chemin d'accès complet vers un périphérique bloc (par exemple, « /dev/sda3 »), un identifiant unique universel (UUID) ; par exemple, « UUID=34795a28-ca6d-4fd8-a347-73671d0c19cb »), ou une étiquette de volume (par exemple, « LABEL=home »). Remarquez que tant qu'un système de fichiers est monté, le contenu d'origine du répertoire directory sera inaccessible.

Important

Linux n'empêche pas un utilisateur de monter un système de fichiers sur un répertoire possédant déjà un système de fichiers qui y est attaché. Pour déterminer si un répertoire en particulier sert de point de montage, veuillez exécuter l'utilitaire findmnt avec le répertoire en tant qu'argument et vérifiez le code de sortie :
findmnt directory; echo $?
Si aucun système de fichiers n'est attaché au répertoire, la commande ci-dessus retournera 1.
Lorsque la commande mount est exécutée sans toutes les informations requises (c'est-à-dire sans le nom de périphérique, le répertoire cible, ou le type de système de fichiers), la commande mount lit le contenu du fichier de configuration /etc/fstab pour voir si le système de fichiers donné est répertorié. Ce fichier /etc/fstab contient une liste de noms de périphériques et les répertoires dans lesquels les systèmes de fichiers sélectionnés doivent être montés, ainsi que le type de système de fichiers et les options de montage. De ce fait, lors du montage d'un système de fichiers qui est spécifié dans ce fichier /etc/fstab, vous pouvez utiliser l'une des variantes suivantes de la commande :
mount [option] directory
mount [option] device
Remarquez que des permissions sont requises pour monter les systèmes de fichiers, à moins que la commande ne soit exécutée en tant que root (voir la Section 18.2.2, « Spécifier les options de montage »).

Note

Pour déterminer l'UUID et, si le périphérique les utilise, l'étiquette d'un périphérique en particulier, veuillez utiliser la commande blkid sous le format suivant :
blkid device
Par exemple, pour afficher des informations sur /dev/sda3, veuillez saisir :
~]# blkid /dev/sda3
/dev/sda3: LABEL="home" UUID="34795a28-ca6d-4fd8-a347-73671d0c19cb" TYPE="ext3"

18.2.1. Spécifier le type de système de fichiers

Dans la plupart des cas, mount détecte le système de fichiers automatiquement. Cependant, certains systèmes de fichiers, tels que NFS (« Network File System ») ou CIFS (« Common Internet File System ») ne sont pas reconnus, et doivent être spécifiés manuellement. Pour spécifier le type de système de fichiers, veuillez utiliser la commande mount sous le format suivant :
mount -t type périphérique répertoire
Tableau 18.1, « Types de systèmes de fichiers communs » fournit une liste des types de système de fichiers communs pouvant être utilisés avec la commande mount. Pour une liste complète de tous les types de système de fichiers disponibles, veuillez consulter la page du manuel correspondante comme indiqué dans la Section 18.4.1, « Documentation installée ».

Tableau 18.1. Types de systèmes de fichiers communs

TypeDescription
ext2Système de fichiers ext2.
ext3Système de fichier ext3.
ext4Système de fichiers ext4.
btrfsSystème de fichiers btrfs.
xfsSystème de fichiers xfs.
iso9660Système de fichiers ISO 9660. Communément utilisé par les supports optiques, comme les CD.
jfsSystème de fichier JFS créé par IBM.
nfsSystème de fichiers NFS. Celui-ci est communément utilisé pour accéder à des fichiers sur un réseau.
nfs4Système de fichiers NFSv4. Celui-ci est communément utilisé pour accéder à des fichiers sur un réseau.
ntfsSystème de fichiers NTFS. Celui-ci est communément utilisé sur des ordinateurs exécutant un système d'exploitation Windows.
udfSystème de fichiers UDF. Communément utilisé par les supports optiques, comme les DVD.
vfatSystème de fichiers FAT. Celui-ci est communément utilisé sur les ordinateurs exécutant un système d'exploitation Windows ainsi que sur certains supports numériques, tels que les lecteurs flash USB ou les disquettes.
Veuillez consulter l'Exemple 18.2, « Monter un disque flash USB » pour voir un exemple d'utilisation.

Exemple 18.2. Monter un disque flash USB

Les lecteurs flash USB plus anciens utilisent souvent le système de fichiers FAT. En supposant que ce type de lecteur utilise le périphérique /dev/sdc1 et que le répertoire /media/flashdisk/ existe, veuillez le monter sur ce répertoire en saisissant ce qui suit à l'invite shell en tant qu'utilisateur root :
~]# mount -t vfat /dev/sdc1 /media/flashdisk

18.2.2. Spécifier les options de montage

Pour spécifier des options de montage supplémentaires, veuillez utiliser la commande sous le format suivant :
mount -o options périphérique répertoire
Lorsque plusieurs options sont fournies, veuillez ne pas insérer d'espace après une virgule, sinon la commande mount interprétera incorrectement les valeurs qui suivent les espaces en tant que paramètres supplémentaires.
Tableau 18.2, « Options de montage communes » fournit une liste d'options de montage communes. Pour une liste complète de toutes les options disponibles, veuillez consulter la page du manuel correspondante comme indiqué dans la Section 18.4.1, « Documentation installée ».

Tableau 18.2. Options de montage communes

OptionDescription
asyncPermet les opérations d'entrées/sorties asynchrones sur le système de fichiers.
autoPermet au système de fichiers d'être monté automatiquement en utilisant la commande mount -a.
defaultsFournit un alias pour async,auto,dev,exec,nouser,rw,suid.
execPermet l'exécution de fichiers binaires sur un système de fichiers particulier.
loopMonte une image en tant que périphérique boucle.
noautoLe comportement par défaut interdit le montage automatique du système de fichiers à l'aide de la commande mount -a.
noexecInterdit l'exécution de fichiers binaires sur le système de fichiers en particulier.
nouserInterdit à un utilisateur normal (c'est-à-dire autre que root) de monter et démonter le système de fichiers.
remountRemonte le système de fichiers au cas où il serait déjà monté.
roMonte le système de fichiers en lecture seule.
rwMonte le système de fichier en lecture et écriture.
userPermet à un utilisateur normal (c'est-à-dire autre que root) de monter et démonter le système de fichiers.
Veuillez consulter l'Exemple 18.3, « Monter une image ISO » pour un exemple d'utilisation.

Exemple 18.3. Monter une image ISO

Une image ISO (ou une image de disque en général) peut être montée en utilisant le périphérique boucle. En supposant que l'image ISO du disque d'installation Fedora 14 se trouve dans le répertoire de travail actuel et que le répertoire /media/cdrom/ existe, veuillez monter l'image sur ce répertoire en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# mount -o ro,loop Fedora-14-x86_64-Live-Desktop.iso /media/cdrom
Remarquez qu'ISO 9660 est, de par sa conception, un système de fichiers en lecture seule.

18.2.3. Partager des montages

De manière occasionnelle, certaines tâches d'administration système requièrent d'avoir accès au même système de fichiers à partir de plusieurs emplacements dans l'arborescence des répertoires (par exemple, lors de la préparation d'un environnement chroot). Ceci est possible, et Linux vous autorise à monter le même système de fichiers sur autant de répertoires que nécessaire. En outre, la commande mount implémente l'option --bind qui fournit un moyen pour dupliquer certains montages. Son utilisation fonctionne comme suit :
mount --bind old_directory new_directory
Même si cette commande permet à un utilisateur d'accéder au système de fichiers à partir de ces deux emplacements, celle-ci ne s'applique pas aux systèmes de fichiers qui sont montés à l'intérieur du répertoire d'origine. Pour également inclure ces montages, veuillez saisir :
mount --rbind old_directory new_directory
De plus, afin de fournir autant de flexibilité que possible, Red Hat Enterprise Linux 7 implémente la fonctionnalité connue sous le nom de sous-arborescence partagée. Cette fonctionnalité permet l'utilisation des quatre types de montage suivants :
Shared Mount
Un montage partagé permet la création d'une réplique exacte d'un point de montage donné. Lorsqu'un point de montage est marqué en tant que montage partagé, tout montage à l'intérieur du point de montage d'origine est reflété dedans, et vice-versa. Pour modifier le type d'un point de montage en montage partagé, veuillez saisir la commande suivante à l'invite shell :
mount --make-shared mount_point
De manière alternative, pour modifier le type de montage du point de montage sélectionné et de tous les points de montage se trouvant sous celui-ci, veuillez saisir :
mount --make-rshared mount_point
Veuillez consulter Exemple 18.4, « Créer un point de montage partagé » pour un exemple d'utilisation.

Exemple 18.4. Créer un point de montage partagé

Il existe deux emplacements dans lesquels les autres systèmes de fichiers sont communément montés : le répertoire /media pour les supports amovibles, et le répertoire /mnt pour les systèmes de fichiers montés temporairement. En utilisant un montage partagé, vous pouvez faire en sorte que ces deux répertoires partagent le même contenu. Pour ce faire, en tant qu'utilisateur root, marquez le répertoire /media en tant que répertoire « partagé » :
~]# mount --bind /media /media
~]# mount --make-shared /media
Puis créez son double dans /mnt en utilisant la commande suivante :
~]# mount --bind /media /mnt
Il est désormais possible de vérifier qu'un montage à l'intérieur de /media apparaît aussi dans /mnt. Par exemple, si le lecteur CD-ROM contient un support qui n'est pas vide et que le répertoire /media/cdrom/ existe, veuillez exécuter les commandes suivantes :
~]# mount /dev/cdrom /media/cdrom
~]# ls /media/cdrom
EFI  GPL  isolinux  LiveOS
~]# ls /mnt/cdrom
EFI  GPL  isolinux  LiveOS
De la même manière, il est possible de vérifier que n'importe quel système de fichiers monté dans le répertoire /mnt se reflètera dans /media. Par exemple, si un lecteur flash USB qui utilise le périphérique /dev/sdc1 est enfiché et que le répertoire /mnt/flashdisk/ est présent, veuillez saisir :
~]# mount /dev/sdc1 /mnt/flashdisk
~]# ls /media/flashdisk
en-US  publican.cfg
~]# ls /mnt/flashdisk
en-US  publican.cfg
Slave Mount
Un montage esclave permet la création d'un double limité d'un point de montage donné. Lorsqu'un point de montage est marqué en tant que montage esclave, tout montage dans le point de montage d'origine y sera reflété, mais aucun montage à l'intérieur d'un montage esclave n'est reflété dans son point d'origine. Pour modifier le type d'un point de montage en montage esclave, veuillez saisir ce qui suit à l'invite shell :
mount --make-slave mount_point
Alternativement, il est possible de modifier le type de montage du point de montage sélectionné et de tous les points de montage se trouvant sous celui-ci en saisissant :
mount --make-rslave mount_point
Veuillez consulter l'Exemple 18.5, « Créer un point de montage esclave » pour voir un exemple d'utilisation.

Exemple 18.5. Créer un point de montage esclave

Cet exemple montre comment faire pour que le contenu du répertoire /media soit également affiché dans /mnt, mais sans qu'aucun montage du répertoire /mnt ne soit reflété dans /media. En tant qu'utilisateur root, veuillez marquer le répertoire /media en tant que répertoire « partagé » :
~]# mount --bind /media /media
~]# mount --make-shared /media
Puis créez son dupliqué dans /mnt, mais marquez-le en tant qu'« esclave » :
~]# mount --bind /media /mnt
~]# mount --make-slave /mnt
Veuillez vérifier qu'un montage à l'intérieur de /media apparaîsse aussi dans /mnt. Par exemple, si le lecteur CD-ROM contient un support qui n'est pas vide et que le répertoire /media/cdrom/ existe, veuillez exécuter les commandes suivantes :
~]# mount /dev/cdrom /media/cdrom
~]# ls /media/cdrom
EFI  GPL  isolinux  LiveOS
~]# ls /mnt/cdrom
EFI  GPL  isolinux  LiveOS
Veuillez également vérifier qu'aucun des systèmes de fichiers montés dans le répertoire /mnt ne soit reflété dans /media. Par exemple, si un lecteur flash USB qui utilise le périphérique /dev/sdc1 est attaché et que le répertoire /mnt/flashdisk/ est présent, veuillez saisir :
~]# mount /dev/sdc1 /mnt/flashdisk
~]# ls /media/flashdisk
~]# ls /mnt/flashdisk
en-US  publican.cfg
Private Mount
Un montage privé est le type de montage par défaut, contrairement à un montage privé ou partagé, il ne reçoit et ne transfère pas d'événements de propagation. Pour marquer explicitement un point de montage en tant que montage privé, veuillez saisir ce qui suit à l'invite shell :
mount --make-private mount_point
Alternativement, il est possible de modifier le type de montage du point de montage sélectionné et de tous les points de montage se trouvant sous celui-ci :
mount --make-rprivate mount_point
Veuillez consulter l'Exemple 18.6, « Créer un point de montage privé » pour voir un exemple d'utilisation.

Exemple 18.6. Créer un point de montage privé

En prenant en compte le scénario dans l'Exemple 18.4, « Créer un point de montage partagé », supposez que le point de montage partagé a été créé auparavant en utilisant les commandes suivantes en tant qu'utilisateur root:
~]# mount --bind /media /media
~]# mount --make-shared /media
~]# mount --bind /media /mnt
Pour marquer le répertoire /mnt en tant que « privé », veuillez saisir :
~]# mount --make-private /mnt
Il est désormais possible de vérifier qu'aucun des montages présents à l'intérieur de /media n'apparaissent dans /mnt. Par exemple, si le lecteur CD-ROM contient un support qui n'est pas vide et que le répertoire /media/cdrom/ existe, veuillez exécuter les commandes suivantes :
~]# mount /dev/cdrom /media/cdrom
~]# ls /media/cdrom
EFI  GPL  isolinux  LiveOS
~]# ls /mnt/cdrom
~]#
Il est également possible de vérifier qu'aucun des systèmes de fichiers montés dans le répertoire /mnt ne soit reflété dans /media. Par exemple, si un lecteur flash USB qui utilise le périphérique /dev/sdc1 est attaché et que le répertoire /mnt/flashdisk/ est présent, veuillez saisir :
~]# mount /dev/sdc1 /mnt/flashdisk
~]# ls /media/flashdisk
~]# ls /mnt/flashdisk
en-US  publican.cfg
Unbindable Mount
Pour empêcher qu'un point de montage donné ne soit dupliqué, un montage ne pouvant pas être lié peut être utilisé. Pour modifier le type d'un point de montage en montage ne pouvant pas être lié, veuillez saisir ce qui suit à l'invite shell :
mount --make-unbindable mount_point
Alternativement, il est possible de modifier le type de montage du point de montage sélectionné et de tous les points de montage se trouvant sous celui-ci :
mount --make-runbindable mount_point
Veuillez consulter l'Exemple 18.7, « Créer un point de montage ne pouvant pas être lié » pour voir un exemple d'utilisation.

Exemple 18.7. Créer un point de montage ne pouvant pas être lié

Pour empêcher que le répertoire /media soit partagé, veuillez saisir ce qui suit à l'invite shell en tant qu'utilisateur root :
~]# mount --bind /media /media
~]# mount --make-unbindable /media
Ainsi, toute tentative conséquente de créer un dupliqué de ce montage échouera avec une erreur :
~]# mount --bind /media /mnt
mount: wrong fs type, bad option, bad superblock on /media,
missing codepage or helper program, or other error
In some cases useful info is found in syslog - try
dmesg | tail  or so

18.2.4. Déplacer un point de montage

Pour modifier le répertoire dans lequel un système de fichiers est monté, veuillez utiliser la commande suivante :
mount --move old_directory new_directory
Veuillez consulter l'Exemple 18.8, « Déplacer un point de montage NFS existant » pour voir un exemple d'utilisation.

Exemple 18.8. Déplacer un point de montage NFS existant

Un stockage NFS contient des répertoires utilisateur et est déjà monté dans /mnt/userdirs/. En tant qu'utilisateur root, veuillez déplacer ce point de montage sur /home en utilisant la commande suivante :
~]# mount --move /mnt/userdirs /home
Pour vérifier que le point de montage a été déplacé, répertoriez le contenu des deux répertoires :
~]# ls /mnt/userdirs
~]# ls /home
jill  joe

18.2.5. Définir la permission Lecture-seule pour root

Dans certains cas, vous pourriez souhaiter monter le système de fichiers avec des permissions lecture-seule. Les cas d'utilisation incluent une amélioration de la sécurité ou assurer l'intégrité des données suite à une interruption de la l'alimentation éléctrique.

18.2.5.1. Configurer root pour qu'il puisse monter avec les persmissions lecture-seule au démarrage.

  1. Dans le fichier /etc/sysconfig/readonly-root, modifier la valeur de READONLY à yes :
    # Set to 'yes' to mount the system file systems read-only.
    READONLY=yes[sortie tronquée]
  2. Changer defaults en ro dans l'entrée root (/) dans le fichier /etc/fstab :
    /dev/mapper/luks-c376919e... / ext4 ro,x-systemd.device-timeout=0 1 1
  3. Ajouter ro à la directive GRUB_CMDLINE_LINUX dans le fichier /etc/default/grub et assurez-vous qu'il n'y ait pas de rw:
    GRUB_CMDLINE_LINUX="crashkernel=auto rd.lvm.lv=rhel/root rd.lvm.lv=rhel/swap rhgb quiet ro"
  4. Recréer le fichier de configuration GRUB2 :
    ~]# grub2-mkconfig -o /boot/grub2/grub.cfg
  5. Si vous ajoutez des fichiers et des répertoires à monter avec la permission écriture dans le système de fichiers tmpfs, créer un fichier texte dans le répertoire /etc/rwtab.d/ et mettez-y la configuration. Par exemple, pour monter /etc/example/file avec des permissions écriture (w), ajouter cette ligne dans le fichier /etc/rwtab.d/example :
    files /etc/example/file

    Important

    Les changements apportés aux fichiers et répertoires dans tmpfs ne sont pas persistants d'un démarrage à l'autre.
  6. Redémarrer le système.

18.2.5.2. Remonter root instantanément

Si root (/) a été monté avec les permissions lecture-seule au démarrage du système, vous pouvez le remonter avec les permissions écriture :
~]# mount -o remount,rw /
Cela est particulièrement utile quand / n'est pas monté correctement avec les permissions lecture-seule.
Pour remonter / avec les permissions lecture-seule à nouveau, exécuter :
~]# mount -o remount,ro /

Note

Cette commande monte tout le / avec les permissions lecture-seule. Une meilleure approche consiste à conserver les permissions d'écriture pour certains fichiers et répertoires en les copiant en RAM, comme expliqué dans Section 18.2.5.1, « Configurer root pour qu'il puisse monter avec les persmissions lecture-seule au démarrage. ».

18.2.5.3. Fichiers et répertoires qui retiennent les permissions écriture

Pour que le système puisse fonctionner correctement, certains fichiers et répertoires doivent conserver les permissions d'écriture. Avec root en mode de lecture uniquement, ils sont montés en RAM dans le système de fichiers temporaire tmpfs. Les valeurs par défaut de tels fichiers et répertoires se trouvent dans le fichier /etc/rwtab, qui contient :
dirs	/var/cache/man
dirs	/var/gdm[sortie tronquée]
empty	/tmp
empty	/var/cache/foomatic[sortie tronquée]
files	/etc/adjtime
files	/etc/ntp.conf[sortie tronquée]
Les entrées du fichier /etc/rwtab doivent suivre le format suivant :
comment le fichier ou répertoire est copié dans tmpfs       	chemin vers le fichier ou répertoire
Un fichier ou répertoire peut être copié dans tmpfs de trois façons, donc il y a trois sortes d'entrées :
  • empty path : un chemin vide est copié dans tmpfs. Exemple : empty /tmp
  • dirs path : une aborescence de répertoires est copiée dans tmpfs empty. Exemple : dirs /var/run
  • files path: un fichier ou répertoire est copié dans tmpfs intact. Exemple : files /etc/resolv.conf
Le même format s'applique quand on ajoute des chemins personnalisés à /etc/rwtab.d/.

18.3. Démonter un système de fichiers

Pour détacher un système de fichiers qui a été monté, veuillez utiliser l'une des variantes suivantes de la commande umount :
umount directory
umount device
Remarquez qu'à moins que cette opération ne soit effectuée en tant qu'utilisateur root, les bonnes permissions doivent être disponibles pour démonter le système de fichiers (veuillez consulter la Section 18.2.2, « Spécifier les options de montage »). Voir Exemple 18.9, « Démonter un CD » pour un exemple d'utilisation.

Important

Lorsqu'un système de fichiers est en cours d'utilisation (par exemple lorsqu'un processus lit un fichier sur ce système de fichiers, ou lorsqu'il est utilisé par le noyau), l'exécution de la commande umount échouera avec une erreur. Pour déterminer quels processus accèdent au système de fichiers, veuillez utiliser la commande fuser sous le format suivant :
fuser -m directory
Par exemple, pour répertorier les processus qui accèdent à un système de fichiers monté sur le répertoire /media/cdrom/, veuillez saisir :
~]$ fuser -m /media/cdrom
/media/cdrom:         1793  2013  2022  2435 10532c 10672c

Exemple 18.9. Démonter un CD

Pour démonter un CD qui était auparavant monté sur le répertoire /media/cdrom/, veuillez saisir ce qui suit à l'invite shell :
~]$ umount /media/cdrom

18.4. Références de la commande mount

Les ressources suivantes offrent une documentation détaillée sur le sujet.

18.4.1. Documentation installée

  • man 8 mount — Page du manuel pour la commande mount, celle-ci fournit une documentation complète sur sont utilisation.
  • man 8 umount — Page du manuel pour la commande umount, celle-ci fournit une documentation complète sur son utilisation.
  • man 8 findmnt — Page du manuel pour la commande findmnt, celle-ci fournit une documentation complète sur son utilisation.
  • man 5 fstab — Page du manuel fournissant une description détaillée du format de fichier /etc/fstab.

18.4.2. Sites Web utiles

Chapitre 19. Fonction volume_key

La fonction volume_key fournit deux outils, libvolume_key et volume_key. libvolume_key est une bibliothèque pour manipuler des clés de chiffrment du volume de stockage et pour les stocker hors des volumes. volume_key est un outil de ligne de commande associé utilisé pour extraire les clés et phrases de passe afin de restaurer l'accès à un disque dur chiffré.
Ceci est utile lorsque l'utilisateur principal oublie ses clés et mots de passe, après qu'un employé soit parti soudainement, ou afin d'extraire des données lorsqu'un échec du logiciel ou du matériel corrompt l'en-tête du volume chiffré. Dans un environnement d'entreprise, le service d'assistance informatique peut utiliser volume_key pour effectuer des copies de sauvegarde des clés de chiffrement avant de rendre l'ordinateur à l'utilisateur final.
Actuellement, volume_key prend uniquement en charge le format de chiffrement de volumes LUKS.

Note

volume_key n'est pas inclus dans une installation standard du serveur Red Hat Enterprise Linux 7. Pour obtenir des informations sur son installation, veuillez consulter http://fedoraproject.org/wiki/Disk_encryption_key_escrow_use_cases.

19.1. Commandes volume_key

Le format de volume_key est :
volume_key [OPTION]... OPERAND
Les opérandes et le mode d'opération de volume_key sont déterminés par une des options suivantes :
--save
Cette commande attend l’opérande volume [paquet]. Si un paquet est fourni, alors volume_key en extraira les clés et les phrases secrètes. Si le paquet n’est pas fourni, alors volume_key va extraire les clés et phrases secrètes du volume, en invitant l’utilisateur si nécessaire. Ces clés et les phrases secrètes seront alors stockées dans un ou plusieurs paquets de sortie.
--restore
Cette commande attend les opérandes de paquets de volume. Puis, il ouvre le volume et utilise les clés et phrases secrètes du paquet pour rendre le volume accessible à nouveau, invitant l’utilisateur à saisir un nouveau mot de passe, par exemple.
--setup-volume
Cette commande s'attend aux opérandes nom de paquet de volume, puis, ouvre le volume et utilise les clés et phrases secrètes du paquet pour configurer le volume à utiliser des données déchiffrées comme un nom.
Nom est le nom d’un volume de dm-crypt. Cette opération rend le volume décrypté disponible comme /dev/mapper/nom.
Cette opération ne modifie pas en permanence le volume en ajoutant une nouvelle phrase secrète, par exemple. L’utilisateur peut accéder et modifier le volume décrypté, en modifiant le volume dans le processus.
--reencrypt, --secrets, et --dump
Ces trois commandes exécutent des fonctions semblables avec diverses méthodes de sortie. Chacune d’entre elle requiert l'opérande paquet et ouvre le paquet, décryptant si nécessaire. --reencrypt stocke ensuite les informations dans un ou plusieurs nouveaux paquets de sortie. Les sorties de --secrets sont des clés et des phrases secrètes contenues dans le paquet. --dump affiche le contenu du paquet, bien que les clés et les phrases secrètes ne soient pas des sorties par défaut. Ceci peut être changé en ajoutant --with-secrets à la commande. Il est également possible de vider uniquement les pièces non cryptées du paquet, le cas échéant, à l’aide de la commande --unencrypted. Cela ne nécessite pas de phrase secrète ou d'accès de clé privée.
On peut ajouter à chacune d'entre elle les options suivantes :
-o, --output packet
Cette commande écrit la phrase secrète ou le mot de passe par défaut dans le paquet. La phrase secrète ou le mot de passe par défaut dépendent du format de volume. S’assurer qu'ils ne risquent pas d’expirer, et qu'ils permettront à--restore de restaurer l’accès au volume.
--output-format format
Cette commande utilise le format spécifié pour tous les paquets de sortie. Actuellement, le format peut correspondre à l'une des conditions suivantes :
  • asymmetric : utilise CMS pour encrypter le paquet, et exige un certificat
  • asymmetric_wrap_secret_only : englobe seulement le secret, ou les clés et les phrases secrètes et exige un certificat
  • passphrase : utilise GPG pour déchiffrer tout le paquet, et exige une phrase secrète
--create-random-passphrase packet
Cette commande génère une phrase secrète alphanumérique au hasard, l'ajoute au volume (sans affecter les autres phrases secrètes) et stocke ensuite ce mot de passe aléatoire dans le paquet.

19.2. Exécutez volume_key en tant qu'utilisateur individuel

En tant qu'utilisateur individuel, volume_key peut être utilisé pour sauvegarder les clés d'encodage par la procédure suivante.

Note

Pour tous les exemples qui se trouvent dans ce fichier, /path/to/volume est un périphérique LUKS, et non pas un périphérique en texte brut intégré. La commande blkid -s type /path/to/volume doit rapporter type="crypto_LUKS".

Procédure 19.1. Exécutez volume_key en autonome

  1. Exécutez:
    volume_key --save /path/to/volume -o escrow-packet
    Vous apercevrez alors une invite vous demandant une phrase secrète de paquet escrow pour protéger la clé.
  2. Sauvegarder le fichier escrow-packet, en veillant à ne pas oublier la phrase secrète.
Si la phrase secrète est oubliée, utiliser le paquet escrow enregistré pour restaurer l'accès aux données.

Procédure 19.2. Restaurer l'accès aux données par le paquet escrow

  1. Démarrer le système dans un environnement où volume_key peut être exécuté et où un paquet escrow est disponible (en mode de secours, par exemple).
  2. Exécutez:
    volume_key --restore /path/to/volume escrow-packet
    Vous apercevrez alors une invite vous demandant la phrase secrète de paquet escrow qui a été utilisée lors de la création du paquet, et pour la nouvelle phrase secrète du volume.
  3. Mounter le volume en utilisant la phrase secrète choisie.
Pour libérer l'espace phrase secrète de l'en-tête de LUKS du volume crypté, supprimer l'ancienne phrase secrète oubliée en exécutant la commande cryptsetup luksKillSlot.

19.3. Exécutez volume_key dans une grande organisation

Dans une grande organisation, il n'est pas très pratique d'utiliser un mot de passe unique connu de chaque administrateur de systèmes et de conserver un mot de passe distinct pour chaque système. Cela n'est pas pratique et représente un risque de sécurité. Pour contrer cela, volume_key peut utiliser la cryptographie asymétrique pour réduire le nombre de personnes qui connaissent le mot de passe requis pour accéder aux données cryptées sur un ordinateur.
Cette section couvrira les procédures nécessaires à la préparation : avant l'enregistrement des clés de chiffrement, comment enregistrer les clés de chiffrement, restaurer l’accès à un volume et la mise en place de phrases secrètes d’urgence.

19.3.1. Se préparer à enregistrer vos clés de chiffrement.

Pour commencer à enregistrer les clés de chiffrement, vous devrez vous préparer.

Procédure 19.3. Préparation

  1. Créer une paire privée/certificat X509.
  2. Indique les utilisateurs auxquels on fait confiance pour ne pas compromettre la clé privée. Ces utilisateurs seront en mesure de décrypter les paquets escrow.
  3. Choisir les systèmes qui seront utilisés pour décrypter les paquets escrow. Sur ces systèmes, définir une base de données NSS qui contienne la clé privée.
    Si la clé privée n'a pas été créée dans une base de données NSS, suivre les étapes suivantes :
    • Stocker le certificat et la clé privée dans un fichier PKCS#12.
    • Exécutez :
      certutil -d /the/nss/directory -N
      À ce stade, il est possible de choisir un mot de passe de base de données NSS. Chaque base de données NSS peut avoir un mot de passe différent, donc les utilisateurs désignés n'ont pas besoin de partager un mot de passe unique, si une base de données NSS séparée est utilisé par chaque utilisateur.
    • Exécutez :
      pk12util -d /the/nss/directory -i the-pkcs12-file
  4. Distribuer le certificat à quiconque installant des systèmes ou sauvegardant des clés sur les systèmes existants.
  5. Pour les clés privées sauvegardées, préparez un stockage qui leur permette d'être consultées par une machine et un volume. Il peut s'agir, par exemple, d'un simple répertoire avec un sous-répertoire par machine, ou d'une base de données utilisée pour d'autres tâches de gestion de système également.

19.3.2. Sauvegarde des clés de chiffrement

Quand vous aurez terminé le travail requis (voir Section 19.3.1, « Se préparer à enregistrer vos clés de chiffrement. »), il vous sera alors possible de sauvegarder les clés de chiffrement par la procédure suivante.

Note

Pour tous les exemples qui se trouvent dans ce fichier, /path/to/volume est un périphérique LUKS, et non pas un périphérique en texte brut intégré. La commandeblkid -s type /path/to/volume doit rapporter type="crypto_LUKS".

Procédure 19.4. Sauvegarde des clés de chiffrement

  1. Exécutez :
    volume_key --save /path/to/volume -c /path/to/cert escrow-packet
  2. Sauvegarder le fichier escrow-packet créé dans le stockage préparé, en l'associant avec le système et le volume.
Ces étapes peuvent être effectuées manuellement, ou par script dans le cadre de l'installation du système.

19.3.3. Restaurer l'accès à un volume

Une fois que les clés de chiffrement auront été sauvegardées (voir Section 19.3.1, « Se préparer à enregistrer vos clés de chiffrement. » et Section 19.3.2, « Sauvegarde des clés de chiffrement »), l'accès pourra être restauré à un pilote selon les besoins.

Procédure 19.5. Restaurer l'accès à un volume

  1. Extraire le paquet escrow pour le volume, du stockage de paquets, et envoyez le vers l'un des utilisateurs désignées afin qu'il soit décrypté.
  2. L'utilisateur désigné exécute :
    volume_key --reencrypt -d /the/nss/directory escrow-packet-in -o escrow-packet-out
    Après avoir fourni le mot de passe de base de données NSS, l’utilisateur désigné choisira une phrase secrète pour le chiffrement escrow-paquet-out. Cette phrase secrète peut varier à chaque fois et ne protège que les clés de cryptage que lorsqu'elles sont transférées de l’utilisateur désigné au système cible.
  3. Obtenir le fichier escrow-packet-out et la phrase secrète de l'utilisateur désigné.
  4. Démarrer le système cible dans un environnement où volume_key peut être exécuté et où un paquet escrow-packet-out est disponible (en mode de secours, par exemple).
  5. Exécutez :
    volume_key --restore /path/to/volume escrow-packet-out
    Vous apercevrez alors une invite vous demandant la phrase secrète de paquet qui a été choisie par l'utilisateur désigné, et la nouvelle phrase secrète du volume.
  6. Monter le volume en utilisant la phrase secrète de volume choisie.
Il est possible d’enlever l'ancienne phrase secrète oubliée en utilisant cryptsetup luksKillSlot, par exemple, afin de libérer l'emplacement pour la phrase secrète dans l’en-tête de LUKS du volume chiffré. Cela se fait par la commande cryptsetup luksKillSlot device key-slot. Pour plus d’informations et d’exemples, voir cryptsetup--aider.

19.3.4. Configurer les phrases secrètes pour les urgences

Dans certaines circonstances (par exemple, lors des voyages d'affaire), il n'est pas très pratique pour les administrateurs système de travailler directement avec les systèmes affectés, mais les utilisateurs ont toujours besoin d'accéder à leurs données. Dans de tels cas, volume_key peut fonctionner avec des phrases secrètes, ainsi qu'avec des clés de chiffrement.
Lors de l'installation du système, exécutez :
volume_key --save /path/to/volume -c /path/to/ert --create-random-passphrase passphrase-packet
Cela génère une phrase secrète au hasard, l'ajoute au volume spécifié et la stocke dans le passphrase-packet. Il est également possible de combiner les options --create-random-passphrase et -o pour générer les deux paquets en même temps.
Si un utilisateur oublie le mot de passe, l'utilisateur désigné exécutera :
volume_key --secrets -d /your/nss/directory passphrase-packet
Cela affichera la phrase secrète au hasard. Donnez cette phrase secrète à l'utilisateur final.

19.4. Références volume_key

Vous pourrez trouver des informations supplémentaires sur volume_key à l'adresse suivante :

Chapitre 20. Directives de déploiement des disques SSD

Les disques SSD (« Solid-state disks ») sont des périphériques de stockage qui utilisent des puces flash NAND pour stocker des données de manière persistante. Ceci les différencie des précédentes générations de disques, qui stockent les données sur des plateaux magnétiques rotatifs. Sur les disques SSD, le temps d'accès aux données sur la totalité de la plage d'adresse de bloc logique (« Logical Block Address », ou LBA) est constant tandis qu'avec les disques plus anciens qui utilisent des support rotatifs, les schémas d'accès s'étendant sur des plages d'adresses de grande taille encourent des coûts de recherche. Ainsi, les périphériques SSD offrent une meilleure latence et un meilleur débit.
Les performances se dégradent au fur et à mesure que le nombre de blocs utilisés se rapproche de la capacité maximale du disque. Le degré l'impact des performances peut beaucoup varier en fonction du fournisseur. Cepedant, tous les périphériques se dégraderont quelque peu.
Pour répondre au problème de dégradation, le système hôte (par exemple, le noyau Linux) peut utiliser des requêtes d'abandon pour informer le stockage qu'une plage de blocs donnée n'est plus en cours d'utilisation. Un disque SSD peut utiliser ce type d'information pour libérer de l'espace interne en utilisant les blocs disponibles pour ré-équilibrer l'usure. Les abandons seront uniquement émis si le stockage publicise la prise en charge de son protocole de stockage (qu'il s'agisse du protocole ATA ou SCSI). Les requêtes d'abandon sont émises au stockage à l'aide de la commande d'abandon négociée spécifique au protocole de stockage (commande TRIM pour ATA, et WRITE SAME si UNMAP est défini, ou la commande UNMAP pour SCSI).
Activer le support discard est surtout utile quand les deux points suivants s'appliquent :
  • Il y a de l'espace libre toujours disponible sur le système de fichiers.
  • La plupart des blocs logiques situés sur le périphérique de stockage sous-jacent contiennent déjà des écritures.
Pour plus d'informations sur TRIM, voir Data Set Management T13 Specifications dans le lien suivant :
Pour obtenir des informations supplémentaires sur UNMAP, veuillez consulter la section 4.7.3.4 du document SCSI Block Commands 3 T10 Specification, disponible sur le lien suivant :

Note

Les périphériques SSD sur le marché n'offrent pas tous la prise en charge de discard. Pour déterminer si votre disque dur offre la prise en charge de discard, veuillez vérifier la présence de /sys/block/sda/queue/discard_granularity.

20.1. Considérations pour le déploiement

À cause de la structure interne et de l'opération des disques SSD, il vaut mieux partitionner les périphériques sur une limite de bloc de suppression interne (« Erase block boundary »). Les utilitaires de partitionnement sous Red Hat Enterprise Linux 7 choisissent des valeurs par défaut saines si le disque SSD exporte ses informations de topologie.
Cependant, si le périphérique n'exporte pas ses informations de topologie, Red Hat recommande que la première partition soit créée sur une limite de 1 Mo.
Les Logical Volume Manager (LVM), les cibles de device-mapper (DM) targets, et de MD (software raid) que LVM utilise prend en charge les abandons (discard). Les seules cibles DM qui ne prennent pas en charge les abandons sont dm-snapshot, dm-crypt, et dm-raid45. La prise en charge des abandons pour dm-mirror a été ajoutée sur Red Hat Enterprise Linux 6.1 et à partir de 7.0, MD prend en charge les abandons.
Red Hat avertit également que l'utilisation des niveaux RAID logiciel 1, 4, 5, et 6 sur des disques SSD n'est pas recommandée. Pendant l'étape d'initialisation de ces niveaux RAID, certains utilitaires de gestion RAID (tels que mdadm) écrivent sur tous les blocs du périphérique de stockage pour s'assurer que les checksums fonctionnent correctement. Ceci entraine une dégradation rapide des performances du disque SSD.
À partir de Red Hat Enterprise Linux 6.4, ext4 et XFS sont les seuls systèmes de fichiers totalement pris en charge qui offrent les commandes discard. Dans les versions précédentes de Red Hat Enterprise Linux 6, seul ext4 prenait totalement en charge discard. Pour activer les commandes discard sur un périphérique, veuillez utiliser l'option mount de discard. Par exemple, pour monter /dev/sda2 sur /mnt lorsque discard est activé, veuillez exécuter :
# mount -t ext4 -o discard /dev/sda2 /mnt
Par défaut, ext4 ne délivre pas la commande discard. Cela est le cas afin d'éviter tout problème sur des périphériquers qui pourraient ne pas implémenter la commande discard correctement. Le code swap Linux délivrera les commandes discard aux périphériques sur lesquels discard est activé, il n'existe aucune option pour contrôler ce comportement.

20.2. Considérations pour le paramétrage

Cette section décrit plusieurs facteurs à prendre en considération lors de la configuration des paramètres pouvant affecter les performances SSD.

Planificateur d'E/S

Tous les planificateurs d'E/S devraient fonctionner correctement avec la plupart des disques SSD. Cependant, comme avec tout autre type de stockage, Red Hat recommande d'effectuer des mesures de performance pour déterminer la configuration optimale pour une charge donnée.
Lors de l'utilisation de disques SSD, Red Hat recommande de modifier le planificateur d'E/S uniquement pour mesurer les performances de charges de travail particulières. Pour obtenir des informations supplémentaires sur les différents types de planificateur d'E/S, veuillez consulter le Guide de paramétrage des E/S (fournit par Red Hat). Le document sur le noyau suivant contient également des instructions sur la manière de basculer entre planificateurs d'E/S :
/usr/share/doc/kernel-version/Documentation/block/switching-sched.txt
À partir de Red Hat Enterprise Linux 7.0, le planificateur de I/O par défaut est Deadline, sauf pour un usage avec des disques SATA. Dans le cas de disques SATA, CFQ est le planificateur de I/O par défaut. Pour un stockage plus rapide, Deadline peut surpasser CFQ, conduisant à de meilleures performances d’e/s sans la nécessité d’un réglage spécifique. Il est possible, cependant, que la valeur par défaut ne soit pas adaptée à certains disques (tels que les disques de rotation SAS). Dans ce cas le planificateur I/O devra être changé à CFQ.

Mémoire virtuelle

Tout comme le planificateur d'E/S, le sous-système de la mémoire virtuelle (VM) ne requiert pas de paramétrage particulier. Au vu de la nature rapide des E/S sur disques SSD, il devrait être possible de diminuer les paramètres vm_dirty_background_ratio et vm_dirty_ratio, car une augmentation des activités d'écriture ne devrait pas avoir d'impact négatif sur la latence des autres opérations sur le disque. Cependant, ceci peut également générer davantage d'E/S générales est n'est donc pas recommandé sans effectuer de tests spécifiques aux charges au préalable.

Mémoire swap

Un disque SSD peut également être utilisé en tant que périphérique swap, et est susceptible de produire de bonnes performances pour les chargements et renvois de pages.

Chapitre 21. Barrières d'écriture

Une barrière d'écriture est un mécanisme du noyau utilisé pour s'assurer que les métadonnées du système de fichiers soient écrites et ordonnées correctement sur un stockage persistant, même lorsque les périphériques de stockage avec des caches d'écriture volatiles subissent une perte de puissance. Les systèmes de fichiers avec des barrières d'écriture activées assurent aussi que toutes données transmises via fsync() persistent lors de pannes de courant.
Cependant, l'activation des barrières d'écritures provoque une réduction significative des performances de certaines applications. Les applications qui utilisent beaucoup fsync(), ou qui créent et suppriment de nombreux fichiers de petite taille fonctionneront probablement bien plus lentement.

21.1. Importance des barrières d'écriture

Les systèmes de fichiers prennent grand soin de mettre à jour les métadonnées, s'assurant ainsi de leur cohérence. Les systèmes de fichiers journalisés assemblent les mises à jour de métadonnées en transactions et les envoient sur le stockage persistant comme suit :
  1. Premièrement, le système de fichiers envoie le corps de la transaction au périphérique de stockage.
  2. Puis le système de fichiers envoie un bloc de validation.
  3. Si la transaction et son bloc de validation correspondant sont écrits sur le disque, le système de fichiers supposera que la transaction pourra survivre à une panne de courant.
Cependant, l'intégrité des systèmes de fichiers pendant les pannes de courant est de plus en plus complexe pour les périphériques de stockage avec des caches supplémentaires. Les périphériques de stockage cibles comme les disques S-ATA ou SAS peuvent offrir des caches d'écriture allant de 32 Mo à 64 Mo (avec des disques modernes). Les contrôleurs RAID matériel contiennent souvent des caches d'écriture internes. De plus, les matrices haut de gamme, comme celles de NetApp, IBM, Hitachi et EMC (entre autres), offrent également des matrices de grande taille.
Les périphériques de stockage avec des caches d'écriture rapportent les E/S comme étant « complete » (terminées) lorsque les données sont dans le cache ; si le cache subit une panne de courant, les données seront également perdues. Pire encore, au fur et à mesure que le cache se déplace sur le stockage persistant, il peut modifier l'ordre original des métadonnées. Lorsque cela se produit, le bloc de validation peut se trouver sur le disque sans que la transaction terminée et associée ne soit en place. Par conséquent, le journal pourrait réutiliser ces blocs de transactions non-initialisées dans le système de fichiers pendant la récupération après la perte de courant ; ceci pourrait provoquer la corruption et l'incohérence des données.

Comment les barrières d'écriture fonctionnent

Les barrières d'écriture sont implémentées dans le noyau Linux à travers des vidages de caches d'écriture du stockage avant et après les E/S, dont l'ordre est critique. Une fois la transaction écrite, le cache du stockage est vidé, le bloc de validation est écrit, puis le cache est à nouveau vidé. Ceci permet de s'assurer que :
  • Le disque contient bien toutes les données.
  • Aucun changement d'ordre ne s'est produit.
Avec les barrières activées, un appel fsync() provoquera également le vidage du cache du stockage. Ceci garantit la persistance sur disque des données de fichiers même si une panne de courant se produit peu après le retour de fsync().

21.2. Activer/désactiver les barrières d'écriture

Pour réduire le risque de corruption de données pendant les pannes de courant, certains périphériques de stockage utilisent des caches d'écriture avec batteries de secours. En général, les matrices haut de gamme et certains contrôleurs de matériel utilisent des caches d'écriture avec batteries de secours. Cependant, comme la volatilité du cache est invisible pour le noyau, Red Hat Enterprise Linux 7 active par défaut les barrières d'écriture sur tous les systèmes de fichiers journalisant pris en charge.

Note

Les caches d'écriture sont conçus pour augmenter la performance E/S. Cependant, en activant les barrières d'écriture implique qu'il faille constamment vider ces caches, ce qui peut réduire la performance de manière importante.
Pour les périphériques avec des caches d'écriture à batteries de secours non volatiles, et pour ceux sur lesquels la mise en cache d'écriture est désactivée, vous pouvez désactiver les barrières d'écriture en toute sécurité au moment du montage, en utilisant l'option -o nobarrier de mount. Cependant, certains périphériques ne prennent pas en charge les barrières d'écriture ; ce type de périphérique journalisera un message d'erreur sur /var/log/messages (veuillez consulter Tableau 21.1, « Messages d'erreur des barrières d'écriture par système de fichiers »).

Tableau 21.1. Messages d'erreur des barrières d'écriture par système de fichiers

Système de fichiersMessage d'erreur
ext3/ext4JBD: barrier-based sync failed on device - disabling barriers
XFSFilesystem device - Disabling barriers, trial barrier write failed
btrfsbtrfs: disabling barriers on dev device

21.3. Considérations pour barrières d'écriture

Certaines configurations de système ne nécessitent pas de barrières d'écriture pour protéger les données. Dans la plupart des cas, d'autres méthodes sont préférables aux barrières d'écriture, car l'activation des barrières d'écriture entraîne une importance baisse de la qualité des performances.

Désactiver les caches d'écriture

Alternativement, une manière d'éviter les problèmes d'intégrité des données consiste à s'assurer qu'aucun cache d'écriture ne perde de données lors des pannes de courant. Lorsque possible, la meilleure manière de configurer ceci consiste simplement à désactiver le cache d'écriture. Sur un simple serveur ou ordinateur de bureau avec un ou plusieurs disques SATA (provenant d'une pièce AHCI Intel d'un contrôleur SATA local), vous pouvez désactiver le cache d'écriture sur les disques SATA cibles par la commande hdparm, comme suit :
# hdparm -W0 /device/

Caches d'écriture avec batteries de secours

Les barrières d'écriture ne sont pas nécessaires lorsque le système utilise des contrôleurs RAID matériel avec des caches d'écriture avec batteries de secours. Si le système est équipé avec de tels contrôleurs et si les caches d'écriture des disques sont désactivés, le contrôleur se fera connaître comme cache à écriture synchrone ; ceci informera le noyau que les données du cache d'écriture survivront à une panne de courant.
La plupart des contrôleurs utilisent des outils spécifiques aux fournisseurs pour effectuer des requêtes et pour manipuler les disques cibles. Par exemple, le contrôleur SAS Megaraid LSI utilise un cache d'écriture avec batterie de secours ; ce type de contrôleur requiert l'outil MegaCli64 pour gérer les disques cibles. Pour afficher l'état de tous les disques d'arrière-plan pour SAS Megaraid LSI, veuillez utiliser :
# MegaCli64 -LDGetProp  -DskCache  -LAll -aALL
Pour désactiver le cache d'écriture de tous les disques d'arrière-plan pour SAS Megaraid LSI, veuillez utiliser :
# MegaCli64 -LDSetProp -DisDskCache -Lall -aALL

Note

Les cartes RAID matériel rechargent leurs batteries pendant que le système est opérationnel. Si un système est éteint pendant une longue période, les batteries se déchargeront, laissant ainsi les données stockées, vulnérables pendant une panne d'alimentation.

Matrices haut de gamme

Les matrices haut de gamme offrent diverses manières de protéger les données en cas de panne de courant. Ainsi, il n'est pas nécessaire de vérifier l'état des disques internes dans le stockage RAID externe.

NFS

Les clients NFS n'ont pas besoin d'activer les barrières d'écriture puisque l'intégrité des données est gérée côté serveur NFS. Ainsi, les serveurs NFS doivent être configurés afin d'assurer la persistance des données pendant une panne de courant (que ce soit avec des barrières d'écriture ou à l'aide d'autres moyens).

Chapitre 22. Alignement et taille des E/S de stockage

De récentes améliorations apportées aux standards SCSI et ATA permettent aux périphériques de stockage d'indiquer leurs préférences quant à l'alignement des E/S et à la taille des E/S (ce qui peut même être requis dans certains cas). Ces informations sont particulièrement utiles avec les nouveaux lecteurs de disques qui augmentent la taille du secteur physique de 512 octets à 4 Ko. Ces informations peuvent aussi être bénéfiques aux périphériques RAID, pour lesquels les tailles de bloc et d'entrelacement peuvent avoir un impact sur la performance.
La pile d'E/S Linux a été améliorée pour traiter l'alignement et la taille des E/S offerts par les fournisseurs, permettant aux outils de gestion de stockage (parted, lvm, mkfs.*, etc. ) d'optimiser le placement et l'accès aux données. Si un périphérique hérité n'exporte pas les données d'alignement et de taille des E/S, alors les outils de gestion de stockage Red Hat Enterprise Linux 7 aligneront de manière conservative les E/S sur une limite de 4 Ko (ou sur une puissance de 2). Ceci assurera que les périphériques à secteurs de 4 Ko opérèrent correctement même s'ils n'indiquent pas d'alignement et de taille d'E/S requis ou préféré.
Veuillez consulter Section 22.2, « Accès à l'espace utilisateur » afin d'apprendre comment déterminer les informations que le système d'exploitation a obtenu du périphérique. Ces données sont ensuite utilisées par les outils de gestion de stockage pour déterminer le placement des données.
Le planificateur d'E/S a changé dans Red Hat Enterprise Linux 7. Le planificateur d'E/S par défaut se nomme désormais Deadline, à l'exception des disques SATA. CFQ est le planificateur d'E/S par défaut des disques SATA. Pour un stockage plus rapide, Deadline surpasse CFQ et lors de son utilisation, une augmentation des performances se fait sentir sans qu'il soit nécessaire d'effectuer de réglages.
Si la valeur par défaut n'est pas correcte pour certains disques (par exemple, pour les disques à rotation SAS), alors veuillez changer le planificateur d'E/S sur CFQ. Cette instance dépendra de la charge de travail.

22.1. Paramètres d'accès au stockage

Le système d'exploitation utilise les informations suivantes pour déterminer l'alignement et la taille des E/S :
physical_block_size
Unité interne la plus petite sur laquelle le périphérique peut opérer
logical_block_size
Utilisé de manière externe pour adresser un emplacement sur le périphérique
alignment_offset
Nombre d'octets de décalage du début du périphérique bloc Linux (périphérique partition/MD/LVM) par rapport à l'alignement physique sous-jacent
minimum_io_size
Unité minimale préférée du périphérique pour les E/S aléatoires
optimal_io_size
Unité préférée du périphérique pour la transmission d'E/S
Par exemple, certains périphériques à secteurs de 4K peuvent utiliser une taille physical_block_size de 4K de manière interne mais présenter une taille logical_block_size de 512 octets plus granuleuse dans Linux. Cet écart présente un certain potentiel pour des E/S non-alignées. Pour répondre à ce problème, la pile d'E/S Red Hat Enterprise Linux 7 tentera de démarrer toutes les zones de données sur une limite naturellement alignée (physical_block_size) en s'assurant de prendre en compte tout décalage d'alignement « alignment_offset » si le début du périphérique bloc est décalé par rapport à l'alignement physique sous-jacent.
Les fournisseur de stockage peuvent également fournir des indicateurs sur les E/S à propos de l'unité minimale préférée pour des E/S aléatoires (minimum_io_size) ainsi que pour les E/S de transmission (optimal_io_size) d'un périphérique. Par exemple, minimum_io_size et optimal_io_size pourraient correspondre, respectivement, aux tailles de bloc et d'entrelacement d'un périphérique RAID.

22.2. Accès à l'espace utilisateur

Veuillez toujours prendre soin d'utiliser des E/S de taille et d'alignement corrects. Ceci est particulièrement important pour l'accès aux E/S directes. Les E/S directes doivent être alignées sur une limite logical_block_size, et sur des multiples de logical_block_size.
Avec les périphériques 4K natifs (par exemple, logical_block_size font 4K) il est désormais critique que les applications effectuent des E/S directes multiples de logical_block_size. Ceci signifie que les applications échoueront avec les périphériques 4k qui effectuent des E/S alignées sur 512 octets plutôt que sur des E/S alignées 4k.
Pour éviter ceci, une application doit consulter les paramètres d'E/S d'un périphérique afin de s'assurer qu'il utilise l'alignement et la taille des E/S corrects. Comme mentionné ultérieurement, les paramètres d'E/S sont exposés via les interfaces sysfs et ioctl de périphérique bloc.
Pour obtenir plus de détails, veuillez consulter man libblkid. Cette page man est fournie par le paquet libblkid-devel.

Interface sysfs

  • /sys/block/disk/alignment_offset
    ou
    /sys/block/disk/partition/alignment_offset

    Note

    L'emplacement du fichier dépendra si le disque est un disque physique (local, RAID local ou LUN multivoies) ou un disque virtuel. Le premier emplacement s'applique aux disques physiques alors que le second s'applique aux disques virtuels. La raison pour ceci est que virtio-blk rapportera toujours une valeur d'alignement à la partition. Les disques physiques rapporteront ou non un valeur d'alignement.
  • /sys/block/disk/queue/physical_block_size
  • /sys/block/disk/queue/logical_block_size
  • /sys/block/disk/queue/minimum_io_size
  • /sys/block/disk/queue/optimal_io_size
Le noyau exportera toujours ces attributs sysfs pour les périphériques « hérités » qui ne fournissent pas d'informations sur les paramètres d'E/S, par exemple :

Exemple 22.1. Interface sysfs

alignment_offset:    0
physical_block_size: 512
logical_block_size:  512
minimum_io_size:     512
optimal_io_size:     0

ioctls du périphérique bloc

  • BLKALIGNOFF: alignment_offset
  • BLKPBSZGET : physical_block_size
  • BLKSSZGET : logical_block_size
  • BLKIOMIN : minimum_io_size
  • BLKIOOPT : optimal_io_size

22.3. Standards

Cette section décrit les standards d'E/S utilisés par les périphériques ATA et SCSI.

ATA

Les périphériques ATA doivent rapporter les informations correspondantes via la commande IDENTIFY DEVICE. Les périphériques ATA rapportent uniquement les paramètres d'E/S pour physical_block_size, logical_block_size, et alignment_offset. Les indicateurs d'E/S supplémentaires se trouvent hors du champ de l'ensemble des commandes ATA.

SCSI

Les paramètres d'E/S pris en charge sur Red Hat Enterprise Linux 7 ŗequièrent au moins la version 3 du protocole SPC-3 (« SCSI Primary Commands »). Le noyau enverra uniquement une consultation étendue (qui obtient accès à la page BLOCK LIMITS VPD) et une commande READ CAPACITY(16) sur les périphériques se réclamant être conformes à SPC-3.
La commande READ CAPACITY(16) fournit le décalage des tailles et alignements des blocs :
  • LOGICAL BLOCK LENGTH IN BYTES (« Longueur de bloc logique en octets ») est utilisé pour dériver /sys/block/disque/queue/physical_block_size
  • LOGICAL BLOCKS PER PHYSICAL BLOCK EXPONENT (« Blocs logiques par exposant de bloc physique ») est utilisé pour dériver /sys/block/disque/queue/logical_block_size
  • LOWEST ALIGNED LOGICAL BLOCK ADDRESS (« Adresse du bloc logique aligné au plus bas ») est utilisée pour dériver :
    • /sys/block/disk/alignment_offset
    • /sys/block/disk/partition/alignment_offset
La page BLOCK LIMITS VPD (0xb0) fournit les indicateurs d'E/S. OPTIMAL TRANSFER LENGTH GRANULARITY et OPTIMAL TRANSFER LENGTH sont également utilisés pour dériver :
  • /sys/block/disk/queue/minimum_io_size
  • /sys/block/disk/queue/optimal_io_size
Le paquet sg3_utils fournit l'utilitaire sg_inq, qui peut être utilisé pour accéder à la page BLOCK LIMITS VPD. Pour ce faire, veuillez exécuter :
# sg_inq -p 0xb0 disk

22.4. Empiler les paramètres d'E/S

Toutes les couches de la pile d'E/S Linux ont été conçues pour propager les divers paramètres d'E/S à travers la pile. Lorsqu'une couche consomme un attribut ou aggrège plusieurs périphériques, celle-ci doit exposer les paramètres d'E/S appropriés de manière à ce que les périphériques ou outils de la couche supérieure puissent avoir une vision précise du stockage tel qu'il s'est transformé. Voici quelques exemples pratiques :
  • Seule une couche de la pile d'E/S doit s'ajuster pour un décalage alignment_offset qui n'est pas égal à zéro ; une fois que la couche s'ajuste de manière correspondante, un périphérique avec un décalage alignment_offset de zéro sera exporté.
  • Un périphérique DM (« Device Mapper ») entrelacé créé avec LVM doit exporter des valeurs minimum_io_size et optimal_io_size relatives au compte des entrelacements (nombre de disques) et à la taille de bloc fournie par l'utilisateur.
Dans Red Hat Enterprise Linux 7, les pilotes de périphériques (MD) Device Mapper et Software Raid peuvent être utilisés pour combiner arbitrairement des périphériques avec différents paramètres d'E/S. La couche du bloc du noyau tentera raisonnablement de combiner les paramètres d'E/S des périphériques individuels. Le noyau n'empêchera pas la combinaison de périphériques hétérogènes. Cependant, prenez soin de connaître les risques associés à ces actions.
Par exemple, un périphérique de 512 octets et un périphérique 4K peuvent être combinés en un seul périphérique logique DM, qui posséderait une taille logical_block_size de 4K. Les systèmes de fichiers en couche sur de tels périphériques hybrides supposent que l'écriture sur 4K sera atomique, mais en réalité, cela s'étendra sur 8 adresses de blocs logiques lors de l'exécution sur le périphérique de 512 octets. L'utilisation de la valeur logical_block_size 4K pour un périphérique de 512 octets de haut niveau augmente le potentiel d'écriture partielle sur le périphérique de 512 octets en cas de panne du système.
Si la combinaison des paramètres d'E/S de multiples périphériques résulte en un conflit, la couche du bloc peut envoyer un avertissement que le périphérique est susceptible d'effectuer des écritures partielles ou qu'il n'est pas aligné correctement.

22.5. Gestionnaire de volumes logiques LVM

LVM fournit les outils de l'espace utilisateur qui sont utilisés pour gérer les périphériques DM du noyau. LVM déplace le début de la zone des données (qu'un périphérique DM donné utilisera) pour prendre en compte un décalage alignment_offset qui n'est pas égal à zéro et associé à tout périphérique géré par LVM. Cela signifie que les volumes logiques seront correctement alignés (alignment_offset=0).
Par défaut, LVM s'ajustera à tout décalage alignment_offset, mais ce comportement peut être désactivé en paramétrant data_alignment_offset_detection sur 0 dans /etc/lvm/lvm.conf. Cette désactivation n'est pas recommandée.
LVM détectera également les indicateurs d'E/S d'un périphérique. Le début de la zone de données d'un périphérique sera un multiple de la valeur minimum_io_size ou optimal_io_size exposées dans sysfs. LVM utilisera minimum_io_size si la valeur optimal_io_size n'est pas définie (c'est-à-dire égale à 0).
Par défaut, LVM déterminera automatiquement ces indicateurs d'E/S, mais ce comportement peut être désactivé en paramétrant data_alignment_detection sur 0 dans /etc/lvm/lvm.conf. Cette désactivation n'est pas recommandée.

22.6. Outils des partitions et systèmes de fichiers

Cette section décrit en quoi différents outils de gestion de systèmes de fichiers et de partitionnement interagissent différemment avec les paramètres d'E/S d'un périphérique.

libblkid de util-linux-ng et fdisk

La bibliothèque libblkid fournie avec le paquet util-linux-ng inclut une interface de programmation pour accéder aux paramètres d'E/S d'un périphérique. libblkid permet aux applications, particulièrement celles qui utilisent des E/S directes, de redimensionner correctement leurs requêtes d'E/S. L'utilitaire fdisk de util-linux-ng utilise libblkid pour déterminer les paramètres d'E/S d'un périphérique pour un placement optimal de toutes les partitions. L'utilitaire fdisk alignera toutes les partitions sur une limite de 1 Mo.

parted et libparted

La bibliothèque libparted de parted utilise également l'interface de programmation des paramètres d'E/S de libblkid. L'installateur Red Hat Enterprise Linux 7 (Anaconda) utilise libparted, ce qui signifie que toutes les partitions créées par l'installateur ou parted seront correctement alignés. Pour les partitions créées sur un périphérique qui ne semble pas fournir de paramètres d'E/S, l'alignement par défaut sera de 1 Mo.
Les cas d'utilisation des heuristiques parted sont comme suit :
  • Veuillez toujours utiliser la valeur alignment_offset rapportée comme décalage pour le lancement de la première partition principale.
  • Si optimal_io_size est défini (c'est-à-dire différent de 0), veuillez aligner toutes les partitions sur une limite optimal_io_size.
  • Si optimal_io_size n'est pas défini (c'est-à-dire égal à 0), alors alignment_offset est égal à 0, et minimum_io_size est une puissance de 2, utilisez un alignement par défaut de 1 Mo.
    Ceci sert à récupérer tous les périphériques « hérités » qui ne semblent pas fournir d'indicateur d'E/S. Ainsi, toutes les partitions par défaut seront alignées sur une limite de 1 Mo.

    Note

    Red Hat Enterprise Linux 7 ne fait pas de distinction entre les périphériques qui ne fournissent pas d'indicateurs d'E/S et ceux qui en fournissent par le biais de alignment_offset=0 et optimal_io_size=0. Un tel périphérique peut être un périphérique 4K SAS unique. De cette manière, au pire seul 1 Mo est perdu lors du démarrage du disque.

Outils de systèmes de fichiers

Les différents utilitaires mkfs.filesystem ont aussi été améliorés afin de consommer les paramètres d'E/S d'un périphérique. Ces utilitaires ne permettront pas à un système de fichiers d'être formaté pour utiliser une taille de bloc plus petite que la taille logical_block_size du périphérique de stockage sous-jacent.
À l'exception de mkfs.gfs2, tous les autres utilitaires mkfs.filesystem utilisent également les indicateurs d'E/S pour agencer la structure des données sur disque et les zones de données relatives aux valeurs minimum_io_size et optimal_io_size des périphériques de stockage sous-jacent. Ceci permet aux systèmes de fichiers d'être formatés de manière optimale pour divers agencements (entrelacés) RAID.

Chapitre 23. Paramétrer un système sans disque distant

Pour paramétrer un système sans disque distant démarré via PXE, vous aurez besoin des paquets suivants :
  • tftp-server
  • xinetd
  • dhcp
  • syslinux
  • dracut-network

    Note

    Après avoir installé le package dracut-network, ajouter la ligne suivante à /etc/dracut.conf :
    add_dracutmodules+="nfs"
Le démarrage de système sans disque distant requiert un service tftp (fourni par tftp-server) et un service DHCP (fourni par dhcp). Le service tftp est utilisé pour récupérer l'image du noyau et initrd sur le réseau via le chargeur PXE.

Note

SELinux n'est pris en charge que sur NFSv4.2. Pour utiliser SELinux, NFS doit être explicitement activé dans /etc/sysconfig/nfs en ajoutant la ligne :
RPCNFSDARGS="-V 4.2"
Puis, dans /var/lib/tftpboot/pxelinux.cfg/default, changer root=nfs:server-ip:/exported/root/directory en root=nfs:server-ip:/exported/root/directory,vers=4.2.
Finalement, redémarrer le serveur NFS.
Les sections suivantes soulignent les procédures nécessaires pour déployer des systèmes sans disques distants dans un environnement en réseau.

Important

Certains packages RPM ont commencé à utiliser les fonctionnalités de fichiers (comme setcap et getcap). Cependant, NFS ne les prend pas actuellement en charge, donc essayer d'installer ou de mettre à jour un package qui utilise cette fonctionnalité échouera.

23.1. Configuration d'un service tftp pour des clients sans disque

Le service tftp est désactivé par défaut. Pour l'activer et autoriser le démarrage PXE via le réseau, définissez l'option Disabled (désactivé) dans /etc/xinetd.d/tftp sur no. Pour configurer tftp, veuillez effectuer les étapes suivantes :

Procédure 23.1. Pour configurer tftp

  1. Le répertoire racine tftp (chroot) est situé dans /var/lib/tftpboot. Copiez /usr/share/syslinux/pxelinux.0 sur /var/lib/tftpboot/ :
    cp /usr/share/syslinux/pxelinux.0 /var/lib/tftpboot/
  2. Créez un répertoire pxelinux.cfg dans le répertoire root tftp :
    mkdir -p /var/lib/tftpboot/pxelinux.cfg/
Vous devrez aussi configurer les règles de pare-feu correctement afin d'autoriser le trafic tftp. Comme tftp prend en charge les wrappers TCP, vous pouvez configurer l'accès des hôtes à tftp via /etc/hosts.allow. Pour obtenir des informations supplémentaires sur la configuration des wrappersTCP et sur le fichier de configuration /etc/hosts.allow, veuillez consulter le Guide de sécurité de Red Hat Enterprise Linux 7. man hosts_access fournit également des informations sur /etc/hosts.allow.
Après avoir configuré tftp pour des clients sans disque, veuillez configurer DHCP, NFS, et le système de fichiers exporté. Veuillez consulter Section 23.2, « Configuration DHCP pour les clients sans disque » et Section 23.3, « Configuration d'un système de fichiers exporté pour les clients sans disque » pour obtenir des instructions sur la manière de procéder.

23.2. Configuration DHCP pour les clients sans disque

Après avoir configuré un serveur tftp, vous devrez paramétrer un service DHCP sur la même machine hôte. Veuillez consulter le Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux 7 pour obtenir des instructions sur la manière de paramétrer un serveur DHCP. En outre, vous devrez activer le démarrage PXE sur le serveur DHCP ; pour ce faire, veuillez ajouter la configuration suivante au fichier /etc/dhcp/dhcp.conf :
allow booting;
allow bootp;
class "pxeclients" {
   match if substring(option vendor-class-identifier, 0, 9) = "PXEClient";
   next-server server-ip;
   filename "pxelinux.0";
}
Veuillez remplacer server-ip par l'adresse IP de la machine hôte sur laquelle les services tftp et DHCP résident. Maintenant que tftp et DHCP sont configurés, il ne reste plus qu'à configurer NFS et le système de fichiers exporté. Veuillez consulter Section 23.3, « Configuration d'un système de fichiers exporté pour les clients sans disque » afin d'obtenir des instructions.

Note

Quand des machines virtuelles libvirt sont utilisées comme client sans disque, libvirt fournit le service DHCP et le serveur DHCP autonome n'est pas utilisé. Dans cette situation, le redémarrage du réseau doit être activé par l'option bootp file='filename' dans la configuration de réseau de libvirt, virsh net-edit.

23.3. Configuration d'un système de fichiers exporté pour les clients sans disque

Le répertoire root du système de fichiers exporté (utilisé par des clients sans disque sur le réseau) est partagé via NFS. Configurez le service NFS pour exporter le répertoire root en l'ajoutant à /etc/exports. Pour obtenir des instructions sur la manière d'effectuer cela, veuillez consulter Section 8.7.1, « Fichier de configuration /etc/exports ».
Pour répondre à la totalité des besoins des clients sans disque, le répertoire root devrait contenir une installation Red Hat Enterprise Linux complète. Vous pouvez synchroniser ceci avec un système en cours d'exécution via rsync :
# rsync -a -e ssh --exclude='/proc/*' --exclude='/sys/*' hostname.com:/ /exported/root/directory
Remplacez hostname.com par le nom d'hôte du système d'exploitation du système en cours d'exécution avec lequel se synchroniser via rsync. /exported/root/directory est le chemin vers le système de fichiers exporté.
Alternativement, vous pouvez aussi utiliser yum avec l'option --installroot pour installer Red Hat Enterprise Linux sur un emplacement spécifique. Par exemple :
yum groupinstall Base --installroot=/exported/root/directory --releasever=/
Le système de fichiers devant être exporté doit être davantage configuré avant de pouvoir être utilisé par des clients sans disque. Pour ce faire, veuillez effectuer la procédure suivante :

Procédure 23.2. Configurer le système de fichiers

  1. Configurez le fichier /etc/fstab du système de fichiers afin qu'il contienne (au minimum) la configuration suivante :
    none		/tmp		tmpfs	defaults	0 0
    tmpfs		/dev/shm	tmpfs	defaults	0 0
    sysfs		/sys		sysfs	defaults	0 0
    proc		/proc		proc 	defaults	0 0
  2. Sélectionnez le noyau que les clients sans disque devront utiliser (vmlinuz-kernel-version) et copiez-le sur le répertoire root tftp :
    # cp /boot/vmlinuz-kernel-version /var/lib/tftpboot/
  3. Créez le fichier initrd (c'est-à-dire initramfs-kernel-version.img) avec le support réseau :
    # dracut initramfs-kernel-version.img kernel-version
  4. Les permissions de fichiers d'initrd doivent être modifiées à 600 ou bien, le chargeur boot pxelinux.0 échouera avec l'erreur "file not found". Effectuez ceci avec la commande suivante :
    # chmod go-r initramfs-kernel-version.img
  5. Copiez également le fichier initramfs-kernel-version.img résultant dans le répertoire de démarrage tftp.
  6. Modifiez la configuration de démarrage par défaut afin d'utiliser initrd et le noyau situé à l'intérieur de /var/lib/tftpboot. Cette configuration devrait instruire au répertoire root du client sans disque de monter le système de fichiers exporté (/exported/root/directory) en lecture-écriture. Pour ce faire, veuillez configurer /var/lib/tftpboot/pxelinux.cfg/default avec :
    default rhel7
    
    label rhel7
      kernel vmlinuz-kernel-version
      append initrd=initramfs-kernel-version.img root=nfs:server-ip:/exported/root/directory rw
    Remplacez server-ip avec l'adresse IP de la machine hôte sur laquelle les services tftp et DHCP résident.
Le partage NFS est désormais prêt à effectuer l'export vers les clients sans disque. Ces clients peuvent être démarrés sur le réseau via PXE.

Chapitre 24.  Online Storage Management

Il est souvent souhaitable d'ajouter, de supprimer, ou de redimensionner des périphériques de stockage pendant l'exécution du système d'exploitation, sans effectuer de redémarrage. Ce chapitre souligne les procédures pouvant être utilisées pour reconfigurer les périphériques de stockage sur les systèmes hôtes Red Hat Enterprise Linux 7 pendant l'exécution du système. Ce chapitre couvre les interconnexions du stockage Fibre Channel et iSCSI, d'autres types d'interconnexions pourront y être ajoutés ultérieurement.
Ce chapitre se concentre sur l'ajout, la suppression, la modification et la surveillance des périphériques de stockage. Il ne traite pas de protocoles Fibre Channel ou iSCSI en détail. Pour obtenir des informations supplémentaires sur ces protocoles, veuillez consulter d'autres documents.
Ce chapitre fait référence à divers objets sysfs. Red Hat tient à vous informer que les noms d'objets et la structure des répertoires sysfs pourraient faire l'objet de changements lors des publications de versions majeures de Red Hat Enterprise Linux. Ceci est dû au fait que le noyau Linux en amont ne fournit pas d'API interne stable. Pour obtenir des directives sur la manière de référencer les objets sysfs de manière transportable, veuillez vous reporter au document /usr/share/doc/kernel-doc-version/Documentation/sysfs-rules.txt dans l'arborescence source du noyau.

Avertissement

La reconfiguration du stockage en ligne doit être effectuée prudemment. Les échecs ou interruptions du système pendant ce processus peuvent provoquer des résultats inattendus. Red Hat vous recommande de réduire la charge du système autant que possible pendant les opérations de changement. Ceci réduira la possibilité d'erreurs d'E/S, de mémoire insuffisante, ou d'autres erreurs similaires pouvant se produire au milieu des changements de configuration. Les sections suivantes offrent des directives plus spécifiques à ce sujet.
De plus, Red Hat vous recommande d'enregistrer toutes vos données avant de reconfigurer le stockage en ligne.

24.1. Installation de la Cible

Red Hat Enterprise Linux 7 utilise la commande targetcli comme un front-end pour l’affichage, l'édition et l'enregistrement de la configuration de la cible Linux-IO sans avoir besoin de manipuler directement les fichiers de configuration de la cible du noyau. targetcli est une interface de ligne de commande qui permet à un administrateur d’exporter les ressources de stockage locales (soutenues par des fichiers, volumes, périphériques SCSI locaux ou disques RAM) vers des systèmes distants. Il a une disposition arborescente, qui comprend la saisie semi-automatique par tabulation intégrée et fournit une documentation en ligne et un support complet semi-automatique.

Note

La hiérarchie de targetcli ne correspond pas toujours à l'interface du noyau. C'est parce qu'elle est conçue pour être simplifiée le plus possible.

Important

Pour s'assurer que les changements faits par targetcli sont persistants, démarrer et activer le service cible :
~]# systemctl start target
~]# systemctl enable target

24.1.1. Installer et exécuter targetcli

Pour installer targetcli, exécuter :
# yum install targetcli
Démarrer le service cible :
# systemctl start target
Configurer la cible pour qu'elle démarre à l'amorçage de façon persistante :
# systemctl enable target
Pour commencer à utiliser targetcli, exécuter targetcli et obtenir une installation des trois interfaces, exécuter ls :
# targetcli
:
/> ls
o- /........................................[...]
  o- backstores.............................[...]
  | o- block.................[Storage Objects: 0]           
  | o- fileio................[Storage Objects: 0]       
  | o- pscsi.................[Storage Objects: 0]         
  | o- ramdisk...............[Storage Ojbects: 0]          
  o- iscsi...........................[Targets: 0]   
  o- loopback........................[Targets: 0]

Note

Dans Red Hat Enterprise Linux 7.0, exécuter une commande targetcli du bash (par exemple, targetcli iscsi/ create) ne fonctionnait pas, ni ne donnait de code d'erreur. Cela a été corrigé dans Red Hat Enterprise Linux 7.1 qui fournit un code d'erreur, ce qui en facilite l'utilisation avec les scripts shell.

24.1.2. Créer un Backstore

Les backstores prennent en charge le support de différentes méthodes de stockage de données d'un LUN exporté sur une machine locale. Créer un objet de stockage définit les ressources qui seront utilisées par le backstore.

Note

Dans Red Hat Enterprise Linux 6, le terme 'backing-store' est utilisé pour parler des mappages créés. Cependant, pour éviter la confusion entre les différentes façons dont les 'backstores' peuvent être utilisés, dans Red Hat Enterprise Linux 7 le terme 'storage objects' fait référence aux mappages créés et 'backstores' est utilisé pour décrire les différents types de périphériqes de sauvegarde.
Les périphériques de backstore LIO pris en charge sont les suivants :
FILEIO (Stockage par sauvegarde de fichiers de Linux)
Les objets de stockage FILEIO peuvent soit supporter l'opération write_back ou write_thru. L'opération write_back active le cache du système de fichiers local. Cela améliore la performance mais réduit le risque de perte de données. Il est conseillé d'utiliser la commande write_back=false afin de désactiver write_back au bénéfice de write_thru.
Pour créer un objet de stockage fileio, exécuter la commande /backstores/fileio create file_name file_location file_size write_back=false. Exemple :
/> /backstores/fileio create file1 /tmp/disk1.img 200M write_back=false
Created fileio file1 with size 209715200
BLOCK (périphériques BLOCK Linux)
Le pilote de blocs permet l'utilisation de n'importe quel périphérique en bloc situé dans /sys/block à utiliser dans LIO. Inclut les périphériques physiques comme les HDDs, SSDs, CDs, DVDs) et les périphériques logiques comme les logiciels ou matériels de volumes RAID, ou les volumes LVM.

Note

Les backstores BLOCK fournissent généralement la meilleure performance.
Pour créer un backstore BLOCK par le périphérique block /dev/sdb, utiliser la commande suivante :
/> /backstores/block create name=block_backend dev=/dev/sdb
Generating a wwn serial.
Created block storage object block_backend using /dev/sdb.
PSCSI (périphériques Linux pass-through SCSI)
Tout objet de stockage qui supporte Direct Pass Through des commandes SCSI sans émulation SCSI, avec un périphérique SCSI sous-jacent qui apparaît avec lsscsi dans /proc/scsi/scsi (comme un disque dur SAS) peut être configuré en tant que backstore. SCSI-3 et versions supérieures sont pris en charge dans ce sous-système.

Avertissement

PSCSI doit être uniquement utilisé par les utilisateurs avancés. Les commandes avancées de SCSI comme ALUA (Aysmmetric Logical Unit Assignment) ou Persistant Reservations (utilisées par VMware ESX et vSphere) ne sont généralement pas implémentées dans le firmware et peuvent provoquer des dysfonctionnements ou des pannes. En cas de doute, utilisez BLOCK pour les intallations en production à la place.
Pour créer un backstore PSCSI de périphérique physique SCSI, unpériphérique TYPE_ROM utilisant /dev/sr0 dans ce exemple, exécutez :
/> backstores/pscsi/ create name=pscsi_backend dev=/dev/sr0
Generating a wwn serial.
Created pscsi storage object pscsi_backend using /dev/sr0
Memory Copy RAM disk (Linux RAMDISK_MCP)
Les disques Memory Copy RAM (ramdisk) vous donnent des disques de RAM avec émulation SCSI et des mappages de mémoire séparés qui utilisent les mappages en copiant la mémoire des initiateurs. Cela vous donne une capacité sur plusieurs sessions et c'est particulièrement utile pour un stockage en massse volatile à but de production.
Pour créer 1Go Disque RAM Backstore, exécuter la commande suivante :
/> backstores/ramdisk/ create name=rd_backend size=1GB
Generating a wwn serial.
Created rd_mcp ramdisk rd_backend with size 1GB.

24.1.3. Créer une Cible iSCSI

Créer une Cible iSCSI :

Procédure 24.1. Créer une Cible iSCSI

  1. Exécuter targetcli.
  2. Rendez-vous sur le chemin de configuration iSCSI :
    /> iscsi/

    Note

    La commande cd est également acceptée pour les changements de répertoires, ainsi que pour indiquer le chemin vers lequel se déplacer.
  3. Créer une cible iSCSI en utilisant un nom de cible par défaut.
    /iscsi> create 
    Created target 
    iqn.2003-01.org.linux-iscsi.hostname.x8664:sn.78b473f296ff
    Created TPG1
    Ou bien créer une cible iSCSI en utilisant un nom spécifique.
    /iscsi > create iqn.2006-04.com.example:444
    Created target iqn.2006-04.com.example:444
    Created TPG1
  4. Vérifier que la cible nouvellement créée soit visible quand les cibles sont répertoriées par la commande ls.
    /iscsi > ls
    o- iscsi.......................................[1 Target]
        o- iqn.2006-04.com.example:444................[1 TPG] 
            o- tpg1...........................[enabled, auth]
                o- acls...............................[0 ACL]
                o- luns...............................[0 LUN]
                o- portals.........................[0 Portal]

Note

À partir de Red Hat Enterprise Linux 7.1, quand une cible est créée, un portail par défaut est créé également.

24.1.4. Configuration d'un Portail iSCSI

Pour configurer un portail iSCSI, on doit tout d'abord créer une cible iSCSI et l'associer à un TPG. Pour obtenir des instrucitons sur la façon de procéder, consulter Section 24.1.3, « Créer une Cible iSCSI ».

Note

À partir de Red Hat Enterprise Linux 7.1, quand une cible iSCSI est créée, un portail par défaut est créé également. Ce portail est défini pour écouter toutes les adresses IP avec le numéro de port par défaut (c-a-d 0.0.0.0:3260). Pour supprimer ceci, et n'ajouter que des portails spécifiques, utiliser /iscsi/iqn-name/tpg1/portals delete ip_address=0.0.0.0 ip_port=3260, puis créer un nouveau portail avec les informations requises.

Procédure 24.2. Créer un portail iSCSI

  1. Se rendre dans le TPG.
    /iscsi> iqn.2006-04.example:444/tpg1/
  2. Il y a deux façons de créer un portail : créer un portail par défaut, ou créer un portail spécifiant quelle adresse IP écouter.
    Créer un portail par défaut qui utilise le port par défaut 3260 et qui permet à la cible d'écouter sur toutes les adresses IP de ce port.
    /iscsi/iqn.20...mple:444/tpg1> portals/ create
    Using default IP port 3260
    Binding to INADDR_Any (0.0.0.0)
    Created network portal 0.0.0.0:3260
    Pour créer un portail spécifiant sur quelle adresse IP écouter, exécuter la commande suivante.
    /iscsi/iqn.20...mple:444/tpg1> portals/ create 192.168.122.137
    Using default IP port 3260
    Created network portal 192.168.122.137:3260
  3. Vérifier que le portail nouvellement créé soit visible par la commande ls.
    /iscsi/iqn.20...mple:444/tpg1> ls
    o- tpg.................................. [enambled, auth]  
        o- acls ......................................[0 ACL]
        o- luns ......................................[0 LUN]
        o- portals ................................[1 Portal]
            o- 192.168.122.137:3260......................[OK]

24.1.5. Configurer les LUN

Pour configurer les LUN, vous devez tout d'abord créer des objets de stockage. Voir Section 24.1.2, « Créer un Backstore » pour plus d'informations.

Procédure 24.3. Configurer les LUN

  1. Créer des LUN d'objets de stockage déjà créés.
    /iscsi/iqn.20...mple:444/tpg1> luns/ create /backstores/ramdisk/ramdisk1
    Created LUN 0.
    
    /iscsi/iqn.20...mple:444/tpg1> luns/ create /backstores/block/block1
    Created LUN 1.
    
    /iscsi/iqn.20...mple:444/tpg1> luns/ create /backstores/fileio/file1
    Created LUN 2.
  2. Afficher les changements.
    /iscsi/iqn.20...mple:444/tpg1> ls
    o- tpg.................................. [enambled, auth]
        o- acls ......................................[0 ACL]
        o- luns .....................................[3 LUNs]
        |  o- lun0.........................[ramdisk/ramdisk1]
        |  o- lun1.................[block/block1 (/dev/vdb1)]
        |  o- lun2...................[fileio/file1 (/foo.img)]
        o- portals ................................[1 Portal]
            o- 192.168.122.137:3260......................[OK]

    Note

    Nous vous rappelons que le nom LUN par défaut démarre par 0, et non 1, ce qui était le cas avec tgtd dans Red Hat Enterprise Linux 6.

Important

Par défaut, les LUN sont créés en permissions lecture-seule uniquement. Si un nouveau LUN est ajouté une fois que les ACL ont été créés, ce LUN sera mappé automatiquement à tous les ACL disponibles. Cela peut créer un risque pour la sécurité. Utiliser la procédure suivante pour créer un LUN en lecture-seule.

Procédure 24.4. Créer un LUN en lecture-seule

  1. Pour créer un LUN avec les permissions lecture-seule, exécuter la commande suivante pour commencer :
    /> set global auto_add_mapped_luns=false
    Parameter auto_add_mapped_luns is now 'false'.
    Cela évite l'auto-mappage des LUN en ACL existants, ce qui permet le mappage manuel des LUN.
  2. Puis, créer manuellement le LUN par la commande iscsi/target_iqn_name/tpg1/acls/initiator_iqn_name/ create mapped_lun=next_sequential_LUN_number tpg_lun_or_backstore=backstore write_protect=1.
    /> iscsi/iqn.2015-06.com.redhat:target/tpg1/acls/iqn.2015-06.com.redhat:initiator/ create mapped_lun=1 tpg_lun_or_backstore=/backstores/block/block2 write_protect=1
    Created LUN 1.
    Created Mapped LUN 1.
    /> ls
    o- / ...................................................... [...]
      o- backstores ........................................... [...]
      <snip>
      o- iscsi ......................................... [Targets: 1]
      | o- iqn.2015-06.com.redhat:target .................. [TPGs: 1]
      |   o- tpg1 ............................ [no-gen-acls, no-auth]
      |     o- acls ....................................... [ACLs: 2]
      |     | o- iqn.2015-06.com.redhat:initiator .. [Mapped LUNs: 2]
      |     | | o- mapped_lun0 .............. [lun0 block/disk1 (rw)]
      |     | | o- mapped_lun1 .............. [lun1 block/disk2 (ro)]
      |     o- luns ....................................... [LUNs: 2]
      |     | o- lun0 ...................... [block/disk1 (/dev/vdb)]
      |     | o- lun1 ...................... [block/disk2 (/dev/vdc)]
      <snip>
    La ligne mapped_lun1 a maintenant (ro) à la fin (à la différence de mapped_lun0's (rw)) ce qui indique « read-only » (lecture-seule).

24.1.6. Configurez les ACL

Créer une ACL pour chaque initiateur qui doivent se connecter. Ceci applique l’authentification lorsque cet initiateur se connecte, permettant seulement aux LUN d’être exposés à chaque initiateur. Chaque initator a généralement un accès exclusif à un LUN. Les cibles et les initiateurs ont un nom identifiant unique. Le nom unique de l’initiateur doit être connu pour pouvoir configurer les ACL. Pour les initiateurs open-iscsi, cela se trouve dans /etc/iscsi/initiatorname.iscsi.

Procédure 24.5. Configurez les ACL

  1. Déplacez-vous dans le répertoire acls.
    /iscsi/iqn.20...mple:444/tpg1> acls/
  2. Créer un ACL. Vous pouvez soit utliser le nom d'initiateur qui se trouve dans /etc/iscsi/initiatorname.iscsi sur l'initiateur, ou si vous utilisez un nom facile à retenir, voir Section 24.2, « Créer un initiateur iSCSI » pour vous assurer que l'ACL corresponde à l'initiateur. Ainsi :
    /iscsi/iqn.20...444/tpg1/acls> create iqn.2006-04.com.example.foo:888
    Created Node ACL for iqn.2006-04.com.example.foo:888
    Created mapped LUN 2.
    Created mapped LUN 1.
    Created mapped LUN 0.

    Note

    Le comportement de l'exemple ci-dessus dépend de la configuration qui aura été utilisée. Dans ce cas, le paramètre global auto_add_mapped_luns sera utilisé. Cela fait correspondre les LUN aux ACL créés automatiquement.
  3. Afficher les changements.
    /iscsi/iqn.20...444/tpg1/acls> ls
    o- acls .................................................[1 ACL]
        o- iqn.2006-04.com.example.foo:888 ....[3 Mapped LUNs, auth]
            o- mapped_lun0 .............[lun0 ramdisk/ramdisk1 (rw)]
            o- mapped_lun1 .................[lun1 block/block1 (rw)]
            o- mapped_lun2 .................[lun2 fileio/file1 (rw)]

24.1.7. Installation de l'une cible Fibre Channel over Ethernet (FCoE)

En plus de monter des LUN sur FCoE comme décrit dans Section 24.4, « Configurer une interface FCoE (« Fibre-Channel Over Ethernet ») », l'exportation de LUN vers d'autres ordinateurs sur FCoE est également prise en charge avec l'aide de la commande targetcli.

Important

Avant de continuer, veuillez consulter Section 24.4, « Configurer une interface FCoE (« Fibre-Channel Over Ethernet ») » et vérifier que le paramétrage FCoE de base est bien terminé, et que fcoeadm -i affiche les interfaces FCoE configurées.

Procédure 24.6. Configurer un cible FCoE

  1. Configurer une cible FCoE requiert l'installation du package targetcli et de ses dépendances. Voir Section 24.1, « Installation de la Cible » pour obtenir plus d'informations sur les bases de targetcli et son installation.
  2. Créer une instance de cible FCoE sur une interface FCoE.
    /> tcm_fc/ create 00:11:22:33:44:55:66:77
    Si des interfaces FCoE sont présentes sur le système, la complétion par la touche de tabulation après la saisie de create répertoriera les interfaces disponibles. Si ce n'est pas le cas, assurez-vous que fcoeadm -i affiche bien des interfaces actives.
  3. Mettre en correspondance d'un « backstore » avec une instance cible.

    Exemple 24.1. Exemple de mise en correspondance d'un « backstore » avec l'instance cible.

    /> tcm_fc/00:11:22:33:44:55:66:77
    /> luns/ create /backstores/fileio/example2
  4. Autoriser l'accès au LUN à partir d'un initiateur FCoE.
    /> acls/ create 00:99:88:77:66:55:44:33
    Le LUN devrait désormais être accessible à cet initiateur.
  5. Pour rendre les changements persistants à travers les démarrages, utiliser la commande saveconfig et tapez yes lorsqu'on vous y invite, sinon la configuration sera perdue au second démarrage.
  6. Quittez targetcli en saisissant exit ou ctrl+D.

24.1.8. Supprimer les objets par la commande targetcli

Pour supprimer un backstore, utiliser la commande :
/> /backstores/backstore-type/backstore-name
Pour supprimer certaines parties de la cible iSCSI, comme un ACL, utiliser la commande suivante :
/> /iscsi/iqn-name/tpg/acls/ delete iqn-name
Pour suppprimer la cible dans son ensemble, y compris les ACL, les LUN et les portails, utiliser la commande suivante :
/> /iscsi delete iqn-name

24.1.9. Références targetcli

Pour plus d'informations sur targetcli, référez-vous aux ressources suivantes :
man targetcli
La page man targetcli inclut un exemple.
Linux SCSI Target Wiki
Screencast par Andy Grover

Note

Chargé le 28 février 2012. Le nom du service a changé. Il est passé de targetcli à target.

24.2. Créer un initiateur iSCSI

Après avoir créé une cible avec targetcli comme dans Section 24.1, « Installation de la Cible » utiliser iscsiadm pour définir un initiateur.

Note

Dans Red Hat Enterprise Linux 7, le service iSCSI service démarre lazily par défaut. C'est à dire que si on lance une commande iscsiadm, le service démarrera.

Procédure 24.7. Créer un initiateur iSCSI

  1. Installer iscsi-initiator-utils.
    ~]$ sudo yum install iscsi-initiator-utils
  2. Si un nom personnalisé a été donnée à l'ACL dans Section 24.1.6, « Configurez les ACL », alors, modifiez le fichier /etc/iscsi/initiatorname.isci pour qu'il corresponde.
    ~]$ sudo vim /etc/iscsi/initiatorname.iscsi
    ~]$ cat /etc/iscsi/initiatorname.iscsi
    InitiatorName=iqn.2006-04.com.example.foo
  3. Découvrir la cible.
    ~]$ sudo iscsiadm -m discovery -t st -p target-ip-address
    10.64.24.179:3260,1 iqn.2006-04.com.example:3260
  4. Connectez-vous à la cible avec le nom iqn qui se trouve dans l'étape précédente.
    ~]$ sudo iscsiadm -m node -T iqn.2006-04.com.example:3260 -l
    Logging in to [iface: default, target: iqn.2006-04.com.example:3260, portal: 10.64.24.179,3260] (multiple)
    Login to [iface: default, target: iqn.2006-04.com.example:3260, portal: 10.64.24.179,3260] successful.
Cette procédure peut être suivie par un certain nombre d'initiateurs connectés au même LUN tant que leurs noms d'initiateurs spécifiques sont ajoutés à l'ACL comme décrit dans Section 24.1.6, « Configurez les ACL ».

24.3. Fibre Channel

Cette section discute de l'API Fibre Channel, des pilotesFibre Channel Red Hat Enterprise Linux 7 natifs, et des capacités Fibre Channel de ces pilotes.

24.3.1. Interface de programmation Fibre Channel

Ci-dessous figure une liste de répertoires /sys/class/ qui contiennent des fichiers utilisés pour fournir l'API de l'espace utilisateur. Dans chaque élément, les numéros des hôtes sont désignés par H, les numéros des bus par B, les cibles par T, les numéros d'unité logique (LUN) par L, et les numéros de ports distants par R.

Important

Si votre système utilise un logiciel multipath, Red Hat vous recommande de consulter votre fournisseur de matériel avant de modifier toute valeur décrite dans cette section.
Transport : /sys/class/fc_transport/targetH:B:T/
  • port_id — ID/adresse du port 24 bits
  • node_name — nom du nœud 64 bits
  • port_name — nom du port 64 bits
Port distant : /sys/class/fc_remote_ports/rport-H:B-R/
  • port_id
  • node_name
  • port_name
  • dev_loss_tmo — nombre de secondes à attendre avant de marquer un lien comme étant « erroné ». Une fois qu'un lien est marqué comme étant erroné, les E/S exécutées sur le chemin correspondant (ainsi que toute nouvelle E/S sur ce chemin) échoueront.
    La valeur par défaut dev_loss_tmo varie, en fonction du pilote ou périphérique utilisé. Si un adaptateur Qlogic est utilisé, la valeur par défaut est de 35 secondes, tandis que si un adaptateur Emulex est utilisé, elle sera de 30 secondes. La valeur dev_loss_tmo peut être modifiée via le paramètre dev_loss_tmo du module scsi_transport_fc, même si le pilote peut remplacer cette valeur de délai d'expiration.
    La valeur maximum de dev_loss_tmo est de 600 secondes. Si dev_loss_tmo est paramétré sur zéro ou toute valeur plus importante que 600, alors les délais d'expiration internes du pilote seront utilisés à la place.
  • fast_io_fail_tmo — temps à attendre avant de faire échouer les E/S exécutées lorsqu'un problème de lien est détecté. Les E/S qui atteignent le pilote échoueront. Si des E/S se trouvent dans une file d'attente bloquée, elles n'échoueront pas avant que dev_loss_tmo n'expire et que la file ne soit débloquée.
Hôte : /sys/class/fc_host/hostH/
  • port_id
  • issue_lip — donne l'instruction de redécouvrir les ports distants au pilote.

24.3.2. Pilotes et capacités natifs Fibre Channel

Red Hat Enterprise Linux 7 est fourni avec les pilotes natifs Fibre Channel suivants :
  • lpfc
  • qla2xxx
  • zfcp
  • bfa
Tableau 24.1, «  Fonctionnalités de l'API Fibre Channel » décrit les différentes capacités de l'API Fibre-Channel de chaque pilote natif Red Hat Enterprise Linux 7. X dénote la prise en charge de la fonctionnalité.

Tableau 24.1.  Fonctionnalités de l'API Fibre Channel

lpfcqla2xxxzfcpbfa
Transport port_idXXXX
Transport node_nameXXXX
Transport port_nameXXXX
Port distant dev_loss_tmoXXXX
Port distant fast_io_fail_tmoXX [a]X [b] X
Hôte port_idXXXX
Hôte issue_lipXX X
[a] Supported as of Red Hat Enterprise Linux 5.4
[b] Supported as of Red Hat Enterprise Linux 6.0

24.4. Configurer une interface FCoE (« Fibre-Channel Over Ethernet »)

Le paramétrage et déploiement d'une interface FCoE (« Fibre Channel over Ethernet ») requiert deux paquets :
  • fcoe-utils
  • lldpad
Une fois ces paquets installés, veuillez effectuer la procédure suivante pour activer FCoE sur un réseau LAN virtuel (VLAN) :

Procédure 24.8. Configurer une interface Ethernet pour utiliser FCoE

  1. Configurez un nouveau réseau VLAN, copier un script réseau existante (par exemple, /etc/fcoe/cfg-eth0) et changer le nom du périphérique Ethernet qui prend en charge FCoE. Ceci vous fournira un fichier par défaut à configurer. Étant donné que le périphérique FCoE est nommé ethX, veuillez exécuter :
    # cp /etc/fcoe/cfg-eth0  /etc/fcoe/cfg-ethX
    Modifiez le contenu de cfg-ethX comme nécessaire. DCB_REQUIRED devrait être défini sur no pour les interfaces réseau qui implémentent un client DCBX (Data Center Bridging Exchange) matériel.
  2. Si vous souhaitez que le périphérique soit automatiquement chargé pendant le démarrage, définissez ONBOOT=yes dans le fichier /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-ethX correspondant. Par exemple, si le périphérique FCoE est nommé eth2, alors veuillez modifier /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-eth2 en conséquence.
  3. Lancez le démon de pontage du centre de données (dcbd) en exécutant :
    # systemctl start lldpad
  4. Pour les interfaces réseau qui implémentent un client DCBX matériel, ignorez cette étape.
    Pour les interfaces qui requièrent un client DCBX logiciel, veuillez activer le pontage de centre de données sur l'interface Ethernet en exécutant :
    # dcbtool sc ethX dcb on
    Puis, activez FCoE sur l'interface Ethernet en exécutant :
    # dcbtool sc ethX app:fcoe e:1
    Notez que ces commandes ne fonctionneront uniquement que si les paramètres dcbd de l'interface Ethernet n'ont pas été modifiés.
  5. Chargez le périphérique FCoE en utilisant :
    # ifconfig ethX up
  6. Lancez FCoE en utilisant :
    # systemctl start fcoe
    Le périphérique FCoE apparaîtra sous peu, en supposant que tous les autres paramètres de la structure soient corrects. Pour afficher les périphériques FCoE configurés, veuillez exécuter :
    # fcoeadm -i
Après avoir correctement configuré l'interface Ethernet pour utiliser FCoE, Red Hat recommande de paramétrer FCoE et lldpad pour s'exécuter lors du démarrage. Pour ce faire, veuillez utiliser chkconfig, comme dans :
# systemctl enable lldpad
# systemctl enable fcoe

Note

Exécuter la commande # systemctl stop fcoe stoppe le démon, mais ne réinitialise pas la configuration des interfaces FCoE. Pour cela, exécuter la commande # systemctl -s SIGHUP kill fcoe.
À partir de Red Hat Enterprise Linux 7, le gestionnaire de réseau a la possibilité d'interroger ou de définir les paramètres de configuration DCB d'une interface Ethernet compatible DCB.

24.5. Configurer une interface FCoE pour qu'elle soit automatiquement montée lors du démarrage

Note

Les instructions dans cette section sont disponibles dans /usr/share/doc/fcoe-utils-version/README à partir de Red Hat Enterprise Linux 6.1. Veuillez consulter ce document en cas de changement lors des sorties de versions mineures.
Vous pouvez monter les nouveaux disques découverts via les règles udev, autofs, et autres méthodes similaires. Cependant, de temps à autres un service particulier peut nécessiter que le disque FCoE soit monté pendant le démarrage. Dans de tels cas, le disque FCoE devrait être monté dès que le service fcoe est exécuté et avant l'initialisation de tout service qui requiert le disque FCoE.
Pour configurer un disque FCoE afin qu'il soit automatiquement monté pendant le démarrage, ajoutez un code de montage FCoE correct au script de démarrage du service fcoe. Le script de démarrage fcoe se trouve ici : /etc/init.d/fcoe.
Le code de montage FCoE est différent selon la configuration du système, que vous utilisiez un simple disque formaté FCoE, LVM, ou un nœud de périphérique à multiples chemins d'accès.

Exemple 24.2. Code de montage FCoE

Ci-dessous figure un exemple de code de montage FCoE pour monter les systèmes de fichiers spécifiés avec des caractères génériques dans /etc/fstab :
mount_fcoe_disks_from_fstab()
	{
	    local timeout=20
	    local done=1
	    local fcoe_disks=($(egrep 'by-path\/fc-.*_netdev' /etc/fstab | cut -d ' ' -f1))

	    test -z $fcoe_disks && return 0

	    echo -n "Waiting for fcoe disks . "
	    while [ $timeout -gt 0 ]; do
		for disk in ${fcoe_disks[*]}; do
			if ! test -b $disk; then
				done=0
				break
			fi
		done

		test $done -eq 1 && break;
		sleep 1
		echo -n ". "
		done=1
		let timeout--
	    done

	    if test $timeout -eq 0; then
		echo "timeout!"
	    else
		echo "done!"
	    fi

	    # mount any newly discovered disk
	    mount -a 2>/dev/null
	}
La fonction mount_fcoe_disks_from_fstab doit être invoquée après que le script du service fcoe ait lancé le démon fcoemon. Ceci montera les disques FCoE spécifiés par les chemins suivants dans /etc/fstab :
/dev/disk/by-path/fc-0xXX:0xXX /mnt/fcoe-disk1 ext3  defaults,_netdev    0 0
/dev/disk/by-path/fc-0xYY:0xYY /mnt/fcoe-disk2 ext3  defaults,_netdev    0 0
Les entrées avec les sous-chaînes fc- et _netdev activent la fonction mount_fcoe_disks_from_fstab pour identifier les entrées de montage de disques FCoE. Pour obtenir davantage d'informations sur les entrées /etc/fstab, veuillez consulter man 5 fstab.

Note

Le service fcoe n'implémente pas de délai d'expiration pour la récupération de disque FCoE. Ainsi, le code de montage FCoE doit implémenter son propre délai d'expiration.

24.6. iSCSI

Cette section décrit l'interface de programmation iSCSI et l'utilitaire iscsiadm. Avant d'utiliser l'utilitaire iscsiadm, veuillez commencer par installer le paquet iscsi-initiator-utils en exécutant yum install iscsi-initiator-utils.
Sur Red Hat Enterprise Linux 7, le service iSCSI est lancé par défaut. Si la partition root ne se trouve pas sur un périphérique iSCSI ou s'il n'y a pas de nœud marqué de node.startup = automatic, alors le service iSCSI ne sera pas lancé tant que la commande iscsiadm n'est pas exécutée, celle-ci requiert le démarrage du module du noyau iscsid ou iscsi. Par exemple, exécuter la commande de découverte iscsiadm -m discovery -t st -p ip:port provoquera la lancement du service iSCSI par iscsiadmin.
Pour forcer l'exécution du démon iscsid et le chargement des modules du noyau iSCSI, veuillez exécuter service iscsid force-start.

24.6.1. API iSCSI

Pour obtenir des informations sur les sessions en cours d'exécution, veuillez exécuter :
# iscsiadm -m session -P 3
Cette commande affiche l'état de la session ou du périphérique, l'ID de session (sid), certains paramètres négociés, ainsi que les périphériques SCSI accessibles à travers la session.
Pour une sortie plus courte (par exemple pour afficher la cartographie sid/nœud), veuillez exécuter :
# iscsiadm -m session -P 0
ou
# iscsiadm -m session
Ces commandes impriment la liste des sessions en cours d'exécution avec le format :
driver [sid] target_ip:port,target_portal_group_tag proper_target_name

Exemple 24.3. Sortie de la commande iscisadm -m session

Par exemple:
# iscsiadm -m session

tcp [2] 10.15.84.19:3260,2 iqn.1992-08.com.netapp:sn.33615311
tcp [3] 10.15.85.19:3260,3 iqn.1992-08.com.netapp:sn.33615311
Pour obtenir davantage d'informations sur l'API iSCSI, veuillez consulter /usr/share/doc/iscsi-initiator-utils-version/README.

24.7. Dénomination persistante

Red Hat Enterprise Linux fournit un certain nombre de façons d’identifier les périphériques de stockage. Il est important d’utiliser la bonne option pour identifier chaque périphérique lorsqu’il est utilisé afin d’éviter tout accès par inadvertance du mauvais périphérique, en particulier lorsque vous installez ou reformez des disques.

24.7.1. /dev/sd* et leurs nombres Majeurs et Mineurs

Les périphériques de stockage gérés par le pilote sd sont identifiés en interne par une collection de numéros de périphériques principaux et leurs numéros mineurs associés. Les numéros majeurs utilisés à cette fin ne sont pas dans une plage contiguë. Chaque périphérique de stockage est représenté par un numéro principal et un éventail de numéros mineurs, qui servent à identifier le dispositif entier ou une partition au sein de l’appareil. Il y a une association directe entre les numéros majeurs et mineurs attribués à un périphérique et les nombres sous la forme de sd< lettre(s)>< numéro(s) en option>. Chaque fois que le pilote sd détecte un nouveau périphérique, une gamme de numéros mineurs et numéros majeurs est allouée. Chaque fois qu’un périphérique est supprimé du système d’exploitation, la gamme de numéros mineurs et majeurs est libérée afin d'être réutilisés plus tard.
La plage de numéros majeurs et mineurs et noms associés de sd sont attribués pour chaque périphérique lorsqu’il est détecté. Cela signifie que l’association entre la plage de numéros majeurs et mineurs et les noms associés de sd peut changer si l’ordre de détection des périphériques change. Bien que cela soit inhabituel avec certaines configurations matérielles (par exemple, avec les disques ayant leur ID de cible SCSI assignée par leur emplacement physique dans le châssis), cela peut néanmoins se produire. Voici des exemples de situations où cela peut se produire :
  • Un disque peut ne pas s’allumer ou répondre au contrôleur SCSI. Ainsi, il ne sera pas détecté par la sonde classique du périphérique. Le disque ne sera pas accessible au système et les périphériques ultérieurs auront leur plage de numéros majeurs et mineurs, y compris les noms de sd associés déplacées vers le bas. Par exemple, si un disque normalement dénommé sdb n’est pas détecté, un disque normalement appelé sdc apparaît comme sdb.
  • Un contrôleur SCSI (adaptateur de bus hôte ou HBA) peut ne pas s’initialiser, ce qui fait que tous les disques connectés à cet adaptateur HBA ne sont pas détectés. Tous les disques connectés aux HBA sondés par la suite se verront attribuer différentes gammes de numéros majeurs et mineurs, et différents noms sd associés.
  • L'ordre d'initialisation peut changer si différents types de HBA sont présents dans le système. Cela entrainera un détection des disques connectés à ces HBA dans un ordre différent. Cela a lieu également si les HBA vont dans différents slots PCI du système.
  • Les disques connectés au système avec Fibre Channel, iSCSI, ou avec des adaptateurs FCoE pourraient être inaccessibles au moment où les périphériques de stockage sont détectés, en raison d’une baie de stockage ou d'un interrupteur qui passe hors tension, par exemple. Cela pourrait se produire lorsqu'un système démarre à nouveau après une panne de courant, si la matrice de stockage prend plus de temps à se mettre en ligne qu'il ne faut pour le reboot du système. Bien que certains pilotes Fibre Channel prennent en charge un mécanisme qui sert à spécifier un ID de cible SCSI persistant au mappage WWPN, cela n’entraînera pas les gammes majeures et mineures de numéros, ainsi que les noms de sd associés à être réservés, cela ne fournira que des numéros d’ID de cibles SCSI compatibles.
Ces raisons font qu'il n'est pas souhaitable d'utiliser les gammes de nombres mineures ou majeures des noms sd associés quand on se réfère aux périphériques, comme dans le fichier /etc/fstab. Il est possible que le mauvais périphérique soit monté et qu'une corruption de données en résulte.
Parfois, il faut cependant se référer aux noms de sd même si un autre mécanisme est utilisé (comme lorsque des erreurs sont reportées par un périphérique). C'est parce que le noyau Linux utilise les noms sd (et les tuples SCSI host/channel/target/LUN) dans les messages du noyau à propos du périphérique.

24.7.2. WWID

Les identifiants WWID (World Wide Identifier) peuvent être utilisés avec des périphériques s'identifiant de manière fiable. Il s'agit d'un ID persistant, non dépendant des systèmes requis par le standard SCSI de tous les périphériques SCSI. Les identifiants WWID offrent la garantie d'être uniques pour chaque périphérique de stockage, et sont indépendants du chemin utilisé pour accéder aux périphériques.
Cet identifiant peut être obtenu en passant une recherche SCSI pour récupérer les données vitales de produit d'identification de périphérique (page 0x83) ou le numéro de série de l'unité (page 0x80). Les mappages de ces WWID aux noms /dev/sd actuels peuvent être observés sur les liens symboliques maintenus dans le répertoire /dev/disk/by-id/.

Exemple 24.4. WWID

Par exemple, un périphérique avec l'identifiant de page 0x83 aurait :
scsi-3600508b400105e210000900000490000 -> ../../sda
Ou un périphérique avec l'identifiant de page 0x80 aurait :
scsi-SSEAGATE_ST373453LW_3HW1RHM6 -> ../../sda
Red Hat Enterprise Linux maintient automatiquement le mappage correct à partir du nom d'un périphérique basé sur WWID mappé au nom /dev/sd sur ce système. Les applications peuvent utiliser le nom /dev/disk/by-id/ pour référencer les données sur le disque, même si le chemin vers le périphérique change, et même pendant l'accession à ce périphérique par différents systèmes.
S'il existe de multiples chemins allant d'un système à un périphérique, device-mapper-multipath utilisera l'ID global WWID pour les détecter. Device-mapper-multipath présentera ensuite un seul « pseudo-périphérique » dans /dev/mapper/wwid, tel que /dev/mapper/3600508b400105df70000e00000ac0000.
La commande multipath -l affiche le mappage vers les identificateurs non-persistants : Hôte:Canal:Cible:LUN, le nom /dev/sd, et le numéro major:minor.
3600508b400105df70000e00000ac0000 dm-2 vendor,product 
[size=20G][features=1 queue_if_no_path][hwhandler=0][rw] 
\_ round-robin 0 [prio=0][active] 
 \_ 5:0:1:1 sdc 8:32  [active][undef] 
 \_ 6:0:1:1 sdg 8:96  [active][undef]
\_ round-robin 0 [prio=0][enabled] 
 \_ 5:0:0:1 sdb 8:16  [active][undef] 
 \_ 6:0:0:1 sdf 8:80  [active][undef]
Device-mapper-multipath maintient automatiquement le mappage correct de chaque nom de périphérique basé sur WWID avec le nom /dev/sd correspondant sur le système. Ces noms sont persistants à travers les changements de chemin, et sont cohérents lors de l'accession au périphérique à partir de différents systèmes.
Lorsque la fonctionnalité user_friendly_names (de device-mapper-multipath) est utilisée, le WWID est mappé à un nom sous le format /dev/mapper/mpathn. Par défaut, ce mappage est maintenu dans le fichier /etc/multipath/bindings. Ces noms mpathn sont persistants tant que le fichier est maintenu.

Important

Si vous utilisez user_friendly_names, alors des étapes supplémentaires sont requises pour obtenir des noms cohérents dans un cluster. Veuillez consulter les « Noms cohérents de périphériques multivoies » dans la section « Cluster » de l'ouvrage Utilisation de l'administration et de la configuration DM Multipath.
En plus des noms persistants fournis par le système, vous pouvez également utiliser les règles udev pour implémenter des noms persistants de votre choix, mappés au WWID du stockage.

24.7.3. Noms de périphériques gérés par le mécanisme udev (/dev/disk/by-*)

Le mécanisme udev est consititué de trois composants principaux :
Le noyau
Génère des événements qui sont envoyés dans l'espace utilisateur quand les périphériques sont ajoutés, supprimées ou modifiés.
Le démon udevd
Réceptionne les événements.
Les règles udev
Indiquent les actions à prendre quand le démon udev reçoit des événements de noyau.
Ce mécanisme est utilisé pour tous les types de périphériques de Linux, et non pas uniquement les périphériques de stockage. Dans le cas de périphériques de stockage, Red Hat Enterprise Linux contient les règles udev qui créent des liens symboliques dans le répertoire /dev/disk/ permettant ainsi à des périphériques de stockage d'être référencés par leur contenu, un identifiant unique, un numéro de série ou le chemin d'accès du matériel utilisé pour accéder au périphérique.
/dev/disk/by-label
Les entrées à ce répertoire fournissent un nom symbolique qui se réfère au périphérique de stockage par un libellé dans le contenu (c-a-d les données) stocké dans ce périphérique. Le programme blkid est utilisé pour lire les données du périphérique et déterminer un nom (c-a-d un libéllé) de périphérique. Exemple :
/dev/disk/by-label/Boot

Note

Les informations se trouvent dans le contenu (c-a-d les données) du périphérique, donc si le contenu est copié à partir d'un autre périphérique, le libellé sera le même.
Le libellé peut aussi être utilisé pour se référer au périphérique qui se trouve dans /etc/fstab en utilisant la syntaxe suivante :
LABEL=Boot
/dev/disk/by-uuid
Les entrées à ce répertoire fournissent un nom symbolique qui se réfère au périphérique de stockage par un identifiant unique dans le contenu (c-a-d les données) stocké dans le périphérique. Le programme blkid est utilisé pour lire les données du périphérique et déterminer un identifiant unique (c-a-d un uuid) de périphérique. Exemple :
UUID=3e6be9de-8139-11d1-9106-a43f08d823a6
/dev/disk/by-id
Les entrées à ce répertoire fournissent un nom symbolique qui se réfère au périphérique de stockage par un identifiant unique (différent de tous les autres périphériques de stockage). L'identifiant est une propriété du périphérique mais il n'est pas stocké dans le contenu (c-a-d les données) des périphériques. Exemple :
/dev/disk/by-id/scsi-3600508e000000000ce506dc50ab0ad05
/dev/disk/by-id/wwn-0x600508e000000000ce506dc50ab0ad05
L'id s'obtient à partir de l'ID word-wide du périphérique, ou du numéro de série du périphérique. Les entrées /dev/disk/by-id peuvent également inclure un numéro de partition. Exemple :
/dev/disk/by-id/scsi-3600508e000000000ce506dc50ab0ad05-part1
/dev/disk/by-id/wwn-0x600508e000000000ce506dc50ab0ad05-part1
/dev/disk/by-path
Les entrées de ce répertoire procurent un nom symbolique qui désigne le périphérique de stockage par le chemin d’accès au matériel utilisé pour accéder au périphérique, commençant par une référence au contrôleur de stockage dans la hiérarchie PCI et qui inclut l’hôte SCSI, le canal, la cible, et les numéros LUN et, parfois, le nombre de partitions. Bien que ces noms soient préférable à l’utilisation des numéros majeurs et mineurs ou des noms de sd, vous devez veiller à ce que les chiffres cibles ne changent pas dans un environnement SAN Fibre Channel (par exemple, par le biais de liaisons permanentes) et que l’utilisation des noms soit mise à jour si un adaptateur d'hôte est déplacé vers un autre emplacement PCI. En outre, il est possible que le nombre d’hôtes SCSI change si un HBA ne parvient pas à interroger, si les pilotes sont chargés dans un ordre différent, ou si un nouvel HBA est installé sur le système. Exemple de listing de by-path :
/dev/disk/by-path/pci-0000:03:00.0-scsi-0:1:0:0
Les entrées /dev/disk/by-path peuvent également inclure un numéro de partition, comme :
/dev/disk/by-path/pci-0000:03:00.0-scsi-0:1:0:0-part1

24.7.3.1. Limitations de la convention de nommage de périphérique d' udev

Voici certaines des limitations de convention de nommage d' udev.
  • Il est possible que le périphérique ne soit pas accessible au moment de la requête car le mécanisme d'udev se repose sans doute sur la capacité d'interroger le périphérique de stockage quand les règles d' udev sont analysées à l'occasion d'un événement udev. Cela a une meilleure chance de se produire avec Fibre Channel, iSCSI ou les périphériques de stockage FCoE quand le périphérique n'est pas situé sur le chassis du serveur.
  • Le noyau envoie également des événements udev à tout moment, donc les règles sont analysées et cela entraîne la suppression des liens /dev/disk/by-* quand le périphérique n'est plus accessible.
  • Un lapse de temps peut s'écouler entre le moment où l'événement udev est généré et le moment où il est traité (comme quand on détecte un grand nombre de périphériques et que le démon udevd d'espace utilisateur prend un bon moment à analyser les règles pour chacun). Ceci peut entraîner un délai entre le moment où le noyau détecte le périphérique et le moment où les noms /dev/disk/by-* sont rendus disponibles.
  • Des programmes externes comme blkid qui sont invoqués par les règles peuvent ouvrir le périphérique pendant un court moment, rendant ainsi le périphérique inaccessible à tout autre utilisation.

24.8. Supprimer un périphérique de stockage

Avant de supprimer l'accès au périphérique de stockage même, il est conseillé de commencer par effectuer une copie de sauvegarde des données du périphérique. Ensuite, videz les E/S et supprimez toutes les références au périphérique du système d'exploitation (comme décrit ci-dessous). Si le périphérique utilise une fonction multivoies, veuillez effectuer ceci pour le « pseudo-périphérique » (Section 24.7.2, « WWID ») et pour chaque identificateur qui représente un chemin vers le périphérique. Si vous supprimez uniquement un chemin vers un périphérique multivoies, et que tous les autres chemins restent, alors la procédure est plus simple, comme décrit dans Section 24.10, « Ajouter un périphérique ou un chemin de stockage ».
La suppression d'un périphérique de stockage n'est pas recommandée lorsque le système se trouve sous pression mémoire car le vidage des E/S s'ajoutera à la charge. Pour déterminer le niveau de pression mémoire, exécutez la commande vmstat 1 100 ; la suppression du périphérique n'est pas recommandée si :
  • La mémoire disponible fait moins de 5% de la totalité de la mémoire dans plus de 10 échantillons pour 100 (la commande free peut également être utilisée pour afficher la mémoire totale).
  • La fonction swap est active (colonnes si et so non égales à zéro dans la sortie vmstat).
La procédure générale pour supprimer tout accès à un périphérique est comme suit :

Procédure 24.9. S'assurer d'une suppression de périphérique normale

  1. Fermez tous les utilisateurs du périphérique et effectuez une copie de sauvegarde des données du périphérique selon les besoins.
  2. Veuillez utiliser umount pour démonter tout système de fichiers qui aurait monté le périphérique.
  3. Supprimez le périphérique de tout volume md et LVM qui l'utilise. Si le périphérique est un membre d'un groupe de volumes LVM, alors il faudra sans doute déplacer les données hors du périphérique en utilisant la commande pvmove, puis utiliser la commande vgreduce pour supprimer le volume physique, et (optionnellement) pvremove pour supprimer les métadonnées LVM du disque.
  4. Si le périphérique utilise la fonction multivoies, veuillez exécuter multipath -l et prendre note de tous les chemins menant au périphérique. Ensuite, veuillez supprimer le périphérique multivoies en utilisant multipath -f device.
  5. Veuillez exécuter blockdev --flushbufs device pour vider toute E/S restante sur tous les chemins vers le périphérique. Ceci est particulièrement important pour les périphériques bruts, lorsqu'il n'y a pas d'opération umount ou vgreduce pour causer un vidage d'E/S.
  6. Veuillez supprimer toute référence au nom basée sur le chemin du périphérique, comme /dev/sd, /dev/disk/by-path ou sur le numéro major:minor, dans les applications, scripts, ou utilitaires du système. Ceci est important pour s'assurer que les différents périphériques ajoutés dans le futur ne soient pas confondus avec le périphérique actuel.
  7. Finalement, veuillez supprimer chaque chemin vers le périphérique à partir du sous-système SCSI. Pour ce faire, veuillez utiliser la commande echo 1 > /sys/block/device-name/device/delete, où device-name pourrait, par exemple, être sde.
    Une autre variation de cette opération est echo 1 > /sys/class/scsi_device/h:c:t:l/device/delete, où h est le numéro HBA, c est le canal sur le HBA, t est l'ID de la cible SCSI, et l est le LUN.

    Note

    L'ancienne forme de ces commandes, echo "scsi remove-single-device 0 0 0 0" > /proc/scsi/scsi, est déconseillée.
Vous pouvez déterminer le nom-du-périphérique, le numéro du HBA, canal du HBA, l'ID et le LUN de la cible SCSI d'un périphérique à l'aide de diverses commandes, telles que lsscsi, scsi_id, multipath -l, et ls -l /dev/disk/by-*.
Après avoir effectué une opération Procédure 24.9, « S'assurer d'une suppression de périphérique normale », un périphérique peut être supprimé en toute sécurité d'un système en cours d'exécution. Il n'est pas nécessaire d'arrêter les E/S des autres périphériques pour ceci.
D'autres procédures, comme la suppression physique de périphériques, suivies d'un nouveau scan du bus SCSI (comme décrit dans Section 24.11, « Scanner les interconnexions du stockage ») pour que l'état du système d'exploitation soit mis à jour et reflète les changements, ne sont pas recommandées. Celles-ci provoquent des délais, dûs à l'expiration des E/S, et des périphériques peuvent être supprimés de manière inattendue. S'il est nécessaire d'effectuer un nouveau scan d'une interconnexion, il devra être fait lorsque les E/S sont sur pause, comme décrit dans Section 24.11, « Scanner les interconnexions du stockage ».

24.9. Supprimer un chemin vers un périphérique de stockage

Si vous supprimez un chemin vers un périphérique multivoies (sans affecter les autres chemins vers le périphérique), alors la procédure générale est comme suit :

Procédure 24.10. Supprimer un chemin vers un périphérique de stockage

  1. Veuillez supprimer toute référence au nom basée sur le chemin du périphérique, comme /dev/sd, /dev/disk/by-path ou sur le numéro major:minor, dans les applications, scripts, ou utilitaires du système. Ceci est important pour s'assurer que les différents périphériques ajoutés dans le futur ne soient pas confondus avec le périphérique actuel.
  2. Mettez le chemin hors-ligne en utilisant echo offline > /sys/block/sda/device/state.
    Ceci provoquera l'échec immédiat de toute E/S ultérieure envoyée sur ce chemin. Device-mapper-multipath continuera d'utiliser les chemins restants vers le périphérique.
  3. Veuillez supprimer le chemin du sous-système SCSI. Pour ce faire, veuillez utiliser la commande echo 1 > /sys/block/device-name/device/delete, où device-name pourrait, par exemple, être sde (comme décrit dans Procédure 24.9, « S'assurer d'une suppression de périphérique normale »).
Après avoir effectué une opération Procédure 24.10, « Supprimer un chemin vers un périphérique de stockage », le chemin peut être supprimé en toute sécurité du système en cours d'exécution. Il n'est pas nécessaire d'arrêter les E/S, car device-mapper-multipath routera à nouveau les E/S vers les chemins restants en fonction de la configuration du groupement de chemins et des politiques de basculement.
D'autres procédures, comme la suppression physique du câble, suivies d'un nouveau scan du bus SCSI pour que l'état du système d'exploitation soit mis à jour et reflète les changements, ne sont pas recommandées. Celles-ci provoquent des délais, dûs à l'expiration des E/S, et des périphériques peuvent être supprimés de manière inattendue. S'il est nécessaire d'effectuer un nouveau scan d'une interconnexion, celui-ci doit être fait lorsque les E/S sont sur pause, comme décrit dans Section 24.11, « Scanner les interconnexions du stockage ».

24.10. Ajouter un périphérique ou un chemin de stockage

Lors de l'ajout d'un périphérique, n'oubliez pas que le nom du périphérique basé chemin (par exemple, le nom de /dev/sd, le numéro de major:minor et le nom de /dev/disk/by-path) assigné par le système au nouveau périphérique peut déjà avoir été utilisé par un périphérique qui a depuis été supprimé. Ainsi, veuillez vous assurer que toutes les anciennes références au nom du périphérique basé chemin ont bien été supprimées. Autrement, le nouveau périphérique pourrait malencontreusement passer pour l'ancien périphérique.

Procédure 24.11. Ajouter un périphérique ou un chemin de stockage

  1. La première étape de l'ajout d'un périphérique ou d'un chemin de stockage consiste à physiquement activer l'accès au nouveau périphérique de stockage ou à physiquement activer un nouveau chemin vers un périphérique existant. Ceci peut être effectué à l'aide de commandes appartenant aux vendeurs sur le serveur de stockage iSCSI ou Fibre Channel. Une fois effectué, prenez note de la valeur LUN du nouveau stockage qui sera présenté à votre hôte. Si le serveur de stockage est Fibre Channel, veuillez aussi prendre note du WWNN (World Wide Node Name) du serveur de stockage et déterminez s'il y a un WWNN unique pour tous les ports sur le serveur de stockage. Si ce n'est pas le cas, veuillez noter le WWPN (World Wide Port Name) de chaque port qui sera utilisé pour accéder au nouveau LUN.
  2. Veuillez ensuite indiquer le nouveau périphérique de stockage au système d'exploitation, ou le nouveau chemin à un périphérique existant. La commande recommandée est la suivante :
    $ echo "c t l" >  /sys/class/scsi_host/hosth/scan
    Dans la commande précédente, h est le numéro HBA, c est le canal sur le HBA, t est l'ID de la cible SCSI et l est le LUN.

    Note

    La plus ancienne forme de cette commande, echo "scsi add-single-device 0 0 0 0" > /proc/scsi/scsi, est dépréciée.
    1. Sur certains matériaux Fibre Channel, un nouveau LUN créé sur la matrice RAID pourrait ne pas être visible par le système d'exploitation tant qu'une opération LIP (Loop Initialization Protocol) n'est pas effectuée. Reportez-vous à Section 24.11, « Scanner les interconnexions du stockage » pour obtenir des instructions sur la manière d'effectuer cela.

      Important

      Il faudra arrêter les E/S tant que cette opération est exécutée, si un LIP est requis.
    2. Si un nouveau LUN a été ajouté à la matrice RAID mais qu'il n'est toujours pas configuré par le système d'exploitation, veuillez confirmer la liste des LUN qui sont exportés par la matrice à l'aide de la commande sg_luns, faisant partie du paquet sg3_utils. Ceci délivrera la commande SCSI REPORT LUNS à la matrice RAID et retournera une liste des LUN présents.
    Pour les serveurs de stockage Fibre Channel qui implémentent un WWNN unique pour tous les ports, vous pouvez déterminer les valeurs h,c et t correctes (c'est-à-dire le numéro HBA, le canal HBA et l'ID de la cible SCSI) en recherchant le WWNN dans sysfs.

    Exemple 24.5. Déterminer les valeurs h, c et t correctes

    Par exemple, si le WWNN du serveur de stockage est 0x5006016090203181 veuillez utiliser :
    $ grep 5006016090203181 /sys/class/fc_transport/*/node_name
    La sortie résultante devrait être similaire à ceci :
    /sys/class/fc_transport/target5:0:2/node_name:0x5006016090203181 
    /sys/class/fc_transport/target5:0:3/node_name:0x5006016090203181 
    /sys/class/fc_transport/target6:0:2/node_name:0x5006016090203181 
    /sys/class/fc_transport/target6:0:3/node_name:0x5006016090203181
    Ceci indique qu'il y a quatre routes Fibre Channel vers cette cible (deux HBA à canal unique, menant chacune à deux ports de stockage). En supposant qu'une valeur LUN est 56, alors la commande suivante configurera le premier chemin :
    $ echo "0 2 56" >  /sys/class/scsi_host/host5/scan
    Ceci doit être effectué pour chaque chemin vers le nouveau périphérique.
    Pour les serveurs de stockage Fibre Channel qui n'implémentent pas un WWNN unique pour tous les ports, vous pouvez déterminer le numéro HBA, le canal HBA et l'ID de la cible SCSI qui conviennent en recherchant chaque WWNN dans sysfs.
    Il est aussi possible de déterminer la numéro HBA, le canal HBA et l'ID de la cible SCSI en vous référant à un autre périphérique déjà configuré sur le même chemin que le nouveau périphérique. Ceci peut être accompli à l'aide de diverses commandes, comme lsscsi, scsi_id, multipath -l et ls -l /dev/disk/by-*. Ces informations, en plus du numéro LUN du nouveau périphérique, peuvent être utilisés, comme expliqué ci-dessus, afin d'analyser et de configurer ce chemin vers le nouveau périphérique.
  3. Après avoir ajouté tous les chemins SCSI au périphérique, veuillez exécuter la commande multipath et vérifier que le périphérique a été configuré correctement. À ce moment, le périphérique peut, par exemple, être ajouté à md, LVM, mkfs, ou à mount.
Si les étapes ci-dessus sont suivies, alors un périphérique peut être ajouté à un système en cours d'exécution en toute sécurité. Il n'est pas nécessaire d'arrêter les E/S des autres périphériques pendant que cela est effectué. D'autres procédures impliquant un nouveau scan (ou une réinitialisation) du bus SCSI, ce qui amène le système d'exploitation de mettre à jour son état pour refléter la connectivité actuelle du périphérique, ne sont pas recommandées tant que les E/S de stockage sont en cours.

24.11. Scanner les interconnexions du stockage

Plusieurs commandes vous permettront de réinitialiser, de scanner (ou les deux à la fois) une ou plusieurs interconnexion(s), ajoutant ou supprimant potentiellement plusieurs périphériques en une seule opération. Ce type de scan peut être perturbateur car il peut provoquer des délais alors que les opérations d'E/S expirent et peut supprimer des périphériques de manière inattendue. Ainsi, Red Hat recommande d'utiliser le scan d'interconnexions uniquement lorsque nécessaire. Les restrictions suivantes doivent être observées lorsque les interconnexions de stockage sont scannées :
  • Toutes les E/S sur interconnexions affectées doivent être mises sur pause et vidées avant d'exécuter la procédure, et les résultats du scan doivent être vérifiés avant de reprendre les E/S.
  • Comme pour la suppression de périphériques, scanner des interconnexions n'est pas recommandé lorsque le système se trouve sous pression mémoire. Pour déterminer le niveau de pression mémoire, exécutez la commande vmstat 1 100. Scanner les interconnexions n'est pas recommandé si la quantité de mémoire disponible fait moins de 5% de la mémoire totale dans plus de 10 échantillons pour 100. Aussi, le scan d'interconexions n'est pas recommandé si la fonction swap est active (avec des colonnes si et so qui ne sont pas égales à zéro dans la sortie vmstat). La commande free peut également afficher la mémoire totale.
Les commandes suivantes peuvent être utilisées pour scanner les interconnexions de stockage :
echo "1" > /sys/class/fc_host/host/issue_lip
Cette opération effectue un Loop Initialization Protocol (LIP), analyse l’interconnexion et met à jour la couche SCSI pour refléter les périphériques actuellement présents sur le bus. Essentiellement, un LIP est une réinitialisation du bus et entraîne l'ajout ou la suppression de périphériques. Cette procédure est nécessaire pour configurer une nouvelle cible SCSI sur un réseau d’interconnexion Fibre Channel.
Notez que issue_lip est une opération asynchrone. La commande peut finaliser son but avant la fin du scan. Vous pourrez vérifier dans le fichier /var/log/messages si la commande issue_lip est terminée.
Les pilotes lpfc, qla2xxx, et bnx2fc supportent issue_lip. Pour plus d'informations sur les fonctions des API supportées par chaque pilote dans Red Hat Enterprise Linux, consulter Tableau 24.1, «  Fonctionnalités de l'API Fibre Channel ».
/usr/bin/rescan-scsi-bus.sh
Le script /usr/bin/rescan-scsi-bus.sh a été introduit dans Red Hat Enterprise Linux 5.4. Par défaut, ce script scanne tous les bus SCSI du système, et met à jour la couche SCSI pour refléter la présence de nouveaux périphériques sur le bus. Le script fournit des options supplémentaires pour permettre la suppresion de périphériques, et le lancement des LIP. Pour obtenir plus d'informations sur ce script, y compris les problèmes connus, consulter Section 24.17, « Ajouter ou supprimer une unité logique avec rescan-scsi-bus.sh ».
echo "- - -" > /sys/class/scsi_host/hosth/scan
C’est la même commande, comme décrit dans Section 24.10, « Ajouter un périphérique ou un chemin de stockage », qui sert à ajouter un périphérique de stockage ou le chemin d’accès. Dans ce cas, toutefois, le numéro du canal, l'ID cible SCSI, et des valeurs LUN sont remplacés par des caractères génériques. Toute combinaison de caractères génériques et d'identificateurs est autorisée, donc vous pouvez rendre la commande aussi précise qu'englobante selon les besoins. Cette procédure ajoute des LUN, mais ne les supprime pas.
modprobe --remove driver-name, modprobe driver-name
En exécutant la commande modprobe--remove driver-name suivie de la commande modprobe driver-name, vous ré-initialisez totalement l’état de toutes les interconnexions controlées par le pilote. Bien qu’il s'agisse d'une mesure relativement extrême, utiliser les commandes décrites peut être appropriée dans certaines situations. Les commandes peuvent être utilisées, par exemple, pour redémarrer le pilote avec une valeur de paramètre de module différente.

24.12. Configuration de la découverte iSCSI

Le fichier de configuration iSCSI par défaut est /etc/iscsi/iscsid.conf. Ce fichier contient les paramètres iSCSI utilisés par iscsid et iscsiadm.
Pendant la découverte de cibles, l'outil iscsiadm utilise les paramètres du fichier /etc/iscsi/iscsid.conf pour créer deux types d'enregistrements :
Les enregistrements de nœuds dans /var/lib/iscsi/nodes
Lors de la connexion à une cible, iscsiadm utilise les paramètres dans ce fichier.
Les enregistrements de découverte dans /var/lib/iscsi/discovery_type
Lorsque la découverte est appliquée sur la même destination, iscsiadm utilise les paramètres dans ce fichier.
Avant d'utiliser différents paramètres pour la découverte, veuillez tout d'abord supprimer les enregistrements de découverte actuels (c'est-à-dire le fichier /var/lib/iscsi/discovery_type). Pour cela, utilisez la commande suivante :
# iscsiadm -m discovery -t discovery_type -p target_IP:port -o delete [5]
Ici, la valeur de discovery_type peut être sendtargets, isns, ou fw.
Pour obtenir des détails sur les différents types de découverte, veuillez consulter la section DISCOVERY TYPES de man iscsiadm.
Il existe deux manières de reconfigurer les paramètres d'enregistrement de découverte :
  • Modifiez le fichier /etc/iscsi/iscsid.conf directement avant d'effectuer une découverte. Les paramètres de découverte utilisent le préfixe discovery. Pour les afficher, exécutez :
    # iscsiadm -m discovery -t discovery_type -p target_IP:port
  • Alternativement, iscsiadm peut aussi être utilisé pour modifier les paramètres d'enregistrement de découverte comme suit :
    # iscsiadm -m discovery -t discovery_type -p target_IP:port -o update -n setting -v %value
    Veuillez consulter man iscsiadm pour obtenir davantage d'informations sur les paramètres setting disponibles et les valeurs value valides de chacun d'entre eux.
Après avoir configuré les paramètres de découverte, toute tentative conséquente de découvrir de nouvelles cibles utilisera les nouveaux paramètres. Veuillez consulter Section 24.14, « Scanner les interconnexions iSCSI » pour obtenir des détails sur la manière d'effectuer des recherches de nouvelles cibles iSCSI.
Pour obtenir davantage d'informations sur la configuration de la découverte de cibles iSCSI, veuillez consulter les pages man de iscsiadm et iscsid. Le fichier /etc/iscsi/iscsid.conf contient également des exemples sur la syntaxe de configuration correcte.

24.13. Configurer le déchargement et la liaison d'interfaces iSCSI

Ce chapitre décrit comment paramétrer les interfaces iSCSI afin de lier une session à un port NIC lors de l'utilisation d'iSCSI logiciel. Il y est également décrit comment paramétrer des interfaces pour une utilisation avec des périphériques qui prennent en charge le déchargement.
Le sous-système du réseau peut être configuré pour déterminer le chemin ou NIC que les interfaces iSCSI devraient utiliser pour les liaisons. Par exemple, si les portails et NIC sont paramétrés sur différents subnets, alors il ne sera pas nécessaire de configurer les interfaces iSCSI manuellement pour les liaisons.
Avant de tenter de configurer une interface iSCSI pour les liaisons, veuillez exécuter la commande suivante :
$ ping -I ethX target_IP
Si le ping échoue, alors vous ne pourrez pas lier une session à un NIC. Si cela est le cas, veuillez vérifier les paramètres réseau en premier.

24.13.1. Afficher les configurations iface disponibles

Les déchargements et les liaisons d'interface iSCSI sont pris en charge par les implémentations d'initiateur iSCSI suivantes :
Logiciel iSCSI
Cette pile alloue une instance d'hôte iSCSI (apr ex. scsi_host) par session, avec une seule connexion par session. De ce fait, /sys/class_scsi_host et /proc/scsi reporteront un scsi_host pour chaque connexion/session à laquelle vous vous connectez.
Offload iSCSI
Le pile alloue une instance scsi_host à chaque périphérique PCI. Ainsi, chaque port s'affichera en tant que périphérique PCI séparé sur un adaptateur de bus d'hôte, avec un scsi_host différent pour chaque port HBA.
Pour gérer ces deux types d’implémentation d'initiateur, iscsiadm utilise la structure iface. Avec cette structure, une configuration iface doit être saisie dans /var/lib/iscsi/ifaces pour chaque port HBA, chaque logiciel iSCSI, ou chaque périphérique de réseau (ethX) utilisé pour lier les sessions.
Pour afficher les configurations iface disponibles, exécutez iscsiadm -m iface. Cela permettre d'afficher les informations iface dans le format suivant :
iface_name transport_name,hardware_address,ip_address,net_ifacename,initiator_name
Reportez-vous au tableau suivant pour obtenir des détails sur chaque valeur/paramètre.

Tableau 24.2. Configurations iface

ParamètreDescription
iface_namenom de configuration iface.
transport_nameNom du pilote
hardware_addressAdresse MAC
ip_addressAdresse IP pour ce port
net_iface_nameNom utilisé pour le vlan ou pour l'alias de liaison d'une sessions iSCSI. Pour les déchargements iSCSI, net_iface_name sera <vide> car cette valeur n'est pas persistante au redémarrage.
initiator_nameConfiguration utilisée pour substituer un nouveau nom au nom par défaut de l'initiateur, défini dans /etc/iscsi/initiatorname.iscsi

Exemple 24.6. Échantillon de sortie de la commande iscsiadm -m iface

Ci-dessous figure un exemple de sortie de la commande iscsiadm -m iface :
iface0 qla4xxx,00:c0:dd:08:63:e8,20.15.0.7,default,iqn.2005-06.com.redhat:madmax
iface1 qla4xxx,00:c0:dd:08:63:ea,20.15.0.9,default,iqn.2005-06.com.redhat:madmax
Pour le logiciel iSCSI, chaque configuration iface doit avoir un nom unique (de moins de 65 caractères). Le nom iface_name des périphériques réseau qui supportent le déchargement apparaît sous le format transport_name.hardware_name.

Exemple 24.7. Sortie de la commande iscsiadm -m iface avec une carte réseau Chelsio

Ci-dessous figure un exemple de sortie de la commande iscsiadm -m iface sur un système utilisant une carte réseau Chelsio :
default tcp,<empty>,<empty>,<empty>,<empty>
iser iser,<empty>,<empty>,<empty>,<empty>
cxgb3i.00:07:43:05:97:07 cxgb3i,00:07:43:05:97:07,<empty>,<empty>,<empty>
Il est également possible d'afficher les paramètres d'une configuration iface particulière d'une façon plus agréable pour l'utilisateur. Pour cela, utiliser l'option -I iface_name. Cela affichera les paramètres dans le format suivant :
iface.paramètre = valeur

Exemple 24.8. Utiliser les paramètres de configuration iface avec un adaptateur de réseau Chelsio convergé

En utilisant l'exemple précédent, les paramètres d'iface du même adaptateur de réseau Chelsio convergé (par ex. iscsiadm -m iface -I cxgb3i.00:07:43:05:97:07) s'afficheront ainsi :
# BEGIN RECORD 2.0-871
iface.iscsi_ifacename = cxgb3i.00:07:43:05:97:07
iface.net_ifacename = <empty>
iface.ipaddress = <empty>
iface.hwaddress = 00:07:43:05:97:07
iface.transport_name = cxgb3i
iface.initiatorname = <empty>
# END RECORD

24.13.2. Configurer un iface pour iSCSI logiciel

Comme mentionné plus tôt, une configuration iface est requise pour chaque objet réseau qui sera utilisé pour lier une session.
Avant
Pour créer une configuration iface pour iSCSI logiciel, veuillez exécuter la commande suivante :
# iscsiadm -m iface -I iface_name --op=new
Cela créera une nouvelle configuration iface vide avec une valeur iface_name spécifiée. Si une configuration iface existante possède déjà la même valeur iface_name, alors celle-ci sera écrasée par une autre, nouvelle et vide.
Pour configurer le paramètre spécifique d'une configuration iface, veuillez utiliser la commande suivante :
# iscsiadm -m iface -I iface_name --op=update -n iface.setting -v hw_address

Exemple 24.9. Définir l'adresse MAC de iface0

Par exemple, pour définir l'adresse MAC (hardware_address) de iface0 sur 00:0F:1F:92:6B:BF, veuillez exécuter :
# iscsiadm -m iface -I iface0 --op=update -n iface.hwaddress -v 00:0F:1F:92:6B:BF

Avertissement

Ne pas utiliser default ou iser comme noms iface. Ces deux chaînes sont des valeurs spéciales utilisées par iscsiadm pour une compatibilité ascendante. Toute configuration iface créée manuellement nommée default ou iser désactivera la compatibilité ascendante.

24.13.3. Configurer un iface pour le déchargement iSCSI

Par défaut, iscsiadm créera une configuration iface pour chaque port. Pour afficher les configurations iface disponibles, veuillez utiliser la même commande que pour le logiciel iSCSI, c'est-à-dire iscsiadm -m iface.
Avant d'utiliser l'iface d'une carte réseau pour le déchargement iSCSI, veuillez commencer par définir l'adresse IP (target_IP[5]) que le périphérique devrait utiliser. Pour les périphériques qui utilisent le pilote be2iscsi, l'adresse IP est configurée dans l'écran de paramétrage BIOS. Pour tous les autres périphériques, pour configurer l'adresse IP d'iface, utilisez :
# iscsiadm -m iface -I iface_name -o update -n iface.ipaddress -v target_IP

Exemple 24.10. Paramétrez l'adresse IP de l'iface d'une carte Chelsio

Par exemple, pour définir l'adresse IP iface à 20.15.0.66 avec une carte dont le nom iface est cxgb3i.00:07:43:05:97:07, utilisez :
# iscsiadm -m iface -I cxgb3i.00:07:43:05:97:07 -o update -n iface.ipaddress -v 20.15.0.66

24.13.4. Lier ou délier un iface sur un portail

Chaque fois que iscsiadm est utilisé pour rechercher des interconnexions, la vérification commencera par les paramètres iface.transport de chaque configuration iface dans /var/lib/iscsi/ifaces. L'utilitaire iscsiadm liera ensuite les portails découverts avec tout iface dont iface.transport est tcp.
Ce comportement a été implémenté pour des raisons de compatibilité. Pour le remplacer, veuillez utiliser -I iface_name pour spécifier quel portail lier à un iface, comme suit :
# iscsiadm -m discovery -t st -p target_IP:port -I iface_name -P 1
[5]
Par défaut, l'utilitaire iscsiadm ne liera pas automatiquement tous les portails aux configurations iface utilisant le déchargement. Ceci est dû au fait que de telles configurations iface n'ont pas paramétré iface.transport sur tcp. Ainsi, les configurations iface doivent être liées manuellement aux portails découverts.
Il est également possible d'empêcher un portail de se lier à tout iface existant. Pour ce faire, veuillez utiliser default comme iface_name de la manière suivante :
# iscsiadm -m discovery -t st -p IP:port -I default -P 1
Pour supprimer la liaison entre une cible et iface, veuillez utiliser :
# iscsiadm -m node -targetname proper_target_name -I iface0 --op=delete[6]
Pour supprimer toutes les liaisons à un iface particulier, veuillez utiliser :
# iscsiadm -m node -I iface_name --op=delete
Pour supprimer les liaisons d'un portail particulier (par exemple pour des cibles Equalogic), veuillez utiliser :
# iscsiadm -m node -p IP:port -I iface_name --op=delete

Note

S'il n'y a pas de configuration iface définie dans /var/lib/iscsi/iface et que l'option -I n'est pas utilisée, iscsiadm autorisera le sous-système du réseau à décider quel périphérique un portail particulier devrait utiliser.

24.14. Scanner les interconnexions iSCSI

Pour iSCSI, si les cibles envoient un événement iSCSI asynchrone indiquant qu'un nouveau stockage a été ajouté, alors le scan est effectué automatiquement.
Cependant, si les cibles n'envoient pas d'événement iSCSI asynchrone, vous devrez les scanner manuellement en utilisant l'utilitaire iscsiadm. Cependant, avant cela, vous devrez récupérer les valeurs --targetname et --portal correctes. Si le modèle de votre périphérique prend uniquement en charge une seule unité logique et un seul portail par cible, utilisez iscsiadm pour délivrer une commande sendtargets sur l'hôte, comme suit :
# iscsiadm -m discovery -t sendtargets -p target_IP:port
[5]
La sortie apparaîtra sous le format suivant :
target_IP:port,target_portal_group_tag proper_target_name

Exemple 24.11. Utiliser iscsiadm pour envoyer une commande sendtargets

Par exemple, sur une cible dont la valeur proper_target_name est iqn.1992-08.com.netapp:sn.33615311 et dont la valeur target_IP:port est 10.15.85.19:3260, la sortie pourrait être comme suit :
10.15.84.19:3260,2 iqn.1992-08.com.netapp:sn.33615311
10.15.85.19:3260,3 iqn.1992-08.com.netapp:sn.33615311
Dans cet exemple, la cible possède deux portails, chacun utilisant des valeurs target_ip:port de 10.15.84.19:3260 et de 10.15.85.19:3260.
Pour voir quelle configuration iface sera utilisée pour chaque session, veuillez ajouter l'option -P 1. Cette option imprimera également les informations de la session sous la forme d'une arborescence, comme suit :
    Target: proper_target_name
        Portal: target_IP:port,target_portal_group_tag
           Iface Name: iface_name

Exemple 24.12. Afficher la configuration iface

Par exemple, avec iscsiadm -m discovery -t sendtargets -p 10.15.85.19:3260 -P 1, la sortie pourrait être comme suit :
Target: iqn.1992-08.com.netapp:sn.33615311
    Portal: 10.15.84.19:3260,2
       Iface Name: iface2
    Portal: 10.15.85.19:3260,3
       Iface Name: iface2
Ceci signifie que la cible iqn.1992-08.com.netapp:sn.33615311 utilisera iface2 comme configuration iface.
Cependant, avec certains modèles de périphérique, une cible unique peut avoir de multiples unités logiques et portails. Dans ce cas, commencez par envoyer une commande sendtargets sur l'hôte pour trouver de nouveaux portails sur la cible. Puis, scannez à nouveau les sessions existantes en utilisant :
# iscsiadm -m session --rescan
Vous pouvez également scanner à nouveau une session particulière en indiquant sa valeur SID comme suit :
# iscsiadm -m session -r SID --rescan[7]
Si votre périphérique prend en charge des cibles multiples, vous devrez exécuter la commande sendtargets sur les hôtes pour trouver les nouveaux portails de chaque cible. Scannez à nouveau les sessions existantes pour découvrir de nouvelles unités logiques en utilisant l'option --rescan.

Important

La commande sendtargets utilisée pour récupérer les valeurs --targetname et --portal remplace le contenu de la base de données /var/lib/iscsi/nodes. Cette base de données sera alors remplie à nouveau en utilisant les paramètres du fichier /etc/iscsi/iscsid.conf. Cependant, ceci ne se produira pas si une session est actuellement connectée et en cours d'utilisation.
Pour ajouter de nouveaux portails ou cibles ou pour en supprimer en toute sécurité, veuillez utiliser l'option -o new ou -o delete, respectivement. Par exemple, pour ajouter de nouveaux portails ou cibles sans écraser /var/lib/iscsi/nodes, veuillez utiliser la commande suivante :
iscsiadm -m discovery -t st -p target_IP -o new
Pour supprimer les entrées /var/lib/iscsi/nodes que la cible n'a pas affichées pendant la découverte, veuillez utiliser :
iscsiadm -m discovery -t st -p target_IP -o delete
Il est également possible d'effectuer les deux tâches simultanément, comme suit :
iscsiadm -m discovery -t st -p target_IP -o delete -o new
La commande sendtargets générera la sortie suivante :
ip:port,target_portal_group_tag proper_target_name

Exemple 24.13. Sortie de la commande sendtargets

Ainsi, avec une cible unique, une unité logique et un portail, en utilisant equallogic-iscsi1 en tant que target_name, la sortie devrait être similaire à la suivante :
10.16.41.155:3260,0 iqn.2001-05.com.equallogic:6-8a0900-ac3fe0101-63aff113e344a4a2-dl585-03-1
Remarquez que proper_target_name et ip:port,target_portal_group_tag sont identiques aux valeurs du même nom dans Section 24.6.1, « API iSCSI ».
À ce moment, vous serez en possession des valeurs --targetname et --portal nécessaires pour scanner manuellement les périphériques iSCSI. Pour ce faire, veuillez exécuter la commande suivante :
# iscsiadm --mode node --targetname proper_target_name --portal ip:port,target_portal_group_tag \ --login 
[8]

Exemple 24.14. Commande iscsiadm complète

En utilisant l'exemple précédent (dans lequel proper_target_name est equallogic-iscsi1), la commande complète aura la forme suivante :
# iscsiadm --mode node --targetname  \ iqn.2001-05.com.equallogic:6-8a0900-ac3fe0101-63aff113e344a4a2-dl585-03-1 	\ --portal 10.16.41.155:3260,0 --login[8]

24.15. Connexion à une cible iSCSI

Comme mentionné dans le Section 24.6, « iSCSI », le service iSCSI doit être en cours d'exécution afin de découvrir ou de se connecter aux cibles. Pour lancer le service iSCSI, veuillez exécuter :
# service iscsi start
Lorsque cette commande est exécutée, les scripts init iSCSI se connecteront automatiquement aux cibles sur lesquelles le paramètre node.startup est configuré sur automatic. Ceci est la valeur par défaut de node.startup pour toutes les cibles.
Pour empêcher les connexions automatiques à une cible, paramétrez node.startup sur manual. Pour effectuer ceci, veuillez exécuter la commande suivante :
# iscsiadm -m node --targetname proper_target_name -p target_IP:port -o update -n node.startup -v manual
La suppression de l'enregistrement entier préviendra également les connexions automatiques. Pour effectuer ceci, veuillez exécuter :
# iscsiadm -m node --targetname proper_target_name -p target_IP:port -o delete
Pour monter un système de fichiers automatiquement à partir d'un périphérique iSCSI sur le réseau, ajoutez une entrée de partition pour le montage dans /etc/fstab avec l'option _netdev. Par exemple, pour automatiquement monter le périphérique iSCSI sdb sur /mount/iscsi pendant le démarrage, ajoutez la ligne suivante à /etc/fstab :
/dev/sdb /mnt/iscsi ext3 _netdev 0 0
Pour vous connecter manuellement à une cible iSCSI, veuillez utiliser la commande suivante :
# iscsiadm -m node --targetname proper_target_name -p target_IP:port -l

Note

proper_target_name et target_IP:port font référence au nom complet et à la combinaison adresse IP et port d'une cible. Pour obtenir davantage d'informations, veuillez consulter Section 24.6.1, « API iSCSI » et Section 24.14, « Scanner les interconnexions iSCSI ».

24.16. Redimensionner une Unité logique En ligne

Dans la plupart des cas, le redimensionnement complet d'une unité logique en ligne implique deux choses : le redimensionnement de l'unité logique elle-même et la réfléction du changement de taille sur le périphérique multipath correspondant (si multipath est activé sur le système).
Pour redimensionner l'unité logique en ligne, commencez par modifier la taille de l'unité logique à travers l'interface de gestion de matrices du périphérique de stockage. Cette procédure est différente avec chaque matrice, veuillez donc consulter la documentation du fournisseur de la matrice de stockage pour obtenir davantage d'informations.

Note

Pour pouvoir redimensionner un système de fichiers en ligne, celui-ci doit ne pas résider sur un périphérique partitionné.

24.16.1. Redimensionner des unités logiques Fibre Channel

Après avoir modifié la taille d'une unité logique en ligne, veuillez scanner l'unité logique à nouveau afin de vous assurer que le système détecte bien la taille mise à jour. Pour faire la même chose avec des unités logiques Fibre Channel, veuillez utiliser la commande suivante :
$ echo 1 > /sys/block/sdX/device/rescan

Important

Pour scanner à nouveau des unités logiques Fibre Channel sur un système utilisant des multivoies (« multipathing »), veuillez exécuter la commande ci-dessus pour chaque périphérique sd (c'est-à-dire sd1, sd2, et ainsi de suite...) qui représente un chemin pour l'unité logique multivoies. Pour déterminer quels périphériques sont des chemins pour une unité logique mulitvoies, veuillez utiliser multipath -ll ; puis trouvez l'entrée correspondant à l'unité logique en cours de redimensionnement. Il est recommandé de faire référence à l'ID global (WWID) de chaque entrée afin de faciliter la recherche de celui qui correspond à l'unité logique en cours de redimensionnement.

24.16.2. Redimensionner une unité logique iSCSI

Après avoir modifié la taille d'une unité logique en ligne, veuillez scanner l'unité logique à nouveau afin de vous assurer que le système détecte bien la taille mise à jour. Pour faire la même chose avec des périphériques iSCSI, veuillez utiliser la commande suivante :
# iscsiadm -m node --targetname target_name -R
[5]
Remplacez target_name par le nom de la cible sur laquelle le périphérique se trouve.

Note

Il est également possible de scanner à nouveau des unités logiques iSCSI en utilisant la commande suivante :
# iscsiadm -m node -R -I interface
Remplacez interface par le nom d'interface correspondant de l'unité logique redimensionnée (par exemple, iface0). Cette commande effectue deux opérations :
  • Un scan est effectué pour trouver de nouveaux périphériques de la même manière que le fait la commande echo "- - -" > /sys/class/scsi_host/host/scan (veuillez consulter Section 24.14, « Scanner les interconnexions iSCSI »).
  • Un second scan est effectué pour trouver les nouvelles unités logiques ou les unités logiques modifiées de la même manière que le fait la commande echo 1 > /sys/block/sdX/device/rescan. Remarquez que cette commande est également la même que celle utilisée pour scanner à nouveau des unités logiques Fibre Channel.

24.16.3. Mettre à jour la taille du périphérique multivoies (« Multipath »)

Si la fonction multivoies est activée sur le système, vous devrez également refléter la modification de taille d'unité logique sur le périphérique multivoies correspondant de l'unité logique (après avoir redimensionné l'unité logique). Cela peut être fait avec multipathd. Tout d'abord, veuillez vous assurer que multipathd soit bien en cours d'exécution en utilisant service multipathd status. Une fois le bon fonctionnement de multipathd vérifié, veuillez exécuter la commande suivante :
# multipathd -k"resize map multipath_device"
La variable multipath_device est l'entrée multivoies correspondante du périphérique dans /dev/mapper. Selon la manière par laquelle la fonction multivoies est configurée sur le système, multipath_device peut se trouver sous deux différents formats :
  • mpathX, où X est l'entrée correspondante du périphérique (par exemple, mpath0)
  • un WWID ; par exemple, 3600508b400105e210000900000490000
Pour déterminer quelle entrée multivoies correspond à l'unité logique redimensionnée, veuillez exécuter multipath -ll. Ceci affiche une liste de toutes les entrées multivoies dans le système, ainsi que les chiffres majeurs et mineurs des périphériques correspondants.

Important

Ne pas utiliser multipathd -k"resize map multipath_device" si des commandes sont en file d'attente sur multipath_device. Autrement dit, veuillez ne pas utiliser cette commande lorsque le paramètre no_path_retry (dans /etc/multipath.conf) est défini sur "queue", et qu'il n'existe aucun chemin actif vers le périphérique.
Pour obtenir davantage d'informations sur les multiples voies, veuillez consulter le Guide Red Hat Enterprise Linux 7 DM Multipath.

24.16.4. Modifier l'état de lecture/écriture d'une unité logique en ligne

Certains périphériques de stockage offrent à l'utilisateur la possibilité de modifier l'état du périphérique de lecture/écriture (« Read/Write », ou « R/W ») à lecture seule (« Read-Only », ou « RO »), et de RO à R/W. Ceci est généralement effectué par une interface de gestion sur le périphérique de stockage. Le système d'exploitation ne met pas à jour l'affichage de l'état du périphérique automatiquement lorsqu'un changement est effectué. Veuillez observer les procédures suivantes pour que le système prenne conscience du changement.
Exécutez la commande suivante en remplaçant XYZ par l'appellation souhaitée du périphérique pour déterminer l'affichage actuel de l'état R/W d'un périphérique du système d'exploitation :
# blockdev --getro /dev/sdXYZ
La commande suivante est également disponible dans Red Hat Enterprise Linux 7:
# cat /sys/block/sdXYZ/ro 1 = read-only 0 = read-write
Lors de l'utilisation de multivoies, veuillez consulter le champ ro ou rw dans la seconde ligne de la sortie de la commande multipath -ll. Exemple :
36001438005deb4710000500000640000 dm-8 GZ,GZ500
[size=20G][features=0][hwhandler=0][ro]
\_ round-robin 0 [prio=200][active]
 \_ 6:0:4:1  sdax 67:16  [active][ready]
 \_ 6:0:5:1  sday 67:32  [active][ready]
\_ round-robin 0 [prio=40][enabled]
 \_ 6:0:6:1  sdaz 67:48  [active][ready]
 \_ 6:0:7:1  sdba 67:64  [active][ready]
Pour modifier l'état R/W, veuillez utiliser la procédure suivante :

Procédure 24.12. Modifier l'état R/W

  1. Pour déplacer l'état du périphérique de RO à R/W, veuillez consulter l'étape 2.
    Pour déplacer l'état du périphérique de R/W à RO, assurez-vous qu'aucune écriture supplémentaire ne sera passée. Ceci peut être fait en arrêtant l'application, ou en utilisant une action correspondante spécifique à l'application.
    Assurez-vous que toutes les E/S d'écriture restantes soient bien terminées par la commande suivante :
    # blockdev --flushbufs /dev/device
    Remplacez device par l'appellation souhaitée. Pour un périphérique multivoies mappeur de périphériques, il s'agit de l'entrée du périphérique dans dev/mapper. Par exemple, /dev/mapper/mpath3.
  2. Veuillez utiliser l'interface de gestion du périphérique de stockage pour changer l'état de l'unité logique de RW (lecture/écriture) à RO (lecture seule), ou au contraire de RO à RW. Cette procédure est différente pour chaque matrice. Pour obtenir davantage d'informations, veuillez consulter la documentation du fournisseur de matrice de stockage applicable.
  3. Scannez à nouveau le périphérique pour mettre à jour l'affichage de l'état RW du système d'exploitation du périphérique. Si vous utilisez un périphérique mappeur multivoies, veuillez ré-effectuer ce scan pour chaque chemin vers le périphérique avant de passer la commande ordonnant au périphérique multivoies de recharger ses cartes de périphérique.
    Ce processus est expliqué en détails dans Section 24.16.4.1, « Scanner à nouveau des unités logiques ».

24.16.4.1. Scanner à nouveau des unités logiques

Après avoir modifié l'état RW de l'unité logique en ligne comme décrit dans Section 24.16.4, « Modifier l'état de lecture/écriture d'une unité logique en ligne », veuillez scanner à nouveau l'unité logique afin de vous assurer que le système détecte l'état mis à jour par commande suivante :
# echo 1 > /sys/block/sdX/device/rescan
Pour scanner à nouveau des unités logiques sur un système qui utilise la fonction multivoies, veuillez exécuter la commande ci-dessus pour chaque périphérique sd qui représente un chemin pour l'unité logique multivoies. Par exemple, exécutez la commande sur sd1, sd2, et sur tous les autres périphériques sd. Pour déterminer les périphériques qui sont des chemins pour une unité multivoies, veuillez utiliser multipath -11, puis trouvez l'entrée qui correspond à l'unité logique devant être modifiée.

Exemple 24.15. Utilisation de la commande multipath -11

Par exemple, multipath -11 affiche le chemin pour le LUN avec l'ID WWID 36001438005deb4710000500000640000. Dans ce cas, veuillez saisir :
# echo 1 > /sys/block/sdax/device/rescan
# echo 1 > /sys/block/sday/device/rescan
# echo 1 > /sys/block/sdaz/device/rescan
# echo 1 > /sys/block/sdba/device/rescan

24.16.4.2. Mettre à jour l'état RW d'un périphérique multivoies

Après avoir scanné l'unité logique, si la fonction multivoies est activée, le changement de son état devra être reflété sur le disque multivoies correspondant de l'unité logique. Pour ce faire, veuillez recharger les cartes du périphérique multivoies par la commande suivante :
# multipath -r
La commande multipath -11 peut être utilisée pour confirmer le changement.

24.16.4.3. Documentation

Davantage d'informations se trouvent dans la Base de connaissances de Red Hat. Pour y accéder, veuillez vous rendre sur https://www.redhat.com/wapps/sso/login.html?redirect=https://access.redhat.com/knowledge/ et connectez-vous. Puis accédez à l'article sur https://access.redhat.com/kb/docs/DOC-32850.

24.17. Ajouter ou supprimer une unité logique avec rescan-scsi-bus.sh

Le paquet sg3_utils fournit le script rescan-scsi-bus.sh, qui peut automatiquement mettre à jour la configuration de l'unité logique de l'hôte selon les besoins (après l'ajout du périphérique au système). Le script rescan-scsi-bus.sh peut également effectuer une opération issue_lip sur les périphériques pris en charge. Pour obtenir davantage d'informations sur l'utilisation de ce script, veuillez consulter rescan-scsi-bus.sh --help.
Pour installer le paquet sg3_utils, veuillez exécuter yum install sg3_utils.

Problèmes connus avec rescan-scsi-bus.sh

Lors de l'utilisation du script rescan-scsi-bus.sh, veuillez prendre note des problèmes connus suivants :
  • Afin que rescan-scsi-bus.sh fonctionne correctement, LUN0 doit être la première unité logique mise en correspondance. rescan-scsi-bus.sh peut uniquement détecter la première unité logique mise en correspondance s'il s'agit de LUN0. rescan-scsi-bus.sh ne pourra pas scanner d'autre unité logique sans avoir détecté la première unité logique au préalable, même si vous utilisez l'option --nooptscan.
  • Une condition race requiert que rescan-scsi-bus.sh soit exécuté deux fois si les unités logiques sont mises en correspondance pour la première fois. Pendant cette première recherche, rescan-scsi-bus.sh ajoute uniquement LUN0 ; toutes les autres unités logiques seront ajoutées pendant la seconde recherche.
  • Un bogue dans le script rescan-scsi-bus.sh exécute incorrectement la fonctionnalité de reconnaissance du changement de taille de l'unité logique lorsque l'option --remove est utilisée.
  • Le script rescan-scsi-bus.sh ne reconnaît pas les suppressions d'unités logiques ISCSI.

24.19. Contrôle du Minuteur de commande SCSI et du Statut de périphérique

La couche Linux SCSI définit un minuteur pour chaque commande. Lorsque ce délai expire, la couche SCSI va suspendre l' adaptateur de bus hôte (HBA) et attendre que toutes les commandes dépassent le délai d'expiration ou soient complétées. Par la suite, la couche SCSI activera le gestionnaire d’erreurs du pilote.
Quand le gestionnaire d'erreurs est déclenché, il tente les opérations suivantes dans l'ordre (jusqu'à ce qu'une opération exécute avec succès) :
  1. Annuler la commande.
  2. Réinitialiser le périphérique.
  3. Réinitialiser le bus.
  4. Réinitialiser l'hôte.
Si toutes ces opérations échouent, le périphérique sera sur le statut offline. Dans un tel cas, toutes les E/S de ce périphérique échoueront, jusqu'à ce que le problème soit corrigé et que l'utilisateur définisse le périphérique à running.
Le processus est différent, cependant, si un périphérique utilise le protocole Fibre Channel et que le rport est bloqué, les pilotes attendent quelques secondes pour que le rport revienne en ligne à nouveau avant d’activer le gestionnaire d’erreurs. Cela empêche les périphériques d'être hors ligne en raison de problèmes de transport temporaires.

États de périphériques

Pour afficher l'état d'un périphérique, exécutez :
$ cat /sys/block/device-name/device/state
Pour définir un périphérique à l'état running, exécutez :
# echo running > /sys/block/device-name/device/state

Minuteur de commande

Pour contrôler le minuteur de commande, modifiez le fichier /sys/block/device-name/device/timeout :
# echo value > /sys/block/device-name/device/timeout
Remplacez la valeur de la commande par la valeur du délai d'expiration (en secondes) que vous souhaitez implémenter.

24.20. Résolution de problème de configuration de stockage en ligne

Cette section fournit des solutions aux problèmes courants attenant à la reconfiguration de stockage en ligne.
Le statut de la suppression d'unité logique n'est pas reflétée sur l'hôte.
Lorsqu'une unité logique est supprimée sur un fichier configuré, le changement ne se reflète pas sur l'hôte. Dans de tels cas, les commandes lvm seront en suspend indéfiniement quand dm-multipath sera utilisé, car l'unité logique est maintenant caduque.
Pour contourner ce problème, effectuez la procédure suivante :

Procédure 24.15. Contourner le problème d'unités logiques caduques

  1. Déterminer les entrées du lien mpath de /etc/lvm/cache/.cache qui sont spécifiques à l'unité logique caduque. Pour cela, exécutez la commande suivante :
    $ ls -l /dev/mpath | grep stale-logical-unit

    Exemple 24.16. Déterminer les entrées de lien mpath spécifiques

    Par exemple, si stale-logical-unit correspond à 3600d0230003414f30000203a7bc41a00, les résultats suivants apparaîtront :
    lrwxrwxrwx 1 root root 7 Aug  2 10:33 /3600d0230003414f30000203a7bc41a00 -> ../dm-4
    lrwxrwxrwx 1 root root 7 Aug  2 10:33 /3600d0230003414f30000203a7bc41a00p1 -> ../dm-5
    Cela signifie que 3600d0230003414f30000203a7bc41a00 est mappé à deux liens mpath : dm-4 et dm-5.
  2. Puis, ouvrez /etc/lvm/cache/.cache. Supprimer toutes les lignes contenant stale-logical-unit et les liens mpath auxquels stale-logical-unit se mappe.

    Exemple 24.17. Supprimer les lignes qui conviennent

    En utilisant l'exemple de l'étape précédente, voici les lignes qu'il vous faudra supprimer :
    /dev/dm-4 
    /dev/dm-5 
    /dev/mapper/3600d0230003414f30000203a7bc41a00
    /dev/mapper/3600d0230003414f30000203a7bc41a00p1
    /dev/mpath/3600d0230003414f30000203a7bc41a00
    /dev/mpath/3600d0230003414f30000203a7bc41a00p1


[5] The target_IP and port variables refer to the IP address and port combination of a target/portal, respectively. For more information, refer to Section 24.6.1, « API iSCSI » and Section 24.14, « Scanner les interconnexions iSCSI ».
[6] Refer to Section 24.14, « Scanner les interconnexions iSCSI » for information on proper_target_name.
[7] For information on how to retrieve a session's SID value, refer to Section 24.6.1, « API iSCSI ».
[8] This is a single command split into multiple lines, to accommodate printed and PDF versions of this document. All concatenated lines — preceded by the backslash (\) — should be treated as one command, sans backslashes.
[9] Prior to Red Hat Enterprise Linux 5.4, the default NOP-Out requests time out was 15 seconds.

Chapitre 25. Mappeur de périphériques à multiples chemins d'accès et Stockage virtuel

Red Hat Enterprise Linux 7 prend en charge DM-Multipath et le Stockage virtuel. Ces deux fonctionnalités sont documentées en détail dans le livre Red Hat DM Multipath et dans le Guide de déploiement et d'administration de la virtualisation.

25.1. Stockage virtuel

Pour le stockage virtuel, Red Hat Enterprise Linux 7 prend en charge les méthodes de stockage de systèmes de fichiers ou méthodes de stockage en ligne suivantes :
  • Fibre Channel
  • iSCSI
  • NFS
  • GFS2
La virtualisation dans Red Hat Enterprise Linux 7 utilise libvirt pour gérer les instances virtuelles. L'utilitaire libvirt utilise le concept de pools de stockage pour gérer le stockage d'invités virtualisés. Un pool de stockage est un stockage pouvant être divisé en volumes de plus petite taille ou directement alloué(s) à un invité. Les volumes d'un pool de stockage peuvent être alloués à des invités virtualisés. Il existe deux catégories de pools de stockage sont :
Pools de stockage locaux
Le stockage local couvre les périphériques de stockage, les fichiers ou répertoires directement attachés à un hôte. Le stockage local inclut les répertoires locaux, les disques directement attachés, et les groupes de volumes LVM.
Pools de stockage en réseau (partagés)
Le stockage en réseau couvre les périphériques de stockage partagés sur un réseau à l'aide de protocoles standards. Ce type de stockage inclut les périphériques de stockage partagé utilisant les protocoles Fibre Channel, iSCSI, NFS, GFS2 et SCSI RDMA, et est une condition nécessaire pour effectuer des migrations d'invités virtualisés entre hôtes.

Important

Pour obtenir des informations complètes sur le déploiement et la configuration d'instances de stockage virtuel dans votre environnement, veuillez consulter le Guide d'Administration et de Déploiement de Virtualisation fourni par Red Hat.

25.2. DM-Multipath

Device Mapper Multipathing (DM-Multipath) est une fonctionnalité vous permettant de configurer de multiples chemins d'E/S entre les nœuds de serveurs et les arrays de stockage au sein d'un seul périphérique. Ces chemins d'E/S sont des connexions SAN physiques qui peuvent inclure des cables, des interrupteurs et des contrôleurs séparés. Ils regroupent les chemins d'E/S, et créent un nouveau périphérique formé d'un agrégat de chemins multiples.
DM-Multipath est principalement utilisé pour les raisons suivantes :
Redondance
DM-Multipath peut amener à un échec dans une configuration active/passive. Dans une configuration active/passive, on utilise seulement la moitié des chemins à tout moment pour E/S. Si un élément (le câble, le commutateur, ou le contrôleur) d'un chemin E/S échoue, DM-Multipath passe à un chemin alternatif.
Performance améliorée
DM-Multipath peut être configuré dans un mode actif/actif, où E/S est étendu à travers les chemins en circuit cyclique. Dans certaines configurations, DM-Multipath peut détecter un chargement sur le chemin E/S et re-équilibrer le chargement de façon dynamique.

Important

Pour obtenir des informations complètes sur le déploiement et la configuration de DM-Multipath dans votre environnement, veuillez consulter le guide Utilisation de DM-Multipath fourni par Red Hat.

Chapitre 26. External Array Management (libStorageMgmt)

Red Hat Enterprise Linux 7 est fourni avec un nouveau package d'aire de stockage externe qui s'appelle libStorageMgmt.

26.1. Qu'est-ce que libStorageMgmt ?

Le package libStorageMgmt est une API (« Application Programming Interface ») indépendante de l'aire de stockage. Il fournit une API stable et consistante qui permet aux développeurs de gérer par programme différentes aires de stockage et de tirer profit des fonctionnalités accélérées par le matériel.
La bibliothèque est utilisée comme bloc de construction pour les outils et les applications de gestion de haut niveau. Les administrateurs de système peuvent aussi les utiliser comme outils pour gérer le stockage manuellement et automatiser les tâches de gestion de stockage par l'utilisation de scripts.
Le package libStorageMgmt permet les opérations comme :
  • Lister les pools de stockage, les volumes, les groupes d'accès ou les systèmes de fichiers.
  • Créer et supprimer les volumes, les groupes d'accès, les systèmes de fichiers, ou les exportations NFS.
  • Donner et supprimer l'accès aux volumes, aux groupes d'accès, ou aux initiateurs.
  • Répliquer les volumes avec des clichés, clônages ou copies.
  • Créer et supprimer des groupes d'accès et modifier les membres d'un groupe.
Les ressources de serveur comme le CPU ou la bande passante d'inter connexion ne sont pas utilisées car les opérations sont effectuées sur la baie.
Le package fournit :
  • Une API Python et C stables pour l'application client et les plug-in développeurs.
  • Une interface en ligne de commande qui utilise la bibliothèque (lsmcli).
  • Un démon qui exécute le plug-in (lsmd).
  • Un plug-in de simulateur qui permet de tester les applications clientes (sim).
  • Architecture de plug-in pour l'interface avec les baies de stockage.

Avertissement

Cette bibliothèque et ses outils associés ont la capacité de détruire toutes les données qui se trouvent sur les baies de stockage dont elle s'occupe. Il est fortement recommandé pour développer et tester des applications et des scripts avec le plug-in de simulateur de stockage de supprimer les erreurs de logique avant de travailler avec des systèmes de production. Il est est également fortement encouragé de tester si possible des applications et des scripts sur du matériel réel de non-production avant de déployer en production.
Le package libStorageMgmt de Red Hat Enterprise Linux 7 ajoute une règle udev par défaut pour Unit Attention REPORTED LUNS DATA HAS CHANGED.
Quand un changement de configuration de stockage a eu lieu, un des codes de plusieurs Unit Attention ASC/ASCQ rapportent le changement. Un uevent est alors généré et re scanné automatiquement avec sysfs.
Le fichier /lib/udev/rules.d/90-scsi-ua.rules contient des exemples de règles pour énumérer des événements que le noyau peut générer.
La bibliothèque libStorageMgmt utilise une architecture en plug-in pour accommoder les différences entre les baies de stockage. Pour plus d'informations sur les plug-ins de libStorageMgmt et sur la façon de les rédiger, voir le Guide du développeur de Red Hat.

26.2. Terminologie de libStorageMgmt

Différents distributeurs de baies de stockage et standards de stockage utilisent une terminologie différente pour parler de la même fonctionnalité. La bibliothèque utilise la terminologie suivante.
Aire de stockage
Tout système de stockage qui fournit un accès blocs (FC, FCoE, iSCSI) ou fichiers comme Network Attached Storage (NAS).
Volume
Les aires de stockage de Storage Area Network (SAN) peuvent exposer un volume au Host Bus Adapter (HBA) sur un certain nombre de transports comme FC, iSCSI, ou FCoE. Le SE de l'hôte le traite comme des périphériques en bloc. Un volume peut être exposé à plusieurs baies de stockage si multipath[2] est activé.
Également connu sous le nom Logical Unit Number (LUN), StorageVolume avec terminologie SNIA ou disque virtuel.
Pool
Un groupe d'espaces de stockage. Les systèmes de fichiers et les volumes peuvent être créés à partir d'un pool. Les pools peuvent être créés à partir de disques, de volumes, ou d'autres pools. Un pool peut contenir des configurations de RAID ou de thin provisioning.
Également connu sous le nom StoragePool dans la terminologie SNIA.
Cliché
Une réplique des données figée dans le temps, en lecture seule et préservant de l'espace.
Également connu sous le nom du cliché en lecture-seule.
Cloner
Une réplique des données figée dans le temps, en permission lecture et écriture (rw), et préservant de l'espace.
Également connu sous le nom du cliché en lecture et écriture.
Copier
Une copie des données au niveau du bit. Occupe tout l'espace.
Miroir
Une copie continue sans cesse mise à jour (en mode synchrone ou asynchrone).
Access group
Ensemble d'initiateurs FCoE, FC ou iSCSI à qui est donné un accès à un ou plusieurs volumes de stockage. Cela garantit que seules les volumes de stockages sont accessibles aux intiateurs indiqués.
Également connu sous le nom de groupe d'initiateurs.
Access Grant
Exposer un volume à un initiateur ou à un groupe d'accès spécifique. La bibliothèque libStorageMgmt ne prend pas en charge actuellement le mappage LUN avec la possibilité de choisir un nombre d'inités logiques spécifiques. La bibliothèque libStorageMgmt permet à l'aire de stockage de sélectionner le prochain LUN pour la tâche. Si vous configurez un démarrage boot de SAN ou si vous masquez plus de 256 volumes, veillez à lire les documents HBA, Storage Array, OS.
Grant access est également connu sous le nom Masquage LUN.
Système
Représente une aire de stockage ou un RAID de stockage attaché directement.
Système de fichiers
Une baie de stockage NAS (Network Attached Storage) peut exposer un système de fichiers pour héberger un SE via un réseau IP, par l'intermédiaire du protocole NFS ou CIFS. Le SE Hôte le traite comme point de montage ou comme dossier contenant des fichiers qui dépendent du système d'exploitation du client.
Disque
Le disque physique contient des données. Normalement utilisé quand on crée un pool avec des configurations RAID.
Également connu sous le nom DiskDrive dans la terminologie SNIA.
Initiateur
Avec Fibre Channel (FC) ou Fibre Channel over Ethernet (FCoE), L'initiateur est le World Wide Port Name (WWPN) ou World Wide Node Name (WWNN). Avec iSCSI, l'initiateur est le iSCSI Qualified Name (IQN) (nom complet). Avec NFS ou CIFS, l'initiateur est le nom de l'hôte ou l'adresse IP de l'hôte.
Dépendance
Certaines baies de stockage ont une relation implicite entre l’origine (système de fichier ou volume parent) et de l’enfant (comme un cliché ou un clone). Par exemple, il est impossible de supprimer le parent si il a un ou plusieurs dépendants (enfants). L’API fournit des méthodes pour déterminer si une telle relation existe et une méthode pour supprimer la dépendance en reproduisant les blocs requis.

26.3. Installation

Pour installer libStorageMgmt pour utilisation en ligne de commande, avec les bibliothèques et les plugs-in de simulateur requis, exécutez la commande suivante :
$ sudo yum install libstoragemgmt libstoragemgmt-python
Pour développer des applications C qui utilisent la bibliothèque, installer les packages libstoragemgmt-devel et libstorage-debuginfo en option, par la commande suivante :
$ sudo yum install libstoragemgmt-devel libstoragemgmt-debuginfo
Pour installer libStorageMgmt à utiliser dans les baies de stockage, sélectionner un ou plusieurs packages de plug-ins appropriés par la commande suivante :
$ sudo yum install libstoragemgmt-name-plugin
Les plug-ins suivants disponibles sont les suivants :
libstoragemgmt-smis-plugin
Support SMI-S Array standard
libstoragemgmt-netapp-plugin
Fichiers Support NetApp spécifique
libstoragemgmt-nstor-plugin
Support NexentaStor spécifique
libstoragemgmt-targetd-plugin
Support targetd spécifique
Le démon est ensuite installé et configuré pour pouvoir démarrer mais ne le fera pas avant le prochain démarrage. Pour l'utiliser immédiatement sans nouvel amorçage, démarrer le démon manuellement.
La gestion d'une baie de stockage nécessite la prise en charge via un plug-in. Le package d’installation de base comprend des plug-ins open source pour un certain nombre de fournisseurs. Des paquets de plug-in supplémentaires seront disponibles séparément au fur et à mesure que le support de stockage s'améliore. Le matériel pris en charge actuellement est en constante évolution. La page web du projet a les toutes dernières informations sur les baies de stockage et sur les fonctionnalités prises en charge sur chaque baie de stockage à l'adresse suivante http://libstoragemgmt.sourceforge.net/supported_hardware.html.
Le démon libStorageMgmt (lsmd) se comporte comme n'importe quel service standard du système.
Pour vérifier le statut de libStorageMgmt, utiliser :
$ sudo systemctl status libstoragemgmt
Pour stopper le service, utiliser :
$ sudo systemctl stop libstoragemgmt
Pour démarrer le service, utiliser :
$ sudo systemctl start libstoragemgmt

26.4. Utilisation de libStorageMgmt

Pour utiliser libStorageMgmt de manière interactive, exécutez la commande lsmcli.
l'outil lsmcli a besoin de deux choses pour fonctionner :
  • Un URI (Uniform Resource Identifier) à utiliser pour identifier le plug-in auquel se connecter dans l'aire de stockage et toutes les options de configuration possibles nécessaires.
  • Un nom d'utilisateur et un mot de passe pour l'aire de stockage.
L'URI a la forme suivante :
plugin+optional-transport://username@host:port/?query-string-parameters
Chaque plug-in a des prérequis différents selon les besoins.

Exemple 26.1. Exemples de prérequis de plug-in

Plug-in de simulateur ne nécessitant ni nom d'utilisateur, ni mot de passe

sim://

Plug-in NetApp via SSL avec le root du nom d'utilisateur

ontap+ssl://root@filer.company.com/

SMI-S plug-in over SSL for EMC array

smis+ssl://admin@provider.com:5989/?namespace=root/emc

Pour des exemples supplémentaires, voir https://sourceforge.net/p/libstoragemgmt/wiki/URISyntax/.
Il y a trois options pour utiliser l'URI :
  1. Passer l'URI comme partie de la commande.
    $ lsmcli -u sim://...
  2. Stocker l'URI dans une variable d'environnement.
    $ export LSMCLI_URI=sim:// && lsmcli ...
  3. Mettre l'URI dans le fichier ~/.lsmcli, qui contient les paires nom-valeur séparées par "=". La seule configuration actuellement prise en charge est 'uri'.
Déterminer quel URI utiliser doit être fait dans cet ordre. Si les trois sont fournis, seul le premier qui figure sur la ligne de commande sera utilisé.
Fournir le mot de passe en indiquant -P sur la ligne de commande ou en la mettant dans la variable environnementale LSMCLI_PASSWORD.

Exemple 26.2. Exemples de lsmcli

Exemple d'utilisation en ligne de commande pour créer un nouveau volume et le rendre visible à un initiateur.
Lister les aires de stockages mises en service par cette connexion.
$ lsmcli list --type SYSTEMS
ID     | Name                          | Status
-------+-------------------------------+--------
sim-01 | LSM simulated storage plug-in | OK
Lister les pools de stockage.
$ lsmcli list --type POOLS -H
ID   | Name          | Total space          | Free space           | System ID
-----+---------------+----------------------+----------------------+-----------
POO2 | Pool 2        | 18446744073709551616 | 18446744073709551616 | sim-01
POO3 | Pool 3        | 18446744073709551616 | 18446744073709551616 | sim-01
POO1 | Pool 1        | 18446744073709551616 | 18446744073709551616 | sim-01
POO4 | lsm_test_aggr | 18446744073709551616 | 18446744073709551616 | sim-01
Créer un volume.
$ lsmcli volume-create --name volume_name --size 20G --pool POO1 -H
ID   | Name        | vpd83                            | bs  | #blocks  | status | ...
-----+-------------+----------------------------------+-----+----------+--------+----
Vol1 | volume_name | F7DDF7CA945C66238F593BC38137BD2F | 512 | 41943040 | OK     | ...
Créer un groupe d'accès avec un initiateur à l'intérieur.
$ lsmcli --create-access-group example_ag --id iqn.1994-05.com.domain:01.89bd01 --type ISCSI --system sim-01
ID                               | Name       | Initiator ID                     |SystemID
---------------------------------+------------+----------------------------------+--------
782d00c8ac63819d6cca7069282e03a0 | example_ag | iqn.1994-05.com.domain:01.89bd01 |sim-01
Créer un groupe d'accès avec un initiateur à l'intérieur.
$ lsmcli access-group-create --name example_ag --init iqn.1994-05.com.domain:01.89bd01 --init-type ISCSI --sys sim-01
ID                               | Name       | Initiator IDs                    | System ID
---------------------------------+------------+----------------------------------+-----------
782d00c8ac63819d6cca7069282e03a0 | example_ag | iqn.1994-05.com.domain:01.89bd01 | sim-01
Autoriser la visibilité du groupe d'accès au volume nouvellement créé :
$ lsmcli access-group-grant --ag 782d00c8ac63819d6cca7069282e03a0 --vol Vol1 --access RW
Le design de la bibliothèque prévoit une séparation des processus entre le client et le plug-in au moyen d'un IPC communication inter processus. Cela empêche des bugs du plug-in de faire échouer l’application cliente. Il fournit également un moyen pour les rédacteurs de plug-in d’écrire des plug-ins avec une licence de leur choix. Lorsqu’un client ouvre la bibliothèque en passant un URI, la bibliothèque cliente examine l’URI pour déterminer quel plug-in doit être utilisé.
Les plug-ins sont techniquement des applications autonomes, mais sont conçus pour avoir un descripteur de fichier qui leur sont attribués par la ligne de commande. La bibliothèque cliente ouvre ensuite le socket de domaine Unix approprié qui entraîne le démon bifurquer et exécuter le plug-in. Cela donne à la bibliothèque cliente un canal de communication point à point avec le plug-in. Le démon peut être redémarré sans affecter les clients existants. Tant que le client a la bibliothèque ouverte pour que plug-in, le processus de plug-in sera en cours d’exécution. Après qu'une ou plusieurs commandes soient exécutées, le plug-in est fermé, le processus de plug-in est nettoyé, puis se termine.
Pour obtenir un diagramme séquentiel sur ce processus, voir https://sourceforge.net/p/libstoragemgmt/wiki/Architecture/.
Le comportement par défaut de lsmcli est d’attendre que l’opération soit completée. Selon les opérations demandées, cela peut durer plusieurs heures. Pour permettre un retour aux conditions normales d’utilisation, il est possible d’utiliser l'option -b en ligne de commande. Si le code de sortie vaut 0, la commande est exécutée. Si le code de sortie est de 7, la commande est en cours et un identificateur de tâche s'inscrit sur la sortie standard. L’utilisateur ou le script peut alors prendre l'ID de la tâche et interroger l’état de la commande au besoin à l’aide de lsmcli--jobstatus JobID. Si la tâche est terminée, la valeur de sortie sera 0 et les résultats seront inscrits dans la sortie standard. Si la commande est toujours en cours, la valeur de retour sera le 7 et le pourcentage complet sera imprimé sur la sortie standard.

Exemple 26.3. Exemple asynchrone

Créer un volume en passant l'option -b pour que la commande renvoie immédiatement.
$ lsmcli volume-create --name async_created --size 20G --pool POO1 -b JOB_3
Vérifier la valeur de sortie, et souvenez-vous qu'un 7 indique que la tâche est toujours en cours.
$ echo $?
7
Vérifier si la tâche est terminée.
$ lsmcli job-status --job JOB_3
33
Vérifiez la valeur de sortie, et souvenez-vous que 7 indique que la tâche est toujours en cours, donc la sortie standard est le pourcentage effectué ou 33% de l'écran ci-dessus.
$ echo $?
7
Attendez un peu et vérifiez à nouveau, et souvenez-vous bien qu'une sortie correspondant à 0 indique que cela a réussi et standard out affichera le nouveau volume.
$ lsmcli job-status --job JOB_3 
ID   | Name          | vpd83                            | Block Size  | ...
-----+---------------+----------------------------------+-------------+-----
Vol2 | async_created | 855C9BA51991B0CC122A3791996F6B15 | 512         | ...
Pour les scripts, passer l'option -t SeparatorCharacters. Cela facilitera l'analyse de la sortie.

Exemple 26.4. Exemples de scipt

$ lsmcli list --type volumes -t#
Vol1#volume_name#049167B5D09EC0A173E92A63F6C3EA2A#512#41943040#21474836480#OK#sim-01#POO1
Vol2#async_created#3E771A2E807F68A32FA5E15C235B60CC#512#41943040#21474836480#OK#sim-01#POO1
$ lsmcli list --type volumes -t " | "
Vol1 | volume_name | 049167B5D09EC0A173E92A63F6C3EA2A | 512 | 41943040 | 21474836480 | OK | 21474836480 | sim-01 | POO1
Vol2 | async_created | 3E771A2E807F68A32FA5E15C235B60CC | 512 | 41943040 | 21474836480 | OK | sim-01 | POO1
$ lsmcli list --type volumes -s
---------------------------------------------
ID         | Vol1                            
Name       | volume_name                     
VPD83      | 049167B5D09EC0A173E92A63F6C3EA2A
Block Size | 512                             
#blocks    | 41943040                        
Size       | 21474836480                     
Status     | OK                              
System ID  | sim-01                          
Pool ID    | POO1                            
---------------------------------------------
ID         | Vol2                            
Name       | async_created                   
VPD83      | 3E771A2E807F68A32FA5E15C235B60CC
Block Size | 512                             
#blocks    | 41943040                        
Size       | 21474836480                     
Status     | OK                              
System ID  | sim-01                          
Pool ID    | POO1                            
---------------------------------------------
Il est conseillé d'utiliser la bibliothèque Python pour les scripts difficiles.
Pour plus d'informations sur lsmcli, voir les pages man ou la commande lsmcli --help.

26.5. Documentation libStorageMgmt

Pour plus d'informations, consulter les site suivants :

Annexe A. Historique des versions

Historique des versions
Version 3-68.2Tue Jul 4 2017Terry Chuang
Fichiers de traduction synchronisés avec les sources XML 3-68
Version 3-68.1Tue Jul 4 2017Terry Chuang
Fichiers de traduction synchronisés avec les sources XML 3-68
Version 3-68Fri Oct 21 2016Milan Navratil
Version pour la distribution GA 7.3.
Version 3-67Fri Jun 17 2016Milan Navratil
Mise à jour asynchrone
Version 3-64Wed Nov 11 2015Jana Heves
Distribution 7.2 GA.
Version 3-33Wed Feb 18 2015Jacquelynn East
Version pour 7.1 GA.
Version 3-26Wed Jan 21 2015Jacquelynn East
Aperçu de Ceph ajouté
Version 3-22Thu Dec 4 2014Jacquelynn East
7.1 Beta
Version 3-4Thu Jul 17 2014Jacquelynn East
Ajout d'un nouveau chapitre à targetcli
Version 3-1Tue Jun 3 2014Jacquelynn East
Version pour la distribution GA 7.0

Index

Symboles

, quotas de disque
gestion de
la commande quotacheck, utilisée pour vérifier, Contrôler l'exactitude des quotas
/dev/shm, Collecte des informations sur les systèmes de fichiers
/etc/fstab, Conversion vers un système de fichiers ext3, Monter des systèmes de fichiers NFS à l'aide de /etc/fstab, Monter un système de fichiers
/local/directory (configuration du client, montage)
NFS, Configuration du client NFS
/proc
/proc/devices, Système de fichiers virtuel /proc
/proc/filesystems, Système de fichiers virtuel /proc
/proc/mdstat, Système de fichiers virtuel /proc
/proc/mounts, Système de fichiers virtuel /proc
/proc/mounts/, Système de fichiers virtuel /proc
/proc/partitions, Système de fichiers virtuel /proc
/proc/devices
système de fichiers virtuel (/proc), Système de fichiers virtuel /proc
/proc/filesystems
système de fichiers virtuel (/proc), Système de fichiers virtuel /proc
/proc/mdstat
système de fichiers virtuel (/proc), Système de fichiers virtuel /proc
/proc/mounts
système de fichiers virtuel (/proc), Système de fichiers virtuel /proc
/proc/mounts/
système de fichiers virtuel (/proc), Système de fichiers virtuel /proc
/proc/partitions
système de fichiers virtuel (/proc), Système de fichiers virtuel /proc
/remote/export (configuration du client, montage)
NFS, Configuration du client NFS

A

accès à l'espace utilisateur
alignement et taille des E/S, Accès à l'espace utilisateur
activer/désactiver
barrières d'écriture, Activer/désactiver les barrières d'écriture
afficher les configurations iface disponibles
déchargement et liaison d'interfaces
iSCSI, Afficher les configurations iface disponibles
ajouter des chemins à un périphérique de stockage, Ajouter un périphérique ou un chemin de stockage
ajouter ou supprimer
LUN (numéro d'unité logique), Ajouter ou supprimer une unité logique avec rescan-scsi-bus.sh
Alignement et taille des E/S, Alignement et taille des E/S de stockage
empiler les paramètres d'E/S, Empiler les paramètres d'E/S
paramètres d'accès au stockage, Paramètres d'accès au stockage
Pile d'E/S Linux, Alignement et taille des E/S de stockage
alignement et taille des E/S
accès à l'espace utilisateur, Accès à l'espace utilisateur
interface sysfs (accès à l'espace utilisateur), Interface sysfs
ioctls du périphérique bloc (accès à l'espace utilisateur), ioctls du périphérique bloc
logical_block_size, Accès à l'espace utilisateur
LVM, Gestionnaire de volumes logiques LVM
outils (pour le partitionnement et autres fonctions des systèmes de fichiers), Outils des partitions et systèmes de fichiers
READ CAPACITY(16), SCSI
standards ATA, ATA
standards SCSI, SCSI
allocation features
XFS, Le système de fichiers XFS
aperçu
stockage en ligne, Online Storage Management
aperçu général, Aperçu
API Fibre Channel, Interface de programmation Fibre Channel
API iSCSI, API iSCSI
API, Fibre Channel, Interface de programmation Fibre Channel
API, iSCSI, API iSCSI
augmenter la taille d'un système de fichiers
XFS, Augmenter la taille d'un système de fichiers XFS
autofs , autofs, Configuration autofs
(voir aussi NFS)
autofs version 5
NFS, Améliorations de autofs Version 5 par rapport à la Version 4
autres utilitaires du système de fichiers
ext4, Autres utilitaires du système de fichiers Ext4

B

backend de cache
FS-Cache, FS-Cache
barrières d'écriture
activer/désactiver, Activer/désactiver les barrières d'écriture
caches d'écriture avec batteries de secours, Caches d'écriture avec batteries de secours
comment les barrières d'écriture fonctionnent, Comment les barrières d'écriture fonctionnent
définition, Barrières d'écriture
désactiver les caches d'écriture, Désactiver les caches d'écriture
ext4, Monter un système de fichiers Ext4
importance des barrières d'écriture, Importance des barrières d'écriture
matrices haut de gamme, Matrices haut de gamme
messages d'erreur, Activer/désactiver les barrières d'écriture
NFS, NFS
XFS, Barrières d'écriture
bcull (cache cull limits settings)
FS-Cache, Définir les limites d'élimination du cache
besoins de stockage à prendre en compte pendant l'installation
ce qui est nouveau, Besoins de stockage à prendre en compte pendant l'installation
mises à jour, Besoins de stockage à prendre en compte pendant l'installation
besoins du stockage à prendre en compte pendant l'installation
channel command word (CCW), Périphériques DASD et zFCP sur IBM System Z
configuration et détection iSCSI, Détection et configuration iSCSI
LUKS/dm-crypt, chiffrer des périphériques blocs à l'aide de, Chiffrer des périphériques blocs avec LUKS
métadonnées RAID BIOS périmées, Métadonnées RAID BIOS périmées
partitions séparées (pour /home, /opt, /usr/local), Partitions séparées pour /home, /opt, /usr/local
périphériques bloc activés DIF/DIX, Périphériques bloc avec DIF/DIX activé
périphériques DASD et zFCP sur IBM System Z, Périphériques DASD et zFCP sur IBM System Z
brun (cache cull limits settings)
FS-Cache, Définir les limites d'élimination du cache
bstop (cache cull limits settings)
FS-Cache, Définir les limites d'élimination du cache
Btrfs
Système de fichiers, Btrfs (Aperçu technologique)

C

cachefiles
FS-Cache, FS-Cache
cachefilesd
FS-Cache, Paramétrer un cache
caches d'écriture avec batteries de secours
barrières d'écriture, Caches d'écriture avec batteries de secours
CCW, channel command word
besoins du stockage à prendre en compte pendant l'installation, Périphériques DASD et zFCP sur IBM System Z
ce qui est nouveau
besoins de stockage à prendre en compte pendant l'installation, Besoins de stockage à prendre en compte pendant l'installation
channel command word (CCW)
besoins du stockage à prendre en compte pendant l'installation, Périphériques DASD et zFCP sur IBM System Z
chemin vers des périphériques de stockage, supprimer, Supprimer un chemin vers un périphérique de stockage
chemin vers les périphériques de stockage, ajouter, Ajouter un périphérique ou un chemin de stockage
cibles
iSCSI, Connexion à une cible iSCSI
classes de débit
solid-state disks, Directives de déploiement des disques SSD
clés d'indexation
FS-Cache, FS-Cache
commande TRIM
solid-state disks, Directives de déploiement des disques SSD
commandes
volume_key, Commandes volume_key
comment les barrières d'écriture fonctionnent
barrières d'écriture, Comment les barrières d'écriture fonctionnent
configuration
découverte
iSCSI, Configuration de la découverte iSCSI
configuration d'ensembles RAID
RAID, Configuring RAID Sets
configuration d'un service tftp pour des clients sans disque
systèmes sans disque, Configuration d'un service tftp pour des clients sans disque
configuration DHCP pour des clients sans disque
systèmes sans disque, Configuration DHCP pour les clients sans disque
configuration et détection iSCSI
besoins du stockage à prendre en compte pendant l'installation, Détection et configuration iSCSI
configurations des stockages d'installation
ce qui est nouveau, Besoins de stockage à prendre en compte pendant l'installation
channel command word (CCW), Périphériques DASD et zFCP sur IBM System Z
configuration et détection iSCSI, Détection et configuration iSCSI
LUKS/dm-crypt, chiffrer des périphériques blocs à l'aide de, Chiffrer des périphériques blocs avec LUKS
métadonnées RAID BIOS périmées, Métadonnées RAID BIOS périmées
mises à jour, Besoins de stockage à prendre en compte pendant l'installation
partitions séparées (pour /home, /opt, /usr/local), Partitions séparées pour /home, /opt, /usr/local
périphériques bloc activés DIF/DIX, Périphériques bloc avec DIF/DIX activé
périphériques DASD et zFCP sur IBM System Z, Périphériques DASD et zFCP sur IBM System Z
configurations iface
déchargement et liaison d'interfaces
iSCSI, Afficher les configurations iface disponibles
configurations iface, affichage
déchargement et liaison d'interfaces
iSCSI, Afficher les configurations iface disponibles
configurer une interface Ethernet pour utiliser FCoE
FCoE, Configurer une interface FCoE (« Fibre-Channel Over Ethernet »)
connexion aux
cibles iSCSI, Connexion à une cible iSCSI
contrôle des informations statistiques
FS-Cache, Informations statistiques
contrôle du minuteur de commande SCSI et du statut de périphérique
couche Linux SCSI, Contrôle du Minuteur de commande SCSI et du Statut de périphérique
création
XFS, Créer un système de fichiers XFS
création de périphériques RAID avancée
RAID, Création de périphériques RAID avancée
créer
ext4, Créer un système de fichiers Ext4

D

debugfs (autres utilitaires du système de fichiers ext4)
ext4, Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
déchargement et liaison d'interfaces
iSCSI, Configurer le déchargement et la liaison d'interfaces iSCSI
découverte
iSCSI, Configuration de la découverte iSCSI
délai d'expiration pour une session particulière, configuration
configuration iSCSI, Configurer des délais d'expiration pour une session particulière
démonter, Démonter un système de fichiers
dénomination persistante, Dénomination persistante
déplacer un point de montage, Déplacer un point de montage
déploiement
solid-state disks, Considérations pour le déploiement
désactivation de NOP-Outs
configuration iSCSI, Root iSCSI
désactiver les caches d'écriture
barrières d'écriture, Désactiver les caches d'écriture
déterminer les états des ports distants
Fibre Channel
modifier le comportement de la perte de lien, Fibre Channel
device-mapper multipathing, DM-Multipath
dev_loss_tmo
Fibre Channel
modifier le comportement de la perte de lien, Fibre Channel
Fibre Channel API, Interface de programmation Fibre Channel
dev_loss_tmo, modifier
Fibre Channel
modifier le comportement de la perte de lien, Fibre Channel
df, Collecte des informations sur les systèmes de fichiers
DHCP, configuration
systèmes sans disque, Configuration DHCP pour les clients sans disque
dhcpd.leases, Collecte des informations sur les systèmes de fichiers
direct map support (autofs version 5)
NFS, Améliorations de autofs Version 5 par rapport à la Version 4
directives de déploiement
solid-state disks, Directives de déploiement des disques SSD
directories
/boot/, Répertoire /boot/
dm-multipath
configuration iSCSI, Paramètres iSCSI avec dm-multipath
dmraid
RAID, dmraid
dmraid (configuration d'ensembles RAID)
RAID, dmraid
données de cohérence
FS-Cache, FS-Cache
du, Collecte des informations sur les systèmes de fichiers

E

e2fsck, Rétablir un système de fichiers Ext2
e2image (autres utilitaires du système de fichiers ext4)
ext4, Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
e2label
ext4, Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
e2label (autres utilitaires du système de fichiers ext4)
ext4, Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
empiler les paramètres d'E/S
Alignement et taille des E/S, Empiler les paramètres d'E/S
alignement et taille des E/S, Empiler les paramètres d'E/S
Emplacement des fichiers spécifiques à Red Hat Enterprise Linux
/etc/sysconfig/, Emplacement des fichiers Red Hat Enterprise Linux spéciaux
(voir aussi Répertoire sysconfig)
/var/cache/yum, Emplacement des fichiers Red Hat Enterprise Linux spéciaux
/var/lib/rpm/, Emplacement des fichiers Red Hat Enterprise Linux spéciaux
enhanced LDAP support (autofs version 5)
NFS, Améliorations de autofs Version 5 par rapport à la Version 4
entrelacement
notions fondamentales RAID, Réseau redondant de disques indépendants (RAID, de l'anglais « Redundant Array of Independent Disks »)
RAID, Niveaux RAID et prise en charge linéaire
espace swap, Espace swap
création, Ajouter de l'espace swap
déplacement, Déplacer l'espace swap
expansion, Ajouter de l'espace swap
fichier
création, Création d'un fichier Swap
LVM2
créer, Création d'un volume logique LVM2 avec Swap
étendre, Étendre Swap dans un Volume logique LVM2
réduire, Réduire un Swap dans un Volume logique LVM2
supprimer, Supprimer un volume logique LVM2 avec Swap
suppression, Supprimer de l'espace swap
taille recommandée, Espace swap
états des ports (distants), déterminer
Fibre Channel
modifier le comportement de la perte de lien, Fibre Channel
états des ports distants, déterminer
Fibre Channel
modifier le comportement de la perte de lien, Fibre Channel
ext2
rétablir à partir d'ext3, Rétablir un système de fichiers Ext2
ext3
conversion à partir d'ext2, Conversion vers un système de fichiers ext3
création, Créer un système de fichiers ext3
fonctionnalités, Système de fichiers Ext3
ext4
autres utilitaires du système de fichiers, Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
barrières d'écriture, Monter un système de fichiers Ext4
créer, Créer un système de fichiers Ext4
debugfs (autres utilitaires du système de fichiers ext4), Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
e2image (autres utilitaires du système de fichiers ext4), Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
e2label, Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
e2label (autres utilitaires du système de fichiers ext4), Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
fonctionnalités d'allocation, Le système de fichiers Ext4
fonctionnalités principales, Le système de fichiers Ext4
fsync(), Le système de fichiers Ext4
géométrie d'entrelacement, Créer un système de fichiers Ext4
largeur d'entrelacement (spécifier la géométrie d'entrelacement), Créer un système de fichiers Ext4
mkfs.ext4, Créer un système de fichiers Ext4
monter, Monter un système de fichiers Ext4
option de montage « nobarrier », Monter un système de fichiers Ext4
quota (autres utilitaires du système de fichiers ext4), Autres utilitaires du système de fichiers Ext4
redimensionner, Redimensionner un système de fichiers Ext4
resize2fs (redimensionner ext4), Redimensionner un système de fichiers Ext4
stride (spécifier la géométrie d'entrelacement), Créer un système de fichiers Ext4
tune2fs (montage), Monter un système de fichiers Ext4
types de systèmes de fichiers, Le système de fichiers Ext4

F

fast_io_fail_tmo
Fibre Channel API, Interface de programmation Fibre Channel
FCoE
configurer une interface Ethernet pour utiliser FCoE, Configurer une interface FCoE (« Fibre-Channel Over Ethernet »)
Fibre Channel over ethernet, Configurer une interface FCoE (« Fibre-Channel Over Ethernet »)
paquets requis, Configurer une interface FCoE (« Fibre-Channel Over Ethernet »)
FHS, Vue d'ensemble du standard de hiérarchie des systèmes de fichiers (FHS, ou « Filesystem Hierarchy Standard »), Organisation FHS
(voir aussi système de fichiers)
Fibre Channel
stockage en ligne, Fibre Channel
Fibre Channel over Ethernet
FCoE, Configurer une interface FCoE (« Fibre-Channel Over Ethernet »)
Fichier /etc/fstab
activer les quotas de disques avec, Activer les quotas
fichiers API espace utilisateur
API Fibre Channel, Interface de programmation Fibre Channel
findmnt (commande)
répertorier les montages, Répertorier les systèmes de fichiers actuellement montés
fonctionnalités d'allocation
ext4, Le système de fichiers Ext4
fonctionnalités principales
ext4, Le système de fichiers Ext4
XFS, Le système de fichiers XFS
FS-Cache
backend de cache, FS-Cache
bcull (cache cull limits settings), Définir les limites d'élimination du cache
brun (cache cull limits settings), Définir les limites d'élimination du cache
bstop (cache cull limits settings), Définir les limites d'élimination du cache
cachefiles, FS-Cache
cachefilesd, Paramétrer un cache
clés d'indexation, FS-Cache
données de cohérence, FS-Cache
garantie des performances, Garantie des performances
informations statistiques (contrôle), Informations statistiques
limites d'élimination du cache, Définir les limites d'élimination du cache
NFS (limitations de cache avec), Limitations des caches avec NFS
NFS (utiliser avec), Utiliser le cache avec NFS
paramétrage d'un cache, Paramétrer un cache
partage de cache, Partage de cache
tune2fs (définir un cache), Paramétrer un cache
fsync()
ext4, Le système de fichiers Ext4
XFS, Le système de fichiers XFS

G

garantie des performances
FS-Cache, Garantie des performances
géométrie d'entrelacement
ext4, Créer un système de fichiers Ext4
gestion des quotas
XFS, Gestion des quotas XFS
GFS2
gfs2.ko, Global File System 2
taille maximale, Global File System 2
types de systèmes de fichiers, Global File System 2
gfs2.ko
GFS2, Global File System 2
Global File System 2
gfs2.ko, Global File System 2
taille maximale, Global File System 2
types de systèmes de fichiers, Global File System 2
gquota/gqnoenforce
XFS, Gestion des quotas XFS

I

iface (configuration pour déchargement iSCSI)
déchargement et liaison d'interfaces
iSCSI, Configurer un iface pour le déchargement iSCSI
iface pour iSCSI logiciel
déchargement et liaison d'interfaces
iSCSI, Configurer un iface pour iSCSI logiciel
implémentations d'initiateur
déchargement et liaison d'interfaces
iSCSI, Afficher les configurations iface disponibles
importance des barrières d'écriture
barrières d'écriture, Importance des barrières d'écriture
information système
systèmes de fichiers
/dev/shm, Collecte des informations sur les systèmes de fichiers
informations statistiques (contrôle)
FS-Cache, Informations statistiques
informations système
systèmes de fichiers, Collecte des informations sur les systèmes de fichiers
interconnexions (scanner)
iSCSI, Scanner les interconnexions iSCSI
interconnexions du stockage, scanner, Scanner les interconnexions du stockage
interface sysfs (accès à l'espace utilisateur)
alignement et taille des E/S, Interface sysfs
introduction, Aperçu
ioctls du périphérique bloc (accès à l'espace utilisateur)
alignement et taille des E/S, ioctls du périphérique bloc
iSCSI
cibles, Connexion à une cible iSCSI
connexion aux, Connexion à une cible iSCSI
déchargement et liaison d'interface
afficher les configurations iface disponibles, Afficher les configurations iface disponibles
déchargement et liaison d'interfaces, Configurer le déchargement et la liaison d'interfaces iSCSI
Configurations iface, Afficher les configurations iface disponibles
configurations iface, affichage, Afficher les configurations iface disponibles
iface (configuration pour déchargement iSCSI), Configurer un iface pour le déchargement iSCSI
iface pour iSCSI logiciel, Configurer un iface pour iSCSI logiciel
implémentations d'initiateur, Afficher les configurations iface disponibles
iSCSI logiciel, Configurer un