3.2. Monter un système de fichiers

Avant de monter un système de fichiers, le système de fichiers doit exister (voir Section 3.1, « Créer un système de fichier »), vous devez activer le volume dans lequel se trouve le système de fichiers, et le groupement de support et les systèmes de verrouillage doivent avoir été démarrés (voir Configurer et gérer un cluster Red Hat). Une fois que toutes ces conditions ont été remplies, vous pourrez monter votre système de fichiers GFS2 à la manière de tout autre système de fichiers.

Note

Les tentatives de montage de systèmes de fichiers GFS2 quand le Cluster Manager (cman) n'a pas été démarré produisent le message d'erreur suivant :
[root@gfs-a24c-01 ~]# mount -t gfs2 -o noatime /dev/mapper/mpathap1 /mnt
gfs_controld join connect error: Connection refused
error mounting lockproto lock_dlm
Pour manipuler les ACL de fichiers, vous devez monter le système de fichiers à l'aide de l'option de montage -o acl Si un système de fichiers est monté sans l'option de montage -o acl les utilisateurs sont autorisés à voir les ACL (avec getfacl), mais ne sont pas autorisés à les configurer (avec setfacl).

Utilisation

Monter sans manipulations ACL
mount BlockDevice MountPoint
Monter avec manipulations ACL
mount -o acl BlockDevice MountPoint
-o acl
option spécifique-GFS2 autorisant la manipulation de fichiers ACL.
BlockDevice
Précise le périphérique en mode bloc où le système de fichiers GFS2 se situe.
MountPoint
Précise le répertoire où le système de fichiers GFS2 devrait être monté.

Exemple

Dans cet exemple, le système de fichiers GFS2 de /dev/vg01/lvol0 est monté sur le répertoire /mygfs2.
mount /dev/vg01/lvol0 /mygfs2

Utilisation totale

mount BlockDevice MountPoint -o option
L'argument -o option se compose d'options propres à GFS2 (voir Tableau 3.2, « Options de montage spécifiques-GFS2 ») ou des options acceptables selon les standards d'option de Linux mount -o options, ou un mélange des deux. Les paramètres multiples d'option sont séparés par une virgule, sans espaces.

Note

La commande mount est une commande du système Linux. En plus d'utiliser les options spécifiques-GFS2 décrites dans cette section, vous pouvez utiliser d'autres options standards, mount (comme par exemple, -r). Pour davantage d'informations sur les options de commandes Linuxmount, se référer à la page man mount.
Tableau 3.2, « Options de montage spécifiques-GFS2 » décrit les valeurs disponibles de -o option spécifiques GFS2, qui sont passées à GFS2 au moment du montage.

Note

Ce tableau comprend des descriptions d'options qui sont utilisées avec les systèmes de fichiers locaux uniquement. Notez, cependant, que dans Red Hat Enterprise Linux 6, Red Hat ne supporte pas l'utilisation de GFS2 à nœudsimple. Red Hat continuera à soutenir les systèmes de fichiers GFS2 à nœud unique pour le montage des instantanés de systèmes de fichiers de cluster (par exemple, pour des fins de sauvegarde).

Tableau 3.2. Options de montage spécifiques-GFS2

Option Description
acl Permet la manipulation des ACL (Access Control List) de fichiers. Si un système de fichiers est monté sans l'option de montage acl les utilisateurs sont autorisés à voir les ACL (avec getfacl), mais ne sont pas autorisés à les modifier (avec setfacl).
data=[ordered|writeback] Lorsque data=ordered est défini, les données d'utilisateur modifiées par unetransaction sont évacuées vers le disque avant que l'opération soit validée sur ledisque. Cela devrait empêcher l'utilisateur de voir les blocs non initialisés dans unfichier après un crash. Quand le mode data=writeback est défini, les données d'utilisateur sont écrites sur le disque après que le disque ait été souillé. Cela nefournit pas la même garantie de cohérence qu'en mode ordered, mais il devrait être légèrement plus rapide pour certaines charges de travail. La valeur par défautest le mode ordered.
ignore_local_fs
Attention: cette option ne devrait pas être utilisée quand les systèmes de fichiers GFS2 sont partagés.
Oblige GFS2 à traiter le système de fichiers comme un système de fichiers multi-hôtes. Le marqueur localflocks est automatiquement activé par lock_nolock.
localflocks
Attention : cette option ne devrait pas être utilisée quand les systèmes de fichiers GFS2 sont partagés.
Indique au GFS2 de laisser la couche VFS (Virtual File Sytem) effectuer 'flock et fcntl.' Le marqueur localflocks est automatiquement activé par lock_nolock.
lockproto=LockModuleName Permet à l'utilisateur de préciser quel protocole de verrouillage utiliser dans le système de fichiers. Si LockModuleName n'est pas précisé, le nom du protocole de verrouillage est lu par le superbloc du système de fichiers.
locktable=LockTableName Permet à l'utilisateur de spécifier quelle table de verrouillage utiliser dans le système de fichiers.
quota=[off/account/on] Active/désactive les quotas pour un système de fichiers donné. Indiquer que les quotas soient dans account amène les statistiques d'utilisation par UID/GID à être correctement maintenus dans le système de fichiers, les valeurs limites ou d'avertissement sont ignorées. La valeur par défaut est off.
errors=panic|withdraw Quand errors=panic est spécifié, les erreurs de système de fichiers vont créer une panique de noyau. Le comportement par défaut, qui revient à spécifier errors=withdraw, consiste à retirer (withdraw) le système du système de fichiers et à le rendre inaccessible jusqu'au prochain démarrage; dans certains cas, le système est toujours en cours d'exécution. Pour obtenir des informations sur la fonction 'withdraw', voir Section 3.14, « La fonctionnalité GFS2 Withdraw ».
discard/nodiscard Entraîne GFS2 à générer des demandes I/O de blocs qui ont été libérées. Elles peuvent être utilisées par du matériel particulier pour les allocations dynamiques ou systèmes semblables.
barrier/nobarrier Entraîne GFS2 à émettre des barrières I/O au moment du vidage du journal. La valeur par défaut est on. Cette option est automatiquement fermée off si le périphérique sous-jacent ne supporte pas les barrières I/O. Il est hautement recommandé d'utiliser GFS2 à tout instant, à moins que le dispositif de blocs soit conçu de façon à ne pas pouvoir perdre son contenu de cache en écriture (par exemple, si en UPS ou s'il n'a pas de cache en écriture).
quota_quantum=secs Définit le nombre de secondes pour lesquels un changement dans les informations de quotas peutrester sur un nœud avant d'être écrites dans le fichier de quotas. C'est lavoie privilégiée pour définir ce paramètre. La valeur est un nombre entier desecondes supérieures à zéro. La valeur par défaut est de 60 secondes. Les valeurs moindresentraînent des mises à jour plus rapides des lazy quotas et une moindre probabilitéde dépasser son quota. Les valeurs élevées rendent les opérations impliquant des quotas, plus rapides et plus efficaces.
statfs_quantum=secs Paramétrer statfs_quantum à 0 est la meilleure façon de configurer la version lente de statfs. La valeur par défaut est de 30s, ce qui fixe la durée maximum avant que les changements de statfs soient synchronisés dans le fichier statfs du master. On peut l'ajuster pour accueillir des valeurs de statfs plus rapides et moins précises. Quand cette option est fixée à 0, statfs rapportera toujours les valeurs réelles.
statfs_percent=value Procure une limite au changement de pourcentage d'information maximum de statfs sur une base locale, avant d'être à nouveau synchronisé dans le fichier du master, même si le délai a expiré. Si le paramètre de statfs_quantum est 0, alors cette configuration sera ignorée.