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Guide d'installation

Red Hat Enterprise Linux 7

Installation de Red Hat Enterprise Linux 7 sur toutes les architectures

Red Hat Engineering Content Services

Red Hat Engineering Content Services

Petr Bokoč

Red Hat Engineering Content Services

Tomáš Čapek

Red Hat Engineering Content Services

Barbora Ančincová

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Yoana Ruseva

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Brian Exelbierd

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Résumé

Ce manuel explique comment lancer le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux 7 (Anaconda) et comment installer Red Hat Enterprise Linux 7 sur les systèmes AMD64 et Intel 64, sur les serveurs IBM Power Systems 64 bits, ainsi que sur IBM System z. Il couvre aussi des méthodes d'installation avancées telles que les installations Kickstart, PXE, et les installations au moyen de VNC. Pour finir, ce manuel décrit les tâches communes post-installation et explique comment résoudre les problèmes d'installation.

Chapitre 1. Télécharger Red Hat Enterprise Linux

Si vous possédez un abonnement Red Hat, vous pouvez télécharger des fichiers image ISO du DVD d'installation Red Hat Enterprise Linux 7 à partir du Portail Client Red Hat. Si vous ne possédez pas d'abonnement, veuillez en acheter un, ou obtenez un abonnement d'évaluation gratuite depuis le centre des téléchargements & logiciels (« Software & Download Center ») sur https://access.redhat.com/site/downloads/.
Deux types de base de support d'installation existent sur les architectures AMD64, Intel 64 (x86_64) et IBM Power Systems (ppc64) :
DVD binaire
Image d'installation complète qui peut être utilisée pour lancer le programme d'installation et effectuer une installation complète sans référentiels de paquets supplémentaires.
boot.iso
Image d'installation minimale qui peut être utilisée pour lancer le programme d'installation, mais requiert accès aux référentiels de paquets supplémentaires à partir desquels les logiciels seront installés.

Note

Des DVD binaires sont aussi disponibles pour IBM System z. Ils peuvent être utilisés pour lancer le programme d'installation à l'aide d'un lecteur DVD SCSI ou en tant que sources d'installation.
Le tableau suivant indique les types de supports d'installation et de démarrage disponibles pour les différentes architectures et note le fichier image dont vous aurez besoin pour produire ce support.

Tableau 1.1. Support d'installation et de démarrage

Architecture Image de démarrage minimal Image d'installation complète
Remplacez variant par la variante Red Hat Enterprise Linux de votre choix (par exemple, server ou workstation).
AMD64 et Intel 64 rhel-variant-7.0-x86_64-boot.iso rhel-variant-7.0-x86_64-dvd.iso
IBM Power Systems rhel-variant-7.0-ppc64-boot.iso rhel-variant-7.0-ppc64-dvd.iso
IBM System z Indisponible rhel-variant-7.0-s390x-dvd.iso
Si vous avez un abonnement ou un abonnement d'évaluation, veuillez suivre les étapes ci-dessous afin d'obtenir les fichiers images ISO de Red Hat Enterprise Linux 7 :

Procédure 1.1. Télécharger les images ISO de Red Hat Enterprise Linux

  1. Rendez-vous sur le Portail Client sur https://access.redhat.com/home et cliquez sur Connexion en haut à droite. Veuillez saisir vos informations d'identification de compte à l'invite.
  2. Rendez-vous sur la page « Télécharger logiciels » : https://rhn.redhat.com/rhn/software/downloads/SupportedISOs.do. Vous verrez une liste de toutes les versions de Red Hat Enterprise Linux pouvant être téléchargées.
  3. Sélectionnez une version de Red Hat Enterprise Linux et cliquez sur le lien vers cette version. Assurez-vous de sélectionner la variante appropriée pour votre cible d'installation : Client, Workstation, Server, ou Compute Node. Les versions IBM Power Systems et IBM System z sont aussi disponibles pour la version Server. Si vous n'êtes pas certain de la variante qui correspond le mieux à vos besoins, veuillez consulter http://www.redhat.com/products/enterprise-linux/server/compare.html. De plus, une liste de paquets disponible pour chaque variante se trouve à l'adresse suivante : Manifeste des paquets Red Hat Enterprise Linux 7.
    Chaque entrée dans la liste des versions disponibles peut être agrandie en cliquant sur le bouton + sur le côté gauche. Ceci ouvrira une autre liste contenant des variantes supplémentaires pouvant être téléchargées.
  4. Une liste des téléchargements disponibles s'affichera. Dans la plupart des cas, deux téléchargements seront disponibles : une image de démarrage minimal et un ISO d'installation complète. Ces images sont décrites ci-dessus. Des images supplémentaires peuvent être disponibles, comme les images de machines virtuelles pré-configurées, mais celles-ci vont au-delà de l'étendue de ce document.
    Choisissez un fichier image que vous souhaitez utiliser et cliquez sur son nom pour lancer son téléchargement sur votre ordinateur.
  5. Optionnellement, vous pouvez utiliser un utilitaire checksum tel que md5sum ou sha256sum pour vérifier l'intégrité du fichier image une fois que le téléchargement sera terminé. Tous les téléchargements sur la page « Télécharger des logiciels » sont fournis avec leurs checksums comme référence. Veuillez consulter les pages man md5sum(1) et sha256sum(1) pour obtenir des détails sur la génération de checksums.
    Vous pouvez aussi utiliser le programme d'installation pour vérifier le support lors du lancement de l'installation. Veuillez consulter la Section 20.2.2, « Vérification du support de démarrage » pour obtenir des détails supplémentaires.
Après avoir téléchargé un fichier image ISO du Portail Client Red Hat, vous pourrez :

Chapitre 2. Création d'un support

Ce chapitre explique comment utiliser des fichiers d'images ISO obtenus en suivant les étapes décrites dans le Chapitre 1, Télécharger Red Hat Enterprise Linux pour créer le support de démarrage physique, tel qu'un DVD ou une clé USB flash drive. Vous pouvez ensuite utiliser ces supports pour démarrer le programme d'installation et lancer l'installation. Ces étapes s'appliquent uniquement si vous prévoyez d'installer Red Hat Enterprise Linux sur un système AMD64 ou Intel 64 ou sur un serveur IBM Power Systems, à l'aide du support de démarrage physique. Pour plus d'informations sur l'installation de Red Hat Enterprise Linux sur un serveur d'IBM System z, consultez le Chapitre 14, Lancer l'installation sur un système IBM System z. Pour obtenir des instructions sur la façon d'installer un serveur PXE (Preboot Execution Environment) pour effectuer une installation PXE sur un réseau, voir le Chapitre 21, Préparation à une installation réseau.

2.1. Créer un CD ou DVD d'installation

Vous pouvez créer un CD ou DVD d'installation en utilisant un logiciel de gravure sur votre ordinateur et un graveur de CD/DVD. La série exacte des étapes à effectuer pour produire un disque optique à partir d'un fichier image ISO varie beaucoup d'un ordinateur à un autre, en fonction du système d'exploitation et du logiciel de gravure installé. Veuillez consulter la documentation de votre logiciel de gravure pour connaître les étapes exactes nécessaires à la gravure d'un CD ou DVD à partir d'un fichier image ISO.

Note

Il est possible d'utiliser des disques optiques (CD et DVD), pour créer un support de démarrage minimal ou un support d'installation complet. Cependant, il est important de noter que, compte tenu de la grande taille de l'installation complète ISO image (entre 4 et 4,5 Go), on peut uniquement utiliser un DVD pour créer un disque d'installation complète. Le démarrage minimal ISO est d'environ 300 Mo, ce qui lui permet d'être gravé sur un CD ou un DVD.
Assurez-vous que votre logiciel de gravure soit en mesure de graver des disques de fichiers image. Même si cela est vrai pour la plupart des logiciels de gravure de disque, il existe des exceptions. En particulier, notez que la fonction gravure de disques intégrée à Windows XP et Windows Vista ne peut pas graver des DVD ; et que les systèmes d'exploitation Windows antérieurs n'avaient absolument aucune capacité de gravure de disques installée par défaut. Si votre ordinateur dispose d'un système d'exploitation antérieur à Windows 7, vous aurez besoin d'une pièce séparée du logiciel pour cette tâche. Voici des exemples de logiciels de gravure de disques sur Windows que vous risquez de déjà avoir dans votre ordinateur : Nero Burning ROM et Roxio Creator. Les logiciels de gravure sur Linux les plus communément utilisés, comme Brasero et K3b, ont également la capacité de graver des disques de fichiers image ISO.
Sur certains ordinateurs, l'option pour graver un disque depuis un fichier image ISO est intégrée dans un menu de contexte dans le navigateur de fichiers. Par exemple, lorsque vous faites un clic droit sur un fichier ISO sur un ordinateur avec un système d'exploitation Linux ou UNIX qui exécute le bureau GNOME, le navigateur de fichiers Nautilus vous présente l'option Écrire sur le disque.

2.2. Installation USB

Vous pouvez utiliser une clé USB au lieu d'un CD ou un DVD pour créer un support de démarrage pour l'installation de Red Hat Enterprise Linux sur les systèmes AMD64 et Intel 64 ou les serveurs IBM Power Systems. La procédure exacte varie selon que vous souhaitez exécuter sur un système Linux ou Windows. Vous pouvez créer un démarrage minimal ou une installation complète en utilisant la même procédure ; la seule limite est la capacité de la clé USB - il doit y avoir assez d'espace pour s'adapter à l'image entière, ce qui signifie à peu près 350 Mo pour un support de démarrage minimal et 4,5 Go pour le support d'installation complet.

2.2.1. Installation USB sur Linux

La procédure suivante part du principe que vous utilisez un système Linux et que vous avez téléchargé une image ISO qui convient comme indiqué dans le Chapitre 1, Télécharger Red Hat Enterprise Linux. Pour la plupart des distributions Linux, cela fonctionnera sans avoir besoin d'installer des paquets supplémentaires.

Avertissement

Cette procédure est destructive. Toutes les données présentes sur le lecteur flash USB seront supprimées sans avertissement. Assurez-vous de spécifier le lecteur flash USB correct, puis vérifiez que celui-ci ne contienne pas de données que souhaiteriez conserver.
La plupart des distributions Linux ont leurs propres outils pour créer un support USB live : liveusb-creator dans Fedora, usb-creator dans Ubuntu, etc. La description de ces outils dépasse l'objet de cet ouvrage : la procédure suivante fonctionnera sur la plupart des systèmes Linux.

Procédure 2.1. Faire un support USB sur Linux

  1. Connectez un lecteur flash USB au système et exécutez la commande dmesg. Un journal répertoriant tous les événements récents s'affichera. En bas de ce journal, vous verrez un ensemble de messages causés par le lecteur flash USB que vous venez de connecter. Cet ensemble de lignes s'apparentera à l'exemple suivant :
    [ 170.171135] sd 5:0:0:0: [sdb] Attached SCSI removable disk
    Relevez le nom du périphérique connecté (sdb dans l'exemple ci-dessus).
  2. Connectez-vous en tant que root :
    $ su -
    Fournissez le mot de passe root lorsque demandé.
  3. Assurez-vous que le périphérique soit bien installé sur un point de montage. Commencer par la commande findmnt device avec le nom de périphérique que vous avez trouvé au cours des étapes précédentes. Par exemple, si le nom de périphérique est sdb, utilisez la commande suivante :
    # findmnt /dev/sdb
    Si la commande ne produit pas de sortie, vous pouvez passer à l'étape suivante. Cependant, si la commande produit une sortie, cela signifie que le périphérique a été monté automatiquement et vous devrez le démonter avant de continuer. Voici un extrait de sortie de référence :
    # findmnt /dev/sdb
    TARGET   SOURCE   FSTYPE  OPTIONS
    /mnt/iso /dev/sdb iso9660 ro,relatime
    
    Notez la colonne TARGET. Puis, utilisez la commande umount cible pour démonter le périphérique :
    # umount /mnt/iso
  4. Utiliser la commande dd pour écrire l'image ISO d'installation directement sur l'USB :
    # dd if=/path/to/image.iso of=/dev/device bs=blocksize
    Remplacer /path/to/image.iso par le chemin complet du fichier d'image ISO que vous avez téléchargée, périphérique par le nom du périphérique ainsi reporté par la commande dmesg plus tôt, et blocksize par une taille de bloc raisonnable (par exemple, 512k) pour accélérer le processus d'écriture. Le paramètre bs est une option, mais il peut considérablement accélérer le processus.

    Important

    N'oubliez-pas de spécifier le résultat de la sortie comme nom de périphérique (par exemple, /dev/sda), et non pas comme nom de partition sur le périphérique (par exemple, /dev/sda1).
    Par exemple, si l'image ISO se trouve dans /home/testuser/Downloads/rhel-server-7.0x86_64-boot.iso et que le nom de périphérique détecté est sdb, la commande ressemblera à ce qui suit :
    # dd if=/home/testuser/Downloads/rhel-server-7.0x86_64-boot.iso of=/dev/sdb bs=512k
  5. Attendez que dd termine d'écrire l'image sur le périphérique. Notez qu'il n'y a pas de barre de progression ; le transfert de données a lieu quand l'invite # apparaît à nouveau. Une fois que l'invite apparaît à nouveau, déconnectez-vous du compte root et déconnectez la clé USB.
La clé USB est maintenant prête à être utilisée en tant que périphérique de démarrage. Vous pouvez continuer dans le Chapitre 5, Démarrer l'installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64 pour les systèmes AMD64 et Intel 64 ou le Chapitre 10, Démarrer l'installation sur IBM Power Systems pour les serveurs de systèmes IBM.

2.2.2. Créer un support d'installation USB dans Windows

La procédure de création d'un support USB de démarrage dans Windows dépend de l'outil que vous utilisez. Il existe un certain nombre d'utilitaires qui vous permettent d'écrire une image ISO sur une clé USB. Red Hat conseille d'utiliser Fedora LiveUSB Creator, téléchargeable à l'adresse https://fedorahosted.org/liveusb-creator/.

Important

Transférer le fichier d'image ISO dans une clé USB par Windows Explorer ou un gestionnaire de fichiers similaire ne fonctionne pas - vous devrez pouvoir être en mesure de démarrer à partir du périphérique.

Procédure 2.2. Créer un support USB dans Windows

  1. Téléchargez et installez Fedora LiveUSB Creator.
  2. Téléchargez l'image ISO de Red Hat Enterprise Linux que vous souhaitez utiliser pour créer le support. (Voir le Chapitre 1, Télécharger Red Hat Enterprise Linux pour obtenir des instructions sur la façon d'obtenir des images ISO.)
  3. Connectez la clé USB que vous allez utiliser pour créer un support de démarrage.
  4. Ouvrez Fedora LiveUSB Creator.
  5. Dans la fenêtre principale, cliquez sur le bouton Browse et sélectionnez l'image ISO de Red Hat Enterprise Linux que vous avez téléchargée.
  6. À partir du menu déroulant Périphérique cible, sélectionnez le pilote que vous souhaitez utiliser. Si le pilote n'apparaît pas dans la liste, cliquez sur le bouton Actualiser qui se trouve sur la droite du menu et essayez à nouveau.
  7. Cliquez sur Créer un USB live. Le processus de création de support de démarrage va commencer. Ne débranchez pas le lecteur tant que le message Complete! n'est pas affiché dans la boîte de message en bas. Le processus prend généralement 15 minutes maximum, selon la vitesse d'écriture du lecteur, la version de la spécification USB et la taille de l'image ISO, que vous avez utilisée.
    Fedora LiveUSB Creator

    Figure 2.1. Fedora LiveUSB Creator

  8. Quand le processus de création se termine et que le message Complete! apparaît, démontez la clé USB par le biais de l'icône Retirer le matériel avec précaution qui se trouve dans la section Notifications du système.
La clé USB est maintenant prête à être utilisée en tant que périphérique de démarrage. Vous pouvez continuer dans le Chapitre 5, Démarrer l'installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64 pour les systèmes AMD64 et Intel 64 ou le Chapitre 10, Démarrer l'installation sur IBM Power Systems pour les serveurs de systèmes IBM.

2.3. Préparer les sources d'installation

Comme expliqué dans le Chapitre 1, Télécharger Red Hat Enterprise Linux, il existe deux principaux types de supports pour Red Hat Enterprise Linux : une image de démarrage minimal et une image d'installation complète (également connu sous le nom de DVD binaire). Si vous avez téléchargé le DVD binaire et créé un DVD-ROM de démarrage ou une clé USB à partir de celle-ci, vous pouvez procéder à l'installation immédiatement, car cette image contient tout ce dont vous avez besoin pour installer le système.
Toutefois, si vous utilisez l'image de démarrage minimal, vous devez également configurer une source d'installation supplémentaire. C'est parce que l'image de démarrage minimal ne contient que le programme d'installation lui-même et les outils nécessaires pour démarrer votre système et démarrer l'installation ; il n'inclut pas les logiciels à installer sur votre système.
L'installation complète par image ISO de DVD peut servir de source pour l'installation. Si votre système nécessite un logiciel supplémentaire non fourni par Red Hat, vous devrez configurer des référentiels supplémentaires et installer ces paquets après que l'installation soit terminée. Pour plus d'informations sur la configuration des référentiels supplémentaires de Yum sur un système installé, veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.
La source pour l'installation peut être une des suivantes :
  • DVD : vous pouvez graver une image ISO de DVD binaire sur un DVD et configurer le programme d'installation qui installera les paquets à partir du disque.
  • Disque dur : Vous pouvez mettre l'image ISO de DVD binaire sur un disque dur et installer le paquet à partir de là.
  • Emplacement de réseau : vous pouvez copier l'image ISO de DVD binaire ou l' arborescence d'installation (contenu extrait de l'image ISO de DVD binaire) vers un emplacement réseau accessible depuis le système d'installation et effectuer l'installation sur le réseau via les protocoles suivants :
    • NFS: l'image ISO de DVD binaire est mise dans une NFS share (Network File System).
    • HTTPS, HTTP ou FTP: l'arborescence d'installation est mise dans un emplacement accessible par HTTP, HTTPS, ou FTP.
Lors du démarrage de l'installation en support de démarrage minimal, vous devrez toujours configurer une source d'installation supplémentaire. Lors du démarrage de l'installation à partir du DVD complet binaire, il est également possible de configurer une autre source d'installation, mais cela n'est pas nécessaire - l'image ISO du DVD binaire contient tous les paquets que vous devez installer sur le système, et le programme d'installation configurera automatiquement le DVD binaire comme source.
Vous pouvez spécifier une source d'installation de l'une des manières suivantes :

2.3.1. Source d'installation DVD

Vous pouvez graver l'image ISO de DVD binaire sur un DVD et configurer le programme d'installation pour installer des paquets de ce disque lors du démarrage de l'installation à partir d'un autre lecteur (par exemple, un démarrage minimal ISO sur clé USB). Cette procédure est la même que la création de supports optiques de démarrage - voir la Section 2.1, « Créer un CD ou DVD d'installation » pour plus d'informations.
Si vous utilisez un DVD comme source d'installation, assurez-vous que le DVD est dans le lecteur lorsque l'installation commence. Le programme d'installation Anaconda n'est pas en mesure de détecter des supports insérés après le début de l'installation.

2.3.2. Source d'installation sur disque dur

Les installations de disque dur utilisent une image ISO du DVD d'installation binaire. Pour utiliser un disque dur comme source d'installation, transférez l'image ISO de DVD binaire sur le disque et connectez-là au système d'installation. Ensuite, démarrez le programme d'installation Anaconda.
Vous pouvez utiliser n'importe quel type de disque dur accessible au programme d'installation, y compris des clés USB. L'image ISO binaire peut être dans n'importe quel répertoire du disque dur, et peut avoir n'importe quel nom. Cependant, si l'image ISO n'est pas dans le répertoire racine du lecteur, ou s'il y a plus d'une image dans le répertoire root du lecteur, vous devrez spécifier l'image à utiliser. Cela peut se faire à l'aide d'une option boot, d'une entrée dans un fichier Kickstart, ou manuellement dans l'écran Source d'installation pendant une installation graphique.
Une limitation de l'utilisation d'un disque dur comme source d'installation est que l'image ISO de DVD binaire sur le disque dur doit être sur une partition avec un système de fichiers qu'Anaconda puisse monter. Ces systèmes de fichiers sont xfs, ext2, ext3, ext4 et vfat (FAT32). Notez que sur les systèmes Microsoft Windows, le système de fichiers par défaut utilisé lors du formatage des disques durs est NTFS, et le système de fichiers exFAT est également disponible. Cependant, aucun de ces systèmes de fichiers peuvent être montés lors de l'installation. Si vous créez un disque dur ou une clé USB qui puisse être utilisée comme source d'installation sur Microsoft Windows, assurez-vous de formater le disque en FAT32.

Important

Le système de fichiers FAT32 ne prend pas en charge les fichiers supérieurs à 4 GiB (4,29 GB). Certains supports d'installation Red Hat Enterprise Linux 7 prennent plus de place que cela, ce qui signifie que vous ne pourrez pas les copier sur un lecteur avec ce système de fichiers.
Quand on utilise un disque dur ou une clé USB flash comme source d'installation, veillez à ce qu'ils soient reliés au système quand l'installation commence. Le programme d'installation n'est pas en mesure de détecter des supports insérés après le début de l'installation.

2.3.3. Source d'installation Réseau

En mettant la source d'installation sur un réseau, vous aurez l'avantage de pouvoir installer plusieurs systèmes d'un seul tenant, sans avoir à connecter et déconnecter un support physique. Les installations réseau peuvent être particulièrement utiles lorsqu'elles sont utilisées en conjonction à un serveur PXE (Preboot Execution Environment), ce qui vous permet de démarrer l'installation du réseau également. Cette approche élimine complètement le besoin de création d'un support physique, ce qui permet un déploiement aisé de Red Hat Enterprise Linux sur plusieurs systèmes en même temps. Pour plus d'informations sur la configuration d'un serveur PXE, consultez Chapitre 21, Préparation à une installation réseau.

2.3.3.1. Source d'installation sur Serveur NFS

La méthode d'installation NFS utilise une image ISO du DVD binaire de Red Hat Enterprise Linux placé dans le répertoire exporté, du serveur Network File System (NFS), que le système d'installation doit être en mesure de lire. Pour effectuer une installation basée NFS, vous aurez besoin d'un autre système en cours d'exécution qui agira en tant qu'hôte NFS.
Pour plus d'informations sur les serveurs NFS, veuillez consulter le Guide d'administration du stockage Red Hat Enterprise Linux 7.

Note

La procédure suivante n'est qu'un résumé de base du processus. Les étapes précises que vous devez prendre pour mettre en place un serveur NFS varieront selon l'architecture du système, le système d'exploitation, le gestionnaire de paquet, le gestionnaire des services et autres facteurs. Sur les systèmes Red Hat Enterprise Linux 7, la procédure peut être suivie exactement comme indiqué. Pour les procédures décrivant le processus de création de source installation sur les versions antérieures de Red Hat Enterprise Linux, voir le Guide d'Installation approprié pour cette version.

Procédure 2.3. Préparation à une installation NFS

  1. Installez le paquet nfs-utils. Exécutez la commande suivante :
    # yum install nfs-utils
  2. Ouvrez le fichier /etc/exports à l'aide d'un éditeur de texte comme Vim ou Gedit. Notez que le fichier n'existe peut être pas encore car il n'est pas créé lorsque le paquet nfs-utils est installé. Si tel est le cas, créez le fichier.
  3. Ajoutez une ligne dans le fichier d'exportation avec la syntaxe suivante :
    /path/to/exported/directory host(options)
    
    Remplacez /path/to/exported/directory par le chemin complet vers le répertoire que vous souhaitez rendre disponible, host par une adresse IP à partir de laquelle le répertoire exporté sera disponible et options par les options à utiliser.
    Si vous souhaitez autoriser l'accès au répertoire exporté de toutes les adresses IP, utilisez le caractère * au lieu de host. Pour une liste d'options valides, consultez la page man nfs(5). Dans la plupart des cas, l'utilisation de l'option ro pour définir le répertoire en lecture seule suffisante.
    Ce qui suit est une configuration de base qui rend le répertoire /mnt/nfs disponible en lecture seule à tous les clients :
    /mnt/nfs *(ro)
    
  4. Sauvegardez le fichier /etc/exports après avoir terminé la configuration et sortez de l'éditeur de texte.
  5. Transférez le fichier d'image ISO de DVD binaire dans le répertoire NFS exporté que vous avez indiqué dans les hosts. Pour ce faire, exécutez la commande suivante :
    $ mv /path/to/image.iso /nfs/exported/directory/
    Remplacez /path/to/image.iso par le chemin de l'image ISO de DVD binaire /nfs/exported/directory/ par le chemin vers le répertoire exporté que vous avez indiqué dans le fichier de configuration /etc/exports.
  6. Démarrez le service nfs. Utilisez la commande en tant que root :
    # systemctl start nfs.service
    Si le service était déjà en cours d'exécution avant que vous ayez modifié le fichier /etc/exports, redémarrez-le pour vous assurer que le fichier modifié est bien chargé. Pour redémarrer, exécutez la commande suivante en tant que root :
    # systemctl restart nfs.service
À l'issue de la procédure ci-dessus, l'image ISO de DVD binaire est accessible via NFS et elle est prête à être utilisée comme source d'installation.
Lorsque vous configurez la source d'installation avant ou pendant l'installation, spécifiez le protocole NFS et le nom du serveur hôte. Spécifier l'adresse IP du serveur ne fonctionne pas avec les NFS shares. Si vous avez copié l'arborescence d'installation dans un sous-répertoire de la racine de la NFS share, vous devez également le spécifier. Par exemple, si vous avez copié dans l'arborescence d'installation /mnt/nfs/rhel7-install/ sur le serveur et que le nom d'hôte du serveur est mon_serveur.exemple.com, vous devrez spécifier nfs:myserver.example.com:/rhel7-install comme source d'installation.

2.3.3.2. Installation source sur un serveur HTTPS, HTTP ou FTP

Cette méthode d'installation permet une installation en réseau également. Cependant, contrairement à la méthode NFS décrite ci-dessus, une arborescence de l'installation (un répertoire contenant des extraits de contenu de l'image ISO de DVD binaire et un fichier valide .treeinfo) est utilisée. La source d'installation est accessible sur HTTPS, HTTP ou FTP.
Pour plus d'informations sur les serveurs HTTP et FTP, voir le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.

Note

La procédure suivante n'est qu'un résumé de base du processus. Les étapes précises que vous devez prendre pour mettre en place un serveur FTP varieront selon l'architecture du système, le système d'exploitation, le gestionnaire de paquet, le gestionnaire des services et autres facteurs. Sur les systèmes Red Hat Enterprise Linux 7, la procédure peut être suivie exactement comme indiqué. Pour les procédures décrivant le processus de création de source installation sur les versions antérieures de Red Hat Enterprise Linux, voir le Guide d'Installation approprié pour cette version.

Procédure 2.4. Préparation à une installation FTP

  1. Installez le paquet vsftpd :
    # yum install vsftpd
  2. En option, ouvrez le fichier de configuration /etc/vsftpd/vsftpd.conf dans un éditeur de texte comme Vim ou Gedit, et modifiez les options que vous souhaitez changer. Pour la liste des options, voir le chapitre qui convient dans le Guide de référence de l'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7 et la page man vsftpd.conf(5).
    Le reste de cette procédure part du principe que les options par défaut sont utilisées. Notamment, pour suivre le reste de la procédure, les utilisateurs anonymes doivent pouvoir lire les fichiers.
  3. Copiez l'image ISO de DVD binaire Red Hat Enterprise Linux dans le serveur FTP.
  4. Montez l'image ISO de DVD binaire par la commande mount :
    # mount -o loop,ro -t iso9660 /path/to/image.iso /mnt/iso
    Remplacez /path/to/image.iso par le chemin vers l'image ISO de DVD binaire.
  5. Extrayez tous les fichiers de l'image montée, et déplacez-les dans le répertoire /var/ftp/ :
    # cp -r /mnt/iso/ /var/ftp/
  6. Démarrez le service vsftpd :
    # systemctl start vsftpd.service
    Si le service était déjà en cours d'exécution avant d'avoir modifié le fichier de configuration /etc/vsftpd/vsftpd.conf, redémarrez-le pour vous assurer que le fichier modifié est bien chargé. Pour redémarrer, exécutez la commande suivante :
    # systemctl restart vsftpd.service
À l'issue de la procédure ci-dessus, l'arborescence d'installation est accessible et prête à être utilisée comme source d'installation.
Lorsque vous configurez la source de l'installation avant ou pendant l'installation, spécifiez le protocole FTP et le nom du serveur d'hôte ou l'adresse IP. Si vous avez copié l'arborescence d'installation dans un sous-répertoire du répertoire /var/ftp/ du serveur, vous devez l'indiquer également. Par exemple, si vous avez copié l'arborescence d'installation /var/ftp/rhel7-install/ dans le serveur et que l'adresse IP est 192.168.100.100, vous devrez spécifier ftp://192.168.100.100/rhel7-install/ comme source d'installation.

2.3.3.3. Considérations de pare-feu pour les installations en réseau

Lorsque vous utilisez une source d'installation réseau, vous devez vous assurer que le pare-feu du serveur est configuré pour accepter les connexions entrantes sur les ports utilisés par votre protocole choisi. Le tableau suivant indique quels ports doivent être ouverts pour chaque type d'installation réseau.

Tableau 2.1. Ports utilisés par les protocoles de réseau

Protocole utilisé Ports à ouvrir
NFS 2049, 111, 20048
HTTP 80
HTTPS 443
FTP 21
La façon précise d'ouvrir les ports sur votre système changera suivant votre système d'exploitation et votre logiciel. Voir la documentation Pare-feu ou Système pour plus d'informations. Pour plus d'informations sur l'ouverture des ports de pare-feu spécifiques dans les systèmes Red Hat Enterprise Linux 7, voir le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.

Partie I. AMD64 et Intel 64 — Installation et démarrage

Cette partie du Guide d'installation Red Hat Enterprise Linux couvre l'installation de Red Hat Enterprise Linux sur des systèmes Intel 64 bits et AMD, des résolutions de problèmes de base sont aussi fournies. Pour en savoir plus sur les options d'installation avancées, veuillez consulter Partie IV, « Options d'installation avancées ».

Chapitre 3. Planification d'installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64

Ce chapitre traite des décisions et préparations qui vous seront utiles pour décider de la procédure de l'installation.

3.1. Mettre à niveau ou installer ?

Deux procédures sont disponibles pour mettre votre système actuel à niveau vers la prochaine version de Red Hat Enterprise Linux. Pour savoir quelle procédure est la mieux adaptée à votre système, lisez les descriptions suivantes :
Nouvelle installation
Une nouvelle installation s'effectue en sauvegardant toutes les données du système, en formatant des partitions de disque et en effectuant une installation de Red Hat Enterprise Linux à partir d'un support d'installation, avant de restaurer toute donnée d'utilisateur.

Note

Cette méthode est recommandée pour mettre à niveau vers une nouvelle version de Red Hat Enterprise Linux.
Mise à niveau sans désinstallation préalable
Une mise à niveau sans désinstallation préalable est une manière de mettre votre système à niveau sans supprimer la version précédente. Cette procédure nécessite l'installation des utilitaires de migration disponibles pour votre système et leur exécution comme tout autre logiciel. Dans Red Hat Enterprise Linux, le Preupgrade Assistant évalue votre système actuel et identifie des problèmes que vous pourriez potentiellement rencontrer pendant ou après la mise à niveau. Il apporte également des corrections et modifications mineures au système. L'outil de mise à niveau Red Hat Upgrade Tool télécharge les paquets et effectue la mise à niveau. Cette mise à niveau nécessite beaucoup de planification et résolution de problèmes et doit uniquement être effectuée si aucune autre option n'est possible. Pour plus d'informations sur le Preupgrade Assistant, veuillez consulter le Chapitre 25, Mise à niveau du système actuel.

Avertissement

N'effectuez jamais de mise à niveau sans désinstallation préalable sur un système de production s'il n'a pas tout d'abord été testé sur une copie de sauvegarde clonée du système.

3.2. Votre matériel est-il compatible ?

Red Hat Enterprise Linux 7 devrait être compatible avec la plupart des matériels dans les systèmes fabriqués ces deux dernières années. La compatibilité matérielle est très importante si vous possédez un système plus ancien ou personnalisé. Les spécifications de matériel pouvant changer presque chaque jour, il est recommandé que la compatibilité de tous les systèmes soit contrôlée.
La liste la plus récente du matériel pris en charge se situe dans la liste de compatibilité matérielle Red Hat Hardware Compatibility List, disponible en ligne sur https://hardware.redhat.com. Voir également Red Hat Enterprise Linux technology capabilities and limits (Capacités et limites technologiques de Red Hat Enterprise Linux) pour obtenir des informations générales sur les pré-requis du système.

3.3. Cibles d'installations prises en charge

Une cible d'installation est un périphérique de stockage qui stockera Red Hat Enterprise Linux et démarrera le système. Red Hat Enterprise Linux prend en charge les cibles d'installation suivantes pour les systèmes AMD64 et Intel 64 :
  • Stockage connecté par une interface interne standard, comme SCSI, SATA, ou SAS
  • Périphériques RAID BIOS/microprogramme
  • Adaptateurs de bus hôte Fibre Channel et périphériques à multiples chemins d'accès, dont certains peuvent nécessiter des pilotes fournis par un fabricant.
  • Périphériques bloc Xen sur processeurs Intel dans des machines virtuelles Xen.
  • Périphériques bloc VirtIO sur processeurs Intel dans des machines virtuelles KVM.
Red Hat ne prend pas en charge l'installation sur des lecteurs USB ou cartes mémoire SD. Pour plus d'informations sur la prise en charge des technologies de virtualisation tierces, voir la liste de compatibilité matérielle Red Hat Hardware Compatibility List, disponible en ligne sur https://hardware.redhat.com.

3.4. Liste des spécifications système

Le programme d'installation détecte et installe automatiquement le matériel de votre ordinateur. Il n'est généralement pas nécessaire de fournir des détails spécifiques de votre système au programme d'installation. Cependant, certains types d'installation nécessitent de connaître des détails spécifiques de votre matériel. Il est donc recommandé d'enregistrer les spécifications de système suivantes au cours de l'installation, selon le type d'installation.
  • Si vous planifiez d'utiliser une structure de partition personnalisée, enregistrez :
    • Les numéros, tailles, types et interfaces des modèles des disques durs attachés au système. Par exemple, Seagate ST3320613AS 320 Go sur SATA0, Western Digital WD7500AAKS 750 Go sur SATA1. Ceci vous permettra d'identifier des disques durs spécifiques lors du processus de partitionnement.
  • Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en tant que système d'exploitation supplémentaire sur un système existant, enregistrez :
    • Les informations concernant les partitions utilisées sur le système. Ces informations peuvent comprendre les types de système de fichiers, les noms des nœuds de périphérique, les étiquettes de système de fichiers et les tailles. Cela vous permettra d'identifier des partitions spécifiques au cours du processus de partitionnement. Veuillez noter que tous les systèmes d'exploitation n'identifient pas les partitions et lecteurs de la même façon. Ainsi, même si l'autre système d'exploitation est un système d'exploitation Unix, il se peut que Red Hat Enterprise Linux les nomme différemment. Vous trouverez généralement ces informations en exécutant l'équivalent de la commande mount et blkid ainsi que dans le fichier /etc/fstab.
      Si d'autres systèmes d'exploitation sont déjà installés, l'installateur Red Hat Enterprise Linux 7 essaye de les détecter et de les configurer automatiquement pour les démarrer. Vous pouvez configurer manuellement tout système d'exploitation supplémentaire s'il n'est pas détecté correctement. Pour plus d'informations, voir la Section 6.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
  • Si vous planifiez d'installer une image sur un disque dur local :
    • Le disque dur et répertoire contenant l'image.
  • Si vous planifiez une installation à partir d'un emplacement réseau ;
    • Les numéros de modèle et de fabrication des adaptateurs réseaux sur votre système. Par exemple, Netgear GA311. Ceci vous permettra d'identifier les adaptateurs lorsque vous configurez le réseau manuellement.
    • adresses IP, DHCP et BOOTP
    • Masque réseau
    • Adresse IP de la passerelle
    • Une adresse IP de nom de serveur (DNS) ou plus
    En cas d'incertitude quant à tout prérequis de mise en réseau ou tout terme, contactez votre administrateur réseau pour obtenir de l'assistance.
  • Si vous planifiez une installation à partir d'un emplacement réseau ;
    • Emplacement de l'image sur un serveur FTP, serveur (web) HTTP, serveur (web) HTTPS ou serveur NFS.
  • Si vous planifiez une installation sur une cible iSCSI :
    • L'emplacement de la cible iSCSCI. Selon votre réseau, vous aurez peut-être besoin d'un nom d'utilisateur et mot de passe CHAP.
  • Si votre ordinateur fait partie d'un domaine :
    • Vous devriez vérifier que le nom du domaine est bien fourni par le serveur DHCP. Si ce n'est pas le cas, vous devrez saisir le nom de domaine manuellement pendant l'installation.

3.5. Avez-vous suffisamment d'espace disque ?

Red Hat Enterprise Linux, comme la plupart des systèmes d'exploitation, utilise des partitions de disque. Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux, il se peut que vous deviez travailler avec des partitions de disque. Pour plus d'informations sur les partitions de disque, voir l'Annexe A, Introduction aux partitions de disque.
L'espace disque utilisé par Red Hat Enterprise Linux doit être séparé de l'espace disque utilisé par d'autres systèmes d'exploitation que vous auriez installé sur votre système.

Note

Pour les systèmes AMD64 et Intel 64, au moins deux partitions (/ et swap) doivent être réservées à Red Hat Enterprise Linux.
Pour installer Red Hat Enterprise Linux, vous devez posséder au moins 7,5 Go d'espace dans un disque non partitionné ou dans des partitions qui peuvent être supprimées. Pour plus d'informations sur les recommandations concernant les partitions et l'espace disque, voir les tailles de partitionnement recommandées dont il est fait mention dans la Section 6.10.4.5, « Schéma de partitionnement recommandé ».

3.6. RAID et autres périphériques de disque

Une attention particulière doit être portée aux technologies de stockage lors de l'utilisation de Red Hat Enterprise Linux. En général, il est important de comprendre comment ces technologies sont configurées, visibles par Red Hat Enterprise Linux, et en quoi leur prise en charge a pu changer d'une version à l'autre.

3.6.1. Matériel RAID

RAID, de l'anglais « Redundant Array of Independent Disks » (Regroupement redondant de disques indépendants) permet à un groupe ou une matrice de disques d'agir en tant que périphérique unique. Configurez toute fonction RAID fournie par la carte mère de votre ordinateur, ou carte contrôleur attachée, avant de commencer le processus d'installation. Chaque matrice RAID active apparaît comme un seul disque dans Red Hat Enterprise Linux.

3.6.2. RAID logiciel

Sur les systèmes possédant plusieurs disques durs,vous pouvez utiliser le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux pour opérer plusieurs lecteurs en tant que matrice RAID logiciel de Linux. Avec une matrice RAID logiciel, les fonctions RAID sont contrôlées par le système d'exploitation, plutôt que par le matériel qui y est normalement consacré. Ces fonctions sont expliquées en détail dans la Section 6.10.4, « Partitionnement manuel ».

3.6.3. Disques USB

Vous pouvez connecter et configurer un stockage USB externe après l'installation. La plupart des périphériques de ce type sont reconnus par le noyau et prêts à être utilisés à ce moment.
Certains lecteurs USB peuvent ne pas être reconnus par l'installeur. Si la configuration de ces disques au moment de l'installation n'est pas vitale, déconnectez-les afin d'éviter tout problème.

3.6.4. Informations importantes concernant les ensembles Intel RAID BIOS

Red Hat Enterprise Linux 7 utilise mdraid pour installer sur les ensembles Intel RAID BIOS. Ces ensembles sont automatiquement détectés au cours du processus d'installation et leur chemin d'accès vers le nœud du périphérique peut changer entre les démarrages. C'est pour cela que les modifications locales apportées à /etc/fstab, /etc/crypttab ou autres fichiers de configuration se référant aux périphériques par leur chemin d'accès vers le nœud du périphérique peuvent ne pas fonctionner sous Red Hat Enterprise Linux 7. Vous devriez donc remplacer les chemins d'accès vers le nœud du périphérique (comme /dev/sda) par des étiquettes de système de fichiers ou des UUID de périphérique. Vous trouverez les étiquettes de système de fichiers et les UUID de périphérique à l'aide de la commande blkid.

3.6.5. Informations importantes concernant le démarrage distant Intel BIOS iSCSI

Si vous installez avec le démarrage distant de Intel iSCSI, tous les périphériques de stockage iSCSI attachés doivent être désactivés, sinon l'installation réussira mais le système d'installation ne démarrera pas.

3.7. Choisissez une méthode de démarrage d'installation

Vous pouvez utiliser plusieurs méthodes pour démarrer l'installateur Red Hat Enterprise Linux 7. La méthode que vous choisirez dépendra de votre support d'installation.
Les paramètres du microprogramme de votre système (BIOS de l'UEFI) peuvent être modifiés pour permettre un démarrage à partir d'un support amovible tel qu'un DVD ou un lecteur flash USB. Pour plus d'informations, voir la Section 5.1.1, « Démarrer l'installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64 à partir d'un support physique ».
DVD ou lecteur USB d'installation complète
Vous pouvez créer un support de démarrage à partir de l'image ISO complète du DVD d'installation. Dans ce cas, un seul DVD ou lecteur USB peut être utilisé pour terminer l'installation entière : il fera office à la fois de périphérique de démarrage et de source d'installation pour installer des paquets de logiciel. Pour obtenir des instructions sur la création d'un DVD ou lecteur USB d'installation complète, voir le Chapitre 2, Création d'un support.
CD, DVD ou lecteur flash USB minimal de démarrage
Un CD, DVD ou lecteur flash USB minimal de démarrage est créé en utilisant une petite image ISO, qui ne contient que les données nécessaires au démarrage du système et au lancement de l'installateur. Si vous utilisez ce support de démarrage, il vous faudra une source d'installation supplémentaire à partir de laquelle les paquets seront installés. Pour obtenir des instructions sur la création de CD, DVD et lecteurs flash USB, voir la Section 2.2, « Installation USB ».
Serveur PXE
Un serveur PXE (de l'anglais, preboot execution environment) permet au programme d'installation de démarrer sur le réseau. Après avoir démarré le système, terminez l'installation à partir d'une autre source d'installation, tel qu'un disque dur local ou un emplacement sur un réseau. Pour obtenir davantage d'informations sur les serveurs PXE, voir le Chapitre 21, Préparation à une installation réseau.

3.8. Automatiser l'installation avec Kickstart

Red Hat Enterprise Linux 7 offre un moyen d'automatiser le processus d'installation de manière partielle ou complète à l'aide d'un fichier Kickstart. Les fichiers Kickstart contiennent les réponses à toutes les questions normalement posées par le programme d'installation, par exemple quel fuseau horaire doit être utilisé par le système, de quelle manière partitionner les disques, ou quels paquets devraient être installés. Ainsi, fournir un fichier Kickstart à l'installateur lui permet d'effectuer toute (ou des parties de) l'installation automatiquement, sans nécessiter d'intervention de la part de l'utilisateur. Ceci est particulièrement utile lors du déploiement de Red Hat Enterprise Linux sur un grand nombre de systèmes à la fois.
En plus de vous permettre d'automatiser l'installation, les fichiers Kickstart offrent également plus d'options en matière de sélection de logiciels. Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux manuellement à l'aide de l'installateur graphique, la sélection des logiciels est limitée aux environnements prédéfinis et aux modules complémentaires. Un fichier Kickstart permet aussi d'installer ou de supprimer des paquets individuels.
Pour obtenir des instructions sur la création d'un fichier Kickstart et pour l'utiliser pour automatiser l'installation, voir le Chapitre 23, Installations Kickstart.

Chapitre 4. Mise à jour de pilotes pendant une installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64

Dans la plupart des cas, Red Hat Enterprise Linux utilise déjà des pilotes pour les périphériques qui composent votre système. Toutefois, si le matériel de votre système est très récent, les pilotes pour ce matériel peuvent ne pas être inclus. Une mise à jour de pilotes offrant la prise en charge pour des périphériques récents peut parfois être disponible chez Red Hat ou chez votre fournisseur de matériel sur un disque de pilotes contenant des paquets RPM. Habituellement, ce disque de pilotes est téléchargeable en tant que fichier image ISO.

Important

Les mises à jour de pilote doivent être effectuées uniquement si un pilote manquant vous empêche de réussir l'installation. Les pilotes inclus dans le noyau doivent toujours être privilégiés par rapport aux pilotes fournis d'une autre manière.
Le nouveau matériel n'est pas toujours nécessaire au cours du processus d'installation. Par exemple, si vous utilisez un DVD pour effectuer une installation sur un disque dur local, l'installation réussira même si les pilotes de votre carte réseau ne sont pas disponibles. Si tel est le cas, terminez d'abord l'installation puis ajoutez une prise en charge pour le nouveau matériel après. Pour savoir comment ajouter cette prise en charge, veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.
Dans d'autres situations, vous devriez sans doute ajouter des pilotes pour un périphérique lors du processus d'installation pour prendre en charge une configuration particulière. Par exemple, vous devriez installer des pilotes pour un périphérique réseau ou pour un adaptateur de stockage afin de permettre au programme d'installation un accès aux périphériques de stockage utilisés par votre système. Vous pouvez utiliser un disque de pilote pour ajouter cette prise en charge pendant l'installation de deux manières différentes :
  1. placez le fichier image ISO du disque de pilotes dans un emplacement accessible au programme d'installation, sur un disque dur local, un lecteur flash USB, ou sur un CD ou DVD,
  2. créez un disque de pilotes en extrayant le fichier image sur un CD, un DVD, ou sur un lecteur flash USB. Veuillez consulter les instructions pour créer des disques d'installation dans la Section 2.1, « Créer un CD ou DVD d'installation » pour obtenir des informations supplémentaires sur la manière de graver des fichiers images ISO sur un CD ou DVD, et dans la Section 2.2, « Installation USB » pour obtenir des instructions sur l'écriture d'images ISO sur des lecteurs USB.
Si Red Hat, votre fournisseur de matériel, ou une autre tierce partie de confiance vous informe que vous avez besoin d'une mise à jour de pilotes lors du processus d'installation, choisissez une méthode pour fournir la mise à jour parmi celles qui sont décrites dans ce chapitre et testez-la avant de commencer l'installation. Veuillez ne pas effectuer de mise à jour du pilote pendant l'installation à moins d'être certain que votre système en a besoin. La présence d'un pilote sur un système pour lequel il n'est pas fait peut compliquer le support technique.

4.1. Limitations des mises à jour de pilotes pendant l'installation

Vous ne pouvez pas utiliser une mise à jour de pilote pour remplacer les pilotes que le programme d'installation a déjà chargé. Vous devrez au contraire terminer l'installation avec les pilotes que le programme d'installation a chargé et les mettre à jour avec les nouveaux pilotes après l'installation.
Sur les systèmes basés UEFI avec la technologie « Secure Boot » activée, tous les pilotes chargés doivent être signés avec un certificat valide, sinon le système les refusera. Tous les pilotes fournis par Red Hat sont signés par le certificat CA UEFI. Si vous chargez d'autres pilotes (qui ne sont pas fournis sur le DVD d'installation de Red Hat Enterprise Linux), vous devrez vous assurer qu'ils soient aussi signés.
Vous trouverez des informations concernant la signature de pilotes personnalisés dans le chapitre Gestion des modules de noyau dans le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.

4.2. Se préparer à une mise à jour du pilote pendant une installation

Si une mise à jour de pilote est nécessaire et disponible pour votre matériel, Red Hat, votre fournisseur de matériel ou une tierce partie de confiance vous la fournira sous la forme d'un fichier image en format ISO. Lorsque vous obtenez l'image ISO, vous devez décider de la méthode que vous souhaitez utiliser pour effectuer la mise à jour de pilote.
Les méthodes suivantes sont disponibles :
Mise à jour automatique de pilote
Au démarrage de l'installation, l'installateur tentera de détecter tous les périphériques de stockage attachés. Si un périphérique de stockage intitulé OEMDRV est présent lors du démarrage de l'installation, Anaconda le considèrera toujours comme un disque de mise à jour du pilote et tentera de charger les pilotes y figurant.
Mise à jour assistée de pilote
Vous pouvez spécifier l'option de démarrage inst.dd au lancement de l'installation. Si vous utilisez cette option sans aucun paramètre, Anaconda affichera une liste de tous les périphériques reliés au système et vous demandera de sélectionner un périphérique contenant une mise à jour de pilote.
Mise à jour manuelle de pilote
Vous pouvez spécifier l'option de démarrage inst.dd=location au démarrage de l'installation, où location représente le chemin d'accès vers une image ISO ou un disque de mise à jour de pilote. Lorsque vous spécifierez cette option, Anaconda tentera de charger toutes les mises à jour de pilote présentes à l'emplacement spécifié. Avec les mises à jour manuelles de pilote, vous pouvez spécifier soit des périphériques de stockage disponibles localement, soit un emplacement réseau (un serveur HTTP, HTTPS ou FTP).
Si vous souhaitez utiliser la méthode de mise à jour automatique de pilote, vous devez créer un périphérique de stockage intitulé OEMDRV et relié physiquement au système d'installation. Pour utiliser la méthode assistée, vous pouvez utiliser tout périphérique local de stockage local de n'importe quel intitulé à l'exception de OEMDRV. Pour utiliser la méthode manuelle, vous pouvez utiliser n'importe quel stockage local avec un intitulé différent, ou un emplacement réseau accessible depuis le système d'installation.

Important

Assurez-vous d'initialiser le réseau à l'aide de l'option ip= lors du chargement d'une mise à jour de pilote à partir d'un emplacement réseau. Voir la Section 20.1, « Configuration du système d'installation au menu de démarrage » pour plus de détails.

4.2.1. Préparation pour utiliser un fichier image de mise à jour de pilote sur un stockage local

Si vous utilisez un périphérique de stockage local tel qu'un disque dur ou un lecteur flash USB pour fournir le fichier ISO, vous pouvez le faire reconnaître automatiquement par le programme d'installation en l'étiquetant correctement. Si cela est impossible, alors veuillez installer la mise à jour manuellement, comme décrit ci-dessous :
  • Pour que le programme d'installation puisse automatiquement reconnaître le disque du pilote, l'étiquette du volume du périphérique de stockage doit être OEMDRV. Vous devrez aussi extraire le contenu du fichier image ISO dans le répertoire racine du périphérique de stockage plutôt que copier l'image ISO elle-même. Veuillez consulter la Section 4.3.1, « Mise à jour automatique de pilotes ». Veuillez noter que l'installation d'un pilote à partir d'un périphérique étiqueté OEMDRV est toujours recommandé et est préférable à l'installation manuelle.
  • Pour une installation manuelle, veuillez copier l'image ISO en tant que fichier unique sur le périphérique de stockage. Vous pouvez renommer le fichier si cela vous est utile, mais l'extension du nom du fichier doit rester .iso, par exemple dd.iso. Veuillez consulter la Section 4.3.3, « Mise à jour manuelle de pilotes » pour apprendre à sélectionner manuellement la mise à jour du pilote pendant l'installation.

4.2.2. Préparer un disque de pilotes

Vous pouvez créer un disque de mise à jour de pilote sur un CD ou un DVD. Veuillez consulter la Section 2.1, « Créer un CD ou DVD d'installation » pour en savoir plus sur la manière de graver des disques à partir de fichiers image.
Après avoir gravé un CD ou DVD de mise à jour de pilote, veuillez vérifier que le disque a été créé avec succès en l'insérant dans votre ordinateur et en l'ouvrant à l'aide du gestionnaire de fichiers. Vous devriez voir un unique fichier, nommé rhdd3, qui est un fichier de signature contenant la description du disque du pilote ainsi qu'un répertoire nommé rpms, qui contient les paquets RPM avec les pilotes actuels pour diverses architectures.
Si vous ne voyez qu'un fichier unique se terminant par .iso, alors vous n'avez pas créé le disque correctement et vous devriez essayer à nouveau. Assurez-vous de choisir une option similaire à Graver à partir d'une image (en anglais, Burn from Image) si vous utilisez un bureau Linux autre que GNOME ou si vous utilisez un autre système d'exploitation.

4.3. Mettre à jour un pilote pendant une installation

Au tout début du processus d'installation, vous pouvez effectuer une mise à jour du pilote à l'aide d'une des manières suivantes :
  • en laissant le programme d'installation automatiquement trouver et fournir une mise à jour de pilote à installer,
  • en laissant le programme d'installation vous demander d'indiquer où se trouve la mise à jour du pilote,
  • en indiquant manuellement le chemin d'accès vers l'image de mise à jour ou le paquet RPM du pilote.

Important

Veuillez toujours vous assurer de mettre vos disques de mise à jour de pilotes sur une partition de disque standard. Le stockage avancé, comme les volumes RAID ou LVM, pourrait ne pas être accessible pendant les étapes initiales de l'installation, lorsque vous effectuez les mises à jour du pilote.

4.3.1. Mise à jour automatique de pilotes

Pour que le programme d'installation reconnaisse automatiquement un disque de mise à jour du pilote, veuillez connecter un périphérique bloc avec l'étiquette de volume OEMDRV à votre ordinateur avant de lancer le processus d'installation.
Lorsque l'installateur démarre, celui-ci détecte le stockage disponible connecté au système. S'il trouve un périphérique de stockage intitulé OEMDRV, il le considèrera comme un disque de mise à jour de pilote et tentera de charger des mises à jour de pilote à partir de ce périphérique. Vous recevrez une invite vous demandant de sélectionner les pilotes sur lesquels charger :
Sélectionner un pilote

Figure 4.1. Sélectionner un pilote

Appuyez sur les touches numériques pour faire basculer la sélection sur les pilotes individuels. Une fois prêt, appuyez sur c pour installer les pilotes sélectionnés puis continuez sur l'interface utilisateur graphique Anaconda.

4.3.2. Mise à jour assistée de pilote

Il est toujours recommandé d'avoir un périphérique bloc avec l'étiquette de volume OEMDRV disponible pour installer un pilote pendant l'installation. Cependant, si un tel périphérique n'est pas détecté et que l'option inst.dd a été spécifiée sur la ligne de commande de démarrage, le programme d'installation vous permettra de trouver le disque du pilote en mode interactif. Lors de la première étape, sélectionnez une partition de disque local dans la liste, Anaconda y scannera les fichiers ISO. Sélectionnez ensuite l'un des fichiers ISO détecté. Pour finir, veuillez sélectionner un ou plusieurs pilotes disponibles. L'image ci-dessous montre le processus dans l'interface utilisateur texte et les étapes individuelles sont surlignées.
Sélectionner un pilote de manière interactive

Figure 4.2. Sélectionner un pilote de manière interactive

Note

Si vous avez extrait votre fichier image ISO et l'avez gravé sur un CD ou DVD mais que le support ne possède pas l'étiquette de volume OEMDRV, veuillez utiliser l'option inst.dd sans argument puis le menu pour sélectionner le périphérique. Sinon, vous pouvez aussi utiliser l'option de démarrage suivante pour que le programme d'installation scanne le support en recherchant des pilotes :
inst.dd=/dev/sr0
Appuyez sur les touches numériques pour faire basculer la sélection sur les pilotes individuels. Une fois prêt, appuyez sur c pour installer les pilotes sélectionnés puis continuez sur l'interface utilisateur graphique Anaconda.

4.3.3. Mise à jour manuelle de pilotes

Pour une installation de pilotes manuelle, veuillez préparer un fichier image ISO contenant vos pilotes sur un emplacement accessible, comme un lecteur flash USB ou un serveur web, puis connectez-le à votre ordinateur. Sur l'écran de bienvenue, appuyez sur Tab pour afficher la ligne de commande de démarrage et ajoutez-y inst.dd=location, où location est le chemin d'accès du disque de mise à jour des pilotes :
Indiquer un chemin vers une mise à jour de pilotes

Figure 4.3. Indiquer un chemin vers une mise à jour de pilotes

Habituellement, le fichier image se trouve sur un serveur web (par exemple, http://server.example.com/dd.iso) ou sur un lecteur flash USB (par exemple, /dev/sdb1). Il est aussi possible de spécifier un paquet RPM contenant la mise à jour des pilotes (par exemple, http://server.example.com/dd.rpm).
Lorsque vous êtes prêt, appuyez sur Entrée pour exécuter la commande de démarrage. Les pilotes sélectionnés seront ensuite chargés et le processus d'installation pourra procéder normalement.

4.3.4. Mettre un pilote sur liste noire

Un pilote qui fonctionne mal peut empêcher un système de démarrer normalement pendant l'installation. Lorsque ceci se produit, vous pouvez désactiver (ou mettre sur liste noire) le pilote en personnalisant la ligne de commande du démarrage. Dans le menu de démarrage, affichez la ligne de commande en appuyant sur la touche Tab. Puis ajoutez-y l'option modprobe.blacklist=driver_name. Remplacez driver_name par le(s) nom(s) du ou des pilotes que vous souhaitez désactiver, par exemple :
modprobe.blacklist=ahci
Veuillez noter que les pilotes mis sur liste noire pendant l'installation en utilisant l'option de démarrage modprobe.blacklist= resteront désactivés sur le système installé et apparaîtront dans le fichier /etc/modprobe.d/anaconda-blacklist.conf. Veuillez consulter le Chapitre 20, Options de démarrage pour obtenir des informations supplémentaires sur la mise sur liste noire des pilotes ainsi que pour obtenir d'autres options de démarrage.

Chapitre 5. Démarrer l'installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux à partir des images ISO stockées sur le disque dur ou à partir du réseau, en utilisant les méthodes NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS. Le démarrage et l'installation à partir du DVD d'installation est la méthode la plus facile pour commencer. Les autres méthodes requièrent des paramétrages supplémentaires mais offrent différents avantages qui pourraient mieux correspondre à vos besoins. Par exemple, lors de l'installation de Red Hat Enterprise Linux sur un grand nombre d'ordinateurs à la fois, la meilleure approche consisterait à effectuer le démarrage à partir d'un serveur PXE et d'installation depuis une source située sur un emplacement du réseau partagé.
Le tableau suivant résume les différentes méthodes de démarrage et les méthodes d'installation recommandées :

Tableau 5.1. Méthodes de démarrage et sources d'installation

Méthode de démarrage Source d'installation
Support d'installation complète (DVD ou USB) Le support de démarrage
Support de démarrage minimal (CD ou USB) Image ISO complète du DVD d'installation ou arborescence d'installation extraite de cette image, placée sur un emplacement du réseau ou sur un disque dur
Démarrage réseau (PXE) Image ISO complète du DVD d'installation ou arborescence d'installation extraite de cette image, placée sur un emplacement du réseau
Pour créer un CD-ROM de démarrage ou pour préparer votre clé USB au démarrage ou à l'installation, veuillez consulter la Section 2.2, « Installation USB ».
Ce chapitre traite des sujets suivants :

5.1. Démarrage du programme d'installation

Pour commencer, vous devez vous assurer de disposer de toutes les ressources nécessaires à l'installation. Si vous avez déjà lu et suivi les instructions du Chapitre 3, Planification d'installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64, vous devriez être prêt à commencer le processus d'installation. Lorsque vous êtes prêt à commencer, lancez le programme d'installation à l'aide du DVD de Red Hat Enterprise Linux ou de tout autre support de démarrage que vous avez créé.

Note

Occasionnellement, certains composants matériels requièrent une mise à jour du pilote lors de l'installation. Une mise à jour du pilote ajoute une capacité de prise en charge pour le matériel qui ne serait sans cela pas pris en charge par le programme d'installation. Veuillez consulter le Chapitre 4, Mise à jour de pilotes pendant une installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64 pour de plus amples informations.

5.1.1. Démarrer l'installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64 à partir d'un support physique

Pour lancer le programme d'installation à partir d'un DVD ou d'un support de démarrage minimal Red Hat Enterprise Linux, veuillez suivre cette procédure :

Procédure 5.1. Démarrer l'installation à partir d'un support physique

  1. Déconnectez tous les disques dont vous n'avez pas besoin pour l'installation. Veuillez consulter la Section 3.6.3, « Disques USB » pour obtenir de plus amples informations.
  2. Allumez votre ordinateur.
  3. Insérez le support dans votre ordinateur.
  4. Éteignez votre ordinateur en laissant le support de démarrage à l'intérieur.
  5. Allumez votre ordinateur. Notez que pour effectuer le lancement à partir du support, vous pourriez devoir appuyer sur une touche ou une combinaison de touches particulière, ou vous pourriez devoir configurer le Basic Input/Output System (BIOS) de votre système. Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez consulter la documentation fournie avec votre système.
Après un court délai, l'écran de démarrage apparaît et contient des informations sur une variété d'options de démarrage. Le programme d'installation se lancera automatiquement si vous n'effectuez aucune action pendant la première minute. Pour une description des options disponibles sur cet écran, veuillez consulter la Section 5.2, « Le menu de démarrage ».

5.1.2. Démarrer l'installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64 à partir d'un réseau en utilisant PXE

Pour démarrer avec un PXE , vous aurez besoin d'un serveur correctement configuré, et d'une interface réseau sur votre ordinateur qui prend PXE en charge. Pour obtenir plus d'informations sur la configuration d'un serveur PXE, veuillez consulter le Chapitre 21, Préparation à une installation réseau.
Configurez l'ordinateur afin qu'il démarre à partir de l'interface réseau. Cette option se trouve dans le BIOS et peut être étiquetée Network Boot (Démarrage réseau) ou Boot Services (Services de démarrage). Assurez-vous aussi que le BIOS est bien configuré pour démarrer à partir de la bonne interface réseau. Certains systèmes BIOS spécifient l'interface réseau en tant que possible périphérique de démarrage mais ne prennent pas en charge le standard PXE. Veuillez consulter la documentation de votre matériel pour obtenir des informations supplémentaires. Une fois que le démarrage PXE a été activé correctement, l'ordinateur peut lancer le système d'installation Red Hat Enterprise Linux sans autre support.
Veuillez suivre la procédure ci-dessous pour lancer le programme d'installation à partir d'un serveur PXE. Veuillez noter que cette procédure requiert l'utilisation d'une connexion réseau physique, par exemple Ethernet. Celle-ci ne fonctionnera pas avec une connexion sans fil.

Procédure 5.2. Démarrer l'installation à partir du réseau en utilisant PXE

  1. Assurez vous que le câble réseau est bien branché. L'indicateur de lien devrait être allumé, même si l'ordinateur ne l'est pas.
  2. Démarrez l'ordinateur.
  3. Selon votre matériel, certaines informations concernant l'installation réseau et les diagnostiques peuvent être affichées avant que votre ordinateur ne se connecte à un serveur PXE. Une fois connecté, un menu est affiché en fonction de la configuration du serveur PXE. Veuillez appuyer sur la touche du numéro correspondant à l'option souhaitée. Si vous n'êtes pas sûr de l'option à sélectionner, veuillez demander à votre administrateur système.
À ce moment, le programme d'installation démarre avec succès et l'écran de démarrage graphique apparaît, contenant des informations sur une variété d'options de démarrage. Le programme d'installation se lancera automatiquement si vous n'effectuez aucune action pendant la première minute. Pour une description des options disponibles sur cet écran, veuillez consulter la Section 5.2, « Le menu de démarrage ».

5.2. Le menu de démarrage

Une fois que votre système a terminé le lancement à partir du support de démarrage, le menu de démarrage s'affiche. Le menu de démarrage offre plusieurs options en outre du lancement de l'installateur. Si aucun touche n'est pressée dans les 60 secondes, l'option de démarrage par défaut (surlignée en blanc) sera exécutée. Pour choisir la valeur par défaut, attendez que l'horodateur expire ou appuyez sur Entrée.
L'écran de démarrage

Figure 5.1. L'écran de démarrage

Pour sélectionner une option différente de celle par défaut, utilisez les touches directionnelles de votre clavier et appuyez sur Entrée lorsque l'option correcte est surlignée.
Pour personnaliser les options de démarrage pour une entrée de menu particulière :
  • Sur les systèmes basés BIOS, la meilleure méthode est d'appuyer sur la touche Tab et d'ajouter des options de démarrage personnalisées sur la ligne de commande. Vous pouvez aussi accéder à l'invite boot: en appuyant sur la touche ÉCHAP mais aucune option de démarrage ne sera pré-installée dessus. Dans ce cas, vous devrez toujours spécifier l'option linux avant d'utiliser toute autre option de démarrage.
  • Sur les systèmes basés UEFI, appuyez sur la touche e et ajouter des options de démarrage personnalisées à la ligne de commande. Une fois prêt, appuyez sur Ctrl+X pour lancer l'option modifiée.
Veuillez consulter le Chapitre 20, Options de démarrage pour obtenir plus d'informations sur les options de démarrage supplémentaires.
Les options du menu de démarrage sont :
Installer Red Hat Enterprise Linux 7.0
Choisissez cette option pour installer Red Hat Enterprise Linux sur votre ordinateur à l'aide du programme d'installation graphique.
Tester ce support & installer Red Hat Enterprise Linux 7.0
Cette option est l'option par défaut. Avant de lancer le programme d'installation, un utilitaire est lancé pour vérifier l'intégrité du support d'installation.
Résolution de problèmes >
Cet élément est un menu séparé qui contient des options permettant de résoudre divers problèmes d'installation. Lorsqu'il est surligné, appuyez sur Entrée pour afficher son contenu.
Menu de résolution de problèmes

Figure 5.2. Menu de résolution de problèmes

Installer Red Hat Enterprise Linux 7.0 en mode graphique de base
Cette option vous permet d'installer Red Hat Enterprise Linux en mode graphique même si le programme d'installation est incapable de charger le bon pilote pour votre carte vidéo. Si votre écran semble déformé ou devient noir lorsque vous utilisez l'option Install Red Hat Enterprise Linux 7.0, veuillez redémarrer votre ordinateur et essayez cette option à la place.
Secourir un système Red Hat Enterprise Linux
Choisissez cette option pour résoudre les problèmes liés au système Red Hat Enterprise Linux qui vous empêchent d'effectuer un démarrage normal. L'environnement de secours contient des programmes utilitaires vous permettant de corriger un large éventail de ces problèmes.
Lancer un test de mémoire
Cette option exécute un test de mémoire sur votre système. Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez consulter la Section 20.2.1, « Charger le mode test de la mémoire (RAM) ».
Démarrage à partir du disque local
Cette option démarre le système à partir du premier disque installé. Si vous avez démarré ce disque par accident, veuillez utiliser cette option pour démarrer à partir du disque dur immédiatement, sans lancer le programme d'installation.

Chapitre 6. Installer Red Hat Enterprise Linux sur des systèmes AMD64 et Intel 64

Ce chapitre décrit le processus d'installation utilisant le programme d'installation Anaconda. Dans Red Hat Enterprise Linux 7, le programme d'installation vous permet de configurer les étapes d'installation individuelles dans l'ordre que vous souhaitez, contrairement à une installation étape par étape, fixe et traditionnelle. Pendant la configuration et avant que l'installation ne commence, vous pouvez saisir diverses sections de l'interface utilisateur à partir d'un menu central. Dans ces sections, vous pouvez installer la prise en charge des langues sur votre système, ainsi que configurer des périphériques réseau et de stockage, ou sélectionner des paquets pour l'installation. Vous pourrez retourner sur chaque section afin de réviser vos paramètres avant de continuer avec l'installation.

6.1. Options de mode d'installation

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux 7 en mode graphique ou en mode texte. Même si le mode graphique est recommandé et préférable pour l'installation et qu'il contient toutes les options pour effectuer la configuration, les deux modes suivent la structure d'un menu avec diverses sections pouvant être saisies et saisies à nouveau selon vos besoins, comme indiqué dans les captures d'écran ci-dessous.
L'écran Sommaire de l'installation

Figure 6.1. L'écran Sommaire de l'installation

L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Figure 6.2. L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Bien que les installations en mode texte ne soient pas explicitement documentées, les utilisateurs de ce type d'installation peuvent facilement suivre les instructions de l'installation graphique. Veuillez consulter la Section 6.1.2, « Installation en mode texte ». Veuillez noter que certaines options d'installation, comme le partitionnement personnalisé, ne sont pas disponibles en mode texte.

6.1.1. Installation en mode graphique

Si vous avez déjà utilisé une interface utilisateur graphique (GUI), ce processus vous semblera familier ; utilisez simplement la souris pour naviguer d'un écran à l'autre, cliquer sur les boutons ou remplir les champs de texte.
Vous pouvez également naviguer dans le processus d'installation à l'aide du clavier. Les touches Tab et Shift+Tab vous permettent de vous déplacer entre les éléments de contrôle actifs sur l'écran, les touches directionnelles vers le haut et vers le bas de faire défiler des listes et les touches directionnelles vers la gauche et vers la droite de faire défiler horizontalement les entrées d'un tableau ou de bars d'outils. La barre Espace et la touche Entrée vous permettent quant à elles de sélectionner ou supprimer un élément mis en surbrillance de la sélection, ou d'étendre ou réduire les listes déroulantes. Vous pouvez également utiliser la combinaison de touches Alt+X pour faire en sorte de cliquer sur des boutons ou sélectionner d'autres éléments à l'écran, où X est remplacé par toute lettre soulignée apparaissant sur cet écran après avoir appuyer sur Alt.

6.1.1.1. Captures d'écran pendant l'installation

Anaconda vous permet de réaliser des captures d'écran lors du processus d'installation. À tout moment, lors de l'installation, appuyez surShift+Print Screen et anaconda sauvegardera une capture d'écran sur /tmp/anaconda-screenshots.
Si vous procédez à une installation Kickstart, utilisez l'option autostep --autoscreenshot afin de générer automatiquement une capture d'écran de chaque étape de l'installation. Voir la Section 23.3, « Référence de syntaxe Kickstart » pour obtenir des détails sur la configuration d'un fichier Kickstart.

6.1.1.2. Consoles virtuelles

Le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux ne se limite pas à une interface utilisateur graphique. Plusieurs types de messages de diagnostic sont à votre disposition ; il vous est également possible de saisir des commandes à partir d'une invite du shell. Ces fonctionnalités supplémentaires sont fournies avec les consoles virtuelles, accessibles à l'aide de la combinaison de touches décrite ci-dessous.
Une console virtuelle est une invite du shell dans un environnement non graphique, à laquelle la machine physique a accès, et ce de façon non distante. Plusieurs consoles virtuelles peuvent être disponibles en même temps.
Ces consoles virtuelles sont utiles si vous rencontrez un problème durant l'installation de Red Hat Enterprise Linux. Les messages affichés sur les consoles d'installation ou de système peuvent vous aider à identifier le problème. Veuillez consulter le tableau ci-dessous afin d'obtenir une liste des consoles virtuelles et la liste des touches permettant de basculer entre celles-ci et de visualiser leur contenu.

Note

Il est généralement inutile de quitter l'environnement d'installation graphique par défaut, sauf si vous devez diagnostiquer un problème lié à l'installation.

Tableau 6.1. Description des consoles virtuelles

Console Raccourci clavier Contenus
1 Ctrl+Alt+F1 console principale du programme d'installation – contient des informations de débogage du programme d'installation
2 Ctrl+Alt+F2 invite du shell avec accès root
3 Ctrl+Alt+F3 journal de l'installation – affiche les messages stockés dans /tmp/anaconda.log
4 Ctrl+Alt+F4 journal de stockage – affiche les messages correspondant aux périphériques de stockage et provenant des services de système et de noyau, stockés dans /tmp/storage.log.
5 Ctrl+Alt+F5 journal de programme – affiche les messages provenant d'autres utilitaires de système, stockés dans /tmp/program.log
6 Ctrl+Alt+F6 la console par défaut avec GUI
Outre les consoles virtuelles, vous pouvez également utiliser le multiplexeur de terminal tmux en cours d'exécution dans la première console virtuelle pour afficher les informations du système ou pour accéder à une invite de commande. Pour plus d'informations sur la navigation entre les fenêtres tmux, veuillez consulter la Section 11.1.1.1, « Consoles virtuelles et fenêtres tmux ».

6.1.1.3. Installation à l'aide de VNC

Si vous souhaitez effectuer une installation graphique avec un système ne possédant pas de capacités d'affichage graphique ou n'étant pas disponible de manière interactive, vous pouvez utiliser VNC. Pour en savoir plus sur comment effectuer une installation graphique avec VNC, veuillez consulter le Chapitre 22, Installation avec VNC.

6.1.2. Installation en mode texte

À part le mode graphique, Anaconda inclut aussi le mode basé texte.
Si l'une des situations suivantes se produit, l'installation utilisera le mode texte :
  • Le système d'installation n'arrive pas à identifier le matériel d'affichage de votre ordinateur,
  • Vous avez choisi l'installation en mode texte en ajoutant l'option inst.text à la ligne de commande de démarrage.
  • Vous avez utilisé un fichier Kickstart pour automatiser l'installation et le fichier que vous avez fourni contient la commande text.
L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Figure 6.3. L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Important

Red Hat recommande d'installer Red Hat Enterprise Linux à l'aide de l'interface graphique. Si vous installez Red Hat Enterprise Linux sur un système ne possédant pas d'affichage graphique, prenez en considération la possibilité de réaliser l'installation sur une connexion VNC – voir le Chapitre 22, Installation avec VNC. Le programme d'installation en mode texte vous demandera de confirmer l'utilisation du mode texte si il détecte qu'une installation basée VNC est possible.
Si votre système possède un affichage graphique, mais que l'installation graphique échoue, essayez de démarrer avec l'option inst.xdriver=vesa – voir le Chapitre 20, Options de démarrage.
Vous pouvez également envisager une installation Kickstart. Pour plus d'informations, veuillez consulter le Chapitre 23, Installations Kickstart.
Le mode texte vous présente un processus d'installation plus simple, et certaines options disponibles en mode graphique ne le sont pas en mode texte. Ces différences sont répertoriées dans la description du processus d'installation de ce guide et incluent :
  • configurer des méthodes de stockage avancées telles que LVM, RAID, FCoE, zFCP, et iSCSI,
  • personnalisation de la structure de partition,
  • personnalisation de la structure du chargeur de démarrage
  • sélection des modules de paquet pendant l'installation
  • configuration du système installé avec l'utilitaire Initial Setup,
  • Paramètres des langues et du clavier

Note

Lorsque des tâches d'arrière-plan connexes sont exécutées, certains éléments du menu peuvent être temporairement indisponibles ou afficher l'étiquette Processing... (« Traitement en cours... »). Pour actualiser le statut des éléments du menu de texte, utilisez l'option r à l'invite en mode texte.
Si vous décidez d'installer Red Hat Enterprise Linux en mode texte, vous pourrez toujours configurer votre système pour utiliser une interface graphique après l'installation. Pour obtenir des instructions, voir le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.
Pour configurer des options qui ne sont pas disponibles en mode texte, prenez en considération l'utilisation d'une option de démarrage. Par exemple, l'option ip peut être utilisée pour configurer des paramètres réseau. Pour obtenir des instructions, voir la Section 20.1, « Configuration du système d'installation au menu de démarrage ».

6.2. Écran de bienvenue et sélection de la langue

Le premier écran du programme d'installation correspond à l''écran Welcome to Red Hat Enterprise Linux 7.0. Ici, vous sélectionnerez la langue qu'Anaconda utilisera pour le reste de l'installation. Cette sélection correspondra à la valeur par défaut pour le système installé, sauf si celle-ci est changée plus tard. Dans le panneau de gauche, sélectionnez la langue de votre choix, par exemple anglais. Vous pouvez ensuite sélectionner des paramètres régionaux spécifiques à votre région dans le panneau de droite, par exemple anglais (États-Unis).

Note

Par défaut, il y a normalement une langue sélectionnée en haut de la liste. Si l'accès au réseau est configuré à cet endroit (par exemple, si vous avez démarré à partir d'un serveur de réseau au lieu de supports locaux), la langue pré-sélectionnée sera déterminée sur la base de la détection automatique en utilisant le module GeoIP.
Vous pouvez également saisir votre langue de prédilection dans la zone de recherche tel qu'indiqué ci-dessous.
Une fois votre sélection effectuée, cliquez sur le bouton Terminé pour aller à l'écran Sommaire de l'installation.
Configuration de la langue

Figure 6.4. Configuration de la langue

6.3. L'écran Sommaire de l'installation

L'écran Sommaire de l'installation est l'emplacement central sur lequel configurer une installation.
L'écran Sommaire de l'installation

Figure 6.5. L'écran Sommaire de l'installation

Plutôt que de vous faire passer d'un écran à l'autre de manière consécutive, le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux vous permet de configurer votre installation dans l'ordre que vous voulez.
Utilisez votre souris pour sélectionner une option de menu pour configurer une section de l'installation. Lorsque vous aurez terminé de configurer une section, ou si vous souhaitez terminer cette section plus tard, cliquez sur le bouton Terminé situé en haut à gauche de l'écran.
Seules les sections contenant un symbole d'avertissement sont obligatoires. Une note en bas de l'écran vous prévient que ces sections doivent être remplies avant que l'installation puisse démarrer. Les autres sections sont facultatives. La configuration actuelle est résumée en dessous de chaque titre de section. Cela vous permet de déterminer si vous devez consulter la section pour continuer à la configurer.
Une fois toutes les sections nécessaires terminées, cliquez sur le bouton Démarrer l'installation. Voir également Section 6.12, « Commencer l'installation ».
Pour annuler l'installation, cliquez sur le bouton Quitter.

Note

Lorsque des tâches d'arrière-plan connexes sont exécutées, certains éléments du menu peuvent être temporairement indisponibles.
Si vous avez utilisé une option Kickstart ou une option de ligne de commande de démarrage pour spécifier un référentiel d'installation sur un réseau mais qu'aucun réseau n'est disponible au démarrage de l'installation, le programme d'installation affichera l'écran de configuration pour que vous définissiez une connexion réseau avant d'afficher l'écran Sommaire de l'installation.
Écran de configuration réseau quand aucun réseau n'est détecté

Figure 6.6. Écran de configuration réseau quand aucun réseau n'est détecté

Vous pouvez ignorer cette étape si vous installez à partir d'un DVD d'installation ou tout autre support accessible localement et que vous être certain que vous n'aurez pas besoin d'une connexion réseau pour terminer l'installation. Une connexion réseau est toutefois nécessaire pour les installations réseau (voir la Section 6.7, « Source de l'installation ») ou pour installer des périphériques de stockage avancés (voir la Section 6.11, « Périphériques de stockage »). Pour en savoir plus sur la configuration d'un réseau dans le programme d'installation, voir la Section 6.8, « Réseau et nom d'hôte ».

6.4. Date et heure

Pour configurer le fuseau horaire, la date et, si vous le souhaitez, les paramètres pour l'heure du réseau, sélectionnez Date et Heure sur l'écran Sommaire de l'installation.
Vous pouvez sélectionner votre fuseau horaire de trois manières :
  • À l'aide de la souris, cliquez sur la carte interactive pour sélectionner une ville spécifique (représentée par un point jaune). Une épingle rouge apparaît alors à l'endroit sélectionné.
  • Vous pouvez également faire défiler les menus déroulants Région et Ville en haut de l'écran pour sélectionner votre fuseau horaire.
  • Sélectionnez Etc en bas du menu déroulant Région, puis sélectionnez votre fuseau horaire dans le menu suivant exprimé en GMT/UTC. Exemple : GMT+1.
Si votre ville n'est pas disponible sur la carte ou dans le menu déroulant, sélectionnez la ville la plus proche appartenant au même fuseau horaire.

Note

La liste des villes et régions disponibles provient du domaine public Time Zone Database (tzdata), pris en charge par l'Internet Assigned Numbers Authority (IANA). Red Hat ne peut pas ajouter de villes ou régions dans cette base de données. Vous trouverez plus d'informations sur le site internet officiel, disponible à l'adresse http://www.iana.org/time-zones.
Spécifiez un fuseau horaire même si vous avez prévu d'utiliser NTP (de l'anglais, Network Time Protocol) pour conserver la précision de l'horloge système.
Écran de configuration du fuseau horaire

Figure 6.7. Écran de configuration du fuseau horaire

Si vous êtes connecté au réseau, le bouton Heure du réseau sera activé. Pour paramétrer la date et l'heure à l'aide de NTP, laissez le bouton Heure du réseau en position ON et cliquez sur l'icône de configuration pour sélectionner les serveurs NTP que Red Hat Enterprise Linux doit utiliser. Pour paramétrer manuellement la date et l'heure, placez le bouton en position OFF.
Veuillez noter que les serveurs NTP peuvent être indisponibles au moment de l'installation. Si tel est le cas, le fait de les activer ne paramétra pas l'heure automatiquement. Quand les serveurs deviennent disponibles, la date et l'heure seront mis à jour.
Une fois votre sélection effectuée, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

Note

Pour modifier la configuration de votre fuseau horaire une fois l'installation terminée, naviguez vers la section Date et heure de la fenêtre de dialogue Paramètres.

6.5. Prise en charge des langues

Pour installer un support pour les paramètres régionaux et variations de langues supplémentaires, sélectionnez Prise en charge des langues à partir de l'écran Sommaire d'installation.
Utilisez votre souris pour sélectionner la langue dans laquelle vous souhaitez installer le support. Dans le panneau de gauche, sélectionnez la langue de votre choix, comme par exemple Espagnol. Ensuite, vous pourrez sélectionner un paramètre régional spécifique à votre région dans le panneau de droite, comme par exemple Espagnol (Costa Rica). Vous pourrez sélectionner plusieurs langues et plusieurs paramètres régionaux. Les langues sélectionnées apparaîtront en caractère gras dans le panneau de gauche.
Configuration de la prise en charge des langues

Figure 6.8. Configuration de la prise en charge des langues

Une fois vos sélections effectuées, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

Note

Pour modifier la configuration de la prise en charge des langues une fois l'installation terminée, naviguez vers la section Région & Langue de la fenêtre de dialogue Paramètres.

6.6. Configuration du clavier

Pour ajouter plusieurs configurations de clavier à votre système, sélectionnez Clavier à partir de l'écran Sommaire de l'installation. A l'enregistrement, les configurations de clavier sont immédiatement disponibles dans le programme d'installation et vous pouvez en changer à l'aide de l'icône de clavier situé en haut à droite de l'écran.
Au départ, seule la langue préalablement sélectionnée sur l'écran de bienvenue est proposée comme configuration de clavier dans le volet gauche. Vous pouvez soit remplacer la configuration initiale ou en ajouter d'autres. Cependant, si votre langue ne contient pas de caractères ASCII, vous devrez ajouter une configuration de clavier qui le fait, afin de pouvoir, entre autres, définir un mot de passe pour une partition de disque chiffrée ou un utilisateur root.
Configuration du clavier

Figure 6.9. Configuration du clavier

Pour ajouter une configuration de clavier, cliquez sur le bouton +, choisissez-en une à partir de la liste et cliquez sur Ajouter. Pour supprimer une configuration, sélectionnez-la et cliquez sur le bouton -. Utilisez les flèches directionnelles pour classer les configurations par ordre de préférence. Pour une prévisualisation de la configuration de clavier, sélectionnez-la et cliquez sur le bouton du clavier.
Pour tester une configuration, utilisez la souris pour cliquer à l'intérieur du champ de saisie sur la droite et testez votre clavier pour confirmer que votre sélection fonctionne.
Vous pouvez tester d'autres configurations en cliquant sur le sélectionneur de langue en haut de l'écran. Il est cependant recommandé de définir un raccourci clavier pour changer de configuration. Cliquez sur le bouton Options à droite pour ouvrir la boîte de dialogue Options de changement de configuration et choisir un raccourci figurant dans la liste en cochant la case correspondante. Le raccourci s'affichera ensuite au-dessus du bouton Options. Ce raccourci fonctionne à la fois au cours du programme d'installation et sur le système installé, vous devez donc configurer un raccourci ici de manière à pouvoir l'utiliser après l'installation. Vous pouvez également sélectionner plus d'un raccourci pour changer de configuration.

Important

Si vous choisissez une configuration de clavier qui n'accepte pas les caractères latins, tel que le Russe, il est recommandé d'ajouter également l'anglais (États-Unis) et de configurer une combinaison de touches pour passer d'un clavier à l'autre. Si vous choisissez un clavier sans caractères latins, il se peut que vous ne réussissiez pas à saisir un mot de passe et un nom d'utilisateur root valides le moment venu dans le processus d'installation. Cela peut également vous empêcher de terminer l'installation.
Une fois votre sélection effectuée, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

Note

Pour modifier la configuration de votre clavier une fois l'installation terminée, naviguez vers la section Clavier de la fenêtre de dialogue Paramètres.

6.7. Source de l'installation

Pour spécifier un fichier ou un emplacement à partir duquel installer Red Hat Enterprise Linux, sélectionnez Source d'installation à partir de l'écran Sommaire de l'installation. Sur cet écran, vous pouvez choisir entre un emplacement réseau ou un support d'installation disponible localement, tel qu'un DVD ou fichier ISO.
Écran de la source d'installation

Figure 6.10. Écran de la source d'installation

Veuillez sélectionner une des options suivantes :
Support d'installation auto-détecté
Si vous avez démarré l'installation en utilisant la totalité du DVD d'installation ou du lecteur USB, le programme d'installation le détectera et affichera les informations de base sous cette option. Cliquez sur le bouton Vérifier pour vous assurer que le support convient à l'installation. Ce test d'intégrité est le même que celui effectué si vous sélectionnez Tester ce support et installer Red Hat Enterprise Linux 7.0 dans le menu de démarrage, ou si vous utilisez l'option de démarrage rd.live.check.
Fichier ISO
Cette option apparaît si l'installateur détecte un disque dur partitionné avec systèmes de fichier montables. Sélectionnez cette option, cliquez sur le bouton Choisir un ISO et naviguez vers l'emplacement du fichier ISO d'installation sur votre système. Cliquez ensuite sur Vérifier pour vous assurer que le fichier convienne à l'installation.
Sur le réseau
Pour spécifier un emplacement réseau, sélectionnez cette option et choisissez à partir des options suivantes dans le menu déroulant :
  • http://
  • https://
  • ftp://
  • nfs
En utilisant votre sélection pour le début de votre URL d'emplacement, tapez le reste dans le champ de l'adresse. Si vous choisissez NFS, une autre boîte apparaîtra pour vous permettre de spécifier des options de montage NFS.

Important

Lorsque vous sélectionnez une source d'installation basée NFS, vous devez spécifier l'adresse avec un deux-points (:) séparant le nom d'hôte du chemin. Exemple :
server.example.com:/path/to/directory
Pour configurer un proxy à partir d'une source HTTP ou HTTPS, cliquez sur le bouton Configuration Proxy. Cochez Activer le proxy HTTP et tapez l'URL dans le champ URL Proxy. Si votre proxy nécessite une authentification, cochez Utiliser authentification et saisissez un nom d'utilisateur et un mot de passe. Cliquez sur Ajouter.
Si votre URL HTTP ou HTTPS correspond à une liste miroir de référentiel, marquez les cases à cocher sous le champ de saisie.
Vous pouvez également spécifier des référentiels supplémentaires pour accéder à davantage d'environnements d'installation et de modules de logiciels. Pour plus d'informations, voir la Section 6.9, « Sélection des logiciels ».
Pour ajouter un référentiel, cliquez sur le bouton +. Pour supprimer un référentiel, cliquez sur le bouton -. Cliquez sur la flèche pour retourner à la liste précédente des référentiels, pour par exemple remplacer les entrées actuelles avec celles qui étaient présentes au moment où vous êtes arrivé sur l'écran Source d'installation. Pour activer ou désactiver un référentiel, cliquez sur la case à cocher de chaque entrée de la liste dans la colonne Activés.
Dans la partie droite du formulaire, vous pouvez nommer votre référentiel supplémentaire et le configurer de la même façon que le référentiel primaire sur le réseau.
Une fois votre source d'installation sélectionnée, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

6.8. Réseau et nom d'hôte

Pour configurer les fonctionnalités de mise en réseau essentielles de votre système, sélectionnez Réseau & Nom d'hôte à partir de l'écran Sommaire d'installation.

Important

Lorsqu'une installation Red Hat Enterprise Linux 7 se termine et que le système démarre pour la première fois, toutes les interfaces réseau que vous avez configurées lors de l'installation seront activées. Cependant, l'installation ne vous invite pas à configurer les interfaces réseau sur certains chemins d'installation communs (par exemple, lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux à partir d'un DVD sur un disque dur).
Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux 7 depuis une source d'installation locale sur un périphérique de stockage local, assurez-vous de configurer au moins une interface réseau manuellement si vous avez besoin d'accéder au réseau quand le système démarre pour la première fois. Vous devrez sélectionner la connexion automatique lors de la modification de la configuration.
Les interfaces accessibles localement sont automatiquement détectées par le programme d'installation et ne peuvent pas être manuellement ajoutées ou supprimées. Les interfaces détectées sont répertoriées dans le volet gauche. Cliquez sur une interface dans la liste pour afficher davantage de détails sur la droite. Pour activer ou désactiver une interface réseau, positionnez le bouton dans le coin supérieur droit de l'écran à ON ou OFF.
Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Figure 6.11. Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Sous la liste des connexions, saisissez un nom d'hôte pour cet ordinateur dans la case Nom d'hôte. Le nom d'hôte peut être soit qualifié FQDN (fully-qualified domain name), ou sous le format nom d'hôte.nom de domaine, soit en tant que nom d'hôte court sous le format nom d'hôte. De nombreux réseaux possèdent le service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol), fournissant automatiquement un nom de domaine aux systèmes connectés. Pour permettre au service DHCP d'assigner le nom de domaine à cette machine, spécifier le nom d'hôte court uniquement.

Important

Si vous souhaitez assigner manuellement le nom d'hôte, assurez-vous que vous n'utilisez pas un nom de domaine qui ne vous est pas délégué, car cela pourrait entraîner que des ressources de réseau soient rendues indisponibles. Pour plus d'informations, consultez les pratiques de dénomination recommandées dans le Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7.

Note

Vous pouvez utiliser la section Network de la boîte de dialogue Paramètres de configuration du système pour modifier la configuration de votre réseau après avoir terminé l'installation.
Une fois que vous aurez terminé la configuration réseau, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

6.8.1. Modifier les connexions réseau

Cette section détaille uniquement les paramètres les plus importants pour une connexion câblée typique utilisée lors de l'installation. Bon nombre des options disponibles n'ont pas à être modifiées dans la plupart des scénarios d'installation et ne sont pas reportées sur le système installé. La configuration des autres types de réseaux est assez similaire, bien que les paramètres de configuration spécifiques soient nécessairement différents. Pour en savoir plus sur la configuration de réseau après l'installation, consultez le Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7.
Pour configurer une connexion réseau manuellement, cliquez sur le bouton Configurer dans le coin inférieur droit de l'écran. Une boîte de dialogue apparaîtra pour vous permettre de configurer la connexion sélectionnée. Les options de configuration proposées varient selon que la connexion est par câble ou non, à haut débit mobile, VPN ou DSL. Une description complète de toutes les configurations possibles dans la section Network de la boîte de dialogue Paramètres de configuration du système dépasse la portée de ce guide.
Les options de configuration réseau les plus utiles à prendre en compte au cours de l'installation sont les suivantes :
  • Cochez la case Se connecter automatiquement à ce réseau lorsqu'il est disponible si vous souhaitez utiliser la connexion chaque fois que le système démarre. Vous pouvez utiliser plusieurs connexions qui se connecteront automatiquement. Ces paramètres seront transférés au système installé.
    Fonction d'auto connexion à un réseau

    Figure 6.12. Fonction d'auto connexion à un réseau

  • Par défaut, les paramètres IPv4 sont configurés automatiquement par le service DHCP sur le réseau. Dans le même temps, la configuration IPv6 est définie à la méthode Automatique. Cette combinaison est adaptée pour la plupart des scénarios d'installation et ne nécessite généralement pas de changement.
    Paramétrage du protocole IP

    Figure 6.13. Paramétrage du protocole IP

  • Sélectionnez la case à cocher Utiliser cette connexion uniquement pour les ressources sur son réseau pour limiter les connexions au réseau local uniquement. Ce paramètre sera transféré à l'installation et s'applique à toute la connexion. Il peut être sélectionné même si aucun routage supplémentaire n'a été configuré.
    Configuration du routage IPv4

    Figure 6.14. Configuration du routage IPv4

Une fois que vous aurez terminé de modifier les paramètres réseau, cliquer sur Enregistrer pour enregistrer la nouvelle configuration. Si vous avez reconfiguré un périphérique qui était déjà actif pendant l'installation, vous devrez le redémarrer pour utiliser la nouvelle configuration dans l'environnement d'installation. Utilisez le bouton ON/OFF sur l'écran Réseau & Nom d'hôte pour redémarrer le périphérique.

6.8.2. Interfaces réseau avancées

Des interfaces de réseau avancées sont également disponibles pour l'installation. Cela inclut les réseaux locaux virtuels (VLAN) et deux méthodes pour utiliser les liens agrégés. Description détaillée de ces interfaces au-delà de la portée du présent document ; veuillez consulter le Guide de mise en réseau pour plus d'informations.
Pour créer une interface de réseau avancée, cliquez sur le bouton + dans le coin inférieur gauche de l'écran Réseau & Nom d'hôte.
Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Figure 6.15. Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Une boîte de dialogue apparaîtra avec un menu déroulant contenant les options suivantes :
  • Bond – représente NIC (Network Interface Controller) Bonding, une méthode pour lier plusieurs interfaces réseau ensemble en un canal unique de rassemblement.
  • Team – représente NIC Teaming, une nouvelle implémentation pour agréger des liens, conçue pour fournir un petit pilote de noyau pour effectuer le traitement rapide des flux de paquets, et diverses applications pour faire tout le reste en espace utilisateur.
  • VLAN-représente une méthode pour créer plusieurs domaines de diffusion distincts mutuellement isolés.
Boîte de dialogue avancée de l'interface réseau

Figure 6.16. Boîte de dialogue avancée de l'interface réseau

Note

Notez que les interfaces accessibles localement, avec ou sans câble, sont automatiquement détectées par le programme d'installation et ne peuvent pas être ajoutées ou supprimées manuellement à l'aide de ces contrôles.
Une fois que vous aurez sélectionné une option et cliqué sur le bouton Ajouter, une autre boîte de dialogue apparaîtra pour vous permettre de configurer la nouvelle interface. Voir les chapitres respectifs du Guide de mise en réseau pour obtenir des instructions détaillées. Pour modifier la configuration sur une interface avancée existante, cliquez sur le bouton configurer dans le coin inférieur droit de l'écran. Vous pouvez également supprimer une interface ajoutée manuellement en cliquant sur le bouton -.

6.9. Sélection des logiciels

Pour spécifier quels paquets seront installés, sélectionnez Sélection de logiciel sur l'écran Sommaire d'installation. Les groupes de paquets sont organisés par Environnements de base. Ces environnements sont des ensembles prédéfinis de paquets ayant un but précis ; par exemple, l'environnement Hôte de virtualisation contient un ensemble de paquets de logiciels requis pour les machines virtuelles en cours d'exécution sur le système. Un seul environnement de logiciels peut être sélectionné au moment de l'installation.
Pour chaque environnement, il y a des paquets supplémentaires disponibles sous forme de modules. Les modules sont présentés dans la partie droite de l'écran et la liste est actualisée lorsqu'un nouvel environnement est sélectionné. Vous pouvez sélectionner plusieurs modules pour votre environnement d'installation.
Une ligne horizontale sépare la liste des modules en deux parties :
  • Les modules énumérés au-dessus de la ligne horizontale sont spécifiques à l'environnement que vous avez sélectionné. Si vous sélectionnez des modules complémentaires dans cette partie de la liste, puis sélectionnez un environnement différent, votre sélection sera perdue.
  • Les modules énumérés en dessous de la ligne horizontale sont disponibles pour tous les environnements. Le choix d'un environnement différent n'affectera pas les sélections effectuées dans cette partie de la liste.
Exemple d'une sélection de logiciel pour une installation de serveur

Figure 6.17. Exemple d'une sélection de logiciel pour une installation de serveur

La disponibilité des environnements de base et des modules dépend de la variante de l'image ISO d'installation Red Hat Enterprise Linux 7 que vous utilisez comme source d'installation. Par exemple, la variante de serveur fournit un milieu conçu pour les serveurs, tandis que la version de workstation a plusieurs choix pour le déploiement de poste de travail de développeur, etc.
Le programme d'installation n'affiche pas quels paquets sont contenus dans les environnements disponibles. Pour voir quels paquets sont contenus dans un module complémentaire ou un environnement spécifique, voir le fichier repodata/*-comps-variant.architecture.xml qui se trouve sur le DVD d'installation de Red Hat Enterprise Linux 7 que vous utilisez comme source d'installation. Ce fichier contient une structure décrivant les environnements disponibles (marqués par la balise <environment>) et les modules complémentaires (la balise <group>).
Les environnements prédéfinis et les modules complémentaires vous permettent de personnaliser votre système, mais dans une installation manuelle, il n'y a aucun moyen de sélectionner des paquets individuels à installer. Pour personnaliser complètement votre système installé, vous pouvez sélectionner l'environnement Installation minimale, qui installe uniquement une version de base Red Hat Enterprise Linux 7 avec seulement une quantité minimale de logiciels supplémentaires. Puis, après avoir terminé l'installation du système et après vous être connecté une première fois, vous pouvez utiliser le gestionnaire de paquets Yum pour installer les logiciels supplémentaires dont vous avez besoin.
Vous pouvez également automatiser l'installation avec un fichier Kickstart permettant ainsi un degré de contrôle beaucoup plus élevé des paquets installés. Vous pouvez spécifier des environnements, des groupes et des paquets individuels dans la section %packages du fichier Kickstart. Voir la Section 23.3.3, « Sélection de paquets » pour obtenir des instructions sur la sélection des paquets pour installer un fichier Kickstart, et le Chapitre 23, Installations Kickstart pour des informations générales sur l'automatisation de l'installation avec Kickstart.
Une fois que vous avez sélectionné un environnement et des modules, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

6.9.1. Services du réseau principal

Toutes les installations Red Hat Enterprise Linux comprennent les services de réseau suivants :
  • journalisation centralisée avec l'utilitaire syslog
  • email via le protocole SMTP (de l'anglais, Simple Mail Transfer Protocol)
  • partage de fichiers réseau via NFS (de l'anglais, Network File System)
  • accès distant via SSH (de l'anglais, Secure SHell)
  • publication des ressources via mDNS (de l'anglais, multicast DNS)
Certains processus automatisés sur votre système Red Hat Enterprise  utilisent le service de messagerie pour envoyer des messages et des rapports à l'administrateur système. Par défaut, les services de courrier électronique, de connexion et d'imprimante n'acceptent pas les connexions à partir d'autres systèmes.
Vous pouvez configurer votre système Red Hat Enterprise Linux afin qu'il offre les services de courriel, partage de fichiers, journalisation, impression, et d'accès au bureau à distance après l'installation. Le service SSH est activé par défaut. Vous pouvez utiliser NFS afin d'accéder à des fichiers sur d'autres systèmes sans avoir à activer le service de partage NFS.

6.10. Destination de l'installation

Sélectionnez Destination de l'installation dans l'écran Sommaire de l'installation afin de sélectionner les disques et partitionner l'espace de stockage sur lequel vous installerez Red Hat Enterprise Linux. Si vous ignorez comment partitionner des disques, veuillez consulter l'Annexe A, Introduction aux partitions de disque.

Avertissement

Red Hat recommande de toujours sauvegarder toutes les données que vous possédez sur vos systèmes. Par exemple, si vous créez ou mettez à niveau un système à double démarrage, vous devriez sauvegarder toutes les données que vous souhaitez conserver sur vos périphériques de stockage. Des circonstances imprévues pourraient provoquer la perte de toutes vos données.

Important

Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en mode texte, seuls les schémas de partitionnement par défaut décrits dans cette section pourront être utilisés. Vous ne pourrez pas ajouter ou supprimer de partitions ou systèmes de fichiers autres que ceux ajoutés ou supprimés automatiquement par le programme d'installation.

Important

Si vous avez une carte RAID, faites attention au fait que certains types de BIOS ne prennent pas en charge le démarrage à partir de la carte RAID. Dans de tels cas, la partition /boot/ doit être créée sur une partition hors de la matrice RAID, comme par exemple sur un disque dur séparé. L'utilisation d'un disque dur interne est nécessaire pour la création de partitions avec les cartes RAID problématiques. Une partition /boot/ est aussi nécessaire pour les installations RAID logiciel.
Si vous avez choisi de partitionner votre système automatiquement, vous devriez modifier votre partition /boot manuellement. Veuillez consulter la Section 6.10.4, « Partitionnement manuel » pour obtenir des détails supplémentaires.
Aperçu de l'espace de stockage

Figure 6.18. Aperçu de l'espace de stockage

Important

Pour configurer le chargeur de démarrage Red Hat Enterprise Linux sur chargement en chaîne depuis un autre chargeur de démarrage, vous devez spécifier le disque de démarrage manuellement en cliquant sur le lien Sommaire complet du disque et chargeur de démarrage à partir de l'écran Destination de l'installation. Pour obtenir des instructions sur la spécification d'un lecteur de démarrage, veuillez consulter la Section 6.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
Sur cet écran, vous pouvez voir les périphériques de stockage disponibles localement sur votre ordinateur. Vous pouvez également ajouter des périphériques réseau ou périphériques spécialisés supplémentaires en cliquant sur le bouton Ajouter un disque. Pour en savoir plus sur ces périphériques, veuillez consulter la Section 6.11, « Périphériques de stockage ».
Choisissez les disques sur lesquels installer Red Hat Enterprise Linux en cliquant sur leur icône dans le volet en haut de l'écran. Chaque disque est marqué par son étiquette, sa taille et son espace disponible. Les disques non sélectionnés sur l'écran ne seront pas affectés une fois que l'installation aura commencé.
Un formulaire d'options supplémentaires intitulé Autres options de stockage se trouve en dessous des volets pour périphériques de stockage :
  • Vous pouvez sélectionner la façon dont votre périphérique de stockage sera partitionné dans la section Partitionnement. Vous pouvez configurer les partitions manuellement ou laisser le programme d'installation le faire automatiquement.
    Le partitionnement automatique est recommandé si vous effectuez une nouvelle installation sur un espace de stockage vierge ou si vous ne souhaitez pas préserver les données présentes à cet emplacement. Pour cela, laissez la sélection par défaut du bouton radio Configurer automatiquement le partitionnement afin que le programme d'installation crée pour vous les partitions nécessaires sur l'espace de stockage.
    Pour un partitionnement automatique, vous pouvez également sélectionner la case Je souhaite créer davantage d'espace disponible (I would like to make additional space available) pour choisir comment distribuer de l'espace sur cette installation à partir d'autres systèmes de fichier. Si vous avez sélectionné le partitionnement automatique mais que l'espace de stockage n'est pas suffisant pour terminer l'installation, une boîte de dialogue apparaîtra après avoir cliqué sur Terminé :
    Boîte de dialogue des options d'installation avec option de récupération d'espace

    Figure 6.19. Boîte de dialogue des options d'installation avec option de récupération d'espace

    Cliquez sur Annuler et ajouter des disques supplémentaires pour ajouter de l'espace de stockage. Cliquez sur Récupérer de l'espace pour libérer de l'espace de stockage à partir de partitions existantes. Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 6.10.3, « Récupérer de l'espace disque ».
    Si vous sélectionnez le bouton radio Je configure le partitionnement pour une configuration manuelle puis cliquez sur le bouton Terminé, vous serez dirigé vers l'écran Partitionnement manuel. Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 6.10.4, « Partitionnement manuel ».
  • Dans la section Chiffrement, vous pouvez sélectionner la case Chiffrer mes données pour chiffrer toutes les partitions à l'exception de /boot. Pour en savoir plus sur le chiffrement, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.
Le bouton Sommaire de disque complet et chargeur de démarrage en bas de l'écran vous permet de configurer un disque sur lequel un chargeur de démarrage sera installé.
Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 6.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
Cliquez sur le bouton Terminé une fois vos sélections effectuées pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation ou pour vous rendre sur l'écran Partitionnement manuel.

Important

Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux sur un système possédant à la fois des périphériques de stockage à chemins d'accès multiples (multipath) et des périphériques de stockage non-multipath, la structure du partitionnement automatique dans le programme d'installation peut créer des groupes de volumes contenant une combinaison de périphériques multipath et de périphériques non-multipath, ce qui est contraire au principe du stockage à chemins d'accès multiples.
Sur l'écran Destination de l'installation, nous vous recommandons de sélectionner des périphériques à chemins d'accès multiples (multipath) uniquement ou des périphériques non-multipath uniquement. Alternativement, poursuivez avec le partitionnement manuel.

6.10.1. Installation du chargeur de démarrage

Red Hat Enterprise Linux 7 utilise GRUB2 (GRand Unified Bootloader version 2) comme chargeur de démarrage. Le chargeur de démarrage est le premier programme à s'exécuter au démarrage de l'ordinateur. Son rôle est de charger et transférer le contrôle à un système d'exploitation. GRUB2 peut démarrer tout système d'exploitation compatible et également utiliser le chargement en chaîne pour transférer le contrôle à d'autres chargeurs de démarrage pour les systèmes d'exploitation non pris en charge.

Avertissement

L'installation de GRUB2 pourrait effacer votre chargeur de démarrage actuel.
Si vous avez d'autres systèmes d'exploitation déjà installés, Red Hat Enterprise Linux essaye de les détecter automatiquement et configure GRUB2 pour les démarrer. Vous pouvez configurer manuellement tout système d'exploitation supplémentaire s'ils ne sont pas détectés correctement.
Pour indiquer le périphérique sur lequel le chargeur de démarrage doit être installé, cliquez sur le lien Résumé complet du disque et chargeur de démarrage en bas de l'écran Destination de l'installation. La boîte de dialogue Disques sélectionnés apparaîtra. Si vous partitionnez le pilote manuellement, vous trouverez cette boîte de dialogue en cliquant sur Périphérique(s) de stockage sélectionnés sur l'écran Partitionnement manuel.
Disques sélectionnés

Figure 6.20. Disques sélectionnés

Dans la colonne Démarrage, une icône de validation verte indique le périphérique de démarrage prévu. Pour modifier le périphérique de démarrage, sélectionnez un périphérique depuis la liste et cliquez sur le bouton Définir comme périphérique de démarrage pour y installer le chargeur de démarrage.
Pour refuser l'installation d'un nouveau chargeur de démarrage, sélectionnez le périphérique coché et cliquez sur le bouton Ne pas installer le chargeur de démarrage. Cela supprimera l'icône de validation et empêchera d'installer GRUB2 sur un périphérique.

Avertissement

Si, pour une raison quelconque, vous décidez de ne pas installer de chargeur de démarrage, vous ne pourrez pas démarrer le système directement et devrez utiliser une autre méthode de démarrage, comme une application commerciale de chargeur de démarrage. N'utilisez cette option que si vous êtes certain d'avoir une autre solution pour démarrer votre système.

6.10.1.1. A propos de MBR et GPT

Le programme d'installation installe GRUB2 sur le MBR (master boot record) ou sur la table de partition GUID (GPT) du périphérique pour le système de fichiers root. Pour déterminer la méthode à utiliser, le programme d'installation prend en considération les variations suivantes :
Systèmes BIOS et systèmes UEFI en mode de compatibilité BIOS
Si le disque est déjà formaté, le schéma de partitionnement est conservé.
Si le disque n'est pas formaté ou si l'utilisateur a effacé toutes les partitions du disque, Anaconda utilisera :
  • MBR, si la taille du disque est inférieure à 2 To.
  • GPT, si la taille du disque est supérieure à 2 To.

    Note

    Ajoutez l'option inst.gpt à la ligne de commande de démarrage pour annuler le comportement par défaut et utiliser GPT sur un disque d'une taille inférieure à 2 To. Veuillez noter que vous ne pouvez pas annuler manuellement Anaconda pour utiliser MBR sur un disque de taille supérieure à 2 To.
Vous devez créer une partition BIOS Boot (biosboot) pour effectuer une installation sur un système BIOS où le disque contenant le chargeur de démarrage utilise GPT. La taille de la partition biosboot doit être de 1 Mo. Vous n'aurez cependant pas besoin de la partition biosboot si le disque contenant le chargeur de démarrage utilise MBR.
Systèmes UEFI
Seul GPT est autorisé sur les systèmes UEFI. Pour pouvoir effectuer une installation sur un disque formaté avec MBR, vous devez d'abord le reformater.
Vous devez créer une Partition système EFI (efi), quel que soit le schéma de partitionnement. La taille de la partition efi doit être d'au moins 50 Mo ; sa taille recommandée est 200 Mo.

Note

La partition biosboot ou efi ne peut se trouver sur un volume LVM. Utilisez plutôt des partitions physiques normales.

6.10.2. Chiffrer les partitions

Si vous avez sélectionné l'option Chiffrer mes données et poursuivi sur l'écran suivant, le programme d'installation vous demandera une phrase de passe avec laquelle chiffrer les partitions sur le système.
Les partitions sont chiffrées à l'aide de Linux Unified Key Setup. Veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 pour obtenir davantage d'informations.
Saisir la phrase de passe pour une partition chiffrée

Figure 6.21. Saisir la phrase de passe pour une partition chiffrée

Choisissez une phrase de passe et saisissez-la dans chacun des deux champs de la boîte de dialogue. Veuillez noter qu'il est impératif d'utiliser la même disposition de clavier pour définir votre phrase de passe que celle que vous utiliserez pour déverrouiller des partitions. Utilisez l'icône de changement de langue pour vous assurer que la bonne disposition de clavier a été sélectionnée. Vous devez fournir cette phrase de passe à chaque démarrage du système. Appuyez sur la touche Tab à l'intérieur du champ de saisie Phrase de passe pour la saisir à nouveau. Si la phrase de passe est trop faible, une icône d'avertissement apparaîtra à l'intérieur du champ et vous empêchera de taper dans le second champ. Faites glisser le curseur de votre souris sur l'icône d'avertissement pour savoir comment améliorer votre phrase de passe.

Avertissement

Si vous oubliez cette phrase de passe, toutes les partitions chiffrées et toutes les données y figurant ne seront plus accessibles. Il n'existe aucun moyen de retrouver une phrase de passe oubliée.
Veuillez noter que si vous effectuez une installation Kickstart de Red Hat Enterprise Linux, vous pouvez enregistrer les phrases de passe de chiffrement et créer des copies de sauvegarde de phrases de passe de chiffrement pendant l'installation. Pour en savoir plus sur le chiffrement de disque, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.

6.10.3. Récupérer de l'espace disque

Si l'espace est insuffisant pour installer Red Hat Enterprise Linux sur les disques sélectionnés dans Destination de l'installation et que vous avez sélectionné Récupérer de l'espace dans la boîte de dialogue Options de l'installation, la boîte de dialogue Récupérer de l'espace disque apparaîtra.

Avertissement

A moins de choisir de réduire une partition, la récupération d'espace sur une partition implique la suppression de la totalité des données présentes. Veuillez toujours vérifier que toutes les données importantes ont été sauvegardées.
Récupérer de l'espace disque à partir des systèmes de fichiers existants

Figure 6.22. Récupérer de l'espace disque à partir des systèmes de fichiers existants

Les systèmes de fichier existants que Red Hat Enterprise Linux a détecté sont énumérés dans un tableau dans le cadre de leur disque respectif. La colonne Espace récupéré indique l'espace pouvant être réattribué à cette installation. La colonne Action indique les actions qui seront entreprises avec le système de fichiers pour récupérer de l'espace.
Vous trouverez quatre boutons en dessous du tableau :
  • Conserver – laisse le système de fichiers intact ; aucune donnée ne sera supprimée. Cette action est définie par défaut.
  • Supprimer – supprime le système de fichiers dans sa totalité. Tout l'espace qu'il occupe sur le disque sera rendu disponible pour l'installation.
  • Réduire – récupère de l'espace libre à partir du système de fichiers et le rend disponible pour cette installation. Utilisez le curseur pour définir une nouvelle taille pour la partition sélectionnée. Cette option peut uniquement être utilisée sur des partitions redimensionnables où LVM et RAID ne sont pas utilisées.
  • Tout supprimer/Tout préserver – ce bouton, situé sur la droite, marque tous les systèmes de fichiers pour la suppression par défaut. Cliquer dessus permet de modifier l'étiquette et de marquer tous les systèmes de fichiers à conserver à nouveau.
Sélectionnez un système de fichiers ou un disque entier à partir du tableau avec votre souris et cliquez sur l'un des boutons. L'étiquette dans la colonne Action se modifiera pour correspondre à votre sélection et la quantité d'espace total sélectionné à récupérer apparaissant sous le tableau s'ajustera en conséquence. La quantité d'espace que l'installation nécessite d'après les paquets que vous avez sélectionnés pour l'installation se trouve en dessous de cette valeur.
Une fois que suffisamment d'espace a été récupéré pour que l'installation continue, le bouton Récupérer de l'espace deviendra disponible. Cliquez sur ce bouton pour retourner à l'écran du Sommaire d'Installation et poursuivre l'installation.

6.10.4. Partitionnement manuel

L'écran de Partitionnement manuel s'affiche lorsque vous cliquez sur Terminé à partir de la « Destination d'installation » si vous avez sélectionné l'option Je vais configurer le partitionnement. Sur cet écran, vous pourrez configurer vos partitions de disque et points de montage. Ceci définit le système de fichiers sur lequel Red Hat Enterprise Linux 7 sera installé.

Avertissement

Red Hat recommande de toujours sauvegarder toutes les données que vous possédez sur vos systèmes. Par exemple, si vous créez ou mettez à niveau un système à double démarrage, vous devriez sauvegarder toutes les données que vous souhaitez conserver sur vos périphériques de stockage. Des circonstances imprévues pourraient provoquer la perte de toutes vos données.
L'écran de partitionnement manuel

Figure 6.23. L'écran de partitionnement manuel

L'écran Partitionnement manuel présente tout d'abord un volet unique sur la gauche pour les points de montage. Le volet est soit vide, à l'exception des informations sur la création de points de montage, ou il affiche des points de montage existants détectés par le programme d'installation. Ces points de montage sont organisés par installations de systèmes d'exploitation détectés. Ainsi, certains systèmes de fichiers peuvent s'afficher plusieurs fois si une partition est partagée entre plusieurs installations. L'espace total et l'espace disponible sur les périphériques de stockage sélectionnés s'affichent en dessous du volet.
Si votre système contient des systèmes de fichiers existants, assurez-vous d'avoir suffisamment d'espace disponible pour l'installation. Utilisez le bouton - pour supprimer les partitions inutiles.

Note

Pour obtenir des recommandations et autres informations supplémentaires sur les partitions de disques, veuillez consulter l'Annexe A, Introduction aux partitions de disque et la Section 6.10.4.5, « Schéma de partitionnement recommandé ». Au grand minimum, vous aurez besoin d'une partition root de taille adéquate, et d'une partition swap correspondant à la quantité de mémoire vive dont dispose le système.

6.10.4.1. Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions

Une installation de Red Hat Enterprise Linux 7 nécessite un minimum d'une partition, mais Red Hat en recommande au moins quatre : /, / home, / boot et échange. Vous pouvez aussi créer des partitions supplémentaires, selon vos besoins. Voir la Section 6.10.4.5, « Schéma de partitionnement recommandé » pour plus de détails.
L'ajout d'un système de fichiers s'effectue en deux étapes. Commencez par créer un point de montage dans un certain schéma de partitionnement. Le point de montage apparaît dans le volet gauche. Vous pouvez ensuite le personnaliser avec les options situées dans le volet droit, où vous pouvez choisir un nom, type de périphérique, type de système de fichiers, étiquette et le choix d'un chiffrage ou reformatage de la partition correspondante.
Si vous ne possédez pas de système de fichiers existant et souhaitez que le programme d'installation crée pour vous les partitions requises et leurs points de montage, sélectionnez votre schéma de partitionnement de prédilection à partir du menu déroulant dans le volet gauche (la valeur par défaut pour Red Hat Enterprise Linux est LVM), puis cliquez sur le lien en haut du volet pour créer des points de montage automatiquement. Cela créera une partition /boot, une partition / (root) et une partition swap proportionnelles à la taille du stockage disponible. Ces dernières sont les partitions recommandées pour une installation typique mais des partitions supplémentaires peuvent être ajoutées si nécessaire.
Vous pouvez également créer des points de montage individuels en utilisant le bouton + en bas du volet. La boîte de dialogue Ajouter un nouveau point de montage s'ouvrira. Vous pouvez choisir de sélectionner un chemin d'accès prédéfini à partir du menu déroulant Point de montage ou d'en définir un vous-même (sélectionnez par exemple / pour la partition root ou /boot pour la partition boot). Saisissez ensuite la taille de la partition en utilisant des unités de mesure courantes telles que les méga-octets, giga-octets ou téra-octets dans la boîte de dialogue Capacité désirée (saisissez par exemple 2Go pour créer une partition de 2 giga-octets). Si vous laissez le champ vide ou si vous spécifiez une taille supérieure à l'espace disponible, tout l'espace libre sera utilisé. Après avoir saisi ces informations, cliquez sur le bouton Ajouter un point de montage pour créer une partition.
Pour chaque nouveau point de montage que vous créez manuellement, vous pouvez paramétrer son schéma de partitionnement à partir du menu déroulant situé dans le volet gauche. Les options disponibles sont Partition standard, BTRFS, LVM et Allocation dynamique LVM. Veuillez noter que la partition /boot se situera toujours sur une partition standard, indépendamment de la valeur sélectionnée dans ce menu.
Pour modifier les périphériques sur lesquels un point de montage non LVM unique doit être situé, sélectionnez le point de montage et cliquez sur le bouton de configuration en bas du volet pour ouvrir la boîte de dialogue Configurer un point de montage. Sélectionnez un ou plusieurs périphériques et cliquez sur Sélectionner. Après la fermeture de la boîte de dialogue, veuillez noter qu'il vous faudra également confirmer ce paramètre en cliquant sur le bouton Mettre à jour les paramètres situé à droite de l'écran Partitionnement manuel.
Configurer les points de montage

Figure 6.24. Configurer les points de montage

Pour actualiser les informations sur tous les disques locaux et les partitions se trouvant dessus, veuillez cliquez sur le bouton « Scanner à nouveau » (avec une icône de flèche) dans la barre d'outils. Vous aurez besoin d'effectuer cette action uniquement après avoir effectué la configuration de partition avancée hors du programme d'installation. Veuillez noter que si vous cliquez sur le bouton Scanner à nouveau les disques, tous les changements de la configuration apportés au programme d'installation seront perdus.
Scanner les disques à nouveau

Figure 6.25. Scanner les disques à nouveau

Au bas de l'écran, un lien fait état du nombre de périphériques de stockage sélectionnés dans Destination de l'installation (veuillez consulter la Section 6.10, « Destination de l'installation »). Cliquer sur ce lien ouvre la boîte de dialogue Disques sélectionnés, dans laquelle vous pouvez examiner les informations sur les disques. Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez consulter la Section 6.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
Pour personnaliser une partition ou un volume, sélectionnez son point de montage à partir du volet gauche pour faire apparaître sur la droite les fonctionnalités personnalisables suivantes :
Personnaliser les partitions

Figure 6.26. Personnaliser les partitions

  • Nom – attribuez un nom à un volume LVM ou Btrfs. Veuillez noter que les noms des partitions standard sont générés automatiquement lors de leur création et qu'ils ne peuvent pas être modifiés, tel que /home, dont le nom attribué est sda1.
  • Point de montage – saisissez le point de montage de la partition. Par exemple, si une partition doit correspondre à la partition racine (ou root), saisissez / ; saisissez /boot pour la partition /boot, et ainsi de suite. Pour une partition swap, le point de montage ne doit pas être configuré (configurer le type du système de fichiers sur swap est suffisant).
  • Étiquette – attribuez une étiquette à la partition. Les étiquettes sont utilisées pour que vous puissiez facilement reconnaître et utiliser des partitions individuelles.
  • Capacité souhaitée – saisissez la taille souhaitée de la partition. Vous pouvez utiliser des unités de taille communes telles que les kilo-octets, méga-octets, giga-octets ou téra-octets. Les méga-octets seront l'option par défaut si vous ne spécifiez pas l'unité.
  • Type de périphérique – choisissez entre Partition standard, BTRFS, LVM et Allocation dynamique LVM. Si deux disques ou plus ont été sélectionnés pour le partitionnement, RAID sera également disponible. Cochez la case Chiffrer adjacente pour chiffrer la partition. Il vous sera demandé de définir un mot de passe plus tard.
  • Système de fichiers – à partir du menu déroulant, sélectionnez le type de système de fichiers approprié pour cette partition. Cochez la case Reformater adjacente pour formater une partition existante, ou laissez-la vide pour conserver vos données.
Pour plus d'informations sur le système de fichiers et les types de périphériques, veuillez consulter la Section 6.10.4.1.1, « Types de systèmes de fichiers ».
Cliquez sur le bouton Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications et sélectionner une autre partition à personnaliser. Veuillez noter que les modifications ne s'appliqueront que lors du démarrage de l'installation à partir de la page Sommaire de l'installation. Cliquez sur le bouton Tout réinitialiser pour annuler toutes les modifications apportées aux partitions et tout recommencer.
Lorsque tous les systèmes de fichier et points de montage ont été créés et personnalisés, cliquez sur le bouton Terminé. Si vous choisissez de chiffrer un système de fichiers, il vous sera demandé de créer une phrase de passe. Une boîte de dialogue apparaîtra ensuite affichant un sommaire de toutes les actions de stockage que le programme d'installation effectuera. Cela comprend la création, le redimensionnement et la suppression de partitions et systèmes de fichier. Vous pouvez revoir toutes les modifications et cliquer sur Annuler et retourner au partitionnement personnalisé pour retourner en arrière. Pour confirmer le sommaire, cliquez sur Accepter les modifications pour retourner à la page Sommaire de l'installation. Pour partitionner d'autres périphériques, sélectionnez-les dans Destination de l'installation, retournez à l'écran Partitionnement manuel et suivez le même processus décrit dans cette section.
6.10.4.1.1. Types de systèmes de fichiers
Red Hat Enterprise Linux vous permet de créer différents types de périphériques et systèmes de fichiers. Vous trouverez ci-dessous une brève description des divers types de périphériques et systèmes de fichiers disponibles et de la façon dont ils peuvent être utilisés.

Type de périphériques

  • partition standard – Une partition standard peut contenir un système de fichiers ou espace swap, ou fournir un conteneur pour RAID logiciel ou un volume physique LVM.
  • volume logique (LVM) – La création d'une partition LVM génère automatiquement un volume logique LVM. LVM peut améliorer les performances lors de l'utilisation de disques physiques. Pour obtenir davantage d'informations sur la création de volumes logiques, veuillez consulter la Section 6.10.4.3, « Créer un volume logique LVM ». Pour obtenir davantage d'informations concernant LVM, veuillez consulter l'ouvrage Administration du gestionnaire de volumes logiques LVM de Red Hat Enterprise Linux 7.
  • Allocation dynamique LVM – Grâce à l'utilisation de l'allocation dynamique, il est possible de gérer un pool de stockage d'espace libre, aussi appelé un pool dynamique et qui peut être alloué à un nombre arbitraire de périphériques lorsque requis par des applications. Lorsque nécessaire, le pool peut être étendu de manière dynamique pour une allocation efficace en termes de coûts.
  • BTRFS – Btrfs est un système de fichiers offrant plusieurs fonctionnalités similaires à un périphérique. Btrfs est capable de s'adresser et de gérer plus de fichiers, des fichiers plus grands et des volumes plus grands que les systèmes de fichiers ext2, ext3 et ext4. Pour créer un volume Btrfs et lire davantage d'informations, veuillez consulter la Section 6.10.4.4, « Créer un sous-volume Btrfs ».
  • RAID logiciel – La création de deux partitions RAID logiciel ou plus vous permet de créer un périphérique RAID. Une partition RAID est assignée à chaque disque sur le système. Pour créer un périphérique RAID, veuillez consulter la Section 6.10.4.2, « Créer un RAID logiciel ». Pour obtenir des informations concernant RAID, veuillez consulter le Guide d'administration du stockage Red Hat Enterprise Linux 7.

Systèmes de fichiers

  • xfs – XFS est un système de fichiers à haute évolutivité et de haute performance qui prend en charge des systèmes de fichiers faisant jusqu'à 16 exaoctets (environ 16 millions de téraoctets), des fichiers faisant jusqu'à 8 exaoctets (environ 8 millions de téraoctets) et des structures de répertoires contenant des dizaines de millions d'entrées. XFS prend en charge la journalisation des métadonnées, qui permet un temps de récupération plus rapide après une panne. Le système de fichiers XFS peut aussi être défragmenté et redimensionné tout en restant monté et actif. Ce système de fichiers est sélectionné par défaut et est fortement recommandé. Pour obtenir des informations sur la manière de traduire des commandes courantes provenant du système de fichiers ext4 précédemment utilisé, veuillez consulter l'Annexe E, Tableau des références pour les commandes ext4 et XFS.
    La taille maximum prise en charge d'une partition XFS est de 500 To.
  • ext4 – Le système de fichiers ext4 est basé sur le système ext3, mais il comporte un certain nombre d'améliorations. Celles-ci incluent la prise en charge de fichiers et systèmes de fichiers de plus grande taille, une allocation de l'espace disque plus rapide et plus efficace, un nombre infini de sous-répertoires dans un répertoire, une vérification des systèmes de fichiers plus rapide, ainsi qu'une journalisation plus robuste.
    La taille maximale prise en charge par un système de fichiers dans Red Hat Enterprise Linux 7 s'élève actuellement à 50 To.
  • ext3 – Le système de fichiers ext3 est basé sur le système de fichiers ext2, mais il offre un avantage principal : la journalisation. L'utilisation d'un système de fichiers offrant la journalisation permet de réduire le temps de récupération d'un système de fichiers après une panne car il n'est plus nécessaire de vérifier la consistance des métadonnées en exécutant l'utilitaire fsck chaque fois qu'une panne se produit.
  • ext2 – Un système de fichiers ext2 prend en charge des types de fichiers Unix standards, y compris les fichiers, répertoires ou liens symboliques normaux. Il fournit la possibilité d'assigner de longs noms de fichiers, allant jusqu'à 255 caractères.
  • vfat – Le système de fichiers VFAT est un système de fichiers Linux compatible avec les noms de fichiers Microsoft Windows de grande taille sur le système de fichiers FAT.
  • swap – Les partitions swap sont utilisées pour prendre en charge la mémoire virtuelle. En d'autres termes, les données sont écrites sur une partition swap lorsqu'il n'y a pas suffisamment de RAM pour stocker les données traitées par votre système.
  • BIOS Boot – Partition de très petite taille requise pour démarrer un périphérique avec une table de partition GUID (GPT) sur un système BIOS. Pour obtenir plus de détails, veuillez consulter la Section 6.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
  • Partition système EFI – Partition de petite taille requise pour démarrer un périphérique avec une table de partition GUID (GPT) sur un système UEFI. Pour obtenir plus de détails, veuillez consulter la Section 6.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
Chaque système de fichiers possède différentes limites pour lui-même, mais aussi pour les fichiers individuels qu'il contient. Pour obtenir une liste des tailles maximales de systèmes de fichiers et de fichiers pouvant être pris en charge, veuillez consulter la page « Limites et capacités technologiques de Red Hat Enterprise Linux », disponible sur le Portail Client à l'adresse suivante : https://access.redhat.com/site/articles/rhel-limits.

6.10.4.2. Créer un RAID logiciel

Les RAID (« regroupements redondants de disques indépendants ») sont construits à partir de multiples périphériques de stockage ordonnés de manière à fournir une performance améliorée et dans certaines configurations, une meilleure tolérance vis-à-vis des erreurs. Veuillez trouver ci-dessous une description des différents types RAID.
Un périphérique RAID est créé en une étape et des disques sont ajoutés ou supprimés selon les besoins. Une partition RAID par disque est permise pour chaque périphérique, ainsi le nombre de disques disponibles au programme d'installation détermine les niveaux RAID qui vous sont disponibles.
Créer une partition RAID logiciel – le menu étendu Type de périphérique

Figure 6.27. Créer une partition RAID logiciel – le menu étendu Type de périphérique

Les options de configuration RAID sont uniquement visibles si vous avez sélectionné deux périphériques de stockage ou plus pour l'installation. Deux périphériques sont requis au minimum pour créer un périphérique RAID.
Pour créer un périphérique RAID :
  1. Créez un point de montage tel que décrit dans la Section 6.10.4.1, « Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions ». En configurant ce point de montage, vous configurez le périphérique RAID.
  2. Tout en laissant la partition sélectionnée dans le volet de gauche, sélectionnez le bouton de configuration sous le volet pour ouvrir la boîte de dialogue Configurer le point de montage. Sélectionnez les disques à inclure dans le périphérique RAID et cliquez sur Sélectionner.
  3. Cliquez sur le menu déroulant Type de périphérique et sélectionnez RAID.
  4. Cliquez sur le menu déroulant Système de fichiers et sélectionnez votre type de système de fichiers préféré (veuillez consulter la Section 6.10.4.1.1, « Types de systèmes de fichiers »).
  5. Cliquez sur le menu déroulant Niveau RAID et sélectionnez votre niveau RAID préféré.
    Les niveaux RAID disponibles sont :
    RAID0 – Performances optimisées (entrelacement)
    Distribue les données sur de multiples périphériques de stockage. Les RAID niveau 0 offrent souvent une performance améliorée par rapport aux partitions standard, et peuvent être utilisés pour combiner le stockage de multiples périphériques en un grand périphérique virtuel. Veuillez noter que les RAID niveau 0 n'offrent pas de redondance et que l'échec d'un seul périphérique dans la matrice détruira la matrice toute entière. RAID 0 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID1 – Redondance (miroir)
    Duplique les données sur un périphérique de stockage sur un ou plusieurs autres périphériques de stockage. Des périphériques supplémentaires dans la matrice permettent d'améliorer les niveaux de redondance. RAID 1 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID4 – Détection d'erreurs (parité)
    Distribue les données sur de multiples périphériques de stockage, mais n'utilise qu'un périphérique dans la matrice pour stocker les données de parité qui protègent la matrice au cas où l'un des périphériques de la matrice n'échouerait. Comme toutes les données de parité se trouvent sur un seul périphérique, l'accès à celui-ci crée un goulot d'étranglement au niveau des performances de la matrice. RAID 4 requiert au moins trois partitions RAID.
    RAID5 – Détection d'erreurs distribuée
    Distribue les données et données de parité sur de multiples périphériques de stockage. Les RAID niveau 5 offrent comme avantages de performance de distribuer les données sur de multiples périphériques, mais ne partagent pas le goulot d'étranglement des performances des RAID de niveau 4 car les données de parité sont distribuées au travers de la matrice. RAID 5 requiert au moins trois partitions RAID.
    RAID6 – Redondant
    Les RAID de niveau 6 sont similaires aux RAID 5, mais au lieu de ne stocker qu'un seul ensemble de données de parité, ils en stockent deux. RAID 6 requiert au moins quatre partitions RAID.
    RAID10 – Redondance (miroir) et Performances optimisées (entrelacement)
    Les RAID de niveau 10 sont des RAID imbriqués ou RAID hybrides. Les RAID de niveau 10 sont construits en distribuant les données sur des ensembles de périphériques de stockage en miroir. Par exemple, un RAID de niveau 10 construit à partir de quatre partitions RAID consiste en deux paires de partitions pour lesquelles une partition est le miroir de l'autre. Les données sont ensuite distribuées sur les deux paires de périphériques de stockage, comme pour un RAID de niveau 0. Les RAID de niveau 10 requièrent au moins quatre partitions RAID.
  6. Cliquez sur Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications, puis continuez avec une autre partition ou cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Sommaire de l'installation.
Si le nombre de disques inclus est inférieur à celui que le niveau RAID indiqué requiert, un message s'affichera en bas de la fenêtre vous informant du nombre de disques requis pour la configuration sélectionnée.

6.10.4.3. Créer un volume logique LVM

LVM (Logical Volume Management) présente un affichage simple et logique de l'espace de stockage physique sous-jacent, tel que les disques durs ou les LUN. Les partitions sur le stockage physique sont représentées en tant que volumes physiques pouvant être regroupés en groupe de volumes. Chaque groupe de volumes peut être divisé en multiples volumes logiques, où chacun de ceux-ci est analogue à une partition de disque standard. Ainsi, les volumes logiques LVM fonctionnent comme des partitions pouvant s'étendre sur de multiples disques physiques.
Pour en savoir plus sur LVM, veuillez consulter l'Annexe C, Comprendre LVM ou lire le Guide d'administration LVM Red Hat Enterprise Linux 7. Veuillez noter que la configuration LVM est uniquement disponible dans le programme d'installation graphique.

Important

La configuration de LVM n'est pas disponible pendant une installation en mode texte. Si vous avez besoin de créer une configuration LVM dès le début, appuyez sur Ctrl+Alt+F2 pour utiliser une console virtuelle différente, puis exécutez la commande lvm. Pour retourner à l'installation en mode texte, appuyez sur Ctrl+Alt+F1.
Configurer un volume logique

Figure 6.28. Configurer un volume logique

Créer un volume logique et l'ajouter à un groupe de volumes existant ou à un nouveau groupe de volumes :
  1. Créez un point de montage pour le volume LVM comme décrit dans la Section 6.10.4.1, « Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions ».
  2. Cliquez sur le menu déroulant Type de périphérique et sélectionnez LVM. Le menu déroulant Groupe de volumes apparaît et affiche le nom du nouveau groupe de volumes.
  3. Vous pouvez également cliquer sur le menu et sélectionner Créer un nouveau groupe de volumes ou cliquer sur Modifier pour configurer le nouveau groupe de volumes. L'option Créer un nouveau groupe de volumes et le bouton Modifier mènent tous deux à la boîte de dialogue Configurer le groupe de volumes, dans laquelle vous pouvez renommer le groupe de volumes et sélectionner les disques à inclure.
    Personnaliser un groupe de volumes LVM

    Figure 6.29. Personnaliser un groupe de volumes LVM

    Les niveaux RAID sont les mêmes que les périphériques RAID. Veuillez consulter la Section 6.10.4.2, « Créer un RAID logiciel » pour obtenir des informations supplémentaires. Vous pouvez aussi marquer le groupe de volume pour le chiffrer et définir sa politique de taille. Les options de politique disponibles sont :
    • Automatic – La taille du groupe de volumes est définie automatiquement de manière à être juste assez grande pour contenir les volumes logiques configurés. Ceci est optimal si vous n'avez pas besoin de libérer de l'espace dans le groupe de volumes.
    • As large as possible – Le groupe de volumes est créé avec sa taille maximale, peu importe la taille des volumes logiques qu'il contient. Ceci est optimal si vous envisagez de conserver la plupart de vos données sur LVM et au cas où vous auriez besoin d'augmenter la taille de certains volumes logiques, ou si vous avez besoin de créer des volumes logiques supplémentaires à l'intérieur de ce groupe de volumes.
    • Fixed – Cette option permet de définir la taille exacte d'un groupe de volumes. Tout volume logique configuré doit pouvoir être contenu dans cette taille fixe. Ceci est utile si vous savez exactement la taille que le groupe de volumes doit faire.
    Cliquez sur Enregistrer une fois le groupe configuré.
  4. Cliquez sur Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications, puis continuez avec une autre partition ou cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Sommaire de l'installation.

Avertissement

Le placement de la partition /boot sur un volume LVM n'est pas pris en charge.

6.10.4.4. Créer un sous-volume Btrfs

Btrfs est un type de système de fichiers, mais possède plusieurs fonctionnalités caractéristiques d'un périphérique de stockage. Btrfs est conçu pour rendre le système de fichiers plus tolérant face aux erreurs et pour faciliter leur détection et réparation lorsqu'elles surviennent. Btrfs utilise checksum pour s'assurer de la validité des données et des métadonnées, Btrfs conserve aussi des copies du système de fichiers qui peuvent être utilisées comme sauvegardes ou pour effectuer des réparations.
Pendant le partitionnement manuel, veuillez créer des sous-volumes Btrfs plutôt que des volumes Btrfs. Le programme d'installation créera automatiquement un volume Btrfs pour contenir ces sous-volumes. Les tailles rapportées pour chaque point de montage Btrfs dans le volet de gauche de l'écran Partitionnement manuel sont identiques car elles reflètent la taille totale du volume plutôt que celle de chaque sous-volume individuel.
Configurer un sous-volume Btrfs

Figure 6.30. Configurer un sous-volume Btrfs

Pour créer un sous-volume Btrfs :
  1. Créez un point de montage tel que décrit dans la Section 6.10.4.1, « Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions ». En configurant ce point de montage, vous configurez le volume Btrfs.
  2. Cliquez sur le menu déroulant Type de périphérique et sélectionnez BTRFS. Le menu déroulant Système de fichiers sera automatiquement grisé pour Btrfs. Le menu déroulant Volume apparaît et affiche le nom du nouveau volume.
  3. Vous pouvez également cliquer sur le menu et sélectionner Créer un nouveau volume ou cliquer sur Modifier pour configurer le nouveau volume. L'option Créer un nouveau volume et le bouton Modifier mènent tous deux à la boîte de dialogue Configurer le volume, dans laquelle vous pouvez renommer le sous-volume et y ajouter un niveau RAID.
    Personnaliser un volume Btrfs

    Figure 6.31. Personnaliser un volume Btrfs

    Les niveaux RAID disponibles sont :
    RAID0 (Performance)
    Distribue les données sur de multiples périphériques de stockage. Les RAID niveau 0 offrent souvent une performance améliorée par rapport aux partitions standard, et peuvent être utilisés pour combiner le stockage de multiples périphériques en un grand périphérique virtuel. Veuillez noter que les RAID niveau 0 n'offrent pas de redondance et que l'échec d'un seul périphérique dans la matrice détruira la matrice toute entière. Raid 0 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID1 (Redondance)
    Duplique les données sur un périphérique de stockage sur un ou plusieurs autres périphériques de stockage. Des périphériques supplémentaires dans la matrice permettent d'améliorer les niveaux de redondance. RAID 1 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID10 (Performance, Redondance)
    Combine RAID0 et RAID1 et offre ainsi de plus hautes performances et une meilleure redondance simultanément. Les données sont diffusées en matrices RAID1 fournissant la redondance (mise en miroir), ces matrices sont ensuite entrelacées (RAID0), offrant de meilleures performances (entrelacement). Au moins quatre partitions RAID sont requises.
    Vous pouvez aussi marquer le volume pour le chiffrer et définir sa politique de taille. Les options de politique disponibles sont :
    • Automatic – La taille du volume est définie automatiquement de manière à être juste assez grande pour contenir les sous-volumes configurés. Ceci est optimal si vous n'avez pas besoin de libérer de l'espace dans le volume.
    • As large as possible – Le volume est créé avec sa taille maximale, peu importe les sous-volumes qu'il contient. Ceci est optimal si vous envisagez de conserver la plupart de vos données sur Btrfs et au cas où vous auriez besoin d'augmenter la taille de certains sous-volumes, ou si vous avez besoin de créer des sous-volumes supplémentaires à l'intérieur de ce volume.
    • Fixed – Cette option permet de définir la taille exacte d'un volume. Tout sous-volume configuré doit pouvoir être contenu dans cette taille fixe. Ceci est utile si vous savez exactement la taille que le volume doit faire.
    Cliquez sur Enregistrer une fois le volume configuré.
  4. Cliquez sur Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications, puis continuez avec une autre partition ou cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Sommaire de l'installation.
Si le nombre de disques inclus est inférieur à celui que le niveau RAID indiqué requiert, un message s'affichera en bas de la fenêtre vous informant du nombre de disques requis pour la configuration sélectionnée.

Avertissement

Le placement de la partition /boot sur un sous-volume Btrfs n'est pas pris en charge.

6.11. Périphériques de stockage

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux sur une grande variété de périphériques de stockage. Vous trouverez des périphériques de stockage de base accessibles localement sur la page Destination de l'installation, tel que décrit dans la Section 6.10, « Destination de l'installation ». Pour ajouter un périphérique de stockage spécialisé, cliquez sur le bouton Ajouter un disque dans la section Disques spécialisés et de réseau de l'écran.
Aperçu de l'espace de stockage

Figure 6.32. Aperçu de l'espace de stockage

Note

L'analyse des périphériques RAID LVM et de RAID logiciel par le démon mdeventd ne s'effectue pas lors de l'installation.

6.11.1. Écran de sélection des périphériques de stockage

L'écran de sélection des périphériques affiche tous les périphériques de stockage auxquels le programme d'installation anaconda a accès.
Les périphériques sont groupés sous les onglets suivants :
Périphériques multipath
Périphériques de stockage accessibles par plus d'un chemin d'accès, comme avec des contrôleurs SCSI multiples ou des ports de Fibre Channel sur le même système.
Le programme d'installation détecte uniquement les périphériques de stockage à multiples chemins d'accès (périphériques multipath) avec des numéros de série faisant 16 ou 32 caractères de long.
Autres périphériques SAN
Périphériques disponibles sur un réseau de stockage SAN.
Microprogramme RAID
Périphériques de stockage attachés au microprogramme du contrôleur RAID.
Aperçu à onglets des périphériques de stockage spécialisé

Figure 6.33. Aperçu à onglets des périphériques de stockage spécialisé

Pour configurer un périphérique iSCSI, cliquez sur le bouton Ajouter cible iSCSI. Pour configurer un périphérique FCoE (Fibre Channel over Ethernet), cliquez sur le bouton Ajouter FCoE SAN. Les deux boutons sont situés dans le coin inférieur droit de l'écran.
La page d'aperçu contient aussi l'onglet de Recherche vous permettant de filtrer les périphériques de stockage avec le WWID (Identifiant global, de l'anglais World Wide Identifier), le port, la cible, ou le LUN (numéro d'unité logique) à partir duquel ils sont accédés.
Onglet Recherche de périphériques de stockage

Figure 6.34. Onglet Recherche de périphériques de stockage

L'onglet Recherche contient le menu déroulant Chercher par pour sélectionner une recherche par port, par cible, par LUN ou par WWID. Effectuer des recherches par WWID ou par LUN requiert des valeurs supplémentaires dans les zones de texte correspondantes. Cliquez sur le bouton Trouver pour démarrer la recherche.
Chaque périphérique est présenté sur une ligne différente, avec une case à cocher sur la gauche. Cliquez sur la case à cocher pour rendre le périphérique disponible pendant le processus d'installation. Plus loin dans le processus d'installation, vous pourrez choisir d'installer Red Hat Enterprise Linux sur l'un des périphériques sélectionné ici, et de monter automatiquement n'importe quel des autres périphériques sur le système installé.
Veuillez noter que les périphériques que vous sélectionnez ici ne sont pas automatiquement effacés par le processus d'installation. En soi-même, la sélection d'un périphérique sur cet écran ne signifie pas que les données sur ce périphérique sont à risque. Veuillez également noter que tout périphérique que vous n'aurez pas sélectionné ici pour faire partie du système installé peut y être ajouté après l'installation en modifiant le fichier /etc/fstab.

Important

Tous les périphériques de stockage que vous n'aurez pas sélectionné sur cet écran seront totalement cachés d'Anaconda. Pour charger à la chaîne le chargeur de démarrage Red Hat Enterprise Linux depuis un autre chargeur de démarrage, sélectionnez tous les périphériques présentés sur cet écran.
Une fois que vous aurez sélectionné les périphériques de stockage à mettre à disponibilité pendant l'installation, cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Destination de l'installation.

6.11.1.1. Options de stockage avancées

Pour utiliser un périphérique de stockage avancé, vous pouvez configurer une cible iSCSI (SCSI sur TCP/IP) ou SAN (Réseau de stockage) FCoE (Fibre Channel sur Ethernet) en cliquant sur le bouton correspondant dans le coin inférieur droit de l'écran « Destination de l'installation ». Veuillez consulter l'Annexe B, Disques iSCSI pour une introduction à iSCSI.
Options de stockage avancées

Figure 6.35. Options de stockage avancées

6.11.1.1.1. Configurer les paramètres iSCSI
Lorsque vous aurez cliqué sur le bouton Ajouter une cible iSCSI..., la boîte de dialogue Ajouter une cible de stockage iSCSI apparaîtra.
Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

Figure 6.36. Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

Pour utiliser des périphériques de stockage iSCSI pour l'installation, Anaconda doit être en mesure de pouvoir les découvrir en tant que cibles iSCSI et de pouvoir créer une session iSCSI pour y accéder. Chacune de ces étapes peut nécessiter un nom d'utilisateur et un mot de passe pour l'authentification CHAP (de l'anglais « Challenge Handshake Authentication Protocol »). En outre, vous pouvez configurer une cible iSCSI pour authentifier l'initiateur iSCSI sur le système auquel la cible est attachée (CHAP inversé) pour la découverte et pour la session. Lorsqu'utilisés ensemble, le CHAP et le CHAP inversé sont appelés CHAP mutuel ou CHAP à deux voies. Le CHAP mutuel offre le plus haut niveau de sécurité pour les connexions iSCSI, particulièrement lorsque le nom d'utilisateur et le mot de passe sont différents pour l'authentification CHAP et l'authentification CHAP inversé.

Note

Répétez les étapes de la découverte et de la connexion iSCSI autant de fois que nécessaire pour ajouter tout le stockage iSCSI requis. Toutefois, vous ne pourrez pas modifier le nom de l'initiateur iSCSI après avoir tenté la première découverte. Pour modifier le nom de l'initiateur ISCSI, vous devrez redémarrer l'installation.

Procédure 6.1. Découverte iSCSI et lancement d'une session iSCSI

Utilisez la boîte de dialogue Ajouter la cible de stockage iSCSI pour fournir à Anaconda les informations nécessaires pour découvrir la cible iSCSI.
  1. Saisissez l'adresse IP de la cible iSCSI dans le champ Adresse IP cible.
  2. Fournissez un nom dans le champ Nom d'initiateur iSCSI pour l'initiateur iSCSI sous le format iSCSI qualified name (Nom qualifié iSCSI). Une entrée IQN valide comprend :
    • la chaîne iqn. (veuillez noter le point)
    • un code date spécifiant l'année et le mois de l'enregistrement du nom de domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, celui-ci est représenté avec quatre chiffres pour l'année, un tiret et deux chiffres pour le mois, le tout suivi d'un point. Par exemple, septembre 2010 sera représenté comme ceci : 2010-09.
    • le nom du domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, présenté dans l'ordre inverse avec le domaine du plus haut niveau en premier. Par exemple, le sous-domaine storage.example.com sera représenté sous la forme : com.example.storage
    • le caractère des deux-points, suivi par une chaîne identifiant de manière unique cet initiateur iSCSI dans votre domaine ou sous-domaine. Par exemple, :diskarrays-sn-a8675309.
    Un IQN complet peut donc ressembler à ceci : iqn.2010-09.storage.example.com:diskarrays-sn-a8675309. Anaconda pré-remplit le champ Nom de l'initiateur iSCSI avec un nom sous ce format pour vous aider avec la structure.
    Pour obtenir plus d'informations sur les IQN, reportez-vous à 3.2.6. iSCSI Names dans le document RFC 3720 – Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3720#section-3.2.6 et à 1. iSCSI Names and Addresses dans RFC 3721 – Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) Naming and Discovery disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3721#section-1.
  3. Utilisez le menu déroulant Type d'authentification découverte (Discovery Authentication Type) pour spécifier le type d'authentification à utiliser pour la découverte iSCSI. Les options disponibles sont les suivantes :
    • aucune information d'identification
    • Paire CHAP
    • Paire CHAP et paire inversée
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP.
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP et paire inversée comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP ainsi que le nom d'utilisateur et le mot de passe de l'initiateur iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP inversé et Mot de passe CHAP inversé.
  4. Vous pouvez également cocher la case intitulée Lier les cibles aux interfaces réseau.
  5. Cliquez sur le bouton Démarrer la découverte. Anaconda va tenter de découvrir une cible iSCSI en se basant sur les informations que vous avez fournies. Si la découverte est réussie, la boîte de dialogue affichera une liste de tous les nœuds iSCSI découverts sur la cible.
  6. Chaque nœud est présenté avec une case à cocher à ses côtés. Cliquez sur les cases des nœuds que vous souhaitez utiliser pour l'installation.
    Boîte de dialogue des Nœuds iSCSI découverts

    Figure 6.37. Boîte de dialogue des Nœuds iSCSI découverts

  7. Le menu Type d'authentification de la connexion au nœud offre les mêmes options que celles du menu Type d'authentification découverte décrites à l'étape 3. Cependant, si vous avez besoin d'informations d'authentification pour une authentification découverte, il est courant d'utiliser les mêmes informations d'authentification pour se connecter à un nœud découvert. Pour cela, utilisez l'option Utilisez les informations d'authentification de découverte supplémentaire à partir du menu. Une fois les informations d'authentification fournies, le bouton Se connecter devient disponible.
  8. Cliquez sur Se connecter pour initier une session iSCSI.
6.11.1.1.2. Configurer les paramètres FCoE
Lorsque vous aurez cliqué sur le bouton Ajouter SAN FCoE..., une boîte de dialogue s'affichera afin que vous configuriez les interfaces réseau pour qu'elles découvrent les périphériques de stockage FCoE.
Commencez par sélectionner une interface réseau qui est connectée à un commutateur FCoE dans le menu déroulant NIC, puis cliquez sur le bouton Ajouter le(s) disque(s) FCoE pour rechercher des périphériques SAN sur le réseau.
Configurer les paramètres FCoE

Figure 6.38. Configurer les paramètres FCoE

Des cases à cocher avec des options supplémentaires doivent être prises en considération :
Utiliser DCB
Le DCB (Data Center Bridging) est un ensemble d'améliorations apportées aux protocoles Ethernet, il a été conçu pour améliorer l'efficacité des connexions Ethernet des réseaux de stockage et des clusters. Activez ou désactivez la reconnaissance DCB du programme d'installation à l'aide de la case à cocher dans cette boîte de dialogue. Cette option doit uniquement être activée pour des interfaces réseau qui requièrent un client DCBX basé sur hôte. Les configurations sur des interfaces qui implémentent un client DCBX de matériel physique devraient laisser cette case vide.
Utiliser auto vlan
Auto VLAN indique si la découverte VLAN doit être effectuée ou non. Si cette case est cochée, alors le protocole de découverte VLAN FIP (« Protocole d'initiation FCoE ») sera exécuté sur l'interface Ethernet une fois que la configuration du lien aura été validée. Si elles ne sont pas déjà configurées, les interfaces réseau de tout VLAN FCoE découvert seront automatiquement créées et des instances FCoE seront créées sur les interfaces VLAN. Cette option est activée par défaut.
Les périphériques FCoE découverts seront affichés sous l'onglet Autres périphériques SAN dans l'écran « Destination d'installation ».

6.12. Commencer l'installation

Une fois toutes les sections de l'écran Résumé de l'installation remplies, l'avertissement en bas de l'écran du menu disparaît et le bouton Démarrer l'installation devient disponible.
Prêt pour l'installation

Figure 6.39. Prêt pour l'installation

Avertissement

Jusqu'à ce point précis du processus d'installation, aucun changement n'a été effectué sur votre ordinateur. Lorsque vous cliquez sur Démarrer l'installation, le programme d'installation alloue de l'espace sur votre disque dur et commence à transférer Red Hat Enterprise Linux sur cet espace. Selon l'option de partitionnement que vous aurez choisie, ce processus peut inclure la suppression de données pré-existantes sur votre ordinateur.
Pour passer en revue les choix que vous avez fait jusqu'à présent, retournez à la section en question de l'écran Résumé de l'installation. Pour annuler complètement l'installation, cliquez sur Quitter ou éteignez votre ordinateur. Pour éteindre la plupart des ordinateurs à ce moment précis, appuyez sur le bouton d'alimentation et gardez-le enfoncé pendant quelques secondes.
Si vous avez fini de personnaliser votre installation et que vous êtes certain de vouloir continuer, cliquez sur Démarrer l'installation.
Une fois que vous aurez cliqué sur Démarrer l'installation, laissez le processus d'installation se terminer. Si celui-ci est interrompu, par exemple, en éteignant ou en redémarrant l'ordinateur, ou à cause d'une panne de courant, vous ne pourrez probablement pas utiliser votre ordinateur jusqu'à ce que vous ne recommenciez et terminiez le processus d'installation Red Hat Enterprise Linux, ou jusqu'à ce que vous n'installiez un autre système d'exploitation.

6.13. Le menu de configuration et écran de progression

Une fois que vous cliquez sur Lancer l'installation sur l'écran Sommaire de l'installation, l'écran de progression apparaîtra. Red Hat Enterprise Linux indique la progression de l'installation sur l'écran tout en écrivant les paquets sélectionnés sur votre système.
Installation de paquets

Figure 6.40. Installation de paquets

Pour information, vous trouverez une journalisation complète de votre installation dans le fichier /var/log/anaconda/anaconda.packaging.log une fois que vous aurez redémarré votre système.
Au cours de l'installation des paquets, d'autres éléments de configuration sont nécessaires. Les éléments de menu Mot de passe Root et Création d'utilisateur se situent au dessus de la barre de progression de l'installation.
L'élément de menu Mot de passe Root est utilisé pour définir le mot de passe pour le compte root. Le compte root est utilisé pour effectuer des tâches critiques administratives et de gestion de système. Le mot de passe peut être configuré pendant ou après l'installation des paquets, mais vous ne pourrez pas terminer le processus d'installation avant sa configuration.
La création d'un compte utilisateur est facultative et peut être effectuée après l'installation, mais il est recommandé de l'effectuer sur cet écran. Un compte utilisateur est utilisé pour effectuer des tâches basiques et pour accéder au système. Il est toujours conseillé d'accéder au système avec un compte utilisateur plutôt qu'un compte root.

6.13.1. Configuration du mot de passe root

La configuration d'un compte et d'un mot de passe root est une étape importante de l'installation. Le compte root (aussi appelé super-utilisateur) est utilisé pour installer des paquets, mettre à niveau des paquets RPM et pour effectuer la plupart des tâches de maintenance. Le compte root vous offre un contrôle total sur votre système. Pour ces raisons, il est recommandé d'utiliser le compte root uniquement pour effectuer des tâches administratives ou de maintenance du système. Veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux afin d'obtenir davantage d'informations sur le compte root.
Écran du mot de passe root

Figure 6.41. Écran du mot de passe root

Cliquez sur l'élément du menu Mot de passe root et saisissez votre nouveau mot de passe dans le champ Mot de passe root. Red Hat Enterprise Linux affiche les caractères sous la forme d'astérisques pour des raisons de sécurité. Veuillez saisir à nouveau le même mot de passe dans le champ Confirmer afin de vous assurer qu'il a été paramétré correctement. Après avoir défini le mot de passe root, veuillez cliquer sur Terminé pour retourner à l'écran Paramètres de l'utilisateur.
Ci-dessous figurent les conditions préalables et recommandations pour la création d'un mot de passe root robuste :
  • doit faire au moins huit caractères
  • peut contenir des chiffres, lettres (majuscules et minuscules), ainsi que des symboles
  • respecte la casse et doit contenir un mélange de majuscules et minuscules
  • doit être facile à retenir, mais difficile à deviner
  • ne doit pas être un mot, une abréviation ou un numéro pouvant être associé à votre entreprise, à vous-même, ou pouvant être trouvé dans un dictionnaire (y compris dans une langue étrangère)
  • ne doit pas être écrit. Si vous devez l'écrire quelque part, conservez-le dans un endroit sûr.

Note

Pour changer votre mot de passe root après voir terminé l'installation, utilisez l'Outil de mot de passe root.

6.13.2. Créer un compte utilisateur

Pour créer un compte utilisateur normal (non root) au cours de l'installation, cliquez sur Paramètres d'utilisateur sur l'écran de progression. L'écran Créer un utilisateur apparaît, vous permettant de configurer le compte d'utilisateur normal et ses paramètres. Bien qu'il soit recommandé de le faire au cours de l'installation, cette étape est facultative et peut être effectuée une fois l'installation terminée.
Pour quitter l'écran de création d'utilisateur après y être entré et sans créer d'utilisateur, laissez tous les champs vides et cliquez sur Terminé.
Écran de configuration du compte utilisateur

Figure 6.42. Écran de configuration du compte utilisateur

Saisissez le nom complet et le nom d'utilisateur dans leurs champs respectifs. Veuillez noter que le nom d'utilisateur du système doit contenir moins de 32 caractères et aucun espace. Il est vivement recommandé de définir un mot de passe pour le nouveau compte.
Lorsque vous définissez un mot de passe robuste, même si cela n'est pas pour un utilisateur root, veuillez suivre les directives décrites dans la Section 6.13.1, « Configuration du mot de passe root ».
Cliquez sur le bouton Avancé pour ouvrir une nouvelle boîte de dialogue avec des paramètres supplémentaires.
Configuration avancée de l'utilisateur

Figure 6.43. Configuration avancée de l'utilisateur

Par défaut, chaque utilisateur possède un répertoire d'accueil correspondant à leur nom d'utilisateur. Dans la plupart des scénarios, il n'est pas nécessaire de modifier ce paramètre.
Vous pouvez aussi manuellement définir un numéro d'identification de système pour le nouvel utilisateur et pour son groupe par défaut en sélectionnant les cases à cocher. La plage des numéros d'identification d'utilisateurs normaux commence à partir du chiffre 1000. Au bas de la boîte de dialogue, vous pouvez saisir la liste des groupes supplémentaires, séparés par des virgules, à laquelle le nouvel utilisateur appartiendra. Les nouveaux groupes seront créés dans le système. Pour personnaliser des ID de groupes, veuillez indiquer les numéros entre parenthèses.
Une fois le compte utilisateur personnalisé, veuillez cliquer sur Enregistrer les modifications pour retourner à l'écran Paramètres d'utilisateur.

6.14. Installation terminée

Félicitations ! Votre installation de Red Hat Enterprise Linux est à présent terminée !
Cliquez sur le bouton Redémarrer pour redémarrer votre système et commencer à utiliser Red Hat Enterprise Linux. N'oubliez pas de supprimer tout support d'installation s'il n'est pas éjecté automatiquement lors du redémarrage.
Une fois que la séquence de démarrage normale de votre ordinateur s'est effectuée, Red Hat Enterprise Linux se chargera et démarrera. Par défaut, le processus de démarrage est caché derrière un écran graphique affichant une barre de progression. Puis un écran de connexion GUI s'affichera (ou une invite login: si le système X Window n'est pas installé).
Si votre système a été installé avec X Window System pendant le processus d'installation, des applications servant à installer votre système se lanceront lors du premier démarrage de votre système Red Hat Enterprise Linux. Ces applications vous guideront à travers la configuration initiale de Red Hat Enterprise Linux et vous permettront, entre autres, de paramétrer la date et l'heure de votre système et d'enregistrer votre ordinateur sur Red Hat Network.
Pour plus d'informations sur le processus de configuration, veuillez consulter le Chapitre 26, Initial Setup et Firstboot.

Chapitre 7. Installation de Résolution de problèmes sur des systèmes AMD64 et Intel 64

Ce chapitre présente quelques problèmes d'installation courants ainsi que leurs solutions.
Pour le débogage, Anaconda journalise les actions d'installation dans des fichiers dans le répertoire /tmp. Ces fichiers sont répertoriés dans le tableau suivant :

Tableau 7.1. Fichiers journaux créés durant l'installation

Fichier journal Contenus
/tmp/anaconda.log messages Anaconda généraux
/tmp/program.log tous les programmes externes exécutés durant l'installation
/tmp/storage.log informations du module de stockage extensif
/tmp/packaging.log Messages d'installation de yum et du paquet rpm
/tmp/syslog messages système liés au matériel
Si l'installation échoue, les messages de ces fichiers sont consolidés dans /tmp/anaconda-tb-identifier, où identifier est une chaîne quelconque.
Tous les fichiers répertoriés ci-dessus se situent dans le disque RAM du programme d'installation, ce qui signifie qu'ils ne sont pas enregistrés de manière permanente et seront perdus une fois le système éteint. Pour les enregistrer de manière permanente, copiez ces fichiers vers un autre système du réseau à l'aide de la commande scp sur le système exécutant l'installateur, ou copiez-les sur un périphérique de stockage monté (tel qu'un lecteur flash USB). Voir ci-dessous pour plus de détails sur le transfert de fichiers journaux. Veuillez noter que si vous utilisez un lecteur flash USB ou tout autre support amovible, vous devez vous assurer de sauvegarder toutes données y figurant avant de démarrer la procédure.

Procédure 7.1. Transférer des fichiers journaux sur un lecteur USB

  1. A partir du système sur lequel vous effectuez l'installation, appuyez sur les touches Ctrl+Alt+F2 pour accéder à une invite de shell. Vous serez identifiés en tant que root et aurez accès au système de fichiers temporaire du programme d'installation.
  2. Connectez un lecteur flash USB au système et exécutez la commande dmesg. Un journal répertoriant tous les événements récents s'affichera. En bas de ce journal, vous verrez un ensemble de messages causés par le lecteur flash USB que vous venez de connecter. Cet ensemble de lignes s'apparentera à l'exemple suivant :
    [ 170.171135] sd 5:0:0:0: [sdb] Attached SCSI removable disk
    Relevez le nom du périphérique connecté (sdb dans l'exemple ci-dessus).
  3. Allez dans le répertoire /mnt et créez un nouveau répertoire qui servira de cible de montage pour le lecteur USB. Le nom du répertoire n'est pas important (cet exemple utilise le nom usb).
    # mkdir usb
  4. Montez le lecteur flash USB sur le répertoire nouvellement créé. Veuillez noter que dans la plupart des cas, il convient de ne monter que des partitions du lecteur plutôt que le lecteur entier. Par conséquent, n'utilisez pas le nom sdb mais le nom de la partition sur laquelle vous souhaitez inscrire les fichiers journaux. Dans cet exemple, le nom utilisé est sdb1).
    # mount /dev/sdb1 /mnt/usb
    Vous pouvez désormais vérifier que vous avez monté le bon périphérique et partitions en y accédant et en répertoriant son contenu (cette liste doit correspondre au contenu du lecteur).
    # cd /mnt/usb
    # ls
  5. Copiez les fichiers journaux sur le périphérique monté.
    # cp /tmp/*log /mnt/usb
  6. Démontez le lecteur flash USB. Si vous obtenez un message d'erreur indiquant que la cible est occupée, modifiez votre répertoire de travail en dehors du montage (par exemple /).
    # umount /mnt/usb
Les fichiers journaux de l'installation s'enregistrent désormais sur le lecteur flash USB.

Procédure 7.2. Transférer des fichiers journaux sur le réseau

  1. A partir du système sur lequel vous effectuez l'installation, appuyez sur les touches Ctrl+Alt+F2 pour accéder à une invite de shell. Vous serez identifiés en tant que root et aurez accès au système de fichiers temporaire du programme d'installation.
  2. Passez au répertoire /tmp où les fichiers journaux sont situés :
    # cd /tmp
  3. Copiez les fichiers journaux sur un autre système du réseau à l'aide de la commande scp.
    # scp *log utilisateur@adresse:chemin d'accès
    Remplacez utilisateur par un nom d'utilisateur valide sur le système cible, adresse par l'adresse ou nom d'hôte du système cible, et chemin d'accès par le chemin d'accès vers le répertoire sur lequel vous souhaitez enregistrer les fichiers journaux. par exemple, si vous souhaitez vous connecter en tant que john sur un système dont l'adresse IP est 192.168.0.122 et placer les fichiers journaux sur le répertoire /home/john/logs/ sur ce système, la commande aura la forme suivante :
    # scp *log john@192.168.0.122:/home/john/logs/
    Lors de la première connexion au système cible, il est possible que vous aperceviez un message semblable au suivant :
    The authenticity of host '192.168.0.122 (192.168.0.122)' can't be established.
    ECDSA key fingerprint is a4:60:76:eb:b2:d0:aa:23:af:3d:59:5c:de:bb:c4:42.
    Are you sure you want to continue connecting (yes/no)?
    Tapez yes et appuyez sur la touche Entrée pour continuer. Saisissez ensuite un mot de passe valide à l'invite. Les fichiers commenceront leur transfert vers le répertoire indiqué sur le système cible.
Les fichiers journaux de l'installation sont désormais enregistrés de manière permanente sur le système cible et disponibles à la révision.

7.1. Problèmes au démarrage de l'installation

7.1.1. Problème lors du démarrage de l'installation en mode graphique

Des systèmes avec certaines cartes vidéo peuvent présenter des problèmes lors du programme d'installation graphique. Si le programme d'installation ne tourne pas selon ses paramètres par défaut, il essaiera de s'exécuter dans un mode à résolution inférieure. Si ce compromis échoue, le programme d'installation tentera alors une exécution en mode texte.
Il existe plusieurs solutions pour afficher les problèmes, la plupart d'entre elles impliquent de spécifier les options de démarrage personnalisées. Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 20.1, « Configuration du système d'installation au menu de démarrage ».
Utilisez le mode graphique de base
Vous pouvez tenter d'effectuer l'installation en utilisant le pilote graphique de base. Pour cela, sélectionnez Résolution de problèmes > Installer Red Hat Enterprise Linux 7.0 en mode graphique de base dans le menu de démarrage ou modifiez les options de démarrage du programme d'installation et ajoutez inst.xdriver=vesa à la fin de la ligne de commande.
Spécifiez la résolution de l'affichage manuellement
Si le programme d'installation ne parvient pas à détecter la résolution de votre écran, vous pouvez ignorer la détection automatique et la spécifier manuellement. Pour cela, ajoutez l'option inst.resolution=x au menu de démarrage, où x est la résolution de votre affichage (par exemple, 1024x768).
Utilisez un pilote vidéo différent
Vous pouvez également tenter de spécifier un pilote vidéo personnalisé, en ignorant la détection automatique du programme d'installation. Pour spécifier un pilote, utilisez l'option inst.xdriver=x, où x est le pilote de périphérique que vous souhaitez utiliser (par exemple, nouveau).

Note

Si la spécification d'un pilote vidéo personnalisé résout votre problème, vous devez le signaler en tant que bogue à l'adresse https://boguezilla.redhat.com sous le composant anaconda. Anaconda devrait pouvoir détecter votre matériel automatiquement et utiliser le pilote approprié sans votre intervention.
Effectuer l'installation à l'aide de VNC
Si l'option ci-dessus échoue, vous pouvez utiliser un système séparé pour accéder à l'installation graphique sur le réseau, grâce au protocole VNC, Virtual Network Computing. Pour davantage de détails concernant l'installation à l'aide de VNC, veuillez consulter le Chapitre 22, Installation avec VNC.

7.1.2. Console série non détectée

Dans certains cas, une tentative d'installation en mode texte avec une console série aura pour résultat une absence de réponse sur la console. Cela se produit sur les systèmes possédant une carte graphique, mais aucun moniteur enregistré. Si Anaconda détecte une carte graphique, il tentera de l'utiliser pour un affichage, même si aucun affichage n'est connecté.
Si vous souhaitez effectuer une installation en mode texte sur une console série, utilisez les options de démarrage inst.text et console=. Pour davantage de détails, veuillez consulter le Chapitre 20, Options de démarrage.

7.2. Problèmes durant l'installation

7.2.1. Aucun disque détecté

Au démarrage de l'installation, il se peut que vous receviez le message d'erreur suivant :
Aucun disque détecté. Veuillez éteindre votre ordinateur, connecter au moins un disque, puis redémarrer pour terminer l'installation.
Ce message signifie que Anaconda n'est pas parvenu à trouver un périphérique de stockage sur lequel effectuer l'installation. Si cela est le cas, assurez-vous tout d'abord que votre système possède au minimum un périphérique de stockage connecté.
Si votre système utilise un contrôleur RAID matériel, vérifiez que le contrôleur est bien configuré et qu'il fonctionne correctement. Pour accéder aux instructions, veuillez consulter la documentation relative à votre contrôleur.
Si vous effectuez une installation sur un ou plusieurs périphériques iSCSI et que le système ne possède aucun stockage local, assurez-vous que tous les LUN (de l'anglais Logical Unit Numbers, Numéros d'unité logique) requis sont présentés au HBA (de l'anglais Host Bus Adapter, Adaptateur de bus hôte) approprié. Pour davantage d'informations concernant iSCSI, veuillez consulter l'Annexe B, Disques iSCSI.
Si vous avez vérifié que votre périphérique de stockage est correctement configuré et connecté mais que le message apparaît toujours après avoir redémarré le système et relancé l'installation, cela signifie que l'installateur n'est pas parvenu à détecter le stockage. Dans la plupart des cas, ce message apparaît lorsque vous tentez d'effectuer une installation sur un périphérique SCSI n'ayant pas été reconnu par le programme d'installation.
Il vous faudra donc effectuer une mise à jour de pilote avant de lancer l'installation. Vérifiez sur le site internet du fabricant de votre matériel si une mise à jour de pilote susceptible de régler votre problème est disponible. Pour obtenir davantage d'informations sur les mises à jour de pilote, veuillez consulter le Chapitre 4, Mise à jour de pilotes pendant une installation sur des systèmes AMD64 et Intel 64.
Vous pouvez également consulter la liste des compatibilités matérielles Red Hat Hardware Compatibility List, disponible en ligne à l'adresse https://hardware.redhat.com.

7.2.2. Génération de rapports de messages traceback

Si le programme d'installation graphique rencontre une erreur, il vous fera apparaître une boîte de dialogue du rapport d'incidents. Vous pourrez ensuite choisir d'envoyer les informations concernant le problème à Red Hat. Pour envoyer un rapport d'incidents, il vous faudra saisir vos informations d'identification du Portail Client. Si vous ne possédez pas de compte pour le Portail Client, vous pouvez en créer un à l'adresse https://www.redhat.com/wapps/ugc/register.html. Les rapports d'incidents automatisés nécessitent également une connexion réseau qui fonctionne.
La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Figure 7.1. La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Quand la boîte de dialogue apparaît, sélectionnez Signaler le bogue pour signaler le problème, ou Quitter pour quitter l'installation.
Vous pouvez également choisir de cliquer sur Plus d'informations pour afficher un résultat détaillé qui puisse aider à déterminer la cause de cette erreur. Si le débogage vous est familier, cliquez sur Déboguer. Vous serez alors transféré vers le terminal virtuel tty1, où vous pourrez demander des informations plus précises afin de compléter votre rapport d'incident. Pour retourner sur l'interface graphique à partir de tty1, exécutez la commande continue.
La boîte de dialogue étendue du rapport d'incidents

Figure 7.2. La boîte de dialogue étendue du rapport d'incidents

Pour signaler un incident sur le portail client, veuillez suivre la procédure suivante.

Procédure 7.3. Signalement d'erreurs au service client Red Hat Customer Support

  1. Dans le menu qui apparaît, sélectionnez Signaler un incident au portail client Red Hat
  2. Pour signaler l'incident à Red Hat, il vous faudra tout d'abord fournir vos informations d'identification du portail client. Cliquez sur Configurer Red Hat Customer Support.
    Informations d'identification du portail client

    Figure 7.3. Informations d'identification du portail client

  3. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira, vous demandant de saisir votre nom d'utilisateur et mot de passe du portail client. Saisissez vos informations d'identification du portail client Red Hat.
    Configurer Red Hat Customer Support

    Figure 7.4. Configurer Red Hat Customer Support

    Si vos paramètres réseau nécessitent que vous utilisiez un proxy HTTP ou HTTPS, vous pouvez le configurer en développant le menu Avancé et en saisissant l'adresse du serveur proxy.
    Après avoir fourni toutes les informations d'identification, cliquez sur OK pour poursuivre.
  4. Une nouvelle fenêtre contenant un champ apparaît. Inscrivez-y toute information et commentaire utiles. Décrivez comment l'erreur peut être reproduite en expliquant chaque étape effectuée jusqu'à l'apparition de la boîte de dialogue du rapport d'incidents. Fournissez autant de détails précis que possible, dont les informations acquises lors du débogage. Veuillez noter que toutes les informations que vous fournirez ici pourront être visibles à tous sur le Portail Client.
    Si vous ignorez la cause de l'erreur, cochez la case J'ignore ce qui a causé ce problème en bas de la boîte de dialogue.
    Cliquez ensuite sur Suivant.
    Décrivez le problème

    Figure 7.5. Décrivez le problème

  5. Relisez ensuite les informations qui seront envoyées au Portail Client. Votre explication se trouve dans l'onglet commentaire. Les autres onglets comprennent des informations telles que le nom d'hôte de votre système et d'autres détails sur l'environnement de l'installation. Vous pouvez supprimer tous les éléments que vous ne souhaitez pas envoyer à Red Hat, veuillez noter cependant que fournir moins de détails pourrait affecter la résolution du problème.
    Appuyez sur Suivant après avoir relu les informations à envoyer.
    Relisez les informations à envoyer

    Figure 7.6. Relisez les informations à envoyer

  6. Vérifiez la liste des fichiers à envoyer et inclure dans le rapport d'incident en tant que pièce jointe individuelle. Ces fichiers fournissent les informations du système qui aideront à analyse de l'incident. Si vous ne souhaitez pas envoyer certains fichiers, décochez les cases correspondantes. Pour ajouter des fichiers qui pourraient aider à régler le problème, cliquez sur Joindre un fichier.
    Une fois que vous aurez vérifié les fichiers à envoyer, cochez la case intitulée J'ai relu les données et accepte de les envoyer (I have reviewed the data and agree with submitting it). Cliquez ensuite sur Suivant pour envoyer le rapport et les pièces jointes au Portail Client.
    Relisez les fichiers à envoyer

    Figure 7.7. Relisez les fichiers à envoyer

  7. Quand la boîte de dialogue indique que le processus est terminé, vous pouvez cliquer sur Voir journal pour voir les détails du processus de signalement ou sur Fermer pour retourner à la boîte de dialogue du rapport d'incidents. Cliquez ensuite sur Quitter pour quitter l'installation.

7.3. Problèmes après l'installation

7.3.1. Vous ne parvenez pas à démarrer avec votre carte RAID ?

Si vous avez effectué une installation mais ne parvenez pas à démarrer votre système correctement, il se peut que vous deviez réinstaller et partitionner le stockage de votre système différemment.
Certains types de BIOS ne prennent pas en charge le démarrage à partir de cartes RAID. Après avoir terminé l'installation et redémarré le système pour la première fois, il est possible que seul un écran basé texte montrant l'invite du chargeur de démarrage (par exemple, grub>) et un curseur clignotant ne s'affiche. Si cela est le cas, vous devez repartitionner votre système et déplacer votre partition /boot et le chargeur de démarrage en dehors de la matrice RAID. La partition /boot et le chargeur de démarrage doivent être sur le même pilote.
Une fois que ces modifications ont été effectuées, vous devriez pouvoir terminer votre installation et démarrer le système correctement. Pour plus d'informations sur le partitionnement, veuillez consulter la Section 6.10, « Destination de l'installation ».

7.3.2. Problème avec la séquence de démarrage graphique

Après avoir terminé l'installation et redémarré votre système pour la première fois, il est possible que le système ne réponde plus pendant la séquence de démarrage graphique, nécessitant une réinitialisation. Dans ce cas de figure, le chargeur de démarrage s'affiche avec succès, mais une sélection d'une entrée et une tentative de démarrage de système entraîne l'arrêt du système. En général, cela indique un problème avec la séquence de démarrage graphique. Pour cela, modifiez temporairement les paramètres au démarrage avant de les changer de manière permanente.

Procédure 7.4. Désactivation temporaire du démarrage graphique

  1. Démarrez votre ordinateur et patientez jusqu'à l'apparition du chargeur de démarrage. Si vous avez défini le délai de votre chargeur de démarrage à 0, maintenez la touche ECHAP enfoncée.
  2. A l'apparition du menu du chargeur de démarrage, utilisez vos touches directionnelles pour surligner l'entrée que vous souhaitez démarrer et appuyez sur la touche e pour modifier les options de cette entrée.
  3. Dans la liste d'options, trouvez la ligne du noyau, c'est-à-dire la ligne commençant avec le mot-clé linux (ou, dans certains cas, linux16 ou linuxefi). Sur cette ligne, trouvez l'option rhgb et supprimez-la. L'option pouvant être difficile à trouver, utilisez les touches directionnelles pour faire défiler vers le haut ou le bas.
  4. Appuyez sur F10 ou Ctrl+X pour démarrer votre système avec les options modifiées.
Si le démarrage du système s'effectue avec succès, vous pouvez vous connecter normalement. Il vous faudra désactiver le démarrage graphique de manière permanente, sans quoi vous devrez effectuer la procédure précédente à chaque démarrage du système. Pour modifier les options de démarrage de manière permanente, veuillez suivre les indications ci-dessous.

Procédure 7.5. Désactivation définitive du démarrage graphique

  1. Connectez-vous au compte root à l'aide de la commande su - :
    $ su -
  2. Ouvrez le fichier de configuration /etc/default/grub à l'aide d'un éditeur de texte brut tel que vim.
  3. Dans le fichier grub, trouvez la ligne commençant par GRUB_CMDLINE_LINUX.
    GRUB_CMDLINE_LINUX="rd.lvm.lv=rhel/root rd.md=0 rd.dm=0 vconsole.keymap=us $([ -x /usr/sbin/rhcrashkernel-param ] && /usr/sbin/rhcrashkernel-param || :) rd.luks=0 vconsole.font=latarcyrheb-sun16 rd.lvm.lv=vg_rhel/swap rhgb quiet"
    
    Sur cette ligne, supprimez l'option rhgb.
  4. Enregistrez le fichier de configuration modifié.
  5. Actualisez la configuration du chargeur de démarrage en exécutant la commande suivante :
    # grub2-mkconfig --output=/boot/grub2/grub.cfg
A la fin de cette procédure, vous pouvez redémarrer votre ordinateur. Red Hat Enterprise Linux n'utilisera plus la séquence de démarrage graphique. Si vous souhaitez activer le démarrage graphique, suivez la même procédure, ajoutez l'option rhgb à la ligne GRUB_CMDLINE_LINUX dans le fichier /etc/default/grub et réactualisez la configuration du chargeur de démarrage à l'aide de la commande grub2-mkconfig command.
Pour plus d'informations sur le fonctionnement du chargeur de démarrage GRUB2, veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.

7.3.3. Démarrage dans un environnement graphique

Si vous avez installé X Window System, mais ne voyez pas d'environnement de bureau graphique lors de la connexion à votre système, vous pouvez le lancer manuellement à l'aide de la commande startx. Notez toutefois que cette approche n'est qu'une solution temporaire et que le journal en cours n'est pas modifié pour les prochaines connexions.
Pour configurer votre système afin que vous puissiez vous connecter sur un écran de connexion graphique, vous devez remplacer la cible par défaut systemd par graphical.target. Lorsque vous avez terminé, redémarrez votre ordinateur. Vous obtiendrez une invite de connexion graphique au redémarrage du système.

Procédure 7.6. Définir l'identification graphique par défaut

  1. Ouvrez une invite de shell. Si vous êtes dans votre compte d'utilisateur, devenez root en saisissant la commande su -.
  2. Remplacez la cible par défaut par graphical.target. Pour cela, exécutez la commande suivante :
    # systemctl set-default graphical.target
L'identification graphique est désormais activée par défaut (une invite d'identification graphique s'affichera au prochain redémarrage). Si vous souhaitez annuler cette modification et continuer à utiliser l'invite d'identification basée texte, exécutez la commande suivante en tant que root :
# systemctl set-default multi-user.target
Pour plus d'informations sur les cibles dans systemd, veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.

7.3.4. Aucune interface utilisateur graphique présente

Si vous avez des problèmes à démarrer X (le système X Window), il est possible qu'il n'ait pas été installé. Certains des environnements de base pré-définis que vous pouvez sélectionner au cours de l'installation, comme Minimal install ou Web Server, ne comprennent pas une interface graphique (celle-ci doit être installée manuellement).
Si vous voulez X, vous pouvez installer les paquets nécessaires plus tard. Pour savoir comment installer un environnement de bureau graphique, veuillez consulter l'article de base de connaissances à l'adresse https://access.redhat.com/site/solutions/5238.

7.3.5. Arrêt brutal du serveur X après connexion de l'utilisateur

Si le serveur X s'arrête brutalement quand un utilisateur se connecte, il se peut qu'un ou plusieurs de vos systèmes de fichiers n'ait plus (ou presque plus) d'espace disponible. Pour vérifier que cela est la raison à votre problème, exécutez la commande suivante :
$ df -h
Le résultat vous aidera à diagnostiquer la partition pleine (dans la plupart des cas, le problème viendra de la partition /home). Voici à quoi pourrait ressembler le résultat de la commande df :
Filesystem                                  Size  Used Avail Use% Mounted on
/dev/mapper/vg_rhel-root                     20G  6.0G   13G  32% /
devtmpfs                                    1.8G     0  1.8G   0% /dev
tmpfs                                       1.8G  2.7M  1.8G   1% /dev/shm
tmpfs                                       1.8G 1012K  1.8G   1% /run
tmpfs                                       1.8G     0  1.8G   0% /sys/fs/cgroup
tmpfs                                       1.8G  2.6M  1.8G   1% /tmp
/dev/sda1                                   976M  150M  760M  17% /boot
/dev/dm-4                                    90G   90G     0 100% /home
Dans l'exemple ci-dessus, vous pouvez remarquer que la partition /home est pleine, ce qui explique l'arrêt brutal. Vous pouvez libérer de l'espace sur cette partition en supprimant les fichiers inutiles. Une fois cet espace libéré, lancez X à l'aide de la commande startx.
Pour obtenir davantage d'informations sur df ainsi qu'une explication des options disponibles (telle que l'option -h utilisée dans cet exemple), veuillez consulter la page man df(1).

7.3.6. Votre RAM n'est pas reconnue ?

Dans certains cas, le noyau ne reconnait pas toute votre mémoire (RAM), entraînant le système à utiliser moins de mémoire que celle installée. Vous pouvez vérifier l'espace RAM utilisé à l'aide de la commande free -m. Si l'espace de la mémoire total affiché ne répond pas à vos attentes, il est possible qu'au moins l'un de vos modules de mémoire soit défectueux. Sur les systèmes basés BIOS, vous pouvez utiliser l'utilitaire Memtest86+ pour tester la mémoire de votre système. Pour plus de détails, veuillez consulter la Section 20.2.1, « Charger le mode test de la mémoire (RAM) ».

Note

Certaines configurations matérielles possèdent une partie du RAM de leur système réservé et indisponible au système général. Plus particulièrement, les ordinateurs portables avec carte graphique intégrée réserveront de la mémoire pour le GPU. Par exemple, un ordinateur portable avec 4 Go de RAM et carte graphique Intel intégrée ne montrera qu'environ 3,7 Go d'espace disponible.
De plus, le mécanisme de vidage sur incident du noyau kdump, qui est activé par défaut sur la plupart des systèmes Red Hat Enterprise Linux, réserve de la mémoire pour le deuxième noyau utilisé en cas d'incident du premier noyau. Cette mémoire réservée ne s'affichera pas non plus comme étant disponible lors de l'utilisation de la commande free. Pour plus de détails concernant kdump et ses prérequis en matière de mémoire, veuillez consulter le Guide de vidage sur incident du noyau Red Hat Enterprise Linux 7.
Si vous avez vérifié que votre mémoire n'a aucun problème, vous pouvez tenter de définir l'espace mémoire manuellement à l'aide de l'option du noyau mem=.

Procédure 7.7. Configuration manuelle de la mémoire

  1. Démarrez votre ordinateur et patientez jusqu'à l'apparition du chargeur de démarrage. Si vous avez défini le délai de votre chargeur de démarrage à 0, maintenez la touche ECHAP enfoncée.
  2. A l'apparition du menu du chargeur de démarrage, utilisez vos touches directionnelles pour surligner l'entrée que vous souhaitez démarrer et appuyez sur la touche e pour modifier les options de cette entrée.
  3. Dans la liste des options, trouvez la ligne du noyau, c'est-à-dire la ligne commençant par le mot-clé linux (ou, dans certains cas, linux16). Ajouter l'option suivante à la fin de la ligne.
    mem=xxM
    
    Remplacez xx par la quantité de mémoire vive (RAM) en méga-octets dont dispose votre système.
  4. Appuyez sur F10 ou Ctrl+X pour démarrer votre système avec les options modifiées.
  5. Attendez que le système démarre et se connecte. Ouvrez ensuite une ligne de commande et exécutez la commande free -m à nouveau. Si l'espace RAM total affiché par la commande correspond à vos attentes, ajoutez ce qui suit à la ligne commençant par GRUB_CMDLINE_LINUX dans le fichier /etc/default/grub pour rendre la modification permanente :
    mem=xxM
    
    Remplacez xx par la quantité de mémoire vive (RAM) en méga-octets dont dispose votre système.
  6. Après avoir mis à jour et enregistré le fichier, réactualisez la configuration du chargeur de démarrage pour que les modifications prennent effet. Exécutez la commande suivante avec les privilèges root :
    # grub2-mkconfig --output=/boot/grub2/grub.cfg
Dans /etc/default/grub, l'exemple ci-dessus s'apparenterait à cela :
GRUB_TIMEOUT=5
GRUB_DISTRIBUTOR="$(sed 's, release.*$,,g' /etc/system-release)"
GRUB_DEFAULT=saved
GRUB_DISABLE_SUBMENU=true
GRUB_TERMINAL_OUTPUT="console"
GRUB_CMDLINE_LINUX="rd.lvm.lv=rhel/root vconsole.font=latarcyrheb-sun16 rd.lvm.lv=rhel/swap $([ -x /usr/sbin/rhcrashkernel.param ] && /usr/sbin/rhcrashkernel-param || :) vconsole.keymap=us rhgb quiet mem=1024M"
GRUB_DISABLE_RECOVERY="true"
Pour plus d'informations sur le fonctionnement du chargeur de démarrage GRUB2, veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.

7.3.7. Votre système affiche-t-il des erreurs Signal 11 ?

Une erreur Signal 11, plus communément appelée faute de segmentation, signifie qu'un programme a accédé à un emplacement de la mémoire qui ne lui était pas assigné. Une erreur signal 11 peut être due à un bogue dans l'un des programmes logiciels qui sont installés ou à du matériel défectueux.
Si vous recevez un message d'erreur fatale Signal 11 au cours de l'installation, commencez par vérifier que vous utilisez les images d'installations les plus récentes, et laissez Anaconda vérifier qu'elles ne sont pas endommagées. Les supports d'installation en mauvais état (comme un disque optique rayé ou mal gravé) sont une cause courante d'erreurs Signal 11. Il est recommandé de vérifier l'intégrité du support d'installation avant chaque installation.
Pour savoir comment obtenir le support d'installation le plus récent, veuillez consulter le Chapitre 1, Télécharger Red Hat Enterprise Linux. Pour effectuer une vérification du support avant le démarrage de l'installation, ajoutez l'option de démarrage rd.live.check au menu de démarrage. Veuillez consulter la Section 20.2.2, « Vérification du support de démarrage » pour plus de détails.
Si vous avez effectué une vérification du support sans obtenir aucune erreur mais que vous avez encore des problèmes avec des défauts de segmentation, cela signifie en général que votre système a rencontré une erreur de matériel. Dans ce cas-là, le problème pourrait provenir de la mémoire (RAM) du système. Cela peut entraîner un problème même si vous avez précédemment utilisé un système d'exploitation différent sur ce même ordinateur sans aucune erreur. Sur les systèmes basés BIOS, vous pouvez utiliser le module de test de mémoire Memtest86+ compris dans le support d'installation pour effectuer un test approfondi de la mémoire de votre système. Veuillez consulter la Section 20.2.1, « Charger le mode test de la mémoire (RAM) » pour plus de détails.
Il existe d'autres causes non mentionnées dans ce document. Veuillez consulter la documentation fournie par le fabricant de votre matériel ainsi que la liste des matériels compatibles Red Hat Hardware Compatibility List, disponible en ligne à l'adresse https://hardware.redhat.com.

Partie II. IBM Power Systems — Installation et démarrage

Cette partie du Guide d'installation Red Hat Enterprise Linux inclut des informations sur l'installation et sur la résolution des problèmes post-installation de base sur les serveurs IBM Power Systems. Les serveurs IBM Power Systems incluent des serveurs IBMPowerLinux, ainsi que des serveurs Power Systems POWER7 exécutant Linux. Pour des options d'installation avancées, veuillez consulter Partie IV, « Options d'installation avancées ».

Important

D'anciennes versions de Red Hat Enterprise Linux prenaient en charge les serveurs Power Systems 32 bits et 64 bits (respectivement ppc et ppc64). Red Hat Enterprise Linux 7 prend uniquement en charge les serveurs Power Systems 64 bits (ppc64).

Chapitre 8. Planification d'une installation sur IBM Power Systems

Ce chapitre traite des décisions à prendre et des préparations à effectuer pour décider de la procédure à suivre pour l'installation.

8.1. Mettre à niveau ou installer ?

Alors que les mises à niveau automatisées sans désinstallation préalable sont maintenant prises en charge, la prise en charge est actuellement limitée aux systèmes AMD64 et Intel 64. Si vous avez une installation existante d'une ancienne version de Red Hat Enterprise Linux sur un serveur IBM Power Systems, vous devrez effectuer une nouvelle installation pour migrer vers Red Hat Enterprise Linux 7. Une nouvelle installation s'effectue en sauvegardant toutes les données du système, en formatant des partitions de disque et en effectuant une installation de Red Hat Enterprise Linux à partir d'un support d'installation, avant de restaurer toute donnée d'utilisateur.

8.2. Votre matériel est-il compatible ?

Red Hat Enterprise Linux 7 est compatible avec les serveurs IBM Power Systems utilisant les séries de processeurs POWER6 et POWER7. Les processeurs POWER5 ou plus anciens ne sont plus pris en charge. La liste la plus récente des matériels pris en charge se situe dans la liste de compatibilité matérielle Red Hat Hardware Compatibility List, disponible en ligne à l'adresse https://hardware.redhat.com. Voir également Red Hat Enterprise Linux technology capabilities and limits (Capacités et limites technologiques de Red Hat Enterprise Linux) pour obtenir des informations générales sur les pré-requis du système.

8.3. Outils d'installation IBM

IBM Installation Toolkit est un outil optionnel qui accélère l'installation de Linux et se révèle particulièrement utile à ceux qui ne sont pas familier avec Linux. Utilisez IBM Installation Toolkit pour : [1]
  • Installer et configurer Linux sur un serveur Power Systems IBM non-virtualisé.
  • Installer et configurer Linux sur des serveurs avec des partitions logiques configurées au préalable (des LPAR, aussi appelés serveurs virtualisés).
  • Installer un service IBM et des outils de productivité sur un nouveau système Linux ou sur un système Linux installé au préalable. Le service IBM et les outils de productivité incluent des utilitaires DLPAR (« Dynamic logical partition »).
  • Mettre à niveau le niveau du microprogramme du système sur les serveurs Power Systems IBM.
  • Effectuer des opérations de maintenance ou de diagnostique sur des systèmes installés au préalable.
  • Migrez un serveur LAMP (pile logicielle) et des données d'application depuis un système System x à un système System p. Un serveur LAMP est un ensemble de logiciels open-source. LAMP est l'acronyme de Linux, Apache HTTP Server, la base de données relationnelle MySQL et le langage PHP (quelquefois Perl ou Python).
La documentation pour IBM Installation Toolkit pour PowerLinux est disponible dans le centre d'informations Linux « Linux Information Center » sur http://publib.boulder.ibm.com/infocenter/lnxinfo/v3r0m0/topic/liaan/powerpack.htm
Les outils de service et productivité PowerLinux sont un ensemble d'outils qui incluent l'assistance de diagnostique de service matériel, les outils de productivité et l'assistance d'installation pour les systèmes d'exploitation sur serveurs IBM basés sur les technologies POWER7, POWER6, POWER5 et POWER4.
La documentation sur le service et les outils de productivité est disponible dans le centre d'informations Linux « Linux Information Center » sur http://publib.boulder.ibm.com/infocenter/lnxinfo/v3r0m0/topic/liaau/liaauraskickoff.htm

8.4. Préparation pour serveurs IBM Power Systems

Important

Assurez-vous que le paramètre de la base réelle est ajusté sur c00000, sinon vous pourriez voir des erreurs telles que :
DEFAULT CATCH!, exception-handler=fff00300
Les serveurs IBM Power Systems offrent de nombreuses options pour le partitionnement, les périphériques natifs ou virtuels et les consoles.
Si vous utilisez un système non-partitionné, vous n'avez pas besoin de configuration pré-installation. Pour les systèmes utilisant la console série HVSI, connectez votre console au port série T2.
Si vous utilisez un système partitionné, les étapes à suivre pour créer la partition et lancer l'installation sont généralement les mêmes. Vous devriez créer la partition sur la console HMC et allouer des ressources de CPU et de mémoire, ainsi que des ressources SCSI et Ethernet, celles-ci peuvent être virtuelles ou natives. L'assistant de création de partitions HMC vous guidera lors de la création.
Pour davantage d'informations sur la création de la partition, voir le PDF Partitionnement pour Linux avec un HMC à : http://publib.boulder.ibm.com/infocenter/powersys/v3r1m5/topic/iphbi_p5/iphbibook.pdf
Si vous utilisez des ressources SCSI virtuelles, plutôt que SCSI natives, vous devez configurer un « lien » vers la partition SCSI virtuelle, puis la configurer. Vous créez un « lien » entre le client SCSI virtuel et les slots de serveur utilisant HMC. Vous pouvez configurer un serveur SCSI virtuel sur VIOS (« Virtual I/O Server ») ou IBM i, selon le modèle et les options que vous possédez.
Si vous effectuez une installatopm avec le démarrage distant de Intel iSCSI, tous les périphériques de stockage iSCSI attachés doivent être désactivés, ou l'installation réussira mais le système d'installation ne démarrera pas.
Pour obtenir davantage d'informations sur l'utilisation de périphériques virtuels, reportez-vous à la publication Redbook d'IBM Virtualiser une infrastructure avec Linux et System p à l'adresse : http://publib-b.boulder.ibm.com/abstracts/sg247499.html
Une fois votre système configuré, vous devez l'activer depuis la HMC ou l'allumer. Selon le type d'installation que vous effectuez, il se peut que vous deviez configurer SMS de façon à démarrer correctement le système dans le programme d'installation.

8.5. Cibles d'installations prises en charge

Une cible d'installation est un périphérique de stockage qui stockera Red Hat Enterprise Linux et démarrera le système. Red Hat Enterprise Linux prend en charge les cibles d'installation suivantes pour les systèmes AMD64 et Intel 64 :
  • Stockage connecté par une interface interne standard, comme SCSI, SATA, ou SAS
  • Adaptateurs de bus hôte Fibre Channel et périphériques à multiples chemins d'accès, dont certains peuvent nécessiter des pilotes fournis par un fabricant.
  • L'installation virtualisée sur serveurs IBM Power Systems est aussi prise en charge lors de l'utilisation d'adaptateurs vSCSI (SCSI virtuel) dans les LPAR de clients virtuels.
Red Hat ne prend pas en charge l'installation sur des lecteurs USB ou cartes mémoire SD. Pour plus d'informations sur la prise en charge des technologies de virtualisation tierces, voir la liste de compatibilité matérielle Red Hat Hardware Compatibility List, disponible en ligne à l'adresse https://hardware.redhat.com.

Important

Sur les serveurs IBM Power Systems, l'initialisation du module eHEA échouera si des hugepages de 16 Go sont assignées à un système ou à une partition et si la ligne de commande du noyau ne contient pas de paramètres de hugepage. Ainsi, lorsque vous effectuez une installation réseau avec un adaptateur IBM eHEA, vous ne pouvez pas assigner de hugepages au système ou à la partition pendant l'installation. Utilisez plutôt des large pages.

8.6. Liste des spécifications système

Le programme d'installation détecte et installe automatiquement le matériel de votre ordinateur. Il n'est généralement pas nécessaire de fournir de détails spécifiques de votre système au programme d'installation. Cependant, certains types d'installation nécessitent de connaître des détails spécifiques de votre matériel. Il est donc recommandé d'enregistrer les spécifications de système suivantes au cours de l'installation, selon votre type d'installation.
  • Si vous planifiez d'utiliser une structure de partition personnalisée, enregistrez :
    • Les numéros, tailles, types et interfaces des modèles des disques durs attachés au système. Par exemple, Seagate ST3320613AS 320 Go sur SATA0, Western Digital WD7500AAKS 750 Go sur SATA1. Ceci vous permettra d'identifier des disques durs spécifiques lors du processus de partitionnement.
  • Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en tant que système d'exploitation supplémentaire sur un système existant, enregistrez :
    • Les informations concernant les partitions utilisées sur le système. Ces informations peuvent comprendre les types de système de fichiers, les noms des nœuds de périphérique, les étiquettes de système de fichiers et les tailles. Cela vous permettra d'identifier des partitions spécifiques au cours du processus de partitionnement. Veuillez noter que tous les systèmes d'exploitation n'identifient pas les partitions et lecteurs de la même façon. Ainsi, même si l'autre système d'exploitation est un système d'exploitation Unix, il se peut que Red Hat Enterprise Linux les nomme différemment. Vous trouverez généralement ces informations en exécutant l'équivalent de la commande mount et blkid ainsi que dans le fichier /etc/fstab.
      Si vous avez d'autres systèmes d'exploitation déjà installés, l'installateur Red Hat Enterprise Linux 7 essaye de les détecter et configurer automatiquement pour les démarrer. Vous pouvez configurer manuellement tout système d'exploitation supplémentaire s'ils ne sont pas détectés correctement. Pour plus d'informations, voir la Section 11.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
  • Si vous planifiez d'installer une image sur un disque dur local :
    • Le disque dur et répertoire contenant l'image.
  • Si vous planifiez une installation à partir d'un emplacement réseau ;
    • Les numéros de modèle et de fabrication des adaptateurs réseaux sur votre système. Par exemple, Netgear GA311. Ceci vous permettra d'identifier les adaptateurs lorsque vous configurez le réseau manuellement.
    • adresses IP, DHCP et BOOTP
    • Masque réseau
    • Adresse IP de la passerelle
    • Une adresse IP de nom de serveur (DNS) ou plus
    En cas d'incertitude quant à tout prérequis de mise en réseau ou tout terme, contactez votre administrateur réseau pour obtenir de l'assistance.
  • Si vous planifiez une installation à partir d'un emplacement réseau ;
    • Emplacement de l'image sur un serveur FTP, serveur (web) HTTP, serveur (web) HTTPS ou serveur NFS.
  • Si vous planifiez une installation sur une cible iSCSI :
    • L'emplacement de la cible iSCSCI. Selon votre réseau, vous aurez peut-être besoin d'un nom d'utilisateur et mot de passe CHAP.
  • Si votre ordinateur fait partie d'un domaine :
    • Vous devriez vérifier que le nom du domaine est bien fourni par le serveur DHCP. Si ce n'est pas le cas, vous devrez saisir le nom de domaine manuellement pendant l'installation.

8.7. Avez-vous suffisamment d'espace disque ?

Red Hat Enterprise Linux, comme la plupart des systèmes d'exploitation, utilise des partitions de disque. Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux, il se peut que vous deviez travailler avec des partitions de disque. Pour plus d'informations sur les partitions de disque, voir l'Annexe A, Introduction aux partitions de disque.
L'espace disque utilisé par Red Hat Enterprise Linux doit être séparé de l'espace disque utilisé par d'autres systèmes d'exploitation que vous auriez installé sur votre système.

Note

Pour les systèmes IBM Power Systems, trois partitions au moins (/, PReP et swap) doivent être réservées à Red Hat Enterprise Linux.
Pour installer Red Hat Enterprise Linux, vous devez posséder au moins 7,5 Go d'espace dans un disque non partitionné ou dans des partitions qui peuvent être supprimées. Pour plus d'informations sur les recommandations concernant les partitions et l'espace disque, voir les tailles de partitionnement recommandées dont il est fait mention dans la Section 11.10.4.5, « Schéma de partitionnement recommandé ».

8.8. RAID et autres périphériques de disque

Une attention particulière doit être portée aux technologies de stockage lors de l'utilisation de Red Hat Enterprise Linux. En général, il est important de comprendre comment ces technologies sont configurées, visibles par Red Hat Enterprise Linux, et en quoi leur prise en charge a pu changer d'une version à l'autre.

8.8.1. Matériel RAID

RAID, de l'anglais « Redundant Array of Independent Disks » (Regroupement redondant de disques indépendants) permet à un groupe ou une matrice de disques d'agir en tant que périphérique unique. Configurez toute fonction RAID fournie par la carte mère de votre ordinateur, ou carte contrôleur attachée, avant de commencer le processus d'installation. Chaque matrice RAID active apparaît comme un seul disque dans Red Hat Enterprise Linux.

8.8.2. RAID logiciel

Sur les systèmes possédant plusieurs disques durs,vous pouvez utiliser le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux pour opérer plusieurs lecteurs en tant que matrice RAID logiciel Linux. Avec une matrice RAID logiciel, les fonctions RAID sont contrôlées par le système d'exploitation, plutôt que par le matériel qui y est normalement consacré. Ces fonctions sont expliquées en détail dans la Section 11.10.4, « Partitionnement manuel ».

8.8.3. Disques USB

Vous pouvez connecter et configurer un stockage USB externe après l'installation. La plupart des périphériques de ce type sont reconnus par le noyau et prêts à être utilisés à ce moment.
Certains lecteurs USB peuvent ne pas être reconnus par l'installeur. Si la configuration de ces disques au moment de l'installation n'est pas vitale, déconnectez-les afin d'éviter tout problème.

8.9. Choisissez une méthode de démarrage d'installation

Vous pouvez utiliser plusieurs méthodes pour démarrer l'installateur Red Hat Enterprise Linux 7. La méthode que vous choisirez dépendra de votre support d'installation.
DVD ou lecteur USB d'installation complète
Vous pouvez créer un support de démarrage à partir de l'image ISO complète du DVD d'installation. Dans ce cas, un seul DVD ou lecteur USB peut être utilisé pour terminer toute l'installation : il fera office à la fois de périphérique de démarrage et de source d'installation pour installer des paquets de logiciel. Pour obtenir des instructions sur la création d'un DVD ou lecteur USB d'installation complète, voir le Chapitre 2, Création d'un support.
CD, DVD ou lecteur flash USB minimal de démarrage
Un CD, DVD ou lecteur flash USB minimal de démarrage est créé en utilisant une petite image ISO, qui ne contient que les données nécessaires au démarrage du système et au lancement de l'installateur. Si vous utilisez ce support de démarrage, il vous faudra une source d'installation supplémentaire à partir de laquelle les paquets seront installés. Pour obtenir des instructions sur la création de CD, DVD et lecteurs flash USB, voir le Chapitre 2, Création d'un support.
Serveur PXE
Un serveur PXE (de l'anglais, preboot execution environment) permet au programme d'installation de démarrer sur le réseau. Après avoir démarré le système, terminez l'installation à partir d'une autre source d'installation, tel qu'un disque dur local ou un emplacement sur un réseau. Pour obtenir davantage d'informations sur les serveurs PXE, voir le Chapitre 21, Préparation à une installation réseau.

8.10. Automatiser l'installation avec Kickstart

Red Hat Enterprise Linux 7 offre un moyen d'automatiser le processus d'installation de manière partielle ou complète à l'aide d'un fichier Kickstart. Les fichiers Kickstart contiennent les réponses à toutes les questions normalement posées par le programme d'installation, par exemple quel fuseau horaire doit être utilisé par le système, de quelle manière partitionner les disques, ou quel paquets devraient être installés. Ainsi, fournir un fichier Kickstart à l'installateur lui permet d'effectuer toute (ou des parties de) l'installation automatiquement, sans nécessiter d'intervention de la part de l'utilisateur. Ceci est particulièrement utile lors du déploiement de Red Hat Enterprise Linux sur un grand nombre de systèmes à la fois.
En plus de vous permettre d'automatiser l'installation, les fichiers Kickstart fournissent également plus d'options relatives à la sélection de logiciels. Lors de l'installation manuelle de Red Hat Enterprise Linux à l'aide de l'installateur graphique, votre sélection de logiciels est limitée aux environnements prédéfinis et aux modules. Un fichier Kickstart vous permet d'installer ou de supprimer des paquets individuels également.
Pour obtenir des instructions sur la création d'un fichier Kickstart et pour l'utiliser à des fins d'automatisation d'installation, voir le Chapitre 23, Installations Kickstart.


[1] Certaines parties de cette section ont été publiées auparavant dans la ressource IBM Informations Linux pour systèmes IBM sur http://publib.boulder.ibm.com/infocenter/lnxinfo/v3r0m0/index.jsp?topic=%2Fliaay%2Ftools_overview.htm

Chapitre 9. Mettre à jour des pilotes pendant une installation sur des IBM Power Systems

Dans la plupart des cas, Red Hat Enterprise Linux utilise déjà des pilotes pour les périphériques qui composent votre système. Toutefois, si le matériel de votre système est très récent, les pilotes pour ce matériel peuvent ne pas être inclus. Une mise à jour de pilotes offrant la prise en charge pour des périphériques récents peut parfois être disponible chez Red Hat ou chez votre fournisseur de matériel sur un disque de pilotes contenant des paquets RPM. Habituellement, ce disque de pilotes est téléchargeable en tant que fichier image ISO.

Important

Les mises à jour de pilote doivent être effectuées uniquement si un pilote manquant vous empêche de réussir l'installation. Les pilotes inclus dans le noyau doivent toujours être privilégiés par rapport aux pilotes fournis d'une autre manière.
Le nouveau matériel n'est pas toujours nécessaire au cours du processus d'installation. Par exemple, si vous utilisez un DVD pour effectuer une installation sur un disque dur local, l'installation réussira même si les pilotes de votre carte réseau ne sont pas disponibles. Si tel est le cas, terminez d'abord l'installation puis ajoutez une prise en charge pour le nouveau matériel après. Pour savoir comment ajouter cette prise en charge, veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.
Dans d'autres situations, vous devriez sans doute ajouter des pilotes pour un périphérique lors du processus d'installation pour prendre en charge une configuration particulière. Par exemple, vous devriez installer des pilotes pour un périphérique réseau ou pour un adaptateur de stockage afin de permettre au programme d'installation un accès aux périphériques de stockage utilisés par votre système. Vous pouvez utiliser un disque de pilote pour ajouter cette prise en charge pendant l'installation de deux manières différentes :
  1. placez le fichier image ISO du disque de pilotes dans un emplacement accessible au programme d'installation, sur un disque dur local, un lecteur flash USB, ou sur un CD ou DVD,
  2. créez un disque de pilotes en extrayant le fichier image sur un CD, un DVD, ou sur un lecteur flash USB. Veuillez consulter les instructions pour créer des disques d'installation dans la Section 2.1, « Créer un CD ou DVD d'installation » pour obtenir des informations supplémentaires sur la manière de graver des fichiers images ISO sur un CD ou DVD, et dans la Section 2.2, « Installation USB » pour obtenir des instructions sur l'écriture d'images ISO sur des lecteurs USB.
Si Red Hat, votre fournisseur de matériel, ou une autre tierce partie de confiance vous informe que vous avez besoin d'une mise à jour de pilotes lors du processus d'installation, choisissez une méthode pour fournir la mise à jour parmi celles qui sont décrites dans ce chapitre et testez-la avant de commencer l'installation. Veuillez ne pas effectuer de mise à jour du pilote pendant l'installation à moins d'être certain que votre système en a besoin. La présence d'un pilote sur un système pour lequel il n'est pas fait peut compliquer le support technique.

9.1. Limitations des mises à jour de pilotes pendant l'installation

Vous ne pouvez pas utiliser une mise à jour de pilote pour remplacer les pilotes que le programme d'installation a déjà chargé. Vous devrez au contraire terminer l'installation avec les pilotes que le programme d'installation a chargé et les mettre à niveau avec les nouveaux pilotes après l'installation.

9.2. Se préparer à une mise à jour du pilote pendant une installation

Si une mise à jour de pilote est nécessaire et disponible pour votre matériel, Red Hat, votre fournisseur de matériel ou une tierce partie de confiance vous la fournira sous la forme d'un fichier image en format ISO. Lorsque vous obtenez l'image ISO, vous devez décider de la méthode que vous souhaitez utiliser pour effectuer la mise à jour de pilote.
Les méthodes suivantes sont disponibles :
Mise à jour automatique de pilote
Au démarrage de l'installation, l'installateur tentera de détecter tous les périphériques de stockage attachés. Si un périphérique de stockage intitulé OEMDRV est présent lors du démarrage de l'installation, Anaconda le considèrera toujours comme un disque de mise à jour du pilote et tentera de charger les pilotes y figurant.
Mise à jour assistée de pilote
Vous pouvez spécifier l'option de démarrage inst.dd au lancement de l'installation. Si vous utilisez cette option sans aucun paramètre, Anaconda affichera une liste de tous les périphériques reliés au système et vous demandera de sélectionner un périphérique contenant une mise à jour de pilote.
Mise à jour manuelle de pilote
Vous pouvez spécifier l'option de démarrage inst.dd=location au démarrage de l'installation, où location représente le chemin d'accès vers une image ISO ou un disque de mise à jour de pilote. Lorsque vous spécifierez cette option, Anaconda tentera de charger toutes les mises à jour de pilote présentes à l'emplacement spécifié. Avec les mises à jour manuelles de pilote, vous pouvez spécifier soit des périphériques de stockage disponibles localement, soit un emplacement réseau (un serveur HTTP, HTTPS ou FTP).
Si vous souhaitez utiliser la méthode de mise à jour automatique de pilote, vous devez créer un périphérique de stockage intitulé OEMDRV et relié physiquement au système d'installation. Pour utiliser la méthode assistée, vous pouvez utiliser tout périphérique local de stockage local de n'importe quel intitulé à l'exception de OEMDRV. Pour utiliser la méthode manuelle, vous pouvez utiliser n'importe quel stockage local avec un intitulé différent, ou un emplacement réseau accessible depuis le système d'installation.

Important

Assurez-vous d'initialiser le réseau à l'aide de l'option ip= lors du chargement d'une mise à jour de pilote à partir d'un emplacement réseau. Voir la Section 20.1, « Configuration du système d'installation au menu de démarrage » pour plus de détails.

9.2.1. Préparation pour utiliser un fichier image de mise à jour de pilote sur un stockage local

Si vous utilisez un périphérique de stockage local tel qu'un disque dur ou un lecteur flash USB pour fournir le fichier ISO, vous pouvez le faire reconnaître automatiquement par le programme d'installation en l'étiquetant correctement. Si cela est impossible, alors veuillez installer la mise à jour manuellement, comme décrit ci-dessous :
  • Pour que le programme d'installation puisse automatiquement reconnaître le disque du pilote, l'étiquette du volume du périphérique de stockage doit être OEMDRV. Vous devrez aussi extraire le contenu du fichier image ISO dans le répertoire racine du périphérique de stockage plutôt que copier l'image ISO elle-même. Veuillez consulter la Section 9.3.1, « Mise à jour automatique de pilotes ». Veuillez noter que l'installation d'un pilote à partir d'un périphérique étiqueté OEMDRV est toujours recommandé et est préférable à l'installation manuelle.
  • Pour une installation manuelle, veuillez copier l'image ISO en tant que fichier unique sur le périphérique de stockage. Vous pouvez renommer le fichier si cela vous est utile, mais l'extension du nom du fichier doit rester .iso, par exemple dd.iso. Veuillez consulter la Section 9.3.2, « Mise à jour assistée de pilote » pour apprendre à sélectionner manuellement la mise à jour du pilote pendant l'installation.

9.2.2. Préparer un disque de pilotes

Vous pouvez créer un disque de mise à jour de pilote sur un CD ou un DVD. Veuillez consulter la Section 2.1, « Créer un CD ou DVD d'installation » pour en savoir plus sur la manière de graver des disques à partir de fichiers image.
Après avoir gravé un CD ou DVD de mise à jour de pilote, veuillez vérifier que le disque a été créé avec succès en l'insérant dans votre ordinateur et en l'ouvrant à l'aide du gestionnaire de fichiers. Vous devriez voir un unique fichier, nommé rhdd3, qui est un fichier de signature contenant la description du disque du pilote ainsi qu'un répertoire nommé rpms, qui contient les paquets RPM avec les pilotes actuels pour diverses architectures.
Si vous ne voyez qu'un fichier unique se terminant par .iso, alors vous n'avez pas créé le disque correctement et vous devriez essayer à nouveau. Assurez-vous de choisir une option similaire à Graver à partir d'une image (en anglais, Burn from Image) si vous utilisez un bureau Linux autre que GNOME ou si vous utilisez un autre système d'exploitation.

9.3. Mettre à jour un pilote pendant une installation

Au tout début du processus d'installation, vous pouvez effectuer une mise à jour du pilote à l'aide d'une des manières suivantes :
  • en laissant le programme d'installation automatiquement trouver et fournir une mise à jour de pilote à installer,
  • en laissant le programme d'installation vous demander d'indiquer où se trouve la mise à jour du pilote,
  • en indiquant manuellement le chemin d'accès vers l'image de mise à jour ou le paquet RPM du pilote.

Important

Veuillez toujours vous assurer de mettre vos disques de mise à jour de pilotes sur une partition de disque standard. Le stockage avancé, comme les volumes RAID ou LVM, pourrait ne pas être accessible pendant les étapes initiales de l'installation, lorsque vous effectuez les mises à jour du pilote.

9.3.1. Mise à jour automatique de pilotes

Pour que le programme d'installation reconnaisse automatiquement un disque de mise à jour du pilote, veuillez connecter un périphérique bloc avec l'étiquette de volume OEMDRV à votre ordinateur avant de lancer le processus d'installation.
Lorsque l'installateur démarre, celui-ci détecte le stockage disponible connecté au système. S'il trouve un périphérique de stockage intitulé OEMDRV, il le considèrera comme un disque de mise à jour de pilote et tentera de charger des mises à jour de pilote à partir de ce périphérique. Vous recevrez une invite vous demandant de sélectionner les pilotes sur lesquels charger :
Sélectionner un pilote

Figure 9.1. Sélectionner un pilote

Appuyez sur les touches numériques pour faire basculer la sélection sur les pilotes individuels. Une fois prêt, appuyez sur c pour installer les pilotes sélectionnés puis continuez sur l'interface utilisateur graphique Anaconda.

9.3.2. Mise à jour assistée de pilote

Il est toujours recommandé d'avoir un périphérique bloc avec l'étiquette de volume OEMDRV disponible pour installer un pilote pendant l'installation. Cependant, si un tel périphérique n'est pas détecté et que l'option inst.dd a été spécifiée sur la ligne de commande de démarrage, le programme d'installation vous permettra de trouver le disque du pilote en mode interactif. Lors de la première étape, sélectionnez une partition de disque local dans la liste, Anaconda y scannera les fichiers ISO. Sélectionnez ensuite l'un des fichiers ISO détecté. Pour finir, veuillez sélectionner un ou plusieurs pilotes disponibles. L'image ci-dessous montre le processus dans l'interface utilisateur texte et les étapes individuelles sont surlignées.
Sélectionner un pilote de manière interactive

Figure 9.2. Sélectionner un pilote de manière interactive

Note

Si vous avez extrait votre fichier image ISO et l'avez gravé sur un CD ou DVD mais que le support ne possède pas l'étiquette de volume OEMDRV, veuillez utiliser l'option inst.dd sans argument puis le menu pour sélectionner le périphérique. Sinon, vous pouvez aussi utiliser l'option de démarrage suivante pour que le programme d'installation scanne le support en recherchant des pilotes :
inst.dd=/dev/sr0
Appuyez sur les touches numériques pour faire basculer la sélection sur les pilotes individuels. Une fois prêt, appuyez sur c pour installer les pilotes sélectionnés puis continuez sur l'interface utilisateur graphique Anaconda.

9.3.3. Mise à jour manuelle de pilotes

Pour une installation de pilotes manuelle, veuillez préparer un fichier image ISO contenant vos pilotes sur un emplacement accessible, comme un lecteur flash USB ou un serveur web, puis connectez-le à votre ordinateur. Sur l'écran de bienvenue, appuyez sur Tab pour afficher la ligne de commande de démarrage et ajoutez-y inst.dd=location, où location est le chemin d'accès du disque de mise à jour des pilotes :
Indiquer un chemin vers une mise à jour de pilotes

Figure 9.3. Indiquer un chemin vers une mise à jour de pilotes

Habituellement, le fichier image se trouve sur un serveur web (par exemple, http://server.example.com/dd.iso) ou sur un lecteur flash USB (par exemple, /dev/sdb1). Il est aussi possible de spécifier un paquet RPM contenant la mise à jour des pilotes (par exemple, http://server.example.com/dd.rpm).
Lorsque vous êtes prêt, appuyez sur Entrée pour exécuter la commande de démarrage. Les pilotes sélectionnés seront ensuite chargés et le processus d'installation pourra procéder normalement.

9.3.4. Mettre un pilote sur liste noire

Un pilote qui fonctionne mal peut empêcher un système de démarrer normalement pendant l'installation. Lorsque ceci se produit, vous pouvez désactiver (ou mettre sur liste noire) le pilote en personnalisant la ligne de commande du démarrage. Dans le menu de démarrage, affichez la ligne de commande en appuyant sur la touche Tab. Puis ajoutez-y l'option modprobe.blacklist=driver_name. Remplacez driver_name par le(s) nom(s) du ou des pilotes que vous souhaitez désactiver, par exemple :
modprobe.blacklist=ahci
Veuillez noter que les pilotes mis sur liste noire pendant l'installation en utilisant l'option de démarrage modprobe.blacklist= resteront désactivés sur le système installé et apparaîtront dans le fichier /etc/modprobe.d/anaconda-blacklist.conf. Veuillez consulter le Chapitre 20, Options de démarrage pour obtenir des informations supplémentaires sur la mise sur liste noire des pilotes ainsi que pour obtenir d'autres options de démarrage.

Chapitre 10. Démarrer l'installation sur IBM Power Systems

Le support d'installation utilise le chargeur de démarrage yaboot pour lancer les serveurs IBM Power Systems. Lorsque le processus d'installation est terminé, le serveur démarrera en utilisant GRUB2 (GRand Unified Bootloader version 2). Pour obtenir des informations supplémentaires sur GRUB2, veuillez consulter la Section 11.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
Pour démarrer un serveur IBM Power Systems à partir d'un DVD, vous devez spécifier le périphérique de démarrage de l'installation dans le menu Services de gestion du système (de l'anglais, « System Management Services », ou SMS).
Pour entrer dans l'interface Services de gestion du système, appuyez sur la touche 1 lors du processus de démarrage lorsque vous entendez le son de carillon. Ceci lance une interface similaire à celle décrite dans cette section.
Dans une console texte, appuyez sur la touche 1 lorsque le test affiche la bannière avec les composants testés :
Écran de console SMS

Figure 10.1. Écran de console SMS

Une fois dans le menu SMS, sélectionnez l'option Sélectionner les options de démarrage. Dans ce menu, spécifiez Sélectionner installer ou démarrer un périphérique. Là, sélectionnez CD/DVD, puis le type de bus (SCSI dans la plupart des cas). Si vous n'êtes pas certain, vous pouvez choisir de voir tous les périphériques. Ceci scanne les périphériques de démarrage dans tous les bus, y compris les adaptateurs de réseau et disques durs.
Pour finir, sélectionnez le périphérique contenant le DVD d'installation. Yaboot est chargé depuis ce périphérique et une invite boot: s'affiche. Pour lancer une installation graphique, passez l'option de démarrage inst.vnc maintenant. Sinon, veuillez saisir Entrée ou attendez que le délai d'expiration ne soit dépassé pour que l'installation démarre.

Important

Comme les serveurs IBM Power Systems utilisent principalement des consoles texte, Anaconda ne lancera pas automatiquement une installation graphique. Cependant, le programme d'installation graphique offre davantage de fonctionnalités et de possibilités de personnalisation et est recommandé si votre système possède un affichage graphique.
Pour lancer une installation graphique, veuillez passer l'option de démarrage inst.vnc (veuillez consulter la Activation de l'accès distant).
Utilisez yaboot avec vmlinuz et initrd.img pour démarrer votre système sur un réseau. Vous ne pouvez pas utiliser le fichier ppc64.img pour effectuer un démarrage sur un réseau car le fichier est trop grand pour TFTP.

Important

Sur certains ordinateurs, yaboot peut ne pas démarrer et retournera le message d'erreur suivant :
Cannot load initrd.img: Claim failed for initrd memory at 02000000 rc=ffffffff
Pour contourner ce problème, modifiez real-base sur c00000. Vous pouvez obtenir la valeur de real-base à partir de l'invite OpenFirmware avec la commande printenv et définir la valeur avec la commande setenv.

10.1. Le menu de démarrage

Le programme d'installation affiche l'invite boot:. Par exemple :
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
/
Elapsed time since release of system processors: 276 mins 49 secs

System has 128 Mbytes in RMA
Config file read, 227 bytes


Welcome to the 64-bit Red Hat Enterprise Linux 7.0 installer!
Hit <TAB> for boot options.


Welcome to yaboot version 1.3.17 (Red Hat 1.3.17-12.el7)
Enter "help" to get some basic usage information
boot:
Pour continuer l'installation, saisissez linux et appuyez sur Entrée.
Vous pouvez aussi spécifier des options de démarrage à l'invite, veuillez consulter le Chapitre 20, Options de démarrage pour obtenir plus d'informations. Par exemple, pour utiliser le programme d'installation pour récupérer un système précédemment installé, saisissez linux inst.rescue puis appuyez sur Entrée.
L'exemple suivant montre l'option de démarrage inst.vnc passée pour lancer une installation graphique :
boot:
* linux                    
boot: linux inst.vnc  
Please wait, loading kernel...

10.2. Installation à partir d'une source différente

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux depuis des images ISO stockées sur votre disque dur, ou sur un réseau en utilisant les méthodes NFS, FTP, HTTP ou HTTPS. Les utilisateurs expérimentés utilisent fréquemment l'une de ces méthodes car il est souvent plus rapide de lire des données depuis un disque dur ou un serveur réseau que depuis un DVD.
Le tableau suivant résume les différentes méthodes de démarrage et les méthodes d'installation qu'il est recommandé d'utiliser pour chacune :

Tableau 10.1. Méthodes de démarrage et sources d'installation

Méthode de démarrage Source d'installation
Support d'installation complète (DVD ou USB) Le support de démarrage
Support de démarrage minimal (CD ou USB) Image ISO complète du DVD d'installation ou arborescence d'installation extraite de cette image, placée sur un emplacement du réseau ou sur un disque dur
Démarrage réseau (PXE) Image ISO complète du DVD d'installation ou arborescence d'installation extraite de cette image, placée sur un emplacement du réseau

10.3. Démarrer à partir d'un réseau à l'aide d'un serveur d'installation Yaboot

Pour démarrer avec un serveur d'installation yaboot, vous aurez besoin d'un serveur correctement configuré et d'une interface réseau qui pourra prendre en charge un serveur d'installation sur votre ordinateur. Pour obtenir des informations sur la manière de configurer un serveur d'installation, veuillez consulter le Chapitre 21, Préparation à une installation réseau.
Configurez l'ordinateur de manière à ce qu'il démarre à partir de l'interface réseau en sélectionnant Sélection des options de démarrage dans le menu SMS, puis Sélectionner le périphérique de démarrage/d'installation. Pour finir, veuillez sélectionner votre périphérique réseau à partir de la liste des périphériques disponibles.
Une fois que vous aurez correctement configuré le démarrage à partir d'un serveur d'installation, l'ordinateur peut démarrer le système d'installation Red Hat Enterprise Linux sans utiliser d'autre support.
Pour démarrer un ordinateur à partir d'un serveur d'installation yaboot :

Procédure 10.1. Comment démarrer le programme d'installation à partir d'un réseau en utilisant PXE

  1. Assurez vous que le câble réseau est bien branché. L'indicateur de lien devrait être allumé, même si l'ordinateur ne l'est pas.
  2. Démarrez l'ordinateur.
  3. Selon votre matériel, les informations les plus importantes concernant l'installation réseau et les diagnostiques sont affichées avant que votre ordinateur ne se connecte à un serveur PXE. Puis, un menu avec des options s'affichera en fonction de la configuration du serveur PXE. Veuillez appuyer sur la touche du numéro correspondant à l'option souhaitée. Si vous n'êtes pas sûr de l'option à sélectionner, veuillez demander à votre administrateur système.
Si votre PC ne démarre pas à partir du serveur d'installation réseau, assurez-vous que le SMS est configuré pour démarrer à partir de l'interface réseau correcte. Veuillez consulter la documentation de votre matériel pour obtenir de plus amples informations.

Chapitre 11. Installation de Red Hat Enterprise Linux sur IBM Power Systems

Ce chapitre décrit le processus d'installation utilisant le programme d'installation Anaconda. Dans Red Hat Enterprise Linux 7, le programme d'installation vous permet de configurer les étapes d'installation individuelles dans l'ordre que vous souhaitez, contrairement à une installation étape par étape, fixe et traditionnelle. Pendant la configuration et avant que l'installation ne commence, vous pouvez saisir diverses sections de l'interface utilisateur à partir d'un menu central. Dans ces sections, vous pouvez installer la prise en charge des langues sur votre système, ainsi que configurer des périphériques réseau et de stockage, ou sélectionner des paquets pour l'installation. Vous pourrez retourner sur chaque section afin de réviser vos paramètres avant de continuer avec l'installation.

11.1. Options de mode d'installation

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux 7 en mode graphique ou en mode texte. Même si le mode graphique est recommandé et préférable pour l'installation et qu'il contient toutes les options pour effectuer la configuration, les deux modes suivent la structure d'un menu avec diverses sections pouvant être saisies et saisies à nouveau selon vos besoins, comme indiqué dans les captures d'écran ci-dessous.
L'écran Sommaire de l'installation

Figure 11.1. L'écran Sommaire de l'installation

L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Figure 11.2. L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Bien que les installations en mode texte ne soient pas explicitement documentées, les utilisateurs de ce type d'installation peuvent facilement suivre les instructions de l'installation graphique. Veuillez consulter la Section 11.1.2, « Installation en mode texte ». Veuillez noter que certaines options d'installation, comme le partitionnement personnalisé, ne sont pas disponibles en mode texte.

11.1.1. Installation en mode graphique

Si vous avez déjà utilisé une interface utilisateur graphique (GUI), ce processus vous semblera familier ; utilisez simplement la souris pour naviguer d'un écran à l'autre, cliquer sur les boutons ou remplir les champs de texte.
Vous pouvez également naviguer dans le processus d'installation à l'aide du clavier. Les touches Tab et Shift+Tab vous permettent de vous déplacer entre les éléments de contrôle actifs sur l'écran, les touches directionnelles vers le haut et vers le bas de faire défiler des listes et les touches directionnelles vers la gauche et vers la droite de faire défiler horizontalement les entrées d'un tableau ou de bars d'outils. La barre Espace et la touche Entrée vous permettent quant à elles de sélectionner ou supprimer un élément mis en surbrillance de la sélection, ou d'étendre ou réduire les listes déroulantes. Vous pouvez également utiliser la combinaison de touches Alt+X pour faire en sorte de cliquer sur des boutons ou sélectionner d'autres éléments à l'écran, où X est remplacé par toute lettre soulignée apparaissant sur cet écran après avoir appuyer sur Alt.
Si vous souhaitez effectuer une installation graphique avec un système ne possédant pas de capacités graphiques, tel qu'un système partitionné, vous pouvez utiliser VNC. Pour en savoir plus sur comment effectuer une installation graphique avec VNC, veuillez consulter le Chapitre 22, Installation avec VNC.

Note

Si vous ne souhaitez pas utiliser le programme d'installation avec interface graphique, vous disposez également du programme d'installation en mode texte. Pour démarrer le mode texte, saisissez la commande suivante à l'invite boot: :
linux inst.text
Veuillez consulter la Section 10.1, « Le menu de démarrage » pour une description du menu de démarrage de Red Hat Enterprise Linux et la Section 11.1.2, « Installation en mode texte » pour un bref aperçu des instructions d'installation en mode texte.
Il est toutefois vivement recommandé d'utiliser le mode graphique pour l'installation car il offre la fonctionnalité complète du programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux, y compris la configuration LVM, qui n'est pas disponible lors d'une installation en mode texte.
Les utilisateurs qui doivent utiliser le programme d'installation en mode texte peuvent suivre les instructions de l'installation graphique et obtenir toutes les informations nécessaires.

11.1.1.1. Consoles virtuelles et fenêtres tmux

Le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux ne se limite pas à une interface utilisateur graphique. Plusieurs types de messages de diagnostic sont à votre disposition ; il vous est également possible de saisir des commandes à partir d'une invite du shell. Ces fonctionnalités supplémentaires sont fournies à l'aide de consoles virtuelles et du multiplexeur de terminal tmux.
Une console virtuelle est une invite du shell dans un environnement non graphique, à laquelle la machine physique a accès, et ce de façon non distante. Plusieurs consoles virtuelles peuvent être disponibles en même temps.
Ces consoles virtuelles sont utiles si vous rencontrez un problème durant l'installation de Red Hat Enterprise Linux. Les messages affichés sur les consoles d'installation ou de système peuvent vous aider à identifier le problème. Veuillez consulter le tableau ci-dessous afin d'obtenir une liste des consoles virtuelles et la liste des touches permettant de basculer entre celles-ci et de visualiser leur contenu.

Note

Il est généralement inutile de quitter l'environnement d'installation graphique par défaut, sauf si vous devez diagnostiquer un problème lié à l'installation.

Tableau 11.1. Fenêtres Tmux disponibles

Fenêtre Raccourci clavier Contenus
1 Ctrl+b 1 fenêtre principale du programme d'installation – contient des informations de débogage du programme d'installation
2 Ctrl+b 2 invite du shell avec accès root
3 Ctrl+b 3 journal de l'installation – affiche les messages stockés dans /tmp/anaconda.log
4 Ctrl+b 4 journal de stockage – affiche les messages concernant les périphériques de stockage provenant des services du noyau et du système, stockés dans /tmp/storage.log
5 Ctrl+b 5 journal de programme – affiche les messages provenant d'autres utilitaires de système, stockés dans /tmp/program.log
Pour accéder aux fenêtres tmux, basculez tout d'abord sur la première console virtuelle avec les touches Ctrl+Alt+F1. Utilisez ensuite les raccourcis clavier mentionnés ci-dessus pour naviguer entre les fenêtres disponibles de la console. Vous pouvez également utiliser Ctrl+b p pour retourner à la fenêtre précédente, et Ctrl+b n pour passer à la fenêtre suivante.
Veuillez noter que les raccourcis clavier servant à naviguer entre les fenêtres tmux se composent en deux parties. N'appuyez pas sur toutes les touches en même temps, mais appuyez tout d'abord sur Ctrl+b, puis lâchez ces touches et appuyez sur la touche du numéro correspondant à la fenêtre que vous souhaitez utiliser.
Pour retourner à l'interface d'installation graphique à partir d'une autre console virtuelle, appuyez tout d'abord sur les touches Ctrl+b 1 pour retourner à la première fenêtre tmux avant de retourner à la console virtuelle 6 à l'aide des touches Ctrl+Alt+F6 ou Ctrl+F6.

11.1.1.2. Utilisation de HMC vterm

HMC vterm est la console pour tout système partitionné IBM Power. Ouvrez la console en effectuant un clic droit sur la partition dans le HMC, puis en sélectionnant Ouvrir une fenêtre du terminal. Seul un vterm unique peut être connecté à la console à la fois et il n'existe pas d'autre accès à la console pour un système partitionné que vterm. Ceci est souvent appelé une console virtuelle, mais est différent des consoles virtuelles dans la Section 11.1.1.1, « Consoles virtuelles et fenêtres tmux ».

11.1.2. Installation en mode texte

À part le mode graphique, Anaconda inclut aussi le mode basé texte.
Si l'une des situations suivantes se produit, l'installation utilisera le mode texte :
  • Le système d'installation n'arrive pas à identifier le matériel d'affichage de votre ordinateur,
  • Vous avez choisi l'installation en mode texte en ajoutant l'option inst.text à la ligne de commande de démarrage.
  • Vous avez utilisé un fichier Kickstart pour automatiser l'installation et le fichier que vous avez fourni contient la commande text.
L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Figure 11.3. L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Important

Red Hat recommande d'installer Red Hat Enterprise Linux à l'aide de l'interface graphique. Si vous installez Red Hat Enterprise Linux sur un système ne possédant pas d'affichage graphique, prenez en considération la possibilité de réaliser l'installation sur une connexion VNC – voir le Chapitre 22, Installation avec VNC. Le programme d'installation en mode texte vous demandera de confirmer l'utilisation du mode texte si il détecte qu'une installation basée VNC est possible.
Si votre système possède un affichage graphique, mais que l'installation graphique échoue, essayez de démarrer avec l'option inst.xdriver=vesa – voir le Chapitre 20, Options de démarrage.
Vous pouvez également envisager une installation Kickstart. Pour plus d'informations, veuillez consulter le Chapitre 23, Installations Kickstart.
Le mode texte vous présente un processus d'installation plus simple, et certaines options disponibles en mode graphique ne le sont pas en mode texte. Ces différences sont répertoriées dans la description du processus d'installation de ce guide et incluent :
  • configurer des méthodes de stockage avancées telles que LVM, RAID, FCoE, zFCP, et iSCSI,
  • personnalisation de la structure de partition,
  • personnalisation de la structure du chargeur de démarrage
  • sélection des modules de paquet pendant l'installation
  • configuration du système installé avec l'utilitaire Initial Setup,
  • Paramètres des langues et du clavier

Note

Lorsque des tâches d'arrière-plan connexes sont exécutées, certains éléments du menu peuvent être temporairement indisponibles ou afficher l'étiquette Processing... (« Traitement en cours... »). Pour actualiser le statut des éléments du menu de texte, utilisez l'option r à l'invite en mode texte.
Si vous décidez d'installer Red Hat Enterprise Linux en mode texte, vous pourrez toujours configurer votre système pour utiliser une interface graphique après l'installation. Pour obtenir des instructions, voir le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.
Pour configurer des options qui ne sont pas disponibles en mode texte, prenez en considération l'utilisation d'une option de démarrage. Par exemple, l'option ip peut être utilisée pour configurer des paramètres réseau. Pour obtenir des instructions, voir la Section 20.1, « Configuration du système d'installation au menu de démarrage ».

11.2. Écran de bienvenue et sélection de la langue

Le premier écran du programme d'installation correspond à l''écran Welcome to Red Hat Enterprise Linux 7.0. Ici, vous sélectionnerez la langue qu'Anaconda utilisera pour le reste de l'installation. Cette sélection correspondra à la valeur par défaut pour le système installé, sauf si celle-ci est changée plus tard. Dans le panneau de gauche, sélectionnez la langue de votre choix, par exemple anglais. Vous pouvez ensuite sélectionner des paramètres régionaux spécifiques à votre région dans le panneau de droite, par exemple anglais (États-Unis).

Note

Par défaut, il y a normalement une langue sélectionnée en haut de la liste. Si l'accès au réseau est configuré à cet endroit (par exemple, si vous avez démarré à partir d'un serveur de réseau au lieu de supports locaux), la langue pré-sélectionnée sera déterminée sur la base de la détection automatique en utilisant le module GeoIP.
Vous pouvez également saisir votre langue de prédilection dans la zone de recherche tel qu'indiqué ci-dessous.
Une fois votre sélection effectuée, cliquez sur le bouton Terminé pour aller à l'écran Sommaire de l'installation.
Configuration de la langue

Figure 11.4. Configuration de la langue

11.3. L'écran Sommaire de l'installation

L'écran Sommaire de l'installation est l'emplacement central sur lequel configurer une installation.
L'écran Sommaire de l'installation

Figure 11.5. L'écran Sommaire de l'installation

Plutôt que de vous faire passer d'un écran à l'autre de manière consécutive, le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux vous permet de configurer votre installation dans l'ordre que vous voulez.
Utilisez votre souris pour sélectionner une option de menu pour configurer une section de l'installation. Lorsque vous aurez terminé de configurer une section, ou si vous souhaitez terminer cette section plus tard, cliquez sur le bouton Terminé situé en haut à gauche de l'écran.
Seules les sections contenant un symbole d'avertissement sont obligatoires. Une note en bas de l'écran vous prévient que ces sections doivent être remplies avant que l'installation puisse démarrer. Les autres sections sont facultatives. La configuration actuelle est résumée en dessous de chaque titre de section. Cela vous permet de déterminer si vous devez consulter la section pour continuer à la configurer.
Une fois toutes les sections nécessaires terminées, cliquez sur le bouton Démarrer l'installation. Voir également Section 11.12, « Commencer l'installation ».
Pour annuler l'installation, cliquez sur le bouton Quitter.

Note

Lorsque des tâches d'arrière-plan connexes sont exécutées, certains éléments du menu peuvent être temporairement indisponibles.
Si vous avez utilisé une option Kickstart ou une option de ligne de commande de démarrage pour spécifier un référentiel d'installation sur un réseau mais qu'aucun réseau n'est disponible au démarrage de l'installation, le programme d'installation affichera l'écran de configuration pour que vous définissiez une connexion réseau avant d'afficher l'écran Sommaire de l'installation.
Écran de configuration réseau quand aucun réseau n'est détecté

Figure 11.6. Écran de configuration réseau quand aucun réseau n'est détecté

Vous pouvez ignorer cette étape si vous installez à partir d'un DVD d'installation ou tout autre support accessible localement et que vous être certain que vous n'aurez pas besoin d'une connexion réseau pour terminer l'installation. Une connexion réseau est toutefois nécessaire pour les installations réseau (voir la Section 6.7, « Source de l'installation ») ou pour installer des périphériques de stockage avancés (voir la Section 6.11, « Périphériques de stockage »). Pour en savoir plus sur la configuration d'un réseau dans le programme d'installation, voir la Section 6.8, « Réseau et nom d'hôte ».

11.4. Date et heure

Pour configurer le fuseau horaire, la date et, si vous le souhaitez, les paramètres pour l'heure du réseau, sélectionnez Date et Heure sur l'écran Sommaire de l'installation.
Vous pouvez sélectionner votre fuseau horaire de trois manières :
  • À l'aide de la souris, cliquez sur la carte interactive pour sélectionner une ville spécifique (représentée par un point jaune). Une épingle rouge apparaît alors à l'endroit sélectionné.
  • Vous pouvez également faire défiler les menus déroulants Région et Ville en haut de l'écran pour sélectionner votre fuseau horaire.
  • Sélectionnez Etc en bas du menu déroulant Région, puis sélectionnez votre fuseau horaire dans le menu suivant exprimé en GMT/UTC. Exemple : GMT+1.
Si votre ville n'est pas disponible sur la carte ou dans le menu déroulant, sélectionnez la ville la plus proche appartenant au même fuseau horaire.

Note

La liste des villes et régions disponibles provient du domaine public Time Zone Database (tzdata), pris en charge par l'Internet Assigned Numbers Authority (IANA). Red Hat ne peut pas ajouter de villes ou régions dans cette base de données. Vous trouverez plus d'informations sur le site internet officiel, disponible à l'adresse http://www.iana.org/time-zones.
Spécifiez un fuseau horaire même si vous avez prévu d'utiliser NTP (de l'anglais, Network Time Protocol) pour conserver la précision de l'horloge système.
Écran de configuration du fuseau horaire

Figure 11.7. Écran de configuration du fuseau horaire

Si vous êtes connecté au réseau, le bouton Heure du réseau sera activé. Pour paramétrer la date et l'heure à l'aide de NTP, laissez le bouton Heure du réseau en position ON et cliquez sur l'icône de configuration pour sélectionner les serveurs NTP que Red Hat Enterprise Linux doit utiliser. Pour paramétrer manuellement la date et l'heure, placez le bouton en position OFF.
Veuillez noter que les serveurs NTP peuvent être indisponibles au moment de l'installation. Si tel est le cas, le fait de les activer ne paramétra pas l'heure automatiquement. Quand les serveurs deviennent disponibles, la date et l'heure seront mis à jour.
Une fois votre sélection effectuée, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

Note

Pour modifier la configuration de votre fuseau horaire une fois l'installation terminée, naviguez vers la section Date et heure de la fenêtre de dialogue Paramètres.

11.5. Prise en charge des langues

Pour installer un support pour les paramètres régionaux et variations de langues supplémentaires, sélectionnez Prise en charge des langues à partir de l'écran Sommaire d'installation.
Utilisez votre souris pour sélectionner la langue dans laquelle vous souhaitez installer le support. Dans le panneau de gauche, sélectionnez la langue de votre choix, comme par exemple Espagnol. Ensuite, vous pourrez sélectionner un paramètre régional spécifique à votre région dans le panneau de droite, comme par exemple Espagnol (Costa Rica). Vous pourrez sélectionner plusieurs langues et plusieurs paramètres régionaux. Les langues sélectionnées apparaîtront en caractère gras dans le panneau de gauche.
Configuration de la prise en charge des langues

Figure 11.8. Configuration de la prise en charge des langues

Une fois vos sélections effectuées, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

Note

Pour modifier la configuration de la prise en charge des langues une fois l'installation terminée, naviguez vers la section Région & Langue de la fenêtre de dialogue Paramètres.

11.6. Configuration du clavier

Pour ajouter plusieurs configurations de clavier à votre système, sélectionnez Clavier à partir de l'écran Sommaire de l'installation. A l'enregistrement, les configurations de clavier sont immédiatement disponibles dans le programme d'installation et vous pouvez en changer à l'aide de l'icône de clavier situé en haut à droite de l'écran.
Au départ, seule la langue préalablement sélectionnée sur l'écran de bienvenue est proposée comme configuration de clavier dans le volet gauche. Vous pouvez soit remplacer la configuration initiale ou en ajouter d'autres. Cependant, si votre langue ne contient pas de caractères ASCII, vous devrez ajouter une configuration de clavier qui le fait, afin de pouvoir, entre autres, définir un mot de passe pour une partition de disque chiffrée ou un utilisateur root.
Configuration du clavier

Figure 11.9. Configuration du clavier

Pour ajouter une configuration de clavier, cliquez sur le bouton +, choisissez-en une à partir de la liste et cliquez sur Ajouter. Pour supprimer une configuration, sélectionnez-la et cliquez sur le bouton -. Utilisez les flèches directionnelles pour classer les configurations par ordre de préférence. Pour une prévisualisation de la configuration de clavier, sélectionnez-la et cliquez sur le bouton du clavier.
Pour tester une configuration, utilisez la souris pour cliquer à l'intérieur du champ de saisie sur la droite et testez votre clavier pour confirmer que votre sélection fonctionne.
Vous pouvez tester d'autres configurations en cliquant sur le sélectionneur de langue en haut de l'écran. Il est cependant recommandé de définir un raccourci clavier pour changer de configuration. Cliquez sur le bouton Options à droite pour ouvrir la boîte de dialogue Options de changement de configuration et choisir un raccourci figurant dans la liste en cochant la case correspondante. Le raccourci s'affichera ensuite au-dessus du bouton Options. Ce raccourci fonctionne à la fois au cours du programme d'installation et sur le système installé, vous devez donc configurer un raccourci ici de manière à pouvoir l'utiliser après l'installation. Vous pouvez également sélectionner plus d'un raccourci pour changer de configuration.

Important

Si vous choisissez une configuration de clavier qui n'accepte pas les caractères latins, tel que le Russe, il est recommandé d'ajouter également l'anglais (États-Unis) et de configurer une combinaison de touches pour passer d'un clavier à l'autre. Si vous choisissez un clavier sans caractères latins, il se peut que vous ne réussissiez pas à saisir un mot de passe et un nom d'utilisateur root valides le moment venu dans le processus d'installation. Cela peut également vous empêcher de terminer l'installation.
Une fois votre sélection effectuée, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

Note

Pour modifier la configuration de votre clavier une fois l'installation terminée, naviguez vers la section Clavier de la fenêtre de dialogue Paramètres.

11.7. Source de l'installation

Pour spécifier un fichier ou un emplacement à partir duquel installer Red Hat Enterprise Linux, sélectionnez Source d'installation à partir de l'écran Sommaire de l'installation. Sur cet écran, vous pouvez choisir entre un emplacement réseau ou un support d'installation disponible localement, tel qu'un DVD ou fichier ISO.
Écran de la source d'installation

Figure 11.10. Écran de la source d'installation

Veuillez sélectionner une des options suivantes :
Support d'installation auto-détecté
Si vous avez démarré l'installation en utilisant la totalité du DVD d'installation ou du lecteur USB, le programme d'installation le détectera et affichera les informations de base sous cette option. Cliquez sur le bouton Vérifier pour vous assurer que le support convient à l'installation. Ce test d'intégrité est le même que celui effectué si vous sélectionnez Tester ce support et installer Red Hat Enterprise Linux 7.0 dans le menu de démarrage, ou si vous utilisez l'option de démarrage rd.live.check.
Fichier ISO
Cette option apparaît si l'installateur détecte un disque dur partitionné avec systèmes de fichier montables. Sélectionnez cette option, cliquez sur le bouton Choisir un ISO et naviguez vers l'emplacement du fichier ISO d'installation sur votre système. Cliquez ensuite sur Vérifier pour vous assurer que le fichier convienne à l'installation.
Sur le réseau
Pour spécifier un emplacement réseau, sélectionnez cette option et choisissez à partir des options suivantes dans le menu déroulant :
  • http://
  • https://
  • ftp://
  • nfs
En utilisant votre sélection pour le début de votre URL d'emplacement, tapez le reste dans le champ de l'adresse. Si vous choisissez NFS, une autre boîte apparaîtra pour vous permettre de spécifier des options de montage NFS.

Important

Lorsque vous sélectionnez une source d'installation basée NFS, vous devez spécifier l'adresse avec un deux-points (:) séparant le nom d'hôte du chemin. Exemple :
server.example.com:/path/to/directory
Pour configurer un proxy à partir d'une source HTTP ou HTTPS, cliquez sur le bouton Configuration Proxy. Cochez Activer le proxy HTTP et tapez l'URL dans le champ URL Proxy. Si votre proxy nécessite une authentification, cochez Utiliser authentification et saisissez un nom d'utilisateur et un mot de passe. Cliquez sur Ajouter.
Si votre URL HTTP ou HTTPS correspond à une liste miroir de référentiel, marquez les cases à cocher sous le champ de saisie.
Vous pouvez également spécifier des référentiels supplémentaires pour accéder à davantage d'environnements d'installation et de modules de logiciels. Pour plus d'informations, voir la Section 11.9, « Sélection des logiciels ».
Pour ajouter un référentiel, cliquez sur le bouton +. Pour supprimer un référentiel, cliquez sur le bouton -. Cliquez sur la flèche pour retourner à la liste précédente des référentiels, pour par exemple remplacer les entrées actuelles avec celles qui étaient présentes au moment où vous êtes arrivé sur l'écran Source d'installation. Pour activer ou désactiver un référentiel, cliquez sur la case à cocher de chaque entrée de la liste dans la colonne Activés.
Dans la partie droite du formulaire, vous pouvez nommer votre référentiel supplémentaire et le configurer de la même façon que le référentiel primaire sur le réseau.
Une fois votre source d'installation sélectionnée, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

11.8. Réseau et nom d'hôte

Pour configurer les fonctionnalités de mise en réseau essentielles de votre système, sélectionnez Réseau & Nom d'hôte à partir de l'écran Sommaire d'installation.

Important

Lorsqu'une installation Red Hat Enterprise Linux 7 se termine et que le système démarre pour la première fois, toutes les interfaces réseau que vous avez configurées lors de l'installation seront activées. Cependant, l'installation ne vous invite pas à configurer les interfaces réseau sur certains chemins d'installation communs (par exemple, lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux à partir d'un DVD sur un disque dur).
Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux 7 depuis une source d'installation locale sur un périphérique de stockage local, assurez-vous de configurer au moins une interface réseau manuellement si vous avez besoin d'accéder au réseau quand le système démarre pour la première fois. Vous devrez sélectionner la connexion automatique lors de la modification de la configuration.
Les interfaces accessibles localement sont automatiquement détectées par le programme d'installation et ne peuvent pas être manuellement ajoutées ou supprimées. Les interfaces détectées sont répertoriées dans le volet gauche. Cliquez sur une interface dans la liste pour afficher davantage de détails sur la droite. Pour activer ou désactiver une interface réseau, positionnez le bouton dans le coin supérieur droit de l'écran à ON ou OFF.
Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Figure 11.11. Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Sous la liste des connexions, saisissez un nom d'hôte pour cet ordinateur dans la case Nom d'hôte. Le nom d'hôte peut être soit qualifié FQDN (fully-qualified domain name), ou sous le format nom d'hôte.nom de domaine, soit en tant que nom d'hôte court sous le format nom d'hôte. De nombreux réseaux possèdent le service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol), fournissant automatiquement un nom de domaine aux systèmes connectés. Pour permettre au service DHCP d'assigner le nom de domaine à cette machine, spécifier le nom d'hôte court uniquement.

Important

Si vous souhaitez assigner manuellement le nom d'hôte, assurez-vous que vous n'utilisez pas un nom de domaine qui ne vous est pas délégué, car cela pourrait entraîner que des ressources de réseau soient rendues indisponibles. Pour plus d'informations, consultez les pratiques de dénomination recommandées dans le Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7.

Note

Vous pouvez utiliser la section Network de la boîte de dialogue Paramètres de configuration du système pour modifier la configuration de votre réseau après avoir terminé l'installation.
Une fois que vous aurez terminé la configuration réseau, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

11.8.1. Modifier les connexions réseau

Cette section détaille uniquement les paramètres les plus importants pour une connexion câblée typique utilisée lors de l'installation. Bon nombre des options disponibles n'ont pas à être modifiées dans la plupart des scénarios d'installation et ne sont pas reportées sur le système installé. La configuration des autres types de réseaux est assez similaire, bien que les paramètres de configuration spécifiques soient nécessairement différents. Pour en savoir plus sur la configuration de réseau après l'installation, consultez le Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7.
Pour configurer une connexion réseau manuellement, cliquez sur le bouton Configurer dans le coin inférieur droit de l'écran. Une boîte de dialogue apparaîtra pour vous permettre de configurer la connexion sélectionnée. Les options de configuration proposées varient selon que la connexion est par câble ou non, à haut débit mobile, VPN ou DSL. Une description complète de toutes les configurations possibles dans la section Network de la boîte de dialogue Paramètres de configuration du système dépasse la portée de ce guide.
Les options de configuration réseau les plus utiles à prendre en compte au cours de l'installation sont les suivantes :
  • Cochez la case Se connecter automatiquement à ce réseau lorsqu'il est disponible si vous souhaitez utiliser la connexion chaque fois que le système démarre. Vous pouvez utiliser plusieurs connexions qui se connecteront automatiquement. Ces paramètres seront transférés au système installé.
    Fonction d'auto connexion à un réseau

    Figure 11.12. Fonction d'auto connexion à un réseau

  • Par défaut, les paramètres IPv4 sont configurés automatiquement par le service DHCP sur le réseau. Dans le même temps, la configuration IPv6 est définie à la méthode Automatique. Cette combinaison est adaptée pour la plupart des scénarios d'installation et ne nécessite généralement pas de changement.
    Paramétrage du protocole IP

    Figure 11.13. Paramétrage du protocole IP

  • Sélectionnez la case à cocher Utiliser cette connexion uniquement pour les ressources sur son réseau pour limiter les connexions au réseau local uniquement. Ce paramètre sera transféré à l'installation et s'applique à toute la connexion. Il peut être sélectionné même si aucun routage supplémentaire n'a été configuré.
    Configuration du routage IPv4

    Figure 11.14. Configuration du routage IPv4

Une fois que vous aurez terminé de modifier les paramètres réseau, cliquer sur Enregistrer pour enregistrer la nouvelle configuration. Si vous avez reconfiguré un périphérique qui était déjà actif pendant l'installation, vous devrez le redémarrer pour utiliser la nouvelle configuration dans l'environnement d'installation. Utilisez le bouton ON/OFF sur l'écran Réseau & Nom d'hôte pour redémarrer le périphérique.

11.8.2. Interfaces réseau avancées

Des interfaces de réseau avancées sont également disponibles pour l'installation. Cela inclut les réseaux locaux virtuels (VLAN) et deux méthodes pour utiliser les liens agrégés. Description détaillée de ces interfaces au-delà de la portée du présent document ; veuillez consulter le Guide de mise en réseau pour plus d'informations.
Pour créer une interface de réseau avancée, cliquez sur le bouton + dans le coin inférieur gauche de l'écran Réseau & Nom d'hôte.
Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Figure 11.15. Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Une boîte de dialogue apparaîtra avec un menu déroulant contenant les options suivantes :
  • Bond – représente NIC (Network Interface Controller) Bonding, une méthode pour lier plusieurs interfaces réseau ensemble en un canal unique de rassemblement.
  • Team – représente NIC Teaming, une nouvelle implémentation pour agréger des liens, conçue pour fournir un petit pilote de noyau pour effectuer le traitement rapide des flux de paquets, et diverses applications pour faire tout le reste en espace utilisateur.
  • VLAN-représente une méthode pour créer plusieurs domaines de diffusion distincts mutuellement isolés.
Boîte de dialogue avancée de l'interface réseau

Figure 11.16. Boîte de dialogue avancée de l'interface réseau

Note

Notez que les interfaces accessibles localement, avec ou sans câble, sont automatiquement détectées par le programme d'installation et ne peuvent pas être ajoutées ou supprimées manuellement à l'aide de ces contrôles.
Une fois que vous aurez sélectionné une option et cliqué sur le bouton Ajouter, une autre boîte de dialogue apparaîtra pour vous permettre de configurer la nouvelle interface. Voir les chapitres respectifs du Guide de mise en réseau pour obtenir des instructions détaillées. Pour modifier la configuration sur une interface avancée existante, cliquez sur le bouton configurer dans le coin inférieur droit de l'écran. Vous pouvez également supprimer une interface ajoutée manuellement en cliquant sur le bouton -.

11.9. Sélection des logiciels

Pour spécifier quels paquets seront installés, sélectionnez Sélection de logiciel sur l'écran Sommaire d'installation. Les groupes de paquets sont organisés par Environnements de base. Ces environnements sont des ensembles prédéfinis de paquets ayant un but précis ; par exemple, l'environnement Hôte de virtualisation contient un ensemble de paquets de logiciels requis pour les machines virtuelles en cours d'exécution sur le système. Un seul environnement de logiciels peut être sélectionné au moment de l'installation.
Pour chaque environnement, il y a des paquets supplémentaires disponibles sous forme de modules. Les modules sont présentés dans la partie droite de l'écran et la liste est actualisée lorsqu'un nouvel environnement est sélectionné. Vous pouvez sélectionner plusieurs modules pour votre environnement d'installation.
Une ligne horizontale sépare la liste des modules en deux parties :
  • Les modules énumérés au-dessus de la ligne horizontale sont spécifiques à l'environnement que vous avez sélectionné. Si vous sélectionnez des modules complémentaires dans cette partie de la liste, puis sélectionnez un environnement différent, votre sélection sera perdue.
  • Les modules énumérés en dessous de la ligne horizontale sont disponibles pour tous les environnements. Le choix d'un environnement différent n'affectera pas les sélections effectuées dans cette partie de la liste.
Exemple d'une sélection de logiciel pour une installation de serveur

Figure 11.17. Exemple d'une sélection de logiciel pour une installation de serveur

La disponibilité des environnements de base et des modules dépend de la variante de l'image ISO d'installation Red Hat Enterprise Linux 7 que vous utilisez comme source d'installation. Par exemple, la variante de serveur fournit un milieu conçu pour les serveurs, tandis que la version de workstation a plusieurs choix pour le déploiement de poste de travail de développeur, etc.
Le programme d'installation n'affiche pas quels paquets sont contenus dans les environnements disponibles. Pour voir quels paquets sont contenus dans un module complémentaire ou un environnement spécifique, voir le fichier repodata/*-comps-variant.architecture.xml qui se trouve sur le DVD d'installation de Red Hat Enterprise Linux 7 que vous utilisez comme source d'installation. Ce fichier contient une structure décrivant les environnements disponibles (marqués par la balise <environment>) et les modules complémentaires (la balise <group>).
Les environnements prédéfinis et les modules complémentaires vous permettent de personnaliser votre système, mais dans une installation manuelle, il n'y a aucun moyen de sélectionner des paquets individuels à installer. Pour personnaliser complètement votre système installé, vous pouvez sélectionner l'environnement Installation minimale, qui installe uniquement une version de base Red Hat Enterprise Linux 7 avec seulement une quantité minimale de logiciels supplémentaires. Puis, après avoir terminé l'installation du système et après vous être connecté une première fois, vous pouvez utiliser le gestionnaire de paquets Yum pour installer les logiciels supplémentaires dont vous avez besoin.
Vous pouvez également automatiser l'installation avec un fichier Kickstart permettant ainsi un degré de contrôle beaucoup plus élevé des paquets installés. Vous pouvez spécifier des environnements, des groupes et des paquets individuels dans la section %packages du fichier Kickstart. Voir la Section 23.3.3, « Sélection de paquets » pour obtenir des instructions sur la sélection des paquets pour installer un fichier Kickstart, et le Chapitre 23, Installations Kickstart pour des informations générales sur l'automatisation de l'installation avec Kickstart.
Une fois que vous avez sélectionné un environnement et des modules, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

11.9.1. Services du réseau principal

Toutes les installations Red Hat Enterprise Linux comprennent les services de réseau suivants :
  • journalisation centralisée avec l'utilitaire syslog
  • email via le protocole SMTP (de l'anglais, Simple Mail Transfer Protocol)
  • partage de fichiers réseau via NFS (de l'anglais, Network File System)
  • accès distant via SSH (de l'anglais, Secure SHell)
  • publication des ressources via mDNS (de l'anglais, multicast DNS)
Certains processus automatisés sur votre système Red Hat Enterprise  utilisent le service de messagerie pour envoyer des messages et des rapports à l'administrateur système. Par défaut, les services de courrier électronique, de connexion et d'imprimante n'acceptent pas les connexions à partir d'autres systèmes.
Vous pouvez configurer votre système Red Hat Enterprise Linux afin qu'il offre les services de courriel, partage de fichiers, journalisation, impression, et d'accès au bureau à distance après l'installation. Le service SSH est activé par défaut. Vous pouvez utiliser NFS afin d'accéder à des fichiers sur d'autres systèmes sans avoir à activer le service de partage NFS.

11.10. Destination de l'installation

Sélectionnez Destination de l'installation dans l'écran Sommaire de l'installation afin de sélectionner les disques et partitionner l'espace de stockage sur lequel vous installerez Red Hat Enterprise Linux. Si vous ignorez comment partitionner des disques, veuillez consulter l'Annexe A, Introduction aux partitions de disque.

Avertissement

Red Hat recommande de toujours sauvegarder toutes les données que vous possédez sur vos systèmes. Par exemple, si vous créez ou mettez à niveau un système à double démarrage, vous devriez sauvegarder toutes les données que vous souhaitez conserver sur vos périphériques de stockage. Des circonstances imprévues pourraient provoquer la perte de toutes vos données.

Important

Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en mode texte, seuls les schémas de partitionnement par défaut décrits dans cette section pourront être utilisés. Vous ne pourrez pas ajouter ou supprimer de partitions ou systèmes de fichiers autres que ceux ajoutés ou supprimés automatiquement par le programme d'installation.

Important

Si vous avez une carte RAID, faites attention au fait que certains types de BIOS ne prennent pas en charge le démarrage à partir de la carte RAID. Dans de tels cas, la partition /boot/ doit être créée sur une partition hors de la matrice RAID, comme par exemple sur un disque dur séparé. L'utilisation d'un disque dur interne est nécessaire pour la création de partitions avec les cartes RAID problématiques. Une partition /boot/ est aussi nécessaire pour les installations RAID logiciel.
Si vous avez choisi de partitionner votre système automatiquement, vous devriez modifier votre partition /boot manuellement. Veuillez consulter la Section 11.10.4, « Partitionnement manuel » pour obtenir des détails supplémentaires.
Aperçu de l'espace de stockage

Figure 11.18. Aperçu de l'espace de stockage

Sur cet écran, vous pouvez voir les périphériques de stockage disponibles localement sur votre ordinateur. Vous pouvez également ajouter des périphériques réseau ou périphériques spécialisés supplémentaires en cliquant sur le bouton Ajouter un disque. Pour en savoir plus sur ces périphériques, veuillez consulter la Section 11.11, « Périphériques de stockage ».
Si vous préférez ne pas partitionner votre système vous-même, laissez la sélection par défaut du bouton radio Configurer automatiquement le partitionnement afin que le programme d'installation effectue la partition des périphériques de stockage pour vous.
Un formulaire d'options supplémentaires intitulé Autres options de stockage se trouve en dessous des volets pour périphériques de stockage :
  • Vous pouvez sélectionner la façon dont votre périphérique de stockage sera partitionné dans la section Partitionnement. Vous pouvez configurer les partitions manuellement ou laisser le programme d'installation le faire automatiquement.
    Le partitionnement automatique est recommandé si vous effectuez une nouvelle installation sur un espace de stockage vierge ou si vous ne souhaitez pas préserver les données présentes à cet emplacement. Pour cela, laissez la sélection par défaut du bouton radio Configurer automatiquement le partitionnement afin que le programme d'installation crée pour vous les partitions nécessaires sur l'espace de stockage.
    Pour un partitionnement automatique, vous pouvez également sélectionner la case Je souhaite créer davantage d'espace disponible (I would like to make additional space available) pour choisir comment distribuer de l'espace sur cette installation à partir d'autres systèmes de fichier. Si vous avez sélectionné le partitionnement automatique mais que l'espace de stockage n'est pas suffisant pour terminer l'installation, une boîte de dialogue apparaîtra après avoir cliqué sur Terminé :
    Boîte de dialogue des options d'installation avec option de récupération d'espace

    Figure 11.19. Boîte de dialogue des options d'installation avec option de récupération d'espace

    Cliquez sur Annuler et ajouter des disques supplémentaires pour ajouter de l'espace de stockage. Cliquez sur Récupérer de l'espace pour libérer de l'espace de stockage à partir de partitions existantes. Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 11.10.3, « Récupérer de l'espace disque ».
    Si vous sélectionnez le bouton radio Je configure le partitionnement (I would like to make additional space available) pour une configuration manuelle puis cliquez sur le bouton Terminé, vous serez dirigé vers l'écran Partitionnement manuel. Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 11.10.4, « Partitionnement manuel ».
  • Dans la section Chiffrement, vous pouvez sélectionner la case Chiffrer mes données pour chiffrer toutes les partitions à l'exception de /boot. Pour en savoir plus sur le chiffrement, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.
Le bouton Sommaire de disque complet et chargeur de démarrage en bas de l'écran vous permet de configurer un disque sur lequel un chargeur de démarrage sera installé.
Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 11.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
Cliquez sur le bouton Terminé une fois vos sélections effectuées pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation ou pour vous rendre sur l'écran Partitionnement manuel.

Important

Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux sur un système possédant à la fois des périphériques de stockage à chemins d'accès multiples (multipath) et des périphériques de stockage non-multipath, la structure du partitionnement automatique dans le programme d'installation peut créer des groupes de volumes contenant une combinaison de périphériques multipath et de périphériques non-multipath, ce qui est contraire au principe du stockage à chemins d'accès multiples.
Sur l'écran Destination de l'installation, nous vous recommandons de sélectionner des périphériques à chemins d'accès multiples (multipath) uniquement ou des périphériques non-multipath uniquement. Alternativement, poursuivez avec le partitionnement manuel.

11.10.1. Installation du chargeur de démarrage

Red Hat Enterprise Linux 7 utilise GRUB2 (GRand Unified Bootloader version 2) comme chargeur de démarrage. Le chargeur de démarrage est le premier programme à s'exécuter au démarrage de l'ordinateur. Son rôle est de charger et transférer le contrôle à un système d'exploitation. GRUB2 peut démarrer tout système d'exploitation compatible et également utiliser le chargement en chaîne pour transférer le contrôle à d'autres chargeurs de démarrage pour les systèmes d'exploitation non pris en charge.

Avertissement

L'installation de GRUB2 pourrait effacer votre chargeur de démarrage actuel.
Si vous avez d'autres systèmes d'exploitation déjà installés, Red Hat Enterprise Linux essaye de les détecter automatiquement et configure GRUB2 pour les démarrer. Vous pouvez configurer manuellement tout système d'exploitation supplémentaire s'ils ne sont pas détectés correctement.
Pour indiquer le périphérique sur lequel le chargeur de démarrage doit être installé, cliquez sur le lien Résumé complet du disque et chargeur de démarrage en bas de l'écran Destination de l'installation. La boîte de dialogue Disques sélectionnés apparaîtra. Si vous partitionnez le pilote manuellement, vous trouverez cette boîte de dialogue en cliquant sur Périphérique(s) de stockage sélectionnés sur l'écran Partitionnement manuel.
Disques sélectionnés

Figure 11.20. Disques sélectionnés

Dans la colonne Démarrage, une icône de validation verte indique le périphérique de démarrage prévu. Pour modifier le périphérique de démarrage, sélectionnez un périphérique depuis la liste et cliquez sur le bouton Définir comme périphérique de démarrage pour y installer le chargeur de démarrage.
Pour refuser l'installation d'un nouveau chargeur de démarrage, sélectionnez le périphérique coché et cliquez sur le bouton Ne pas installer le chargeur de démarrage. Cela supprimera l'icône de validation et empêchera d'installer GRUB2 sur un périphérique.

Avertissement

Si, pour une raison quelconque, vous décidez de ne pas installer de chargeur de démarrage, vous ne pourrez pas démarrer le système directement et devrez utiliser une autre méthode de démarrage, comme une application commerciale de chargeur de démarrage. N'utilisez cette option que si vous êtes certain d'avoir une autre solution pour démarrer votre système.

11.10.2. Chiffrer les partitions

Si vous avez sélectionné l'option Chiffrer mes données et poursuivi sur l'écran suivant, le programme d'installation vous demandera une phrase de passe avec laquelle chiffrer les partitions sur le système.
Les partitions sont chiffrées à l'aide de Linux Unified Key Setup. Veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 pour obtenir davantage d'informations.
Saisir la phrase de passe pour une partition chiffrée

Figure 11.21. Saisir la phrase de passe pour une partition chiffrée

Choisissez une phrase de passe et saisissez-la dans chacun des deux champs de la boîte de dialogue. Veuillez noter qu'il est impératif d'utiliser la même disposition de clavier pour définir votre phrase de passe que celle que vous utiliserez pour déverrouiller des partitions. Utilisez l'icône de changement de langue pour vous assurer que la bonne disposition de clavier a été sélectionnée. Vous devez fournir cette phrase de passe à chaque démarrage du système. Appuyez sur la touche Tab à l'intérieur du champ de saisie Phrase de passe pour la saisir à nouveau. Si la phrase de passe est trop faible, une icône d'avertissement apparaîtra à l'intérieur du champ et vous empêchera de taper dans le second champ. Faites glisser le curseur de votre souris sur l'icône d'avertissement pour savoir comment améliorer votre phrase de passe.

Avertissement

Si vous oubliez cette phrase de passe, toutes les partitions chiffrées et toutes les données y figurant ne seront plus accessibles. Il n'existe aucun moyen de retrouver une phrase de passe oubliée.
Veuillez noter que si vous effectuez une installation Kickstart de Red Hat Enterprise Linux, vous pouvez enregistrer les phrases de passe de chiffrement et créer des copies de sauvegarde de phrases de passe de chiffrement pendant l'installation. Pour en savoir plus sur le chiffrement de disque, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.

11.10.3. Récupérer de l'espace disque

Si l'espace est insuffisant pour installer Red Hat Enterprise Linux sur les disques sélectionnés dans Destination de l'installation et que vous avez sélectionné Récupérer de l'espace dans la boîte de dialogue Options de l'installation, la boîte de dialogue Récupérer de l'espace disque apparaîtra.

Avertissement

A moins de choisir de réduire une partition, la récupération d'espace sur une partition implique la suppression de la totalité des données présentes. Veuillez toujours vérifier que toutes les données importantes ont été sauvegardées.
Récupérer de l'espace disque à partir des systèmes de fichiers existants

Figure 11.22. Récupérer de l'espace disque à partir des systèmes de fichiers existants

Les systèmes de fichier existants que Red Hat Enterprise Linux a détecté sont énumérés dans un tableau dans le cadre de leur disque respectif. La colonne Espace récupéré indique l'espace pouvant être réattribué à cette installation. La colonne Action indique les actions qui seront entreprises avec le système de fichiers pour récupérer de l'espace.
Vous trouverez quatre boutons en dessous du tableau :
  • Conserver – laisse le système de fichiers intact ; aucune donnée ne sera supprimée. Cette action est définie par défaut.
  • Supprimer – supprime le système de fichiers dans sa totalité. Tout l'espace qu'il occupe sur le disque sera rendu disponible pour l'installation.
  • Réduire – récupère de l'espace libre à partir du système de fichiers et le rend disponible pour cette installation. Utilisez le curseur pour définir une nouvelle taille pour la partition sélectionnée. Cette option peut uniquement être utilisée sur des partitions redimensionnables où LVM et RAID ne sont pas utilisées.
  • Tout supprimer/Tout préserver – ce bouton, situé sur la droite, marque tous les systèmes de fichiers pour la suppression par défaut. Cliquer dessus permet de modifier l'étiquette et de marquer tous les systèmes de fichiers à conserver à nouveau.
Sélectionnez un système de fichiers ou un disque entier à partir du tableau avec votre souris et cliquez sur l'un des boutons. L'étiquette dans la colonne Action se modifiera pour correspondre à votre sélection et la quantité d'espace total sélectionné à récupérer apparaissant sous le tableau s'ajustera en conséquence. La quantité d'espace que l'installation nécessite d'après les paquets que vous avez sélectionnés pour l'installation se trouve en dessous de cette valeur.
Une fois que suffisamment d'espace a été récupéré pour que l'installation continue, le bouton Récupérer de l'espace deviendra disponible. Cliquez sur ce bouton pour retourner à l'écran du Sommaire d'Installation et poursuivre l'installation.

11.10.4. Partitionnement manuel

L'écran de Partitionnement manuel s'affiche lorsque vous cliquez sur Terminé à partir de la « Destination d'installation » si vous avez sélectionné l'option Je vais configurer le partitionnement. Sur cet écran, vous pourrez configurer vos partitions de disque et points de montage. Ceci définit le système de fichiers sur lequel Red Hat Enterprise Linux 7 sera installé.

Avertissement

Red Hat recommande de toujours sauvegarder toutes les données que vous possédez sur vos systèmes. Par exemple, si vous créez ou mettez à niveau un système à double démarrage, vous devriez sauvegarder toutes les données que vous souhaitez conserver sur vos périphériques de stockage. Des circonstances imprévues pourraient provoquer la perte de toutes vos données.
L'écran de partitionnement manuel

Figure 11.23. L'écran de partitionnement manuel

L'écran Partitionnement manuel présente tout d'abord un volet unique sur la gauche pour les points de montage. Le volet est soit vide, à l'exception des informations sur la création de points de montage, ou il affiche des points de montage existants détectés par le programme d'installation. Ces points de montage sont organisés par installations de systèmes d'exploitation détectés. Ainsi, certains systèmes de fichiers peuvent s'afficher plusieurs fois si une partition est partagée entre plusieurs installations. L'espace total et l'espace disponible sur les périphériques de stockage sélectionnés s'affichent en dessous du volet.
Si votre système contient des systèmes de fichiers existants, assurez-vous d'avoir suffisamment d'espace disponible pour l'installation. Utilisez le bouton - pour supprimer les partitions inutiles.

Note

Pour obtenir des recommandations et autres informations supplémentaires sur les partitions de disques, veuillez consulter l'Annexe A, Introduction aux partitions de disque et la Section 11.10.4.5, « Schéma de partitionnement recommandé ». Au grand minimum, vous aurez besoin d'une partition root de taille adéquate, et d'une partition swap correspondant à la quantité de mémoire vive dont dispose le système.

11.10.4.1. Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions

Une installation de Red Hat Enterprise Linux 7 nécessite un minimum d'une partition PReP, mais Red Hat en recommande au moins cinq : PReP/, /home, /boot et swap. Vous pouvez aussi créer des partitions supplémentaires, selon vos besoins. Voir la Section 11.10.4.5, « Schéma de partitionnement recommandé » pour plus de détails.
L'ajout d'un système de fichiers s'effectue en deux étapes. Commencez par créer un point de montage dans un certain schéma de partitionnement. Le point de montage apparaît dans le volet gauche. Vous pouvez ensuite le personnaliser avec les options situées dans le volet droit, où vous pouvez choisir un nom, type de périphérique, type de système de fichiers, étiquette et le choix d'un chiffrage ou reformatage de la partition correspondante.
Si vous ne possédez pas de système de fichiers existant et souhaitez que le programme d'installation crée pour vous les partitions requises et leurs points de montage, sélectionnez votre schéma de partitionnement de prédilection à partir du menu déroulant dans le volet gauche (la valeur par défaut pour Red Hat Enterprise Linux est LVM), puis cliquez sur le lien en haut du volet pour créer des points de montage automatiquement. Cela créera une partition /boot, une partition / (root) et une partition swap proportionnelles à la taille du stockage disponible. Ces dernières sont les partitions recommandées pour une installation typique mais des partitions supplémentaires peuvent être ajoutées si nécessaire.
Vous pouvez également créer des points de montage individuels en utilisant le bouton + en bas du volet. La boîte de dialogue Ajouter un nouveau point de montage s'ouvrira. Vous pouvez choisir de sélectionner un chemin d'accès prédéfini à partir du menu déroulant Point de montage ou d'en définir un vous-même (sélectionnez par exemple / pour la partition root ou /boot pour la partition boot). Saisissez ensuite la taille de la partition en utilisant des unités de mesure courantes telles que les méga-octets, giga-octets ou téra-octets dans la boîte de dialogue Capacité désirée (saisissez par exemple 2Go pour créer une partition de 2 giga-octets). Si vous laissez le champ vide ou si vous spécifiez une taille supérieure à l'espace disponible, tout l'espace libre sera utilisé. Après avoir saisi ces informations, cliquez sur le bouton Ajouter un point de montage pour créer une partition.
Pour chaque nouveau point de montage que vous créez manuellement, vous pouvez paramétrer son schéma de partitionnement à partir du menu déroulant situé dans le volet gauche. Les options disponibles sont Partition standard, BTRFS, LVM et Allocation dynamique LVM. Veuillez noter que la partition /boot se situera toujours sur une partition standard, indépendamment de la valeur sélectionnée dans ce menu.
Pour modifier les périphériques sur lesquels un point de montage non LVM unique doit être situé, sélectionnez le point de montage et cliquez sur le bouton de configuration en bas du volet pour ouvrir la boîte de dialogue Configurer un point de montage. Sélectionnez un ou plusieurs périphériques et cliquez sur Sélectionner. Après la fermeture de la boîte de dialogue, veuillez noter qu'il vous faudra également confirmer ce paramètre en cliquant sur le bouton Mettre à jour les paramètres situé à droite de l'écran Partitionnement manuel.
Configurer les points de montage

Figure 11.24. Configurer les points de montage

Pour actualiser les informations sur tous les disques locaux et les partitions se trouvant dessus, veuillez cliquez sur le bouton « Scanner à nouveau » (avec une icône de flèche) dans la barre d'outils. Vous aurez besoin d'effectuer cette action uniquement après avoir effectué la configuration de partition avancée hors du programme d'installation. Veuillez noter que si vous cliquez sur le bouton Scanner à nouveau les disques, tous les changements de la configuration apportés au programme d'installation seront perdus.
Scanner les disques à nouveau

Figure 11.25. Scanner les disques à nouveau

Au bas de l'écran, un lien fait état du nombre de périphériques de stockage sélectionnés dans Destination de l'installation (veuillez consulter la Section 11.10, « Destination de l'installation »). Cliquer sur ce lien ouvre la boîte de dialogue Disques sélectionnés, dans laquelle vous pouvez examiner les informations sur les disques. Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez consulter la Section 11.10.1, « Installation du chargeur de démarrage ».
Pour personnaliser une partition ou un volume, sélectionnez son point de montage à partir du volet gauche pour faire apparaître sur la droite les fonctionnalités personnalisables suivantes :
Personnaliser les partitions

Figure 11.26. Personnaliser les partitions

  • Nom – attribuez un nom à un volume LVM ou Btrfs. Veuillez noter que les noms des partitions standard sont générés automatiquement lors de leur création et qu'ils ne peuvent pas être modifiés, tel que /home, dont le nom attribué est sda1.
  • Point de montage – saisissez le point de montage de la partition. Par exemple, si une partition doit correspondre à la partition racine (ou root), saisissez / ; saisissez /boot pour la partition /boot, et ainsi de suite. Pour une partition swap, le point de montage ne doit pas être configuré (configurer le type du système de fichiers sur swap est suffisant).
  • Étiquette – attribuez une étiquette à la partition. Les étiquettes sont utilisées pour que vous puissiez facilement reconnaître et utiliser des partitions individuelles.
  • Capacité souhaitée – saisissez la taille souhaitée de la partition. Vous pouvez utiliser des unités de taille communes telles que les kilo-octets, méga-octets, giga-octets ou téra-octets. Les méga-octets seront l'option par défaut si vous ne spécifiez pas l'unité.
  • Type de périphérique – choisissez entre Partition standard, BTRFS, LVM et Allocation dynamique LVM. Si deux disques ou plus ont été sélectionnés pour le partitionnement, RAID sera également disponible. Cochez la case Chiffrer adjacente pour chiffrer la partition. Il vous sera demandé de définir un mot de passe plus tard.
  • Système de fichiers – à partir du menu déroulant, sélectionnez le type de système de fichiers approprié pour cette partition. Cochez la case Reformater adjacente pour formater une partition existante, ou laissez-la vide pour conserver vos données.
Pour plus d'informations sur le système de fichiers et les types de périphériques, veuillez consulter la Section 11.10.4.1.1, « Types de systèmes de fichiers ».
Cliquez sur le bouton Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications et sélectionner une autre partition à personnaliser. Veuillez noter que les modifications ne s'appliqueront que lors du démarrage de l'installation à partir de la page Sommaire de l'installation. Cliquez sur le bouton Tout réinitialiser pour annuler toutes les modifications apportées aux partitions et tout recommencer.
Lorsque tous les systèmes de fichier et points de montage ont été créés et personnalisés, cliquez sur le bouton Terminé. Si vous choisissez de chiffrer un système de fichiers, il vous sera demandé de créer une phrase de passe. Une boîte de dialogue apparaîtra ensuite affichant un sommaire de toutes les actions de stockage que le programme d'installation effectuera. Cela comprend la création, le redimensionnement et la suppression de partitions et systèmes de fichier. Vous pouvez revoir toutes les modifications et cliquer sur Annuler et retourner au partitionnement personnalisé pour retourner en arrière. Pour confirmer le sommaire, cliquez sur Accepter les modifications pour retourner à la page Sommaire de l'installation. Pour partitionner d'autres périphériques, sélectionnez-les dans Destination de l'installation, retournez à l'écran Partitionnement manuel et suivez le même processus décrit dans cette section.
11.10.4.1.1. Types de systèmes de fichiers
Red Hat Enterprise Linux vous permet de créer différents types de périphériques et systèmes de fichiers. Vous trouverez ci-dessous une brève description des divers types de périphériques et systèmes de fichiers disponibles et de la façon dont ils peuvent être utilisés.

Type de périphériques

  • partition standard – Une partition standard peut contenir un système de fichiers ou espace swap, ou fournir un conteneur pour RAID logiciel ou un volume physique LVM.
  • volume logique (LVM) – La création d'une partition LVM génère automatiquement un volume logique LVM. LVM peut améliorer les performances lors de l'utilisation de disques physiques. Pour obtenir davantage d'informations sur la création de volumes logiques, veuillez consulter la Section 11.10.4.3, « Créer un volume logique LVM ». Pour obtenir davantage d'informations concernant LVM, veuillez consulter l'ouvrage Administration du gestionnaire de volumes logiques LVM de Red Hat Enterprise Linux 7.
  • Allocation dynamique LVM – Grâce à l'utilisation de l'allocation dynamique, il est possible de gérer un pool de stockage d'espace libre, aussi appelé un pool dynamique et qui peut être alloué à un nombre arbitraire de périphériques lorsque requis par des applications. Lorsque nécessaire, le pool peut être étendu de manière dynamique pour une allocation efficace en termes de coûts.
  • BTRFS – Btrfs est un système de fichiers offrant plusieurs fonctionnalités similaires à un périphérique. Btrfs est capable de s'adresser et de gérer plus de fichiers, des fichiers plus grands et des volumes plus grands que les systèmes de fichiers ext2, ext3 et ext4. Pour créer un volume Btrfs et lire davantage d'informations, veuillez consulter la Section 11.10.4.4, « Créer un sous-volume Btrfs ».
  • RAID logiciel – La création de deux partitions RAID logiciel ou plus vous permet de créer un périphérique RAID. Une partition RAID est assignée à chaque disque sur le système. Pour créer un périphérique RAID, veuillez consulter la Section 11.10.4.2, « Créer un RAID logiciel ». Pour obtenir des informations concernant RAID, veuillez consulter le Guide d'administration du stockage Red Hat Enterprise Linux 7.

Systèmes de fichiers

  • xfs – XFS est un système de fichiers à haute évolutivité et de haute performance qui prend en charge des systèmes de fichiers faisant jusqu'à 16 exaoctets (environ 16 millions de téraoctets), des fichiers faisant jusqu'à 8 exaoctets (environ 8 millions de téraoctets) et des structures de répertoires contenant des dizaines de millions d'entrées. XFS prend en charge la journalisation des métadonnées, qui permet un temps de récupération plus rapide après une panne. Le système de fichiers XFS peut aussi être défragmenté et redimensionné tout en restant monté et actif. Ce système de fichiers est sélectionné par défaut et est fortement recommandé. Pour obtenir des informations sur la manière de traduire des commandes courantes provenant du système de fichiers ext4 précédemment utilisé, veuillez consulter l'Annexe E, Tableau des références pour les commandes ext4 et XFS.
    La taille maximum prise en charge d'une partition XFS est de 500 To.
  • ext4 – Le système de fichiers ext4 est basé sur le système ext3, mais il comporte un certain nombre d'améliorations. Celles-ci incluent la prise en charge de fichiers et systèmes de fichiers de plus grande taille, une allocation de l'espace disque plus rapide et plus efficace, un nombre infini de sous-répertoires dans un répertoire, une vérification des systèmes de fichiers plus rapide, ainsi qu'une journalisation plus robuste.
    La taille maximale prise en charge par un système de fichiers dans Red Hat Enterprise Linux 7 s'élève actuellement à 50 To.
  • ext3 – Le système de fichiers ext3 est basé sur le système de fichiers ext2, mais il offre un avantage principal : la journalisation. L'utilisation d'un système de fichiers offrant la journalisation permet de réduire le temps de récupération d'un système de fichiers après une panne car il n'est plus nécessaire de vérifier la consistance des métadonnées en exécutant l'utilitaire fsck chaque fois qu'une panne se produit.
  • ext2 – Un système de fichiers ext2 prend en charge des types de fichiers Unix standards, y compris les fichiers, répertoires ou liens symboliques normaux. Il fournit la possibilité d'assigner de longs noms de fichiers, allant jusqu'à 255 caractères.
  • vfat – Le système de fichiers VFAT est un système de fichiers Linux compatible avec les noms de fichiers Microsoft Windows de grande taille sur le système de fichiers FAT.
  • swap – Les partitions swap sont utilisées pour prendre en charge la mémoire virtuelle. En d'autres termes, les données sont écrites sur une partition swap lorsqu'il n'y a pas suffisamment de RAM pour stocker les données traitées par votre système.
  • PReP – cette petite partition de démarrage se trouve sur la première partition du disque dur. La partition de démarrage PReP contient le chargeur de démarrage GRUB2, qui autorise d'autres serveurs IBM Power Systems à démarrer Red Hat Enterprise Linux.
Chaque système de fichiers possède différentes limites pour lui-même, mais aussi pour les fichiers individuels qu'il contient. Pour obtenir une liste des tailles maximales de systèmes de fichiers et de fichiers pouvant être pris en charge, veuillez consulter la page « Limites et capacités technologiques de Red Hat Enterprise Linux », disponible sur le Portail Client à l'adresse suivante : https://access.redhat.com/site/articles/rhel-limits.

11.10.4.2. Créer un RAID logiciel

Les RAID (« regroupements redondants de disques indépendants ») sont construits à partir de multiples périphériques de stockage ordonnés de manière à fournir une performance améliorée et dans certaines configurations, une meilleure tolérance vis-à-vis des erreurs. Veuillez trouver ci-dessous une description des différents types RAID.
Un périphérique RAID est créé en une étape et des disques sont ajoutés ou supprimés selon les besoins. Une partition RAID par disque est permise pour chaque périphérique, ainsi le nombre de disques disponibles au programme d'installation détermine les niveaux RAID qui vous sont disponibles.
Créer une partition RAID logiciel – le menu étendu Type de périphérique

Figure 11.27. Créer une partition RAID logiciel – le menu étendu Type de périphérique

Les options de configuration RAID sont uniquement visibles si vous avez sélectionné deux périphériques de stockage ou plus pour l'installation. Deux périphériques sont requis au minimum pour créer un périphérique RAID.
Pour créer un périphérique RAID :
  1. Créez un point de montage tel que décrit dans la Section 11.10.4.1, « Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions ». En configurant ce point de montage, vous configurez le périphérique RAID.
  2. Tout en laissant la partition sélectionnée dans le volet de gauche, sélectionnez le bouton de configuration sous le volet pour ouvrir la boîte de dialogue Configurer le point de montage. Sélectionnez les disques à inclure dans le périphérique RAID et cliquez sur Sélectionner.
  3. Cliquez sur le menu déroulant Type de périphérique et sélectionnez RAID.
  4. Cliquez sur le menu déroulant Système de fichiers et sélectionnez votre type de système de fichiers préféré (veuillez consulter la Section 6.10.4.1.1, « Types de systèmes de fichiers »).
  5. Cliquez sur le menu déroulant Niveau RAID et sélectionnez votre niveau RAID préféré.
    Les niveaux RAID disponibles sont :
    RAID0 – Performances optimisées (entrelacement)
    Distribue les données sur de multiples périphériques de stockage. Les RAID niveau 0 offrent souvent une performance améliorée par rapport aux partitions standard, et peuvent être utilisés pour combiner le stockage de multiples périphériques en un grand périphérique virtuel. Veuillez noter que les RAID niveau 0 n'offrent pas de redondance et que l'échec d'un seul périphérique dans la matrice détruira la matrice toute entière. RAID 0 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID1 – Redondance (miroir)
    Duplique les données sur un périphérique de stockage sur un ou plusieurs autres périphériques de stockage. Des périphériques supplémentaires dans la matrice permettent d'améliorer les niveaux de redondance. RAID 1 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID4 – Détection d'erreurs (parité)
    Distribue les données sur de multiples périphériques de stockage, mais n'utilise qu'un périphérique dans la matrice pour stocker les données de parité qui protègent la matrice au cas où l'un des périphériques de la matrice n'échouerait. Comme toutes les données de parité se trouvent sur un seul périphérique, l'accès à celui-ci crée un goulot d'étranglement au niveau des performances de la matrice. RAID 4 requiert au moins trois partitions RAID.
    RAID5 – Détection d'erreurs distribuée
    Distribue les données et données de parité sur de multiples périphériques de stockage. Les RAID niveau 5 offrent comme avantages de performance de distribuer les données sur de multiples périphériques, mais ne partagent pas le goulot d'étranglement des performances des RAID de niveau 4 car les données de parité sont distribuées au travers de la matrice. RAID 5 requiert au moins trois partitions RAID.
    RAID6 – Redondant
    Les RAID de niveau 6 sont similaires aux RAID 5, mais au lieu de ne stocker qu'un seul ensemble de données de parité, ils en stockent deux. RAID 6 requiert au moins quatre partitions RAID.
    RAID10 – Redondance (miroir) et Performances optimisées (entrelacement)
    Les RAID de niveau 10 sont des RAID imbriqués ou RAID hybrides. Les RAID de niveau 10 sont construits en distribuant les données sur des ensembles de périphériques de stockage en miroir. Par exemple, un RAID de niveau 10 construit à partir de quatre partitions RAID consiste en deux paires de partitions pour lesquelles une partition est le miroir de l'autre. Les données sont ensuite distribuées sur les deux paires de périphériques de stockage, comme pour un RAID de niveau 0. Les RAID de niveau 10 requièrent au moins quatre partitions RAID.
  6. Cliquez sur Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications, puis continuez avec une autre partition ou cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Sommaire de l'installation.
Si le nombre de disques inclus est inférieur à celui que le niveau RAID indiqué requiert, un message s'affichera en bas de la fenêtre vous informant du nombre de disques requis pour la configuration sélectionnée.

11.10.4.3. Créer un volume logique LVM

LVM (Logical Volume Management) présente un affichage simple et logique de l'espace de stockage physique sous-jacent, tel que les disques durs ou les LUN. Les partitions sur le stockage physique sont représentées en tant que volumes physiques pouvant être regroupés en groupe de volumes. Chaque groupe de volumes peut être divisé en multiples volumes logiques, où chacun de ceux-ci est analogue à une partition de disque standard. Ainsi, les volumes logiques LVM fonctionnent comme des partitions pouvant s'étendre sur de multiples disques physiques.
Pour en savoir plus sur LVM, veuillez consulter l'Annexe C, Comprendre LVM ou lire le Guide d'administration LVM Red Hat Enterprise Linux 7. Veuillez noter que la configuration LVM est uniquement disponible dans le programme d'installation graphique.

Important

La configuration de LVM n'est pas disponible pendant une installation en mode texte. Si vous avez besoin de créer une configuration LVM dès le début, appuyez sur Ctrl+Alt+F2 pour utiliser une console virtuelle différente, puis exécutez la commande lvm. Pour retourner à l'installation en mode texte, appuyez sur Ctrl+Alt+F1.
Configurer un volume logique

Figure 11.28. Configurer un volume logique

Créer un volume logique et l'ajouter à un groupe de volumes existant ou à un nouveau groupe de volumes :
  1. Créez un point de montage pour le volume LVM comme décrit dans la Section 11.10.4.1, « Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions ».
  2. Cliquez sur le menu déroulant Type de périphérique et sélectionnez LVM. Le menu déroulant Groupe de volumes apparaît et affiche le nom du nouveau groupe de volumes.
  3. Vous pouvez également cliquer sur le menu et sélectionner Créer un nouveau groupe de volumes ou cliquer sur Modifier pour configurer le nouveau groupe de volumes. L'option Créer un nouveau groupe de volumes et le bouton Modifier mènent tous deux à la boîte de dialogue Configurer le groupe de volumes, dans laquelle vous pouvez renommer le groupe de volumes et sélectionner les disques à inclure.
    Personnaliser un groupe de volumes LVM

    Figure 11.29. Personnaliser un groupe de volumes LVM

    Les niveaux RAID sont les mêmes que les périphériques RAID. Veuillez consulter la Section 11.10.4.2, « Créer un RAID logiciel » pour obtenir des informations supplémentaires. Vous pouvez aussi marquer le groupe de volume pour le chiffrer et définir sa politique de taille. Les options de politique disponibles sont :
    • Automatic – La taille du groupe de volumes est définie automatiquement de manière à être juste assez grande pour contenir les volumes logiques configurés. Ceci est optimal si vous n'avez pas besoin de libérer de l'espace dans le groupe de volumes.
    • As large as possible – Le groupe de volumes est créé avec sa taille maximale, peu importe la taille des volumes logiques qu'il contient. Ceci est optimal si vous envisagez de conserver la plupart de vos données sur LVM et au cas où vous auriez besoin d'augmenter la taille de certains volumes logiques, ou si vous avez besoin de créer des volumes logiques supplémentaires à l'intérieur de ce groupe de volumes.
    • Fixed – Cette option permet de définir la taille exacte d'un groupe de volumes. Tout volume logique configuré doit pouvoir être contenu dans cette taille fixe. Ceci est utile si vous savez exactement la taille que le groupe de volumes doit faire.
    Cliquez sur Enregistrer une fois le groupe configuré.
  4. Cliquez sur Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications, puis continuez avec une autre partition ou cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Sommaire de l'installation.

Avertissement

Le placement de la partition /boot sur un volume LVM n'est pas pris en charge.

11.10.4.4. Créer un sous-volume Btrfs

Btrfs est un type de système de fichiers, mais possède plusieurs fonctionnalités caractéristiques d'un périphérique de stockage. Btrfs est conçu pour rendre le système de fichiers plus tolérant face aux erreurs et pour faciliter leur détection et réparation lorsqu'elles surviennent. Btrfs utilise checksum pour s'assurer de la validité des données et des métadonnées, Btrfs conserve aussi des copies du système de fichiers qui peuvent être utilisées comme sauvegardes ou pour effectuer des réparations.
Pendant le partitionnement manuel, veuillez créer des sous-volumes Btrfs plutôt que des volumes Btrfs. Le programme d'installation créera automatiquement un volume Btrfs pour contenir ces sous-volumes. Les tailles rapportées pour chaque point de montage Btrfs dans le volet de gauche de l'écran Partitionnement manuel sont identiques car elles reflètent la taille totale du volume plutôt que celle de chaque sous-volume individuel.
Configurer un sous-volume Btrfs

Figure 11.30. Configurer un sous-volume Btrfs

Pour créer un sous-volume Btrfs :
  1. Créez un point de montage tel que décrit dans la Section 11.10.4.1, « Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions ». En configurant ce point de montage, vous configurez le volume Btrfs.
  2. Cliquez sur le menu déroulant Type de périphérique et sélectionnez BTRFS. Le menu déroulant Système de fichiers sera automatiquement grisé pour Btrfs. Le menu déroulant Volume apparaît et affiche le nom du nouveau volume.
  3. Vous pouvez également cliquer sur le menu et sélectionner Créer un nouveau volume ou cliquer sur Modifier pour configurer le nouveau volume. L'option Créer un nouveau volume et le bouton Modifier mènent tous deux à la boîte de dialogue Configurer le volume, dans laquelle vous pouvez renommer le sous-volume et y ajouter un niveau RAID.
    Personnaliser un volume Btrfs

    Figure 11.31. Personnaliser un volume Btrfs

    Les niveaux RAID disponibles sont :
    RAID0 (Performance)
    Distribue les données sur de multiples périphériques de stockage. Les RAID niveau 0 offrent souvent une performance améliorée par rapport aux partitions standard, et peuvent être utilisés pour combiner le stockage de multiples périphériques en un grand périphérique virtuel. Veuillez noter que les RAID niveau 0 n'offrent pas de redondance et que l'échec d'un seul périphérique dans la matrice détruira la matrice toute entière. Raid 0 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID1 (Redondance)
    Duplique les données sur un périphérique de stockage sur un ou plusieurs autres périphériques de stockage. Des périphériques supplémentaires dans la matrice permettent d'améliorer les niveaux de redondance. RAID 1 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID10 (Performance, Redondance)
    Combine RAID0 et RAID1 et offre ainsi de plus hautes performances et une meilleure redondance simultanément. Les données sont diffusées en matrices RAID1 fournissant la redondance (mise en miroir), ces matrices sont ensuite entrelacées (RAID0), offrant de meilleures performances (entrelacement). Au moins quatre partitions RAID sont requises.
    Vous pouvez aussi marquer le volume pour le chiffrer et définir sa politique de taille. Les options de politique disponibles sont :
    • Automatic – La taille du volume est définie automatiquement de manière à être juste assez grande pour contenir les sous-volumes configurés. Ceci est optimal si vous n'avez pas besoin de libérer de l'espace dans le volume.
    • As large as possible – Le volume est créé avec sa taille maximale, peu importe les sous-volumes qu'il contient. Ceci est optimal si vous envisagez de conserver la plupart de vos données sur Btrfs et au cas où vous auriez besoin d'augmenter la taille de certains sous-volumes, ou si vous avez besoin de créer des sous-volumes supplémentaires à l'intérieur de ce volume.
    • Fixed – Cette option permet de définir la taille exacte d'un volume. Tout sous-volume configuré doit pouvoir être contenu dans cette taille fixe. Ceci est utile si vous savez exactement la taille que le volume doit faire.
    Cliquez sur Enregistrer une fois le volume configuré.
  4. Cliquez sur Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications, puis continuez avec une autre partition ou cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Sommaire de l'installation.
Si le nombre de disques inclus est inférieur à celui que le niveau RAID indiqué requiert, un message s'affichera en bas de la fenêtre vous informant du nombre de disques requis pour la configuration sélectionnée.

Avertissement

Le placement de la partition /boot sur un sous-volume Btrfs n'est pas pris en charge.

11.11. Périphériques de stockage

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux sur une grande variété de périphériques de stockage. Vous trouverez des périphériques de stockage de base accessibles localement sur la page Destination de l'installation, tel que décrit dans la Section 11.10, « Destination de l'installation ». Pour ajouter un périphérique de stockage spécialisé, cliquez sur le bouton Ajouter un disque dans la section Disques spécialisés et de réseau de l'écran.
Aperçu de l'espace de stockage

Figure 11.32. Aperçu de l'espace de stockage

11.11.1. Écran de sélection des périphériques de stockage

L'écran de sélection des périphériques affiche tous les périphériques de stockage auxquels le programme d'installation anaconda a accès.
Les périphériques sont groupés sous les onglets suivants :
Périphériques multipath
Périphériques de stockage accessibles par plus d'un chemin d'accès, comme avec des contrôleurs SCSI multiples ou des ports de Fibre Channel sur le même système.
Le programme d'installation détecte uniquement les périphériques de stockage à multiples chemins d'accès (périphériques multipath) avec des numéros de série faisant 16 ou 32 caractères de long.
Autres périphériques SAN
Périphériques disponibles sur un réseau de stockage SAN.
Microprogramme RAID
Périphériques de stockage attachés au microprogramme du contrôleur RAID.
Aperçu à onglets des périphériques de stockage spécialisé

Figure 11.33. Aperçu à onglets des périphériques de stockage spécialisé

Pour configurer un périphérique iSCSI, cliquez sur le bouton Ajouter cible iSCSI. Pour configurer un périphérique FCoE (Fibre Channel over Ethernet), cliquez sur le bouton Ajouter FCoE SAN. Les deux boutons sont situés dans le coin inférieur droit de l'écran.
La page d'aperçu contient aussi l'onglet de Recherche vous permettant de filtrer les périphériques de stockage avec le WWID (Identifiant global, de l'anglais World Wide Identifier), le port, la cible, ou le LUN (numéro d'unité logique) à partir duquel ils sont accédés.
Onglet Recherche de périphériques de stockage

Figure 11.34. Onglet Recherche de périphériques de stockage

L'onglet Recherche contient le menu déroulant Chercher par pour sélectionner une recherche par port, par cible, par LUN ou par WWID. Effectuer des recherches par WWID ou par LUN requiert des valeurs supplémentaires dans les zones de texte correspondantes. Cliquez sur le bouton Trouver pour démarrer la recherche.
Chaque périphérique est présenté sur une ligne différente, avec une case à cocher sur la gauche. Cliquez sur la case à cocher pour rendre le périphérique disponible pendant le processus d'installation. Plus loin dans le processus d'installation, vous pourrez choisir d'installer Red Hat Enterprise Linux sur l'un des périphériques sélectionné ici, et de monter automatiquement n'importe quel des autres périphériques sur le système installé.
Veuillez noter que les périphériques que vous sélectionnez ici ne sont pas automatiquement effacés par le processus d'installation. En soi-même, la sélection d'un périphérique sur cet écran ne signifie pas que les données sur ce périphérique sont à risque. Veuillez également noter que tout périphérique que vous n'aurez pas sélectionné ici pour faire partie du système installé peut y être ajouté après l'installation en modifiant le fichier /etc/fstab.

Important

Tous les périphériques de stockage que vous n'aurez pas sélectionné sur cet écran seront totalement cachés d'Anaconda. Pour charger à la chaîne le chargeur de démarrage Red Hat Enterprise Linux depuis un autre chargeur de démarrage, sélectionnez tous les périphériques présentés sur cet écran.
Une fois que vous aurez sélectionné les périphériques de stockage à mettre à disponibilité pendant l'installation, cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Destination de l'installation.

11.11.1.1. Options de stockage avancées

Pour utiliser un périphérique de stockage avancé, vous pouvez configurer une cible iSCSI (SCSI sur TCP/IP) ou SAN (Réseau de stockage) FCoE (Fibre Channel sur Ethernet) en cliquant sur le bouton correspondant dans le coin inférieur droit de l'écran « Destination de l'installation ». Veuillez consulter l'Annexe B, Disques iSCSI pour une introduction à iSCSI.
Options de stockage avancées

Figure 11.35. Options de stockage avancées

11.11.1.1.1. Configurer les paramètres iSCSI
Lorsque vous aurez cliqué sur le bouton Ajouter une cible iSCSI..., la boîte de dialogue Ajouter une cible de stockage iSCSI apparaîtra.
Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

Figure 11.36. Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

Pour utiliser des périphériques de stockage iSCSI pour l'installation, Anaconda doit être en mesure de pouvoir les découvrir en tant que cibles iSCSI et de pouvoir créer une session iSCSI pour y accéder. Chacune de ces étapes peut nécessiter un nom d'utilisateur et un mot de passe pour l'authentification CHAP (de l'anglais « Challenge Handshake Authentication Protocol »). En outre, vous pouvez configurer une cible iSCSI pour authentifier l'initiateur iSCSI sur le système auquel la cible est attachée (CHAP inversé) pour la découverte et pour la session. Lorsqu'utilisés ensemble, le CHAP et le CHAP inversé sont appelés CHAP mutuel ou CHAP à deux voies. Le CHAP mutuel offre le plus haut niveau de sécurité pour les connexions iSCSI, particulièrement lorsque le nom d'utilisateur et le mot de passe sont différents pour l'authentification CHAP et l'authentification CHAP inversé.

Note

Répétez les étapes de la découverte et de la connexion iSCSI autant de fois que nécessaire pour ajouter tout le stockage iSCSI requis. Toutefois, vous ne pourrez pas modifier le nom de l'initiateur iSCSI après avoir tenté la première découverte. Pour modifier le nom de l'initiateur ISCSI, vous devrez redémarrer l'installation.

Procédure 11.1. Découverte iSCSI et lancement d'une session iSCSI

Utilisez la boîte de dialogue Ajouter la cible de stockage iSCSI pour fournir à Anaconda les informations nécessaires pour découvrir la cible iSCSI.
  1. Saisissez l'adresse IP de la cible iSCSI dans le champ Adresse IP cible.
  2. Fournissez un nom dans le champ Nom d'initiateur iSCSI pour l'initiateur iSCSI sous le format iSCSI qualified name (Nom qualifié iSCSI). Une entrée IQN valide comprend :
    • la chaîne iqn. (veuillez noter le point)
    • un code date spécifiant l'année et le mois de l'enregistrement du nom de domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, celui-ci est représenté avec quatre chiffres pour l'année, un tiret et deux chiffres pour le mois, le tout suivi d'un point. Par exemple, septembre 2010 sera représenté comme ceci : 2010-09.
    • le nom du domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, présenté dans l'ordre inverse avec le domaine du plus haut niveau en premier. Par exemple, le sous-domaine storage.example.com sera représenté sous la forme : com.example.storage
    • le caractère des deux-points, suivi par une chaîne identifiant de manière unique cet initiateur iSCSI dans votre domaine ou sous-domaine. Par exemple, :diskarrays-sn-a8675309.
    Un IQN complet peut donc ressembler à ceci : iqn.2010-09.storage.example.com:diskarrays-sn-a8675309. Anaconda pré-remplit le champ Nom de l'initiateur iSCSI avec un nom sous ce format pour vous aider avec la structure.
    Pour obtenir plus d'informations sur les IQN, reportez-vous à 3.2.6. iSCSI Names dans le document RFC 3720 – Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3720#section-3.2.6 et à 1. iSCSI Names and Addresses dans RFC 3721 – Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) Naming and Discovery disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3721#section-1.
  3. Utilisez le menu déroulant Type d'authentification découverte (Discovery Authentication Type) pour spécifier le type d'authentification à utiliser pour la découverte iSCSI. Les options disponibles sont les suivantes :
    • aucune information d'identification
    • Paire CHAP
    • Paire CHAP et paire inversée
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP.
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP et paire inversée comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP ainsi que le nom d'utilisateur et le mot de passe de l'initiateur iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP inversé et Mot de passe CHAP inversé.
  4. Vous pouvez également cocher la case intitulée Lier les cibles aux interfaces réseau.
  5. Cliquez sur le bouton Démarrer la découverte. Anaconda va tenter de découvrir une cible iSCSI en se basant sur les informations que vous avez fournies. Si la découverte est réussie, la boîte de dialogue affichera une liste de tous les nœuds iSCSI découverts sur la cible.
  6. Chaque nœud est présenté avec une case à cocher à ses côtés. Cliquez sur les cases des nœuds que vous souhaitez utiliser pour l'installation.
    Boîte de dialogue des Nœuds iSCSI découverts

    Figure 11.37. Boîte de dialogue des Nœuds iSCSI découverts

  7. Le menu Type d'authentification de la connexion au nœud offre les mêmes options que celles du menu Type d'authentification découverte décrites à l'étape 3. Cependant, si vous avez besoin d'informations d'authentification pour une authentification découverte, il est courant d'utiliser les mêmes informations d'authentification pour se connecter à un nœud découvert. Pour cela, utilisez l'option Utilisez les informations d'authentification de découverte supplémentaire à partir du menu. Une fois les informations d'authentification fournies, le bouton Se connecter devient disponible.
  8. Cliquez sur Se connecter pour initier une session iSCSI.
11.11.1.1.2. Configurer les paramètres FCoE
Lorsque vous aurez cliqué sur le bouton Ajouter SAN FCoE..., une boîte de dialogue s'affichera afin que vous configuriez les interfaces réseau pour qu'elles découvrent les périphériques de stockage FCoE.
Commencez par sélectionner une interface réseau qui est connectée à un commutateur FCoE dans le menu déroulant NIC, puis cliquez sur le bouton Ajouter le(s) disque(s) FCoE pour rechercher des périphériques SAN sur le réseau.
Configurer les paramètres FCoE

Figure 11.38. Configurer les paramètres FCoE

Des cases à cocher avec des options supplémentaires doivent être prises en considération :
Utiliser DCB
Le DCB (Data Center Bridging) est un ensemble d'améliorations apportées aux protocoles Ethernet, il a été conçu pour améliorer l'efficacité des connexions Ethernet des réseaux de stockage et des clusters. Activez ou désactivez la reconnaissance DCB du programme d'installation à l'aide de la case à cocher dans cette boîte de dialogue. Cette option doit uniquement être activée pour des interfaces réseau qui requièrent un client DCBX basé sur hôte. Les configurations sur des interfaces qui implémentent un client DCBX de matériel physique devraient laisser cette case vide.
Utiliser auto vlan
Auto VLAN indique si la découverte VLAN doit être effectuée ou non. Si cette case est cochée, alors le protocole de découverte VLAN FIP (« Protocole d'initiation FCoE ») sera exécuté sur l'interface Ethernet une fois que la configuration du lien aura été validée. Si elles ne sont pas déjà configurées, les interfaces réseau de tout VLAN FCoE découvert seront automatiquement créées et des instances FCoE seront créées sur les interfaces VLAN. Cette option est activée par défaut.
Les périphériques FCoE découverts seront affichés sous l'onglet Autres périphériques SAN dans l'écran « Destination d'installation ».

11.12. Commencer l'installation

Une fois toutes les sections de l'écran Résumé de l'installation remplies, l'avertissement en bas de l'écran du menu disparaît et le bouton Démarrer l'installation devient disponible.
Prêt pour l'installation

Figure 11.39. Prêt pour l'installation

Avertissement

Jusqu'à ce point précis du processus d'installation, aucun changement n'a été effectué sur votre ordinateur. Lorsque vous cliquez sur Démarrer l'installation, le programme d'installation alloue de l'espace sur votre disque dur et commence à transférer Red Hat Enterprise Linux sur cet espace. Selon l'option de partitionnement que vous aurez choisie, ce processus peut inclure la suppression de données pré-existantes sur votre ordinateur.
Pour passer en revue les choix que vous avez fait jusqu'à présent, retournez à la section en question de l'écran Résumé de l'installation. Pour annuler complètement l'installation, cliquez sur Quitter ou éteignez votre ordinateur. Pour éteindre la plupart des ordinateurs à ce moment précis, appuyez sur le bouton d'alimentation et gardez-le enfoncé pendant quelques secondes.
Si vous avez fini de personnaliser votre installation et que vous êtes certain de vouloir continuer, cliquez sur Démarrer l'installation.
Une fois que vous aurez cliqué sur Démarrer l'installation, laissez le processus d'installation se terminer. Si celui-ci est interrompu, par exemple, en éteignant ou en redémarrant l'ordinateur, ou à cause d'une panne de courant, vous ne pourrez probablement pas utiliser votre ordinateur jusqu'à ce que vous ne recommenciez et terminiez le processus d'installation Red Hat Enterprise Linux, ou jusqu'à ce que vous n'installiez un autre système d'exploitation.

11.13. Le menu de configuration et écran de progression

Une fois que vous cliquez sur Lancer l'installation sur l'écran Sommaire de l'installation, l'écran de progression apparaîtra. Red Hat Enterprise Linux indique la progression de l'installation sur l'écran tout en écrivant les paquets sélectionnés sur votre système.
Installation de paquets

Figure 11.40. Installation de paquets

Pour information, vous trouverez une journalisation complète de votre installation dans le fichier /var/log/anaconda/anaconda.packaging.log une fois que vous aurez redémarré votre système.
Au cours de l'installation des paquets, d'autres éléments de configuration sont nécessaires. Les éléments de menu Mot de passe Root et Création d'utilisateur se situent au dessus de la barre de progression de l'installation.
L'élément de menu Mot de passe Root est utilisé pour définir le mot de passe pour le compte root. Le compte root est utilisé pour effectuer des tâches critiques administratives et de gestion de système. Le mot de passe peut être configuré pendant ou après l'installation des paquets, mais vous ne pourrez pas terminer le processus d'installation avant sa configuration.
La création d'un compte utilisateur est facultative et peut être effectuée après l'installation, mais il est recommandé de l'effectuer sur cet écran. Un compte utilisateur est utilisé pour effectuer des tâches basiques et pour accéder au système. Il est toujours conseillé d'accéder au système avec un compte utilisateur plutôt qu'un compte root.

11.13.1. Configuration du mot de passe root

La configuration d'un compte et d'un mot de passe root est une étape importante de l'installation. Le compte root (aussi appelé super-utilisateur) est utilisé pour installer des paquets, mettre à niveau des paquets RPM et pour effectuer la plupart des tâches de maintenance. Le compte root vous offre un contrôle total sur votre système. Pour ces raisons, il est recommandé d'utiliser le compte root uniquement pour effectuer des tâches administratives ou de maintenance du système. Veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux afin d'obtenir davantage d'informations sur le compte root.
Écran du mot de passe root

Figure 11.41. Écran du mot de passe root

Cliquez sur l'élément du menu Mot de passe root et saisissez votre nouveau mot de passe dans le champ Mot de passe root. Red Hat Enterprise Linux affiche les caractères sous la forme d'astérisques pour des raisons de sécurité. Veuillez saisir à nouveau le même mot de passe dans le champ Confirmer afin de vous assurer qu'il a été paramétré correctement. Après avoir défini le mot de passe root, veuillez cliquer sur Terminé pour retourner à l'écran Paramètres de l'utilisateur.
Ci-dessous figurent les conditions préalables et recommandations pour la création d'un mot de passe root robuste :
  • doit faire au moins huit caractères
  • peut contenir des chiffres, lettres (majuscules et minuscules), ainsi que des symboles
  • respecte la casse et doit contenir un mélange de majuscules et minuscules
  • doit être facile à retenir, mais difficile à deviner
  • ne doit pas être un mot, une abréviation ou un numéro pouvant être associé à votre entreprise, à vous-même, ou pouvant être trouvé dans un dictionnaire (y compris dans une langue étrangère)
  • ne doit pas être écrit. Si vous devez l'écrire quelque part, conservez-le dans un endroit sûr.

Note

Pour changer votre mot de passe root après voir terminé l'installation, utilisez l'Outil de mot de passe root.

11.13.2. Créer un compte utilisateur

Pour créer un compte utilisateur normal (non root) au cours de l'installation, cliquez sur Paramètres d'utilisateur sur l'écran de progression. L'écran Créer un utilisateur apparaît, vous permettant de configurer le compte d'utilisateur normal et ses paramètres. Bien qu'il soit recommandé de le faire au cours de l'installation, cette étape est facultative et peut être effectuée une fois l'installation terminée.
Pour quitter l'écran de création d'utilisateur après y être entré et sans créer d'utilisateur, laissez tous les champs vides et cliquez sur Terminé.
Écran de configuration du compte utilisateur

Figure 11.42. Écran de configuration du compte utilisateur

Saisissez le nom complet et le nom d'utilisateur dans leurs champs respectifs. Veuillez noter que le nom d'utilisateur du système doit contenir moins de 32 caractères et aucun espace. Il est vivement recommandé de définir un mot de passe pour le nouveau compte.
Lorsque vous définissez un mot de passe robuste, même si cela n'est pas pour un utilisateur root, veuillez suivre les directives décrites dans la Section 11.13.1, « Configuration du mot de passe root ».
Cliquez sur le bouton Avancé pour ouvrir une nouvelle boîte de dialogue avec des paramètres supplémentaires.
Configuration avancée de l'utilisateur

Figure 11.43. Configuration avancée de l'utilisateur

Par défaut, chaque utilisateur possède un répertoire d'accueil correspondant à leur nom d'utilisateur. Dans la plupart des scénarios, il n'est pas nécessaire de modifier ce paramètre.
Vous pouvez aussi manuellement définir un numéro d'identification de système pour le nouvel utilisateur et pour son groupe par défaut en sélectionnant les cases à cocher. La plage des numéros d'identification d'utilisateurs normaux commence à partir du chiffre 1000. Au bas de la boîte de dialogue, vous pouvez saisir la liste des groupes supplémentaires, séparés par des virgules, à laquelle le nouvel utilisateur appartiendra. Les nouveaux groupes seront créés dans le système. Pour personnaliser des ID de groupes, veuillez indiquer les numéros entre parenthèses.
Une fois le compte utilisateur personnalisé, veuillez cliquer sur Enregistrer les modifications pour retourner à l'écran Paramètres d'utilisateur.

11.14. Installation terminée

Félicitations ! Votre installation de Red Hat Enterprise Linux est à présent terminée !
Cliquez sur le bouton Redémarrer pour redémarrer votre système et commencer à utiliser Red Hat Enterprise Linux. N'oubliez pas de supprimer tout support d'installation s'il n'est pas éjecté automatiquement lors du redémarrage.
Une fois que la séquence de démarrage normale de votre ordinateur s'est effectuée, Red Hat Enterprise Linux se chargera et démarrera. Par défaut, le processus de démarrage est caché derrière un écran graphique affichant une barre de progression. Puis un écran de connexion GUI s'affichera (ou une invite login: si le système X Window n'est pas installé).
Si votre système a été installé avec X Window System pendant le processus d'installation, des applications servant à installer votre système se lanceront lors du premier démarrage de votre système Red Hat Enterprise Linux. Ces applications vous guideront à travers la configuration initiale de Red Hat Enterprise Linux et vous permettront, entre autres, de paramétrer la date et l'heure de votre système et d'enregistrer votre ordinateur sur Red Hat Network.
Pour plus d'informations sur le processus de configuration, veuillez consulter le Chapitre 26, Initial Setup et Firstboot.

Chapitre 12. Résolution de problèmes d'installation sur IBM Power Systems

Ce chapitre présente quelques problèmes d'installation courants ainsi que leurs solutions.
Pour le débogage, Anaconda journalise les actions d'installation dans des fichiers dans le répertoire /tmp. Ces fichiers sont répertoriés dans le tableau suivant :

Tableau 12.1. Fichiers journaux créés durant l'installation

Fichier journal Contenu
/tmp/anaconda.log messages Anaconda généraux
/tmp/program.log tous les programmes externes exécutés durant l'installation
/tmp/storage.log informations du module de stockage extensif
/tmp/packaging.log Messages d'installation de yum et du paquet rpm
/tmp/syslog messages système liés au matériel
Si l'installation échoue, les messages de ces fichiers sont consolidés dans /tmp/anaconda-tb-identifier, où identifier est une chaîne quelconque.
Tous les fichiers répertoriés ci-dessus se situent dans le disque RAM du programme d'installation, ce qui signifie qu'ils ne sont pas enregistrés de manière permanente et seront perdus une fois le système éteint. Pour les enregistrer de manière permanente, copiez ces fichiers vers un autre système du réseau à l'aide de la commande scp sur le système exécutant l'installateur, ou copiez-les sur un périphérique de stockage monté (tel qu'un lecteur flash USB). Voir ci-dessous pour plus de détails sur le transfert de fichiers journaux sur le réseau.

Note

La procédure suivante nécessite que le système d'installation puisse accéder au réseau et que le système cible puisse recevoir des fichiers sur le protocole ssh.

Procédure 12.1. Transférer des fichiers journaux sur le réseau

  1. A partir du système sur lequel vous effectuez l'installation, appuyez sur les touches Ctrl+Alt+F2 pour accéder à une invite de shell. Vous serez identifiés en tant que root et aurez accès au système de fichiers temporaire du programme d'installation.
  2. Passez au répertoire /tmp où les fichiers journaux sont situés :
    # cd /tmp
  3. Copiez les fichiers journaux sur un autre système du réseau à l'aide de la commande scp.
    # scp *log user@address:path
    Remplacez user par un nom d'utilisateur valide sur le système cible, address par l'adresse ou nom d'hôte du système cible, et path par le chemin d'accès vers le répertoire sur lequel vous souhaitez enregistrer les fichiers journaux. par exemple, si vous souhaitez vous connecter en tant que john sur un système dont l'adresse IP est 192.168.0.122 et placer les fichiers journaux sur le répertoire /home/john/logs/ sur ce système, la commande aura la forme suivante :
    # scp *log john@192.168.0.122:/home/john/logs/
    Lors de la première connexion au système cible, il est possible que vous aperceviez un message semblable au suivant :
    The authenticity of host '192.168.0.122 (192.168.0.122)' can't be established.
    ECDSA key fingerprint is a4:60:76:eb:b2:d0:aa:23:af:3d:59:5c:de:bb:c4:42.
    Are you sure you want to continue connecting (yes/no)?
    Tapez yes et appuyez sur la touche Entrée pour continuer. Saisissez ensuite un mot de passe valide à l'invite. Les fichiers commenceront leur transfert vers le répertoire indiqué sur le système cible.
Les fichiers journaux de l'installation sont désormais enregistrés de manière permanente sur le système cible et disponibles à la révision.

12.1. Problèmes au démarrage de l'installation

12.1.1. Problème lors du démarrage de l'installation en mode graphique

Des systèmes avec certaines cartes vidéo peuvent présenter des problèmes lors du programme d'installation graphique. Si le programme d'installation ne tourne pas selon ses paramètres par défaut, il essaiera de s'exécuter dans un mode à résolution inférieure. Si ce compromis échoue, le programme d'installation tentera alors une exécution en mode texte.
Il existe plusieurs solutions pour afficher les problèmes, la plupart d'entre elles impliquent de spécifier les options de démarrage personnalisées. Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 20.1, « Configuration du système d'installation au menu de démarrage ».
Utilisez le mode graphique de base
Vous pouvez tenter d'effectuer l'installation en utilisant le pilote graphique de base. Pour cela, modifiez les options de démarrage du programme d'installation à l'invite boot: et ajoutez inst.xdriver=vesa à la fin de la ligne de commande.
Spécifiez la résolution de l'affichage manuellement
Si le programme d'installation ne parvient pas à détecter la résolution de votre écran, vous pouvez ignorer la détection automatique et la spécifier manuellement. Pour cela, ajoutez l'option inst.resolution=x au menu de démarrage, où x est la résolution de votre affichage (par exemple, 1024x768).

12.1.2. Console série non détectée

Dans certains cas, une tentative d'installation en mode texte en utilisant une console série ne donnera aucun résultat sur la console. Cela se produit sur les systèmes possédant une carte graphique, mais pas de moniteur connecté. Si Anaconda détecte une carte graphique, il tentera de l'utiliser pour un affichage, même si aucun affichage n'est détecté.
Si vous souhaitez effectuer une installation en mode texte sur une console série, utilisez les options de démarrage inst.text et console=. Pour davantage de détails, veuillez consulter le Chapitre 20, Options de démarrage.

12.2. Problèmes durant l'installation

12.2.1. Aucun disque détecté

Au démarrage de l'installation, il se peut que vous receviez le message d'erreur suivant :
Aucun disque détecté. Veuillez éteindre votre ordinateur, connecter au moins un disque, puis redémarrer pour terminer l'installation.
Ce message signifie que Anaconda n'est pas parvenu à trouver un périphérique de stockage sur lequel effectuer l'installation. Si cela est le cas, assurez-vous tout d'abord que votre système possède au minimum un périphérique de stockage connecté.
Si votre système utilise un contrôleur RAID matériel, vérifiez que le contrôleur est bien configuré et qu'il fonctionne correctement. Pour accéder aux instructions, veuillez consulter la documentation relative à votre contrôleur.
Si vous effectuez une installation sur un ou plusieurs périphériques iSCSI et que le système ne possède aucun stockage local, assurez-vous que tous les LUN (de l'anglais Logical Unit Numbers, Numéros d'unité logique) requis sont présentés au HBA (de l'anglais Host Bus Adapter, Adaptateur de bus hôte) approprié. Pour davantage d'informations concernant iSCSI, veuillez consulter l'Annexe B, Disques iSCSI.
Si vous avez vérifié que votre périphérique de stockage est correctement configuré et connecté mais que le message apparaît toujours après avoir redémarré le système et relancé l'installation, cela signifie que l'installateur n'est pas parvenu à détecter le stockage. Dans la plupart des cas, ce message apparaît lorsque vous tentez d'effectuer une installation sur un périphérique SCSI n'ayant pas été reconnu par le programme d'installation.
Il vous faudra donc effectuer une mise à jour de pilote avant de lancer l'installation. Vérifiez sur le site internet du fabricant de votre matériel si une mise à jour de pilote susceptible de régler votre problème est disponible. Pour obtenir davantage d'informations sur les mises à jour de pilote, veuillez consulter le Chapitre 9, Mettre à jour des pilotes pendant une installation sur des IBM Power Systems.
Vous pouvez également consulter la liste des compatibilités matérielles Red Hat Hardware Compatibility List, disponible en ligne à l'adresse https://hardware.redhat.com.

12.2.2. Génération de rapports de messages traceback

Si le programme d'installation graphique rencontre une erreur, il vous fera apparaître une boîte de dialogue du rapport d'incidents. Vous pourrez ensuite choisir d'envoyer les informations concernant le problème à Red Hat. Pour envoyer un rapport d'incidents, il vous faudra saisir vos informations d'identification du Portail Client. Si vous ne possédez pas de compte pour le Portail Client, vous pouvez en créer un à l'adresse https://www.redhat.com/wapps/ugc/register.html. Les rapports d'incidents automatisés nécessitent également une connexion réseau qui fonctionne.
La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Figure 12.1. La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Quand la boîte de dialogue apparaît, sélectionnez Signaler le bogue pour signaler le problème, ou Quitter pour quitter l'installation.
Vous pouvez également choisir de cliquer sur Plus d'informations pour afficher un résultat détaillé qui puisse aider à déterminer la cause de cette erreur. Si le débogage vous est familier, cliquez sur Déboguer. Vous serez alors transféré vers le terminal virtuel tty1, où vous pourrez demander des informations plus précises afin de compléter votre rapport d'incident. Pour retourner sur l'interface graphique à partir de tty1, exécutez la commande continue.
La boîte de dialogue étendue du rapport d'incidents

Figure 12.2. La boîte de dialogue étendue du rapport d'incidents

Pour signaler un incident sur le portail client, veuillez suivre la procédure suivante.

Procédure 12.2. Signalement d'erreurs au service client Red Hat Customer Support

  1. Dans le menu qui apparaît, sélectionnez Signaler un incident au portail client Red Hat
  2. Pour signaler l'incident à Red Hat, il vous faudra tout d'abord fournir vos informations d'identification du portail client. Cliquez sur Configurer Red Hat Customer Support.
    Informations d'identification du portail client

    Figure 12.3. Informations d'identification du portail client

  3. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira, vous demandant de saisir votre nom d'utilisateur et mot de passe du portail client. Saisissez vos informations d'identification du portail client Red Hat.
    Configurer Red Hat Customer Support

    Figure 12.4. Configurer Red Hat Customer Support

    Si vos paramètres réseau nécessitent que vous utilisiez un proxy HTTP ou HTTPS, vous pouvez le configurer en développant le menu Avancé et en saisissant l'adresse du serveur proxy.
    Après avoir fourni toutes les informations d'identification, cliquez sur OK pour poursuivre.
  4. Une nouvelle fenêtre contenant un champ apparaît. Inscrivez-y toute information et commentaire utiles. Décrivez comment l'erreur peut être reproduite en expliquant chaque étape effectuée jusqu'à l'apparition de la boîte de dialogue du rapport d'incidents. Fournissez autant de détails précis que possible, dont les informations acquises lors du débogage. Veuillez noter que toutes les informations que vous fournirez ici pourront être visibles à tous sur le Portail Client.
    Si vous ignorez la cause de l'erreur, cochez la case J'ignore ce qui a causé ce problème en bas de la boîte de dialogue.
    Cliquez ensuite sur Suivant.
    Décrivez le problème

    Figure 12.5. Décrivez le problème

  5. Relisez ensuite les informations qui seront envoyées au Portail Client. Votre explication se trouve dans l'onglet commentaire. Les autres onglets comprennent des informations telles que le nom d'hôte de votre système et d'autres détails sur l'environnement de l'installation. Vous pouvez supprimer tous les éléments que vous ne souhaitez pas envoyer à Red Hat, veuillez noter cependant que fournir moins de détails pourrait affecter la résolution du problème.
    Appuyez sur Suivant après avoir relu les informations à envoyer.
    Relisez les informations à envoyer

    Figure 12.6. Relisez les informations à envoyer

  6. Vérifiez la liste des fichiers à envoyer et inclure dans le rapport d'incident en tant que pièce jointe individuelle. Ces fichiers fournissent les informations du système qui aideront à analyse de l'incident. Si vous ne souhaitez pas envoyer certains fichiers, décochez les cases correspondantes. Pour ajouter des fichiers qui pourraient aider à régler le problème, cliquez sur Joindre un fichier.
    Une fois que vous aurez vérifié les fichiers à envoyer, cochez la case intitulée J'ai relu les données et accepte de les envoyer (I have reviewed the data and agree with submitting it). Cliquez ensuite sur Suivant pour envoyer le rapport et les pièces jointes au Portail Client.
    Relisez les fichiers à envoyer

    Figure 12.7. Relisez les fichiers à envoyer

  7. Quand la boîte de dialogue indique que le processus est terminé, vous pouvez cliquer sur Voir journal pour voir les détails du processus de signalement ou sur Fermer pour retourner à la boîte de dialogue du rapport d'incidents. Cliquez ensuite sur Quitter pour quitter l'installation.

12.2.3. Autres problèmes de partitionnement pour les utilisateurs de systèmes IBM Power Systems

Si vous créez des partitions manuellement, mais n'arrivez pas à accéder à l'écran suivant, cela signifie que vous n'avez probablement pas créé toutes les partitions nécessaires pour continuer l'installation.
Vous devez au minimum disposer des partitions suivantes :
  • Une partition / (root)
  • Une partition PReP Boot
  • Une partition /boot (uniquement si la partition root est un volume logique LVM ou un sous-volume Btrfs)
Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 11.10.4.5, « Schéma de partitionnement recommandé ».

12.3. Problèmes après l'installation

12.3.1. Problème avec la séquence de démarrage graphique

Après avoir terminé l'installation et redémarré votre système pour la première fois, il est possible que le système ne réponde plus pendant la séquence de démarrage graphique, nécessitant une réinitialisation. Dans ce cas de figure, le chargeur de démarrage s'affiche avec succès, mais une sélection d'une entrée et une tentative de démarrage de système entraîne l'arrêt du système. En général, cela indique un problème avec la séquence de démarrage graphique. Pour cela, modifiez temporairement les paramètres au démarrage avant de les changer de manière permanente.

Procédure 12.3. Désactivation temporaire du démarrage graphique

  1. Démarrez votre ordinateur et patientez jusqu'à l'apparition du chargeur de démarrage. Si vous avez défini le délai de votre chargeur de démarrage à 0, maintenez la touche ECHAP enfoncée.
  2. A l'apparition du menu du chargeur de démarrage, utilisez vos touches directionnelles pour surligner l'entrée que vous souhaitez démarrer et appuyez sur la touche e pour modifier les options de cette entrée.
  3. Dans la liste d'options, trouvez la ligne du noyau, c'est-à-dire la ligne commençant avec le mot-clé linux. Sur cette ligne, trouvez l'option rhgb et supprimez-la. L'option pouvant être difficile à trouver, utilisez les touches directionnelles pour faire défiler vers le haut ou le bas.
  4. Appuyez sur F10 ou Ctrl+X pour démarrer votre système avec les options modifiées.
Si le système parvient à démarrer, vous pouvez vous connecter normalement. Vous devrez ensuite désactiver le démarrage graphique de manière permanente, pour éviter de devoir effectuer la procédure précédente à chaque démarrage du système. Pour modifier les options de démarrage de manière permanente, effectuez les procédures ci-dessous.

Procédure 12.4. Désactivation définitive du démarrage graphique

  1. Connectez-vous au compte root à l'aide de la commande su - :
    $ su -
  2. Ouvrez le fichier de configuration /etc/default/grub à l'aide d'un éditeur de texte brut tel que vim.
  3. Dans le fichier grub, trouvez la ligne commençant par GRUB_CMDLINE_LINUX.
    GRUB_CMDLINE_LINUX="rd.lvm.lv=rhel/root rd.md=0 rd.dm=0 vconsole.keymap=us $([ -x /usr/sbin/rhcrashkernel-param ] && /usr/sbin/rhcrashkernel-param || :) rd.luks=0 vconsole.font=latarcyrheb-sun16 rd.lvm.lv=vg_rhel/swap rhgb quiet"
    
    Sur cette ligne, supprimez l'option rhgb.
  4. Enregistrez le fichier de configuration modifié.
  5. Actualisez la configuration du chargeur de démarrage en exécutant la commande suivante :
    # grub2-mkconfig --output=/boot/grub2/grub.cfg
A la fin de cette procédure, vous pouvez redémarrer votre ordinateur. Red Hat Enterprise Linux n'utilisera plus la séquence de démarrage graphique. Si vous souhaitez activer le démarrage graphique, suivez la même procédure, ajoutez l'option rhgb à la ligne GRUB_CMDLINE_LINUX dans le fichier /etc/default/grub et réactualisez la configuration du chargeur de démarrage à l'aide de la commande grub2-mkconfig command.
Pour plus d'informations sur le fonctionnement du chargeur de démarrage GRUB2, veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.

12.3.2. Démarrage dans un environnement graphique

Si vous avez installé X Window System, mais ne voyez pas d'environnement de bureau graphique lors de la connexion à votre système, vous pouvez le lancer manuellement à l'aide de la commande startx. Notez toutefois que cette approche n'est qu'une solution temporaire et que le journal en cours n'est pas modifié pour les prochaines connexions.
Pour configurer votre système afin que vous puissiez vous connecter sur un écran de connexion graphique, vous devez remplacer la cible par défaut systemd par graphical.target. Lorsque vous avez terminé, redémarrez votre ordinateur. Vous obtiendrez une invite de connexion graphique au redémarrage du système.

Procédure 12.5. Définir l'identification graphique par défaut

  1. Ouvrez une invite de shell. Si vous êtes dans votre compte d'utilisateur, devenez root en saisissant la commande su -.
  2. Remplacez la cible par défaut par graphical.target. Pour cela, exécutez la commande suivante :
    # systemctl set-default graphical.target
L'identification graphique est désormais activée par défaut (une invite d'identification graphique s'affichera au prochain redémarrage). Si vous souhaitez annuler cette modification et continuer à utiliser l'invite d'identification basée texte, exécutez la commande suivante en tant que root :
# systemctl set-default multi-user.target
Pour plus d'informations sur les cibles dans systemd, veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.

12.3.3. Aucune interface utilisateur graphique présente

Si vous avez des problèmes à démarrer X (le système X Window), il est possible qu'il n'ait pas été installé. Certains des environnements de base pré-définis que vous pouvez sélectionner au cours de l'installation, comme Minimal install ou Web Server, ne comprennent pas une interface graphique (celle-ci doit être installée manuellement).
Si vous voulez X, vous pouvez installer les paquets nécessaires plus tard. Pour savoir comment installer un environnement de bureau graphique, veuillez consulter l'article de base de connaissances à l'adresse https://access.redhat.com/site/solutions/5238.

12.3.4. Arrêt brutal du serveur X après connexion de l'utilisateur

Si le serveur X s'arrête brutalement quand un utilisateur se connecte, il se peut qu'un ou plusieurs de vos systèmes de fichiers n'ait plus (ou presque plus) d'espace disponible. Pour vérifier que cela est la raison à votre problème, exécutez la commande suivante :
$ df -h
Le résultat vous aidera à diagnostiquer la partition pleine (dans la plupart des cas, le problème viendra de la partition /home). Voici à quoi pourrait ressembler le résultat de la commande df :
Filesystem                                  Size  Used Avail Use% Mounted on
/dev/mapper/vg_rhel-root                     20G  6.0G   13G  32% /
devtmpfs                                    1.8G     0  1.8G   0% /dev
tmpfs                                       1.8G  2.7M  1.8G   1% /dev/shm
tmpfs                                       1.8G 1012K  1.8G   1% /run
tmpfs                                       1.8G     0  1.8G   0% /sys/fs/cgroup
tmpfs                                       1.8G  2.6M  1.8G   1% /tmp
/dev/sda1                                   976M  150M  760M  17% /boot
/dev/dm-4                                    90G   90G     0 100% /home
Dans l'exemple ci-dessus, vous pouvez remarquer que la partition /home est pleine, ce qui explique l'arrêt brutal. Vous pouvez libérer de l'espace sur cette partition en supprimant les fichiers inutiles. Une fois cet espace libéré, lancez X à l'aide de la commande startx.
Pour obtenir davantage d'informations sur df ainsi qu'une explication des options disponibles (telle que l'option -h utilisée dans cet exemple), veuillez consulter la page man df(1).

12.3.5. Votre système affiche-t-il des erreurs Signal 11 ?

Une erreur Signal 11, plus communément appelée faute de segmentation, signifie qu'un programme a accédé à un emplacement de la mémoire qui ne lui était pas assigné. Une erreur signal 11 peut être due à un bogue dans l'un des programmes logiciels qui sont installés ou à du matériel défectueux.
Si vous recevez un message d'erreur fatale Signal 11 au cours de l'installation, commencez par vérifier que vous utilisez les images d'installations les plus récentes, et laissez Anaconda vérifier qu'elles ne sont pas endommagées. Les supports d'installation en mauvais état (comme un disque optique rayé ou mal gravé) sont une cause courante d'erreurs Signal 11. Il est recommandé de vérifier l'intégrité du support d'installation avant chaque installation.
Pour savoir comment obtenir le support d'installation le plus récent, veuillez consulter le Chapitre 1, Télécharger Red Hat Enterprise Linux. Pour effectuer une vérification du support avant le démarrage de l'installation, ajoutez l'option de démarrage rd.live.check au menu de démarrage. Veuillez consulter la Section 20.2.2, « Vérification du support de démarrage » pour plus de détails.
Il existe d'autres causes non mentionnées dans ce document. Pour plus d'informations, veuillez consulter la documentation fournie par le fabricant de votre matériel.

12.3.6. Impossible de lancer le chargement du programme initial (IPL) à partir de Network Storage Space (*NWSSTG)

Si vous avez des difficultés à démarrer (IPL) à partir de Network Storage Space (*NWSSTG), cela est dû, dans la plupart des cas, à une partition PReP manquante. Dans ce cas, vous devez réinstaller le système et vous assurer de créer cette partition pendant la phase de partitionnement ou dans le fichier Kickstart.

Partie III. Architecture IBM System z — Installation et démarrage

Cette partie couvre le démarrage, ou IPL (de l'anglais « initial program load »), et l'installation de Red Hat Enterprise Linux sur systèmes IBM System z.

Chapitre 13. Planification de l'installation sur un système IBM System z

13.1. Pré-installation

Red Hat Enterprise Linux 7 exécute sur zEnterprise 196 ou systèmes ultérieurs de mainframe IBM.
Le processus d'installation part du principe que vous connaissez les systèmes IBM System z et que vous êtes en mesure de définir des partitions logiques (LPAR) et des machines virtuelles invitées z/VM. Pour obtenir des informations supplémentaires sur System z, voir http://www.ibm.com/systems/z.
Pour l'installation de Red Hat Enterprise Linux sur System z, Red Hat prend en charge les DASD (Direct Access Storage Device) et les périphériques de stockage FCP (Fibre Channel Protocol).
Avant de procéder à l'installation de Red Hat Enterprise Linux, vous devez prendre les décisions suivantes :
  • Décidez si le système d'exploitation démarrera sur une partition LPAR ou en tant que système d'exploitation hôte invité z/VM.
  • Déterminez si vous avez besoin d'espace swap et le cas échéant, de quelle taille. Alors qu'il est possible (et recommandé) d'assigner à la machine virtuelle z/VM une quantité suffisante de mémoire et de lui donner toutes les tâches de swap, il peut se présenter des situations dans lesquelles la quantité de RAM nécessaire est difficilement prévisible. De telles situations devraient être examinées au cas par cas. Voir la Section 15.10.3.5, « Schéma de partitionnement recommandé ».
  • Choisissez une configuration réseau. Red Hat Enterprise Linux 7 pour IBM System z prend en charge les périphériques réseau suivants :
    • OSA (de l'anglais, « Open Systems Adapter ») réel et virtuel
    • HiperSockets réel et virtuel
    • LCS (de l'anglais, « LAN channel station ») pour OSA réel
Vous nécessiterez le matériel suivant :
  • Espace disque. Calculez l'espace disque dont vous aurez besoin et allouez suffisamment d'espace de stockage sur les DASD[2] ou SCSI[3]. Vous aurez besoin d'au moins 2 Go pour une installation de serveur, et de 5 Go si vous souhaitez installer tous les paquets. Vous aurez aussi besoin d'espace disque pour les données d'applications. Une fois l'installation effectuée, des DASD ou des partitions de disque SCSI pourront être ajoutées ou supprimées en fonction de vos besoins.
    L'espace disque utilisé par le nouveau système Red Hat Enterprise Linux installé (l'instance Linux) doit être séparé de l'espace disque utilisé par d'autres systèmes d'exploitation que vous auriez installé sur votre système.
    Pour obtenir davantage d'informations sur les disques et sur la configuration de partitions, voir la Section 15.10.3.5, « Schéma de partitionnement recommandé ».
  • RAM. Obtenez 1 Go (recommandé) pour l'instance Linux. À l'aide de quelques réglages, une instance peut être exécutée en utilisant 512 Mo de RAM seulement.

13.2. Vue d'ensemble de la procédure d'installation System z

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux on System z de manière interactive ou en mode sans assistance. Les installations sur System z diffèrent des installations sur d'autres architectures car elles sont habituellement effectuées sur un réseau et non à partir d'un support local. L'installation se résume à deux étapes :
  1. Démarrer l'installation

    Connexion à l'unité centrale, puis le chargement du programme initial (IPL), ou démarrage, est effectué à partir du médium contenant le programme d'installation. Voir le Chapitre 14, Lancer l'installation sur un système IBM System z plus obtenir plus d'informations.
  2. Anaconda

    Utilisez le programme d'installation Anaconda pour configurer le réseau, spécifier la prise en charge linguistique, la source d'installation, les logiciels à installer et effectuer le reste de l'installation. Voir le Chapitre 15, Installer Red Hat Enterprise Linux sur IBM System z pour plus d'informations.

13.2.1. Démarrer l'installation

Après avoir établi une connexion avec l'unité centrale, vous devrez effectuer le chargement du programme initial (IPL), ou le démarrage, depuis le médium contenant le programme d'installation. Ce document décrit les méthodes d'installation de Red Hat Enterprise Linux sur System z les plus communes. En général, vous pouvez utiliser n'importe quelle méthode pour démarrer le système d'installation Linux, qui est composé d'un noyau (kernel.img) et d'un disque RAM initial (initrd.img) avec les paramètres dans le fichier generic.prm. Dans ce livre, le système d'installation Linux est aussi appelé programme d'installation.
Le point de contrôle à partir duquel vous pouvez lancer le processus d'IPL dépend de l'environnement sur lequel Linux doit être exécuté. Si Linux doit être exécuté en tant que système d'exploitation invité z/VM, le point de contrôle sera le programme de contrôle (de l'anglais « control program », ou CP) du z/VM hôte. Si Linux est exécuté en mode LPAR, le point de contrôle sera l'Élément de Support (de l'anglais, « Support Element », ou SE) de l'unité centrale, ou une console Hardware Management Console (HMC) connectée au System z IBM.
Vous pourrez uniquement utiliser le support de démarrage suivant si Linux est exécuté en tant que système d'exploitation invité sous z/VM :
Vous pouvez utiliser le support de démarrage suivant seulement si Linux est exécuté en mode LPAR :
Vous pouvez utiliser le support de démarrage suivant pour z/VM et LPAR :
Si vous utilisez des périphériques DASD et SCSI connectés par FCP (à l'exception de DVD SCSI) comme supports de démarrage, vous devez avoir un chargeur de démarrage zipl configuré.

13.2.2. Installation à l'aide d'Anaconda

Dans la deuxième phase de l'installation, vous allez utiliser le programme d'installation Anaconda en mode graphique, textuel ou de ligne de commande :
Mode graphique
L'installation graphique se fait via un client VNC. Vous pouvez utiliser votre souris et votre clavier pour naviguer dans les écrans, cliquer sur les boutons et taper dans les champs de texte. Pour plus d'informations sur l'exécution d'une installation graphique avec VNC, voir le Chapitre 22, Installation avec VNC.
Mode texte
Cette interface n'offre pas tous les éléments d'interface de l'interface utilisateur graphique et ne prend pas tous les paramètres en charge. Utilisez-la pour des installations interactives si vous ne pouvez pas utiliser un client VNC. Pour plus d'informations sur les installations basées texte, voir la Section 15.1.3, « Installation en mode texte ».
Mode en ligne de commande
Cela vise les installations automatisées et non interactives sur System z. Notez que si le programme d'installation rencontre une commande kickstart non valide ou manquante, le système va redémarrer. Pour plus d'informations sur l'installation automatisée, reportez-vous au Chapitre 23, Installations Kickstart.
Dans Red Hat Enterprise Linux 7, l'installation basée sur texte a été réduite afin de minimiser l'interaction avec l'utilisateur. Les fonctionnalités telles que l'installation sur périphériques SCSI connectés via FCP, les adaptations de structures de partitions, ou la sélection de paquets supplémentaires sont uniquement disponibles avec l'installation avec l'interface utilisateur graphique. Veuillez utiliser l'installation graphique dans la mesure du possible. Consultez Chapitre 15, Installer Red Hat Enterprise Linux sur IBM System z pour davantage d'informations.


[2] Les unités de stockage à accès direct (ou DASD) sont des disques durs ne permettant qu'un maximum de trois partitions par périphérique. Par exemple, dasda pourrait posséder les partitions dasda1, dasda2, et dasda3.
[3] À l'aide du pilote de périphérique SCSI sur Fibre Channel (pilote de périphérique zfcp) et d'un interrupteur, les LUN SCSI peuvent être présentés à Linux sur System z comme s'ils étaient des disques SCSI localement attachés.

Chapitre 14. Lancer l'installation sur un système IBM System z

Les étapes consistant à effectuer le chargement du programme initial (IPL, Initial Program Boot) du programme d'installation Anaconda dépendent de l'environnement (z/VM ou LPAR) dans lequel Red Hat Enterprise Linux s'exécutera.

14.1. Personnalisation de generic.prm

Que vous installiez avec z/VM ou LPAR, ajoutez au fichier generic.prm téléchargé la configuration des éléments suivants pour le personnaliser :
référentiel de l'installation
Utilisez l'option inst.repo=. Pour plus de détails, voir Spécifier la source d'installation.
périphériques réseau
Utilisez les options ip= et nameserver=. Pour plus de détails, voir Options de démarrage réseau.
Vous pouvez également utiliser l'option rd.znet=, qui prend un type de protocole réseau, une liste de sous-canaux séparés par des virgules et, optionnellement et séparée par des virgules, le paramètre sysfs et des paires de valeurs, puis active le périphérique. Ce paramètre peut être indiqué plusieurs fois pour activer de multiples périphériques réseau. Exemple :
rd.znet=qeth,0.0.0600,0.0.0601,0.0.0602,layer2=1,portname=foo
rd.znet=ctc,0.0.0600,0.0.0601,protocol=bar
périphériques de stockage
L'option rd.dasd= prend un identifiant de bus de périphérique adaptateur DASD (« Direct Access Storage Device ») et optionnellement un paramètre sysfs séparé par des virgules et des paires de valeurs, puis active le périphérique. Ce paramètre peut être indiqué plusieurs fois pour activer de multiples DASD. Exemple :
rd.dasd=0.0.0200,readonly=0
L'option rd.zfcp= prend un identifiant de bus de périphérique adaptateur zFCP (« SCSI sur FCP »), un nom de port global (WWPN) et un LUN FCP puis active le périphérique. Ce paramètre peut être indiqué plusieurs fois pour activer de multiples périphériques zFCP. Exemple :
rd.zfcp=0.0.4000,0x5005076300C213e9,0x5022000000000000

14.2. Informations importantes concernant l'installation sur un système IBM System z

Si vous souhaitez démarrer le programme d'installation à partir d'un disque dur, vous pouvez choisir d'installer le chargeur de démarrage zipl sur le même (ou sur un différent) disque. Sachez que zipl ne prend en charge qu'un seul bloc de démarrage par disque. Si vous possédez plusieurs partitions sur un disque, elles « partageront » toutes l'unique bloc de démarrage du disque.
Pour préparer un disque dur au démarrage du programme d'installation, installez le chargeur de démarrage zipl sur le disque dur en saisissant la commande suivante :
# zipl -V -t /mnt/ -i /mnt/images/kernel.img -r /mnt/images/initrd.img -p /mnt/images/generic.prm
Veuillez consulter la Section 14.1, « Personnalisation de generic.prm » pour obtenir plus de détails sur la personnalisation des paramètres de démarrage du fichier generic.prm.

14.3. Installation sous z/VM

Lors d'une installation sous z/VM, vous pouvez démarrer depuis :
  • le lecteur virtuel z/VM
  • un périphérique DASD ou SCSI attaché FCP préparé avec le chargeur de démarrage zipl
  • un lecteur DVD SCSI attaché FCP
Connectez-vous à la machine virtuelle z/VM invitée choisie pour l'installation Linux. Vous pouvez utiliser l'émulateur de terminal x3270 ou c3270, disponible depuis le paquet x3270-text de Red Hat Enterprise Linux, pour vous connecter à z/VM depuis d'autres systèmes Linux. Vous pouvez également utiliser l'émulateur de terminal IBM 3270 sur la console de gestion du matériel IBM System z (console HMC). Si vous travaillez sur une machine basée sur Microsoft Windows, Jolly Giant (http://www.jollygiant.com/) propose un émulateur 3270 supportant SSL. Il existe aussi un port Windows natif gratuit de c3270 appelé wc3270.

Note

Si votre connexion 3270 est interrompue et que vous ne pouvez plus vous reconnecter parce que la session précédente est encore active, vous pouvez remplacer l'ancienne session par une nouvelle en saisissant la commande suivante sur l'écran de connexion z/VM :
logon user here
Remplacez user par le nom de la machine virtuelle z/VM invitée. La commande de connexion peut varier selon le gestionnaire de sécurité externe utilisé, par exemple RACF.
Si vous n'exécutez pas déjà CMS (système d'exploitation pour utilisateur unique fournit avec z/VM) dans votre invité, lancez-le à l'aide de la commande :
cp ipl cms
Assurez-vous de ne pas utiliser de disques CMS comme votre disque A (le numéro de périphérique est souvent 0191) comme cibles d'installations. Pour savoir quels disques sont utilisés par CMS, utilisez la requête suivante :
query disk
Vous pouvez utiliser les commandes de requêtes CP (programme de contrôle z/VM, qui est l'hyperviseur z/VM) suivantes afin de trouver la configuration du périphérique de votre machine virtuelle z/VM invitée :
  • Demander la mémoire principale disponible, qui est nommée stockage dans la terminologie System z. Votre invité devrait avoir au moins 1 Go de mémoire principale.
    cp query virtual storage
  • Demander les périphériques réseau disponibles par type :
    osa
    OSA – CHPID type OSD, réel ou virtuel (VSWITCH ou GuestLAN), tous deux en mode QDIO
    hsi
    HiperSockets – CHPID type IQD, réel ou virtuel (GuestLAN type Hipers)
    lcs
    LCS – OSE type CHPID
    Par exemple, pour effectuer des requêtes sur tous les types de périphérique réseau mentionnés ci-dessus, exécutez :
    cp query virtual osa
  • Demander les DASD disponibles. Seuls ceux qui sont marqués RW pour le mode lecture-écriture peuvent être utilisés en tant que cibles d'installation :
    cp query virtual dasd
  • Demander les canaux FCP disponibles :
    cp query virtual fcp

14.3.1. Utiliser le lecteur z/VM

Procédez aux étapes suivantes pour démarrer à partir du lecteur z/VM :
  1. Si nécessaire, ajoutez le périphérique contenant les outils TCP/IP z/VM à votre liste de disques CMS. Par exemple :
    cp link tcpmaint 592 592
    acc 592 fm
    Remplacez fm par n'importe quelle lettre FILEMODE.
  2. Exécutez la commande :
    ftp host
    host est le nom d'hôte ou l'adresse IP du serveur FTP qui héberge les images de démarrage (kernel.img et initrd.img).
  3. Connectez-vous et exécutez les commandes suivantes. Utilisez l'option (repl si vous écrasez les fichiers kernel.img, initrd.img, generic.prm, ou redhat.exec :
    cd /location/of/install-tree/images/ 
    ascii  
    get generic.prm (repl  
    get redhat.exec (repl  
    locsite fix 80  
    binary  
    get kernel.img (repl  
    get initrd.img (repl  
    quit
  4. Optionnellement, vérifiez si les fichiers ont été transférés correctement à l'aide de la commande filelist, qui affiche les fichiers reçus et leur format. Il est important que kernel.img et initrd.img aient une longueur de format d'enregistrement fixe dénotée par F dans la colonne Format et une longueur d'enregistrement de 80 dans la colonne Lrecl. Par exemple :
    VMUSER FILELIST A0 V 169 Trunc=169 Size=6 Line=1 Col=1 Alt=0
    Cmd Filename	Filetype	Fm	Format	Lrecl	Records	Blocks	Date	Time
        REDHAT	EXEC		B1	V	22	1 	1	4/15/10	9:30:40 
        GENERIC	PRM		B1	V	44	1	1	4/15/10	9:30:32 
        INITRD	IMG		B1	F	80	118545	2316	4/15/10	9:30:25 
        KERNEL	IMG		B1	F	80	74541	912	4/15/10	9:30:17
    
    Appuyez sur la touche PF3 pour quitter filelist et retourner à l'invite CMS.
  5. Personnalisez les paramètres dans generic.prm si nécessaire. Pour plus de détails, voir la Section 14.1, « Personnalisation de generic.prm ».
    Pour pouvez également configurer les périphériques de stockage et de réseau avec un fichier de configuration CMS. Pour cela, ajoutez les paramètres CMSDASD= et CMSCONFFILE= à generic.prm. Pour plus de détails, voir la Section 18.2, « Fichier de configuration z/VM ».
  6. Pour finir, exécutez le script REXX redhat.exec afin de démarrer le programme d'installation :
    redhat

14.3.2. Utiliser un DASD préparé

Démarrez à partir du DASD préparé et sélectionnez l'entrée du menu de démarrage zipl qui se réfère au programme d'installation Red Hat Enterprise Linux. Utilisez une commande sous la forme suivante :
cp ipl DASD_device_number loadparm boot_entry_number
Remplacez DASD_device_number par le numéro de périphérique du périphérique de démarrage, et boot_entry_number par le menu de configuration zipl de ce périphérique. Par exemple :
cp ipl eb1c loadparm 0

14.3.3. Utiliser un disque SCSI attaché FCP préparé

Procédez aux étapes suivantes pour démarrer à partir d'un disque SCSI attaché FCP préparé :
  1. Configurez le chargeur de démarrage SCSI de z/VM pour accéder au disque SCSI préparé dans le réseau SAN FCP. Sélectionnez l'entrée du menu de démarrage zipl faisant référence au programme d'installation Red Hat Enterprise Linux. Utilisez une commande sous la forme suivante :
    cp set loaddev portname WWPN lun LUN bootprog boot_entry_number
    Remplacez WWPN par le WWPN du système de stockage et LUN par le LUN du disque. Les nombres hexadécimaux de 16 chiffres doivent être divisés en deux paires de huit chiffres. Par exemple :
    cp set loaddev portname 50050763 050b073d lun 40204011 00000000 bootprog 0
  2. Optionnellement, confirmez vos paramètres avec la commande :
    query loaddev
  3. Démarrez le périphérique FCP connecté au système de stockage contenant le disque à l'aide de la commande suivante :
    cp ipl FCP_device 
    Par exemple:
    cp ipl fc00

14.3.4. Utiliser un lecteur DVD SCSI attaché FCP

Ceci nécessite un lecteur DVD SCSI attaché à un pont FCP à SCSI qui serait lui-même connecté à un adaptateur FCP dans votre System z. L'adaptateur FCP doit être configuré et disponible sous z/VM.
  1. Insérez votre DVD Red Hat Enterprise Linux pour System z dans le lecteur DVD.
  2. Configurez le chargeur de démarrage SCSI de z/VM pour qu'il puisse accéder au lecteur DVD dans le réseau SAN FCP et spécifiez 1 pour l'entrée de démarrage sur le DVD Red Hat Enterprise Linux pour System z. Utilisez une commande sous la forme suivante :
    cp set loaddev portname WWPN lun FCP_LUN bootprog 1
    Remplacez WWPN par le WWPN du pont FCP à SCSI et remplacez FCP_LUN par le LUN du lecteur DVD. Les nombres hexadécimaux de 16 chiffres doivent être divisés en deux paires huit caractères. Par exemple :
    cp set loaddev portname 20010060 eb1c0103 lun 00010000 00000000 bootprog 1
  3. Optionnellement, confirmez vos paramètres avec la commande :
    cp query loaddev
  4. Démarrez (IPL) sur le périphérique FCP connecté avec le pont FCP à SCSI.
    cp ipl FCP_device
    Par exemple:
    cp ipl fc00

14.4. Installation dans une LPAR

Lors d'une installation dans une partition logique (LPAR), vous pouvez démarrer depuis :
  • un serveur FTP
  • un DASD ou un lecteur SCSI attaché FCP préparé avec le chargeur de démarrage zipl
  • un lecteur DVD SCSI attaché FCP
Procédez aux étapes communes suivantes avant tout :
  1. Connectez-vous sur la console de gestion du matériel (HMC) ou le Support Element(SE) en tant qu'utilisateur doté de privilèges suffisants pour installer un nouveau système d'exploitation sur une partition LPAR. L'utilisateur SYSPROG est recommandé.
  2. Sélectionnez Images, puis choisissez la partition LPAR sur laquelle vous souhaitez effectuer l'installation. Utilisez les flèches figurant dans le cadre du côté droit pour naviguer jusqu'au menu Récupération CPC.
  3. Cliquez deux fois sur Messages du système d'exploitation pour afficher la console texte sur laquelle les messages de démarrage Linux apparaîtront.
  4. Personnalisez les paramètres dans generic.prm si nécessaire. Pour plus de détails, voir la Section 14.1, « Personnalisation de generic.prm ».
Continuez avec la procédure pour votre source d'installation.

14.4.1. Utiliser un serveur FTP

  1. Cliquez deux fois sur Charger depuis CD-ROM, DVD ou serveur.
  2. Dans la boîte de dialogue suivante, sélectionnez source FTP et saisissez les informations suivantes :
    • Ordinateur hôte – Nom d'hôte ou adresse IP du serveur FTP à partir duquel vous souhaitez effectuer l'installation, comme par exemple ftp.redhat.com
    • ID utilisateur – Votre nom d'utilisateur sur le serveur FTP. Ou plus spécifiquement anonyme.
    • Mot de passe – Votre mot de passe. Saisir votre adresse email si vous êtes connecté en anonyme.
    • Compte (option) – Laisser ce champ vide.
    • Emplacement fichier (option) – Répertoire contenant Red Hat Enterprise Linux for System z sur le serveur FTP, comme par exemple /rhel/s390x/.
  3. Cliquez sur Continuer.
  4. Dans la boîte de dialogue suivante, retenez la sélection par défaut de generic.ins, puis cliquez sur Continuer.

14.4.2. Utiliser un DASD préparé

  1. Cliquez deux fois sur Charger.
  2. Dans la boîte de dialogue suivante, sélectionnez Normal comme Type de chargement.
  3. Pour Adresse de chargement saisissez le numéro de périphérique du DASD.
  4. Pour Paramètre de chargement saisissez le numéro correspondant à l'entrée du menu de démarrage zipl que vous avez préparé pour démarrer l'installateur Red Hat Enterprise Linux.
  5. Cliquez sur le bouton Valider.

14.4.3. Utiliser un disque SCSI attaché FCP préparé

  1. Cliquez deux fois sur Charger.
  2. Dans la boîte de dialogue suivante, sélectionnez SCSI comme Type de chargement.
  3. Pour Adresse de chargement saisissez le numéro de périphérique du canal FCP connecté au disque SCSI.
  4. Pour World wide port name saisissez le WWPN du système de stockage contenant le disque en tant que nombre hexadécimal de 16 chiffres.
  5. Pour Numéro d'unité logique saisissez le LUN du disque en tant que nombre hexadécimal de 16 chiffres.
  6. Pour Sélecteur de programme de démarrage saisissez le numéro correspondant à l'entrée du menu de démarrage zipl que vous avez préparé pour démarrer l'installateur Red Hat Enterprise Linux.
  7. Laissez Boot record logical block address sur 0 et les Paramètres de chargement spécifiques au système d'exploitation vides.
  8. Cliquez sur le bouton Valider.

14.4.4. Utiliser un lecteur DVD SCSI attaché FCP

Ceci nécessite qu'un lecteur DVD SCSI soit attaché à un pont FCP à SCSI, qui serait lui-même connecté à un adaptateur FCP dans votre machine System z. L'adaptateur FCP doit être configuré et disponible sur votre partition LPAR.
  1. Insérez votre DVD Red Hat Enterprise Linux pour System z dans le lecteur DVD.
  2. Cliquez deux fois sur Charger.
  3. Dans la boîte de dialogue suivante, sélectionnez SCSI comme Type de chargement.
  4. Pour Adresse de chargement saisissez le numéro de périphérique du canal FCP connecté au pont FCP à SCSI.
  5. Pour World wide port name saisissez le WWPN du pont FCP à SCSI en tant que nombre hexadécimal de 16 chiffres.
  6. Pour Numéro d'unité logique saisissez le LUN du lecteur DVD en tant que nombre hexadécimal de 16 chiffres.
  7. Pour Sélecteur de programme de démarrage saisissez le numéro 1 pour sélectionner l'entrée de démarrage du DVD Red Hat Enterprise Linux pour System z.
  8. Laissez Boot record logical block address sur 0 et les Paramètres de chargement spécifiques au système d'exploitation vides.
  9. Cliquez sur le bouton Valider.

Chapitre 15. Installer Red Hat Enterprise Linux sur IBM System z

Ce chapitre décrit le processus d'installation utilisant le programme d'installation Anaconda. Dans Red Hat Enterprise Linux 7, le programme d'installation vous permet de configurer les étapes d'installation individuelles dans l'ordre que vous souhaitez, contrairement à une installation étape par étape, fixe et traditionnelle. Pendant la configuration et avant que l'installation ne commence, vous pouvez saisir diverses sections de l'interface utilisateur à partir d'un menu central. Dans ces sections, vous pouvez installer la prise en charge des langues sur votre système, ainsi que configurer des périphériques réseau et de stockage, ou sélectionner des paquets pour l'installation. Vous pourrez retourner sur chaque section afin de réviser vos paramètres avant de continuer avec l'installation.

15.1. Options de mode d'installation

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux 7 en mode graphique ou en mode texte. Même si le mode graphique est recommandé et préférable pour l'installation et qu'il contient toutes les options pour effectuer la configuration, les deux modes suivent la structure d'un menu avec diverses sections pouvant être saisies et saisies à nouveau selon vos besoins, comme indiqué dans les captures d'écran ci-dessous.
L'écran Sommaire de l'installation

Figure 15.1. L'écran Sommaire de l'installation

L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Figure 15.2. L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Bien que les installations en mode texte ne soient pas explicitement documentées, les utilisateurs de ce type d'installation peuvent facilement suivre les instructions de l'installation graphique. Veuillez consulter la Section 15.1.2, « Installation en mode ligne non-interactif » et la Section 15.1.3, « Installation en mode texte ». Veuillez noter que certaines options d'installation, comme le partitionnement personnalisé, ne sont pas disponibles en mode texte.

15.1.1. Installation en mode graphique

Si vous avez déjà utilisé une interface utilisateur graphique (GUI), ce processus vous semblera familier ; utilisez simplement la souris pour naviguer d'un écran à l'autre, cliquer sur les boutons ou remplir les champs de texte.
Vous pouvez également naviguer dans le processus d'installation à l'aide du clavier. Les touches Tab et Shift+Tab vous permettent de vous déplacer entre les éléments de contrôle actifs sur l'écran, les touches directionnelles vers le haut et vers le bas de faire défiler des listes et les touches directionnelles vers la gauche et vers la droite de faire défiler horizontalement les entrées d'un tableau ou de bars d'outils. La barre Espace et la touche Entrée vous permettent quant à elles de sélectionner ou supprimer un élément mis en surbrillance de la sélection, ou d'étendre ou réduire les listes déroulantes. Vous pouvez également utiliser la combinaison de touches Alt+X pour faire en sorte de cliquer sur des boutons ou sélectionner d'autres éléments à l'écran, où X est remplacé par toute lettre soulignée apparaissant sur cet écran après avoir appuyer sur Alt.

15.1.2. Installation en mode ligne non-interactif

Si l'option inst.cmdline a été spécifiée comme option de démarrage dans votre fichier de paramétrage (voir la Section 18.4, « Paramètres pour installations Kickstart ») ou que l'option cmdline a été spécifiée dans votre fichier kickstart (voir le Chapitre 23, Installations Kickstart), Anaconda démarre en mode ligne texte non-interactif. Dans ce mode, toutes les informations nécessaires doivent être fournies dans le fichier kickstart. Le programme d'installation ne permettra pas d'interaction de la part de l'utilisateur et s'arrêtera s'il existe des informations sur l'installation non-spécifiées.

15.1.3. Installation en mode texte

À part le mode graphique, Anaconda inclut aussi le mode basé texte.
Si l'une des situations suivantes se produit, l'installation utilisera le mode texte :
  • Le système d'installation n'arrive pas à identifier le matériel d'affichage de votre ordinateur,
  • Vous avez choisi l'installation en mode texte en ajoutant l'option inst.text à la ligne de commande de démarrage.
  • Vous avez utilisé un fichier Kickstart pour automatiser l'installation et le fichier que vous avez fourni contient la commande text.
L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Figure 15.3. L'écran Sommaire de l'installation en mode texte

Important

Red Hat recommande d'installer Red Hat Enterprise Linux à l'aide de l'interface graphique. Si vous installez Red Hat Enterprise Linux sur un système ne possédant pas d'affichage graphique, prenez en considération la possibilité de réaliser l'installation sur une connexion VNC – voir le Chapitre 22, Installation avec VNC. Le programme d'installation en mode texte vous demandera de confirmer l'utilisation du mode texte si il détecte qu'une installation basée VNC est possible.
Si votre système possède un affichage graphique, mais que l'installation graphique échoue, essayez de démarrer avec l'option inst.xdriver=vesa – voir le Chapitre 20, Options de démarrage.
Vous pouvez également envisager une installation Kickstart. Pour plus d'informations, veuillez consulter le Chapitre 23, Installations Kickstart.
Le mode texte vous présente un processus d'installation plus simple, et certaines options disponibles en mode graphique ne le sont pas en mode texte. Ces différences sont répertoriées dans la description du processus d'installation de ce guide et incluent :
  • activation interactive des LUN FCP,
  • configurer des méthodes de stockage avancées telles que LVM, RAID, FCoE, zFCP, et iSCSI,
  • personnalisation de la structure de partition,
  • personnalisation de la structure du chargeur de démarrage
  • sélection des modules de paquet pendant l'installation
  • configuration du système installé avec l'utilitaire Initial Setup,
  • Paramètres des langues et du clavier

Note

Lorsque des tâches d'arrière-plan connexes sont exécutées, certains éléments du menu peuvent être temporairement indisponibles ou afficher l'étiquette Processing... (« Traitement en cours... »). Pour actualiser le statut des éléments du menu de texte, utilisez l'option r à l'invite en mode texte.
Si vous décidez d'installer Red Hat Enterprise Linux en mode texte, vous pourrez toujours configurer votre système pour utiliser une interface graphique après l'installation. Pour obtenir des instructions, voir le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux 7.
Pour configurer des options qui ne sont pas disponibles en mode texte, prenez en considération l'utilisation d'une option de démarrage. Par exemple, l'option ip peut être utilisée pour configurer des paramètres réseau. Pour obtenir des instructions, voir la Section 20.1, « Configuration du système d'installation au menu de démarrage ».

15.2. Écran de bienvenue et sélection de la langue

Le premier écran du programme d'installation correspond à l''écran Welcome to Red Hat Enterprise Linux 7.0. Ici, vous sélectionnerez la langue qu'Anaconda utilisera pour le reste de l'installation. Cette sélection correspondra à la valeur par défaut pour le système installé, sauf si celle-ci est changée plus tard. Dans le panneau de gauche, sélectionnez la langue de votre choix, par exemple anglais. Vous pouvez ensuite sélectionner des paramètres régionaux spécifiques à votre région dans le panneau de droite, par exemple anglais (États-Unis).

Note

Par défaut, il y a normalement une langue sélectionnée en haut de la liste. Si l'accès au réseau est configuré à cet endroit (par exemple, si vous avez démarré à partir d'un serveur de réseau au lieu de supports locaux), la langue pré-sélectionnée sera déterminée sur la base de la détection automatique en utilisant le module GeoIP.
Vous pouvez également saisir votre langue de prédilection dans la zone de recherche tel qu'indiqué ci-dessous.
Une fois votre sélection effectuée, cliquez sur le bouton Terminé pour aller à l'écran Sommaire de l'installation.
Configuration de la langue

Figure 15.4. Configuration de la langue

15.3. L'écran Sommaire de l'installation

L'écran Sommaire de l'installation est l'emplacement central sur lequel configurer une installation.
L'écran Sommaire de l'installation

Figure 15.5. L'écran Sommaire de l'installation

Plutôt que de vous faire passer d'un écran à l'autre de manière consécutive, le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux vous permet de configurer votre installation dans l'ordre que vous voulez.
Utilisez votre souris pour sélectionner une option de menu pour configurer une section de l'installation. Lorsque vous aurez terminé de configurer une section, ou si vous souhaitez terminer cette section plus tard, cliquez sur le bouton Terminé situé en haut à gauche de l'écran.
Seules les sections contenant un symbole d'avertissement sont obligatoires. Une note en bas de l'écran vous prévient que ces sections doivent être remplies avant que l'installation puisse démarrer. Les autres sections sont facultatives. La configuration actuelle est résumée en dessous de chaque titre de section. Cela vous permet de déterminer si vous devez consulter la section pour continuer à la configurer.
Une fois toutes les sections nécessaires terminées, cliquez sur le bouton Démarrer l'installation. Voir également Section 15.12, « Commencer l'installation ».
Pour annuler l'installation, cliquez sur le bouton Quitter.

Note

Lorsque des tâches d'arrière-plan connexes sont exécutées, certains éléments du menu peuvent être temporairement indisponibles.

15.4. Date et heure

Pour configurer le fuseau horaire, la date et, si vous le souhaitez, les paramètres pour l'heure du réseau, sélectionnez Date et Heure sur l'écran Sommaire de l'installation.
Vous pouvez sélectionner votre fuseau horaire de trois manières :
  • À l'aide de la souris, cliquez sur la carte interactive pour sélectionner une ville spécifique (représentée par un point jaune). Une épingle rouge apparaît alors à l'endroit sélectionné.
  • Vous pouvez également faire défiler les menus déroulants Région et Ville en haut de l'écran pour sélectionner votre fuseau horaire.
  • Sélectionnez Etc en bas du menu déroulant Région, puis sélectionnez votre fuseau horaire dans le menu suivant exprimé en GMT/UTC. Exemple : GMT+1.
Si votre ville n'est pas disponible sur la carte ou dans le menu déroulant, sélectionnez la ville la plus proche appartenant au même fuseau horaire.

Note

La liste des villes et régions disponibles provient du domaine public Time Zone Database (tzdata), pris en charge par l'Internet Assigned Numbers Authority (IANA). Red Hat ne peut pas ajouter de villes ou régions dans cette base de données. Vous trouverez plus d'informations sur le site internet officiel, disponible à l'adresse http://www.iana.org/time-zones.
Spécifiez un fuseau horaire même si vous avez prévu d'utiliser NTP (de l'anglais, Network Time Protocol) pour conserver la précision de l'horloge système.
Écran de configuration du fuseau horaire

Figure 15.6. Écran de configuration du fuseau horaire

Si vous êtes connecté au réseau, le bouton Heure du réseau sera activé. Pour paramétrer la date et l'heure à l'aide de NTP, laissez le bouton Heure du réseau en position ON et cliquez sur l'icône de configuration pour sélectionner les serveurs NTP que Red Hat Enterprise Linux doit utiliser. Pour paramétrer manuellement la date et l'heure, placez le bouton en position OFF.
Veuillez noter que les serveurs NTP peuvent être indisponibles au moment de l'installation. Si tel est le cas, le fait de les activer ne paramétra pas l'heure automatiquement. Quand les serveurs deviennent disponibles, la date et l'heure seront mis à jour.
Une fois votre sélection effectuée, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

Note

Pour modifier la configuration de votre fuseau horaire une fois l'installation terminée, naviguez vers la section Date et heure de la fenêtre de dialogue Paramètres.

15.5. Prise en charge des langues

Pour installer un support pour les paramètres régionaux et variations de langues supplémentaires, sélectionnez Prise en charge des langues à partir de l'écran Sommaire d'installation.
Utilisez votre souris pour sélectionner la langue dans laquelle vous souhaitez installer le support. Dans le panneau de gauche, sélectionnez la langue de votre choix, comme par exemple Espagnol. Ensuite, vous pourrez sélectionner un paramètre régional spécifique à votre région dans le panneau de droite, comme par exemple Espagnol (Costa Rica). Vous pourrez sélectionner plusieurs langues et plusieurs paramètres régionaux. Les langues sélectionnées apparaîtront en caractère gras dans le panneau de gauche.
Configuration de la prise en charge des langues

Figure 15.7. Configuration de la prise en charge des langues

Une fois vos sélections effectuées, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

Note

Pour modifier la configuration de la prise en charge des langues une fois l'installation terminée, naviguez vers la section Région & Langue de la fenêtre de dialogue Paramètres.

15.6. Configuration du clavier

Pour ajouter plusieurs configurations de clavier à votre système, sélectionnez Clavier à partir de l'écran Sommaire de l'installation. A l'enregistrement, les configurations de clavier sont immédiatement disponibles dans le programme d'installation et vous pouvez en changer à l'aide de l'icône de clavier situé en haut à droite de l'écran.
Au départ, seule la langue préalablement sélectionnée sur l'écran de bienvenue est proposée comme configuration de clavier dans le volet gauche. Vous pouvez soit remplacer la configuration initiale ou en ajouter d'autres. Cependant, si votre langue ne contient pas de caractères ASCII, vous devrez ajouter une configuration de clavier qui le fait, afin de pouvoir, entre autres, définir un mot de passe pour une partition de disque chiffrée ou un utilisateur root.
Configuration du clavier

Figure 15.8. Configuration du clavier

Pour ajouter une configuration de clavier, cliquez sur le bouton +, choisissez-en une à partir de la liste et cliquez sur Ajouter. Pour supprimer une configuration, sélectionnez-la et cliquez sur le bouton -. Utilisez les flèches directionnelles pour classer les configurations par ordre de préférence. Pour une prévisualisation de la configuration de clavier, sélectionnez-la et cliquez sur le bouton du clavier.
Pour tester une configuration, utilisez la souris pour cliquer à l'intérieur du champ de saisie sur la droite et testez votre clavier pour confirmer que votre sélection fonctionne.
Vous pouvez tester d'autres configurations en cliquant sur le sélectionneur de langue en haut de l'écran. Il est cependant recommandé de définir un raccourci clavier pour changer de configuration. Cliquez sur le bouton Options à droite pour ouvrir la boîte de dialogue Options de changement de configuration et choisir un raccourci figurant dans la liste en cochant la case correspondante. Le raccourci s'affichera ensuite au-dessus du bouton Options. Ce raccourci fonctionne à la fois au cours du programme d'installation et sur le système installé, vous devez donc configurer un raccourci ici de manière à pouvoir l'utiliser après l'installation. Vous pouvez également sélectionner plus d'un raccourci pour changer de configuration.

Important

Si vous choisissez une configuration de clavier qui n'accepte pas les caractères latins, tel que le Russe, il est recommandé d'ajouter également l'anglais (États-Unis) et de configurer une combinaison de touches pour passer d'un clavier à l'autre. Si vous choisissez un clavier sans caractères latins, il se peut que vous ne réussissiez pas à saisir un mot de passe et un nom d'utilisateur root valides le moment venu dans le processus d'installation. Cela peut également vous empêcher de terminer l'installation.
Une fois votre sélection effectuée, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

Note

Pour modifier la configuration de votre clavier une fois l'installation terminée, naviguez vers la section Clavier de la fenêtre de dialogue Paramètres.

15.7. Source de l'installation

Pour spécifier un fichier ou un emplacement à partir duquel installer Red Hat Enterprise Linux, sélectionnez Source d'installation à partir de l'écran Sommaire de l'installation. Sur cet écran, vous pouvez choisir entre un emplacement réseau ou un support d'installation disponible localement, tel qu'un fichier ISO.
Écran de la source d'installation

Figure 15.9. Écran de la source d'installation

Veuillez sélectionner une des options suivantes :
Fichier ISO
Cette option apparaît si l'installateur détecte un disque dur partitionné avec systèmes de fichier montables. Sélectionnez cette option, cliquez sur le bouton Choisir un ISO et naviguez vers l'emplacement du fichier ISO d'installation sur votre système. Cliquez ensuite sur Vérifier pour vous assurer que le fichier convienne à l'installation.
Sur le réseau
Pour spécifier un emplacement réseau, sélectionnez cette option et choisissez à partir des options suivantes dans le menu déroulant :
  • http://
  • https://
  • ftp://
  • nfs
En utilisant votre sélection pour le début de votre URL d'emplacement, tapez le reste dans le champ de l'adresse. Si vous choisissez NFS, une autre boîte apparaîtra pour vous permettre de spécifier des options de montage NFS.

Important

Lorsque vous sélectionnez une source d'installation basée NFS, vous devez spécifier l'adresse avec un deux-points (:) séparant le nom d'hôte du chemin. Exemple :
server.example.com:/path/to/directory
Pour configurer un proxy à partir d'une source HTTP ou HTTPS, cliquez sur le bouton Configuration Proxy. Cochez Activer le proxy HTTP et tapez l'URL dans le champ URL Proxy. Si votre proxy nécessite une authentification, cochez Utiliser authentification et saisissez un nom d'utilisateur et un mot de passe. Cliquez sur Ajouter.
Si votre URL HTTP ou HTTPS correspond à une liste miroir de référentiel, marquez les cases à cocher sous le champ de saisie.
Vous pouvez également spécifier des référentiels supplémentaires pour accéder à davantage d'environnements d'installation et de modules de logiciels. Pour plus d'informations, voir la Section 15.9, « Sélection des logiciels ».
Pour ajouter un référentiel, cliquez sur le bouton +. Pour supprimer un référentiel, cliquez sur le bouton -. Cliquez sur la flèche pour retourner à la liste précédente des référentiels, pour par exemple remplacer les entrées actuelles avec celles qui étaient présentes au moment où vous êtes arrivé sur l'écran Source d'installation. Pour activer ou désactiver un référentiel, cliquez sur la case à cocher de chaque entrée de la liste dans la colonne Activés.
Dans la partie droite du formulaire, vous pouvez nommer votre référentiel supplémentaire et le configurer de la même façon que le référentiel primaire sur le réseau.
Une fois votre source d'installation sélectionnée, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

15.8. Réseau & Nom d'hôte

Pour configurer les fonctionnalités de mise en réseau essentielles de votre système, sélectionnez Réseau & Nom d'hôte à partir de l'écran Sommaire d'installation.
Les interfaces accessibles localement sont automatiquement détectées par le programme d'installation et ne peuvent pas être manuellement ajoutées ou supprimées. Les interfaces détectées sont répertoriées dans le volet gauche. Cliquez sur une interface dans la liste pour afficher davantage de détails sur la droite. Pour activer ou désactiver une interface réseau, positionnez le bouton dans le coin supérieur droit de l'écran à ON ou OFF.
Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Figure 15.10. Écran de configuration du réseau et nom d'hôte

Sous la liste des connexions, saisissez un nom d'hôte pour cet ordinateur dans la case Nom d'hôte. Le nom d'hôte peut être soit qualifié FQDN (fully-qualified domain name), ou sous le format nom d'hôte.nom de domaine, soit en tant que nom d'hôte court sous le format nom d'hôte. De nombreux réseaux possèdent le service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol), fournissant automatiquement un nom de domaine aux systèmes connectés. Pour permettre au service DHCP d'assigner le nom de domaine à cette machine, spécifier le nom d'hôte court uniquement.

Important

Si vous souhaitez assigner manuellement le nom d'hôte, assurez-vous que vous n'utilisez pas un nom de domaine qui ne vous est pas délégué, car cela pourrait entraîner que des ressources de réseau soient rendues indisponibles. Pour plus d'informations, consultez les pratiques de dénomination recommandées dans le Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7.
Modifier le paramètre par défaut localhost.localdomain à un nom d'hôte unique pour chacune de vos instances de Linux.
Une fois que vous aurez terminé la configuration réseau, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

15.8.1. Modifier les connexions réseau

Toutes les connexions réseau sur System z sont répertoriées dans l'écran Réseau & Nom d'hôte. Par défaut, la liste contient les connexions configurées plus tôt dans la phase de démarrage et est soit OSA, LCS ou HiperSockets. Tous ces types d'interface utilisent des noms sous la forme enccw device_id, par exemple enccw0.0.0a00. Veuillez noter que sur System z, vous ne pouvez pas ajouter une nouvelle connexion car les sous-chaînes de réseau doivent être regroupées et définies en ligne au préalable, et actuellement, cela est fait uniquement dans la phase de démarrage. Voir le Chapitre 14, Lancer l'installation sur un système IBM System z pour plus de détails.
Habituellement, la connexion de réseau configurée plus haut dans la phase de démarrage n'a pas besoin d'être modifiée pendant le reste de l'installation. Toutefois, si vous n'avez pas besoin de modifier la connexion existante, cliquez sur le bouton Configurer. Une boîte de dialogue NetworkManager apparaîtra avec un ensemble d'onglets appropriés pour les connexions câblées, tel que décrit ci-dessous. Ici, vous pouvez configurer des connexions de réseau pour le système, qui ne sont pas toutes pertinentes pour System z.
Cette section détaille uniquement les paramètres les plus importants pour une connexion câblée typique utilisée lors de l'installation. Bon nombre des options disponibles n'ont pas à être modifiées dans la plupart des scénarios d'installation et ne sont pas reportées sur le système installé. La configuration des autres types de réseaux est assez similaire, bien que les paramètres de configuration spécifiques soient nécessairement différents. Pour en savoir plus sur la configuration de réseau après l'installation, consultez le Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7.
Pour configurer une connexion réseau manuellement, cliquez sur le bouton Configurer dans le coin inférieur droit de l'écran. Une boîte de dialogue apparaîtra pour vous permettre de configurer la connexion sélectionnée. Une description complète de toutes les configurations possibles dans la section Network de la boîte de dialogue Paramètres de configuration du système dépasse la portée de ce guide.
Les options de configuration réseau les plus utiles à prendre en compte au cours de l'installation sont les suivantes :
  • Cochez la case Se connecter automatiquement à ce réseau lorsqu'il est disponible si vous souhaitez utiliser la connexion chaque fois que le système démarre. Vous pouvez utiliser plusieurs connexions qui se connecteront automatiquement. Ces paramètres seront transférés au système installé.
    Fonction d'auto connexion à un réseau

    Figure 15.11. Fonction d'auto connexion à un réseau

  • Par défaut, les paramètres IPv4 sont configurés automatiquement par le service DHCP sur le réseau. Dans le même temps, la configuration IPv6 est définie à la méthode Automatique. Cette combinaison est adaptée pour la plupart des scénarios d'installation et ne nécessite généralement pas de changement.
    Paramétrage du protocole IP

    Figure 15.12. Paramétrage du protocole IP

  • Sélectionnez la case à cocher Utiliser cette connexion uniquement pour les ressources sur son réseau pour limiter les connexions au réseau local uniquement. Ce paramètre sera transféré à l'installation et s'applique à toute la connexion. Il peut être sélectionné même si aucun routage supplémentaire n'a été configuré.
    Configuration du routage IPv4

    Figure 15.13. Configuration du routage IPv4

Une fois que vous aurez terminé de modifier les paramètres réseau, cliquer sur Enregistrer pour enregistrer la nouvelle configuration. Si vous avez reconfiguré un périphérique qui était déjà actif pendant l'installation, vous devrez le redémarrer pour utiliser la nouvelle configuration dans l'environnement d'installation. Utilisez le bouton ON/OFF sur l'écran Réseau & Nom d'hôte pour redémarrer le périphérique.

15.9. Sélection des logiciels

Pour spécifier quels paquets seront installés, sélectionnez Sélection de logiciel sur l'écran Sommaire d'installation. Les groupes de paquets sont organisés par Environnements de base. Ces environnements sont des ensembles prédéfinis de paquets ayant un but précis ; par exemple, l'environnement Hôte de virtualisation contient un ensemble de paquets de logiciels requis pour les machines virtuelles en cours d'exécution sur le système. Un seul environnement de logiciels peut être sélectionné au moment de l'installation.
Pour chaque environnement, il y a des paquets supplémentaires disponibles sous forme de modules. Les modules sont présentés dans la partie droite de l'écran et la liste est actualisée lorsqu'un nouvel environnement est sélectionné. Vous pouvez sélectionner plusieurs modules pour votre environnement d'installation.
Une ligne horizontale sépare la liste des modules en deux parties :
  • Les modules énumérés au-dessus de la ligne horizontale sont spécifiques à l'environnement que vous avez sélectionné. Si vous sélectionnez des modules complémentaires dans cette partie de la liste, puis sélectionnez un environnement différent, votre sélection sera perdue.
  • Les modules énumérés en dessous de la ligne horizontale sont disponibles pour tous les environnements. Le choix d'un environnement différent n'affectera pas les sélections effectuées dans cette partie de la liste.
Exemple d'une sélection de logiciel pour une installation de serveur

Figure 15.14. Exemple d'une sélection de logiciel pour une installation de serveur

La disponibilité des environnements de base et des modules dépend de la variante de l'image ISO d'installation Red Hat Enterprise Linux 7 que vous utilisez comme source d'installation. Par exemple, la variante de serveur fournit un milieu conçu pour les serveurs, tandis que la version de workstation a plusieurs choix pour le déploiement de poste de travail de développeur, etc.
Le programme d'installation n'affiche pas quels paquets sont contenus dans les environnements disponibles. Pour voir quels paquets sont contenus dans un module complémentaire ou un environnement spécifique, voir le fichier repodata/*-comps-variant.architecture.xml qui se trouve sur le DVD d'installation de Red Hat Enterprise Linux 7 que vous utilisez comme source d'installation. Ce fichier contient une structure décrivant les environnements disponibles (marqués par la balise <environment>) et les modules complémentaires (la balise <group>).
Les environnements prédéfinis et les modules complémentaires vous permettent de personnaliser votre système, mais dans une installation manuelle, il n'y a aucun moyen de sélectionner des paquets individuels à installer. Pour personnaliser complètement votre système installé, vous pouvez sélectionner l'environnement Installation minimale, qui installe uniquement une version de base Red Hat Enterprise Linux 7 avec seulement une quantité minimale de logiciels supplémentaires. Puis, après avoir terminé l'installation du système et après vous être connecté une première fois, vous pouvez utiliser le gestionnaire de paquets Yum pour installer les logiciels supplémentaires dont vous avez besoin.
Vous pouvez également automatiser l'installation avec un fichier Kickstart permettant ainsi un degré de contrôle beaucoup plus élevé des paquets installés. Vous pouvez spécifier des environnements, des groupes et des paquets individuels dans la section %packages du fichier Kickstart. Voir la Section 23.3.3, « Sélection de paquets » pour obtenir des instructions sur la sélection des paquets pour installer un fichier Kickstart, et le Chapitre 23, Installations Kickstart pour des informations générales sur l'automatisation de l'installation avec Kickstart.
Une fois que vous avez sélectionné un environnement et des modules, cliquez sur Terminé pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation.

15.9.1. Services du réseau principal

Toutes les installations Red Hat Enterprise Linux comprennent les services de réseau suivants :
  • journalisation centralisée avec l'utilitaire syslog
  • email via le protocole SMTP (de l'anglais, Simple Mail Transfer Protocol)
  • partage de fichiers réseau via NFS (de l'anglais, Network File System)
  • accès distant via SSH (de l'anglais, Secure SHell)
  • publication des ressources via mDNS (de l'anglais, multicast DNS)
Certains processus automatisés sur votre système Red Hat Enterprise  utilisent le service de messagerie pour envoyer des messages et des rapports à l'administrateur système. Par défaut, les services de courrier électronique, de connexion et d'imprimante n'acceptent pas les connexions à partir d'autres systèmes.
Vous pouvez configurer votre système Red Hat Enterprise Linux afin qu'il offre les services de courriel, partage de fichiers, journalisation, impression, et d'accès au bureau à distance après l'installation. Le service SSH est activé par défaut. Vous pouvez utiliser NFS afin d'accéder à des fichiers sur d'autres systèmes sans avoir à activer le service de partage NFS.

15.10. Destination de l'installation

Sélectionnez Destination de l'installation dans l'écran Sommaire de l'installation afin de sélectionner les disques et partitionner l'espace de stockage sur lequel vous installerez Red Hat Enterprise Linux. Si vous ignorez comment partitionner des disques, veuillez consulter l'Annexe A, Introduction aux partitions de disque.

Avertissement

Red Hat recommande de toujours sauvegarder toutes les données que vous possédez sur vos systèmes. Par exemple, si vous créez ou mettez à niveau un système à double démarrage, vous devriez sauvegarder toutes les données que vous souhaitez conserver sur vos périphériques de stockage. Des circonstances imprévues pourraient provoquer la perte de toutes vos données.

Important

Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en mode texte, seuls les schémas de partitionnement par défaut décrits dans cette section pourront être utilisés. Vous ne pourrez pas ajouter ou supprimer de partitions ou systèmes de fichiers autres que ceux ajoutés ou supprimés automatiquement par le programme d'installation.
Aperçu de l'espace de stockage

Figure 15.15. Aperçu de l'espace de stockage

Sur cet écran, vous pouvez voir les périphériques de stockage disponibles localement sur votre ordinateur. Vous pouvez également ajouter des périphériques réseau ou périphériques spécialisés supplémentaires en cliquant sur le bouton Ajouter un disque. Pour en savoir plus sur ces périphériques, veuillez consulter la Section 15.11, « Périphériques de stockage ».
Si vous préférez ne pas partitionner votre système vous-même, laissez la sélection par défaut du bouton radio Configurer automatiquement le partitionnement afin que le programme d'installation effectue la partition des périphériques de stockage pour vous.
Un formulaire d'options supplémentaires intitulé Autres options de stockage se trouve en dessous des volets pour périphériques de stockage :
  • Vous pouvez sélectionner la façon dont votre périphérique de stockage sera partitionné dans la section Partitionnement. Vous pouvez configurer les partitions manuellement ou laisser le programme d'installation le faire automatiquement.
    Le partitionnement automatique est recommandé si vous effectuez une nouvelle installation sur un espace de stockage vierge ou si vous ne souhaitez pas préserver les données présentes à cet emplacement. Pour cela, laissez la sélection par défaut du bouton radio Configurer automatiquement le partitionnement afin que le programme d'installation crée pour vous les partitions nécessaires sur l'espace de stockage.
    Pour un partitionnement automatique, vous pouvez également sélectionner la case Je souhaite créer davantage d'espace disponible (I would like to make additional space available) pour choisir comment distribuer de l'espace sur cette installation à partir d'autres systèmes de fichier. Si vous avez sélectionné le partitionnement automatique mais que l'espace de stockage n'est pas suffisant pour terminer l'installation, une boîte de dialogue apparaîtra après avoir cliqué sur Terminé :
    Boîte de dialogue des options d'installation avec option de récupération d'espace

    Figure 15.16. Boîte de dialogue des options d'installation avec option de récupération d'espace

    Cliquez sur Annuler et ajouter des disques supplémentaires pour ajouter de l'espace de stockage. Cliquez sur Récupérer de l'espace pour libérer de l'espace de stockage à partir de partitions existantes. Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 15.10.2, « Récupérer de l'espace disque ».
    Si vous sélectionnez le bouton radio Je configure le partitionnement pour une configuration manuelle puis cliquez sur le bouton Terminé, vous serez dirigé vers l'écran Partitionnement manuel. Pour plus d'informations, veuillez consulter la Section 15.10.3, « Partitionnement manuel ».
  • Dans la section Chiffrement, vous pouvez sélectionner la case Chiffrer mes données pour chiffrer toutes les partitions à l'exception de /boot. Pour en savoir plus sur le chiffrement, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.
Le bouton Sommaire de disque complet et chargeur de démarrage en bas de l'écran vous permet de configurer un disque sur lequel un chargeur de démarrage sera installé.
Cliquez sur le bouton Terminé une fois vos sélections effectuées pour retourner à l'écran Sommaire de l'installation ou pour vous rendre sur l'écran Partitionnement manuel.

Important

Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux sur un système possédant à la fois des périphériques de stockage à chemins d'accès multiples (multipath) et des périphériques de stockage non-multipath, la structure du partitionnement automatique dans le programme d'installation peut créer des groupes de volumes contenant une combinaison de périphériques multipath et de périphériques non-multipath, ce qui est contraire au principe du stockage à chemins d'accès multiples.
Sur l'écran Destination de l'installation, nous vous recommandons de sélectionner des périphériques à chemins d'accès multiples (multipath) uniquement ou des périphériques non-multipath uniquement. Alternativement, poursuivez avec le partitionnement manuel.

15.10.1. Chiffrer les partitions

Si vous avez sélectionné l'option Chiffrer mes données et poursuivi sur l'écran suivant, le programme d'installation vous demandera une phrase de passe avec laquelle chiffrer les partitions sur le système.
Les partitions sont chiffrées à l'aide de Linux Unified Key Setup. Veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 pour obtenir davantage d'informations.
Saisir la phrase de passe pour une partition chiffrée

Figure 15.17. Saisir la phrase de passe pour une partition chiffrée

Choisissez une phrase de passe et saisissez-la dans chacun des deux champs de la boîte de dialogue. Veuillez noter qu'il est impératif d'utiliser la même disposition de clavier pour définir votre phrase de passe que celle que vous utiliserez pour déverrouiller des partitions. Utilisez l'icône de changement de langue pour vous assurer que la bonne disposition de clavier a été sélectionnée. Vous devez fournir cette phrase de passe à chaque démarrage du système. Appuyez sur la touche Tab à l'intérieur du champ de saisie Phrase de passe pour la saisir à nouveau. Si la phrase de passe est trop faible, une icône d'avertissement apparaîtra à l'intérieur du champ et vous empêchera de taper dans le second champ. Faites glisser le curseur de votre souris sur l'icône d'avertissement pour savoir comment améliorer votre phrase de passe.

Avertissement

Si vous oubliez cette phrase de passe, toutes les partitions chiffrées et toutes les données y figurant ne seront plus accessibles. Il n'existe aucun moyen de retrouver une phrase de passe oubliée.
Veuillez noter que si vous effectuez une installation Kickstart de Red Hat Enterprise Linux, vous pouvez enregistrer les phrases de passe de chiffrement et créer des copies de sauvegarde de phrases de passe de chiffrement pendant l'installation. Pour en savoir plus sur le chiffrement de disque, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.

15.10.2. Récupérer de l'espace disque

Si l'espace est insuffisant pour installer Red Hat Enterprise Linux sur les disques sélectionnés dans Destination de l'installation et que vous avez sélectionné Récupérer de l'espace dans la boîte de dialogue Options de l'installation, la boîte de dialogue Récupérer de l'espace disque apparaîtra.

Avertissement

A moins de choisir de réduire une partition, la récupération d'espace sur une partition implique la suppression de la totalité des données présentes. Veuillez toujours vérifier que toutes les données importantes ont été sauvegardées.
Récupérer de l'espace disque à partir des systèmes de fichiers existants

Figure 15.18. Récupérer de l'espace disque à partir des systèmes de fichiers existants

Les systèmes de fichier existants que Red Hat Enterprise Linux a détecté sont énumérés dans un tableau dans le cadre de leur disque respectif. La colonne Espace récupéré indique l'espace pouvant être réattribué à cette installation. La colonne Action indique les actions qui seront entreprises avec le système de fichiers pour récupérer de l'espace.
Vous trouverez quatre boutons en dessous du tableau :
  • Conserver – laisse le système de fichiers intact ; aucune donnée ne sera supprimée. Cette action est définie par défaut.
  • Supprimer – supprime le système de fichiers dans sa totalité. Tout l'espace qu'il occupe sur le disque sera rendu disponible pour l'installation.
  • Réduire – récupère de l'espace libre à partir du système de fichiers et le rend disponible pour cette installation. Utilisez le curseur pour définir une nouvelle taille pour la partition sélectionnée. Cette option peut uniquement être utilisée sur des partitions redimensionnables où LVM et RAID ne sont pas utilisées.
  • Tout supprimer/Tout préserver – ce bouton, situé sur la droite, marque tous les systèmes de fichiers pour la suppression par défaut. Cliquer dessus permet de modifier l'étiquette et de marquer tous les systèmes de fichiers à conserver à nouveau.
Sélectionnez un système de fichiers ou un disque entier à partir du tableau avec votre souris et cliquez sur l'un des boutons. L'étiquette dans la colonne Action se modifiera pour correspondre à votre sélection et la quantité d'espace total sélectionné à récupérer apparaissant sous le tableau s'ajustera en conséquence. La quantité d'espace que l'installation nécessite d'après les paquets que vous avez sélectionnés pour l'installation se trouve en dessous de cette valeur.
Une fois que suffisamment d'espace a été récupéré pour que l'installation continue, le bouton Récupérer de l'espace deviendra disponible. Cliquez sur ce bouton pour retourner à l'écran du Sommaire d'Installation et poursuivre l'installation.

15.10.3. Partitionnement manuel

L'écran de Partitionnement manuel s'affiche lorsque vous cliquez sur Terminé à partir de la « Destination d'installation » si vous avez sélectionné l'option Je vais configurer le partitionnement. Sur cet écran, vous pourrez configurer vos partitions de disque et points de montage. Ceci définit le système de fichiers sur lequel Red Hat Enterprise Linux 7 sera installé.

Avertissement

Red Hat recommande de toujours sauvegarder toutes les données que vous possédez sur vos systèmes. Par exemple, si vous créez ou mettez à niveau un système à double démarrage, vous devriez sauvegarder toutes les données que vous souhaitez conserver sur vos périphériques de stockage. Des circonstances imprévues pourraient provoquer la perte de toutes vos données.
L'écran de partitionnement manuel

Figure 15.19. L'écran de partitionnement manuel

L'écran Partitionnement manuel présente tout d'abord un volet unique sur la gauche pour les points de montage. Le volet est soit vide, à l'exception des informations sur la création de points de montage, ou il affiche des points de montage existants détectés par le programme d'installation. Ces points de montage sont organisés par installations de systèmes d'exploitation détectés. Ainsi, certains systèmes de fichiers peuvent s'afficher plusieurs fois si une partition est partagée entre plusieurs installations. L'espace total et l'espace disponible sur les périphériques de stockage sélectionnés s'affichent en dessous du volet.
Si votre système contient des systèmes de fichiers existants, assurez-vous d'avoir suffisamment d'espace disponible pour l'installation. Utilisez le bouton - pour supprimer les partitions inutiles.

Note

Pour obtenir des recommandations et autres informations supplémentaires sur les partitions de disques, veuillez consulter l'Annexe A, Introduction aux partitions de disque et la Section 15.10.3.5, « Schéma de partitionnement recommandé ». Au grand minimum, vous aurez besoin d'une partition root de taille adéquate, et d'une partition swap correspondant à la quantité de mémoire vive dont dispose le système.
Notez quel périphérique est associé à /boot. Les fichiers du noyau et le secteur du chargeur de démarrage seront associés à ce périphérique. Le premier DASD ou LUN SCSI sera utilisé, et le numéro du périphérique sera utilisé lors du redémarrage du système post-installé (de l'anglais, re-IPLing the post-installed system).

15.10.3.1. Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions

Une installation de Red Hat Enterprise Linux 7 nécessite un minimum d'une partition, mais Red Hat en recommande au moins quatre : /, / home, / boot et échange. Vous pouvez aussi créer des partitions supplémentaires, selon vos besoins. Voir la Section 15.10.3.5, « Schéma de partitionnement recommandé » pour plus de détails.
L'ajout d'un système de fichiers s'effectue en deux étapes. Commencez par créer un point de montage dans un certain schéma de partitionnement. Le point de montage apparaît dans le volet gauche. Vous pouvez ensuite le personnaliser avec les options situées dans le volet droit, où vous pouvez choisir un nom, type de périphérique, type de système de fichiers, étiquette et le choix d'un chiffrage ou reformatage de la partition correspondante.
Si vous ne possédez pas de système de fichiers existant et souhaitez que le programme d'installation crée pour vous les partitions requises et leurs points de montage, sélectionnez votre schéma de partitionnement de prédilection à partir du menu déroulant dans le volet gauche (la valeur par défaut pour Red Hat Enterprise Linux est LVM), puis cliquez sur le lien en haut du volet pour créer des points de montage automatiquement. Cela créera une partition /boot, une partition / (root) et une partition swap proportionnelles à la taille du stockage disponible. Ces dernières sont les partitions recommandées pour une installation typique mais des partitions supplémentaires peuvent être ajoutées si nécessaire.
Vous pouvez également créer des points de montage individuels en utilisant le bouton + en bas du volet. La boîte de dialogue Ajouter un nouveau point de montage s'ouvrira. Vous pouvez choisir de sélectionner un chemin d'accès prédéfini à partir du menu déroulant Point de montage ou d'en définir un vous-même (sélectionnez par exemple / pour la partition root ou /boot pour la partition boot). Saisissez ensuite la taille de la partition en utilisant des unités de mesure courantes telles que les méga-octets, giga-octets ou téra-octets dans la boîte de dialogue Capacité désirée (saisissez par exemple 2Go pour créer une partition de 2 giga-octets). Si vous laissez le champ vide ou si vous spécifiez une taille supérieure à l'espace disponible, tout l'espace libre sera utilisé. Après avoir saisi ces informations, cliquez sur le bouton Ajouter un point de montage pour créer une partition.
Pour chaque nouveau point de montage que vous créez manuellement, vous pouvez paramétrer son schéma de partitionnement à partir du menu déroulant situé dans le volet gauche. Les options disponibles sont Partition standard, BTRFS, LVM et Allocation dynamique LVM. Veuillez noter que la partition /boot se situera toujours sur une partition standard, indépendamment de la valeur sélectionnée dans ce menu.
Pour modifier les périphériques sur lesquels un point de montage non LVM unique doit être situé, sélectionnez le point de montage et cliquez sur le bouton de configuration en bas du volet pour ouvrir la boîte de dialogue Configurer un point de montage. Sélectionnez un ou plusieurs périphériques et cliquez sur Sélectionner. Après la fermeture de la boîte de dialogue, veuillez noter qu'il vous faudra également confirmer ce paramètre en cliquant sur le bouton Mettre à jour les paramètres situé à droite de l'écran Partitionnement manuel.
Configurer les points de montage

Figure 15.20. Configurer les points de montage

Pour actualiser les informations sur tous les disques locaux et les partitions se trouvant dessus, veuillez cliquez sur le bouton « Scanner à nouveau » (avec une icône de flèche) dans la barre d'outils. Vous aurez besoin d'effectuer cette action uniquement après avoir effectué la configuration de partition avancée hors du programme d'installation. Veuillez noter que si vous cliquez sur le bouton Scanner à nouveau les disques, tous les changements de la configuration apportés au programme d'installation seront perdus.
Scanner les disques à nouveau

Figure 15.21. Scanner les disques à nouveau

Au bas de l'écran, un lien fait état du nombre de périphériques de stockage sélectionnés dans Destination de l'installation (veuillez consulter la Section 15.10, « Destination de l'installation »). Cliquer sur ce lien ouvre la boîte de dialogue Disques sélectionnés, dans laquelle vous pouvez examiner les informations sur les disques.
Pour personnaliser une partition ou un volume, sélectionnez son point de montage à partir du volet gauche pour faire apparaître sur la droite les fonctionnalités personnalisables suivantes :
Personnaliser les partitions

Figure 15.22. Personnaliser les partitions

  • Nom – attribuez un nom à un volume LVM ou Btrfs. Veuillez noter que les noms des partitions standard sont générés automatiquement lors de leur création et qu'ils ne peuvent pas être modifiés, tel que /home, dont le nom attribué est sda1.
  • Point de montage – saisissez le point de montage de la partition. Par exemple, si une partition doit correspondre à la partition racine (ou root), saisissez / ; saisissez /boot pour la partition /boot, et ainsi de suite. Pour une partition swap, le point de montage ne doit pas être configuré (configurer le type du système de fichiers sur swap est suffisant).
  • Étiquette – attribuez une étiquette à la partition. Les étiquettes sont utilisées pour que vous puissiez facilement reconnaître et utiliser des partitions individuelles.
  • Capacité souhaitée – saisissez la taille souhaitée de la partition. Vous pouvez utiliser des unités de taille communes telles que les kilo-octets, méga-octets, giga-octets ou téra-octets. Les méga-octets seront l'option par défaut si vous ne spécifiez pas l'unité.
  • Type de périphérique – choisissez entre Partition standard, BTRFS, LVM et Allocation dynamique LVM. Si deux disques ou plus ont été sélectionnés pour le partitionnement, RAID sera également disponible. Cochez la case Chiffrer adjacente pour chiffrer la partition. Il vous sera demandé de définir un mot de passe plus tard.
  • Système de fichiers – à partir du menu déroulant, sélectionnez le type de système de fichiers approprié pour cette partition. Cochez la case Reformater adjacente pour formater une partition existante, ou laissez-la vide pour conserver vos données.
Pour plus d'informations sur le système de fichiers et les types de périphériques, veuillez consulter la Section 15.10.3.1.1, « Types de systèmes de fichiers ».
Cliquez sur le bouton Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications et sélectionner une autre partition à personnaliser. Veuillez noter que les modifications ne s'appliqueront que lors du démarrage de l'installation à partir de la page Sommaire de l'installation. Cliquez sur le bouton Tout réinitialiser pour annuler toutes les modifications apportées aux partitions et tout recommencer.
Lorsque tous les systèmes de fichier et points de montage ont été créés et personnalisés, cliquez sur le bouton Terminé. Si vous choisissez de chiffrer un système de fichiers, il vous sera demandé de créer une phrase de passe. Une boîte de dialogue apparaîtra ensuite affichant un sommaire de toutes les actions de stockage que le programme d'installation effectuera. Cela comprend la création, le redimensionnement et la suppression de partitions et systèmes de fichier. Vous pouvez revoir toutes les modifications et cliquer sur Annuler et retourner au partitionnement personnalisé pour retourner en arrière. Pour confirmer le sommaire, cliquez sur Accepter les modifications pour retourner à la page Sommaire de l'installation. Pour partitionner d'autres périphériques, sélectionnez-les dans Destination de l'installation, retournez à l'écran Partitionnement manuel et suivez le même processus décrit dans cette section.
15.10.3.1.1. Types de systèmes de fichiers
Red Hat Enterprise Linux vous permet de créer différents types de périphériques et systèmes de fichiers. Vous trouverez ci-dessous une brève description des divers types de périphériques et systèmes de fichiers disponibles et de la façon dont ils peuvent être utilisés.

Type de périphériques

  • partition standard – Une partition standard peut contenir un système de fichiers ou espace swap, ou fournir un conteneur pour RAID logiciel ou un volume physique LVM.
  • volume logique (LVM) – La création d'une partition LVM génère automatiquement un volume logique LVM. LVM peut améliorer les performances lors de l'utilisation de disques physiques. Pour obtenir davantage d'informations sur la création de volumes logiques, veuillez consulter la Section 15.10.3.3, « Créer un volume logique LVM ». Pour obtenir davantage d'informations concernant LVM, veuillez consulter l'ouvrage Administration du gestionnaire de volumes logiques LVM de Red Hat Enterprise Linux 7.
  • Allocation dynamique LVM – Grâce à l'utilisation de l'allocation dynamique, il est possible de gérer un pool de stockage d'espace libre, aussi appelé un pool dynamique et qui peut être alloué à un nombre arbitraire de périphériques lorsque requis par des applications. Lorsque nécessaire, le pool peut être étendu de manière dynamique pour une allocation plus efficace quant à son coût.
  • BTRFS – Btrfs est un système de fichiers offrant plusieurs fonctionnalités similaires à un périphérique. Btrfs est capable de s'adresser et de gérer plus de fichiers, des fichiers plus grands et des volumes plus grands que les systèmes de fichiers ext2, ext3 et ext4. Pour créer un volume Btrfs et lire davantage d'informations, veuillez consulter la Section 15.10.3.4, « Créer un sous-volume Btrfs ».
  • RAID logiciel – La création de deux partitions RAID logiciel ou plus vous permet de créer un périphérique RAID. Une partition RAID est assignée à chaque disque sur le système. Pour créer un périphérique RAID, veuillez consulter la Section 15.10.3.2, « Créez un RAID logiciel ». Pour obtenir des informations concernant RAID, veuillez consulter le Guide d'administration du stockage Red Hat Enterprise Linux 7.

Systèmes de fichiers

  • xfs – XFS est un système de fichiers à haute évolutivité et de haute performance qui prend en charge des systèmes de fichiers faisant jusqu'à 16 exaoctets (environ 16 millions de téraoctets), des fichiers faisant jusqu'à 8 exaoctets (environ 8 millions de téraoctets) et des structures de répertoires contenant des dizaines de millions d'entrées. XFS prend en charge la journalisation des métadonnées, qui permet un temps de récupération plus rapide après une panne. Le système de fichiers XFS peut aussi être défragmenté et redimensionné tout en restant monté et actif. Ce système de fichiers est sélectionné par défaut et est fortement recommandé. Pour obtenir des informations sur la manière de traduire des commandes courantes provenant du système de fichiers ext4 précédemment utilisé, veuillez consulter l'Annexe E, Tableau des références pour les commandes ext4 et XFS.
    La taille maximum prise en charge d'une partition XFS est de 500 To.
  • ext4 – Le système de fichiers ext4 est basé sur le système ext3, mais il comporte un certain nombre d'améliorations. Celles-ci incluent la prise en charge de fichiers et systèmes de fichiers de plus grande taille, une allocation de l'espace disque plus rapide et plus efficace, un nombre infini de sous-répertoires dans un répertoire, une vérification des systèmes de fichiers plus rapide, ainsi qu'une journalisation plus robuste.
    La taille maximale prise en charge par un système de fichiers dans Red Hat Enterprise Linux 7 s'élève actuellement à 50 To.
  • ext3 – Le système de fichiers ext3 est basé sur le système de fichiers ext2, mais il offre un avantage principal : la journalisation. L'utilisation d'un système de fichiers offrant la journalisation permet de réduire le temps de récupération d'un système de fichiers après une panne car il n'est plus nécessaire de vérifier la consistance des métadonnées en exécutant l'utilitaire fsck chaque fois qu'une panne se produit.
  • ext2 – Un système de fichiers ext2 prend en charge des types de fichiers Unix standards, y compris les fichiers, répertoires ou liens symboliques normaux. Il fournit la possibilité d'assigner de longs noms de fichiers, allant jusqu'à 255 caractères.
  • vfat – Le système de fichiers VFAT est un système de fichiers Linux compatible avec les noms de fichiers Microsoft Windows de grande taille sur le système de fichiers FAT.
  • swap – Les partitions swap sont utilisées pour prendre en charge la mémoire virtuelle. En d'autres termes, les données sont écrites sur une partition swap lorsqu'il n'y a pas suffisamment de RAM pour stocker les données traitées par votre système.
Chaque système de fichiers possède différentes limites pour lui-même, mais aussi pour les fichiers individuels qu'il contient. Pour obtenir une liste des tailles maximales de systèmes de fichiers et de fichiers pouvant être pris en charge, veuillez consulter la page « Limites et capacités technologiques de Red Hat Enterprise Linux », disponible sur le Portail Client à l'adresse suivante : https://access.redhat.com/site/articles/rhel-limits.

15.10.3.2. Créez un RAID logiciel

Note

Sur System z, le sous-système de stockage utilise RAID de manière transparente. Il n'est pas nécessaire de paramétrer un RAID logiciel manuellement.
Les RAID (« regroupements redondants de disques indépendants ») sont construits à partir de multiples périphériques de stockage ordonnés de manière à fournir une performance améliorée et dans certaines configurations, une meilleure tolérance vis-à-vis des erreurs. Veuillez trouver ci-dessous une description des différents types RAID.
Un périphérique RAID est créé en une étape et des disques sont ajoutés ou supprimés selon les besoins. Une partition RAID par disque est permise pour chaque périphérique, ainsi le nombre de disques disponibles au programme d'installation détermine les niveaux RAID qui vous sont disponibles.
Créer une partition RAID logiciel – le menu étendu Type de périphérique

Figure 15.23. Créer une partition RAID logiciel – le menu étendu Type de périphérique

Les options de configuration RAID sont uniquement visibles si vous avez sélectionné deux périphériques de stockage ou plus pour l'installation. Deux périphériques sont requis au minimum pour créer un périphérique RAID.
Pour créer un périphérique RAID :
  1. Créez un point de montage tel que décrit dans la Section 15.10.3.1, « Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions ». En configurant ce point de montage, vous configurez le périphérique RAID.
  2. Tout en laissant la partition sélectionnée dans le volet de gauche, sélectionnez le bouton de configuration sous le volet pour ouvrir la boîte de dialogue Configurer le point de montage. Sélectionnez les disques à inclure dans le périphérique RAID et cliquez sur Sélectionner.
  3. Cliquez sur le menu déroulant Type de périphérique et sélectionnez RAID.
  4. Cliquez sur le menu déroulant Système de fichiers et sélectionnez votre type de système de fichiers préféré (veuillez consulter la Section 6.10.4.1.1, « Types de systèmes de fichiers »).
  5. Cliquez sur le menu déroulant Niveau RAID et sélectionnez votre niveau RAID préféré.
    Les niveaux RAID disponibles sont :
    RAID0 – Performances optimisées (entrelacement)
    Distribue les données sur de multiples périphériques de stockage. Les RAID niveau 0 offrent souvent une performance améliorée par rapport aux partitions standard, et peuvent être utilisés pour combiner le stockage de multiples périphériques en un grand périphérique virtuel. Veuillez noter que les RAID niveau 0 n'offrent pas de redondance et que l'échec d'un seul périphérique dans la matrice détruira la matrice toute entière. RAID 0 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID1 – Redondance (miroir)
    Duplique les données sur un périphérique de stockage sur un ou plusieurs autres périphériques de stockage. Des périphériques supplémentaires dans la matrice permettent d'améliorer les niveaux de redondance. RAID 1 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID4 – Détection d'erreurs (parité)
    Distribue les données sur de multiples périphériques de stockage, mais n'utilise qu'un périphérique dans la matrice pour stocker les données de parité qui protègent la matrice au cas où l'un des périphériques de la matrice n'échouerait. Comme toutes les données de parité se trouvent sur un seul périphérique, l'accès à celui-ci crée un goulot d'étranglement au niveau des performances de la matrice. RAID 4 requiert au moins trois partitions RAID.
    RAID5 – Détection d'erreurs distribuée
    Distribue les données et données de parité sur de multiples périphériques de stockage. Les RAID niveau 5 offrent comme avantages de performance de distribuer les données sur de multiples périphériques, mais ne partagent pas le goulot d'étranglement des performances des RAID de niveau 4 car les données de parité sont distribuées au travers de la matrice. RAID 5 requiert au moins trois partitions RAID.
    RAID6 – Redondant
    Les RAID de niveau 6 sont similaires aux RAID 5, mais au lieu de ne stocker qu'un seul ensemble de données de parité, ils en stockent deux. RAID 6 requiert au moins quatre partitions RAID.
    RAID10 – Redondance (miroir) et Performances optimisées (entrelacement)
    Les RAID de niveau 10 sont des RAID imbriqués ou RAID hybrides. Les RAID de niveau 10 sont construits en distribuant les données sur des ensembles de périphériques de stockage en miroir. Par exemple, un RAID de niveau 10 construit à partir de quatre partitions RAID consiste en deux paires de partitions pour lesquelles une partition est le miroir de l'autre. Les données sont ensuite distribuées sur les deux paires de périphériques de stockage, comme pour un RAID de niveau 0. Les RAID de niveau 10 requièrent au moins quatre partitions RAID.
  6. Cliquez sur Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications, puis continuez avec une autre partition ou cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Sommaire de l'installation.
Si le nombre de disques inclus est inférieur à celui que le niveau RAID indiqué requiert, un message s'affichera en bas de la fenêtre vous informant du nombre de disques requis pour la configuration sélectionnée.

15.10.3.3. Créer un volume logique LVM

LVM (Logical Volume Management) présente un affichage simple et logique de l'espace de stockage physique sous-jacent, tel que les disques durs ou les LUN. Les partitions sur le stockage physique sont représentées en tant que volumes physiques pouvant être regroupés en groupe de volumes. Chaque groupe de volumes peut être divisé en multiples volumes logiques, où chacun de ceux-ci est analogue à une partition de disque standard. Ainsi, les volumes logiques LVM fonctionnent comme des partitions pouvant s'étendre sur de multiples disques physiques.
Pour en savoir plus sur LVM, veuillez consulter l'Annexe C, Comprendre LVM ou lire le Guide d'administration LVM Red Hat Enterprise Linux 7. Veuillez noter que la configuration LVM est uniquement disponible dans le programme d'installation graphique.

Important

La configuration de LVM n'est pas disponible pendant une installation en mode texte. Si vous avez besoin de créer une configuration LVM dès le début, appuyez sur Ctrl+Alt+F2 pour utiliser une console virtuelle différente, puis exécutez la commande lvm. Pour retourner à l'installation en mode texte, appuyez sur Ctrl+Alt+F1.
Configurer un volume logique

Figure 15.24. Configurer un volume logique

Créer un volume logique et l'ajouter à un groupe de volumes existant ou à un nouveau groupe de volumes :
  1. Créez un point de montage pour le volume LVM comme décrit dans la Section 15.10.3.1, « Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions ».
  2. Cliquez sur le menu déroulant Type de périphérique et sélectionnez LVM. Le menu déroulant Groupe de volumes apparaît et affiche le nom du nouveau groupe de volumes.
  3. Vous pouvez également cliquer sur le menu et sélectionner Créer un nouveau groupe de volumes ou cliquer sur Modifier pour configurer le nouveau groupe de volumes. L'option Créer un nouveau groupe de volumes et le bouton Modifier mènent tous deux à la boîte de dialogue Configurer le groupe de volumes, dans laquelle vous pouvez renommer le groupe de volumes et sélectionner les disques à inclure.
    Personnaliser un groupe de volumes LVM

    Figure 15.25. Personnaliser un groupe de volumes LVM

    Les niveaux RAID sont les mêmes que les périphériques RAID. Veuillez consulter la Section 15.10.3.2, « Créez un RAID logiciel » pour obtenir des informations supplémentaires. Vous pouvez aussi marquer le groupe de volume pour le chiffrer et définir sa politique de taille. Les options de politique disponibles sont :
    • Automatic – La taille du groupe de volumes est définie automatiquement de manière à être juste assez grande pour contenir les volumes logiques configurés. Ceci est optimal si vous n'avez pas besoin de libérer de l'espace dans le groupe de volumes.
    • As large as possible – Le groupe de volumes est créé avec sa taille maximale, peu importe la taille des volumes logiques qu'il contient. Ceci est optimal si vous envisagez de conserver la plupart de vos données sur LVM et au cas où vous auriez besoin d'augmenter la taille de certains volumes logiques, ou si vous avez besoin de créer des volumes logiques supplémentaires à l'intérieur de ce groupe de volumes.
    • Fixed – Cette option permet de définir la taille exacte d'un groupe de volumes. Tout volume logique configuré doit pouvoir être contenu dans cette taille fixe. Ceci est utile si vous savez exactement la taille que le groupe de volumes doit faire.
    Cliquez sur Enregistrer une fois le groupe configuré.
  4. Cliquez sur Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications, puis continuez avec une autre partition ou cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Sommaire de l'installation.

Avertissement

Le placement de la partition /boot sur un volume LVM n'est pas pris en charge.

15.10.3.4. Créer un sous-volume Btrfs

Btrfs est un type de système de fichiers, mais possède plusieurs fonctionnalités caractéristiques d'un périphérique de stockage. Btrfs est conçu pour rendre le système de fichiers plus tolérant face aux erreurs et pour faciliter leur détection et réparation lorsqu'elles surviennent. Btrfs utilise checksum pour s'assurer de la validité des données et des métadonnées, Btrfs conserve aussi des copies du système de fichiers qui peuvent être utilisées comme sauvegardes ou pour effectuer des réparations.
Pendant le partitionnement manuel, veuillez créer des sous-volumes Btrfs plutôt que des volumes Btrfs. Le programme d'installation créera automatiquement un volume Btrfs pour contenir ces sous-volumes. Les tailles rapportées pour chaque point de montage Btrfs dans le volet de gauche de l'écran Partitionnement manuel sont identiques car elles reflètent la taille totale du volume plutôt que celle de chaque sous-volume individuel.
Configurer un sous-volume Btrfs

Figure 15.26. Configurer un sous-volume Btrfs

Pour créer un sous-volume Btrfs :
  1. Créez un point de montage tel que décrit dans la Section 15.10.3.1, « Ajouter des systèmes de fichiers et configurer des partitions ». En configurant ce point de montage, vous configurez le volume Btrfs.
  2. Cliquez sur le menu déroulant Type de périphérique et sélectionnez BTRFS. Le menu déroulant Système de fichiers sera automatiquement grisé pour Btrfs. Le menu déroulant Volume apparaît et affiche le nom du nouveau volume.
  3. Vous pouvez également cliquer sur le menu et sélectionner Créer un nouveau volume ou cliquer sur Modifier pour configurer le nouveau volume. L'option Créer un nouveau volume et le bouton Modifier mènent tous deux à la boîte de dialogue Configurer le volume, dans laquelle vous pouvez renommer le sous-volume et y ajouter un niveau RAID.
    Personnaliser un volume Btrfs

    Figure 15.27. Personnaliser un volume Btrfs

    Les niveaux RAID disponibles sont :
    RAID0 (Performance)
    Distribue les données sur de multiples périphériques de stockage. Les RAID niveau 0 offrent souvent une performance améliorée par rapport aux partitions standard, et peuvent être utilisés pour combiner le stockage de multiples périphériques en un grand périphérique virtuel. Veuillez noter que les RAID niveau 0 n'offrent pas de redondance et que l'échec d'un seul périphérique dans la matrice détruira la matrice toute entière. Raid 0 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID1 (Redondance)
    Duplique les données sur un périphérique de stockage sur un ou plusieurs autres périphériques de stockage. Des périphériques supplémentaires dans la matrice permettent d'améliorer les niveaux de redondance. RAID 1 requiert au moins deux partitions RAID.
    RAID10 (Performance, Redondance)
    Combine RAID0 et RAID1 et offre ainsi de plus hautes performances et une meilleure redondance simultanément. Les données sont diffusées en matrices RAID1 fournissant la redondance (mise en miroir), ces matrices sont ensuite entrelacées (RAID0), offrant de meilleures performances (entrelacement). Au moins quatre partitions RAID sont requises.
    Vous pouvez aussi marquer le volume pour le chiffrer et définir sa politique de taille. Les options de politique disponibles sont :
    • Automatic – La taille du volume est définie automatiquement de manière à être juste assez grande pour contenir les sous-volumes configurés. Ceci est optimal si vous n'avez pas besoin de libérer de l'espace dans le volume.
    • As large as possible – Le volume est créé avec sa taille maximale, peu importe les sous-volumes qu'il contient. Ceci est optimal si vous envisagez de conserver la plupart de vos données sur Btrfs et au cas où vous auriez besoin d'augmenter la taille de certains sous-volumes, ou si vous avez besoin de créer des sous-volumes supplémentaires à l'intérieur de ce volume.
    • Fixed – Cette option permet de définir la taille exacte d'un volume. Tout sous-volume configuré doit pouvoir être contenu dans cette taille fixe. Ceci est utile si vous savez exactement la taille que le volume doit faire.
    Cliquez sur Enregistrer une fois le volume configuré.
  4. Cliquez sur Mettre à jour les paramètres pour enregistrer vos modifications, puis continuez avec une autre partition ou cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Sommaire de l'installation.
Si le nombre de disques inclus est inférieur à celui que le niveau RAID indiqué requiert, un message s'affichera en bas de la fenêtre vous informant du nombre de disques requis pour la configuration sélectionnée.

Avertissement

Le placement de la partition /boot sur un sous-volume Btrfs n'est pas pris en charge.

15.11. Périphériques de stockage

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux sur une grande variété de périphériques de stockage. Vous trouverez des périphériques de stockage de base accessibles localement sur la page Destination de l'installation, tel que décrit dans la Section 15.10, « Destination de l'installation ». Pour ajouter un périphérique de stockage spécialisé, cliquez sur le bouton Ajouter un disque dans la section Disques spécialisés et de réseau de l'écran.
Les périphériques de base directement connectés au système local, tels que les disques durs et que les disques SSD, se trouvent dans la section Disques locaux standards de l'écran. Sur System z, ils contiennent des DASD (Direct Access Storage Devices) activés.
Aperçu de l'espace de stockage

Figure 15.28. Aperçu de l'espace de stockage

15.11.1. Écran de sélection des périphériques de stockage

L'écran de sélection des périphériques affiche tous les périphériques de stockage auxquels le programme d'installation anaconda a accès.
Les périphériques sont groupés sous les onglets suivants :
Périphériques multipath
Périphériques de stockage accessibles par plus d'un chemin d'accès, comme avec des contrôleurs SCSI multiples ou des ports de Fibre Channel sur le même système.

Important

Le programme d'installation détecte uniquement les périphériques de stockage à multiples chemins d'accès (périphériques multipath) avec des numéros de série faisant 16 ou 32 caractères de long.
Autres périphériques SAN
Tout autre périphérique disponible sur un réseau de stockage SAN, tels que des LUN FCP attachés sur un chemin unique.
RAID microprogramme
Périphériques de stockage attachés à un contrôleur RAID microprogramme. Cet onglet ne s'applique pas aux systèmes System z.
Périphériques de System z
Cet onglet contient des périphériques de stockage, ou unités logiques (LUN), attachés par le pilote de zSeries Linux FCP (Fibre Channel Protocol).
Aperçu à onglets des périphériques de stockage spécialisé

Figure 15.29. Aperçu à onglets des périphériques de stockage spécialisé

Pour configurer un périphérique de stockage zFCP, cliquer sur le bouton Add ZFCP LUN. Pour configurer un périphérique iSCSI, cliquez sur le bouton Ajouter cible iSCSI. Pour configurer un périphérique FCoE (Fibre Channel over Ethernet), cliquez sur le bouton Ajouter FCoE SAN. Les deux boutons sont situés dans le coin inférieur droit de l'écran.
La page d'aperçu contient aussi l'onglet de Recherche vous permettant de filtrer les périphériques de stockage avec le WWID (Identifiant global, de l'anglais World Wide Identifier), le port, la cible, ou le LUN (numéro d'unité logique) à partir duquel ils sont accédés.
Onglet Recherche de périphériques de stockage

Figure 15.30. Onglet Recherche de périphériques de stockage

L'onglet Recherche contient le menu déroulant Chercher par pour sélectionner une recherche par port, par cible, par LUN ou par WWID. Effectuer des recherches par WWID ou par LUN requiert des valeurs supplémentaires dans les zones de texte correspondantes. Cliquez sur le bouton Trouver pour démarrer la recherche.
Chaque périphérique est présenté sur une ligne différente, avec une case à cocher sur la gauche. Cliquez sur la case à cocher pour rendre le périphérique disponible pendant le processus d'installation. Plus loin dans le processus d'installation, vous pourrez choisir d'installer Red Hat Enterprise Linux sur l'un des périphériques sélectionné ici, et de monter automatiquement n'importe quel des autres périphériques sur le système installé.
Veuillez noter que les périphériques que vous sélectionnez ici ne sont pas automatiquement effacés par le processus d'installation. En soi-même, la sélection d'un périphérique sur cet écran ne signifie pas que les données sur ce périphérique sont à risque. Veuillez également noter que tout périphérique que vous n'aurez pas sélectionné ici pour faire partie du système installé peut y être ajouté après l'installation en modifiant le fichier /etc/fstab.
Une fois que vous aurez sélectionné les périphériques de stockage à mettre à disponibilité pendant l'installation, cliquez sur Terminé pour retourner sur l'écran Destination de l'installation.

15.11.1.1. Formatage de bas niveau de DASD

Tous les DASD utilisés pour l'installation doivent être formatés sur un faible niveau. Lorsque vous sélectionnez DASD sur l'écran Destination de l'installation et cliquez sur Terminé, le programme d'installation détecte des disques non formatés et la boîte de dialogue suivante s'affiche :
Boîte de dialogue pour formater les périphériques DASD

Figure 15.31. Boîte de dialogue pour formater les périphériques DASD

Dans la boîte de dialogue, vous pouvez cliquer sur Annuler pour revenir à l'écran Destination de l'installation et modifier la sélection de disque. Si la sélection est correcte, cliquez sur Formater avec dasdfmt pour lancer l'utilitaire dasdfmt sur tous les DASD non formatés.
Lorsque le formatage est terminé, en cliquant sur le bouton OK vous êtes ramené à l'écran Destination de l'installation où la liste de DASD sera rafraîchie. Vous devez ensuite sélectionner à nouveau votre disque pour que l'installation se poursuive.
Pour automatiquement autoriser le formatage à bas niveau de DASD non-formatés en ligne, spécifiez la commande kickstart zerombr. Voir la zerombr (facultatif) pour plus de détails.

15.11.1.2. Options de stockage avancées

Pour utiliser un périphérique de stockage avancé, vous pouvez configurer une cible iSCSI (SCSI sur TCP/IP) ou zFCP (zSeries Fibre Channel Protocol) LUN (unités logiques) en cliquant sur le bouton correspondant dans le coin inférieur droit de l'écran « Destination de l'installation ». Veuillez consulter l'Annexe B, Disques iSCSI pour une introduction à iSCSI.
Options de stockage avancées

Figure 15.32. Options de stockage avancées

15.11.1.2.1. Configurer les paramètres iSCSI
Lorsque vous aurez cliqué sur le bouton Ajouter une cible iSCSI..., la boîte de dialogue Ajouter une cible de stockage iSCSI apparaîtra.
Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

Figure 15.33. Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

Pour utiliser des périphériques de stockage iSCSI pour l'installation, Anaconda doit être en mesure de pouvoir les découvrir en tant que cibles iSCSI et de pouvoir créer une session iSCSI pour y accéder. Chacune de ces étapes peut nécessiter un nom d'utilisateur et un mot de passe pour l'authentification CHAP (de l'anglais « Challenge Handshake Authentication Protocol »). En outre, vous pouvez configurer une cible iSCSI pour authentifier l'initiateur iSCSI sur le système auquel la cible est attachée (CHAP inversé) pour la découverte et pour la session. Lorsqu'utilisés ensemble, le CHAP et le CHAP inversé sont appelés CHAP mutuel ou CHAP à deux voies. Le CHAP mutuel offre le plus haut niveau de sécurité pour les connexions iSCSI, particulièrement lorsque le nom d'utilisateur et le mot de passe sont différents pour l'authentification CHAP et l'authentification CHAP inversé.

Note

Répétez les étapes de la découverte et de la connexion iSCSI autant de fois que nécessaire pour ajouter tout le stockage iSCSI requis. Toutefois, vous ne pourrez pas modifier le nom de l'initiateur iSCSI après avoir tenté la première découverte. Pour modifier le nom de l'initiateur ISCSI, vous devrez redémarrer l'installation.

Procédure 15.1. Découverte iSCSI et lancement d'une session iSCSI

Utilisez la boîte de dialogue Ajouter la cible de stockage iSCSI pour fournir à Anaconda les informations nécessaires pour découvrir la cible iSCSI.
  1. Saisissez l'adresse IP de la cible iSCSI dans le champ Adresse IP cible.
  2. Fournissez un nom dans le champ Nom d'initiateur iSCSI pour l'initiateur iSCSI sous le format iSCSI qualified name (Nom qualifié iSCSI). Une entrée IQN valide comprend :
    • la chaîne iqn. (veuillez noter le point)
    • un code date spécifiant l'année et le mois de l'enregistrement du nom de domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, celui-ci est représenté avec quatre chiffres pour l'année, un tiret et deux chiffres pour le mois, le tout suivi d'un point. Par exemple, septembre 2010 sera représenté comme ceci : 2010-09.
    • le nom du domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, présenté dans l'ordre inverse avec le domaine du plus haut niveau en premier. Par exemple, le sous-domaine storage.example.com sera représenté sous la forme : com.example.storage
    • le caractère des deux-points, suivi par une chaîne identifiant de manière unique cet initiateur iSCSI dans votre domaine ou sous-domaine. Par exemple, :diskarrays-sn-a8675309.
    Un IQN complet peut donc ressembler à ceci : iqn.2010-09.storage.example.com:diskarrays-sn-a8675309. Anaconda pré-remplit le champ Nom de l'initiateur iSCSI avec un nom sous ce format pour vous aider avec la structure.
    Pour obtenir plus d'informations sur les IQN, reportez-vous à 3.2.6. iSCSI Names dans le document RFC 3720 – Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3720#section-3.2.6 et à 1. iSCSI Names and Addresses dans RFC 3721 – Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) Naming and Discovery disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3721#section-1.
  3. Utilisez le menu déroulant Type d'authentification découverte (Discovery Authentication Type) pour spécifier le type d'authentification à utiliser pour la découverte iSCSI. Les options disponibles sont les suivantes :
    • aucune information d'identification
    • Paire CHAP
    • Paire CHAP et paire inversée
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP.
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP et paire inversée comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP ainsi que le nom d'utilisateur et le mot de passe de l'initiateur iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP inversé et Mot de passe CHAP inversé.
  4. Vous pouvez également cocher la case intitulée Lier les cibles aux interfaces réseau.
  5. Cliquez sur le bouton Démarrer la découverte. Anaconda va tenter de découvrir une cible iSCSI en se basant sur les informations que vous avez fournies. Si la découverte est réussie, la boîte de dialogue affichera une liste de tous les nœuds iSCSI découverts sur la cible.
  6. Chaque nœud est présenté avec une case à cocher à ses côtés. Cliquez sur les cases des nœuds que vous souhaitez utiliser pour l'installation.
    Boîte de dialogue des Nœuds iSCSI découverts

    Figure 15.34. Boîte de dialogue des Nœuds iSCSI découverts

  7. Le menu Type d'authentification de la connexion au nœud offre les mêmes options que celles du menu Type d'authentification découverte décrites à l'étape 3. Cependant, si vous avez besoin d'informations d'authentification pour une authentification découverte, il est courant d'utiliser les mêmes informations d'authentification pour se connecter à un nœud découvert. Pour cela, utilisez l'option Utilisez les informations d'authentification de découverte supplémentaire à partir du menu. Une fois les informations d'authentification fournies, le bouton Se connecter devient disponible.
  8. Cliquez sur Se connecter pour initier une session iSCSI.
15.11.1.2.2. Périphériques FCP
Lorsque vous aurez cliqué sur le bouton Ajouter ZFCP LUN..., une boîte de dialogue s'affichera afin que vous ajoutiez un périphérique de stockage FCP (Fibre Channel Protocol).
Les périphériques FCP permettent aux systèmes IBM System z d'utiliser des périphériques SCSI au lieu, ou en plus, de périphériques DASD (Direct Access Storage Device). Les périphériques FCP fournissent une topologie de structure commutée qui permet aux systèmes System z d'utiliser les LUN SCSI comme des périphériques de disque en plus des périphériques traditionnels DASD.
Les systèmes IBM System z requièrent que tout périphérique FCP soit saisi manuellement pour que le programme d'installation puisse activer les FCP LUN. Cela peut être effectué soit de manière interactive dans Anaconda ou en les spécifiant en tant qu'entrée à paramètre unique dans le paramètre ou fichier de configuration CMS. Les valeurs saisies sont uniques à chaque site sur lequel elles sont configurées.

Remarques

  • La création interactive de périphériques FCP est uniquement possible en mode graphique. Il n'est pas possible de configurer de manière interactive un périphérique FCP dans une installation en mode texte.
  • Utilisez uniquement des lettres en minuscule de valeur hex. Si vous saisissez une valeur incorrecte et appuyez sur le bouton Démarrer la découverte, le programme d'installation affichera un avertissement et vous permettra de modifier les informations de modification et de réessayer la tentative de découverte.
  • Pour de plus amples informations sur ces valeurs, consultez la documentation du matériel fournie avec votre système et vérifiez avec l'administrateur système qui a configuré le réseau pour ce système.
Pour configurer un périphérique SCSI FCP (Fiber Channel Protocol), remplissez le numéro de périphérique 16 bit, le numéro de port WWPN (World Wide Port Number) 64 bit et l'identifiant LUN FCP 64 bit. Cliquez sur le bouton Démarrer la découverte pour vous connecter au périphérique FCP en utilisant ces informations.
Ajouter un périphérique FCP

Figure 15.35. Ajouter un périphérique FCP

Les périphériques ajoutés récemment figurent dans l'onglet Périphériques System z de l'écran Destination d'installation.

Important

Pour une installation SCSI unique, supprimez DASD= du paramètre ou fichier de configuration CMS pour indiquer qu'aucun DASD n'est présent.

15.12. Commencer l'installation

Une fois toutes les sections de l'écran Résumé de l'installation remplies, l'avertissement en bas de l'écran du menu disparaît et le bouton Démarrer l'installation devient disponible.
Prêt pour l'installation

Figure 15.36. Prêt pour l'installation

Avertissement

Jusqu'à ce point précis du processus d'installation, aucun changement n'a été effectué sur votre ordinateur. Lorsque vous cliquez sur Démarrer l'installation, le programme d'installation alloue de l'espace sur votre disque dur et commence à transférer Red Hat Enterprise Linux sur cet espace. Selon l'option de partitionnement que vous aurez choisie, ce processus peut inclure la suppression de données pré-existantes sur votre ordinateur.
Pour passer en revue les choix que vous avez fait jusqu'à présent, retournez à la section en question de l'écran Résumé de l'installation. Pour annuler complètement l'installation, cliquez sur Quitter ou éteignez votre ordinateur. Pour éteindre la plupart des ordinateurs à ce moment précis, appuyez sur le bouton d'alimentation et gardez-le enfoncé pendant quelques secondes.
Si vous avez fini de personnaliser votre installation et que vous êtes certain de vouloir continuer, cliquez sur Démarrer l'installation.
Une fois que vous aurez cliqué sur Démarrer l'installation, laissez le processus d'installation se terminer. Si celui-ci est interrompu, par exemple, en éteignant ou en redémarrant l'ordinateur, ou à cause d'une panne de courant, vous ne pourrez probablement pas utiliser votre ordinateur jusqu'à ce que vous ne recommenciez et terminiez le processus d'installation Red Hat Enterprise Linux, ou jusqu'à ce que vous n'installiez un autre système d'exploitation.

15.13. Le menu de configuration et écran de progression

Une fois que vous cliquez sur Lancer l'installation sur l'écran Sommaire de l'installation, l'écran de progression apparaîtra. Red Hat Enterprise Linux indique la progression de l'installation sur l'écran tout en écrivant les paquets sélectionnés sur votre système.
Installation de paquets

Figure 15.37. Installation de paquets

Pour information, vous trouverez une journalisation complète de votre installation dans le fichier /var/log/anaconda/anaconda.packaging.log une fois que vous aurez redémarré votre système.
Au cours de l'installation des paquets, d'autres éléments de configuration sont nécessaires. Les éléments de menu Mot de passe Root et Création d'utilisateur se situent au dessus de la barre de progression de l'installation.
L'élément de menu Mot de passe Root est utilisé pour définir le mot de passe pour le compte root. Le compte root est utilisé pour effectuer des tâches critiques administratives et de gestion de système. Le mot de passe peut être configuré pendant ou après l'installation des paquets, mais vous ne pourrez pas terminer le processus d'installation avant sa configuration.
La création d'un compte utilisateur est facultative et peut être effectuée après l'installation, mais il est recommandé de l'effectuer sur cet écran. Un compte utilisateur est utilisé pour effectuer des tâches basiques et pour accéder au système. Il est toujours conseillé d'accéder au système avec un compte utilisateur plutôt qu'un compte root.

15.13.1. Configuration du mot de passe root

La configuration d'un compte et d'un mot de passe root est une étape importante de l'installation. Le compte root (aussi appelé super-utilisateur) est utilisé pour installer des paquets, mettre à niveau des paquets RPM et pour effectuer la plupart des tâches de maintenance. Le compte root vous offre un contrôle total sur votre système. Pour ces raisons, il est recommandé d'utiliser le compte root uniquement pour effectuer des tâches administratives ou de maintenance du système. Veuillez consulter le Guide d'administrateur système Red Hat Enterprise Linux afin d'obtenir davantage d'informations sur le compte root.
Écran du mot de passe root

Figure 15.38. Écran du mot de passe root

Cliquez sur l'élément du menu Mot de passe root et saisissez votre nouveau mot de passe dans le champ Mot de passe root. Red Hat Enterprise Linux affiche les caractères sous la forme d'astérisques pour des raisons de sécurité. Veuillez saisir à nouveau le même mot de passe dans le champ Confirmer afin de vous assurer qu'il a été paramétré correctement. Après avoir défini le mot de passe root, veuillez cliquer sur Terminé pour retourner à l'écran Paramètres de l'utilisateur.
Ci-dessous figurent les conditions préalables et recommandations pour la création d'un mot de passe root robuste :
  • doit faire au moins huit caractères
  • peut contenir des chiffres, lettres (majuscules et minuscules), ainsi que des symboles
  • respecte la casse et doit contenir un mélange de majuscules et minuscules
  • doit être facile à retenir, mais difficile à deviner
  • ne doit pas être un mot, une abréviation ou un numéro pouvant être associé à votre entreprise, à vous-même, ou pouvant être trouvé dans un dictionnaire (y compris dans une langue étrangère)
  • ne doit pas être écrit. Si vous devez l'écrire quelque part, conservez-le dans un endroit sûr.

Note

Pour changer votre mot de passe root après voir terminé l'installation, utilisez l'Outil de mot de passe root.

15.13.2. Créer un compte utilisateur

Pour créer un compte utilisateur normal (non root) au cours de l'installation, cliquez sur Paramètres d'utilisateur sur l'écran de progression. L'écran Créer un utilisateur apparaît, vous permettant de configurer le compte d'utilisateur normal et ses paramètres. Bien qu'il soit recommandé de le faire au cours de l'installation, cette étape est facultative et peut être effectuée une fois l'installation terminée.
Pour quitter l'écran de création d'utilisateur après y être entré et sans créer d'utilisateur, laissez tous les champs vides et cliquez sur Terminé.
Écran de configuration du compte utilisateur

Figure 15.39. Écran de configuration du compte utilisateur

Saisissez le nom complet et le nom d'utilisateur dans leurs champs respectifs. Veuillez noter que le nom d'utilisateur du système doit contenir moins de 32 caractères et aucun espace. Il est vivement recommandé de définir un mot de passe pour le nouveau compte.
Lorsque vous définissez un mot de passe robuste, même si cela n'est pas pour un utilisateur root, veuillez suivre les directives décrites dans la Section 15.13.1, « Configuration du mot de passe root ».
Cliquez sur le bouton Avancé pour ouvrir une nouvelle boîte de dialogue avec des paramètres supplémentaires.
Configuration avancée de l'utilisateur

Figure 15.40. Configuration avancée de l'utilisateur

Par défaut, chaque utilisateur possède un répertoire d'accueil correspondant à leur nom d'utilisateur. Dans la plupart des scénarios, il n'est pas nécessaire de modifier ce paramètre.
Vous pouvez aussi manuellement définir un numéro d'identification de système pour le nouvel utilisateur et pour son groupe par défaut en sélectionnant les cases à cocher. La plage des numéros d'identification d'utilisateurs normaux commence à partir du chiffre 1000. Au bas de la boîte de dialogue, vous pouvez saisir la liste des groupes supplémentaires, séparés par des virgules, à laquelle le nouvel utilisateur appartiendra. Les nouveaux groupes seront créés dans le système. Pour personnaliser des ID de groupes, veuillez indiquer les numéros entre parenthèses.
Une fois le compte utilisateur personnalisé, veuillez cliquer sur Enregistrer les modifications pour retourner à l'écran Paramètres d'utilisateur.

15.14. Installation terminée

Félicitations ! Votre installation de Red Hat Enterprise Linux est à présent terminée !
Le programme d'installation vous demande de préparer votre système pour le redémarrage.
Le programme d'installation redémarre automatiquement sous le système installé.
Si le programme d'installation ne redémarre pas, il affichera des informations indiquant le périphérique à partir duquel effectuer le chargement du programme initial (de l'anglais, Initial Program Load ou IPL). Acceptez l'option de fermeture, puis procédez à l'IPL à partir du DASD ou du LUN SCSI où la partition /boot de Red Hat Enterprise Linux a été installée.

15.14.1. IPL sous z/VM

Pour effectuer un IPL à partir d'un DASD, par exemple en utilisant le périphérique DASD 200 sur la console 3270, saisissez la commande :
#cp i 200
Dans les environnements uniquement DASD où le partitionnement automatique est utilisé (suppression des données de toutes les partitions), le premier DASD activé est habituellement celui où se trouve la partition /boot.
À l'aide de /boot sur un LUN FCP, vous devrez fournir le WWPN et LUN du périphérique attaché FCP à partir duquel effectuer l'IPL.
Pour effectuer un IPL à partir d'un périphérique attaché FCP :
  1. Fournissez les informations de routage FCP à un périphérique attaché FCP, par exemple, où 0x50050763050B073D est le WWPN, et 0x4020400100000000 est le LUN FCP :
    #cp set loaddev portname 50050763 050B073D lun 40204001 00000000
  2. Effectuez un IPL sur l'adaptateur FCP, par exemple FC00 :
    #cp ipl FC00

Note

Pour vous déconnecter du terminal 3270 sans interrompre l'exécution de Linux dans la machine virtuelle, utilisez #cp disconnect au lieu de #cp logoff. Lorsque votre machine virtuelle est reconnectée avec la procédure de connexion habituelle, il peut être placé en mode de fonction console CP (CP READ). Si c'est bien le cas, entrez la commande BEGIN afin de reprendre l'exécution sur votre machine virtuelle.

15.14.2. Effectuez un IPL sur un LPAR

Pour les installations basées sur LPAR, la console HMC peut être utilisée pour lancer une commande de chargement au LPAR, spécifiant le DASD, ou adaptateur FCP, WWPN, et LUN FCP particulier où se trouve la partition /boot.

15.14.3. Continuez après Reboot (nouveau IPL)

Une fois le redémarrage automatique ou l'IPL manuel du système d'exploitation Red Hat Enterprise Linux effectué, vous pouvez vous connecter au système via ssh. Il est important de noter que vous ne pouvez vous connecter en tant que root qu'à partir de la console 3270 ou des périphériques répertoriés dans /etc/securetty.
Lors du premier démarrage de votre système Red Hat Enterprise Linux dans un environnement graphique, vous pourrez utiliser Initial Setup pour vous guider à travers la configuration de Red Hat Enterprise Linux. Grâce à cet outil, vous pouvez, entre autres, configurer l'heure et la date de votre système, installer des logiciels et enregistrer votre ordinateur sur le Red Hat Network. Initial Setup vous offre la possibilité de configurer votre environnement dès le début, afin que vous puissiez commencer à utiliser votre système Red Hat Enterprise Linux aussi rapidement que possible.
Pour plus d'informations sur le processus de configuration, veuillez consulter le Chapitre 26, Initial Setup et Firstboot.

Chapitre 16. Résolution de problèmes d'installation sur un système IBM System z

Ce chapitre présente quelques problèmes d'installation courants ainsi que leurs solutions.
Pour le débogage, Anaconda journalise les actions d'installation dans des fichiers dans le répertoire /tmp. Ces fichiers sont répertoriés dans le tableau suivant :

Tableau 16.1. Fichiers journaux créés durant l'installation

Fichier journal Contenu
/tmp/anaconda.log messages Anaconda généraux
/tmp/program.log tous les programmes externes exécutés durant l'installation
/tmp/storage.log informations du module de stockage extensif
/tmp/packaging.log Messages d'installation de yum et du paquet rpm
/tmp/syslog messages système liés au matériel
Si l'installation échoue, les messages de ces fichiers sont consolidés dans /tmp/anaconda-tb-identifier, où identifier est une chaîne quelconque.
Tous les fichiers répertoriés ci-dessus se situent dans le disque RAM du programme d'installation, ce qui signifie qu'ils ne sont pas enregistrés de manière permanente et seront perdus une fois le système éteint. Pour les enregistrer de manière permanente, copiez ces fichiers vers un autre système du réseau à l'aide de la commande scp sur le système exécutant l'installateur, ou copiez-les sur un périphérique de stockage monté. Voir ci-dessous pour plus de détails sur le transfert de fichiers journaux sur le réseau.

Note

La procédure suivante nécessite que le système d'installation puisse accéder au réseau et que le système cible puisse recevoir des fichiers sur le protocole ssh.

Procédure 16.1. Transférer des fichiers journaux sur le réseau

  1. Accédez à l'invite du shell sur le système d'installation. Cela est possible de plusieurs manières :
    • A partir d'une session tmux en cours d'exécution sur le système d'installation, appuyez sur les touches Ctrl+b p et Ctrl+b n pour naviguer respectivement vers le terminal précédent ou suivant, puis trouvez le terminal avec un shell root.
    • Connectez-vous au système d'installation sur ssh.
    Dans ces deux cas, vous pourrez utiliser le shell du système d'installation en tant que root.
  2. Passez au répertoire /tmp où les fichiers journaux sont situés :
    # cd /tmp
  3. Copiez les fichiers journaux sur un autre système du réseau à l'aide de la commande scp.
    # scp *log user@address:path
    Remplacez user par un nom d'utilisateur valide sur le système cible, address par l'adresse ou nom d'hôte du système cible, et path par le chemin d'accès vers le répertoire sur lequel vous souhaitez enregistrer les fichiers journaux. par exemple, si vous souhaitez vous connecter en tant que john sur un système dont l'adresse IP est 192.168.0.122 et placer les fichiers journaux sur le répertoire /home/john/logs/ sur ce système, la commande aura la forme suivante :
    # scp *log john@192.168.0.122:/home/john/logs/
    Lors de la première connexion au système cible, il est possible que vous aperceviez un message semblable au suivant :
    The authenticity of host '192.168.0.122 (192.168.0.122)' can't be established.
    ECDSA key fingerprint is a4:60:76:eb:b2:d0:aa:23:af:3d:59:5c:de:bb:c4:42.
    Are you sure you want to continue connecting (yes/no)?
    Tapez yes et appuyez sur la touche Entrée pour continuer. Saisissez ensuite un mot de passe valide à l'invite. Les fichiers commenceront leur transfert vers le répertoire indiqué sur le système cible.
Les fichiers journaux de l'installation sont désormais enregistrés de manière permanente sur le système cible et disponibles à la révision.

16.1. Problèmes durant l'installation

16.1.1. Aucun disque détecté

Au démarrage de l'installation, il se peut que vous receviez le message d'erreur suivant :
Aucun disque détecté. Veuillez éteindre votre ordinateur, connecter au moins un disque, puis redémarrer pour terminer l'installation.
Ce message indique généralement un problème avec vos périphériques DASD (Direct Access Storage Device). Si vous rencontrez cette erreur, ajoutez le paramètre DASD=<disques> à votre fichier de paramètres ou à votre fichier de configuration CMS (où disques correspond à la gamme de DASD réservée aux installations), puis redémarrez l'installation.
En outre, assurez-vous de formater les DASD à l'aide de la commande dasdfmt au sein d'un shell root Linux, au lieu de formater les DASD à l'aide de CMS. Anaconda détectera automatiquement tout périphérique DASD qui n'est pas déjà formaté et vous demandera s'il faut formater le(s) périphérique(s).
Si vous effectuez une installation sur un ou plusieurs périphériques iSCSI et que le système ne possède aucun stockage local, assurez-vous que tous les LUN (de l'anglais Logical Unit Numbers, Numéros d'unité logique) requis sont présentés au HBA (de l'anglais Host Bus Adapter, Adaptateur de bus hôte) approprié. Pour davantage d'informations concernant iSCSI, veuillez consulter l'Annexe B, Disques iSCSI.

16.1.2. Génération de rapports de messages traceback

Si le programme d'installation graphique rencontre une erreur, il vous fera apparaître une boîte de dialogue du rapport d'incidents. Vous pourrez ensuite choisir d'envoyer les informations concernant le problème à Red Hat. Pour envoyer un rapport d'incidents, il vous faudra saisir vos informations d'identification du Portail Client. Si vous ne possédez pas de compte pour le Portail Client, vous pouvez en créer un à l'adresse https://www.redhat.com/wapps/ugc/register.html. Les rapports d'incidents automatisés nécessitent également une connexion réseau qui fonctionne.
La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Figure 16.1. La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Quand la boîte de dialogue apparaît, sélectionnez Signaler le bogue pour signaler le problème, ou Quitter pour quitter l'installation.
Vous pouvez également choisir de cliquer sur Plus d'informations pour afficher un résultat détaillé qui puisse aider à déterminer la cause de cette erreur. Si le débogage vous est familier, cliquez sur Déboguer. Vous serez alors transféré vers le terminal virtuel tty1, où vous pourrez demander des informations plus précises afin de compléter votre rapport d'incident. Pour retourner sur l'interface graphique à partir de tty1, exécutez la commande continue.
La boîte de dialogue étendue du rapport d'incidents

Figure 16.2. La boîte de dialogue étendue du rapport d'incidents

Pour signaler un incident sur le portail client, veuillez suivre la procédure suivante.

Procédure 16.2. Signalement d'erreurs au service client Red Hat Customer Support

  1. Dans le menu qui apparaît, sélectionnez Signaler un incident au portail client Red Hat
  2. Pour signaler l'incident à Red Hat, il vous faudra tout d'abord fournir vos informations d'identification du portail client. Cliquez sur Configurer Red Hat Customer Support.
    Informations d'identification du portail client

    Figure 16.3. Informations d'identification du portail client

  3. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira, vous demandant de saisir votre nom d'utilisateur et mot de passe du portail client. Saisissez vos informations d'identification du portail client Red Hat.
    Configurer Red Hat Customer Support

    Figure 16.4. Configurer Red Hat Customer Support

    Si vos paramètres réseau nécessitent que vous utilisiez un proxy HTTP ou HTTPS, vous pouvez le configurer en développant le menu Avancé et en saisissant l'adresse du serveur proxy.
    Après avoir fourni toutes les informations d'identification, cliquez sur OK pour poursuivre.
  4. Une nouvelle fenêtre contenant un champ apparaît. Inscrivez-y toute information et commentaire utiles. Décrivez comment l'erreur peut être reproduite en expliquant chaque étape effectuée jusqu'à l'apparition de la boîte de dialogue du rapport d'incidents. Fournissez autant de détails précis que possible, dont les informations acquises lors du débogage. Veuillez noter que toutes les informations que vous fournirez ici pourront être visibles à tous sur le Portail Client.
    Si vous ignorez la cause de l'erreur, cochez la case J'ignore ce qui a causé ce problème en bas de la boîte de dialogue.
    Cliquez ensuite sur Suivant.
    Décrivez le problème

    Figure 16.5. Décrivez le problème

  5. Relisez ensuite les informations qui seront envoyées au Portail Client. Votre explication se trouve dans l'onglet commentaire. Les autres onglets comprennent des informations telles que le nom d'hôte de votre système et d'autres détails sur l'environnement de l'installation. Vous pouvez supprimer tous les éléments que vous ne souhaitez pas envoyer à Red Hat, veuillez noter cependant que fournir moins de détails pourrait affecter la résolution du problème.
    Appuyez sur Suivant après avoir relu les informations à envoyer.
    Relisez les informations à envoyer

    Figure 16.6. Relisez les informations à envoyer

  6. Vérifiez la liste des fichiers à envoyer et inclure dans le rapport d'incident en tant que pièce jointe individuelle. Ces fichiers fournissent les informations du système qui aideront à analyse de l'incident. Si vous ne souhaitez pas envoyer certains fichiers, décochez les cases correspondantes. Pour ajouter des fichiers qui pourraient aider à régler le problème, cliquez sur Joindre un fichier.
    Une fois que vous aurez vérifié les fichiers à envoyer, cochez la case intitulée J'ai relu les données et accepte de les envoyer (I have reviewed the data and agree with submitting it). Cliquez ensuite sur Suivant pour envoyer le rapport et les pièces jointes au Portail Client.
    Relisez les fichiers à envoyer

    Figure 16.7. Relisez les fichiers à envoyer

  7. Quand la boîte de dialogue indique que le processus est terminé, vous pouvez cliquer sur Voir journal pour voir les détails du processus de signalement ou sur Fermer pour retourner à la boîte de dialogue du rapport d'incidents. Cliquez ensuite sur Quitter pour quitter l'installation.

16.2. Problèmes après l'installation

16.2.1. Bureaux graphiques et XDMCP à distance

Si vous avez installé X Window System et que vous souhaitez vous connecter à votre système Red Hat Enterprise Linux à l'aide d'un gestionnaire de connexion graphique, activez le protocole de contrôle du gestionnaire d'affichage X (XDMCP, de l'anglais X Display Manager Control Protocol). Ce protocole permet aux utilisateurs de se connecter à distance à un environnement de bureau à partir de tout client compatible au système X (comme un poste de travail connecté sur le réseau ou un terminal X11). La procédure ci-dessous explique comment activer XDMCP.

Procédure 16.3. Activer XDMCP sur IBM System z

  1. Ouvrez le fichier de configuration /etc/gdm/custom.conf dans un éditeur de texte brut tel que vi ou nano.
  2. Dans le fichier custom.conf, repérez la section commençant par [xdmcp]. Dans cette section, ajoutez la ligne suivante :
    Enable=true
  3. Enregistrez le fichier et sortez de l'éditeur de texte.
  4. Redémarrez X Window System en redémarrant tout le système ou en relançant le Gestionnaire de connexions GNOME « GNOME Display Manager » à l'aide de la commande suivante en tant que root :
    # systemctl restart gdm.service
    Attendez de voir réapparaître l'invite de connexion et connectez-vous en utilisant vos nom d'utilisateur et mot de passe normaux.
Le serveur System z est désormais configuré pour XDMCP. Vous pouvez vous y connecter à partir d'une autre station de travail (client) en démarrant une session X distante à l'aide de la commande X sur la station de travail du client. Exemple :
$ X :1 -query address
Remplacez address par le nom d'hôte du serveur X11 distant. La commande connecte au serveur X11 distant en utilisant XDMCP et affiche l'écran de connexion graphique distant en affichage :1 du système de serveur X11 (généralement accessible en appuyant sur les touches Ctrl-Alt-F8).
Vous pouvez également accéder aux sessions de bureau à distance en utilisant un serveur X11 imbriqué qui ouvre le bureau distant comme une fenêtre dans votre session X11 courante. Xnest permet aux utilisateurs d'ouvrir une session de bureau à distance imbriquée au sein de leur session X11 locale. Par exemple, exécutez Xnest à l'aide de la commande suivante, en remplaçant address par le nom d'hôte du serveur X11 à distance :
$ Xnest :1 -query address
Pour plus d'informations sur XDMCP, voir la documentation relative à X Window System à l'adresse http://www.x.org/releases/X11R7.6/doc/libXdmcp/xdmcp.html.

16.2.2. Votre système affiche-t-il des erreurs Signal 11 ?

Une erreur Signal 11, plus communément appelée faute de segmentation, signifie qu'un programme a accédé à un emplacement de la mémoire qui ne lui était pas assigné. Une erreur signal 11 peut être due à un bogue dans l'un des programmes logiciels qui sont installés ou à du matériel défectueux.
Si vous recevez un message d'erreur fatale Signal 11 au cours de l'installation, commencez par vérifier que vous utilisez les images d'installations les plus récentes, et laissez Anaconda vérifier qu'elles ne sont pas endommagées. Les supports d'installation en mauvais état (comme un disque optique rayé ou mal gravé) sont une cause courante d'erreurs Signal 11. Il est recommandé de vérifier l'intégrité du support d'installation avant chaque installation.
Pour savoir comment obtenir le support d'installation le plus récent, veuillez consulter le Chapitre 1, Télécharger Red Hat Enterprise Linux. Pour effectuer une vérification du support avant le démarrage de l'installation, ajoutez l'option de démarrage rd.live.check au menu de démarrage. Veuillez consulter la Section 20.2.2, « Vérification du support de démarrage » pour plus de détails.
Il existe d'autres causes non mentionnées dans ce document. Pour plus d'informations, veuillez consulter la documentation fournie par le fabricant de votre matériel.

Chapitre 17. Configuration du système Linux installé sur une instance IBM System z.

Pour plus d'informations sur Linux sur System z, consultez les publications figurant dans le Chapitre 19, Références IBM System z. Certaines des tâches les plus courantes sont décrites ici.

17.1. Ajouter des DASD

L'exemple suivant illustre comment paramétrer un DASD en ligne, comment le formater, et comment rendre ces modifications persistantes :

Note

Assurez-vous que le périphérique est connecté ou lié au système Linux si vous exécutez sous z/VM.
CP ATTACH EB1C TO *
Pour lier un mini-disque auquel vous avez accès, effectuez par exemple :
CP LINK RHEL7X 4B2E 4B2E MR 
DASD 4B2E LINKED R/W
Voir « z/VM: CP Commands » et « Utilities Reference, SC24-6175 » pour plus de détails sur les commandes :

17.1.1. Paramétrer les DASD dynamiquement en ligne

Pour paramétrer un DASD en ligne, suivez ces étapes :
  1. Saisir l'utilitaire cio_ignore afin de supprimer DASD de la liste des périphériques ignorés et pour le rendre visible à Linux :
    # cio_ignore -r device_number
    Remplacez device_number par le numéro du périphérique du DASD. Par exemple :
    # cio_ignore -r 4b2e
  2. Paramétrez le périphérique en ligne. Utilisez une commande sous la forme suivante :
    # chccwdev -e device_number
    Remplacez device_number par le numéro du périphérique du DASD. Par exemple :
    # chccwdev -e 4b2e
    Alternativement, vous pouvez paramétrer le périphérique en ligne avec des attributs sysfs :
    1. Utilisez la commande cd pour vous rendre dans le répertoire /sys/ qui représente ce volume :
      # cd /sys/bus/ccw/drivers/dasd-eckd/0.0.4b2e/
      # ls -l
      total 0
      -r--r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 availability
      -rw-r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 cmb_enable
      -r--r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 cutype
      -rw-r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 detach_state
      -r--r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 devtype
      -r--r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 discipline
      -rw-r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 online
      -rw-r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 readonly
      -rw-r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 use_diag
    2. Vérifiez que le périphérique est déjà en ligne :
      # cat online
      0
    3. S'il n'est pas en ligne, exécutez la commande suivante pour qu'il le soit :
      # echo 1 > online
      # cat online
      1
  3. Vérifiez par quel nœud de périphérique bloc il est accédé :
    # ls -l
    total 0
    -r--r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 availability
    lrwxrwxrwx  1 root root    0 Aug 25 17:07 block -> ../../../../block/dasdb
    -rw-r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 cmb_enable
    -r--r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 cutype
    -rw-r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 detach_state
    -r--r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 devtype
    -r--r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 discipline
    -rw-r--r--  1 root root    0 Aug 25 17:04 online
    -rw-r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 readonly
    -rw-r--r--  1 root root 4096 Aug 25 17:04 use_diag
    Comme le montre cet exemple, le périphérique 4B2E est accédé en tant que /dev/dasdb.
Ces instructions permettent de mettre en place un DASD en ligne pour la session en cours, mais ce n'est pas persistant en cas de réinitialisation. Pour obtenir des instructions sur la façon de définir un DASD en ligne avec persistance, voir la Section 17.1.3, « Paramétrer les DASD de manière persistante en ligne ». Lorsque vous travaillez avec un DASD, utiliser les liens symboliques de périphérique persistant sous /dev/disk/by-path /.

17.1.2. Préparer un nouveau DASD avec formatage de bas niveau

Une fois le disque en ligne, revenez sur le répertoire /root et formatez le périphérique à bas niveau. Ceci n'est requis qu'une seule fois par cycle de vie entier de DASD :
# cd
# dasdfmt -b 4096 -d cdl -p /dev/disk/by-path/ccw-0.0.4b2e 
Drive Geometry: 10017 Cylinders * 15 Heads =  150255 Tracks 

I am going to format the device /dev/disk/by-path/ccw-0.0.4b2e in the following way: 
   Device number of device : 0x4b2e 
   Labelling device        : yes 
   Disk label              : VOL1 
   Disk identifier         : 0X4B2E
   Extent start (trk no)   : 0 
   Extent end (trk no)     : 150254 
   Compatible Disk Layout  : yes 
   Blocksize               : 4096 

--->> ATTENTION! <<--- 
All data of that device will be lost. 
Type "yes" to continue, no will leave the disk untouched: yes
cyl    97 of  3338 |#----------------------------------------------|   2%
Lorsque la barre de progression atteint la fin et que le formatage est terminé, dasdfmt imprimera la sortie suivante :
Rereading the partition table... 
Exiting...
Maintenant, utilisez fdasd pour partitionner le DASD. Vous pouvez créer jusqu'à trois partitions sur un DASD. Dans cet exemple, nous avons créé une partition s'étendant sur le disque entier :
# fdasd -a /dev/disk/by-path/ccw-0.0.4b2e
auto-creating one partition for the whole disk...
writing volume label...
writing VTOC...
checking !
wrote NATIVE!
rereading partition table...
Une fois qu'un DASD (formaté à bas niveau) est en ligne, il peut être utilisé comme n'importe quel autre disque sous Linux. Par exemple, vous pouvez créer des systèmes de fichiers, des volumes physiques LVM, ou de l'espace swap sur ses partitions, par exemple /dev/disk/by-path/ccw-0.0.4b2e-part1. Ne jamais utiliser le périphérique DASD complet (dev/dasdb) pour autre chose que les commandes dasdfmt et fdasd. Si vous souhaitez utiliser le DASD entier, créez une partition s'étendant sur la totalité du disque comme dans l'exemple fdasd ci-dessus.
Pour ajouter des disques supplémentaires plus tard sans casser les entrées de disque existantes dans par exemple, /etc/fstab, veuillez utiliser les liens symboliques de périphériques persistants sous /dev/disk/by-path/.

17.1.3. Paramétrer les DASD de manière persistante en ligne

Les instructions ci-dessus décrivent comment activer des DASD dynamiquement sur un système en cours d'exécution. Cependant, de tels changements ne sont pas persistants et ne survivent pas aux redémarrages. Rendre les modifications à la configuration DASD persistantes sur votre système Linux dépend de si le DASD appartient au système de fichiers racine (root). Ces DASD, requis pour le système de fichiers racine, doivent être activés au tout début du processus de démarrage par initramfs afin de pouvoir monter le système de fichiers racine.
cio_ignore est géré de manière transparente pour les configurations persistantes de périphériques et vous n'avez pas besoin de libérer de périphériques de la liste Ignorer manuellement.

17.1.3.1. DASD faisant partie du système de fichiers racine

/etc/zipl.conf est le seul fichier que vous devrez modifier afin d'ajouter des DASD faisant partie du système de fichiers racine. Exécutez ensuite l'outil de chargeur de démarrage zipl. Il n'est pas nécessaire de recréer initramfs.
Il y a une option boot pour activer les DASD au tout début du processus de démarrage : rd.dasd=. Cette option accepte une liste séparée par des virgules pour entrée. La liste contient un ID de bus de périphérique et des paramètres supplémentaires optionnels qui consistent en paires clé-valeur correspondant aux attributs sysfs de DASD.
Ci-dessous figure un exemple de zipl.conf pour un système utilisant des volumes physiques sur des partitions de deux DASD pour un groupe de volumes LVM vg_devel1 qui contient un volume logique lv_root comme système de fichiers racine.
[defaultboot]
default=linux
target=/boot/
[linux]
        image=/boot/vmlinuz-2.6.32-19.el7.s390x
        ramdisk=/boot/initramfs-2.6.32-19.el7.s390x.img
        parameters="root=/dev/mapper/vg_devel1-lv_root rd.dasd=0.0.0200,use_diag=0,readonly=0,erplog=0,failfast=0 rd.dasd=0.0.0207,use_diag=0,readonly=0,erplog=0,failfast=0  rd_LVM_LV=vg_devel1/lv_root rd_NO_LUKS rd_NO_MD rd_NO_DM LANG=en_US.UTF-8 SYSFONT=latarcyrheb-sun16 KEYTABLE=us cio_ignore=all,!condev"
Supposons que vous ne souhaitiez ajouter un autre volume physique sur une partition d'un troisième DASD avec un bus périphérique ID 0.0.202b. Pour ceci, ajoutez rd_dasd=0.0.202b à la ligne des paramètres de votre noyau de démarrage dans zipl.conf :
[defaultboot]
default=linux
target=/boot/
[linux]
        image=/boot/vmlinuz-2.6.32-19.el7.s390x
        ramdisk=/boot/initramfs-2.6.32-19.el7.s390x.img
        parameters="root=/dev/mapper/vg_devel1-lv_root rd.dasd=0.0.0200,use_diag=0,readonly=0,erplog=0,failfast=0 rd.dasd=0.0.0207,use_diag=0,readonly=0,erplog=0,failfast=0 rd.dasd=0.0.202b  rd_LVM_LV=vg_devel1/lv_root rd_NO_LUKS rd_NO_MD rd_NO_DM LANG=en_US.UTF-8 SYSFONT=latarcyrheb-sun16 KEYTABLE=us cio_ignore=all,!condev"
Exécutez zipl pour appliquer les modifications apportées à /etc/zipl.conf pour le prochain démarrage IPL :
# zipl -V
Using config file '/etc/zipl.conf'
Target device information
  Device..........................: 5e:00
  Partition.......................: 5e:01
  Device name.....................: dasda
  DASD device number..............: 0201
  Type............................: disk partition
  Disk layout.....................: ECKD/compatible disk layout
  Geometry - heads................: 15
  Geometry - sectors..............: 12
  Geometry - cylinders............: 3308
  Geometry - start................: 24
  File system block size..........: 4096
  Physical block size.............: 4096
  Device size in physical blocks..: 595416
Building bootmap in '/boot/'
Building menu 'rh-automatic-menu'
Adding #1: IPL section 'linux' (default)
  kernel image......: /boot/vmlinuz-2.6.32-19.el7.s390x
  kernel parmline...: 'root=/dev/mapper/vg_devel1-lv_root rd.dasd=0.0.0200,use_diag=0,readonly=0,erplog=0,failfast=0 rd.dasd=0.0.0207,use_diag=0,readonly=0,erplog=0,failfast=0 rd.dasd=0.0.202b rd_LVM_LV=vg_devel1/lv_root rd_NO_LUKS rd_NO_MD rd_NO_DM LANG=en_US.UTF-8 SYSFONT=latarcyrheb-sun16 KEYTABLE=us cio_ignore=all,!condev'
  initial ramdisk...: /boot/initramfs-2.6.32-19.el7.s390x.img
  component address: 
    kernel image....: 0x00010000-0x00a70fff 
    parmline........: 0x00001000-0x00001fff 
    initial ramdisk.: 0x02000000-0x022d2fff 
    internal loader.: 0x0000a000-0x0000afff 
Preparing boot device: dasda (0201).
Preparing boot menu
  Interactive prompt......: enabled 
  Menu timeout............: 15 seconds
  Default configuration...: 'linux' 
Syncing disks...
Done.

17.1.3.2. DASD ne faisant pas partie du système de fichiers racine

Les DASD ne faisant pas partie du système de fichiers root, c'est-à-dire les data disks (ou disques de données), sont configurés de manière persistante dans le fichier /etc/dasd.conf. Celui-ci contient un DASD par ligne. Chaque ligne commence par l'ID de bus périphérique d'un DASD. Optionnellement, chaque ligne peut continuer avec des options séparées par un espace ou par le caractère tab. Les options consistent en paires clé-valeur, où la clé et la valeur sont séparées par le signe égal.
La clé correspond à tout attribut sysfs valide qu'un DASD possède. La valeur sera écrite sur l'attribut sysfs de la clé. Les entrées dans /etc/dasd.conf sont activées et configurées par udev lorsqu'un DASD est ajouté au système. Lors du démarrage, tous les DASD visibles par le système sont ajoutés et déclenchent udev.
Exemple du contenu de /etc/dasd.conf :
0.0.0207
0.0.0200 use_diag=1 readonly=1
Les modifications apportées à /etc/dasd.conf ne prennent effet qu'après le redémarrage du système, ou après l'ajout dynamique d'un nouveau DASD en changeant la configuration d'E/S du système (c'est-à-dire le DASD attaché sous z/VM). Alternativement, vous pouvez déclencher l'activation de votre nouvelle entrée dans /etc/dasd.conf sur un DASD qui n'était pas actif au préalable en exécutant les commandes suivantes :
  1. Saisir l'utilitaire cio_ignore afin de supprimer DASD de la liste des périphériques ignorés et pour le rendre visible à Linux :
    # cio_ignore -r device_number
    Par exemple :
    # cio_ignore -r 021a
  2. Déclenchez l'activation en écrivant sur l'attribut uevent du périphérique :
    echo add > /sys/bus/ccw/devices/device-bus-ID/uevent
    Par exemple :
    echo add > /sys/bus/ccw/devices/0.0.021a/uevent

17.2. Ajouter des Unités Logiques (LUN) attachées FCP

L'exemple suivant illustre comment ajouter un LUN FCP.

Note

Si exécuté sous z/VM, assurez-vous que l'adaptateur FCP est bien attaché à la machine virtuelle invitée z/VM. Pour les multiples chemins d'accès en environnement de production, il devrait y avoir au moins deux périphériques FCP sur deux adaptateurs physiques différents (CHPID). Par exemple :
CP ATTACH FC00 TO * 
CP ATTACH FCD0 TO *

17.2.1. Activer dynamiquement un LUN FCP

Suivez ces étapes pour activer un LUN :
  1. Utilisez cio_ignore afin de supprimer l'adaptateur FCP de la liste des périphériques ignorés et pour le rendre visible à Linux :
    # cio_ignore -r device_number
    Remplacez device_number par le numéro de périphérique de l'adaptateur FCP. Par exemple :
  2. Pour mettre le périphérique de l'adaptateur FCP en ligne, utilisez la commande suivante :
    # chccwdev -e fc00
  3. Vérifiez que le WWPN requis a été trouvé par le scan de port automatique du pilote de périphérique zfcp :
    # ls -l /sys/bus/ccw/drivers/zfcp/0.0.fc00/
    drwxr-xr-x.  3 root root    0 Apr 28 18:19 0x500507630040710b
    drwxr-xr-x.  3 root root    0 Apr 28 18:19 0x50050763050b073d
    drwxr-xr-x.  3 root root    0 Apr 28 18:19 0x500507630e060521
    drwxr-xr-x.  3 root root    0 Apr 28 18:19 0x500507630e860521
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:17 availability
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:19 card_version
    -rw-r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:17 cmb_enable
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:17 cutype
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:17 devtype
    lrwxrwxrwx.  1 root root    0 Apr 28 18:17 driver ->  ../../../../bus/ccw/drivers/zfcp
    -rw-r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:17 failed
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:19 hardware_version
    drwxr-xr-x. 35 root root    0 Apr 28 18:17 host0
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:17 in_recovery
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:19 lic_version
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:17 modalias
    -rw-r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:17 online
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:19 peer_d_id
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:19 peer_wwnn
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:19 peer_wwpn
    --w-------.  1 root root 4096 Apr 28 18:19 port_remove
    --w-------.  1 root root 4096 Apr 28 18:19 port_rescan
    drwxr-xr-x.  2 root root    0 Apr 28 18:19 power
    -r--r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:19 status
    lrwxrwxrwx.  1 root root    0 Apr 28 18:17 subsystem ->  ../../../../bus/ccw
    -rw-r--r--.  1 root root 4096 Apr 28 18:17 uevent
  4. Activez le LUN FCP en l'ajoutant au port (WWPN) au travers duquel vous souhaiteriez accéder aux LUN :
    # echo 0x4020400100000000 > /sys/bus/ccw/drivers/zfcp/0.0.fc00/0x50050763050b073d/unit_add
  5. Trouvez le nom du périphérique SCSI assigné :
    # lszfcp -DV
    /sys/devices/css0/0.0.0015/0.0.fc00/0x50050763050b073d/0x4020400100000000
    /sys/bus/ccw/drivers/zfcp/0.0.fc00/host0/rport-0:0-21/target0:0:21/0:0:21:1089355792

17.2.2. Activer des LUN FCP de manière persistante

Les instructions ci-dessus décrivent comment activer des LUN FCP dynamiquement sur un système en cours d'exécution. Cependant, de telles modifications ne sont pas persistantes et ne survivront pas aux redémarrages. La persistance des modifications que vous apportez à la configuration FCP de votre système Linux dépend de si les LUN FCP appartiennent au système de fichiers racine. Ceux qui sont requis par le système de fichiers racine doivent être activés au tout début du processus de démarrage par initramfs