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Guide d'installation

Red Hat Enterprise Linux 6

Installation de Red Hat Enterprise Linux 6 pour toutes les architectures

Édition 1.0

Red Hat Engineering Content Services

Red Hat Engineering Content Services

Rüdiger Landmann

Red Hat Engineering Content Services

Jack Reed

Red Hat Engineering Content Services

David Cantrell

Installation VNC 

Hans De Goede

iSCSI 

Jon Masters

Mises à jour de pilotes 

Publié par

Rüdiger Landmann

Publié par

Jack Reed

Résumé

Ce manuel explique comment lancer le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux 6 (anaconda) et comment installer Red Hat Enterprise Linux 6 sur les systèmes x86 32-bit et 64-bit, sur les systèmes POWER 64-bit, et sur les systèmes IBM System z. Il couvre aussi des méthodes d'installation avancées telles que les installations kickstart, PXE, et les installations au moyen de VNC. FInalement, ce manuel décrit les tâches communes post-installation et explique comment résoudre les problèmes liés à une installation.

Préface

1. Remerciements

Des portions de ce texte proviennent du Guide d'installation de Fedora, copyright © 2009 Red Hat, Inc. et autres, publié par le Fedora Project sur http://docs.fedoraproject.org/install-guide/.

Introduction

Guide d'installation Red Hat Enterprise Linux.
Les versions HTML, PDF et EPUB des guides sont disponibles en ligne à l'adresse suivante : https://access.redhat.com/knowledge/docs/Red_Hat_Enterprise_Linux/.

Note

Même si ce manuel reflète les informations les plus récentes possibles, lisez les Notes de publication Red Hat Enterprise Linux 6 afin d'obtenir des informations qui n'étaient peut-être pas disponibles avant que la documentation n'ait été finalisée. Vous pouvez trouver les Notes de publication sur le DVD Red Hat Enterprise Linux, en ligne sur https://access.redhat.com/knowledge/docs/Red_Hat_Enterprise_Linux/, ou dans le répertoire /usr/share/doc/redhat-release-notes-6variant/ après l'installation, où variant est Client, ComputeNode, Server, ou Workstation.

1. Qu'y a t-il de nouveau dans cette édition ?

Assurez-vous de voir Annexe I, Historique des révisions afin de découvrir les fonctionnalités et correctifs de bogues présents dans ce manuel.

2. Informations spécifiques aux architectures

Ce manuel est divisé en différentes sections :
Partie I, « x86, AMD64, et Intel 64 — Installation et démarrage », Partie II, « Architecture POWER IBM - Installation et démarrage », et Partie III, « Architecture IBM System z - Installation et démarrage » sont spécifiques à l'architecture et fournissent des instructions sur l'installation de Red Hat Enterprise Linux 6 avec des références spécifiques aux systèmes Intel et AMD 32 et 64 bit, aux systèmes IBM POWER et aux systèmes avec une architecture IBM System z, respectivement.
Partie IV, « options avancées d'installation » couvre des méthodes plus avancées d'installation de Red Hat Enterprise Linux, y compris : des options de démarrage, une installation sans media, une installation au travers de VNC et l'utilisation de kickstart afin d'automatiser le processus d'installation.
Partie V, « Après l'installation » est en charge d'un certain nombre de tâches communes, couvre la finalisation de l'installation, ainsi que des tâches liées à l'installation que vous pourriez utiliser dans le futur. Celles-ci incluent l'utilisation d'un disque d'installation Red Hat Enterprise Linux afin de secourir un système endommagé, la mise à niveau d'une version de Red Hat Enterprise Linux, et la suppression de Red Hat Enterprise Linux de votre ordinateur.
Partie VI, « Appendices techniques » ne contient pas de procédures, mais offre un background technique qui peut se révéler utile afin de comprendre les options offertes par Red Hat Enterprise Linux à certains moments lors du processus d'installation.

3. Installation dans des environnements virtualisés

La Virtualisation est terme informatique général signifiant l'exécution d'un logiciel, habituellement l'exécution de systèmes d'exploitation, en même temps que d'autres programmes sur un système et de manière isolée. La virtualisation utilise un hyperviseur, une couche logicielle contrôlant le matériel physique et offrant un accès au matériel sous-jacent aux systèmes d'exploitation invités. L'hyperviseur permet à de multiples systèmes d'exploitation de s'exécuter sur le même système physique en offrant du matériel virtualisé au système d'exploitation invité.
Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux 6 en tant qu'invité totalement virtualisé sur un système hôte x86 64-bit ou sur une partition logique (LPAR) sur systèmes POWER ou IBM System z.
Pour obtenir plus d'informations sur l'installation de Red Hat Enterprise Linux 6 dans un environnement virtualisé sur un système hôte x86 64-bit, reportez-vous à la "Partie II. Installation", dans le Guide de virtualisation Red Hat Enterprise Linux 6, disponible à l'adresse suivante : http://docs.redhat.com/. Pour plus d'informations sur l'installation de Red Hat Enterprise Linux 6 dans un environnement virtualisé sous PowerVM sur IBM System p, reportez-vous à PowerVM virtualisation sur IBM System p : Introduction et configuration, disponible à l'adresse suivante : http://publib-b.boulder.ibm.com/abstracts/sg247940.html. Pour des informations sur l'installation de Red Hat Enterprise Linux 6 dans un environnement virtualisé sous z/VM sur System z, reportez-vous à la Partie III, « Architecture IBM System z - Installation et démarrage » de ce guide.

4. Prochainement

Le Guide d'installation Red Hat Enterprise Linux s'inscrit dans la politique d'engagement de Red Hat de fournir aux utilisateurs de Red Hat Enterprise Linux un support technique et des information utiles et dans les plus brefs délais.

5. Où trouver des manuels supplémentaires

Les manuels de Red Hat Enterprise Linux sont disponibles en ligne sur https://access.redhat.com/knowledge/docs/Red_Hat_Enterprise_Linux/.
En plus de ce manuel, qui couvre l'installation, le Guide déploiement Red Hat Enterprise Linux contient davantage d'informations sur l'administration système et la sécurité.

Chapitre 1. Obtenir Red Hat Enterprise Linux

Si vous possédez un abonnement Red Hat, vous pouvez télécharger des fichiers image ISO du DVD d'installation de Red Hat Enterprise Linux 6 depuis le centre des logiciels et téléchargements (« Software & Download Center ») qui fait partie du portail client Red Hat. Si vous ne possédez pas d'abonnement, achetez-en un ou obtenez un abonnement gratuit d'évaluation depuis le centre « Software & Download Center » sur https://access.redhat.com/downloads.
Si vous avez un abonnement ou un abonnement d'évaluation, procédez aux étapes suivantes afin d'obtenir les fichiers images ISO de Red Hat Enterprise Linux 6 :
  1. Visitez le portail client sur https://access.redhat.com/login, puis saisissez votre identifiant et votre mot de passe.
  2. Cliquez sur Téléchargements pour visiter le centre « Software & Download Center ».
  3. Dans la zone Red Hat Enterprise Linux, cliquez sur le lien Télécharger les logiciels pour obtenir une liste des produits Red Hat Enterprise Linux actuellement pris en charge.
  4. Sélectionnez une version de Red Hat Enterprise Linux et cliquez sur le lien vers cette version. Remarquez que vous aurez uniquement besoin de sélectionner la version la plus récente du produit ; chaque version est une version complète, et totalement fonctionnelle du système d'exploitation et ne requiert pas de posséder de version plus ancienne. Assurez-vous de sélectionner la version server si vous avez prévu de déployer Red Hat Enterprise Linux pour un serveur, ou la version client pour déployer sur une machine client. Choisissez la version 32 bit ou la version 64 bit.
  5. Chaque version de Red Hat Enterprise Linux est disponible en tant que fichier image ISO pour un seul DVD, et fait entre 3 Go et 4 Go.
    Sélectionner les fichiers image ISO

    Figure 1.1. Sélectionner les fichiers image ISO

    La même page contient des liens vers les fichiers image ISO du code source de Red Hat Enterprise Linux. Vous n'avez pas besoin de télécharger le code source pour installer le système d'exploitation.
    La page contient aussi un lien vers boot.iso. Cliquez sur ce lien pour télécharger une image ISO nommée rhel-variant-version-architecture-boot.iso qui fait une taille d'environ 200 Mo. Vous pouvez utiliser ce fichier image pour produire des médias de démarrage minimaux — des CD, DVD, ou périphériques USB de démarrage avec lesquels vous pourrez démarrer un système lorsque vous planifiez de terminer l'installation depuis une source d'installation disponible sur un disque dur ou via une connexion réseau. Reportez-vous à la Section 2.2, « Créer un média minimal de démarrage » pour obtenir des informations sur comment utiliser le fichier rhel-variant-version-architecture-boot.iso.
    Remarquez que le lien vers chaque fichier image est accompagné des checksums MD5 et SHA-256. Une fois que le téléchargement est terminé, utilisez un outil checksum tel que md5sum ou sha256sum pour générer un checksum sur votre copie locale du fichier. Si la valeur que vous générez localement correspond à la valeur publiée sur le site web, vous saurez que le fichier image est authentique et qu'il n'a pas été corrompu.
Après avoir téléchargé le fichier image du DVD d'installation depuis Red Hat Network, vous pourrez :

Chapitre 2. Création d'un média

Utilisez l'une des méthodes décrites dans cette section pour créer l'un des types de média d'installation et de démarrage suivant :
  • un DVD d'installation
  • un CD ou DVD de démarrage minimal pouvant démarrer l'installateur
  • un lecteur flash USB pour démarrer l'installateur
Le tableau suivant indique les types de médias d'installation et de démarrage disponibles pour les différentes architectures et note le fichier image dont vous aurez besoin pour produire ce média.

Tableau 2.1. Média de démarrage et d'installation

Architecture DVD d'installation CD ou DVD de démarrage Lecteur flash USB de démarrage
variant représente la variante de Red Hat Enterprise Linux (par exemple, serveur ou station de travail) et où version est le numéro de la version la plus récente (par exemple, 6.3).
x86 32-bit basé BIOS fichier image ISO de DVD pour x86 rhel-variant-version-i386-boot.iso rhel-variant-version-i386-boot.iso
x86 32-bit basé UEFI Indisponible  
AMD64 et Intel 64 basés BIOS Fichier image ISO de DVD pour x86_64 (pour installer un système d'exploitation 64-bit) ou fichier image ISO de DVD pour x86 (pour installer un système d'exploitation 32-bit) rhel-variant-version-x86_64boot.iso ou rhel-variant-version-i386-boot.iso rhel-variant-version-x86_64boot.iso ou rhel-variant-version-i386-boot.iso
AMD64 et Intel 64 basés UEFI Fichier image ISO de DVD pour x86_64 rhel-variant-version-x86_64boot.iso efidisk.img (à partir du fichier image ISO DVD x86_64)
POWER (64-bit seulement) fichier image ISO de DVD pour ppc rhel-server-version-ppc64-boot.iso Indisponible
System z fichier image ISO de DVD pour s390 Indisponible Indisponible

2.1. Création d'un DVD d'installation

Vous pouvez créer un DVD d'installation à l'aide du logiciel pour graver CD et DVD de votre ordinateur.
L'exacte série des étapes à suivre pour produire un DVD à partir d'un fichier image ISO varie fortement d'un ordinateur à l'autre, en fonction du système d'exploitation et selon le logiciel pour graver les disques. Utilisez cette procédure comme guide général. Vous pourrez sans doute « oublier » quelques étapes, ou devrez peut-être les réaliser dans un ordre différent de celui décrit ici.
Assurez-vous que votre logiciel pour graver des disques peut en effet graver des disques à partir de fichiers image. La plupart des logiciels en sont capables, mais il existe quelques exceptions.
Remarquez que le graveur inclus dans Windows XP et dans Windows Vista ne peut pas graver de DVD, et que les versions antérieures des systèmes d'exploitation de Windows n'offraient pas cette fonctionnalité par défaut. Ainsi, si votre ordinateur possède un système d'exploitation antérieur à Windows 7, vous aurez besoin d'un logiciel supplémentaire pour procéder à cette tâche. Voici quelques exemples de logiciels populaires pour graver des CD sur Windows et qui figurent peut-être déjà sur votre ordinateur :Nero Burning ROM et Roxio Creator.
Les logiciels de graveur de disques les plus utilisés sous Linux, tels que Brasero et K3b, possèdent comme fonctionnalité intégrée la capacité de graver des disques à partir de fichiers image ISO.
  1. Téléchargez un fichier image ISO du DVD d'installation Red Hat Enterprise Linux 6 comme décrit dans la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux.
    Reportez-vous au Tableau 2.1, « Média de démarrage et d'installation » pour choisir un fichier image ISO correspondant à votre système. Des fichiers image ISO séparés sont disponibles pour :
    • x86 32 bit (BIOS uniquement)
    • x86 64 bit (BIOS et UEFI)
    • POWER 64 bit
    • IBM System z
  2. Insérez un DVD vierge et inscriptible dans le graveur de DVD de votre ordinateur. Sur certains ordinateurs, une fenêtre s'ouvrira et affichera différentes options lorsque vous insérez le disque. Si vous apercevez une telle fenêtre, cherchez une option pour lancer le logiciel de gravure de disque. S'il n'y a pas de telle option, fermez la fenêtre et lancez le programme manuellement.
  3. Lancez le graveur de disque. Sur certains ordinateurs, vous pouvez effectuer ceci en faisant un clic-droit (ou control-clic sur Apple) sur le fichier image et en sélectionnant une option du menu avec une étiquette ressemblant à Copier l'image sur le DVD, ou Copier l'image CD ou DVD. D'autres ordinateurs peuvent vous offrir une option de menu pour lancer le graveur de disque, soit directement, soit avec une option telle que Ouvrir avec. Si aucune de ces options ne se présente à vous, lancez le programme à partir de l'icône sur le bureau, ou à partir d'un menu d'applications comme le menu Démarrer dans les systèmes d'exploitation Windows.
  4. Avec votre graveur de disques, sélectionnez l'option pour graver un disque à partir d'un fichier image. Par exemple, dans Brasero, cette option est appelée Graver image.
    Remarquez que vous pouvez ignorer cette étape lors de l'utilisation de certains logiciels de gravure de disques.
  5. Naviguez sur le fichier image ISO que vous avez téléchargé au préalable et sélectionnez-le pour le graver.
  6. Cliquez sur le bouton qui lance le processus de gravure.
Sur certains ordinateurs, l'option pour graver un disque depuis un fichier image ISO est intégrée dans un menu de contexte dans le navigateur de fichiers. Par exemple, lorsque vous faites un clic-droit sur un fichier ISO sur un ordinateur avec un système d'exploitation Linux ou UNIX qui exécute le bureau GNOME, le navigateur de fichiers Nautilus vous présente l'option Écrire sur le disque.

2.2. Créer un média minimal de démarrage

Un média minimal de démarrage, qui est un CD, DVD, ou un lecteur flash USB qui contient le logiciel de démarrage du système et qui lance le programme d'installation, mais pas le logiciel qui sera transféré sur le système pour créer une installation Red Hat Enterprise Linux.
Utilisation d'un média minimal de démarrage :
  • pour démarrer le système de manière à ce qu'il installe Red Hat Enterprise Linux au travers d'un réseau
  • pour démarrer le système de manière à ce qu'il installe Red Hat Enterprise Linux depuis un disque dur
  • pour utiliser un fichier kickstart pendant une installation (reportez-vous à la Section 32.8.1, « Création d'un support de démarrage Kickstart »)
  • pour commencer une installation par réseau ou disque dur, ou pour utiliser une mise à jour d'anaconda ou un fichier kickstart avec une installation DVD.
Vous pouvez utiliser un média minimal de démarrage pour lancer le processus d'installation sur les systèmes x86 32-bit, sur les systèmes AMD64 ou Intel 64, et sur les systèmes POWER. Le processus par lequel vous pouvez créer un média minimal de démarrage pour ces différents systèmes est identique à l'exception des systèmes AMD64 et Intel 64 avec interfaces de microprogramme UEFI — reportez-vous à la Section 2.2.2, « Support de démarrage USB minimal pour systèmes basés sur UEFI ».
Pour créer un média minimal de démarrage pour les systèmes x86 32-bit, pour les systèmes AMD64 ou Intel 64 basés sur BIOS, et pour les systèmes POWER :
  1. Téléchargez le fichier image ISO nommé rhel-variant-version-architecture-boot.iso qui est disponible au même emplacement que les images du DVD d'installation Red Hat Enterprise Linux 6 — reportez-vous au Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux.
  2. Gravez le fichier .iso sur un CD ou DVD vierge en utilisant la même procédure que celle détaillée dans la Section 2.1, « Création d'un DVD d'installation » pour le disque d'installation.
Alternativement, transférez le fichier .iso sur un périphérique USB avec la commande dd. Comme la taille du fichier .iso ne fait qu'environ 200 Mo, vous ne devriez pas nécessiter de lecteur flash USB particulièrement grand.

2.2.1. Support de démarrage USB minimal pour systèmes basés sur BIOS

Important

Dans certains cas rares avec des médias USB partitionnés ou formattés de manière exotique, l'écriture d'image peut échouer.

Avertissement

Si vous réalisez cette procédure, toutes les données présentes sur le lecteur flash USB seront supprimées sans avertissement. Assurez-vous de spécifier le lecteur flash USB correct, puis vérifiez que celui-ci ne contient pas de données que souhaiteriez conserver.
  1. Insérez votre lecteur flash USB.
  2. Devenir root :
    su -
  3. Votre lecteur flash doit posséder une partition unique avec un système de fichiers vfat. Pour déterminer comment il est formatté, trouvez le nom de cette partition et du périphérique-même en exécutant dmesg après avoir connecté le disque. Le nom du périphérique (similaire à /dev/sdc) et le nom de la partition (similaire à /dev/sdc1) apparaîtront tous deux sur plusieurs lignes vers la fin de la sortie.
  4. Utilisez le nom de la partition afin de vous assurer que le type de système de fichiers du lecteur flash USB est bien vfat.
    # blkid partition
    Vous devriez maintenant voir un message similaire à :
    LABEL="LIVE" UUID="6676-27D3" TYPE="vfat"
    Si le TYPE est autre que vfat (par exemple, TYPE="iso9660"), supprimez les premiers blocs du lecteur flash USB :
    # dd if=/dev/zero of=partition bs=1M count=100
  5. Utilisez la commande dd pour transférer l'image ISO de démarrage sur le périphérique USB :
    # dd if=path/image_name.iso of=device
    path/image_name.iso est le fichier image ISO de démarrage que vous avez téléchargé du Portail Client Red Hat et où device est le nom de périphérique du lecteur flash USB. Assurez-vous de bien spécifier le nom du périphérique et pas celui de la partition. Par exemple :
    # dd if=/home/user/Downloads/RHEL6-Server-i386-boot.iso of=/dev/sdc

2.2.2. Support de démarrage USB minimal pour systèmes basés sur UEFI

Red Hat ne fournit pas d'image pour produire un CD ou DVD minimal de démarrage pour les systèmes basés sur UEFI. Veuillez utiliser un lecteur flash USB (comme décrit dans cette section) afin de démarrer l'installateur Red Hat Enterprise Linux 6, ou utilisez le DVD d'installation avec l'option linux askmethod pour démarrer l'installateur depuis un DVD et continuez l'installation à partir d'une autre source d'installation — reportez-vous à la Section 3.5, « Choix d'une méthode d'installation ».
Utilisez le fichier efidisk.img dans le répertoire images/ sur le DVD d'installation Red Hat Enterprise Linux 6 pour produire un lecteur flash USB démarrable pour systèmes basés sur UEFI.
  1. Téléchargez un fichier image ISO du DVD d'installation Red Hat Enterprise Linux 6 comme décrit dans la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux.
  2. Devenir root :
    su -
  3. Créez un point de montage pour le fichier image ISO :
    # mkdir /mnt/dvdiso
  4. Montez le fichier image :
    # mount DVD.iso /mnt/dvdiso -o loop
    DVD.iso serait le nom du fichier image ISO, par exemple RHEL6-Server-x86_64-DVD.iso.
  5. Transférez efidisk.img depuis le fichier image ISO vers votre lecteur flash USB :
    # dd if=/mnt/dvdiso/images/efidisk.img of=/dev/device_name
    Par exemple:
    # dd if=/mnt/dvdiso/images/efidisk.img of=/dev/sdc
  6. Démontez le fichier image ISO :
    # umount /mnt/dvdiso

Partie I. x86, AMD64, et Intel 64 — Installation et démarrage

Le Guide d'installation Red Hat Enterprise Linux pour systèmes Intel et AMD 32-bit et 64-bit traite de l'installation de Red Hat Enterprise Linux ainsi que de quelques résolutions de problèmes post-installation. Pour en savoir plus sur les options avancées d'installation, reportez-vous à la Partie IV, « options avancées d'installation ».

Chapitre 3. Planifier une installation sur l'architecture x86

3.1. Mettre à niveau ou installer ?

Pour davantage d'informations vous permettant de choisir entre une mise à niveau et une installation, reportez-vous au Chapitre 37, Mise à niveau du système actuel.

3.2. Votre matériel est-il compatible ?

La compatibilité matérielle est particulièrement importante si vous possédez un système plus ancien ou élaboré par vos soins. Red Hat Enterprise Linux 6 est théoriquement compatible avec la plupart des configurations matérielles des systèmes assemblés en usine au cours des deux dernières années.
Cependant, les spécifications matérielles évoluant quotidiennement, il est difficile de garantir que votre matériel soit 100% compatible.
Votre processeur est un prérequis consistant. Red Hat Enterprise Linux 6 prend en charge, au minimum, toutes les implémentations 32 et 64 bits des micro-architectures Intel depuis P6 et toutes les micro-architectures AMD depuis Athlon.
La liste la plus récente de compatibilité du matériel est fournie à l'adresse :
http://hardware.redhat.com/hcl/

3.3. RAID et autres périphériques de disque

Important

Red Hat Enterprise Linux 6 utilise mdraid au lieu de dmraid pour les installation sur des ensembles RAID BIOS. Ces ensembles sont automatiquement détectés, et les périphériques avec métadonnées Intel ISW sont reconnus comme mdraid au lieu de dmraid. Remarquez que les noms de noeuds de périphérique de ce type de périphérique sous mdraid sont différents des noms de noeuds de périphérique sous dmraid. Ainsi, des précautions particulières doivent être prises lors des migrations de systèmes avec des ensembles RAID BIOS.
Les modifications locales de /etc/fstab, /etc/crypttab, ou d'autres fichiers de configuration se référant à des périphériques par leurs noms de noeuds de périphérique ne fonctionneront pas sous Red Hat Enterprise Linux 6. Vous devrez donc modifier ces fichiers pour remplacer les chemins d'accès des noeuds de périphérique par les UUID de périphérique avant de les migrer. Vous pourrez trouver les UUID des périphériques avec la commande blkid.

3.3.1. Matériel RAID

Un RAID, ou réseau redondant de disques indépendants, permet à un groupe, ou réseau, de disques d'agir en tant que périphérique unique. Configurez toute fonction RAID fournie par la carte mère de votre ordinateur, ou carte contrôleur attachée, avant de commencer le processus d'installation. Chaque réseau RAID apparaît comme un seul disque dans Red Hat Enterprise Linux.
Sur les systèmes possédant plus d'un disque dur, vous pouvez configurer Red Hat Enterprise Linux de manière à ce qu'il opère plusieurs des disques en tant que réseau RAID sans nécessiter de matériel supplémentaire.

3.3.2. RAID logiciel

Vous pouvez utiliser le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux pour créer des contrôleurs RAID logiciels, où les fonctions RAID sont contrôlées par le système d'exploitation, plutôt que par le matériel qui y est normalement consacré. Ces fonctions sont expliquées en détail dans la Section 9.15, « Créer une structure personnalisée ou modifier la structure par défaut ».

3.3.3. Disques USB et FireWire

Certains disques durs USB et FireWire peuvent ne pas être reconnus par le système d'installation Red Hat Enterprise Linux. Si la configuration de ces disques au moment de l'installation n'est pas vital, déconnectez-les afin d'éviter toute confusion.

Note

Vous pouvez connecter et configurer des disques durs USB et FireWire après l'installation. La plupart de ce type de périphériques sont reconnus par le noyau et prêts à être utilisés à ce moment.

3.4. Avez-vous suffisamment d'espace disque ?

Quasiment tous les systèmes d'exploitation (OS) récents utilisent des partitions de disque, Red Hat Enterprise Linux y compris. Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux, vous pourriez être amené à travailler avec des partitions de disque. Si vous n'avez jamais travaillé avec des partitions de disque (ou si vous voulez revoir les concepts de base), reportez-vous à la Annexe A, Introduction aux partitions de disque avant d'aller plus loin.
L'espace disque utilisé par Red Hat Enterprise Linux doit être distinct de celui utilisé par d'autres systèmes d'exploitation éventuellement installés sur votre ordinateur, tels que Windows, OS/2 ou même une autre version de Linux. Pour les systèmes basés sur x86, AMD64 et Intel 64, au moins deux partitions (/ et swap) doivent être consacrées à Red Hat Enterprise Linux.
Avant de commencer le processus d'installation, vous devez :
  • avoir assez d'espace disque non partitionné[1] pour l'installation de Red Hat Enterprise Linux, ou
  • avoir une ou plusieurs partitions qui peuvent être supprimées, libérant ainsi suffisamment d'espace disque pour installer Red Hat Enterprise Linux.
Pour mieux vous rendre compte de l'espace requis, reportez-vous à la taille recommandée de partitions présentée dans la Section 9.15.5, « Schéma de partitionnement recommandé ».
Si vous n'êtes pas certain de pouvoir remplir ces conditions ou si vous souhaitez savoir comment libérer de l'espace disque pour installer Red Hat Enterprise Linux, reportez-vous à la Annexe A, Introduction aux partitions de disque.

3.5. Choix d'une méthode d'installation

Quel type d'installation souhaitez-vous utiliser ? Les méthodes disponibles sont les suivantes :
DVD
Si vous disposez d'un lecteur de DVD et du DVD de Red Hat Enterprise Linux, vous pouvez utiliser cette méthode. Reportez-vous à la Section 8.3.1, « Installation à partir du DVD » pour obtenir des informations sur l'installation à partir du DVD.
Si vous avez lancé l'installation à partir d'un média autre que le DVD d'installation, vous pouvez spécifier le DVD en tant que source d'installation avec l'option de démarrage linux askmethod ou linux repo=cdrom:device:/device, ou en sélectionnant CD/DVD local sur le menu Méthode d'installation (reportez-vous à la Section 8.3, « Méthode d'installation »).
Disque dur
Vous pouvez utiliser cette méthode si vous avez copié les images ISO de Red Hat Enterprise Linux sur un disque dur local. Vous devez disposer d'un CD-ROM de démarrage (utilisez l'option de démarrage linux askmethod or linux repo=hd:device:/path), ou en sélectionnant Disque dur sur le menu Méthode d'installation (reportez-vous à la Section 8.3, « Méthode d'installation »). Reportez-vous à la Section 8.3.2, « Installation à partir d'un disque dur » pour obtenir des instructions sur l'installation à partir du disque dur.
NFS
Vous pouvez utiliser cette méthode si vous procédez à une installation à partir d'un serveur NFS utilisant les images ISO ou une image miroir de Red Hat Enterprise Linux. Vous devez disposer d'un CD-ROM de démarrage (utilisez l'option de démarrage linux askmethod ou linux repo=nfs:server :options:/path, ou l'option répertoire NFS du menu Méthode d'installation comme décrit dans la Section 8.3, « Méthode d'installation »). Reportez-vous à la Section 8.3.4, « Installation via NFS » pour obtenir des instructions sur l'installation réseau. Veuillez noter que les installations NFS peuvent également être effectuées en mode graphique.
URL
Utilisez cette méthode si vous procédez à une installation directement à partir d'un serveur FTP ou à partir d'un serveur HTTP ou HTTPS (Web). Vous devez disposer d'un CD-ROM de démarrage (utilisez l'option de démarrage linux askmethod, linux repo=ftp://user:password@host/path, l'option de démarrage linux repo=http://host/path, l'option de démarrage linux repo=https://host/path, ou l'option URL du menu Méthode d'installation décrit dans la Section 8.3, « Méthode d'installation »). Pour obtenir des instuctions d'installation FTP, HTTP et HTTPS, reportez-vous à la Section 8.3.5, « Installation via FTP, HTTP ou HTTPS ».
Si vous avez démarré le DVD de distribution et n'avez pas utilisé l'option de source d'installation alternative askmethod, l'étape suivante sera automatiquement chargée depuis le DVD. Procédez à la Section 8.2, « Sélection de la langue ».

Note

Si vous démarrez à partir d'un DVD d'installation de Red Hat Enterprise Linux, le programme d'installation chargera l'étape suivante à partir de ce disque. Ceci se produit quelle que soit la méthode d'installation que vous choisissez, à moins que vous n'ayez éjecté le disque avant de continuer. Le programme d'installation continuera de télécharger les données de(s) paquetage(s) à partir de la source choisie.

3.6. Choisissez une méthode de démarrage

Vous pouvez utiliser plusieurs méthodes pour démarrer Red Hat Enterprise Linux.
Effectuer une installation à partir d'un DVD requiert que vous ayez acheté un produit Red Hat Enterprise Linux, et que vous possédiez le DVD Red Hat Enterprise Linux 6 ainsi qu'un lecteur DVD sur un système qui prend en charge le démarrage à partir de celui-ci. Reportez-vous à la Chapitre 2, Création d'un média pour obtenir des instructions sur la création d'un DVD d'installation.
Il se peut que votre BIOS doive être modifié afin de permettre le démarrage à partir de votre lecteur de DVD/CD-ROM. Pour obtenir plus d'informations concernant la modification de votre BIOS, reportez-vous à la Section 7.1.1, « Démarrage du programme d'installation sur des systèmes x86, AMD64, et Intel 64 ».
Hormis le démarrage depuis un DVD d'installation, vous pouvez aussi démarrer le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux à partir d'un média de démarrage minimal, sous la forme d'un CD démarrable ou d'un lecteur flash USB. Après avoir lancé le système avec le média de démarrage minimal, terminez l'installation à partir d'une autre source d'installation, comme le disque dur local ou un emplacement sur le réseau. Reportez-vous à la Section 2.2, « Créer un média minimal de démarrage » pour obtenir des instructions sur la création de CD ou de lecteurs flash USB.
Finalement, vous pouvez démarrer l'installateur sur le réseau à partir d'un serveur PXE (de l'anglais, « preboot execution environment »). Reportez-vous au Chapitre 30, Préparer un serveur d'installation. Après avoir lancé le système, terminez l'installation à partir d'une autre source d'installation, comme le disque dur local ou un emplacement sur un réseau.


[1] Espace disque non partitionné signifie que l'espace disque disponible sur le(s) disque(s) dur où vous effectuez l'installation n'a pas été divisé en sections de données. Lorsque vous partitionnez un disque, chaque partition fonctionne comme un disque différent.

Chapitre 4. Préparation pour une installation

4.1. Préparation à une installation réseau

Note

Assurez-vous qu'aucun DVD d'installation (ou tout autre type de CD ou DVD) ne se trouve dans le lecteur CD ou DVD si vous effectuez une installation à partir d'un réseau. Posséder un CD ou un DVD dans le lecteur pourrait provoquer des erreurs inattendues.
Assurez-vous d'avoir le média de démarrage disponible sur CD, DVD ou sur un périphérique de stockage USB tel qu'un lecteur flash USB.
Le média d'installation de Red Hat Enterprise Linux doit être disponible, que ce soit pour une installation de type réseau (via NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS) ou pour une installation via un stockage local. Utilisez les étapes décrites ci-dessous si vous effectuez une installation via NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS.
Il est nécessaire que le serveur NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS utilisé pour l'installation sur le réseau soit un serveur séparé et accessible depuis un réseau. Il doit pouvoir fournir le contenu complet du DVD-ROM d'installation.

Note

Le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les médias d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation (de nombreux bogues rapportés étaient en réalité dûs à des DVD mal gravés). Pour utiliser ce test, saisissez la commande suivante à l'invite boot: :
linux mediacheck

Note

Le répertoire publique utilisé pour accéder aux fichiers d'installation via FTP, NFS, HTTP, ou HTTPS est mappé au stockage local sur le serveur réseau. Par exemple, le répertoire local /var/www/inst/rhel6 sur le serveur réseau peut être accédé en tant que http://network.server.com/inst/rhel6.
Dans les exemples suivants, le répertoire du serveur intermédiaire d'installation qui contiendra les fichiers d'installation sera spécifié comme /location/of/disk/space. Le répertoire qui sera rendu disponible publiquement via FTP, NFS, HTTP, ou HTTPS sera spécifié comme /publicly_available_directory. Par exemple, /location/of/disk/space peut être un répertoire que vous créez appelé /var/isos. /publicly_available_directory peut être /var/www/html/rhel6 pour une installation HTTP.
Dans ce qui suit, vous devrez posséder une image ISO. Une image ISO est un fichier contenant une copie exacte du contenu d'un DVD. Pour créer une image ISO à partir d'un DVD, veuillez utiliser la commande suivante :
dd if=/dev/dvd of=/path_to_image/name_of_image.iso
dvd est votre lecteur de DVD, name_of_image est le nom que vous donnez au fichier image ISO résultant et path_to_image est le chemin de l'emplacement sur votre système où sera stockée l'image ISO en résultant.
Pour copier les fichiers depuis le DVD d'installation vers une instance de Linux qui agirait comme le serveur orchestrant l'installation, continuez avec Section 4.1.1, « Préparation aux installations FTP, HTTP et HTTPS » ou Section 4.1.2, « Préparation à une installation NFS ».

4.1.1. Préparation aux installations FTP, HTTP et HTTPS

Extrayez les fichiers de l'image ISO du DVD d'installation puis placez-les dans un répertoire partagé via FTP, HTTP, ou HTTPS.
Ensuite, assurez-vous que le répertoire est partagé via FTP, HTTP, ou HTTPS et vérifiez l'accès client. Vous pouvez vérifier si le répertoire est accessible depuis le serveur lui-même, puis à partir d'une autre machine sur le même sous-réseau que celui sur lequel vous comptez effectuer l'installation.

4.1.2. Préparation à une installation NFS

Pour les installations NFS, il n'est pas nécessaire d'extraire tous les fichiers des images ISO. Il est suffisant de rendre l'image ISO elle-même, le fichier install.img, et optionnellement le fichier product.img disponibles sur le serveur réseau via NFS.
  1. Transférez l'image ISO sur le répertoire exporté NFS. Sur un système Linux, exécutez :
    mv /path_to_image/name_of_image.iso /publicly_available_directory/
    path_to_image est le chemin vers le fichier image ISO, name_of_image est le nom du fichier image ISO et publicly_available_directory est un répertoire qui est disponible sur NFS ou que vous souhaiteriez rendre disponible sur NFS.
  2. Utilisez un programme checksum SHA256 pour vérifier que l'image ISO que vous avez copié est intacte. De nombreux programmes checksum SHA256 sont diponibles pour différents systèmes d'exploitation. Sur un système Linux, exécutez :
    $ sha256sum name_of_image.iso
    name_of_image est le nom du fichier image ISO. Le programme checksum SHA256 afficher une chaîne de 64 caractères nommée chaîne de hachage. Comparez cette chaîne de hachage à celle affichée pour la même image sur la page Télécharger le logiciel disponible sur le Red Hat Network (reportez-vous à la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux). Les deux chaînes de hachage devraient être identiques.
  3. Copiez le répertoire images/ depuis l'image ISO sur le répertoire dans lequel vous avez stocké le fichier image ISO. Saisissez les commandes suivantes :
    mount -t iso9660 /path_to_image/name_of_image.iso /mount_point -o loop,ro
    cp -pr /mount_point/images /publicly_available_directory/
    umount /mount_point
    path_to_image est le chemin vers le fichier image ISO, name_of_image est le nom du fichier image ISO et mount_point est le point de montage sur lequel monter l'image lorsque vous copiez les fichiers depuis l'image. Par exemple :
    mount -t iso9660 /var/isos/RHEL6.iso /mnt/tmp -o loop,ro
    cp -pr /mnt/tmp/images /var/isos/
    umount /mnt/tmp
    Le fichier image ISO ainsi qu'un répertoire images/ sont maintenant présents, côte à côte, dans le même répertoire.
  4. Vérifiez que le répertoire images/ contient bien le fichier install.img au minimum, sans quoi l'installation ne pourra pas continuer. Optionnellement, le répertoire images/ devrait contenir le fichier product.img, sans lequel seuls les paquetages pour une installation Minimale seront disponibles pendant l'étape de sélection des groupes de paquetages (reportez-vous à la Section 9.18, « Sélection des groupes de paquetages »).

    Important

    install.img et product.img doivent être les seuls fichiers dans le répertoire images/.
  5. Assurez-vous qu'une entrée pour le répertoire publiquement disponible existe déjà dans le fichier /etc/exports sur le serveur réseau, ainsi le répertoire sera disponible via NFS.
    Pour exporter un répertoire en lecture-seule vers un système spécifique, utilisez :
    /publicly_available_directory client.ip.address (ro)
    Pour exporter un répertoire en lecture-seule sur tous les systèmes, utilisez :
    /publicly_available_directory * (ro)
  6. Sur le serveur réseau, démarrez le démon NFS (sur un système Red Hat Enterprise Linux, utilisez /sbin/service nfs start). Si NFS est déjà en cours d'exécution, rechargez le fichier de configuration (sur un système Red Hat Enterprise Linux, utilisez /sbin/service nfs reload).
  7. Assurez-vous de bien tester le partage NFS en suivant les instructions fournies dans le Guide de déploiement de Red Hat Enterprise Linux. Reportez-vous à la documentation NFS pour des détails sur le démarrage et l'arrêt du serveur NFS.

Note

Le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les médias d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation (de nombreux bogues rapportés étaient en réalité dûs à des DVD mal gravés). Pour utiliser ce test, saisissez la commande suivante à l'invite boot: :
linux mediacheck

4.2. Préparation à une installation depuis le disque dur

Note

Les installations depuis le disque dur fonctionnent uniquement à partir des systèmes de fichiers ext2, ext3, ext4, ou FAT. Vous ne pourrez pas utiliser de disque dur formaté pour tout autre type de système de fichiers comme source d'installation pour Red Hat Enterprise Linux.
Pour vérifier le système de fichiers d'une partition de disque dur sur un système d'exploitation Windows, utilisez l'outil de Gestion de disque. Pour vérifier le système de fichiers d'une partition de disque dur sur un système d'exploitation Linux, utilisez l'outil fdisk.

Important

Vous ne pouvez pas utiliser de fichiers ISO sur des partitions contrôlées par LVM (de l'anglais, Logical Volume Management).
utilisez cette option pour installer Red Hat Enterprise Linux sur des systèmes sans lecteur DVD ou sans connexion réseau.
Les installations de disque dur utilisent les fichiers suivants :
  • Image ISO du DVD d'installation. Une image ISO est un fichier contenant la copie exacte du contenu d'un DVD.
  • Fichier install.img extrait de l'image ISO.
  • optionnellement, un fichier product.img est extrait de l'image ISO.
Avec ces fichiers sur un disque dur, vous pouvez choisir Disque dur comme source d'installation lorsque vous lancez le programme d'installation (reportez-vous à la Section 8.3, « Méthode d'installation »).
Assurez-vous d'avoir le média de démarrage disponible sur CD, DVD ou sur un périphérique de stockage USB tel qu'un lecteur flash USB.
Suivez ces étapes afin de préparer un disque dur pour être une source d'installation :
  1. Obtenez une image ISO du DVD d'installation de Red Hat Enterprise Linux (reportez-vous à la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux). Alternativement, si vous possédez le DVD sur un média physique, vous pouvez créer une image de celui-ci sur un système Linux à l'aide de la commande suivante :
    dd if=/dev/dvd of=/path_to_image/name_of_image.iso
    dvd est votre lecteur de DVD, name_of_image est le nom que vous donnez au fichier image ISO résultant et path_to_image est le chemin de l'emplacement sur votre système où sera stockée l'image ISO en résultant.
  2. Transférez l'image ISO sur le disque dur.
    L'image ISO doit se trouver sur un disque dur qui est soit interne à l'ordinateur sur lequel vous allez installer Red Hat Enterprise Linux, soit sur un disque dur qui est connecté à cet ordinateur via USB.
  3. Utilisez un programme checksum SHA256 pour vérifier que l'image ISO que vous avez copié est intacte. De nombreux programmes checksum SHA256 sont diponibles pour différents systèmes d'exploitation. Sur un système Linux, exécutez :
    $ sha256sum name_of_image.iso
    name_of_image est le nom du fichier image ISO. Le programme checksum SHA256 afficher une chaîne de 64 caractères nommée chaîne de hachage. Comparez cette chaîne de hachage à celle affichée pour la même image sur la page Télécharger le logiciel disponible sur le Red Hat Network (reportez-vous à la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux). Les deux chaînes de hachage devraient être identiques.
  4. Copiez le répertoire images/ depuis l'image ISO sur le répertoire dans lequel vous avez stocké le fichier image ISO. Saisissez les commandes suivantes :
    mount -t iso9660 /path_to_image/name_of_image.iso /mount_point -o loop,ro
    cp -pr /mount_point/images /publicly_available_directory/
    umount /mount_point
    path_to_image est le chemin vers le fichier image ISO, name_of_image est le nom du fichier image ISO et mount_point est le point de montage sur lequel monter l'image lorsque vous copiez les fichiers depuis l'image. Par exemple :
    mount -t iso9660 /var/isos/RHEL6.iso /mnt/tmp -o loop,ro
    cp -pr /mnt/tmp/images /var/isos/
    umount /mnt/tmp
    Le fichier image ISO ainsi qu'un répertoire images/ sont maintenant présents, côte à côte, dans le même répertoire.
  5. Vérifiez que le répertoire images/ contient bien le fichier install.img au minimum, sans quoi l'installation ne pourra pas continuer. Optionnellement, le répertoire images/ devrait contenir le fichier product.img, sans lequel seuls les paquetages pour une installation Minimale seront disponibles pendant l'étape de sélection des groupes de paquetages (reportez-vous à la Section 9.18, « Sélection des groupes de paquetages »).

    Important

    install.img et product.img doivent être les seuls fichiers dans le répertoire images/.

Note

Le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les médias d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation (de nombreux bogues rapportés étaient en réalité dûs à des DVD mal gravés). Pour utiliser ce test, saisissez la commande suivante à l'invite boot: :
linux mediacheck

Chapitre 5. Liste des spécifications système

La liste la plus récente du matériel pris en charge est disponible à l'adresse suivante : http://hardware.redhat.com/hcl/.
Le programme d'installation détecte et installe automatiquement le matériel de votre ordinateur. Même si vous devriez vous assurer que votre matériel corresponde aux critères minimum pour installer Red Hat Enterprise Linux (reportez-vous à la Section 3.2, « Votre matériel est-il compatible ? »), vous ne devriez habituellement pas avoir à fournir de détails spécifiques sur votre système au programme d'installation.
Cependant, lorsque certains types d'installation sont en cours d'exécution, il peut s'avérer utile, voire essentiel, de fournir des détails spécifiques.
  • Si vous planifiez d'utiliser une structure de partition personnalisée, enregistrez :
    • Les numéros, tailles, types et interfaces des modèles des disques durs attachés au système. Par exemple, Seagate ST3320613AS 320 Go sur SATA0, Western Digital WD7500AAKS 750 Go sur SATA1. Ceci vous permettra d'identifier des disques durs spécifiques lors du processus de partitionnement.
  • Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en tant que système d'exploitation supplémentaire sur un système existant, enregistrez :
    • Les points de montage sur les partitions existantes sur le système. Par exemple, /boot sur sda1, / sur sda2, et /home sur sdb1. Ceci vous permettra d'identifier des partitions spécifiques lors du processus de partitionnement.
  • Si vous planifiez d'installaer une image sur un disque dur local :
    • Le disque dur et répertoire contenant l'image.
  • Si vous planifiez d'installer depuis un emplacement réseau, ou d'installer sur une cible iSCSI :
    • Les numéros de modèle et de fabrication des adaptateurs réseaux sur votre système. Par exemple, Netgear GA311. Ceci vous permettra d'identifier les adaptateurs lorsque vous configurez le réseau manuellement.
    • adresses IP, DHCP et BOOTP
    • Masque réseau
    • Adresse IP de la passerelle
    • Une adresse IP de nom de serveur (DNS) ou plus
    En cas d'incertitude quant à tout prérequis de mise en réseau ou tout terme, contactez votre administrateur réseau pour obtenir de l'assistance.
  • Si vous planifiez une installation à partir d'un emplacement réseau ;
  • Si vous planifiez une installation sur une cible iSCSI :
  • Si votre ordinateur fait partie d'un domaine :
    • Vous devriez vérifier que le nom du domaine est bien fourni par le serveur DHCP. Si ce n'est pas le cas, vous devrez saisir le nom de domaine manuellement pendant l'installation.

Chapitre 6. Mettre à jour des pilotes pendant une installation sur des systèmes Intel et AMD

Dans la plupart des cas, Red Hat Enterprise Linux utilise déjà des pilotes pour les périphériques qui composent votre système. Toutefois, si le matériel de votre système est très récent, les pilotes pour ce matériel peuvent ne pas être inclus. Une mise à jour de pilote offrant la prise en charge pour des périphériques récents peut parfois être disponible chez Red Hat ou chez votre fournisseur de matériel sur un disque de pilote contenant des paquetages rpm. Habituellement, ce disque de pilote est téléchargeable en tant que fichier image ISO.
Vous n'aurez pas souvent besoin du nouveau matériel pendant le processus d'installation. Par exemple, si vous utilisez un DVD pour installer sur un disque local, l'installation sera fructueuse même si les pilotes de votre carte réseau ne sont pas disponibles. Dans de telles situations, terminez l'installation et ajoutez la prise en charge du matériel ensuite — reportez-vous à la Section 35.1.1, « Paquetages rpm de mise à jour de pilote(s) » pour obtenir plus de détails sur l'ajout de cette prise en charge.
Dans d'autres situations, vous devriez sans doute ajouter des pilotes pour un périphérique lors du processus d'installation pour prendre en charge une configuration particulière. Par exemple, vous devriez installer des pilotes pour un périphérique réseau ou pour un adaptateur de stockage afin de d'offrir à l'installateur accès aux périphériques de stockage utilisés par votre système. Vous pouvez utiliser un disque de pilote pour ajouter cette prise en charge pendant l'installation de trois différentes manières :
  1. placez le fichier image ISO du disque de pilote dans un emplacement accessible à l'installateur :
    1. sur un disque dur local
    2. un lecteur flash USB
  2. créez un disque de pilote en décompressant le fichier image sur :
    1. un CD
    2. un DVD
    Reportez-vous aux instructions pour la création de disques d'installation se trouvant dans la Section 2.1, « Création d'un DVD d'installation » pour obtenir davantage d'informations sur la gravure de fichiers images ISO sur CD ou DVD.
  3. créez une mise à jour de disque virtuel initial à partir du fichier image et stockez-le sur un serveur PXE. Ceci est une procédure avancée que vous ne devriez considérer que si aucune autre méthode ne vous permet d'effectuer une mise à jour du pilote.
Si Red Hat, votre fournisseur de matériel, ou une autre tierce partie de confiance vous informe que vous avez besoin d'une mise à jour du pilote lors du processus d'installation, choisissez une méthode pour fournir la mise à jour parmi les méthodes décrites dans ce chapitre et testez-la avant de commencer l'installation. N'effectuez pas de mise à jour du pilote pendant l'installation à moins d'être certain que votre système n'en a besoin. Même si l'installation d'une mise à jour de pilote ne devrait pas causer de problèmes, la présence d'un pilote sur un système pour lequel il n'est pas fait peut compliquer le support technique.

6.1. Limitations de mises à jour de pilotes pendant l'installation

Malheureusement, certaines situations dans lesquelles vous ne pouvez pas utiliser une mise à jour du pilote pour fournir des pilotes persistent lors de l'installation :
Périphériques déjà en cours d'utilisation
Vous ne pouvez pas utiliser une mise à jour de pilote pour remplacer les pilotes que le programme d'installation a déjà chargé. Vous devrez au contraire terminer l'installation avec les pilotes que le programme d'installation a chargé et les mettre à niveau avec les nouveaux pilotes après l'installation, sinon, si vous avez besoin des nouveaux pilotes pour le processus d'installation, prenez en considération la possibilité de procéder à une mise à jour du pilote de disque RAM initial — reportez-vous à la Section 6.2.3, « Préparation d'une mise à jour de disque RAM initial ».
Périphériques avec périphérique équivalent disponible
Comme tous les périphériques du même type sont initialisés ensemble, vous ne pouvez pas mettre à jour des pilotes pour un périphérique si le programme d'installation a chargé des pilotes pour un périphérique similaire. Par exemple, avec un système possédant deux adaptateurs réseau différents, dont l'un a une mise à jour disponible. Le programme d'installation initialisera les deux adaptateurs au même moment, ainsi vous ne serez pas en mesure d'utiliser la mise à jour de ce pilote. Une fois de plus, terminez l'installation avec les pilotes chargés par le programme d'installation et mettez à jour les nouveaux pilotes après l'installation, ou utilisez une mise à jour de pilote de disque RAM initial.

6.2. Se préparer à une mise à jour du pilote pendant une installation

Si une mise à jour de pilote est nécessaire et disponible pour votre matériel, Red Hat, ou une tierce partie de confiance, comme le fournisseur de matériel, la fournira sous la forme d'un fichier image en format ISO. Certaines méthodes pour réaliser une mise à jour du pilote nécessitent que vous mettiez le fichier image à disponibilité pour le programme d'installation, d'autres vous demanderont d'utiliser le fichier image pour créer un disque de mise à jour du pilote, et une autre méthode nécessite la préparation d'une mise à jour du disque RAM initial :
Méthodes utilisant le fichier image
  • disque dur local
  • Lecteur flash USB
Méthodes utilisant un disque de mise à jour du pilote produit à partir d'un fichier image
  • CD
  • DVD
Méthodes utilisant une mise à jour du disque virtuel initial
  • PXE
Choisissez une méthode pour fournir la mise à jour du pilote, puis reportez-vous à Section 6.2.1, « Préparation pour utiliser un fichier image de mise à jour du pilote », Section 6.2.2, « Préparer un disque de pilote » ou à Section 6.2.3, « Préparation d'une mise à jour de disque RAM initial ». Remarquez que vous pouvez utiliser un périphérique de stockage USB pour fournir un fichier image, ou en tant que disque de mise à jour du pilote.

6.2.1. Préparation pour utiliser un fichier image de mise à jour du pilote

6.2.1.1. Préparation pour utiliser un fichier image sur un stockage local

Pour rendre le fichier image ISO disponible sur le stockage local, comme un lecteur flash USB ou un disque dur, copiez simplement le fichier sur le périphérique de stockage. Vous pouvez renommer le fichier si vous trouver cela utile, mais ne changez surtout pas l'extension du nom du fichier, celle-ci doit rester .iso.Dans l'exemple suivant, le fichier est nommé dd.iso :
Contenu d'un lecteur flash USB possédant un fichier image de mise à jour du pilote

Figure 6.1. Contenu d'un lecteur flash USB possédant un fichier image de mise à jour du pilote

Remarquez que si vous utilisez cette méthode, le périphérique de stockage ne contiendra qu'un fichier unique. Ceci diffère des disques de pilote sur formats de type CD et DVD, qui contiennent de nombreux fichiers. Le fichier image ISO contient tous les fichiers qui devraient normalement se trouver sur un disque de pilote.
Si vous changez le nom du système de fichiers du périphérique en OEMDRV, le programme d'installation l'examinera automatiquement en cherchant des mises à jour du pilote et chargera toute mise à jour détectée. Ce comportement est contrôlé par l'option de démarrage dlabel=on, qui est activée par défaut. Reportez-vous à la Section 6.3.1, « Laisser l'installateur trouver un disque de mise à jour du pilote automatiquement ».

6.2.2. Préparer un disque de pilote

Vous pouvez créer un disque de mise à jour de pilote sur CD ou sur DVD.

6.2.2.1. Création d'un disque de mise à jour de pilote sur CD ou sur DVD

Important

CD/DVD Creator fait partie du bureau GNOME. Si vous utilisez un autre type de bureau Linux, ou si vous utilisez un autre système d'exploitation, vous aurez besoin d'utiliser un autre logiciel afin de créer le CD ou DVD. Les étapes seront similaires.
Assurez-vous que le logiciel sélectionné peut créer des CD ou DVD à partir de fichiers images. Ceci est vrai pour la plupart des logiciels de gravure de CD et DVD, mais il existe des exceptions. Cherchez un bouton ou une entrée de menu étiquetté(e) graver à partir de l'image ou similaire. Si cette fonctionnalité n'est pas présente dans votre logiciel, ou si vous ne sélectionnez pas cette option, le disque résultant ne contiendra que le fichier image lui-même, au lieu d'y inclure le contenu du fichier image.
  1. Utilisez le gestionnaire de fichiers du bureau pour localiser le fichier image ISO du disque du pilote qui vous est fourni par Red Hat ou par votre fournisseur de matériel.
    Un fichier .iso typique est affiché dans une fenêtre du gestionnaire de fichier

    Figure 6.2. Un fichier .iso typique est affiché dans une fenêtre du gestionnaire de fichier

  2. Faites un clic-droit sur ce fichier puis choisissez Écrire sur le disque. Vous pourrez observer une fenêtre similaire à celle qui suit :
    Boîte de dialogue de CD/DVD Creator Écrire sur le disque

    Figure 6.3. Boîte de dialogue de CD/DVD Creator Écrire sur le disque

  3. Cliquez sur le bouton Écrire. Si un disque vierge n'est pas déjà dans le lecteur de disque, CD/DVD Creator vous demandera d'en insérer un.
Après avoir gravé un disque CD ou DVD de mise à jour du pilote, vérifiez que le disque a été correctement créé en l'insérant dans votre système et en naviguant dessus à l'aide du gestionnaire de fichiers. Vous devriez y voir un fichier unique nommé rhdd3 ainsi qu'un répertoire nommé rpms :
Contenu d'un disque de mise à jour du pilote typique sur CD ou sur DVD

Figure 6.4. Contenu d'un disque de mise à jour du pilote typique sur CD ou sur DVD

Si vous ne voyez qu'un fichier unique se terminant par .iso, alors vous n'avez pas créé le disque correctement et vous devriez essayer à nouveau. Assurez-vous de choisir une option similaire à graver à partir d'une image (en anglais, Burn from image) si vous utilisez un bureau Linux autre que GNOME ou si vous utilisez un autre système d'exploitation.

6.2.3. Préparation d'une mise à jour de disque RAM initial

Important

Ceci est une prcédure avancée et vous ne devriez la considérer que si vous ne pouvez pas procéder à une mise à jour du pilote avec d'autres méthodes.
Le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux peut charger des mises à jour pour lui-même au début du processus d'installation depuis un disque RAM — une zone de la mémoire de votre ordinateur qui se comporte temporairement comme un disque. Vous pouvez utiliser ces mêmes capacités pour charger des mises à jour de pilote. Pour effectuer une mise à jour de pilote pendant une installation, votre ordinateur doit pouvoir démarrer depuis un serveur PXE (de l'anglais, preboot execution environment), et vous devez avoir un serveur PXE disponible sur votre réseau. Reportez-vous à la Chapitre 30, Préparer un serveur d'installation afin d'obtenir des instructions sur l'utilisation de PXE lors d'une installation.
Pour rendre le mise à jour du pilote disponible sur votre serveur PXE :
  1. Placez le fichier image de mise à jour du pilote sur votre serveur PXE. Normalement, vous pourriez faire cela en le téléchargeant sur le serveur PXE depuis un emplacement sur l'Internet spécifié par Red Hat ou par votre fournisseur de matériel. Les noms des fichiers images de mise à jour de pilote se terminent par .iso.
  2. Copiez le fichier image de mise à jour du pilote dans le répertoire /tmp/initrd_update.
  3. Renommez le fichier image de mise à jour du pilote ainsi : dd.img.
  4. Sur la ligne de commande, allez sur le répertoire /tmp/initrd_update, puis entrez la commande suivante, et appuyez sur Entrée :
    find . | cpio --quiet -o -H newc | gzip -9 >/tmp/initrd_update.img
    
  5. Copiez le fichier /tmp/initrd_update.img dans le répertoire contenant la cible que vous souhaitez utiliser pour l'installation. Ce répertoire est placé sous le répertoire /tftpboot/pxelinux/. Par exemple, /tftpboot/pxelinux/r6c/ pourrait contenir la cible PXE pour client Red Hat Enterprise Linux 6.
  6. Modifiez le fichier /tftpboot/pxelinux/pxelinux.cfg/default afin d'inclure une entrée contenant la mise à jour du disque virtuel initial que vous venez de créer sous la forme suivante :
    label target-dd
    kernel target/vmlinuz
    append initrd=target/initrd.img,target/dd.img
    
    target correspond à la cible que vous souhaitez utiliser pour l'installation.
Reportez-vous à la Section 6.3.4, « Sélectionner une cible PXE qui inclut une mise à jour du pilote » pour apprendre comment utiliser une mise à jour du disque virtuel initial pendant l'installation.

Exemple 6.1. Préparer une mise à jour du disque virtuel initial à partir d'un fichier image de mise à jour du pilote

Dans cet exemple, driver_update.iso est un fichier image de mise à jour du pilote que vous avez téléchargé depuis l'Internet sur un répertoire de votre serveur PXE. Vous devriez procéder au démarrage PXE depuis la cible qui est située dans /tftpboot/pxelinux/r6c/
Sur la ligne de commande, allez sur le répertoire qui contient le fichier, puis entrez les commandes suivantes :
$ cp driver_update.iso /tmp/initrd_update/dd.img
$ cd /tmp/initrd_update
$ find . | cpio --quiet -c -o -H newc | gzip -9 >/tmp/initrd_update.img
$ cp /tmp/initrd_update.img /tftpboot/pxelinux/r6c/dd.img
Modifiez le fichier /tftpboot/pxelinux/pxelinux.cfg/default et incluez l'entrée suivante :
label r6c-dd
kernel r6c/vmlinuz
append initrd=r6c/initrd.img,r6c/dd.img

6.3. Mettre un pilote à jour pendant l'installation

Vous pouvez réaliser une mise à jour du pilote pendant l'installation des manières suivantes :
  • en laissant l'installateur trouver un disque de mise à jour du pilote automatiquement.
  • en laissant l'installateur vous demander une mise à jour du pilote
  • en utilisant une option de démarrage pour spécifier un disque de mise à jour du pilote.
  • en sélectionnant une cible PXE qui inclut une mise à jour du pilote.

6.3.1. Laisser l'installateur trouver un disque de mise à jour du pilote automatiquement

Attachez un périphérique bloc avec l'étiquette du système de fichier OEMDRV avant de commencer le processus d'installation. L'installateur examinera automatiquement le périphérique et chargera toute mise à jour de pilote détectée sans vous demander quoi que ce soit lors de ce processus. Reportez-vous à la Section 6.2.1.1, « Préparation pour utiliser un fichier image sur un stockage local » afin de préparer un périphérique de stockage que l'installateur doit trouver.

6.3.2. Laisser l'installateur vous demander une mise à jour du pilote

  1. Commencez l'installation normalement avec la méthode que vous avez choisie. Si l'installateur ne peut pas charger les pilotes pour un matériel essentiel au processus d'installation (par exemple, s'il ne peut pas détecter de réseau ou de contrôleurs de stockage), il vous demandera d'insérer un disque de mise à jour du pilote :
    La boîte de dialogue Aucun pilote n'été trouvé

    Figure 6.5. La boîte de dialogue Aucun pilote n'été trouvé

6.3.3. Utiliser une option de démarrage pour spécifier un disque de mise à jour du pilote

Important

Cette méthode ne fonctionne que pour installer de nouveaux pilotes, et non pas pour mettre des pilotes existants à jour.
  1. Saisissez linux dd à l'invite du démarrage au début du processus d'installation, puis appuyez sur Entrée. L'installateur vous demandera de confirmer que vous avez un disque de pilote :
    L'invite du disque du pilote

    Figure 6.6. L'invite du disque du pilote

  2. Insérez le disque de mise à jour du pilote que vous avez créé sur CD, DVD, ou sur lecteur flash USB, puis sélectionnez Oui. L'installateur examine alors les périphériques de stockage qu'il détecte. S'il n'existe qu'un seul emplacement pouvant contenir un disque de pilote (par exemple, l'installateur détecte la présence d'un lecteur DVD, mais pas celle d'un autre périphérique de stockage), alors il chargera automatiquement toute mise à jour de pilote trouvée à cet emplacement.
    Si l'installateur trouve plus d'un emplacement qui pourrait contenir une mise à jour du pilote, il vous demandera de spécifier la location de cette mise à jour. Reportez-vous à la Section 6.4, « Spécifier l'emplacement d'un fichier image de mise à jour du pilote ou d'un disque de mise à jour du pilote. » .

6.3.4. Sélectionner une cible PXE qui inclut une mise à jour du pilote

  1. Sélectionnez network boot dans le BIOS ou dans le menu de démarrage de votre ordinateur. La procédure à suivre pour spécifier cette option varie grandement selon les ordinateurs. Veuillez consulter la documentation de votre matériel ou de votre fournisseur de matériel pour obtenir les spécificités de votre ordinateur.
  2. Dans l'environnement d'exécution du pré-démarrage (PXE), choisissez la cible de démarrage que vous avez préparé sur votre serveur PXE. Par exemple, si vous avez nommé cet environnement r6c-dd dans le fichier /tftpboot/pxelinux/pxelinux.cfg/default sur votre serveur PXE, entrez r6c-dd lors de l'invite, puis pressez sur Entrée.
Reportez-vous à la Section 6.2.3, « Préparation d'une mise à jour de disque RAM initial » et à la Chapitre 30, Préparer un serveur d'installation pour obtenir des instructions sur l'utilisation de PXE pour procéder à une mise à jour pendant l'installation. Remarquez qu'il s'agit d'une procédure avancée — il est recommandé de ne pas l'utiliser à moins que toutes les autres méthodes de mise à jour du pilote aient échouées.

6.4. Spécifier l'emplacement d'un fichier image de mise à jour du pilote ou d'un disque de mise à jour du pilote.

Si l'installateur détecte plus d'un périphérique pouvant contenir une mise à jour de pilote, il vous demandera alors de sélectionner le périphérique correct. Si vous n'êtes pas certain de quelle option représente le périphérique sur lequel la mise à jour du pilote est stockée, essayez les différentes options dans l'ordre jusqu'à ce que vous trouviez la bonne.
Sélectionnez une source de disque du pilote

Figure 6.7. Sélectionnez une source de disque du pilote

Si le périphérique que vous avez choisi ne contient pas de média de mise à jour correct, l'installateur vous demandera de faire un autre choix.
Si vous avez créé un disque de mise à jour du pilote sur un CD, un DVD ou sur un lecteur flash USB, l'installateur va maintenant charger la mise à jour du pilote. Cependant, si le périphérique que vous avez sélectionné est un type de périphérique qui pourrait contenir plus d'une partition (que le périphérique possède actuellement plus d'une partition ou pas), l'installateur vous demandera de sélectionner la partition contenant la mise à jour du pilote.
Sélectionner une partition de disque du pilote

Figure 6.8. Sélectionner une partition de disque du pilote

L'installateur vous demande de spécifier quel fichier contient la mise à jour du pilote :
Sélectionner une image ISO

Figure 6.9. Sélectionner une image ISO

Attendez-vous à voir ces écrans si vous avez stocké la mise à jour du pilote sur un disque dur interne ou sur un périphérique de stockage USB. Vous ne devriez pas les voir si la mise à jour du pilote se trouve sur un CD ou sur un DVD.
Que vous fournissiez une mise à jour du pilote sous la forme d'un fichier image ou avec un disque de mise à jour, l'installateur copiera maintenant les fichiers de mise à jour appropriés sur une zone de stockage temporaire (se trouvant dans la RAM du système, et non sur un disque). L'installateur vous demandera probablement si vous voulez utiliser des mises à jour de pilote supplémentaires. Si vous avez sélectionné Oui, vous pourrez charger des mises à jour supplémentaires. Lorsque vous n'aurez plus de mises à jour de pilotes supplémentaires à charger, sélectionnez Non. Si vous avez stocké la mise à jour du pilote sur un média amovible, vous pouvez maintenant éjecter ou déconnecter ce disque ou périphérique en toute sécurité. L'installateur ne requiert plus la mise à jour, et vous pourrez à nouveau utiliser le média pour d'autres raisons.

Chapitre 7. Démarrage de l'installateur

Important

Red Hat Enterprise Linux 6 ne prend pas en charge UEFI pour les systèmes x86 32-bit.

Important

Remarquez que les configurations de démarrage de UEFI et BIOS sont significativement différente. Ainsi, le système installé doit démarrer en utilisant le même microprogramme que celui qui avait été utilisé lors de l'installation. Vous ne pouvez pas installer le système d'exploitation sur un système qui utilise BIOS puis démarrer cette installation sur un système qui utilise UEFI.
Red Hat Enterprise Linux 6 prend en charge la version 2.2 de la spécification UEFI. Le matériel qui prend en charge la version 2.3 de la spécification UEFI et les version plus récentes devrait démarrer et exécuter Red Hat Enterprise Linux 6, mais les fonctionnalités supplémentaires définies par ces spécifications ne seront pas disponibles. Les spécifications UEFI sont disponibles sur http://www.uefi.org/specs/agreement/.
Pour démarrer le programme d'installation depuis un média de démarrage minimal ou un DVD Red Hat Enterprise Linux, suivez la procédure suivante :
  1. Déconnectez tous les disques FireWire ou USB dont vous n'avez pas besoin pour l'installation. Référez-vous à Section 3.3.3, « Disques USB et FireWire » pour obtenir de plus amples informations.
  2. Allumez votre ordinateur.
  3. Insérez le média dans votre ordinateur.
  4. Éteignez votre ordinateur en laissant le média de démarrage à l'intérieur.
  5. Allumez votre ordinateur.
Vous devrez sans doute presser une touche spécifique, ou une combinaison de touches pour démarrer à partir du média. Sur la plupart des ordinateurs, un message apparaît brièvement à l'écran juste après avoir allumé l'ordinateur. Typiquement, celui-ci dit quelquechose comme Pressez sur F10 pour sélectionner le périphérique de démarrage (en anglais, « Press F10 to select boot device »), même si la tournure et la touche à appuyer peuvent être différentes selon l'ordinateur utilisé. Consultez la documentation de votre ordinateur ou de votre carte-mère ; ou cherchez à obtenir de l'aide de la part du constructeur ou fournisseur de matériel.
Si votre ordinateur ne vous permet pas de sélectionner un périphérique d'amorçage lors de son démarrage, vous devrez sans doute configurer le BIOS (ou Basic Input/Output System) afin de pouvoir démarrer à partir du média.
Pour modifier les paramètres du BIOS sur un système x86, AMD64 ou Intel 64, examinez les instructions apparaissant à l'écran lors du premier démarrage de votre ordinateur. Une ligne de texte apparaît vous indiquant sur quelle touche appuyer afin d'accéder aux paramètres du BIOS.
Une fois que le programme de configuration du BIOS est lancé, recherchez la partie permettant de modifier la séquence de démarrage. La séquence par défaut est généralement C, A ou A, C (démarrage du système à partir du disque dur [C] ou d'un lecteur de disquette [A]). Modifiez la séquence de sorte que le lecteur DVD figure en première position dans la séquence de démarrage et les lecteurs C et A en deuxième position (quelle que soit la séquence par défaut). Avec cette configuration, l'ordinateur recherchera d'abord un média amorçable au niveau du lecteur DVD ; si cette recherche est infructueuse, il passera au disque dur ou au lecteur de disquette.
Enregistrez vos modifications avant de quitter le BIOS. Pour plus d'informations, consultez la documentation fournie avec le système.

Note

Pour abandonner l'installation, pressez Ctrl +Alt+Del, ou éteignez votre ordinateur avec le bouton d'alimentation. Vous pouvez interrompre le processus d'installation sans conséquences en sélectionnant Écrire les changements sur le disque sur l'écran Écrire le partitionnement sur le disque. Red Hat Enterprise Linux ne procède à aucun changement permanent sur votre ordinateur jusqu'à ce moment. Veuillez noter qu'une interruption de l'installation après le début du partitionnement peut rendre votre ordinateur inutilisable.

7.1. Démarrage du programme d'installation

Important

Red Hat Enterprise Linux 6 ne prend pas en charge UEFI pour les systèmes x86 32-bit.

Important

Remarquez que les configurations de démarrage de UEFI et BIOS sont significativement différente. Ainsi, le système installé doit démarrer en utilisant le même microprogramme que celui qui avait été utilisé lors de l'installation. Vous ne pouvez pas installer le système d'exploitation sur un système qui utilise BIOS puis démarrer cette installation sur un système qui utilise UEFI.
Red Hat Enterprise Linux 6 prend en charge la version 2.2 de la spécification UEFI. Le matériel qui prend en charge la version 2.3 de la spécification UEFI et les version plus récentes devrait démarrer et exécuter Red Hat Enterprise Linux 6, mais les fonctionnalités supplémentaires définies par ces spécifications ne seront pas disponibles. Les spécifications UEFI sont disponibles sur http://www.uefi.org/specs/agreement/.
Pour commencer, vous devez vous assurer de disposer de toutes les ressources nécessaires à l'installation. Si vous avez déjà lu et suivi les instructions de la Chapitre 3, Planifier une installation sur l'architecture x86, vous devriez être prêt à commencer le processus d'installation. Lorsque vous êtes prêt à commencer, lancez le programme d'installation à l'aide du DVD de Red Hat Enterprise Linux ou de tout média de démarrage que vous avez créé.

Note

Occasionnellement, certains composants matériels requièrent une mise à jour du pilote lors de l'installation. Une mise à jour du pilote ajoute une capacité de prise en charge pour le matériel qui ne serait sans cela pas pris en charge par le programme d'installation. Reportez-vous à la Chapitre 6, Mettre à jour des pilotes pendant une installation sur des systèmes Intel et AMD pour de plus amples d'informations.

7.1.1. Démarrage du programme d'installation sur des systèmes x86, AMD64, et Intel 64

Vous pouvez démarrer le programme d'installation à l'aide de tout support appartenant à la liste suivante (en fonction de celui que votre système prend en charge bien sûr):
  • DVD de Red Hat Enterprise Linux — Votre ordinateur prend en charge un lecteur de DVD amorçable et vous disposez du DVD de Red Hat Enterprise Linux.
  • CD-ROM d'amorçage — Votre ordinateur prend en charge un lecteur de CD-ROM amorçables et vous souhaitez effectuer une installation à partir d'un réseau ou d'un disque dur.
  • lecteur flash USB — Votre ordinateur prend en charge le démarrage à partir d'un périphérique USB.
  • Démarrage PXE via le réseau — Votre machine prend en charge le démarrage depuis le réseau. Ceci est un chemin d'installation avancé. Reportez-vous à la Chapitre 30, Préparer un serveur d'installation pour davantage d'informations sur cette méthode.
Pour créer un CD-ROM amorçable ou pour préparer votre clé USB au démarrage ou à l'installation, reportez-vous à la Section 2.2, « Créer un média minimal de démarrage ».
Insérez le média de démarrage puis redémarrez le système.
Vous devrez sans doute presser une touche spécifique, ou une combinaison de touches pour démarrer à partir du média. Sur la plupart des ordinateurs, un message apparaît brièvement à l'écran juste après avoir allumé l'ordinateur. Typiquement, celui-ci dit quelquechose comme Pressez sur F10 pour sélectionner le périphérique de démarrage (en anglais, « Press F10 to select boot device »), même si la tournure et la touche à appuyer peuvent être différentes selon l'ordinateur utilisé. Consultez la documentation de votre ordinateur ou de votre carte-mère ; ou cherchez à obtenir de l'aide de la part du constructeur ou fournisseur de matériel.
Si votre ordinateur ne vous permet pas de sélectionner un périphérique d'amorçage lors de son démarrage, vous devrez sans doute configurer le BIOS (ou Basic Input/Output System) afin de pouvoir démarrer à partir du média.
Pour modifier les paramètres du BIOS sur un système x86, AMD64 ou Intel 64, examinez les instructions apparaissant à l'écran lors du premier démarrage de votre ordinateur. Une ligne de texte apparaît vous indiquant sur quelle touche appuyer afin d'accéder aux paramètres du BIOS.
Une fois que le programme de configuration du BIOS est lancé, recherchez la partie permettant de modifier la séquence de démarrage. La séquence par défaut est généralement C, A ou A, C (démarrage du système à partir du disque dur [C] ou d'un lecteur de disquette [A]). Modifiez la séquence de sorte que le lecteur DVD figure en première position dans la séquence de démarrage et les lecteurs C et A en deuxième position (quelle que soit la séquence par défaut). Avec cette configuration, l'ordinateur recherchera d'abord un média amorçable au niveau du lecteur DVD ; si cette recherche est infructueuse, il passera au disque dur ou au lecteur de disquette.
Enregistrez vos modifications avant de quitter le BIOS. Pour plus d'informations, consultez la documentation fournie avec le système.
Après un court délai, l'écran de démarrage graphique apparaît, contenant des informations sur une variété d'options de démarrage. Le programme d'installation se lancera automatiquement si vous n'effectuez aucune action pendant la première minute. Pour une description des options disponibles sur cet écran, veuillez vous reporter à la Section 7.1.2, « Le menu de démarrage ».
Alternativement, appuyez sur la touche Esc pour accéder à l'invite boot:, dans laquelle vous pourrez saisir des options de démarrage supplémentaires, comme décrit dans la Section 7.1.3, « Options de démarrage supplémentaires ».

7.1.2. Le menu de démarrage

Le média de démarrage affiche un menu de démarrage graphique avec différentes options. Si aucune touche n'est pressée dans les 60 premières secondes, l'option de démarrage par défaut est lancée. Pour choisir l'option par défaut, attendez 60 secondes ou appuyez sur la touche Entrée sur le clavier. Pour choisir une autre option que celle par défaut, utilisez les touches de flèches de votre clavier, et appuyez sur Entrée quand l'option correcte est en surbrillance. Si vous voulez personnaliser les options de démarrage avec une option particulière, appuyez sur la touche Tabulation. Pour accéder à l'invite boot:, à partir de laquelle vous pourrez spécifier des options de démarrage personnalisées, appuyez sur la touche Esc et reportez-vous à la Section 7.1.3, « Options de démarrage supplémentaires ».
L'écran de démarrage

Figure 7.1. L'écran de démarrage

Pour une liste et des explications sur les commandes de démarrage habituelles, référez-vous à Chapitre 28, Options de démarrage.
Les options du menu de démarrage sont :
Installer ou mettre à niveau un système existant
Cette option est par défaut. Choisissez cette option pour installer Red Hat Enterprise Linux sur votre ordinateur à l'aide du programme d'installation graphique.
Installer le système avec un pilote vidéo de base
Cette option vous permet d'installer Red Hat Enterprise Linux en mode graphique même si le programme d'installation est incapable de charger le pilote correct pour votre carte vidéo. Si votre écran apparaît altéré ou devient blanc lors de l'utilisation de l'option Installation ou mise à niveau d'un système existant, redémarrez votre ordinateur et essayez cette option.
Secourir le système installé
Choisissez cette option pour réparer un problème qui vous empêcherait de démarrer votre système Red Hat Enterprise Linux normalement. Même si Red Hat Enterprise Linux est une plate-forme exceptionnellement stable, des problèmes empêchant le démarrage peuvent arriver occasionnellement. L'environnement de secours contient des programmes d'utilitaires qui vous permettent de remédier à une grande variété de ces problèmes.
Démarrage à partir du disque local
Cette option démarre le système à partir du premier disque installé. Si vous avez démarré ce disque accidentellement, utilisez cette option pour démarrer immédiatement à partir du disque dur sans lancer l'installateur.

7.1.3. Options de démarrage supplémentaires

Bien qu'il soit plus facile de démarrer à l'aide d'un DVD et d'effectuer une installation graphique, certains scénarios d'installation nécessitent parfois l'emploi d'une technique différente pour démarrer. Cette section décrit les options de démarrage supplémentaires pour Red Hat Enterprise Linux.
Pour faire passer des options au chargeur de démarrage sur un système x86, AMD64 ou Intel 64, appuyez sur la touche Esc pendant le démarrage. L'invite boot: apparaît, dans celle-ci, vous pourrez utiliser les options du chargeur de démarrage décrites ci-dessous.

Note

Reportez-vous à la Chapitre 28, Options de démarrage pour consulter d'autres options de démarrage qui ne sont pas traitées dans cette section.
  • Pour effectuer une installation en mode texte, saisissez à l'invite du démarrage de l'installation :
    linux text
  • Pour spécifier une source d'installation, utilisez l'option linux repo=. Par exemple :
    linux repo=cdrom:device
    linux repo=ftp://username:password@URL
    linux repo=http://URL
    linux repo=hd:device
    linux repo=nfs:options:server:/path
    linux repo=nfsiso:options:server:/path
    Dans ces exemples, cdrom fait référence à un lecteur CD ou DVD, ftp à un emplacement accessible via FTP, httpà un emplacement accessible via HTTP, hd à un fichier image ISO accessible sur une partition de disque dur, nfs à une arborescence étendue de fichiers d'installation accessible via NFS, et nfsiso fait référence à un fichier image ISO accessible via NFS.
  • Les images ISO ont un checksum SHA256 qui leur est incorporé. Pour tester l'intégrité du checksum d'une image ISO, saisissez à l'invite du démarrage de l'installation :
    linux mediacheck
    Le programme d'installation vous demandera d'introduire un DVD ou de sélectionner une image ISO à tester, puis d'appuyer sur le bouton OK pour lancer l'opération checksum. Cette opération peut être effectuée sur tous les DVD Red Hat Enterprise Linux. Nous vous conseillons vivement d'effectuer ce contrôle sur tous les DVD Red Hat Enterprise Linux qui ont été créés à partir d'images ISO téléchargées. Cette commande fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, et d'ISO de disque dur, et de NFS qui utilisent des images ISO.
  • Si vous avez besoin d'effectuer l'installation en mode série, saisissez la commande suivante :
    linux console=<device>
    Pour des installations en mode texte, utilisez la commande suivante :
    linux text console=<device>
    Dans la commande ci-dessus, <device> doit être remplacé par le périphérique que vous utilisez (tel que ttyS0 ou ttyS1). Par exemple, linux text console=ttyS0.
    Les installations en mode texte utilisant un terminal en série fonctionnent le mieux lorsque le terminal prend en charge UTF-8. Sous UNIX et Linux, Kermit prend en charge UTF-8. Pour Windows, Kermit '95 fonctionne bien. Les terminaux qui ne supportent pas UTF-8 fonctionneront à condition que seul l'anglais soit utilisé durant l'installation. Un affichage en série amélioré peut être utilisé en passant la commande utf8 en tant qu'option de démarrage dans le programme d'installation. Par exemple :
    linux console=ttyS0 utf8

7.1.3.1. Option de noyau

Il est également possible de passer des options au noyau. Par exemple, pour appliquer des mises à jour du programme d'installation Anaconda à partir d'un périphérique de stockage USB, saisissez :
linux updates
Pour des installations en mode texte, utilisez la commande suivante :
linux text updates
Cette commande vous invitera à saisir le chemin vers le périphérique contenant les mises à jour pour anaconda. Ceci n'est pas nécessaire si vous effectuez une installation réseau et que vous avez déjà placé le contenu de l'image des mises à jour dans rhupdates/ sur le serveur.
Après avoir saisi toute option, appuyez sur la touche Entrée afin de démarrer en utilisant toute option passée.
Si vous devez spécifier des options de démarrage (boot) pour identifier votre matériel, assurez-vous de bien en prendre note. En effet, ces dernières seront nécessaires lors de l'étape de configuration du chargeur de démarrage faisant partie du processus d'installation (reportez-vous à la Section 9.17, « Configuration du chargeur d'amorçage pour x86, AMD64, et Intel 64 » pour davantage d'informations).
Pour obtenir davantage d'informations sur les options du noyau, reportez-vous à la Chapitre 28, Options de démarrage.

7.2. Installation à partir d'une source différente

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux depuis des images ISO stockées sur votre disque dur, ou sur un réseau en utilisant les méthodes NFS, FTP, HTTP ou HTTPS. Les utilisateurs expérimentés utilisent souvent l'une de ces méthodes car il est souvent plus rapide de lire des données depuis un disque dur ou un réseau que depuis un DVD.
Le tableau suivant résume les différentes méthodes de démarrage et les méthodes d'installation qu'il est recommendé d'utiliser pour chacune :

Tableau 7.1. Méthodes de démarrage et sources d'installation

Méthode de démarrage Source d'installation
DVD d'installation DVD, réseau, ou disque dur
Lecteur flash USB d'installation DVD d'installation, réseau, ou disque dur
CD ou USB de démarrage minimal, CD de secours Réseau ou disque dur
Référez-vous à la Section 3.5, « Choix d'une méthode d'installation » pour obtenir des informations sur l'installation à partir de locations autres que le média avec lequel vous avez démarré le système.

7.3. Démarrer à partir du réseau en utilisant PXE

Pour démarrer avec un PXE , vous aurez besoin d'un serveur correctement configuré, et d'une interface réseau sur votre ordinateur qui prend PXE en charge. Pour obtenir plus d'informations sur la configuration d'un serveur PXE, référez-vous à la Chapitre 30, Préparer un serveur d'installation.
Configurez l'ordinateur de manière à ce qu'il démarre à partir de l'interface réseau. Cette option est dans le BIOS, et peut être étiquettée Network Boot ou Boot Services. Une fois le démarrage PXE correctement configuré, l'ordinateur peut démarrer le système d'installation Red Hat Enterprise Linux sans le moindre autre média.
Démarrer un ordinateur à partir d'un serveur PXE :
  1. Assurez vous que le cable réseau est bien branché. L'indicateur de lien devrait être allumé, même si l'ordinateur n'est pas allumé.
  2. Démarrez l'ordinateur.
  3. Un menu apparaît à l'écran. Appuyez sur la touche correspondant au numéro de l'option désirée.
Si votre PC ne démarre pas à partir du serveur netboot, assurez-vous que le BIOS est configuré pour démarrer à partir de l'interface réseau correcte. Certains systèmes BIOS spécifient l'interface réseau en tant que périphérique de démarrage potentiel, mais ne prennent pas en charge le standard PXE. Référez-vous à la documentation de votre matériel pour obtenir de plus amples informations.

Note

Certains serveurs avec de multiples interfaces réseau peuvent ne pas assigner eth0 à la première interface réseau comme l'interface du microprogramme le sait, ce qui peut faire que l'installateur essaie d'utiliser une interface réseau différente de celle utilisée par pXE. Pour changer ce comportement, utilisez ce qui suit dans les fichiers de configuration pxelinux.cfg/* :
IPAPPEND 2
APPEND ksdevice=bootif
Les options de configuration ci-dessus font que l'installateur utilise la même interface réseau que celle utilisée par l'interface du microprogramme et PXE. Vous pouvez aussi utiliser l'option suivante :
ksdevice=link
Cette option fait que l'installateur utilise le premier périphérique réseau qu'il trouve et qui est lié à un commutateur réseau.

Chapitre 8. Configuration de la langue et de la source d'installation

Vous devrez configurer la langue et la source d'installation avant que le programme d'installation graphique ne démarre.

8.1. Interface utilisateur du programme d'installation en mode texte

Important

Nous vous recommandons d'installer Red Hat Enterprise Linux à l'aide de l'interface graphique. Si vous installez Red Hat Enterprise Linux sur un système ne possédant pas d'affichage graphique, prenez en considération la possibilité de réaliser l'installation sur une connexion VNC – voir le Chapitre 31, Installation à l'aide de VNC. Si anaconda détecte que vous effectuez l'installation en mode texte sur un système où une installation via VNC peut être réalisée, anaconda vous demandera de confirmer votre décision d'installer en mode texte même si vos options lors de l'installation sont limitées.
Si votre système possède un affichage graphique, mais que l'installation graphique échoue, essayez de démarrer avec l'option xdriver=vesa – voir la Chapitre 28, Options de démarrage
Le chargeur ainsi qu'anaconda utilisent tous deux une interface écran contenant la plupart des widgets écran que l'on trouve généralement sur les interfaces utilisateur graphiques. La Figure 8.1, « Widgets du programme d'installation apparaissant dans Configuration d'URL », et la Figure 8.2, « Widgets du programme d'installation apparaissant dans Choix de la langue » reproduisent les différents widgets qui apparaissent à l'écran durant le processus d'installation.

Note

Les langues prises en charge en mode graphique ne sont pas toutes prises en charge en mode texte. Plus particulièrement, les jeux de caractères autres que les alphabets latins et cyrilliques ne sont pas pris en charge en mode texte, le programme d'installation vous présentera les versions anglaises de ces écrans.
Widgets du programme d'installation apparaissant dans Configuration d'URL

Figure 8.1. Widgets du programme d'installation apparaissant dans Configuration d'URL

Widgets du programme d'installation apparaissant dans Choix de la langue

Figure 8.2. Widgets du programme d'installation apparaissant dans Choix de la langue

Les widgets incluent :
  • Fenêtre — des fenêtres (généralement appelées boîtes de dialogue dans ce manuel) apparaîtront sur votre écran tout au long de l'installation. Une fenêtre peut parfois en recouvrir une autre ; dans ce cas, vous ne pouvez interagir qu'avec la fenêtre se trouvant au premier plan. Une fois que vous avez terminé d'utiliser cette fenêtre, elle disparaît, vous permettant ainsi de continuer à travailler avec celle qu'elle recouvrait.
  • Case à cocher — les cases à cocher vous permettent de sélectionner ou dé-sélectionner une fonction. La case affiche soit un astérisque (si elle est sélectionnée), soit un espace vide (non-sélectionnée). Lorsque le curseur se trouve à l'intérieur d'une case à cocher, appuyez sur la barre Espace afin de sélectionner ou dé-sélectionner une fonction.
  • Saisie de texte — les lignes de saisie de texte sont des zones où vous pouvez saisir les informations demandées par le programme d'installation. Lorsque le curseur s'arrête sur une ligne de saisie de texte, il vous est possible de saisir et/ou de modifier des informations sur cette ligne.
  • Widget de texte — les widgets de texte sont des zones de l'écran servant à l'affichage du texte. Parfois, ils peuvent également contenir d'autres widgets, tels que des cases à cocher. Si un widget de texte contient plus de texte que l'espace lui étant réservé ne permet d'en afficher, une barre de défilement apparaît : si vous positionnez le curseur à l'intérieur du widget, vous pouvez alors utiliser les touches fléchées Haut et Bas pour vous déplacer dans le texte et lire les informations. Votre emplacement dans le texte est indiqué par le symbole # sur la barre de défilement, qui monte et descend en fonction de vos déplacements.
  • Barre de défilement — ces barres apparaissent sur le côté ou en bas d'une fenêtre afin de choisir la partie d'une liste ou d'un document à positionner dans le cadre de la fenêtre. La barre de défilement facilite le déplacement de toute partie de fichier.
  • Widget de bouton — les widgets de boutons représentent la principale méthode d'interaction avec le programme d'installation. Vous avancez dans les fenêtres du programme d'installation en utilisant ces boutons, par le biais des touches Tab et Entrée. Les boutons peuvent être sélectionnés lorsqu'ils sont en surbrillance.
  • Curseur — bien qu'il ne s'agisse pas d'un widget, le curseur est utilisé pour sélectionner un widget spécifique (et interagir avec lui). Étant donné que le curseur se déplace d'un widget à un autre, il peut les faire changer de couleur ou il se peut aussi que vous ne voyiez que le curseur positionné dans le widget ou près de celui-ci. Dans la Figure 8.1, « Widgets du programme d'installation apparaissant dans Configuration d'URL », le curseur est positionné sur le bouton Valider. La Figure 8.2, « Widgets du programme d'installation apparaissant dans Choix de la langue » montre le curseur positionné sur le bouton Modifier.

8.1.1. Navigation au moyen du clavier

La navigation dans les différentes boîtes de dialogue de l'installation s'effectue à l'aide d'un simple ensemble de touches. Pour déplacer le curseur, utilisez les touches fléchées Gauche, Droite, Haut et Bas. Utilisez les touches Tab et Shift-Tab pour avancer ou reculer parmi les widgets de l'écran. Une liste des touches disponibles pour le positionnement du curseur apparaît en bas de la plupart des écrans.
Pour « appuyer » sur un bouton, placez le curseur au-dessus du bouton (au moyen de la touche Tab, par exemple) et appuyez sur la barre Espace ou sur Entrée. Pour sélectionner un élément parmi une liste d'éléments, déplacez le curseur jusqu'à l'élément souhaité, puis appuyez sur la touche Entrée. Pour sélectionner un élément comportant une case à cocher, déplacez le curseur jusqu'à la case et appuyez sur la barre Espace. Pour le dé-sélectionner, appuyez à nouveau sur la barre Espace.
Lorsque vous appuyez sur F12, les valeurs actuelles sont acceptées et vous passez à la boîte de dialogue suivante. Cette touche a la même fonction que le bouton OK.

Avertissement

N'appuyez sur aucune touche pendant l'installation, à moins que vous n'ayez à saisir des informations dans une boîte de dialogue (si vous dérogez à ce conseil, des problèmes imprévisibles pourraient se produire).

8.2. Sélection de la langue

Utilisez les flèches de votre clavier pour sélectionner la langue à utiliser pendant le processus d'installation (reportez-vous à la Figure 8.3, « Sélection de la langue »). Une fois votre langue sélectionnée surlignée, appuyez sur la touche Tab pour vous déplacer sur le bouton Valider puis appuyez sur la touche Entrée pour confirmer votre choix.
La langue que vous sélectionnez ici sera la langue par défaut du système d'exploitation une fois qu'il sera installé. La sélection de la langue appropriée vous aidera également à cibler votre configuration de fuseau horaire lors d'une phase ultérieure de l'installation. Le programme d'installation tentera de définir le fuseau horaire approprié sur la base des valeurs spécifiées dans cet écran.
Pour ajouter la prise en charge de langues supplémentaires, personnalisez l'installation lors de l'étape de sélection des paquetages. Pour plus d'informations, reportez-vous à la Section 9.18.2, « Personnalisation de la sélection de logiciels ».
Sélection de la langue

Figure 8.3. Sélection de la langue

Après avoir sélectionné la langue souhaitée, cliquez sur Suivant pour continuer.

8.3. Méthode d'installation

Si vous avez lancé l'installation à partir d'un média de démarrage minimal ou avec l'option de démarrage askmethod, veuillez utiliser les touches des flèches sur votre clavier pour sélectionner une méthode d'installation (reportez-vous à la Figure 8.4, « Méthode d'installation »). Une fois votre méthode sélectionnée surlignée, appuyez sur la touche Tab pour vous déplacer sur le bouton Valider, puis appuyez sur la touche Entrée pour confirmer votre choix.
Méthode d'installation

Figure 8.4. Méthode d'installation

8.3.1. Installation à partir du DVD

Pour installer Red Hat Enterprise Linux à partir d'un DVD, placez le DVD dans votre lecteur DVD et démarrez votre système à partir du DVD. Même si vous avez démarré à partir d'un média alternatif, vous pouvez toujours installer Red Hat Enterprise Linux à partir d'un média DVD.
Ensuite, le programme d'installation va analyser votre système et tenter d'identifier votre lecteur DVD. Il commence par rechercher un lecteur DVD IDE (aussi appelé ATAPI).

Note

Pour annuler le processus d'installation maintenant, redémarrez votre machine et ensuite éjectez le média de démarrage. Vous pouvez annuler l'installation en toute sécurité jusqu'à ce que vous soyez à l'écran Écrire les changements sur le disque. Reportez-vous à la Section 9.16, « Écrire les changements sur le disque » pour davantage d'informations.
Si votre lecteur DVD n'est pas détecté et qu'il s'agit d'un DVD SCSI, le programme d'installation vous demandera de sélectionner un pilote SCSI. Sélectionnez le pilote correspondant le mieux à votre adaptateur. Le cas échéant, vous pouvez également spécifier des options pour le pilote ; toutefois, la plupart des pilotes détecteront automatiquement votre adaptateur SCSI.
Si le lecteur DVD est trouvé et le pilote chargé, l'installateur vous offrira la possibilité d'effectuer une vérification de média sur le DVD. Cela prend du temps et vous pouvez décider d'ignorer cette étape. Cependant, si plus tard vous rencontrez des problèmes avec l'installateur, vous devrez redémarrer et effectuer la vérification de média avant d'appeler le support. À partir de la boîte de dialogue de vérification de média, passez à l'étape suivante du processus d'installation (reportez-vous à la Section 9.3, « Bienvenue sur Red Hat Enterprise Linux »).

8.3.2. Installation à partir d'un disque dur

L'écran Sélection de la partition ne s'applique que si vous effectuez une installation à partir d'une partition de disque (c'est-à-dire si vous avez sélectionné Disque dur dans la boîte de dialogue Méthode d'installation). Cette boîte de dialogue vous permet de nommer la partition du disque ainsi que le répertoire à partir duquel vous installez Red Hat Enterprise Linux. Si vous avez utilisé l'option de démarrage repo=hd, alors vous aurez déjà spécifié une partition.
Boîte de dialogue Sélection de la partition pour l'installation à partir d'un disque dur

Figure 8.5. Boîte de dialogue Sélection de la partition pour l'installation à partir d'un disque dur

Sélectionnez la partition contenant les fichiers ISO depuis la liste des partitions disponibles. Les noms de périphériques internes IDE, SATA, SCSI et USB commencent tous par /dev/sd. Chaque disque individuel possède sa propre lettre, par exemple /dev/sda. Chaque partition sur un disque est numérotée, par exemple /dev/sda1.
Spécifiez le Répertoire contenant les images aussi. Saisissez le chemin d'accès complet du répertoire du disque contenant les fichiers images ISO. Le tableau suivant montre des exemples de la manière dont vous pouvez entrer ces informations :

Tableau 8.1. Emplacement des images ISO pour différents types de partitions

Type de partition Volume Chemin d'origine vers les fichiers Répertoire à utiliser
VFAT D:\ D:\Downloads\RHEL6 /Downloads/RHEL6
ext2, ext3, ext4 /home /home/user1/RHEL6 /user1/RHEL6
Si les images ISO se trouvent dans le répertoire racine (au niveau supérieur) d'une partition, saisissez /. Si les images ISO se trouvent dans le sous-répertoire d'une partition montée, saisissez le nom du répertoire contenant les images ISO au sein de cette partition. Par exemple, si la partition contenant les images ISO est normalement montée en tant que /home/ et que les images se trouvent dans /home/new/, vous saisiriez new/.

Important

Une entrée sans barre oblique peut provoquer l'échec de l'installation.
Sélectionnez le bouton Valider pour continuer. Procédez ensuite avec Chapitre 9, Installation à l'aide d'anaconda.

8.3.3. Installation réseau

Lorsque vous lancez une installation avec les options askmethod ou repo=, vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux à partir d'un serveur réseau utilisant les protocoles FTP, HTTP. HTTPS ou NFS. Anaconda utilise la même connection réseau pour consulter des référentiels de logiciels supplémentaires à un moment ultérieur du processus d'installation.
Si votre système possède plus d'un périphérique réseau, anaconda affichera une liste des périphériques disponibles et vous demandera d'en sélectionner un pour l'utiliser pendant l'installation. Si votre système ne possède qu'un seul périphérique réseau, anaconda le sélectionnera automatiquement et ne vous présentera pas cette boîte de dialogue.
Périphériques réseau

Figure 8.6. Périphériques réseau

Si vous n'êtes pas certain de quel périphérique dans la liste correspond à quel socket physique sur le système, sélectionnez un périphérique dans la liste et cliquez sur le bouton Identifier. La boîte de dialogue Identifier le NIC apparaîtra.
Identifier le NIC

Figure 8.7. Identifier le NIC

Les sockets de la plupart des périphériques réseau offrent un voyant d'activité (aussi appelé un voyant de liaison) — une diode électroluminescente indiquant que les données passent par le socket. Anaconda peut faire clignoter le voyant d'activité du périphérique réseau que vous avez sélectionné dans la boîte de dialogue Périphérique réseau pendant 30 secondes. Saisissez le nombre de secondes nécessité, puis cliquez sur Valider. Lorsqu'anaconda aura terminé de faire clignoter le voyant, vous serez redirigé sur la boîte de dialogue Périphérique réseau.
Lorsque vous sélectionnez un périphérique réseau, anaconda vous demandera de choisir comment configurer TCP/IP :

Options IPv4

Configuration IP dynamique (DHCP)
Anaconda utilise DHCP lorsqu'il est exécuté sur le réseau pour fournir la configuration du réseau automatiquement.
Configuration manuelle
Anaconda vous demande de saisir la configuration réseau manuellement, y compris l'adresse IP de ce système, le masque réseau, l'adresse de la passerelle et l'adresse DNS.

Options IPv6

Découverte de voisins automatique
Anaconda utilise une système d'Annonce de routeur (ou « RA », de l'anglais « Router advertisement ») pour créer une configuration sans état automatique (équivalente à l'option Automatique dans le NetworkManager).
Configuration IP dynamique (DHCPv6)
Anaconda n'utilise pas le RA mais requiert des informations directement de DHCPv6 pour créer une configuration avec état (équivalente à l'option Automatique, DHCP uniquement dans NetworkManager).
Configuration manuelle
Anaconda vous demande de saisir la configuration réseau manuellement, y compris l'adresse IP de ce système, le masque réseau, l'adresse de la passerelle et l'adresse DNS.
Anaconda prend en charge les protocoles IPv4 et IPv6. Cependant, si vous configurez une interface pour qu'elle utilise IPv4 et IPv6, la connexion IPv4 doit réussir, sinon l'interface ne fonctionnera pas, même si la connexion IPv6 est établie.
Configurer TCP/IP

Figure 8.8. Configurer TCP/IP

Par défaut, anaconda utilise DHCP pour automatiquement fournir les paramètres réseau d'IPv4 et il utilise la découverte de voisins automatique pour fournir les paramètres réseau d'IPv6. Si vous choisissez de configurer TCP/IP manuellement, anaconda vous demandera de fournir les détails dans la boîte de dialogue Configuration TCP/IP manuelle :
Configuration TCP/IP manuelle

Figure 8.9. Configuration TCP/IP manuelle

La boîte de dialogue fournit des champs pour les adresses et préfixes IPv4 et IPv6, en fonction des protocoles que vous souhaitez configurer manuellement, avec les champs pour la passerelle réseau et le nom de serveur. Saisissez les détails de votre réseau, puis cliquez sur Valider.
Lorsque le processus d'installation se terminera, il transférera ces paramètres sur votre système.

8.3.4. Installation via NFS

La boîte de dialogue NFS ne s'applique que si vous avez sélectionné Image NFS dans la boîte de dialogue Méthode d'installation. Si vous avez utilisé l'option de démarrage repo=nfs, alors vous avez déjà spécifié un serveur et un chemin d'accès.
Boîte de dialogue de configuration NFS

Figure 8.10. Boîte de dialogue de configuration NFS

  1. Saisissez le nom de domaine ou l'adresse IP de votre serveur NFS dans le champ Nom du serveur NFS. Par exemple, si vous effectuez l'installation à partir d'un hôte nommé eastcoast dans le domaine example.com, saisissez eastcoast.example.com.
  2. Veuillez saisir le nom du répertoire exporté dans le champ Répertoire Red Hat Enterprise Linux 6 :
    • Si le serveur NFS exporte une image miroir de l'arborescence d'installation de Red Hat Enterprise Linux, saisissez le répertoire qui contient la racine de l'arborescence d'installation. Si toutes les informations ont été correctement spécifiées, un message apparaîtra indiquant que le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux est en cours d'exécution.
    • Si le serveur NFS exporte les images ISO du DVD de Red Hat Enterprise Linux, saisissez le nom du répertoire qui contient ces images ISO.
    Si vous avez suivi l'installation décrite dans Section 4.1.2, « Préparation à une installation NFS », le répertoire exporté sera celui que vous avez spécifié en tant que publicly_available_directory (répertoire_disponible_publiquement).
  3. Veuillez spécifier toutes les options de montage NFS que vous nécessitez dans le champ Options de montage NFS. Reportez-vous aux pages man mount et nfs pour voir la liste complète des options. Si vous ne nécessitez aucune option de montage, veuillez laisser ce champ vide.

8.3.5. Installation via FTP, HTTP ou HTTPS

Important

Lorsque vous fournissez un URL à une source d'installation, vous devez explicitement spécifier http://, https://, ou ftp:// comme protocole.
La boîte de dialogue de l'URL ne s'applique que si vous effectuez une installation à partir d'un serveur FTP, HTTP ou HTTPS (si vous avez sélectionné URL dans la boîte de dialogue Méthode d'installation). Cette dernière vous demande de fournir des informations relatives au serveur FTP, HTTP ou HTTPS à partir duquel vous installez Red Hat Enterprise Linux. Si vous avez utilisé l'option de démarrage repo=ftp ou repo=http, alors vous avez déjà spécifié un serveur et un chemin d'accès.
Saisissez le nom ou l'adresse IP du site FTP, HTTP ou HTTPS à partir duquel vous effectuez l'installation, ainsi que le nom du répertoire contenant le répertoire /images pour votre architecture. Par exemple :
/mirrors/redhat/rhel-6/Server/i386/
Pour effectuer une installation via une connexion HTTPS sécurisée, spécifiez https:// comme étant le protocole.
Spécifiez l'adresse d'un serveur proxy et, si nécessaire, fournissez un numéro de port, nom d'utilisateur, et mot de passe. Si tout a été spécifié correctement, une boîte de message apparaîtra indiquant que les fichiers sont en cours de récupération depuis le serveur.
Si votre serveur FTP, HTTP ou HTTPS requiert une authentification de l'utilisateur, spécifiez l'utilisateur et le mot de passe dans l'URL comme suit :
{ftp|http|https}://<user>:<password>@<hostname>[:<port>]/<directory>/
Par exemple:
http://install:rhel6pw@name.example.com/mirrors/redhat/rhel-6/Server/i386/
Boîte de dialogue configuration d'URL

Figure 8.11. Boîte de dialogue configuration d'URL

8.4. Vérification du média

Le DVD offre une option qui permet de vérifier l'intégrité du média. Des erreurs d'enregistrement peuvent parfois survenir lors de la création d'un média DVD. Une erreur dans les données d'un paquet choisi dans le programme d'installation peut empêcher l'installation de s'effectuer correctement. Afin de minimiser les chances de rencontrer des erreurs de données affectant l'installation, vérifiez le média avant l'installation.
Si la vérification s'effectue correctement, le processus d'installation continue normalement. Si le processus échoue, créez un nouveau DVD en utilisant l'image téléchargée au préalable.

Chapitre 9. Installation à l'aide d'anaconda

Ce chapitre décrit une installation à l'aide de l'interface graphique d'anaconda.

9.1. Interface utilisateur du programme d'installation en mode texte

Important

Une installation en mode texte ne vous empêchera pas d'utiliser une interface graphique sur votre système une fois qu'elle sera installée.
À part l'installateur graphique, anaconda inclut aussi un installateur basé sur texte.
Si l'une des situations suivantes se produit, le programme d'installation utilisera le mode texte :
  • Le système d'installation n'arrive pas à identifier le matériel d'affichage de votre ordinateur
  • Vous choisissez une installation en mode texte à partir du menu de démarrage
Bien que les installations en mode texte ne soient pas explicitement documentées, les utilisateurs de ce type d'installation peuvent facilement suivre les instructions de l'installation graphique. Cependant, comme le mode texte vous présente un processus d'installation plus simple et rationalisé, certaines options disponibles en mode graphique ne le sont pas en mode texte. Ces différences sont répertoriées dans la description du processus d'installation de ce guide et incluent :
  • configurer des méthodes de stockage avancées telles que LVM, RAID, FCoE, zFCP, et iSCSI.
  • personnalisation de la structure de partition
  • personnalisation de la structure du chargeur d'amorçage
  • sélection de paquetages pendant l'installation
  • configuration du système installé avec firstboot
Si vous décidez d'installer Red Hat Enterprise Linux en mode texte, vous pourrez toujours configurer votre système pour utiliser une interface graphique après l'installation. Reportez-vous à la Section 35.3, « Passer à une identification graphique. » pour obtenir de instructions.
Pour configurer des options qui ne sont pas disponibles en mode texte, prenez en considération l'utilisation d'une option de démarrage. Par exemple, l'option linux ip peut être utilisée pour configurer des paramètres réseau. Reportez-vous à la Section 28.1, « Configuration du système d'installation au menu de démarrage » pour obtenir des instructions.

9.2. Interface utilisateur du programme d'installation graphique

Si vous avez déjà utilisé une interface utilisateur graphique (GUI), ce processus vous semblera familier ; utilisez simplement la souris pour naviguer d'un écran à l'autre, cliquer sur les boutons ou remplir les champs de texte.
Vous pouvez également naviguer dans le processus d'installation à l'aide du clavier. La touche Tab vous permet de vous déplacer au sein de l'écran, les touches fléchées Haut et Bas de faire défiler des listes, les touches + et - d'étendre et de réduire des listes, alors que la barre Espace et la touche Entrée vous permettent de sélectionner ou supprimer un élément mis en surbrillance de la sélection. Vous pouvez également utiliser la combinaison de touches Alt+X pour faire en sorte de cliquer sur des boutons ou sélectionner d'autres éléments à l'écran, où X est remplacé par toute lettre soulignée apparaissant sur cet écran.

Note

Si vous utilisez un système x86, AMD64, ou Intel 64, et que vous ne souhaitez pas utiliser le programme d'installation de l'interface utilisateur, le programme d'installation en mode texte est aussi disponible. Pour lancer le programme d'installation en mode texte, veuillez utiliser la commande suivante lors de l'invite boot: :
linux text
Reportez-vous à la Section 7.1.2, « Le menu de démarrage » pour une description du menu de démarrage de Red Hat Enterprise Linux, et à la Section 8.1, « Interface utilisateur du programme d'installation en mode texte » pour voir un bref aperçu des intructions d'installation en mode texte.
Il est fortement recommandé d'effectuer des installations à l'aide du programme d'installation doté d'une interface graphique. En effet, ce dernier offre toutes les fonctionnalités du programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux, y compris la configuration LVM, qui n'est pas disponible lors d'une installation en mode texte.
Les utilisateurs qui doivent utiliser le programme d'installation en mode texte peuvent suivre les instructions de l'installation graphique et obtenir toutes les informations nécessaires.

9.2.1. Captures d'écran durant l'installation

Anaconda vous permet de réaliser des captures d'écran lors du processus d'installation. À tout moment, lors de l'installation, pressez sur Shift+Print Screen et anaconda sauvegardera une capture d'écran sur /root/anaconda-screenshots.
Si vous procédez à une installation Kickstart, utilisez l'option autostep --autoscreenshot afin de générer automatiquement une capture d'écran de chaque étape de l'installation. Reportez-vous à la Section 32.3, « Création du fichier kickstart » pour obtenir des détails sur la configuration d'un fichier Kickstart.

9.2.2. Une remarque à propos des consoles virtuelles

Le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux ne se limite pas aux boîtes de dialogue de l'installation. Plusieurs types de messages de diagnostic sont à votre disposition ; il vous est également possible de saisir des commandes à  partir d'une invite du shell. Le programme d'installation affiche ces messages sur cinq consoles virtuelles, consoles sur lesquelles vous pouvez basculer en appuyant sur une simple combinaison de touches.
Une console virtuelle est une invite du shell dans un environnement non graphique, à laquelle la machine physique a accès, et ce de façon non distante. Il est possible d'accéder simultanément à  plusieurs consoles virtuelles.
Ces consoles virtuelles peuvent être utiles si vous rencontrez un problème durant l'installation de Red Hat Enterprise Linux. Les messages affichés sur les consoles d'installation ou de système peuvent vous aider à diagnostiquer un problème potentiel. Reportez-vous à la Tableau 9.1, « Console, touches et contenu » afin d'obtenir une liste des consoles virtuelles et la liste des touches permettant de basculer entre celles-ci et de visualiser leur contenu.
Il est généralement inutile de quitter la console par défaut (console virtuelle #6) pour les installations graphiques, sauf si vous essayez de diagnostiquer des problèmes liés à l'installation.

Tableau 9.1. Console, touches et contenu

console touches contenu
1 ctrl+alt+f1 affichage graphique
2 ctrl+alt+f2 invite du shell
3 ctrl+alt+f3 journal de l'installation (messages du programme d'installation)
4 ctrl+alt+f4 messages système
5 ctrl+alt+f5 autres messages

9.3. Bienvenue sur Red Hat Enterprise Linux

L'écran de Bienvenue ne vous demandera aucune information.
Cliquez sur le bouton Suivant pour continuer.

9.4. Sélection de la langue

À l'aide de votre souris, sélectionnez la langue (par exemple, U.S. English) que vous souhaitez utiliser pour l'installation et comme défaut pour le système (reportez-vous à la figure ci-dessous).
Une fois que vous avez fait votre choix, cliquez sur Suivant pour continuer.
Configuration de la langue

Figure 9.1. Configuration de la langue

9.5. Configuration du clavier

À l'aide de votre souris, sélectionnez le type de clavier (par exemple, U.S. English) que vous souhaitez utiliser pour l'installation et comme clavier par défaut pour le système (reportez-vous à la figure ci-dessous).
Une fois que vous avez fait votre choix, cliquez sur Suivant pour continuer.
Configuration du clavier

Figure 9.2. Configuration du clavier

Red Hat Enterprise Linux inclut la prise en charge de plus d'un type de clavier pour plusieurs langages. Pour être plus précis, la plupart des langues européennes incluent une option latin1 qui utilise des touches mortes pour permettre l'accès à certains caractères, tels que ceux comportants des marques diacritiques. Lorsque vous pressez une touche morte, il n'apparaîtra rien sur l'écran jusqu'à ce que vous ne pressiez sur une autre touche afin de « compléter » le caractère. Par exemple, pour obtenir la lettre é sur un clavier de type latin1, vous devrez appuyer (et relacher) la touche ', puis appuyer sur la touche E. Sur certains claviers, vous pourrez accéder à ce caractère en appuyant (et en restant appuyé) sur une touche (par exemple en appuyant sur Alt-Gr) tout en appuyant sur la touche E. D'autres claviers peuvent aussi avoir une touche dédiée à ce caractère.

Note

Pour changer la disposition de votre clavier après avoir terminé l'installation, utilisez l'Outil de configuration du clavier.
Saisissez la commande system-config-keyboard dans l'invite du shell pour démarrer l'Outil de configuration du clavier. Si vous n'êtes pas connecté en tant que super-utilisateur, le système vous demandera de saisir le mot de passe root pour continuer.

9.6. Périphériques de stockage

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux sur une grande variété de périphériques de stockage. Cet écran vous permet de sélectionner les périphériques de stockage de base ou de stockage spécialisé.
Périphériques de stockage

Figure 9.3. Périphériques de stockage

Périphériques de stockage de base
Sélectionnez Périphériques de stockage de base pour installer Red Hat Enterprise Linux sur les périphériques de stockage suivants :
  • disques durs ou disques SSD directement connectés au système local.système.
Périphériques de stockage spécialisé
Sélectionnez Périphériques de stockage spécialisé pour installer Red Hat Enterprise Linux sur les périphériques de stockage suivants :
  • Réseaux SAN (Storage Area Networks)
  • DASD (unité de stockage à accès direct)
  • Périphériques RAID microprogramme
  • Périphériques à chemins d'accès multiples
Utilisez l'option Périphériques de stockage spécialisé pour configurer les connexions iSCSI (Internet small computer system interface) et FCoE (Fiber Channel over Ethernet)
Si vous sélectionnez Périphériques de stockage de base, anaconda détectera automatiquement le stockage local attaché au système et n'aura pas besoin de votre participation. Procédez à la Section 9.7, « Définir le nom d'hôte ».

9.6.1. Écran de sélection des périphériques de stockage

L'écran de sélection des périphériques affiche tous les périphériques de stockage auxquels anaconda a accès.
Sélectionner les périphériques de stockage — Périphériques de base

Figure 9.4. Sélectionner les périphériques de stockage — Périphériques de base

Sélectionner les périphériques de stockage — Périphériques à chemins d'accès multiples

Figure 9.5. Sélectionner les périphériques de stockage — Périphériques à chemins d'accès multiples

Sélectionner les périphériques de stockage — Autres périphériques SAN

Figure 9.6. Sélectionner les périphériques de stockage — Autres périphériques SAN

Les périphériques sont groupés sous les onglets suivants :
Périphériques de base
Périphériques de base directement connectés au système local, tels que les disques durs et que les disques SSD.
RAID microprogramme
Périphériques de stockage attachés à un contrôleur RAID microprogramme.
Périphériques à chemins d'accès mutiples
Périphériques de stockage accessibles par plus d'un chemin d'accès, comme avec des contrôleurs SCSI multiples ou des ports de Fibre Channel sur le même système.

Important

L'installateur détecte uniquement les périphériques de stockage à multiples chemins d'accès (périphériques multipath) avec des numéros de série faisant 16 ou 32 caractères de long.
Autres périphériques SAN
Tout autre périphérique disponible sur un réseau de stockage SAN.
Si vous n'avez pas besoind e configurer le stockage iSCSI ou FCoE, cliquez sur Ajouter une cible avancée, puis procédez à la Section 9.6.1.1, « Options de stockage avancées ».
L'écran de sélection des périphériques de stockage contient aussi un onglet de Recherche vous permettant de filtrer les périphériques de stockage avec le WWID (Identifiant global, de l'anglais World Wide Identifier), le port, la cible, ou le LUN (numéro d'unité logique) à partir duquel ils sont accédés.
Onglet Recherche de périphériques de stockage

Figure 9.7. Onglet Recherche de périphériques de stockage

L'onglet contient un menu déroulant pour sélectionner entre recherche par port, par cible, par WWID, ou par LUN (avec des zones de texte correspondantes pour ces valeurs). Effectuer des recherches par WWID ou par LUN requiert des valeurs supplémentaires dans les zones de texte correspondantes.
Chaque onglet présente une liste des périphériques détectés par anaconda, avec des informations sur le périphérique vous aidant à l'identifier. Un petit menu déroulant marqué d'une icône se trouve à la droite des en-têtes de colonne. Ce menu vous permet de sélectionner les types des données présentées sur chaque périphérique. Par exemple, le menu sur l'onglet Périphériques à chemins d'accès multiples vous permet de spécifier le WWID, la Capacité, le Fournisseur, l'Interconnexion, et les Chemins à inclure aux détails présentés pour chaque périphérique. Réduire ou augmenter le montant d'informations présenté peut vous aider à identifier un périphérique en particulier.
Sélection des colonnes

Figure 9.8. Sélection des colonnes

Chaque périphérique est présenté sur une ligne différente, avec une case à cocher sur la gauche. Cliquez sur la case à cocher pour rendre un périphérique disponible pendant le processus d'installation, ou cliquez sur le bouton radio sur la gauche des en-têtes de colonne pour sélectionner ou pour désélectionner tous les périphériques listés dans un écran en particulier. Plus loin dans le processus d'installation, vous pourrez choisir d'installer Red Hat Enterprise Linux sur l'un des périphériques sélectionné ici, et de monter automatiquement n'importe quel des autres périphériques sur le système installé.
Remarquez que les périphériques que vous sélectionnez ici ne sont pas automatiquement effacés par le processus d'installation. En soi-même, la sélection d'un périphérique sur cet écran ne signifie pas que les données sur ce périphérique sont à risque. Remarquez aussi que tout périphérique que vous n'aurez pas sélectionné ici pour faire partie du système installé peut y être ajouté après l'installation en modifiant le fichier /etc/fstab.

Important

Tous les périphériques de stockage que vous n'aurez pas sélectionné sur cet écran seront totalement cachés d'anaconda. Pour charger à la chaîne le chargeur d'amorçage Red Hat Enterprise Linux depuis un autre chargeur d'amorçage, sélectionnez tous les périphériques présentés sur cet écran.
lorsque vous aurez sélectionné les périphériques à mettre à disponibilité pendant l'installation, cliquez sur Suivant, puis procédez à la Section 9.11, « Initialisation du disque dur »

9.6.1.1. Options de stockage avancées

À partir de cet écran, vous pouvez configurer une cible iSCSI (SCSI sur TCP/IP), ou FCoE (Fibre channel sur ethernet) SAN (réseau de zone de stockage). Reportez-vous à la Annexe B, Disques ISCSI pour une introduction à iSCSI.
Options de stockage avancées

Figure 9.9. Options de stockage avancées

9.6.1.1.1. Sélectionnez et configurez une interface réseau
Si une interface réseau n'est pas déjà active sur le système, anaconda doit en activer une par laquelle il se connectera aux périphériques de stockage. Si votre système ne possède qu'une seule interface réseau, anaconda l'activera automatiquement. Cependant, si votre système dispose de plus d'une interface réseau, anaconda vous invitera, avec la boîte de dialogue Sélectionner une interface réseau, à en choisir une pendant l'installation.
Sélectionner l'interface réseau

Figure 9.10. Sélectionner l'interface réseau

  1. Sélectionnez une interface à partir du menu déroulant.
  2. Cliquez sur Valider.
Anaconda active l'interface que vous avez sélectionné, puis lance NetworkManager pour permettre de configurer cette interface.
Connexions réseau

Figure 9.11. Connexions réseau

Pour obtenir des détails sur l'utilisation de NetworkManager, reportez-vous à la Section 9.7, « Définir le nom d'hôte »
9.6.1.1.2. Configurer les paramètres iSCSI
Pour utiliser des périphériques de stockage iSCSI pour l'installation, anaconda doit être en mesure de pouvoir les découvrir en tant que cibles iSCSI et de pouvoir créer une session iSCSI pour y accéder. Chacune de ces étapes peut nécessiter un nom d'utilisateur et un mot de passe pour l'authentification CHAP (de l'anglais « Challenge Handshake Authentication Protocol »). En outre, vous pouvez configurer une cible iSCSI pour authentifier l'initiateur iSCSI sur le système auquel la cible est attachée (CHAP inversé) pour la découverte et pour la session. Lorsqu'utilisés ensemble, le CHAP et le CHAP inversé sont appelés CHAP mutuel ou CHAP à deux voies. Le CHAP mutuel offre le plus haut niveau de sécurité pour les connexions iSCSI, particulièrement lorsque le nom d'utilisateur et le mot de passe sont différents pour l'authentification CHA et l'authentification CHAPP inversé.
Répétez les étapes de la découverte et de la connexion iSCSI autant de fois que nécessaire pour ajouter tout le stockage iSCSI requis. Toutefois, vous ne pourrez pas modifier le nom de l'initiateur iSCSI après avoir tenté la première découverte. Pour modifier le nom de l'initiateur ISCSI, vous devrez redémarrer l'installation.

Procédure 9.1. Découverte iSCSI

Utilisez la boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI pour fournir à anaconda les informations nécessitées pour découvrir la cible iSCSI.
Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

Figure 9.12. Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

  1. Saisissez l'adresse IP de la cible iSCSI dans le champ Adresse IP cible.
  2. Fournissez un nom dans le champ Nom d'initiateur iSCSI pour l'initiateur iSCSI sous le format IQN (Nom qualifé iSCSI, de l'anglais iSCSI qualified name).
    Un IQN valide contient :
    • la chaîne iqn. (remarquez le point)
    • un code date spécifiant l'année et le mois de l'enregistrement du nom de domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, celui-ci est représenté avec quatre chiffres pour l'année, un tiret et deux chiffres pour le mois, le tout suivi d'un point. Par exemple, septembre 2010 sera représenté comme ceci : 2010-09.
    • le nom du domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, présenté dans l'ordre inverse avec le domaine du plus haut niveau en premier. Par exemple, le sous-domaine storage.example.com sera représenté sous la forme : com.example.storage.
    • le caractère des deux-points, suivi par une chaîne identifiant de manière unique cet initiateur iSCSI dans votre domaine ou sous-domaine. Par exemple, :diskarrays-sn-a8675309.
    Un IQN complet ressemble ainsi à ceci : iqn.2010-09.storage.example.com:diskarrays-sn-a8675309 et anaconda pré-remplit le champ Nom de l'initiateur iSCSI avec un nom sous ce format pour vous aider avec la structure.
    Pour obtenir plus d'informations sur les IQN, reportez-vous à 3.2.6. iSCSI Names dans le document RFC 3720 - Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3720#section-3.2.6 et à 1. iSCSI Names and Addresses dans RFC 3721 - Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) Naming and Discovery disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3721#section-1.
  3. Utilisez le menu déroulant pour spécifier le type d'authentification à utiliser pour la découverte iSCSI :
    Authentification de la découverte iSCSI

    Figure 9.13. Authentification de la découverte iSCSI

    • aucune information d'identification
    • paire CHAP
    • paire CHAP et paire inversée
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe pour la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP.
      Paire CHAP

      Figure 9.14. Paire CHAP

    • Si vous avez sélectionné paire CHAP et paire inversée comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP ainsi que le nom d'utilisateur et le mot de passe de l'initiateur iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP inversé et Mot de passe CHAP inversé.
      Paire CHAP et paire inversée

      Figure 9.15. Paire CHAP et paire inversée

  4. CLiquez sur Lancer la découverte (Start Discovery). Anaconda va tenter de découvrir une cible iSCSI en se basant sur les informations que vous avez fournit. Si la découverte est réussie, la boîte de dialogue Nœuds iSCSI découverts (iSCSI Discovered Nodes) s'affichera avec une liste de tous les nœuds iSCSI découverts sur la cible.
  5. Chaque nœud est présenté avec une case à cocher à ses côtés. Cliquez sur les cases des nœuds que vous souhaitez utiliser pour l'installation.
    Boîte de dialogue Nœuds iSCSI découverts

    Figure 9.16. Boîte de dialogue Nœuds iSCSI découverts

  6. Cliquez sur Connexion (Login) pour initier une session iSCSI.

Procédure 9.2. Lancer une session iSCSI

Utilisez la boîte de dialogue Connexion aux nœuds iSCSI pour fournir à anaconda les informations nécessaires à la connexion aux nœuds sur la cible iSCSI et pour démarrer une session iSCSI.
Boîte de dialogue Connexion aux Nœuds iSCSI

Figure 9.17. Boîte de dialogue Connexion aux Nœuds iSCSI

  1. Utilisez le menu déroulant pour spécifier le type d'authentification à utiliser pour la session iSCSI :
    Authentification de session iSCSI

    Figure 9.18. Authentification de session iSCSI

    • aucune information d'identification
    • paire CHAP
    • paire CHAP et paire inversée
    • Utiliser les informations d'identification de l'étape de découverte
    Si votre environnement utilise le même type d'authentification et le même nom d'utilisateur et mot de passe pour la découverte iSCSI et pour la session iSCSI, sélectionnez Utiliser les informations d'identification de l'étape de découverte pour réutiliser ces informations d'identification.
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe pour la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP.
      Paire CHAP

      Figure 9.19. Paire CHAP

    • Si vous avez sélectionné paire CHAP et paire inversée comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP, ainsi que le nom d'utilisateur et le mot de passe de l'initiateur iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP inversé et Mot de passe CHAP inversé.
      Paire CHAP et paire inversée

      Figure 9.20. Paire CHAP et paire inversée

  2. Cliquez sur Connexion. Anaconda va tenter de se connecter aux nœuds de la cible iSCSI en se basant sur les informations fournies. La boîte de dialogue Résultats de la connexion iSCSI (iSCSI Login Results) affichera les résultats.
    Boîte de dialogue Résultats de la connexion iSCSI

    Figure 9.21. Boîte de dialogue Résultats de la connexion iSCSI

  3. Cliquez sur Valider pour continuer.
9.6.1.1.3. Configurer les paramètres FCoE
Pour configurer un SAN FCoE, sélectionnez Ajouter SAN FCoE et cliquez sur Ajouter un disque.
Dans le menu apparaissant sur la boîte de dialogue suivante, sélectionnez l'interface réseau connectée à votre interrupteur FCoE et cliquez sur Ajouter disque(s) FCoE.
Configurer les paramètres FCoE

Figure 9.22. Configurer les paramètres FCoE

Le DCB (Data Center Bridging) est un ensemble d'améliorations aux protocoles Ethernet, conçu pour améliorer l'efficacité des connexions Ethernet des réseaux de stockage et des clusters. Activez ou désactivez la reconnaissance DCB de l'installateur à l'aide de la case à cocher dans cette boîte de dialogue.

9.7. Définir le nom d'hôte

Le programme d'installation vous invite à fournir un nom d'hôte pour cet ordinateur, soit en tant que FQDN (fully-qualified domain name), sous le format hostname.domainname, soit en tant que nom d'hôte court (short host name) sous le format hostname. De nombreux réseaux possèdent le service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol), fournissant automatiquement un nom de domaine aux systèmes connectés. Pour permettre au service DHCP d'assigner le nom de domaine à cette machine, spécifiez le nom d'hôte court uniquement.

Note

Vous pouvez donner à votre système n'importe quel nom à condition que le nom d'hôte complet soit unique. Le nom d'hôte peut inclure des lettres, des nombres et des traits d'union.
Paramétrer le nom d'hôte

Figure 9.23. Paramétrer le nom d'hôte

Si votre système Red Hat Enterprise Linux est directement connecté à internet, vous devez porter attention aux considérations supplémentaires afin d'éviter des interruptions de service ou des actions risquées par votre fournisseur d'accès internet. Une discussion complète sur ces problèmes est au-delà de la portée de ce document.

Note

Le programme d'installation ne configure pas les modems. Configurez ces périphériques après une installation avec l'utilitaire Network. Les paramètres de votre modem sont spécifiques à votre fournisseur d'accès Internet (ou ISP en anglais).

9.7.1. Modifier les connexions réseau

Important

Lorsqu'une installation Red Hat Enterprise Linux 6 démarre pour la première fois, elle active toutes les interfaces réseau que vous avez configuré pendant le processus d'installation. Cependant, l'installateur ne vous demandera pas de configurer les interfaces réseau sur certains chemins d'installation courants, par exemple lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux à partir d'un DVD sur un disque dur local.
Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux depuis une source d'installation locale sur un périphérique de stockage local, assurez-vous de configurer au moins une interface réseau si vous avez besoin d'accéder au réseau lorsque le système démarre pour la première fois.

Note

Pour modifier la configuration réseau une fois l'installation terminée, utilisez l'Outil d'administration du réseau.
Saisissez la commande system-config-network dans l'invite du shell pour démarrer l'Outil d'adminstration du réseau. Si vous n'êtes pas connecté en tant que super-utilisateur, il vous sera demandé de saisir le mot de passe root pour continuer.
L'Outil d'adminstration du réseau est maintenant obsolète et sera remplacé par NetworkManager pendant le cycle de vie de Red Hat Enterprise Linux 6.
Pour configurer une connexion réseau manuellement, cliquez sur le boutonConfigurer le réseau. La boîte de dialogue Connexions réseau apparait, celle-ci vous permet de configurer les connexions cablées, sans fil, mobiles à haut débit, VPN, et DSL pour le système à l'aide de l'outil NetworkManager. La description complète de toutes les configurations possibles avec NetworkManager se trouve au-delà de l'étendue de ce guide. Cette section ne détaille que le scénario de la configuration des connexions cablées pendant une installation. La configuration des autres types de réseaux est relativement similaire, même si les paramètres spécifiques à configurer sont forcément différents.
Connexions réseau

Figure 9.24. Connexions réseau

Pour ajouter une nouvelle connexion ou pour modifier ou supprimer une connexion configurée plus tôt lors du processus d'installation, cliquez sur l'onglet correspondant au type de connexion. Pour ajouter une connexion de ce type, cliquez sur Ajouter. Pour modifier une connexion existante, sélectionnez-la dans la liste et cliquez sur Modifier. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, dans les deux cas une boîte de dialogue apparait avec un ensemble d'onglets correspondant au type de connexion en question. Pour supprimer une connexion, sélectionnez-la dans la liste, puis cliquez sur Supprimer.
Une fois que vous aurez terminé de modifier les paramètres réseau, cliquez sur Appliquer pour enregistrer la nouvelle configuration. Si vous avez reconfiguré un périphérique qui était déjà actif pendant l'installation, vous devrez le redémarrer pour utiliser la nouvelle configuration — reportez-vous à la Section 9.7.1.6, « Redémarrer un périphérique réseau ».

9.7.1.1. Options communes à tous les types de connexion

Certaines options de configuration sont communes à tous les types de connexion.
Spécifiez un nom pour la connexion dans le champ Nom de connexion
Sélectionnez Démarrer automatiquement pour automatiquement lancer la connexion lorsque le système démarre.
Lorsque NetworkManager est exécuté sur un système installé, l'option Disponible à tous les utilisateurs contrôle si une configuration réseau est disponible globalement ou non. Pendant l'installation, assurez-vous que l'option Disponible à tous les utilisateurs reste bien sélectionnée pour toute interface réseau que vous pourriez configurer.

9.7.1.2. L'onglet « Wired »

Utilisez l'onglet Wired afin de spécifier ou de changer l'adresse MAC (media access control) de l'adaptateur réseau, et définissez l'unité de transmission maximale (MTU, en octets) pouvant passer à travers l'interface.
L'onglet « Wired »

Figure 9.25. L'onglet « Wired »

9.7.1.3. L'onglet Sécurité 802.1x

Utilisez l'onglet Sécurité 802.1x afin de configurer le PNAC (contrôle d'accès réseau basé sur port). Sélectionnez Utiliser la sécurité 802.1X pour cette connexion afin d'activer le contrôle d'accès, puis spécifiez les détails de votre réseau. Les options de configuration incluent :
Authentification
Choisissez l'une des méthodes d'authentification suivantes :
  • TLS pour Transport Layer Security
  • Tunneled TLS pour Tunneled Transport Layer Security, aussi connu comme TTLS, ou EAP-TTLS
  • Protected EAP (PEAP) pour Protected Extensible Authentication Protocol
Identité
Fournissez l'identité de ce serveur.
Certificat utilisateur
Naviguez sur un fichier certificat X.509 personnel encodé avec DER (Distinguished Encoding Rules) ou avec PEM (Privacy Enhanced Mail).
Certificat CA
Naviguez sur un fichier certificat autorité certificat X.509 encodé avec DER (Distinguished Encoding Rules) ou avec PEM (Privacy Enhanced Mail).
Clé privée
Naviguez sur un fichier clé privée encodé avec DER (Distinguished Encoding Rules), PEM (Privacy Enhanced Mail), ou avec PKCS#12 (Personal Information Exchange Syntax Standard).
Mot de passe de la clé privée
Mot de passe de la clé privée spécifiée dans le champ Clé privée. Sélectionnez Afficher le mot de passe pour rendre le mot de passe visible lorsque vous le saisissez.
L'onglet Sécurité 802.1x

Figure 9.26. L'onglet Sécurité 802.1x

9.7.1.4. L'onglet Paramètres IPv4

Utilisez l'onglet Onglet des paramètres IPv4 pour configurer les paramètres IPv4 de la connexion réseau sélectionnée au préalable.
Utilisez le menu déroulant Méthode pour spécifier les paramètres que le système devrait tenter d'obtenir d'un service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) exécuté sur le réseau. Choisissez l'une des options suivantes :
Automatique (DHCP)
Les paramètres IPv4 sont configurés par le service DHCP sur le réseau.
Adresses automatiques (DHCP) uniquement
L'adresse IPv4, le masque réseau, et l'adresse de la passerelle sont configurés par le service DHCP sur le réseau, mais les serveurs DNS et les domaines de recherche doivent être configurés manuellement.
Manuel
Les paramètres IPv4 sont configurés manuellement pour une configuration statique.
Link-Local uniquement
Une adresse de lien local dans la plage 169.254/16 est assignée à l'interface.
Partagé avec d'autres ordinateurs
Le système est configuré afin de fournir un accès réseau à d'autres ordinateurs. Une adresse dans la plage 10.42.x.1/24 est assignée à l'interface, un serveur DHCP et un serveur DNS sont lancés, et l'interface est connectée à la connexion réseau par défaut sur les systèmes avec traduction d'adresses de réseau (NAT, ou « Network Address Translation »).
Désactivé
IPv4 est désactivé pour cette connexion.
Si vous avez sélectionné une méthode nécessitant que vous fournissiez des paramètres manuellement, saisissez les détails de l'adresse IP de cette interface, le masque réseau et la passerelle dans le champ Adresses. Utilisez les boutons Ajouter et Supprimer pour ajouter ou supprimer des adresses. Saisissez dans une liste séparée par des virgules les serveurs DNS dans le champ Serveurs DNS, ainsi qu'une liste séparée par des virgules des domaines dans le champ Recherche de domaines pour tous les domaines que vous souhaitez inclure dans les recherches de noms de serveur.
Optionnellement, saisissez un nom pour cette connexion réseau dans le champ Identifiant client DHCP. Ce nom doit être unique dans le subnet. En assignant un identifiant client DHCP évident à une connexion, il vous sera plus facile d'identifier cette connexion lors de la résolution de problèmes de réseau.
Décochez la case Exiger l'adressage IPv4 pour que cette connexion fonctionne afin de permettre au système d'établir cette connexion sur un réseau IPv6 si la configuration IPv4 échoue mais que la configuration IPv6 fonctionne.
L'onglet Paramètres IPv4

Figure 9.27. L'onglet Paramètres IPv4

9.7.1.4.1. Modifier les routes IPv4
Red Hat Enterprise Linux configure un certain nombre de routes automatiquement basées sur les adresses IP d'un périphérique. Pour modifier des routes supplémentaires, cliquez sur le bouton Routes. La boîte de dialogue Modifier les routes IPv4 apparait.
La boîte de dialogue Modifier les routes IPv4

Figure 9.28. La boîte de dialogue Modifier les routes IPv4

Cliquez sur Ajouter pour ajouter l'adresse IP, le netmask, l'adresse de la passerelle, et la métrique de la nouvelle route statique.
Sélectionnez Ignorer les routes obtenues automatiquement afin que l'interface n'utilise que les routes spécifiées ici.
Sélectionnez Utiliser cette connexion pour les ressources sur son réseau uniquement afin de restreindre les connexions au réseau local uniquement.

9.7.1.5. Onglet Paramètres IPv6

Utilisez l'onglet Paramètres IPv6 pour configurer les paramètres IPv6 pour la connexion réseau sélectionnée au préalable.
Utilisez le menu déroulant Méthode pour spécifier les paramètres que le système devrait tenter d'obtenir d'un service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) exécuté sur le réseau. Choisissez l'une des options suivantes :
Ignorer
IPv6 est ignoré pour cette connexion.
Automatique
NetworkManager utilise router advertisement (RA) pour créer une configuration automatique et sans état (stateless).
Automatique, adresses uniquement
NetworkManager utilise RA pour créer une configuration automatique et sans état, mais les serveurs DNS et les domaines de recherche sont ignorés et devront donc être configurés manuellement.
Automatique, DHCP uniquement
NetworkManager n'utilise pas RA, mais requiert des informations directement depuis DHCPv6 pour créer une configuration avec état (stateful).
Manuel
Les paramètres IPv6 sont configurés manuellement pour une configuration statique.
Link-Local uniquement
Une adresse link-local avec le préfixe fe80::/10 est assignée à l'interface.
Si vous avez sélectionné une méthode nécessitant que vous fournissiez des paramètres manuellement, saisissez les détails de l'adresse IP de cette interface, le masque réseau et la passerelle dans le champ Adresses. Utilisez les boutons Ajouter et Supprimer pour ajouter ou supprimer des adresses. Saisissez dans une liste séparée par des virgules les serveurs DNS dans le champ Serveurs DNS, ainsi qu'une liste séparée par des virgules des domaines dans le champ Recherche de domaines pour tous les domaines que vous souhaitez inclure dans les recherches de noms de serveur.
Optionnellement, saisissez un nom pour cette connexion réseau dans le champ Identifiant client DHCP. Ce nom doit être unique dans le subnet. En assignant un identifiant client DHCP évident à une connexion, il vous sera plus facile d'identifier cette connexion lors de la résolution de problèmes de réseau.
Décochez la case Exiger l'adressage IPv6 pour que cette connexion fonctionne afin de permettre au système d'établir cette connexion sur un réseau IPv4 si la configuration IPv6 échoue mais que la configuration IPv4 fonctionne.
Onglet Paramètres IPv6

Figure 9.29. Onglet Paramètres IPv6

9.7.1.5.1. Modifier les routes IPv6
Red Hat Enterprise Linux configure un certain nombre de routes automatiquement basées sur les adresses IP d'un périphérique. Pour modifier des routes supplémentaires, cliquez sur le bouton Routes. La boîte de dialogue Modifier les routes IPv6 apparait.
La boîte de dialogue Modifier les routes IPv6

Figure 9.30. La boîte de dialogue Modifier les routes IPv6

Cliquez sur Ajouter pour ajouter l'adresse IP, le netmask, l'adresse de la passerelle, et la métrique de la nouvelle route statique.
Sélectionnez Utiliser cette connexion pour les ressources sur son réseau uniquement afin de restreindre les connexions au réseau local uniquement.

9.7.1.6. Redémarrer un périphérique réseau

Si vous avez reconfiguré un réseau qui était déjà en cours d'utilisation pendant l'installation, vous devrez le déconnecter puis le reconnecter dans anaconda pour que les changements puissent prendre effet. Anaconda utilise des fichiers de configuration d'interface (ifcfg) pour communiquer avec NetworkManager. Un périphérique est déconnecté lorsque son fichier ifcfg est supprimé, et il est reconnecté lorsque son fichier ifcfg est restauré, tant que ONBOOT=yes est paramétré. Reportez-vous au Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux 6 disponible sur https://access.redhat.com/knowledge/docs/ pour obtenir plus d'informations sur les fichiers de configuration d'interface.
  1. Appuyez sur Ctrl+Alt+F2 pour basculer sur le terminal virtuel tty2.
  2. Déplacez le fichier de configuration d'interface sur un emplacement temporaire :
    mv /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-device_name /tmp
    device_name est le périphérique que vous venez de reconfigurer. Par exemple, ifcfg-eth0 est le fichier ifcfg de eth0.
    Le périphérique est maintenant déconnecté dans anaconda.
  3. Ouvrez le fichier de configuration d'interface dans l'éditeur vi :
    vi /tmp/ifcfg-device_name
  4. Vérifiez que le fichier de configuration d'interface contient bien la ligne ONBOOT=yes. Si le fichier ne contient pas déjà la ligne, veuillez l'ajouter maintenant et enregistrer le fichier.
  5. Quittez l'éditeur vi.
  6. Déplacez le fichier de configuration d'interface dans le répertoire /etc/sysconfig/network-scripts/ :
    mv /tmp/ifcfg-device_name /etc/sysconfig/network-scripts/
    Le périphérique est maintenant reconnecté dans anaconda.
  7. Appuyez sur Ctrl+Alt+F6 pour retourner sur anaconda.

9.8. Configuration du fuseau horaire

Définissez votre fuseau horaire en sélectionnant la ville la plus proche de la location physique de votre ordinateur. Cliquez sur la carte pour agrandir une région du monde en particulier.
Spécifiez un fuseau horaire même si vous avez prévu d'utiliser NTP (de l'anglais, Network Time Protocol) pour conserver la précision de l'horloge système.
Vous pouvez maintenant sélectionner votre fuseau horaire de deux manières :
  • À l'aide de la souris, cliquez sur la carte interactive pour sélectionner une ville spécifique (représentée par un point jaune). Un X rouge apparaît alors à l'endroit sélectionné.
  • Vous pouvez également faire défiler la liste au bas de l'écran pour sélectionner votre fuseau horaire. À l'aide de la souris, cliquez sur un emplacement pour mettre votre sélection en surbrillance.
Configuration du fuseau horaire

Figure 9.31. Configuration du fuseau horaire

Si Red Hat Enterprise Linuxest le seul système d'exploitation se trouvant sur votre système, sélectionnez Horloge système utilise UTC. L'horloge système est un matériel physique sur votre ordinateur. Red Hat Enterprise Linux utilise le paramètre de fuseau horaire pour déterminer la différence entre l'heure locale et l'heure UTC sur l'horloge système. Ceci est un comportement standard sur les systèmes utilisant UNIX, Linux, et autres systèmes d'exploitation similaires.
Cliquez sur Suivant pour continuer.

Avertissement

Ne pas activer l'option Horloge système utilise UTC si votre machine exécute aussi Microsoft Windows. Les systèmes d'exploitation de Microsoft règlent l'horloge BIOS sur l'heure locale plutôt que sur l'heure UTC. Ceci peut provoquer des comportements inattendus sous Red Hat Enterprise Linux.

Note

Pour modifier la configuration du fuseau horaire une fois l'installation terminée, utilisez l'Outil des propriétés d'heure et de date.
Saisissez la commande system-config-date à une invite du shell pour démarrer l'Outil des propriétés d'heure et de date. Si vous n'êtes pas connecté en tant que super-utilisateur, le système vous demandera de saisir le mot de passe root pour continuer.
Pour exécuter l'Outil des propriétés d'heure et de date en mode texte, utilisez la commande timeconfig.

9.9. Configuration du mot de passe root

La configuration d'un compte et d'un mot de passe super-utilisateur (également appelé root) constitue l'une des étapes les plus importantes de l'installation. Le compte super-utilisateur est utilisé pour installer les paquetages, mettre à niveau des RPM et effectuer la plupart des tâches de maintenance. En vous connectant en tant que super-utilisateur, vous avez un contrôle total sur votre système.

Note

Le super-utilisateur (également appelé root) a un accès total sur l'ensemble du système. Pour cette raison, la connexion en tant que super-utilisateur doit être établie uniquement pour effectuer des tâches de maintenance ou pour l'administration du système.
Mot de passe root (ou super-utilisateur)

Figure 9.32. Mot de passe root (ou super-utilisateur)

Utilisez votre compte root uniquement pour l'administration du système. Créez un compte utilisateur normal (c'est-à-dire non root) pour l'utilisation générale du système et utilisez la commande su pour vous connecter en tant que super-utilisateur (ou root) lorsque vous devez effectuer une tâche nécessitant une autorisation de niveau super-utilisateur. Ces règles de base réduisent les probabilités d'endommagement du système par une faute de frappe ou une mauvaise commande.

Note

Pour vous connecter en tant que super-utilisateur, saisissez su - à une invite du shell dans une fenêtre de terminal et appuyez sur la touche Entrée. Saisissez ensuite le mot de passe root et validez en appuyant sur Entrée.
Le programme d'installation vous demande de définir un mot de passe root[2] pour votre système. Vous ne pourrez pas passer à l'étape suiivante du processus d'installation sans saisir un mot de passe root.
Le mot de passe root doit contenir au moins six caractères. Quand vous le saisissez, il ne s'affiche pas à l'écran. Vous devez saisir votre mot de passe deux fois. Si les deux mots de passe ne sont pas identiques, le programme d'installation vous demandera de les saisir à nouveau.
Le mot de passe super-utilisateur devrait être un mot dont vous vous souvenez facilement, mais que les autres auront du mal à deviner. Votre nom, votre numéro de téléphone, azerty, mot de passe root, 123456 et abracadabra sont tous des exemples de mauvais mots de passe. De bons mots de passe devraient contenir aussi bien des chiffres que des lettres majuscules et minuscules et ne devraient pas contenir de mots du dictionnaire, comme par exemple, Aard387vark ou 420BMttNT. N'oubliez pas que le mot de passe est sensible à la casse. Si vous prenez note de votre mot de passe, conservez-le dans un endroit sûr. Nous vous déconseillons toutefois de prendre note des mots de passe que vous créez.

Avertissement

Pour des raisons de sécurité, nous vous déconseillons vivement d'utiliser comme mot de passe l'un des exemples mentionnés dans ce manuel.
Pour changer votre mot de passe root après voir terminé l'installation, utilisez l'Outil de mot de passe root.
Saisissez la commande system-config-users dans une invite du shell pour démarrer le Gestionnaire des utilisateurs, un puissant outil de gestion et de configuration des utilisateurs. Si vous n'êtes pas connecté en tant que super-utilisateur, le système vous demandera de saisir le mot de passe root pour continuer.
Entrez le mot de passe root dans le champ Root Password. Red Hat Enterprise Linuxaffiche les caractères en tant qu'astérisques par sécurité. Saisissez le mot de passe à nouveau dans le champ Confirm afin de le définir correctement. Une fois ce mot de passe défini, sélectionnez Suivant pour continuer.

9.10. Assigner des périphériques de stockage

Si vous avez sélectionné plus d'un périphérique de stockage sur le système d'écran de sélection des périphériques de stockage (référez-vous à Section 9.6, « Périphériques de stockage »), anaconda vous demandera de sélectionner quel périphérique devra être disponible pour l'installation du système d'exploitation, et quel périphérique devra être attaché au système de fichiers pour le stockage des données. Si vous n'avez sélectionné qu'un seul périphérique de stockage, anaconda n'affichera pas cet écran.
Pendant l'installation, les périphériques que vous identifiez comme étant destinés au stockage de données uniquement sont montés en tant que partie intégrante du système de fichiers, mais ne sont pas partitionnés ni formatés.
Assigner des périphériques de stockage

Figure 9.33. Assigner des périphériques de stockage

L'écran est divisé en deux volets. Le volet de gauche contient une liste des périphériques à utiliser pour le stockage de données uniquement. Le volet de droite contient une liste des périphériques qui sont à disponibilité pour l'installation du système d'exploitation.
Chaque liste contient des informations sur les périphériques pour vous aider à les identifier. Un petit menu déroulant marqué d'une icône se trouve sur la droite des en-têtes de colonnes. Ce menu vous permet de sélectionner les types de données présentées sur chaque périphérique. Augmenter ou réduire le montant des informations présentées peut vous aider à identifier des périphériques en particulier.
Déplacer un périphérique d'une liste à l'autre en cliquant sur celui-ci, puis en cliquant soit sur le bouton étiquetté d'une flèche pointant vers la gauche pour le déplacer sur la liste des périphériques de stockage de données, soit en cliquant sur le bouton étiquetté d'une flèche pointant vers la droite pour le déplacer vers la liste des périphériques disponibles pour l'installation du système d'exploitation.
La liste des périphériques disponibles en tant que cibles d'installation inclut aussi un bouton radio à côté de chaque périphérique. Utilisez ce bouton pour spécifier le périphérique que vous souhaitez utiliser comme périphérique de démarrage pour le système.

Important

Si un périphérique de stockage contient un chargeur de démarrage qui chargera le chargeur de démarrage Red Hat Enterprise Linux à la chaîne , incluez ce périphérique de stockage aux Périphériques cibles d'installation. Les périphériques de stockage que vous identifiez en tant que Périphériques cibles d'installation seront visibles pour Anaconda lors de la configuration du chargeur de démarrage.
Les périphériques de stockage que vous identifiez sur cet écran en tant que Périphériques cibles d'installation ne seront pas automatiquement supprimés par le processus d'installation à moins que vous ne sélectionniez l'option Utiliser tout l'espace sur l'écran de partitionnement (reportez-vous à la Section 9.13, « Configuration du partitionnement de disque »).
Lorsque vous aurez terminé d'identifier les périphériques à utiliser pour l'installation, cliquez sur Suivant pour continuer.

9.11. Initialisation du disque dur

Si aucune table de partition lisible n'est trouvée sur les disques durs, le programme d'installation cherchera à initialiser le disque dur. Cette opération rend toutes les données existantes sur le disque dur illisibles. Si votre système possède un nouveau disque dur et qu'aucun système d'exploitation n'y est installé, ou si vous avez supprimé toutes les partitions de votre disque dur, cliquez sur Ré-initialiser le disque.neuf
Le programme d'installation vous présente une boîte de dialogue différente pour chaque disque sur lequel il ne peut pas lire une table de partition valide. Cliquez sur le bouton Tout ignorer ou sur le bouton Tout réinitialiser pour appliquer la même réponse à tous les périphériques.
Écran d'avertissement – initialisation du disque dur

Figure 9.34. Écran d'avertissement – initialisation du disque dur

Certains systèmes RAID ou autres configurations non-standardisées peuvent ne pas être lisibles par le programme d'installation et une invite pour initialiser le disque peut apparaître. Le programme d'installation répond aux structures de disques physiques qu'il détecte.
Pour activer l'initialisation automatique des disques durs, ce qui se révèle nécessaire, utilisez la commande kickstart clearpart --initlabel (reportez-vous à la Chapitre 32, Installations kickstart)

Avertissement

Si vous avez une configuration de disque non-standard qui peut être détachée pendant l'installation, puis détectée et configurée plus tard, éteignez le système, détachez-la, puis redémarrez l'installation.

9.12. Mettre à jour un système existant

Important

Red Hat ne prend pas en charge les mises à niveau sur place entre versions majeures de Red Hat Enterprise Linux. Une version majeure est dénotée par un changement du numéro de version. Par exemple, Red Hat Enterprise Linux 5 et Red Hat Enterprise Linux 6 sont toutes les deux des versions majeures de Red Hat Enterprise Linux.
Les mises à niveau en place entre les versions principales ne permettent pas de préserver tous les paramètres de service ou configurations personnalisées du système. De ce fait, Red Hat conseille des installations nouvelles entre les mises à niveau.principales.
Le système d'installation détecte automatiquement toute installation existante de Red Hat Enterprise Linux. Le processus de mise à jour met le logiciel système existant à niveau avec les nouvelles versions, mais ne supprime aucune donnée des répertoires de base de l'utilisateur. La structure de partition existante sur vos disques durs ne change pas. Votre configuration du système ne changera que si une mise à jour de paquetage ne le demande. La plupart des mises à jour de paquetages ne changeront pas la configuration du système, mais installeront plutôt une fichier de configuration supplémentaire que vous pourrez examiner ultérieurement.
Remarquez que le médium d'installation que vous utilisez peut ne pas contenir tous les paquetages de logiciels dont vous avez besoin afin de mettre à jour votre ordinateur.

9.12.1. La boîte de dialogue Mise à jour

Si votre système contient une installation Red Hat Enterprise Linux, une boîte de dialogue vous demandant si vous souhaitez mettre à jour cette installation s'affichera. Pour effectuer la mise à niveau d'un système existant, choisissez l'installation appropriée depuis une liste déroulante et sélectionnez Suivant.
La boîte de dialogue Mise à jour

Figure 9.35. La boîte de dialogue Mise à jour

Note

Les logiciels installés manuellement sur votre système Red Hat Enterprise Linux peuvent se comporter différemment après une mise à jour. Vous pourriez avoir à les réinstaller ou à les recompiler après une mise à jour afin de vous assurer de leur bon fonctionnement sur le système mis à niveau.

9.12.2. Mettre à jour à l'aide de l'installateur

Note

En général, Red Hat vous recommande de conserver les données utilisateur sur une partition /home séparée et d'effectuer une nouvelle installation. Pour obtenir plus d'informations sur les partitions et comment les créer, reportez-vous à la Section 9.13, « Configuration du partitionnement de disque ».
Si vous choisissez de mettre votre système à niveau à l'aide du programme d'installation, tout logiciel non fourni par Red Hat Enterprise Linux qui rentrerait en conflit avec le logiciel Red Hat Enterprise Linux sera écrasé. Avant de procédez à une mise à jour de ce type, dressez une liste des paquetages de votre système actuel pour future référence :
rpm -qa --qf '%{NAME} %{VERSION}-%{RELEASE} %{ARCH} ' > ~/old-pkglist.txt
Après l'installation, consultez cette liste afin de découvrir quels sont les paquetages que vous devrez sans doute reconstruire ou retrouver depuis d'autres sources que Red Hat.
Ensuite, faites une copie de sauvegarde de toutes les données de configuration de système :
su -c 'tar czf /tmp/etc-`date +%F`.tar.gz /etc' 
su -c 'mv /tmp/etc-*.tar.gz /home'
Faites une copie de sauvegarde complète de toutes les données importantes avant de procéder à une mise à niveau. Les données importantes peuvent inclure la totalité du contenu de votre répertoire /home ainsi que le contenu de services tels que Apache, FTP, ou le SQL server, ou un système de gestion de code source. Même si une mise à niveau n'est pas destructive, si celle-ci n'est pas effectuée correctement, la possibilité d'une perte de données existe.

Avertissement

Remarquez que les exemples ci-dessus stockent les copies de sauvegarde dans un répertoire /home. Si votre répertoire /home n'est pas une partition séparée, ne suivez pas ces exemples à la lettre ! Stockez vos copies de sauvegarde sur un autre périphérique, tel que sur un CD, un DVD, ou sur un disque dur externe.
Pour obtenir plus d'informations sur la complétion du processus de mise à jour ultérieure, reportez-vous à la Section 35.2, « Finaliser une mise à niveau ».

9.12.3. Mettre à jour la configuration du chargeur d'amorçage

Votre installation Red Hat Enterprise Linux doit être enregistrée dans le chargeur de démarrage afin de démarrer correctement. Un chargeur de démarrage est un logiciel sur votre machine, qui trouve et démarre le système d'exploitation. Reportez-vous à la Annexe E, Chargeur de démarrage GRUB pour obtenir plus d'informations sur les chargeurs de démarrage.
La boîte de dialogue de mise à jour du chargeur d'amorçage

Figure 9.36. La boîte de dialogue de mise à jour du chargeur d'amorçage

Si le chargeur d'amorçage existant à été installé par une distribution de Linux, le système d'installation peut le modifier afin de charger le nouveau système Red Hat Enterprise Linux. Pour mettre le chargeur d'amorçage à jour, sélectionnez Mettre à jour la configuration du chargeur d'amorçage. Ceci est le comportement par défaut lorsque vous mettez à jour une installation existante de Red Hat Enterprise Linux.
GRUB est le chargeur d'amorçage standard pour Red Hat Enterprise Linux sur architectures 32 et 64 bit. Si votre machine utilise un autre chargeur d'amorçage, tel que BootMagic, System Commander, ou le chargeur installé par Microsoft Windows, alors le système d'installation Red Hat Enterprise Linux ne pourra pas le mettre à jour. Dans ce cas, sélectionnez Ignorer la mise à jour du chargeur d'amorçage. Lorsque le processus d'installation se termine, reportez-vous à la documentation de votre produit pour obtenir de l'aide.
Installez le nouveau chargeur de démarrage faisant partie du processus de mise à jour seulement si vous êtes certain de vouloir remplacer le chargeur de démarrage existant. Si un nouveau chargeur de démarrage est installé, vous ne pourrez probablement démarrer vos systèmes d'exploitations existants que si vous avez configuré le nouveau chargeur de démarrage. Sélectionnez Créer une nouvelle configuration du chargeur de démarrage pour supprimer un ancien chargeur de démarrage et installer GRUB.
Après avoir fait votre sélection, cliquez sur Suivant pour continuer. Si vous avez sélectionné l'option Créer une nouvelle configuration de chargeur d'amorçage, reportez-vous à la Section 9.17, « Configuration du chargeur d'amorçage pour x86, AMD64, et Intel 64 ». Si vous avez choisi de mettre à jour ou d'ignorer la configuration du chargeur d'amorçage, l'installation continuera sans nécessiter votre participation.

9.13. Configuration du partitionnement de disque

Avertissement

Il est toujours bon de créer des copies de sauvegarde des données qui se trouvent sur vos systèmes. Par exemple, si vous mettez votre système à niveau ou si vous créez un système à double démarrage, vous devriez sauvegarder toutes les données que vous souhaitez garder sur vos disques durs. Des erreurs peuvent survenir et provoquer la perte de toutes vos données.

Important

Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en mode texte, seuls les schémas de partitionnement par défaut décrits dans cette section pourront être utilisés. Vous ne pourrez pas ajouter ou supprimer des partitions ou systèmes de fichiers autres que ceux que l'installateur ajoutera ou supprimera automatiquement. Si vous avez besoin d'une structure personnalisée lors de l'installation, vous devriez procéder soit à une installation graphique sur une connexion VNC, ou à une installation Kickstart.
De plus, les options avancées telles que LVM, les systèmes de fichiers cryptés, et les systèmes de fichiers redimensionnables ne sont disponibles qu'en mode graphique et Kickstart.

Important

Si vous avez une carte RAID, faites attention au fait que certains BIOS ne prennent pas en charge le démarrage à partir de la carte RAID. Dans de tels cas, la partition /boot/ doit être créée sur une partition en-dehors de la matrice RAID, comme par exemple sur un disque dur séparé. L'utilisation d'un disque dur interne est nécessaire pour la création de partitions avec les cartes RAID problématiques.
Une partition /boot/ est également nécessaire pour les configurations RAID logicielles.
Si vous avez choisi de partitionner automatiquement votre système, sélectionnez Examiner et modifiez manuellement votre partition /boot/.
Le partitionnement vous permet de diviser votre disque dur en sections isolées ; chacune d'entre elles se comporte comme un disque dur individuel. Le partitionnement est particulièrement utile si vous utilisez plusieurs systèmes d'exploitation. Si vous ne savez pas très bien comment partitionner votre système, reportez-vous à la Annexe A, Introduction aux partitions de disque afin d'obtenir davantage d'informations.
Configuration du partitionnement de disque

Figure 9.37. Configuration du partitionnement de disque

À partir de cet écran, vous pouvez choisir d'effectuer l'un des quatre partitionnements par défaut, ou un partitionnement des périphériques de stockage manuel afin de créer un partitionnement personnalisé.
Les quatre premières options vous permettent d'effectuer une installation automatique sans avoir à partitionner manuellement vos périphériques de stockage. Si vous ne vous sentez pas vraiment capable de partitionner votre système, nous vous recommandons de choisir l'une des options suivantes et de laisser le programme d'installation partitionner les périphériques de stockage pour vous. Selon l'option choisie, vous pouvez quand même contrôler quelles données (s'il y en a) seront supprimées du système.
Vos options sont :
Utiliser tout l'espace
Sélectionner cette option pour supprimer toutes les partitions sur vos disques durs (y compris les partitions crééespar d'autres systèmes d'exploitation, telles que les partitions Windows VFAT ou NTFS).

Avertissement

Si vous sélectionnez cette option, toutes les données sur le(s) disque(s) dur(s) sélectionné(s) seront supprimées par le programme d'installation. Ne pas sélectionner cette option si vous avez des informations que vous souhaitez conserver sur le(s) disque(s) dur(s) où installer Red Hat Enterprise Linux.
Ne sélectionnez pas cette option lorsque vous configurez un système pour qu'il effectue un chargement en chaîne du chargeur de démarrage Red Hat Enterprise Linux depuis un autre chargeur de démarrage.
Remplacer le(s) système(s) Linux existant(s)
Sélectionner cette option pour ne supprimer que les partitions créées par une installation précédente de Linux. Ceci ne supprime pas les autres partitions que vous pouvez avoir sur vos disques durs (telles que des partitions VFAT ou FAT32).
Réduire le système actuel
Sélectionnez cette option si vous souhaitez changer la taille de vos données et partitions actuelles manuellement et installer une partition Red Hat Enterprise Linux par défaut dans l'espace libre.

Avertissement

Si vous réduisez des partitions sur lesquelles d'autres systèmes d'exploitation sont installés, vous ne pourrez sans doute pas utiliser ces systèmes d'exploitation. Même si cette option de partitionnement ne détruit pas de données, les systèmes d'exploitation, typiquement, nécessitent de l'espace libre dans leurs partitions. Veuillez vérifier combien d'espace devrait rester libre avant de procéder au changement de taille d'une partition contenant un système d'exploitation que vous pourriez utiliser à nouveau.
Utiliser l'espace libre
Sélectionnez cette option afin de conserver vos données et partitions actuelles et pour installer Red Hat Enterprise Linux sur l'espace inutilisé disponible sur les disques de stockage. Assurez-vous qu'il reste suffisamment d'espace sur les disques de stockage avant de sélectionner cette option — référez-vous à Section 3.4, « Avez-vous suffisamment d'espace disque ? ».

Avertissement

Si votre système x86 64 bit utilise UEFI au lieu de BIOS, vous devrez créer une partition /boot manuellement. Cette partition doit posséder un système de fichiers ext3. Votre système ne démarrera pas si vous choisissez d'effectuer le partitionnement automatiquement.
Créer une structure personnalisée
Sélectionnez cette option pour partitionner les périphériques de stockage manuellement et pour créer des structures personnalisées. Référez-vous à Section 9.15, « Créer une structure personnalisée ou modifier la structure par défaut »
Choisissez votre méthode préférée de partitionnement en cliquant sur le bouton radio se trouvant à gauche de sa description dans la boîte de dialogue.
Sélectionnez l'option Chiffrer le système pour chiffrer toutes les partitions sauf la partition /boot. Référez-vous à Annexe C, Chiffrement de disque pour obtenir des informations sur le chiffrement.
Pour examiner les partitions créées automatiquement et y apporter des modifications, sélectionnez l'option Examiner. Après l'avoir sélectionnée et après avoir cliqué sur Suivant pour continuer, vous verrez les partitions créées par Ananconda. Vous pourrez également les modifier si elles ne correspondent pas à vos besoins.

Important

Ppour configurer le chargeur de démarrage Red Hat Enterprise Linux sur chargement en chaîne depuis un autre chargeur de démarrage, vous devez spécifier le disque de démarrage manuellement. Si vous avez choisi l'une des options de partitionnement automatique, vous devrez sélectionner l'option Examiner et modifier la structure de partitionnement avant de cliquer sur Suivant, sinon vous ne pourrez pas spécifier le disque de démarrage correct.

Important

Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux 6 sur un système possédant des périphériques de stockage à chemins d'accès multiples (multipath) et des périphériques de stockage non-multipath, la structure du partitionnement automatique dans l'installateur peut créer des groupes de volumes contenant une combinaison de périphériques multipath et de périphériques non-multipath, ce qui est contraire au principe du stockage à chemins d'accès multiples.
Sur l'écran de sélection de disques qui apparaît après la sélection du partitionnement automatique, nous vous recommandons de sélectionner des périphériques à chemins d'accès multiples (multipath) uniquement ou des périphériques non-multipath uniquement. Alternativement, sélectionnez le partitionnement personnalisé.
Cliquez sur Suivant pour continuer une fois que vous avez terminé vos sélections.

9.14. Chiffrer les partitions

Si vous avez sélectionné l'option Chiffrer le système, l'installateur vous demandera une phrase de passe avec laquelle chiffrer les partitions sur le système.
Les partitions sont chiffrées à l'aide deLUKS (Linux Unified Key Setup) — reportez-vous à la Annexe C, Chiffrement de disque pour obtenir davantage d'informations.
Saisir la phrase de passe pour la partition chiffrée

Figure 9.38. Saisir la phrase de passe pour la partition chiffrée

Choisissez une phrase de passe et entrez-la dans chacun des deux champs de la boîte de dialogue. Vous devrez fournir cette phrase de passe à chaque fois que le système démarre.

Avertissement

Si vous oubliez cette phrase de passe, toutes les partitions chiffrées et toutes les données y figurant ne seront plus accessibles. Il n'existe aucun moyen de retrouver une phrase de passe oubliée.
Remarquez que si vous effectuez une installation kickstart de Red Hat Enterprise Linux, vous pouvez enregistrer les phrases de passe de chiffrement et créer des copies de sauvegarde de phrases de passe de chiffrement pendant l'installation. Reportez-vous à la Section C.3.2, « Enregistrer les phrases de passe » et Section C.3.3, « Créer et enregistrer les phrases de passe ».

9.15. Créer une structure personnalisée ou modifier la structure par défaut

Si vous avez choisi une des quatre options de partitionnement automatique et n'avez pas sélectionné Examiner, veuillez passer directement à la Section 9.18, « Sélection des groupes de paquetages ».
Si vous avez choisi une des options de partitionnement automatique et avez sélectionné Examiner, vous pouvez soit accepter les paramètres de partition actuels (cliquez sur Suivant), soit modifier la configuration manuellement dans l'écran de partitionnement.
Si vous avez choisi de créer une configuration personnalisée, vous devez indiquer au programme où installer Red Hat Enterprise Linux. Vous devez pour cela définir des points de montage pour une ou plusieurs partition(s) de disque où Red Hat Enterprise Linux sera installé. Vous devrez peut-être également créer et/ou supprimer des partitions.

Avertissement

Si votre système x86 64 bit utilise UEFI au lieu de BIOS, vous devrez créer une partition /boot manuellement. Cette partition doit posséder un système de fichiers ext3. Votre système ne démarrera pas si vous choisissez d'effectuer le partitionnement automatiquement.
Si vous n'avez pas encore planifié comment configurer vos partitions, reportez-vous à l'Annexe A, Introduction aux partitions de disque and Section 9.15.5, « Schéma de partitionnement recommandé ». Vous avez besoin au minimum d'une partition racine (ou root) de taille adéquate, et d'une partition swap appropriée par rapport à la quantité de mémoire vive dont dispose le système.
Anaconda peut satisfaire les conditions de partitionnement d'une installation typique.
Partitionnement sur les systèmes x86, AMD64, et Intel 64

Figure 9.39. Partitionnement sur les systèmes x86, AMD64, et Intel 64

L'écran de partitionnement contient deux panneaux. Le panneau supérieur contient une représentation graphique du disque dur, du volume logique, ou du périphérique RAID sélectionné dans le panneau inférieur.
Au-dessus de la représentation graphique du périphérique, vous pouvez modifier le nom du disque (tel que /dev/sda ou LogVol00), sa taille (en Mo), et le modèle tel qu'il a été détecté par le programme d'installation.
À l'aide de la souris, cliquez une fois sur un champ spécifique de l'affichage graphique afin de le mettre en surbrillance. Cliquez deux fois pour modifier une partition existante ou pour créer une partition avec l'espace libre disponible.
Le panneau inférieur contient une liste de tous les disques, volumes logiques, et périphériques RAID à utiliser pendant l'installation, comme spécifié plus tôt dans le processus d'installation — reportez-vous à l'Section 9.10, « Assigner des périphériques de stockage »
Les périphériques sont groupés par type. Cliquez sur les petits triangles à gauche du type de périphérique pour afficher ou cacher les périphériques de ce type.
Anaconda affiche plusieurs détails pour chaque périphérique listé :
Périphérique
le nom du périphérique, du volume logique, ou de la partition
Taille (Mo)
la taille du périphérique, du volume logique, ou de la partition (en Mo)
Point de montage/RAID/Volume
le point de montage (emplacement dans un système de fichiers) sur lequel la partition doit être montée, ou le nom du RAID ou du groupe de volumes logiques dont elle fait partie
Type
le type de partition. Si la partition est une partition standardm ce champ affichera le type de système de fichiers sur la partition (par exemple, ext4). Sinon, il indique que la partition est un volume physique (LVM), ou fait partie d'un RAID logiciel
Format
Une marque dans cette colonne indique que la partition sera formatée pendant l'installation.
En-dessous du panneau du bas figurent quatre boutons : Créer, Modifier, Supprimer, et Réinitialiser.
Sélectionnez un périphérique ou une partition en cliquant dessus sur l'une des représentations graphique dans le panneau supérieur ou dans la liste du panneau inférieur, puis cliquez sur l'un des quatre boutons afin de procéder aux actions suivantes :
Créer
créer une nouvelle partition, un nouveau volume ou RAID logiciel
Modifier
modifier une partition, un volume logique ou un RAID logiciel existant. Remarquez que vous pouvez uniquement réduire la taille des partitions avec le bouton Redimensionner, vous ne pourrez pas les agrandir.
Supprimer
supprimer une partition, un volume logique ou un RAID logiciel
Réinitialiser
annuler toutes les modifications effectuées sur cet écran

9.15.1. Créer un stockage

La boîte de dialogue Créer un stockage vous permet de créer de nouvelles partitions de stockage, des volumes logiques et des RAIDs logiciels. Anaconda présente les options comme disponible ou indisponibles, suivant le stockage déjà présent sur le système ou configuré pour transférer sur le système.
Création de stockage

Figure 9.40. Création de stockage

Les options sont regroupeés sous Créer une partition, Créer un RAID logiciel et Créer un LVM comme suit :

Créer une partition

Reportez-vous à la Section 9.15.2, « Ajout de partitions » pour plus de détails sur la boîte de dialogue Ajouter une partition.

Créer un RAID logiciel

Reportez-vous à la Section 9.15.3, « Créer un RAID logiciel » pour plus de détails.
  • Partition RAID — créez une partition dans un espace non-alloué afin de former une partie d'un périphérique RAID logiciel. Pour former un périphérique RAID logiciel, deux partitions RAID ou plus doivent être disponibles sur le système.
  • Périphérique RAID — combine deux partitions RAID ou plus, en un périphérique RAID logiciel. Lorsque vous choisissez cette option, vous pouvez spécifier le type de périphérique RAID à créer (le niveau RAID). Cette option n'est disponible que lorsque deux partitions RAID ou plus sont disponibles sur le système.

Créer un volume logique LVM

Reportez-vous à la Section 9.15.4, « Créer un volume logique LVM » pour plus de détails.
  • Volume physique LVM — créez un volume physique sur de l'espace non-alloué.
  • Groupe de volumes LVM — créez un groupe de volumes à partir d'un volume physique ou plus. Cette option est uniquement disponible lorsqu'au moins un volume physique est disponible sur le système.
  • Volume logique LVM — créez un volume logique sur un groupe de volumes. Cette option n'est disponible que si au moins un groupe de volumes est disponible sur le système.

9.15.2. Ajout de partitions

Pour ajouter une nouvelle partition, sélectionnez le bouton Créer. Une boîte de dialogue apparaît (reportez-vous à la Figure 9.41, « Création d'une nouvelle partition »).

Note

Vous devez dédier au moins une partition à cette installation et optionnellement plus. Pour davantage d'informations, reportez-vous à la Annexe A, Introduction aux partitions de disque.
Création d'une nouvelle partition

Figure 9.41. Création d'une nouvelle partition

  • Point de montage : saisissez le point de montage de la partition. Par exemple, si cette partition doit correspondre à la partition racine (ou root), saisissez / ; saisissez /boot pour la partition /boot, et ainsi de suite. Le point de montage approprié pour votre partition peut également être choisi dans le menu déroulant. Pour une partition swap, le point de montage ne doit pas être configuré — configurer le type du système de fichiers sur swap est suffisant.
  • Type de système de fichiers : en utilisant le menu déroulant, sélectionnez le type de système de fichiers approprié pour cette partition. Pour davantage d'informations sur les types de système de fichiers, reportez-vous à la Section 9.15.2.1, « Types de systèmes de fichiers ».
  • Disques disponibles : Ce champ contient une liste des disques durs installés sur votre système. Si la case d'un de ces disques durs est en surbrillance, vous pouvez alors y créer la partition souhaitée. Si la case n'est pas cochée, la partition ne sera jamais créée sur ce disque. En utilisant divers paramétrages de cases à cocher, vous pouvez faire en sorte qu'Anaconda place des partitions à l'endroit où vous le souhaitez, ou vous pouvez laisser Anaconda décider lui-même de l'endroit où les placer.
  • Taille (Mo) : Saisissez la taille (en méga-octets) de la partition. Remarque : ce champ a par défaut la valeur 200 Mo. À moins que vous ne modifiez ce paramètre, seule une partition de 200 Mo sera créée.
  • Options de taille supplémentaires : Vous avez le choix entre garder cette partition à une taille fixée, lui permettre de « grandir » (remplir l'espace disponible du disque dur) jusqu'à un certain point ou lui permettre de remplir tout l'espace disque restant qui est disponible.
    Si vous choisissez Remplir tout l'espace jusqu'à (Mo), vous devez indiquer des restrictions au niveau de la taille dans le champ situé à droite de cette option. Elle vous permet de conserver une certaine quantité d'espace libre sur votre disque dur en vue d'une utilisation future.
  • Forcer à être une partition primaire : sélectionnez si la partition que vous créez doit être une des quatre premières partitions sur le disque dur. Si elle n'est pas sélectionnée, la partition est créée en tant que partition logique. Reportez-vous à la Section A.1.3, « Partitions à l'intérieur de partitions — Présentation des partitions étendues » pour obtenir davantage d'informations.
  • Chiffrer : Choisissez s'il faut chiffrer la partition ou non, de manière à ce que les données qui sont stockées dessus ne puissent pas être obtenues sans un mot de passe, même si le périphérique de stockage est connecté à un autre système. Référez-vous à Annexe C, Chiffrement de disque pour obtenir plus d'informations sur le chiffrement des périphériques de stockage. Si vous choisissez cette option, l'installateur vous demandera de fournir un mot de passe avant d'écrire la partition sur le disque.
  • Valider : Sélectionnez Valider une fois que les paramètres vous conviennent et que vous souhaitez créer la partition.
  • Annuler : Sélectionnez Annuler si vous ne voulez pas créer de partition.

9.15.2.1. Types de systèmes de fichiers

Red Hat Enterprise Linux vous permet de créer différents types de partitions et systèmes de fichiers. Vous trouverez ci-dessous une brève description des divers types de partitions et systèmes de fichiers disponibles et de la façon dont ils peuvent être utilisés.

Type de partition

  • partition standard — Une partition standard peut contenir un système de fichiers ou espace swap, ou fournir un conteneur pour RAID logiciel ou un volume physique LVM.
  • swap — Les partitions swap sont utilisées pour gérer la mémoire virtuelle. Autrement dit, les données sont enregistrées sur une partition swap lorsqu'il n'y a pas suffisamment de mémoire vive pour stocker les données que traite votre système. Reportez-vous au Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux pour obtenir davantage d'informations.
  • RAID logiciel — La création de deux ou plusieurs partitions RAID logicielles vous permet de créer un périphérique RAID. Pour en savoir plus sur RAID, reportez-vous au chapitre RAID (Redundant Array of Independent Disks) dans le Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux.
  • volume physique (LVM) — La création d'une ou de plusieurs partitions de volume physique (LVM) vous permet de créer un volume logique LVM. LVM peut améliorer la performance lors de l'utilisation de disques physiques. Pour davantage d'informations concernant LVM, reportez-vous au Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux.

Systèmes de fichiers

  • ext4 — Le système de fichiers ext4 est basé sur le système ext3, mais il comporte un certain nombre d'améliorations. Celles-ci incluent une prise en charge de fichiers et de systèmes de fichiers de plus grande taille, une allocation de l'espace disque plus rapide et plus efficace, un nombre infini de sous-répertoires dans un répertoire, une vérification des systèmes de fichiers plus rapide, ainsi qu'une journalisation plus robuste. Le système de fichiers ext4 est sélectionné par défaut et son utilisation est vivement conseillée.
  • ext3 — Le système de fichiers ext3 est basé sur le système de fichiers ext2, mais il a un principal avantage — la journalisation. L'utilisation d'un système de fichiers offrant la journalisation permet de réduire le temps de récupération d'un système de fichiers après une panne car il n'est plus nécessaire d'utiliser fsck [3]
  • ext2 — Le système de fichiers ext2 prend en charge les types de fichiers UNIX (fichiers standard, répertoires, liens symboliques, etc.). Il offre la possibilité d'attribuer des noms de fichiers longs pouvant aller jusqu'à 255 caractères.
  • xfs — XFS est un système de fichiers à haute scalabilité et de haute performance qui supporte des systèmes de fichiers faisant jusqu'à 16 exaoctets (environ 16 millions de téraoctets), des fichiers faisant jusqu'à 8 exaoctets (environ 8 millions de téraoctets) et des structures de répertoires contenant des dizaines de millions d'entrées. XFS prend en charge la journalisation des métadonnées, qui permet un temps de récupération plus rapide après une panne. Le système de fichiers XFS peut aussi être défragmenté et redimmensionné tout en restant monté et actif.
  • vfat — Le système de fichiers VFAT est un système de fichiers Linux compatible avec les noms de fichiers longs du système de fichiers FAT de Microsoft Windows.
  • Btrfs — Btrfs est en cours de développement en tant que système de fichiers capable d'adresser et de gérer plus de fichiers, de taille plus importante, ainsi que des volumes plus importants que les systèmes de fichiers ext2, ext3, et ext4. Btrfs est conçu pour rendre le système de fichiers plus tolérant face aux erreurs, et pour faciliter leur détection et réparation lorsqu'elles surviennent. Btrfs utilise checksum pour s'assurer de la validité des données et des métadonnées, Btrfs conserve aussi des copies du système de fichiers qui peuvent être utilisées comme sauvegardes ou pour effectuer des réparations.
    Comme Btrfs se trouve encore à l'état expérimental et est en cours de développement, le programme d'installation ne l'offre pas par défaut. Si vous souhaitez créer une partition Btrfs sur un disque, vous devrez lancer le processus d'installation avec l'option de démarrage btrfs. Reportez-vous à la Chapitre 28, Options de démarrage pour obtenir des instructions.

    Avertissement

    Red Hat Enterprise Linux 6 inclut Btrfs en tant qu'aperçu technologique afin de vous permettre d'expérimenter ce système de fichiers. Vous ne devriez pas choisir Btrfs pour des partitions qui contiennent des données importantes ou essentielles à l'opération de systèmes importants.

9.15.3. Créer un RAID logiciel

Les RAID (Réseau redondant de disques indépendants) sont construits à partir de multiples périphériques de stockage ordonnés de manière à fournir une performance améliorée et — dans certaines configurations — une meilleure tolérance vis-à-vis des erreurs. Reportez-vous au Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux pour une description des différents types de RAID.
Pour créer un périphérique RAID, vous devez d'abord créer des partitions RAID logicielles. Après avoir créé plusieurs partitions RAID logicielles, sélectionnez RAID afin de lier les partitions RAID logicielles à un périphérique RAID.
Partition RAID
Choisissez cette option pour configurer une partition pour RAID logiciel. Cette option est le seul choix disponible si votre disque ne contient aucune partition RAID logiciel. Ceci est la même boîte de dialogue que celle qui s'affiche lorsque vous ajoutez une partition standard — reportez-vous à la Section 9.15.2, « Ajout de partitions » pour une description des options disponibles. Notez cependant que le Type de système de fichiers doit être paramétré sur RAID logiciel
Créer une partition RAID logiciel

Figure 9.42. Créer une partition RAID logiciel

Périphérique RAID
Choisissez cette option pour construire un périphérique RAID à partir de deux partitions RAID logicielles existantes ou plus. Cette option est disponible si deux partitions RAID logicielles ou plus ont été configurées.
Création d'un périphérique RAID

Figure 9.43. Création d'un périphérique RAID

Sélectionnez le type de système de fichiers comme pour une partition standard.
Anaconda suggère automatiquement un nom pour le périphérique RAID, mais vous pouvez sélectionner des noms manuellement de md0 à md15.
Cliquez sur les cases à cocher à côté des périphériques de stockage individuels pour les inclure ou pour les supprimer de ce RAID.
Le niveau RAID correspond à un type particulier de RAID. Choisissez à partir d'une des options suivantes :
  • RAID 0 — distribue les données sur de multiples périphériques de stockage. Les RAIDs niveau 0 offrent une performance améliorée par rapport aux partitions standard, et peuvent être utilisés pour combiner le stockage de multiples périphériques en un grand périphérique virtuel. Remarquez que les RAIDs niveau 0 n'offrent pas de redondance et que l'échec d'un seul périphérique dans la matrice détruira la matrice toute entière. Raid 0 requiert au moins deux partitions RAID.
  • RAID 1 — duplique les données sur un périphérique de stockage sur un ou plusieurs autres périphériques de stockage. Des périphériques supplémentaires dans la matrice permettent d'améliorer les niveaux de redondance. RAID 1 requiert au moins deux partitions RAID.
  • RAID 4 — distribue les données sur de multiples périphériques de stockage, mais n'utilise qu'un périphérique dans la matrice pour stocker les données de parité qui protègent la matrice au cas où l'un des périphériques de la matrice échouerait. Comme toutes les données de parité se trouvent sur un seul périphérique, l'accès à celui-ci crée un goulot d'étranglement au niveau de la performance de la matrice. RAID 4 requiert au moins trois partitions RAID.
  • RAID 5 — distribue les données et les données de parité sur de multiples périphériques de stockage. Les RAIDs niveau 5 offrent comme avantages de performance de distribuer les données sur de multiples périphériques, mais ne partagent pas le goulot d'étranglement de performance des RAIDs de niveau 4 car les données de parité sont distribuées au travers de la matrice. RAID 5 requiert au moins trois partitions RAID.
  • RAID 6 — les RAIDs de niveau 6 sont similaires aux RAIDs 5, mais au lieu de ne stocker qu'un seul ensemble de données de parité, ils en stockent deux. RAID 6 requiert au moins quatre partitions RAID.
  • RAID 10 — Les RAIDs de niveau 10 sont des RAIDs imbriqués ou RAIDs hybrides. Les RAIDs de niveau 10 sont construits en distribuant les données sur des ensembles de périphériques de stockage en miroir. Par exemple, un RAID de niveau 10 construit à partir de quatre partitions RAID consiste en deux paires de partitions pour lesquelles une partition est le miroir de l'autre. Les données sont ensuite distribuées sur les deux paires de périphériques de stockage, comme pour un RAID de niveau 0. Les RAIDs de niveau 10 requièrent au moins quatre partitions RAID.

9.15.4. Créer un volume logique LVM

Important

La configuration initiale de LVM n'est pas disponible pour une installation en mode texte. Si vous avez besoin de créer une configuration LVM dès le début, appuyez sur Alt+F2 pour utiliser une console virtuelle différente, puis exécutez la commande lvm. Pour retourner à l'installation en mode texte, appuyez sur Alt+F1.
LVM (Logical Volume Management) présente un affichage simple et logique de l'espace de stockage physique sous-jacent, tel que les disques durs ou les LUN. Les partitions sur le stockage physique sont représentées en tant que volumes physiques pouvant être regroupés en groupe de volumes. Chaque groupe de volumes peut être divisé en multiples volumes logiques, où chacun de ceux-ci est analogue à une partition de disque standard. Ainsi, les volumes logiques LVM foncitonnent comme des partitions pouvant s'étendre sur de multiples disques physiques.
Pour en savoir plus sur LVM, référez-vous au Guide déploiement Red Hat Enterprise Linux. Remarquez que LVM est uniquement disponible dans le programme d'installation graphique.
Volume physique LVM
Choisissez cette option pour configurer une partition ou un périphérique en tant que volume physique LVM. Cette option est la seule disponible si votre stockage ne contient pas déjà de groupes de volumes LVM. Ceci est la même boîte de dialogue qui apparaît lorsque vous ajoutez une partition standard — référez-vous à la Section 9.15.2, « Ajout de partitions » pour une description des options disponibles. Notez cependant que le Type de système de fichiers doit être défini sur Volume physique (LVM)
Créer un volume physique LVM

Figure 9.44. Créer un volume physique LVM

Créer un groupe de volumes LVM
Choisissez cette option pour créer des groupes de volumes LVM à partir des volumes physiques LVM disponibles, ou pour ajouter des volumes logiques existants à un groupe de volumes.
Créer un groupe de volumes LVM

Figure 9.45. Créer un groupe de volumes LVM

Pour assigner un ou plusieurs volumes physiques à un groupe de volumes, commencez par nommer le groupe de volumes. Ensuite, sélectionnez les volumes physiques à utiliser dans le groupe de volumes. Enfin, configurez les volumes logiques sur le ou les groupe(s) de volumes à l'aide des options Ajouter, Modifier et Supprimer.
Vous ne devez pas supprimer un volume physique d'un groupe de volume si ceci ne laisse pas suffisamment d'espace pour les volumes logiques de ce groupe. Par exemple avec un groupe de volumes composé de deux partitions de volumes physiques LVM de 5 Go, contenant un volume logique de 8 Go. L'installateur ne vous permettra pas de supprimer les composants du volume physique, puisque vous laisseriez ainsi 5 Go dans le groupe pour un volume logique de 8 Go. Si vous réduisez la taille totale de n'importe quel volume logique correctement, alors vous pourrez supprimer l'un des volumes physiques du groupe de volumes. Dans cet exemple, réduire de la taille du volume logique à 4 Go vous permettra de supprimer l'un des volumes physiques de 5 Go.
Créer un volume logique
Choisissez cette option pour créer un volume logique LVM. Sélectionnez un point de montage, un type de système de fichiers, et la taille (en Mo), comme s'il s'agissait d'une partition de disque standard. Vous pouvez aussi choisir un nom pour le volume logique et spécifer le groupe de volumes auquel il appartiendra.
Créer un volume logique

Figure 9.46. Créer un volume logique

9.15.5. Schéma de partitionnement recommandé

9.15.5.1. Systèmes x86, AMD64 et Intel 64

À moins que vous n'ayez une raison particulière de faire autrement, nous vous conseillons de créer les partitions suivantes pour les systèmes x86, AMD64 et Intel 64 :
  • Une partition swap
  • Une partition /boot
  • Une partition /
  • Une partition home
  • Une partition swap (d'au moins 256 Mo) — les partitions swap sont utilisées pour prendre en charge la mémoire virtuelle. En d'autres termes, les données sont écrites sur une partition swap lorsqu'il n'y a pas assez de RAM pour stocker les données traitées par votre système.
    Il y a quelques années, le montant d'espace swap recommandé augmentait de manière linéaire avec le montant de mémoire vive d'un système. Comme le montant de mémoire a augmenté pour se situer dans les centaines de giga-octets dans les systèmes les plus récents, il est maintenant reconnu que le montant d'espace swap nécessité par un système est une fonction de la charge de travail de la mémoire exécutée sur ce système.
    L'espace swap est habituellement désigné pendant l'installation, mais à ce moment, déterminer la charge de travail de la mémoire d'un système peut se révéler difficile. Pendant une installation kickstart, vous pouvez demander que le montant d'espace swap soit automatiquement défini (reportez-vous à la Section 32.4, « Options de kickstart »).
    Cependant, ce paramètre n'est pas précisément calibré pour votre système ; ainsi, si vous nécessitez que le montant d'espace swap soit défini plus précisément, nous vous recommandons d'utiliser le tableau suivant :

    Tableau 9.2. Espace swap recommandé

    Quantité de RAM du système Quantité d'espace swap recommandée
    4 Go de RAM ou moins un minimum de 2 Go d'espace swap
    4 Go à 16 Go de RAM un minimum de 4 Go d'espace swap
    16 Go à 64 Go de RAM un minimum de 8 Go d'espace swap
    64 Go à 256 Go de RAM un minimum de 16 Go d'espace swap
    256 Go à 512 Go de RAM un minimum de 32 Go d'espace swap
    Remarquez que vous pourrez obtenir une meilleure performance en distribuant l'espace swap sur de multiples périphériques de stockage, plus particulièrement sur des systèmes possédant des disques, contrôleurs et interfaces rapides.
  • Une partition /boot/ (250 Mo)

    La partition montée sur /boot/ contient le noyau du système d'exploitation (qui permet à votre système de démarrer Red Hat Enterprise Linux), ainsi que les fichiers utilisés durant le processus de démarrage. Pour la plupart des utilisateurs, une partition de démarrage de 100 Mo est suffisante.

    Important

    Le chargeur de démarrage GRUB dans Red Hat Enterprise Linux 6 prend uniquement en charge les systèmes de fichiers ext2, ext3, et ext4 (recommandé). Il n'est pas possible d'utiliser d'autres systèmes de fichiers pour /boot, tels que Brtfs, XFS, ou VFAT.

    Note

    Si votre disque dur possède plus de 1024 cylindres (et que votre système a été fabriqué il y a plus de deux ans), vous devrez créer une partition /boot/ si vous voulez que la partition / (racine) utilise tout l'espace restant sur votre disque dur.

    Note

    Si vous avez une carte RAID, faites attention au fait que certains BIOS ne prennent pas en charge le démarrage à partir de la carte RAID. Dans de tels cas, la partition /boot/ doit être créée sur une partition en-dehors de la matrice RAID, comme par exemple sur un disque dur séparé.
  • Une partition root (3.0 Go - 5.0 Go)

    Ceci est l'emplacement où se trouve « / » (le répertoire racine). Dans cette configuration, tous les fichiers (sauf ceux stockés dans /boot) se trouvent sur la partition racine.

    Une partition de 30. Go vous permet d'effectuer une installation minimale, alors qu'une partition root de 5.0 Go vous permet d'effectuer une installation complète en choisissant tous les groupes de paquetages.

    Important

    La partition / (ou racine) est le haut de la structure des répertoires. Le répertoire /root /root (quelquefois prononcé « slash-root ») est le répertoire de base du compte de l'utilisateur pour l'administration du système.
  • Une partition home (100 Mo au minimum)

    Pour stocker des données utilisateur séparément des données système, créez une partition séparée pour le répertoire /home à l'intérieur d'un groupe de volumes. Ceci vous permettra de mettre à jour ou réinstaller Red Hat Enterprise Linux sans effacer les fichiers des données des utilisateurs.

De nombreux systèmes possèdent plus de partitions que le minimum listé ci-dessus. Choisissez des partitions en fonction des besoins du système en particulier. Reportez-vous à la Section 9.15.5.1.1, « Conseils sur les partitions » afin d'obtenir de plus amples informations.
Si vous créez plusieurs partitions au lieu d'une grande partition /, les mises à jour seront plus faciles. Reportez-vous à la description de l'option Modifier dans la Section 9.15, « Créer une structure personnalisée ou modifier la structure par défaut » afin d'obtenir plus d'informations.
Le tableau suivant résume les tailles de partitions minimum pour les partitions contenant les répertoires listés. Vous n'avez pas besoin de créer une partition séparée pour chacun de ces répertoires. Par exemple, si la partition contenant /foo doit faire 500 Mo au minimum et que vous ne créez pas une partition /foo séparée, alors la partition / (root) doit faire au minimum 500 Mo.

Tableau 9.3. Tailles minimum de partitions

Répertoire Taille minimum
/ 250 Mo
/usr 250 Mo, mais évitez de placer ceci sur une partition séparée
/tmp 50 Mo
/var 384 Mo
/home 100 Mo
/boot 250 Mo

Note

Assignez plus de capacité de stockage aux partitions dont vous avez besoin immédiatement uniquement. Vous pouvez allouer plus d'espace libre à tout moment afin de palier aux besoins au fur et à mesure qu'ils se présentent. Pour en savoir plus sur une méthode de gestion du stockage plus flexible, reportez-vous à la Annexe D, Comprendre LVM.
Si vous n'êtes pas certain de comment configurer les partitions pour votre ordinateur, acceptez la structure de partition par défaut.
9.15.5.1.1. Conseils sur les partitions
L'installation d'une partition optimale dépend de l'utilisation du système Linux en question. Les astuces suivantes pourront vous aider à décider comment allouer l'espace de votre disque.
  • Prenez en considération le chiffrement de toute partition contenant des données sensibles. Le chiffrement empêchera aux personnes non-autorisées d'accéder aux données sur les partitions, même si celles-ci ont accès au périphérique de stockage physique. Dans la plupart des cas, vous devriez au moins chiffrer la partition /home.
  • Chaque noyau installé sur sur votre système requiert environ 10 Mo sur la partition /boot. À moins que vous ne planifiez d'installer un grand nombre de noyaux, la taille de partition par défaut de 250 Mo pour /boot devrait être suffisante.

    Important

    Le chargeur de démarrage GRUB dans Red Hat Enterprise Linux 6 prend uniquement en charge les systèmes de fichiers ext2, ext3, et ext4 (recommandé). Il n'est pas possible d'utiliser d'autres systèmes de fichiers pour /boot, tels que Brtfs, XFS, ou VFAT.
  • Le répertoire /var détient le contenu d'un certain nombre d'applications, y compris le serveur web Apache. Il est aussi utilisé pour stocker temporairement les paquetages de mises à jour téléchargés. Veuillez vous assurer que la partition contenant le répertoire /var possède suffisamment d'espace pour télécharger les mises à jour en attente et pour les contenus restants.

    Avertissement

    Le logiciel de mise à jour PackageKit télécharge par défaut des paquetages mis à jour sur /var/cache/yum/. Si vous partitionnez le système manuellement, et créez une partition séparée /var/, assurez-vous bien de faire en sorte que la partition soit assez grande (3 Go ou plus) afin de télécharger les mises à jour de paquetages.
  • Le répertoire /usr comporte la majorité du contenu des logiciels sur un système Red Hat Enterprise Linux. Pour une installation de l'ensemble des logiciels par défaut, veuillez allouer au moins 4 Go d'espace. Si vous êtes un développeur ou si vous souhaitez utiliser votre système Red Hat Enterprise Linuxafin d'apprendre à développer des logiciels, vous devriez au moins doubler la taille de cette allocation.

    Important

    Si /usr se trouve sur un système de fichiers différent de /, alors le processus de démarrage devient bien plus complexe car /usr contient des composants critiques au démarrage. Dans certaines situations (comme lors d'une installation sur un disque iSCSI), le processus de démarrage peut ne pas fonctionner du tout.
  • Vous devriez considérer laisser une portion d'espace non-alloué dans un groupe de volumes LVM. Cet espace non-alloué vous offrira une certaine flexibilité si vos prérequis d'espace changent mais que vous ne souhaitez pas supprimer des données dans d'autres partitions pour réallouer de l'espace de stockage.
  • Si vous séparez des sous-répertoires en partitions, vous pourrez conserver le contenu de ces sous-répertoires si vous décidez d'installer une nouvelle version de Red Hat Enterprise Linux sur votre système. Par exemple, si vous avez l'intention d'exécuter une base de données MySQL dans /var/lib/mysql, créez une partition séparée pour ce répertoire au cas où vous auriez besoin de la réinstaller plus tard.
Le tableau suivant est un exemple d'installation de partition pour un système avec un disque dur neuf et unique de 80 Go et possédant 1 Go de RAM. Remarquez qu'environ 10 Go du groupe de volumes n'ont pas été alloués pour permettre une future expansion.

Note

Cette installation n'est pas optimale pour tous les cas d'utilisation.

Exemple 9.1. Exemple d'installation de partition

Tableau 9.4. Exemple d'installation de partition

Partition Taille et type
/boot Partition ext3 250 Mo
swap 2 Go swap
Volume physique LVM Espace restant, en tant que groupe de volumes LVM unique
Le volume physique est assigné au groupe de volumes par défaut et divisé en volumes logiques comme suit :

Tableau 9.5. Exemple d'installation de partition : volume physique LVM

Partition Taille et type
/ 13 Go ext4
/var 4 Go ext4
/home 50 Go ext4

9.16. Écrire les changements sur le disque

L'installateur vous demande de confirmer les options de partitionnement que vous avez sélectionné. Cliquez sur Écrire les changements sur le disque afin de permettre à l'installateur de partitionner votre disque dur et d'installer Red Hat Enterprise Linux.
Écrire la configuration du stockage sur le disque

Figure 9.47. Écrire la configuration du stockage sur le disque

Si vous êtes certain de vouloir continuer, cliquez sur Écrire les changements sur le disque.

Avertissement

Jusqu'à présent, l'installateur n'a pas effectué de changements dans l'ordinateur lors du processus d'installation. Lorsque vous cliquez sur Écrire les changements sur le disque, l'installateur va allouer de l'espace sur votre disque dur et commencer à transférer Red Hat Enterprise Linux sur cet espace. Selon l'option de partitionnement que vous choisissez, ce processus peut inclure la suppression de données pré-existantes sur votre ordinateur.
Pour passer en revue les choix que vous avez fait jusqu'à présent, cliquez sur Revenir en arrière. Pour complètement annuler l'installation, éteignez votre ordinateur. Pour éteindre la plupart des ordinateurs à ce moment précis, pressez sur le bouton d'alimentation et gardez-le enfoncé pendant quelques secondes.
Une fois que vous aurez cliqué sur Écrire les changements sur le disque, laissez le processus d'installation se terminer. Si celui-ci est interrompu (par exemple, en éteignant ou en redémarrant l'ordinateur, ou à cause d'une panne de courant), vous ne pourrez probablement pas utiliser votre ordinateur jusqu'à ce que vous ne recommenciez et terminiez le processus d'installation Red Hat Enterprise Linux, ou jusqu'à ce que vous n'installiez un autre système d'exploitation.

9.17. Configuration du chargeur d'amorçage pour x86, AMD64, et Intel 64

Pour pouvoir démarrer le système sans média de démarrage, vous devez normalement installer un chargeur d'amorçage. Un chargeur d'amorçage est le premier programme qui s'exécute au démarrage d'un ordinateur. Il gère le chargement ainsi que le transfert du contrôle au logiciel de noyau du système d'exploitation. Le noyau ensuite initialise le reste du système d'exploitation.

Important

Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en mode texte, l'installateur configure le chargeur de démarrage automatiquement et vous ne pourrrez pas personnaliser ses paramètres lors du processus d'installation.
GRUB (GRand Unified Bootloader), qui est installé par défaut, est un chargeur d'amorçage très puissant. GRUB peut charger toute une variété de systèmes d'exploitation libres, ainsi que les systèmes d'exploitation propriétaires avec chargement en chaine (le mécanisme de chargement des systèmes d'exploitation non pris en charge, tels que Windows, en chargeant un autre chargeur d'amorçage). Remarquez que la version de GRUB présente dans Red Hat Enterprise Linux 6 est une version ancienne et stable, elle est maintenant connue sous le nom de "GRUB Legacy" puisque le développement en amont de GRUB est passé à GRUB 2.[4] Red Hat confirme son engagement du maintien de la version de GRUB fournie avec Red Hat Enterprise Linux 6, comme pour tous les autres paquetages fournis avec Red Hat Enterprise Linux.

Note

Le menu GRUB est caché par défaut, à l'exception des systèmes à démarrage duel. Pour voir le menu GRUB pendant le démarrage du système, appuyer et maintenir la touche Majuscule avant que le noyau ne soit chargé. (Toute autre touche fonctionne aussi, mais la touche Majuscule est plus sûre.)
Configuration du chargeur de démarrage

Figure 9.48. Configuration du chargeur de démarrage

S'il n'y a pas d'autre système d'exploitation sur votre ordinateur, ou si vous comptez complètement supprimer tout autre système d'exploitation, le programme 'installation installera GRUB comme chargeur de démarrage sans la moindre intervention. Dans ce cas, continuez sur la Section 9.18, « Sélection des groupes de paquetages ».
Vous pouvez déjà avoir un chargeur de démarrage installé sur votre système. Un système d'exploitation peut installer son propre chargeur de démarrage, ou vous pouvez avoir installé un chargeur de démarrage tierce partie. Si votre chargeur de démarrage ne reconnaît pas les partitions Linux, vous ne serez pas en mesure de démarrer Red Hat Enterprise Linux. Utilisez GRUB comme chargeur de démarrage pour démarrer Linux et la plupart des autres systèmes d'exploitation. Suivez les indications de ce chapitre pour installer GRUB.

Avertissement

Si vous installez GRUB, il pourra effacer votre chargeur de démarrage actuel.
Par défaut, le programme d'installation installe GRUB dans le secteur de démarrage principal (ou MBR, de l'anglais Master Boot Record) du périphérique pour le système de fichiers racine. Pour décliner l'installation d'un nouveau chargeur de démarrage, désélectionnez Installer le chargeur de démarrage sur /dev/sda.

Avertissement

Si, pour une raison quelconque, vous décidez de ne pas installer GRUB, vous ne pourrez pas démarrer le système directement et devrez utiliser une autre méthode de démarrage (comme une application commerciale de chargeur de démarrage). N'utilisez cette option que si vous êtes certain d'avoir une autre solution pour démarrer votre système !
Si vous avez d'autres systèmes d'exploitation déjà installés, Red Hat Enterprise Linux essaye de les détecter automatiquement et configure GRUB pour les démarrer. Vous pouvez configurer manuellement tout système d'exploitation supplémentaire si GRUB ne le détecte pas.
Pour ajouter, supprimer ou modifier les paramètres du système d'exploitation détecté, utilisez les options fournies.
Ajouter
Cliquez sur le bouton Ajouter pour ajouter un système d'exploitation supplémentaire à GRUB.
Choisissez la partition du disque dans la liste déroulante, qui contient le système d'exploitation amorçable et donnez un nom à l'entrée. GRUB affiche ce nom dans son menu de démarrage.
Modifier
Pour changer une entrée dans le menu de démarrage de GRUB, sélectionnez l'entrée et ensuite cliquez sur Modifier.
Supprimer
Pour supprimer une entrée à partir du menu de démarrage de GRUB, sélectionnez l'entrée et ensuite cliquez sur Supprimer.
Sélectionnez Par défaut à côté de la partition de démarrage souhaitée afin de choisir votre système d'exploitation amorçable par défaut. Vous ne pourrez continuer l'installation que si vous choisissez une image de démarrage par défaut.

Note

La colonne Étiquette énumère les informations que vous devez saisir à l'invite de démarrage, pour les chargeurs d'amorçage non graphiques, afin de démarrer le système d'exploitation souhaité.
Après avoir chargé l'écran de démarrage de GRUB, utilisez les touches fléchées pour choisir une étiquette de démarrage ou saisissez e pour le modifier. Une liste d'éléments du fichier de configuration relatif à l'étiquette de démarrage sélectionnée s'affichera à l'écran.
Les mots de passe des chargeurs d'amorçage fournissent un mécanisme de sécurité dans un environnement où l'accès physique à votre serveur est possible.
Si vous installez un chargeur d'amorçage, vous devriez créer un mot de passe afin de protéger votre système. Sans mot de passe de chargeur d'amorçage, des utilisateurs ayant accès à votre système pourraient transmettre au noyau des options qui risquant de compromettre la sécurité de votre système. Si vous utilisez un mot de passe, celui-ci devra être saisi préalablement pour pouvoir sélectionner des options de démarrage non standard. Cependant, il est toujours possible qu'une personne pouvant accéder physiquement à la machine puisse démarrer depuis une disquette, un CD-ROM, un DVD ou un média USB si le BIOS le supporte. Des plans de sécurité, y compris des mots de passe pour le chargeur de démarrage, devraient également répondre à d'autres méthodes de démarrage.

Note

Il est possible de ne pas nécessiter de mot de passe GRUB si votre système ne possède que des opérateurs de confiance, ou s'il est physiquement sécurisé avec un contrôle d'accès à la console. Cependant, si une personne qui n'est pas de confiance peut physiquement accéder au clavier et moniteur de votre ordinateur, cette personne pourrait redémarrer le système et accéder à GRUB. Dans ce cas, un mot de passe peut se révéler très utile.
Si vous choisissez d'utiliser un chargeur d'amorçage pour améliorer la sécurité de votre système, n'oubliez pas de cocher la case Utiliser un mot de passe pour le chargeur de démarrage.
Une fois cette case sélectionnée, saisissez un mot de passe et confirmez-le.
GRUB stocke le mot de passe sous une forme chiffrée, ainsi, celui-ci ne pourra pas être lu ou restauré. Si vous ne vous souvenez plus du mot de passe de démarrage, démarrez le système normalement, puis changez l'entrée du mot de passe dans le fichier /boot/grub/grub.conf. Si vous ne pouvez pas démarrer, vous devriez être en mesure d'utiliser le « mode de secours » sur le premier disque d'installation de Red Hat Enterprise Linux afin de réinitialiser le mot de passe GRUB.
Si vous avez besoin de modifier le mot de passe de GRUB, utilisez l'utilitaire grub-md5-crypt. Pour des informations à propos de l'utilisation de ce programme, utilisez la commande man grub-md5-crypt dans un terminal pour lire les pages du manuel.

Important

Lors de la sélection d'un mot de passe GRUB, soyez conscient que GRUB ne reconnaît que le type de clavier QWERTY, peut importe le clavier connecté au système. Si vous utilisez un clavier avec une structure significativement différente, il serait sans doute mieux de mémoriser une séquence de touches plutôt que le mot que cette séquence produira.
Pour configurer des options de chargeur d'amorçage plus avancées, comme par exemple, modifier l'ordre des lecteurs ou transmettre des options au noyau, assurez-vous que l'option Configuration des options avancées du chargeur de démarrage est bien sélectionnée avant de cliquer sur Suivant.

9.17.1. Configuration avancée du chargeur d'amorçage

Maintenant que vous savez quel chargeur d'amorçage installer, vous devez déterminer l'endroit où il sera installé. À cet égard, deux options s'offrent à vous :
  • L'enregistrement de démarrage principal (MBR) — Emplacement recommandé pour installer un chargeur de démarrage, à moins que le MBR ne démarre déjà un autre chargeur de système, tel que System Commander. Le MBR est un emplacement spécial de votre disque dur qui est automatiquement chargé par le BIOS de votre ordinateur et correspond au premier moment au cours duquel le chargeur de démarrage peut prendre le contrôle du processus de démarrage. Si vous l'installez dans le MBR, GRUB présentera une invite de démarrage lorsque la machine est démarrée. Vous pourrez ensuite lancer Red Hat Enterprise Linux ou tout autre système d'exploitation configuré pour être démarré par le chageur de démarrage.
  • Le premier secteur de votre partition boot — Cette option est recommandée si vous utilisez déjà un autre chargeur d'amorçage sur le système. Dans ce cas, l'autre chargeur prend le contrôle en premier. Vous pouvez alors configurer ce chargeur d'amorçage pour qu'il lance GRUB, qui démarrera ensuite Red Hat Enterprise Linux.

    Note

    Si vous installez GRUB en tant que chargeur de dmarrage secondaire, vous devez reconfigurer votre chargeur de dmarrage principale chaque fois que vous installez et dmarrez sur un nouveau noyau. Le noyau d'un autre systme d'exploitation tel que Microsoft Windows ne dmarre pas de la mme faon. La plupart des utilisateurs utilisent donc GRUB en tant que chargeur de dmarrage principal sur des systmes en dual-boot.
Installation du chargeur d'amorçage

Figure 9.49. Installation du chargeur d'amorçage

Note

Si vous avez une carte RAID, sachez que certains BIOS ne prennent pas en charge le démarrage à partir de la carte RAID. Dans ce cas, le chargeur d'amorçage ne doit pas être installé sur le secteur de partition principale de la matrice RAID, mais plutôt sur le secteur de partition principal du même disque que celui sur lequel la partition /boot a été créée.
Si votre système utilise seulement Red Hat Enterprise Linux, vous devriez choisir le MBR.
Cliquez sur le bouton Changer l'ordre des disques si vous souhaitez modifier l'ordre des disques ou si votre BIOS ne présente pas les disques dans le bon ordre. Cela peut s'avérer utile si vous avez plusieurs adaptateurs SCSI ou à la fois des adaptateurs SCSI et IDE et que vous souhaitez démarrer à partir du périphérique SCSI.

Note

Lors du partitionnement de votre disque dur, n'oubliez pas que le BIOS dans certains anciens systèmes ne peut accéder qu'aux 1024 premiers cylindres sur un disque dur. Dans ce cas, laissez assez d'espace pour la partition Linux /boot sur les 1024 premiers cylindres de votre disque dur pour démarrer Linux. Les autres partitions Linux peuvent se trouver après le cylindre # 1024.
Dans parted, 1024 cylindres sont équivalents à 528 Mo. Pour davantage d'informations, reportez-vous à:
http://www.pcguide.com/ref/hdd/bios/sizeMB504-c.html

9.17.2. Mode de secours

Le mode de secours offre la possibilité de démarrer un petit environnement Red Hat Enterprise Linux entièrement à partir du média de démarrage, ou avec une méthode de démarrage autre qu'à partir du disque dur du système. Il peut y avoir des cas où vous ne serez pas en mesure d'exécuter Red Hat Enterprise Linux pleinement, et ne pourrez ainsi pas accéder aux fichiers de votre disque dur. Avec le mode de secours, vous pourrez accéder aux fichiers stockés dans le disque dur de votre système, même s'il n'est pas possible d'exécuter Red Hat Enterprise Linux depuis ce disque. Si vous avez besoin d'utiliser le mode de secours, essayez la méthode suivante :
  • Démarrez un système x86, AMD64, ou Intel 64 depuis n'importe quel médium d'installation (CD, DVD, USB, ou PXE), et saisissez linux rescue à l'invite de lancement du démarrage. Référez-vous à la Chapitre 36, Restauration de base du système pour une description plus complète du mode de secours.
Pour plus d'informations, reportez-vous au Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux.

9.17.3. Alternatives aux chargeurs d'amorçage

GRUB est le chargeur d'amorçage par défaut de Red Hat Enterprise Linux, mais il en existe d'autres. Un large éventail d'alternatives à GRUB en source ouverte ou de marques déposées est disponible pour charger Red Hat Enterprise Linux, y compris LILO, SYSLINUX, Acronis Disk Director Suite.

Important

Red Hat ne fournit pas de support client pour les chargeurs d'amorçage de tierce partie.

9.18. Sélection des groupes de paquetages

Maintenant que vous avez sélectionné la plupart des options pour votre installation, vous êtes prêt à confirmer la sélection de paquetages par défaut ou à personnaliser les paquetages pour votre système.
L'écran Valeurs par défaut de l'installation de paquetages apparaît détaillant l'ensemble de paquetages par défaut définis pour votre installation Red Hat Enterprise Linux. Cet écran sera différent selon la version de Red Hat Enterprise Linux que vous installez.

Important

Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en mode texte, vous ne pourrez pas faire de sélection de paquetages. L'installateur sélectionnera automatiquement les paquetages ne provenant que de la base et des groupes principaux. Ces paquetages sont suffisant pour s'assurer que le système sera opérationnel à la fin du processus d'installation, prêt à installer des mises à jour et de nouveaux paquetages. Pour changer la sélection de paquetages, terminez l'installation, puis utilisez l'application Ajout/Suppression de logiciels pour effectuer les changements souhaités.
Sélection des groupes de paquetages

Figure 9.50. Sélection des groupes de paquetages

Par défaut, le processus d'installation de Red Hat Enterprise Linux charge une sélection de logiciels appropriés pour un système déployé en tant que serveur de base. Remarquez que cette installation n'inclut pas d'environnement graphique. Pour inclure une sélection de logicels appropriés pour d'autres tâches, cliquez sur le bouton radio correspondant à l'une des options suivantes :
Basic Server
Cette option vous offre une installation de base de Red Hat Enterprise Linux pour une utilisation sur un serveur.
Database Server
Cette option vous offre les bases de données MySQL et PostgreSQL.
Web server
Cette option vous offre le serveur web Apache.
Enterprise Identity Server Base
Cette option vous fournit OpenLDAP et le démon System Security Services Daemon (SSSD) pour créer une identité et un serveur d'authentification.
Virtual Host
Cette option vous fournit les outils KVM et Virtual Machine Manager pour créer un hôte pour les machines virtuelles.
Desktop
Cette option vous offre la suite de productivité bureautique OpenOffice.org, des outils graphiques tels que GIMP, ainsi que des applications multimédias.
Software Development Workstation
Cette option vous offre les outils nécessaires pour compiler des logiciels sur votre système Red Hat Enterprise Linux.
Minimal
Cette option ne fournit que les paquetages essentiels à l'exécution de Red Hat Enterprise Linux. Une installation minimale fournit la base d'un serveur à usage unique, ou d'un appareil de bureau et maximise la performance et la sécurité d'une telle installation.
Si vous choisissez d'accepter la liste actuelle de paquetages, passez à la Section 9.19, « Installation de paquetages ».
Pour sélectionner un composant, cochez la case correspondante (reportez-vous à la Figure 9.50, « Sélection des groupes de paquetages »).
Pour personnaliser votre ensemble de paquetages, sélectionnez dans l'écran l'option Personnaliser maintenant. Cliquez ensuite sur Suivant pour passer à l'écran Sélection des groupes de paquetages.

9.18.1. Installation à partir de référentiels supplémentaires

Vous pouvez définir des référentiels supplémentaires pour augmenter le nombre de logiciels disponibles à votre système pendant l'installation. Un référentiel est un emplacement réseau qui stocke des paquetages de logiciels avec les métadonnées qui les décrivent. De nombreux paquetages de logiciels utilisés dans Red Hat Enterprise Linux requièrent que d'autres logiciels soient installés. L'installateur utilise les métadonnées pour s'assurer que ces exigences soient remplies pour chaque logiciel que vous sélectionnez pour l'installation.
Les options de base incluent :
  • Le référentiel High Availability inclut des paquetages pour le clustering de haute disponibilité (aussi connu sous le nom failover clustering) à l'aide du composant Gestion du service de haute disponibilité de Red Hat.
  • Le référentiel LoadBalancer inclut des paquetages pour le clustering d'équilibrage des charges à l'aide de LVS (Serveur virtuel de Linux).
  • Le référentiel Red Hat Enterprise Linux est automatiquement sélectionné. Il contient la collection complète des logiciels publiés sous Red Hat Enterprise Linux 6, ainsi que les différents morceaux de logiciels dans les versions qui étaient actuelles au moment de leur publication.
  • Le référentiel Resilient Storage inclut des paquetages pour le clustering du stockage à l'aide du système de fichiers global (GFS) de Red Hat.
Pour de plus amples informations sur le clustering avec Red Hat Enterprise Linux 6, reportez-vous au document Vue d'ensemble de la suite de cluster Red Hat Enterprise Linux 6 disponible en ligne à l'adresse suivante : https://access.redhat.com/knowledge/docs/manuals/.
Ajouter un référentiel de logiciels

Figure 9.51. Ajouter un référentiel de logiciels

Pour inclure des logiciels à partir de référentiels supplémentaire, sélectionnez Ajouter des référentiels logiciels supplémentaires, puis fournissez l'emplacement du référentiel.
Pour modifier un emplacement de référentiel de logiciels, sélectionner le référentiel dans la liste puis sélectionnez Modifier le référentiel.
Si vous modifiez des informations sur un référentiel pendant une installation hors-réseau, comme à partir du DVD de Red Hat Enterprise Linux, l'installateur vous invitera à saisir des informations sur le configuration réseau.
Sélectionner l'interface réseau

Figure 9.52. Sélectionner l'interface réseau

  1. Sélectionnez une interface à partir du menu déroulant.
  2. Cliquez sur Valider.
Anaconda active l'interface que vous avez sélectionné, puis lance NetworkManager pour permettre de configurer cette interface.
Connexions réseau

Figure 9.53. Connexions réseau

Pour obtenir des détails sur l'utilisation de NetworkManager, reportez-vous à la Section 9.7, « Définir le nom d'hôte »
Si vous sélectionnez Ajouter des référentiels de logiciels supplémentaires, la boîte de dialogue Modifier le référentiel apparaîtra. Fournissez un Nom de référentiel et l'URL du référentiel pour son emplacement.
Une fois que vous aurez localisé un miroir, pour déterminer l'URL à utiliser, trouvez le répertoire sur le miroir qui contient un répertoire nommé repodata.
Une fois que vous aurez fourni les informations du référentiel supplémentaire, l'installateur va lire les métadonnées sur le réseau. Les logiciels spécifiquement marqués seront ensuite inclus dans le système de sélection du groupe de paquetages.

Avertissement

Si vous choisissez Précédent depuis l'écran de sélection des paquetages, toutes les données supplémentaires de référentiels que vous avez saisi seront perdues. Ceci vous permet d'annuler de manière effective tout référentiel supplémentaire. Actuellement, il n'existe pas de manière d'annuler un référentiel unique une fois que celui-ci a été saisi.

9.18.2. Personnalisation de la sélection de logiciels

Note

Votre système Red Hat Enterprise Linux prend automatiquement en charge la langue que vous sélectionnez au début du processus d'installation. Pour inclure la prise en charge de langues supplémentaires, sélectionnez le groupe de paquetages de ces langues dans la catégorie Langues.
Sélectionnez Personnaliser afin de spécifier avec plus de détails les paquetages de logiciels pour votre système final. Cette option fait que le processus d'installation affiche un écran de personnalisation supplémentaire lorsque vous sélectionnez Suivant.
Informations détaillées sur les groupes de paquetages

Figure 9.54. Informations détaillées sur les groupes de paquetages

Red Hat Enterprise Linux divise le logiciel inclus en groupes de paquetages. Pour en faciliter l'utilisation, l'écran de sélection de paquetages affiche ces groupes en tant que catégories.
Vous pouvez également choisir des groupes de paquetages, qui regroupent des composants selon la fonction (Système X Window et Éditeurs, par exemple), des paquetages individuels ou un mélange des deux.
Pour voir les groupes de paquetages d'une catégorie, sélectionnez-la depuis la liste sur la gauche. La liste sur la droite affiche les groupes de paquetages de la catégorie actuellement sélectionnée.
Pour spécifier un groupe de paquetages pour une installation, sélectionnez la case à cocher à côté du groupe. La boîte en bas de l'écran affiche les détails du groupe de paquetages qui est actuellement surligné. Aucun des paquetages d'un groupe ne sera installé à moins que la case à cocher de ce groupe n'ait été sélectionnée.
Si vous sélectionnez un groupe de paquetages, Red Hat Enterprise Linux installera automatiquement la base et les paquetages obligatoire de ce groupe. Pour définir quels paquetages optionnels d'un groupe sélectionné au préalable doivent être installés, sélectionnez le bouton Paquetages optionnels qui se trouve sous la description du groupe. Puis utilisez la case à cocher à côté du nom individuel du paquetage pour changer la sélection.
Dans la liste de sélection des paquetages sur la droite, vous pouvez utiliser le menu contextuel en tant que raccourci pour sélectionner ou désélectionner les paquetages de base et paquetages obligatoires, ou tous les paquetages optionnels.
Menu contextuel de la liste de sélection des paquetages

Figure 9.55. Menu contextuel de la liste de sélection des paquetages

Une fois que vous aurez choisi les paquetages souhaités, sélectionnez Suivant pour continuer. L'installateur vérifiera votre sélection et ajoutera automatiquement tout paquetage requis pour utiliser le logiciel que vous avez sélectionné. Lorsque vous aurez terminé de choisir les paquetages, cliquez sur Fermer pour enregistrer votre sélection et pour retourner à l'écran principal de sélection de paquetages.
Les paquetages que vous sélectionnez ne sont pas permanents. Après avoir démarré votre système, utilisez l'outil Ajout/Suppression de logiciels pour installer de nouveaux logiciels, ou pour supprimer des paquetages déjà installés. Pour lancer cet outil, à partir du menu principal, sélectionnez SystèmeAdministrationAjout/Suppression de logiciels. Le système de gestion de logiciels Red Hat Enterprise Linux télécharge les paquetages les plus récents depuis des serveurs réseau, plutôt que d'utiliser les paquetages présents sur les disques d'installation.

9.18.2.1. Services du réseau principal

Toutes les installations Red Hat Enterprise Linux incluent les services réseau suivant :
  • journalisation centralisée avec syslog
  • email via le protocole SMTP (de l'anglais, Simple Mail Transfer Protocol)
  • partage de fichiers réseau via NFS (de l'anglais, Network File System)
  • accès distant via SSH (de l'anglais, Secure SHell)
  • publication des ressources via mDNS (de l'anglais, multicast DNS)
L'installation par défaut offre aussi :
  • le transfert de fichiers sur réseau via HTTP (HyperText Transfer Protocol)
  • l'impression via CUPS (Common UNIX Printing System)
  • l'accès distant au bureau via VNC (Virtual Network Computing)
Certains processus automatisés sur votre système Red Hat Enterprise Linux utilisent le service email pour envoyer des rapports et messages à l'administrateur système. Par défaut, les services d'email, de journalisation, et d'impression n'acceptent pas de connexions des autres systèmes. Red Hat Enterprise Linux installe le partage NFS, HTTP, ainsi que des composants VNC sans activer ces services.
Vous pouvez configurer votre système Red Hat Enterprise Linux afin qu'il offre les services de courriel, partage de fichiers, journalisation, impression, et d'accès au bureau à distance après l'installation. Le service SSH est activé par défaut. Vous pouvez utiliser NFS afin d'accéder à des fichiers sur d'autres systèmes sans avoir à activer le service de partage NFS.

9.19. Installation de paquetages

À ce stade, vous ne pouvez plus rien faire tant que tous les paquetages n'ont pas été installés. La durée de l'installation dépend du nombre de paquetages que vous avez sélectionnés et de la puissance de votre ordinateur.
Selon les ressources disponibles, vous pourrez peut-être observer la barre de progression suivante pendant que l'installateur résoud les dépendances des paquetages sélectionnés pour l'installation :
Lancement d'une installation

Figure 9.56. Lancement d'une installation

Red Hat Enterprise Linux rapporte la progression de l'installation à l'écran pendant l'écriture des paquetages sélectionnés sur votre système.
Paquetages terminés

Figure 9.57. Paquetages terminés

Pour votre référence, une journalisation complète de votre installation peut être trouvée dans /root/install.log une fois que vous aurez redémarré votre système.
Une fois l'installation terminée, sélectionnez Reboot pour redémarrer votre ordinateur. Red Hat Enterprise Linux éjectera tout disque présent avant de redémarrer l'ordinateur.

9.20. Installation terminée

Félicitations ! Votre installation de Red Hat Enterprise Linux est à présent terminée !
Le programme d'installation vous demande de préparer votre système pour le redémarrage. N'oubliez pas de supprimer tout média d'installation si il n'est pas éjecté automatiquement lors du redémarrage.
Une fois que la séquence de démarrage normale de votre ordinateur s'est effectuée, Red Hat Enterprise Linux se chargera et démarrera. Par défaut, le processus de démarrage est caché derrière un écran graphique affichant une barre de progression. Éventuellement, le système affichera une invite login: ou un écran de connexion en mode graphique (GUI) (si vous avez installé le système X Window et choisi de démarrer X automatiquement).
La première fois que vous démarrez votre système Red Hat Enterprise Linux dans le niveau d'exécution 5 (le niveau d'exécution de l'environnement graphique), l'outil FirstBoot, qui vous guidera à travers la configuration de Red Hat Enterprise Linux, apparaîtra. Avec cet outil, vous pouvez définir la date et l'heure de votre système, installer des logiciels, enregistrer votre machine auprès de Red Hat Network et bien plus encore. FirstBoot vous permet de configurer votre environnement au début, vous pourrez ainsi commencer à utiliser votre système Red Hat Enterprise Linux rapidement.
Le Chapitre 34, Firstboot vous guidera à travers le processus de configuration.


[2] Un mot de passe root correspond au mot de passe pour l'administration de votre système Red Hat Enterprise Linux. Vous devriez vous connecter en tant que root uniquement pour effectuer des maintenances sur le système. Les restrictions qui s'appliquent aux comptes d'utilisateurs normaux ne s'appliquent pas au compte root, ainsi les changements effectués en tant que root peuvent avoir des implications sur la totalité de votre système.
[3] L'application fsck est utilisée afin de vérifier la consistence des métadonnées d'un système de fichiers et optionnellement pour réparer un ou plusieurs système(s) de fichiers Linux.

Chapitre 10. Résolution de problèmes d'installation sur un système Intel ou AMD

Cette section présente quelques problèmes d'installation courants ainsi que leurs solutions.
Pour le débogage, anaconda journalise les actions d'installation dans des fichiers dans le répertoire /tmp. Ces fichiers incluent :
/tmp/anaconda.log
messages anaconda généraux
/tmp/program.log
tous les programmes externes exécutés par anaconda
/tmp/storage.log
informations du module de stockage extensif
/tmp/yum.log
messages d'installation de paquetage yum
/tmp/syslog
messages système liés au matériel
Si l'installation échoue, les messages de ces fichiers sont consolidés dans /tmp/anaconda-tb-identifier, où identifier est une chaîne quelconque.
Tous les fichiers ci-dessus résident dans le disque virtuel de l'installateur et ainsi, sont volatiles. Pour faire une copie permanente, copiez ces fichiers sur un autre système connecté au réseau à l'aide de la commande scp sur l'image d'installation (et non le contraire).

10.1. Vous ne parvenez pas à démarrer Red Hat Enterprise Linux

10.1.1. Vous ne parvenez pas à démarrer avec votre carte RAID ?

Si vous avez effectué une installation mais ne parvenez pas à démarrer votre système correctement, il se peut que vous deviez réinstaller votre système et créer vos partitions différemment.
Certains BIOS ne prennent pas en charge le démarrage à partir de cartes RAID. À la fin d'une installation, un écran de texte contenant l'invite du chargeur d'amorçage (par exemple GRUB:) et un curseur clignotant pourraient être les seuls éléments affichés. Si c'est le cas, vous devrez repartitionner votre système.
Que vous choisissiez le partitionnement manuel ou automatique, vous devrez installer votre partition /boot en dehors de la matrice RAID, comme par exemple sur un disque dur séparé. Un disque dur interne est nécessaire pour la création de partitions avec des cartes RAID qui posent problème.
Vous devrez également installer le chargeur d'amorçage de votre choix (GRUB ou LILO) sur le bloc de démarrage principal (MBR) d'un disque en-dehors de la matrice RAID. Le chargeur d'amorçage doit être installé sur le même disque que celui sur lequel la partition /boot/ a été créée.
Une fois ces changements effectués, vous devriez être en mesure de terminer votre installation et de démarrer votre système correctement.

10.1.2. Votre système affiche-t-il des erreurs Signal 11 ?

Une erreur Signal 11, plus communément appelée faute de segmentation, signifie que le programme a accédé à un emplacement de la mémoire qui ne lui était pas assigné. Une erreur signal 11 peut être due à un bogue dans l'un des programmes logiciels qui sont installés ou à du matériel défectueux.
Si vous recevez un erreur signal fatal 11 lors de votre installation, celle-ci est probablement due à une erreur du matériel dans la mémoire du bus de votre système. Comme pour d'autres systèmes d'exploitation, Red Hat Enterprise Linux a des attentes particulières du matériel de votre système. Certaines pièces de ce matériel pourraient ne pas être en mesure de répondre à ces demandes, même si elles fonctionnent correctement sous un autre système d'exploitation.
Vérifiez que vous possédez bien les dernières mises à jour et images d'installation de Red Hat. Consultez les errata en ligne pour vérifier si de nouvelles versions sont disponibles. Si les images les plus récentes échouent toujours, il se peut que votre matériel pose problème. Généralement, ces erreurs se produisent au niveau de la mémoire ou du cache CPU. Une solution possible serait de désactiver le cache CPU dans le BIOS si votre système le prend en charge. Vous pouvez également essayer de déplacer votre mémoire sur les slots de la carte mère afin de vérifier si le problème est associé au slot ou à la mémoire.
Une autre option consiste à effectuer une vérification de média sur votre DVD d'installation. Anaconda, le programme d'installation, peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les média d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation (de nombreux bogues sont en fait dus à des DVD mal gravés). Pour utiliser ce test, saisissez la commande suivante à l'invite boot: ou yaboot: :
	linux mediacheck
Pour de plus amples informations sur les erreurs Signal 11, consultez le site Web à l'adresse suivante :
	http://www.bitwizard.nl/sig11/

10.2. Problèmes au démarrage de l'installation

10.2.1. Problème lors du démarrage de l'installation en mode graphique

Certaines cartes vidéo peuvent présenter des problèmes lors du programme d'installation graphique. Si le programme d'installation ne tourne pas selon ses paramètres par défaut, il essaiera de s'exécuter dans un mode à résolution inférieure. Si ce compromis échoue, le programme d'installation tentera alors une exécution en mode texte.
Une des solutions possible est d'utiliser un pilote vidéo de base pendant l'installation. Ceci peut être accompli en sélectionnant Installer le système avec un pilote vidéo de base à partir du menu de démarrage, ou en utilisant l'option de démarrage xdriver=vesa lors de l'invite du démarrage. Autrement, vous pouvez forcer l'installateur à utiliser une résolution d'écran spécifique avec l'option de démarrage resolution=. Cette option est particulièrement utile pour les utilisateurs d'ordinateurs portables. Une autre solution à essayer serait l'option driver=, afin de spécifier le pilote devant être chargé pour votre carte vidéo. Si celle-ci fonctionne, vous devriez alors rapporter le problème comme étant un bogue car l'installateur n'a pas pu détecter votre carte vidéo automatiquement. Reportez-vous à la Chapitre 28, Options de démarrage afin d'obtenir plus d'informations sur les options de démarrage.

Note

Pour désactiver la prise en charge du frame buffer et permettre l'exécution du programme d'installation en mode texte, essayez d'utiliser l'option de démarrage nofb. Cette commande sera peut être nécessaire au niveau de l'accessibilité avec certains types de matériel de lecture d'écrans.

10.3. Problèmes durant l'installation

10.3.1. Message d'erreur : Aucun périphérique trouvé pour installer Red Hat Enterprise Linux

Si vous recevez un message d'erreur indiquant : Aucun périphérique trouvé pour installer Red Hat Enterprise Linux, il se peut qu'un contrôleur SCSI ne soit pas reconnu par le programme d'installation.
Rendez-vous sur le site web de votre fournisseur de matériel afin de déterminer si une mise à jour du pilote pouvant corriger votre problème est disponible. Pour obtenir des informations plus générales sur les mises à jour de pilotes, reportez-vous à la Chapitre 6, Mettre à jour des pilotes pendant une installation sur des systèmes Intel et AMD.
Vous pouvez également consulter la Liste de compatibilité matérielle de Red Hat, disponible à l'adresse suivante :

10.3.2. Enregistrer des messages traceback

Si anaconda rencontre une erreur lors du processus d'installation graphique, une boîte de dialogue de rapport d'incident s'affichera :
La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Figure 10.1. La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Détails
vous présentant les détails de l'erreur :
Détails de l'incident

Figure 10.2. Détails de l'incident

Enregistrer
enregistre localement ou à distance les détails de l'erreur :
Quitter
quitter le processus d'installation.dans
Si vous sélectionnez Enregistrer depuis la boîte de dialogue principale, vous pouvez choisir parmi les options suivantes :
Sélectionner le rapporteur

Figure 10.3. Sélectionner le rapporteur

Logger
enregistre les détails de l'erreur en tant que fichier journal sur le disque dur local, sur un emplacement spécifié :
Red Hat Customer Support (Support client Red Hat)
soumet le rapport d'incident au support client pour obtenir de l'aide.
Report uploader (chargeur de rapports)
télécharge une version compressé du rapport d'incident sur Bugzilla ou sur un URL de votre choix.
Avant de soumettre le rapport, cliquez sur Préférences pour spécifier une destination ou pour fournir des détails d'authentification. Sélectionnez la méthode de rapport que vous souhaitez configurer, puis cliquez sur Configurer l'événement.
Configuration des préférences du rapporteur

Figure 10.4. Configuration des préférences du rapporteur

Logger
Spécifiez un chemin et un nom de fichier pour le fichier journal. Cochez Append (Ajouter) si vous effectuez une addition à un fichier journal existant.
Spécifiez le chemin local pour journaliser le fichier

Figure 10.5. Spécifiez le chemin local pour journaliser le fichier

Red Hat Customer Support (Support client Red Hat)
Saisissez vos nom d'utilisateur et mot de passe Red Hat Network (RHN) afin que votre rapport puisse atteindre le support client et soir lié à votre compte. L'URL est pré-rempli et la case Vérifier SSL est cochée par défaut.
Saisissez les détails d'authentification Red Hat Network

Figure 10.6. Saisissez les détails d'authentification Red Hat Network

Report uploader (chargeur de rapports)
Spécifiez un URL pour télécharger une version compressée du rapport d'incident.
Saisissez un URL pour télécharger le rapport d'incident

Figure 10.7. Saisissez un URL pour télécharger le rapport d'incident

Bugzilla
Saisissez vos nom d'utilisateur et mot de passe Bugzilla pour soumettre un rapport de bogue sur le système de suivi de bogues de Red Hat à l'aide du rapport d'incident. L'URL est pré-rempli et la case Vérifier SSL est cochée par défaut.
Saisissez les détails d'authentification Bugzilla

Figure 10.8. Saisissez les détails d'authentification Bugzilla

Une fois que vous aurez saisi vos préférences, veuillez cliquer sur Valider pour retourner à la boîte de sélection du rapport. Sélectionnez la manière par laquelle vous souhaitez rapporter le problème, puis cliquez sur Suivant.
Confirmer les données du rapport

Figure 10.9. Confirmer les données du rapport

Vous pouvez maintenant personnaliser le rapport en cochant et décochant les problèmes à inclure. Une fois ce procédé terminé, cliquez sur Appliquer.
Rapport en cours

Figure 10.10. Rapport en cours

Cet écran affiche le résultat du rapport, y compris toute erreur lors de l'envoi ou de l'enregistrement du journal. Cliquez sur Suivant pour continuer.
Rapport effectué

Figure 10.11. Rapport effectué

Le rapport est maintenant terminé. Cliquez sur Suivant pour retourner à la boîte de sélection du rapport. Vous pouvez maintenant créer un nouveau rapport, sinon cliquez sur Fermer pour sortir de l'utilitaire des rapports, puis sur Quitter pour quitter le processus d'installation.

10.3.3. Problèmes avec les tables de partitions

Si, après la phase Configuration du partitionnement de disque (Section 9.13, « Configuration du partitionnement de disque ») du processus d'installation, vous recevez un message d'erreur semblable à l'extrait suivant :
Impossible de lire la table de partitions sur le périphérique hda. Pour créer de nouvelles partitions, cette table doit être initialisée, ce qui causera la perte de TOUTES LES DONNÉES sur ce disque.
il se peut que vous n'ayez pas de table de partitions sur ce disque ou que la table de partitions sur le disque ne soit pas reconnue par le logiciel de partitionnement utilisé par le programme d'installation.
Les utilisateurs qui ont déjà utilisé des programmes comme EZ-BIOS auront rencontré des problèmes similaires, en traînant la perte de données (en supposant que les données n'aient pas été sauvegardées avant le début de l'installation), qui n'ont pas pu être récupérées.
Quel que soit le type d'installation que vous effectuez, vous devriez toujours sauvegarder les données présentes sur vos systèmes.

10.3.4. Utilisation de l'espace restant

Vous avez créé une partition swap ainsi qu'une partition / (racine) et vous avez sélectionné la partition racine de façon à utiliser l'espace restant, mais elle ne remplit pas le disque dur.
Si votre disque dur possède plus de 1024 cylindres et que vous voulez utiliser tout l'espace restant de votre disque dur pour la partition / (racine), vous devez créer une partition /boot.

10.3.5. Autres problèmes de partitionnement

Si vous créez des partitions manuellement, mais n'arrivez pas à accéder à l'écran suivant, cela signifie que vous n'avez probablement pas créé toutes les partitions nécessaires pour continuer l'installation.
Vous devez au minimum disposer des partitions suivantes :
  • Une partition / (racine)
  • Une partition <swap> de type swap
Reportez-vous à la Section 9.15.5, « Schéma de partitionnement recommandé » pour obtenir plus d'informations.

Note

Lors de la définition du type d'une partition en tant que swap, ne l'assignez pas à un point de montage. Anaconda assignera automatiquement le point de montage pour vous.

10.4. Problèmes après l'installation

10.4.1. Vous rencontrez des problèmes avec l'écran graphique de GRUB sur un système x86 ?

Si vous avez des problèmes avec GRUB, il se peut que vous deviez désactiver l'écran de démarrage graphique. Vous pouvez le faire en tant que super-utilisateur en modifiant le fichier /boot/grub/grub.conf.
Dans le fichier grub.conf, mettez en commentaire la ligne qui commence par splashimage en insérant le caractère # au début de la ligne.
Appuyez sur Entrée pour quitter le mode d'édition.
Une fois que l'écran du chargeur de démarrage apparaît de nouveau, saisissez b pour démarrer le système.
Lorsque vous redémarrez, le fichier grub.conf est lu à nouveau et vos modifications sont alors appliquées.
Il est possible de réactiver l'écran de démarrage graphique en enlevant (ou en ajoutant) le commentaire de la ligne mentionnée ci-dessus dans le fichier grub.conf.

10.4.2. Démarrage dans un environnement graphique

Si vous avez installé le système X Window, mais ne voyez pas d'environnement de bureau graphique lors de la connexion à votre système Red Hat Enterprise Linux, vous pouvez lancer l'interface graphique du système X Window à l'aide de la commande startx.
Une fois que vous saisissez cette commande et que vous appuyez sur la touche Entrée, l'environnement de bureau graphique apparaîtra.
Notez toutefois que cette approche n'est qu'une solution temporaire et que le journal en cours n'est pas modifié pour les prochaines connexions.
Pour configurer votre système afin que vous puissiez vous connecter sur un écran de connexion graphique, vous devez modifier un fichier, à savoir /etc/inittab, en changeant seulement un numéro dans la section des niveaux d'exécution. Lorsque vous avez terminé, redémarrez votre ordinateur. Lors de votre prochaine connexion, vous obtiendrez une invite de connexion graphique.
Ouvrez une invite de shell. Si vous êtes dans votre compte d'utilisateur, devenez super-utilisateur en saisissant la commande su.
Maintenant, saisissez ce qui suit pour modifier le fichier avec gedit.
	gedit /etc/inittab
Le fichier /etc/inittab s'ouvre. Dans ce premier écran, vous verrez une section du fichier ressemblant à l'extrait suivant :
# Default runlevel. The runlevels used are: 
#   0 - halt (Do NOT set initdefault to this) 
#   1 - Single user mode 
#   2 - Multiuser, without NFS (The same as 3, if you do not have networking) 
#   3 - Full multiuser mode 
#   4 - unused 
#   5 - X11 
#   6 - reboot (Do NOT set initdefault to this) 
#
id:3:initdefault:
Pour passer d'une console à une connexion graphique, vous devez changer le chiffre figurant dans la ligne id:3:initdefault: de 3 à 5.

Avertissement

Ne changez que le chiffre du niveau d'exécution par défaut de 3 à 5.
Votre ligne ainsi modifiée devrait ressembler à celle reproduite ci-dessous :
	 id:5:initdefault: 
Lorsque les modifications effectuées vous conviennent, enregistrez le fichier et fermez-le à l'aide des touches Ctrl+Q. Un message apparaîtra alors vous demandant si vous souhaitez enregistrer les modifications. Cliquez sur Enregistrer.
Lors de votre prochaine connexion, après le redémarrage du système, une invite de connexion graphique vous sera présentée.

10.4.3. Problèmes avec le système X Window (GUI)

Si vous avez des problèmes à démarrer X (le système X Window), il est possible que vous ne l'ayez pas installé au cours de l'installation.
Si vous voulez avoir X, vous pouvez soit installer les paquetages à partir des médias d'installation de Red Hat Enterprise Linux, soit effectuer une mise à niveau.
Si vous souhaitez effectuer une mise à niveau, sélectionnez les paquetages du système X Window et choisissez GNOME, KDE ou les deux, lors de la sélection des paquetages à mettre à niveau.
Reportez-vous à la Section 35.3, « Passer à une identification graphique. » pour davantage d'informations sur la configuration d'un environnement de bureau.

10.4.4. Problèmes d'arrêt brutal du serveur X et utilisateurs qui ne sont pas le super-utilisateur

Si le serveur X s'arrête brutalement lorsque quiconque se connecte, il se peut que votre système de fichiers soit plein (ou que le disque dur n'ait pas assez d'espace disponible).
Pour vérifier si vous faites face à ce problème, exécutez la commande suivante :
df -h
La commande df vous aide à diagnostiquer la partition qui est pleine. Pour obtenir des informations supplémentaires sur la commande df et une explication sur les options disponibles (comme l'option -h utilisée dans cet exemple), consultez la page de manuel relative à df en saisissant man df à une invite du shell.
Un indicateur clé est le pourcentage 100% ou au-dessus de 90% ou 95% sur une partition. Les partitions /home/ et /tmp/ peuvent parfois être rapidement remplies avec les fichiers des utilisateurs. Vous pouvez faire de la place sur ces partitions en supprimant des fichiers anciens. Après avoir libéré de l'espace disque, essayez d'exécuter X en tant que l'utilisateur qui a auparavant échoué.

10.4.5. Problèmes au moment de la connexion

Si vous n'avez pas créé de compte utilisateur dans les écrans de firstboot, passez sur une console en pressant Ctrl+Alt+F2, puis connectez-vous en tant que super-utilisateur et utilisez le mot de passe qui y est assigné.
Si vous avez oublié le mot de passe root, démarrez votre système en saisissant linux single.
Si vous utilisez un système x86 et que GRUB est votre chargeur de démarrage, saisissez e (edit) une fois que vous aurez chargé l'écran de démarrage de GRUB. Une liste d'éléments contenus dans le fichier de configuration pour l'étiquette de démarrage sélectionnée apparaît alors à l'écran.
Choisissez la ligne commençant par kernel et saisissez e afin de modifier cette entrée de démarrage.
À la fin de la ligne kernel, ajoutez :
	single
Appuyez ensuite sur la touche Entrée pour quitter le mode d'édition.
Lorsque l'écran du chargeur de démarrage apparaît à nouveau, saisissez b afin de démarrer le système.
Une fois que vous aurez démarré en mode mono-utilisateur et aurez accès à l'invite #, saisissez passwd root ; vous pourrez alors spécifier un nouveau mot de passe root. À ce stade, vous pouvez saisir shutdown -r now pour redémarrer le système avec votre nouveau mot de passe.
Si vous ne vous rappelez pas du mot de passe de votre compte utilisateur, vous devrez vous connecter en tant que root. Pour devenir root, saisissez su -, puis saisissez votre mot de passe root à l'invite. Saisissez ensuite passwd <username>. Ceci vous permettra de saisir un nouveau mot de passe pour le compte utilisateur spécifié.
Si l'écran de connexion graphique n'apparaît pas, vérifiez si votre matériel rencontre des problèmes de compatibilité. La liste de compatibilité matérielle est disponible à l'adresse suivante :
	http://hardware.redhat.com/hcl/

10.4.6. Votre RAM n'est pas reconnue ?

Le noyau ne reconnaît pas toujours toute votre mémoire vive (RAM). Vous pouvez vérifier l'exactitude des informations renvoyées par le noyau à l'aide de la commande cat /proc/meminfo.
Assurez-vous que la quantité de mémoire affichée est identique à la quantité de RAM dont votre système dispose. Si les valeurs ne correspondent pas, ajoutez la ligne suivante au fichier /boot/grub/grub.conf :
mem=xxM
Remplacez xx par la quantité de mémoire vive (RAM) en méga-octets dont dispose votre système.
Dans /boot/grub/grub.conf, l'exemple ci-dessus ressemblerait à l'extrait ci-dessous :
# NOTICE: You have a /boot partition. This means that 
#  all kernel paths are relative to /boot/ 
default=0 
timeout=30 
splashimage=(hd0,0)/grub/splash.xpm.gz 
 title Red Hat Enterprise Linux Client (2.6.32.130.el6.i686)
root (hd0,1)
kernel /vmlinuz-(2.6.32.130.el6.i686 ro root=UUID=04a07c13-e6bf-6d5a-b207-002689545705 mem=1024M
initrd /initrd-(2.6.32.130.el6.i686.img
Après le redémarrage, les changements apportés à grub.conf seront appliqués à votre système.
Une fois l'écran de démarrage de GRUB chargé, saisissez e (edit). Une liste d'éléments contenus dans le fichier de configuration pour l'étiquette de démarrage sélectionnée s'affiche à l'écran.
Choisissez la ligne commençant par kernel et saisissez e afin de modifier cette entrée de démarrage.
À la fin de la ligne kernel, ajoutez les éléments suivants :
mem=xxM
xx correspond à la quantité de mémoire vive (RAM) dont dispose votre système.
Appuyez ensuite sur la touche Entrée pour quitter le mode d'édition.
Lorsque l'écran du chargeur de démarrage apparaît à nouveau, saisissez b afin de démarrer le système.
Veillez à remplacer xx par la quantité de mémoire vive (RAM) dont dispose votre système. Appuyez sur la touche Entrée pour redémarrer le système.

10.4.7. Votre imprimante ne fonctionne pas

Si vous n'êtes pas sûr de savoir comment configurer votre imprimante ou si vous avez des problèmes à la faire fonctionner correctement, essayez d'utiliser l'Outil de configuration de l'imprimante.
Saisissez la commande system-config-printer dans l'invite du shell pour démarrer l'Outil de configuration de l'imprimante. Si vous n'êtes pas connecté en tant que root, vous devez saisir le mot de passe root pour continuer.

10.4.8. Apache HTTP Server ou Sendmail arrête de fonctionner pendant le démarrage

Si Apache HTTP Server (httpd) ou Sendmail ne répond plus lors du démarrage, assurez-vous que la ligne suivante se trouve bien dans le fichier /etc/hosts :
127.0.0.1  localhost.localdomain  localhost

Partie II. Architecture POWER IBM - Installation et démarrage

Le Guide d'installation Red Hat Enterprise Linux pour les systèmes IBM POWER traite de l'installation de Red Hat Enterprise Linux ainsi que de quelques résolutions de problèmes post-installation. Pour en savoir plus sur les options avancées d'installation, reportez-vous à la Partie IV, « options avancées d'installation ».

Important

D'anciennes versions de Red Hat Enterprise Linux prenaient en charge les architectures POWER 32-bit et 64-bit ( (respectivement ppc et ppc64). Red Hat Enterprise Linux 6 prend uniquement en charge l'architecture POWER 64-bit (ppc64).

Chapitre 11. Planifier une installation sur l'architecture POWER

11.1. Mettre à niveau ou installer ?

Pour davantage d'informations vous permettant de choisir entre une mise à niveau et une installation, reportez-vous au Chapitre 37, Mise à niveau du système actuel.

11.2. Préparation pour les systèmes IBM eServer System p

Important

Assurez-vous que le paramètre de la base réelle est ajusté sur c00000, sinon vous pourriez voir des erreurs telles que :
DEFAULT CATCH!, exception-handler=fff00300
Les systèmes IBM eServer System p présentent de nombreuses options pour le partitionnement, les périphériques virtuels ou natifs et les consoles. Les deux versions du système utilisent le même noyau et possèdent beaucoup des mêmes options disponibles, selon la configuration du système.
Si vous utilisez un système non-partitionné, vous n'avez pas besoin de configuration pré-installation. Pour les systèmes utilisant la console série HVSI, connectez votre console au port série T2.
Si vous utilisez un système partitionné, les étapes à suivre pour créer la partition et lancer l'installation sont généralement les mêmes. Vous devriez créer la partition sur la console HMC et allouer des ressources de CPU et de mémoire, ainsi que des ressources SCSI et Ethernet, celles-ci peuvent être virtuelles ou natives. L'assistant de création de partitions HMC vous guidera lors de la création.
Pour davantage d'informations sur la création de la partition, reportez-vous au livre Infocenter d'IBM sur le Partitionnement pour Linux avec un HMC disponible en ligne à l'adresse : http://publib.boulder.ibm.com/infocenter/powersys/v3r1m5/topic/iphbi_p5/iphbibook.pdf
Si vous utilisez des ressources SCSI virtuelles, plutôt que SCSI natives, vous devez configurer un « lien » vers la partition SCSI virtuelle, puis la configurer. Vous créez un « lien » entre le client SCSI virtuel et les slots de serveur utilisant HMC. Vous pouvez configurer un serveur SCSI virtuel sur AIX ou i5/OS, selon le modèle et les options que vous possédez.
Pour obtenir davantage d'informations sur l'utilisation de périphériques virtuels, reportez-vous au Redbook d'IBM Virtualiser une infrastructure avec Linux et System p à l'adresse : http://publib-b.boulder.ibm.com/abstracts/sg247499.html
Une fois votre système configuré, vous devez l'activer depuis la HMC ou l'allumer. Selon le type d'installation que vous effectuez, il se peut que vous deviez configurer SMS de façon à démarrer correctement le système dans le programme d'installation.

11.3. RAID et autres périphériques de disque

Important

Red Hat Enterprise Linux 6 utilise mdraid au lieu de dmraid pour les installation sur des ensembles RAID BIOS. Ces ensembles sont automatiquement détectés, et les périphériques avec métadonnées Intel ISW sont reconnus comme mdraid au lieu de dmraid. Remarquez que les noms de noeuds de périphérique de ce type de périphérique sous mdraid sont différents des noms de noeuds de périphérique sous dmraid. Ainsi, des précautions particulières doivent être prises lors des migrations de systèmes avec des ensembles RAID BIOS.
Les modifications locales de /etc/fstab, /etc/crypttab, ou d'autres fichiers de configuration se référant à des périphériques par leurs noms de noeuds de périphérique ne fonctionneront pas sous Red Hat Enterprise Linux 6. Vous devrez donc modifier ces fichiers pour remplacer les chemins d'accès des noeuds de périphérique par les UUID de périphérique avant de les migrer. Vous pourrez trouver les UUID des périphériques avec la commande blkid.

11.3.1. Matériel RAID

Un RAID, ou réseau redondant de disques indépendants, permet à un groupe, ou réseau, de disques d'agir en tant que périphérique unique. Configurez toute fonction RAID fournie par la carte mère de votre ordinateur, ou carte contrôleur attachée, avant de commencer le processus d'installation. Chaque réseau RAID apparaît comme un seul disque dans Red Hat Enterprise Linux.
Sur les systèmes possédant plus d'un disque dur, vous pouvez configurer Red Hat Enterprise Linux de manière à ce qu'il opère plusieurs des disques en tant que réseau RAID sans nécessiter de matériel supplémentaire.

11.3.2. RAID logiciel

Vous pouvez utiliser le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux pour créer des réseaux RAID logiciel Linux, où les fonctions RAID seraient contrôlées par le système d'exploitation plutôt que par le matériel qui leur est dédié. Ces fonctions sont expliquées en détail dans Section 16.17, « Créer une structure personnalisée ou modifier la structure par défaut ».

11.3.3. Disques USB et FireWire

Certains disques durs USB et FireWire peuvent ne pas être reconnus par le système d'installation Red Hat Enterprise Linux. Si la configuration de ces disques au moment de l'installation n'est pas vital, déconnectez-les afin d'éviter toute confusion.

Note

Vous pouvez connecter et configurer des disques durs USB et FireWire après l'installation. La plupart de ce type de périphériques sont reconnus par le noyau et prêts à être utilisés à ce moment.

11.4. Avez-vous suffisamment d'espace disque ?

Quasiment tous les systèmes d'exploitation (OS) récents utilisent des partitions de disque, Red Hat Enterprise Linux y compris. Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux, vous pourriez être amené à travailler avec des partitions de disque. Si vous n'avez jamais travaillé avec des partitions de disque (ou si vous voulez revoir les concepts de base), reportez-vous à la Annexe A, Introduction aux partitions de disque avant d'aller plus loin.
L'espace disque utilisé par Red Hat Enterprise Linux doit être séparé de l'espace disque utilisé par d'autres OSes que vous auriez installé.
Avant de commencer le processus d'installation, vous devez :
  • avoir assez d'espace disque non partitionné[5] pour l'installation de Red Hat Enterprise Linux, ou
  • avoir une ou plusieurs partitions qui peuvent être supprimées, libérant ainsi suffisamment d'espace disque pour installer Red Hat Enterprise Linux.
Pour mieux vous rendre compte de l'espace requis, reportez-vous à la taille recommandée des partitions présentée dans Section 16.17.5, « Schéma de partitionnement recommandé ».

11.5. Choisissez une méthode de démarrage

Effectuer une installation à partir d'un DVD requiert que vous ayez acheté un produit Red Hat Enterprise Linux, et que vous possédiez le DVD Red Hat Enterprise Linux 6 ainsi qu'un lecteur DVD sur un système qui prend en charge le démarrage à partir de celui-ci. Reportez-vous à la Chapitre 2, Création d'un média pour obtenir des instructions sur la création d'un DVD d'installation.
Hormis le démarrage depuis un DVD d'installation, vous pouvez aussi démarrer le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux à partir d'un média de démarrage minimal, sous la forme d'un CD. Après avoir lancé le système avec le CD de démarrage, terminez l'installation à partir d'une autre source d'installation, comme le disque dur local ou un emplacement sur le réseau. Reportez-vous à la Section 2.2, « Créer un média minimal de démarrage » pour obtenir des instructions sur la création de CD de démarrage.


[5] Espace disque non partitionné signifie que l'espace disque disponible sur le(s) disque(s) dur où vous effectuez l'installation n'a pas été divisé en sections de données. Lorsque vous partitionnez un disque, chaque partition fonctionne comme un disque différent.

Chapitre 12. Préparation pour une installation

12.1. Préparation à une installation réseau

Important

L'initialisation du module eHEA échouera si des hugepages 16 Go sont assignées à un système ou à une partition et si la ligne de commande du noyau ne contient pas de paramètres de hugepage. Ainsi, lorsque vous effectuez une installation réseau avec un adaptateur IBM eHEA, vous ne pouvez pas assigner de hugepages au système ou à la partition pendant l'installation. De grandes pages devraient fonctionner

Note

Assurez-vous qu'aucun DVD d'installation (ou tout autre type de CD ou DVD) ne se trouve dans le lecteur CD ou DVD si vous effectuez une installation à partir d'un réseau. Posséder un CD ou un DVD dans le lecteur pourrait provoquer des erreurs inattendues.
Assurez-vous d'avoir le média de démarrage disponible sur CD, DVD ou sur un périphérique de stockage USB tel qu'un lecteur flash USB.
Le média d'installation de Red Hat Enterprise Linux doit être disponible, que ce soit pour une installation de type réseau (via NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS) ou pour une installation via un stockage local. Utilisez les étapes décrites ci-dessous si vous effectuez une installation via NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS.
Il est nécessaire que le serveur NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS utilisé pour l'installation sur le réseau soit un serveur séparé et accessible depuis un réseau. Il doit pouvoir fournir le contenu complet du DVD-ROM d'installation.

Note

anaconda peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les médias d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation (de nombreux bogues sont en fait dus à des DVD mal gravés). Pour utiliser ce test, saisissez la commande suivante à l'invite yaboot: :
	linux mediacheck

Note

Le répertoire publique utilisé pour accéder aux fichiers d'installation via FTP, NFS, HTTP, ou HTTPS est mappé au stockage local sur le serveur réseau. Par exemple, le répertoire local /var/www/inst/rhel6 sur le serveur réseau peut être accédé en tant que http://network.server.com/inst/rhel6.
Dans les exemples suivants, le répertoire du serveur intermédiaire d'installation qui contiendra les fichiers d'installation sera spécifié comme /location/of/disk/space. Le répertoire qui sera rendu disponible publiquement via FTP, NFS, HTTP, ou HTTPS sera spécifié comme /publicly_available_directory. Par exemple, /location/of/disk/space peut être un répertoire que vous créez appelé /var/isos. /publicly_available_directory peut être /var/www/html/rhel6 pour une installation HTTP.
Dans ce qui suit, vous devrez posséder une image ISO. Une image ISO est un fichier contenant une copie exacte du contenu d'un DVD. Pour créer une image ISO à partir d'un DVD, veuillez utiliser la commande suivante :
dd if=/dev/dvd of=/path_to_image/name_of_image.iso
dvd est votre lecteur de DVD, name_of_image est le nom que vous donnez au fichier image ISO résultant et path_to_image est le chemin de l'emplacement sur votre système où sera stockée l'image ISO en résultant.
Pour copier les fichiers du DVD d'installation vers une instance de Linux, qui agirait comme le serveur orchestrant l'installation, continuez avec Section 12.1.1, « Préparation aux installations FTP, HTTP et HTTPS » ou Section 12.1.2, « Préparation à une installation NFS ».

12.1.1. Préparation aux installations FTP, HTTP et HTTPS

Extrayez les fichiers de l'image ISO du DVD d'installation puis placez-les dans un répertoire partagé via FTP, HTTP, ou HTTPS.
Ensuite, assurez-vous que le répertoire est partagé via FTP, HTTP, ou HTTPS et vérifiez l'accès client. Vous pouvez vérifier si le répertoire est accessible depuis le serveur lui-même, puis à partir d'une autre machine sur le même sous-réseau que celui sur lequel vous comptez effectuer l'installation.

12.1.2. Préparation à une installation NFS

Pour les installations NFS, il n'est pas nécessaire d'extraire tous les fichiers des images ISO. Il est suffisant de rendre l'image ISO elle-même, le fichier install.img, et optionnellement le fichier product.img disponibles sur le serveur réseau via NFS.
  1. Transférez l'image ISO sur le répertoire exporté NFS. Sur un système Linux, exécutez :
    mv /path_to_image/name_of_image.iso /publicly_available_directory/
    path_to_image est le chemin vers le fichier image ISO, name_of_image est le nom du fichier image ISO et publicly_available_directory est un répertoire qui est disponible sur NFS ou que vous souhaiteriez rendre disponible sur NFS.
  2. Utilisez un programme checksum SHA256 pour vérifier que l'image ISO que vous avez copié est intacte. De nombreux programmes checksum SHA256 sont diponibles pour différents systèmes d'exploitation. Sur un système Linux, exécutez :
    $ sha256sum name_of_image.iso
    name_of_image est le nom du fichier image ISO. Le programme checksum SHA256 afficher une chaîne de 64 caractères nommée chaîne de hachage. Comparez cette chaîne de hachage à celle affichée pour la même image sur la page Télécharger le logiciel disponible sur le Red Hat Network (reportez-vous à la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux). Les deux chaînes de hachage devraient être identiques.
  3. Copiez le répertoire images/ depuis l'image ISO sur le répertoire dans lequel vous avez stocké le fichier image ISO. Saisissez les commandes suivantes :
    mount -t iso9660 /path_to_image/name_of_image.iso /mount_point -o loop,ro
    cp -pr /mount_point/images /publicly_available_directory/
    umount /mount_point
    path_to_image est le chemin vers le fichier image ISO, name_of_image est le nom du fichier image ISO et mount_point est le point de montage sur lequel monter l'image lorsque vous copiez les fichiers depuis l'image. Par exemple :
    mount -t iso9660 /var/isos/RHEL6.iso /mnt/tmp -o loop,ro
    cp -pr /mnt/tmp/images /var/isos/
    umount /mnt/tmp
    Le fichier image ISO ainsi qu'un répertoire images/ sont maintenant présents, côte à côte, dans le même répertoire.
  4. Vérifiez que le répertoire images/ contienne bien le fichier install.img au minimum, sans quoi l'installation ne pourra pas continuer. Optionnellement, le répertoire images/ devrait contenir le fichier product.img, sans lequel seuls les paquetages pour une installation Minimale seront disponibles pendant l'étape de sélection des groupes de paquetages (reportez-vous à la Section 16.19, « Sélection des groupes de paquetages »).

    Important

    install.img et product.img doivent être les seuls fichiers dans le répertoire images/.
  5. Assurez-vous qu'une entrée pour le répertoire publiquement disponible existe déjà dans le fichier /etc/exports sur le serveur réseau, ainsi le répertoire sera disponible via NFS.
    Pour exporter un répertoire en lecture-seule vers un système spécifique, utilisez :
    /publicly_available_directory client.ip.address (ro)
    Pour exporter un répertoire en lecture-seule sur tous les systèmes, utilisez :
    /publicly_available_directory * (ro)
  6. Sur le serveur réseau, démarrez le démon NFS (sur un système Red Hat Enterprise Linux, utilisez /sbin/service nfs start). Si NFS est déjà en cours d'exécution, rechargez le fichier de configuration (sur un système Red Hat Enterprise Linux, utilisez /sbin/service nfs reload).
  7. Assurez-vous de bien tester le partage NFS en suivant les instructions fournies dans le Guide de déploiement de Red Hat Enterprise Linux. Reportez-vous à la documentation NFS pour des détails sur le démarrage et l'arrêt du serveur NFS.

Note

Le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les médias d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation (de nombreux bogues rapportés étaient en réalité dûs à des DVD mal gravés). Pour utiliser ce test, saisissez la commande suivante à l'invite boot: :
linux mediacheck

12.2. Préparation à une installation depuis le disque dur

Note

Les installations depuis le disque dur fonctionnent uniquement à partir des systèmes de fichiers ext2, ext3, ext4, ou FAT. Vous ne pourrez pas utiliser de disque dur formaté pour tout autre type de système de fichiers comme source d'installation pour Red Hat Enterprise Linux.
Pour vérifier le système de fichiers d'une partition de disque dur sur un système d'exploitation Windows, utilisez l'outil de Gestion de disque. Pour vérifier le système de fichiers d'une partition de disque dur sur un système d'exploitation Linux, utilisez l'outil fdisk.

Important

Vous ne pouvez pas utiliser de fichiers ISO sur des partitions contrôlées par LVM (de l'anglais, Logical Volume Management).
utilisez cette option pour installer Red Hat Enterprise Linux sur des systèmes sans lecteur DVD ou sans connexion réseau.
Les installations de disque dur utilisent les fichiers suivants :
  • Image ISO du DVD d'installation. Une image ISO est un fichier contenant la copie exacte du contenu d'un DVD.
  • Fichier install.img extrait de l'image ISO.
  • optionnellement, un fichier product.img est extrait de l'image ISO.
Avec ces fichiers sur le disque dur, vous pourrez choisir Disque dur comme source d'installation lorsque vous démarrerez le programme d'installation (reportez-vous à la Section 15.3, « Méthode d'installation »).
Assurez-vous d'avoir le média de démarrage disponible sur CD, DVD ou sur un périphérique de stockage USB tel qu'un lecteur flash USB.
Suivez ces étapes afin de préparer un disque dur pour être une source d'installation :
  1. Obtenez une image ISO du DVD d'installation de Red Hat Enterprise Linux (reportez-vous à la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux). Alternativement, si vous possédez le DVD sur un média physique, vous pouvez créer une image de celui-ci sur un système Linux à l'aide de la commande suivante :
    dd if=/dev/dvd of=/path_to_image/name_of_image.iso
    dvd est votre lecteur de DVD, name_of_image est le nom que vous donnez au fichier image ISO résultant et path_to_image est le chemin de l'emplacement sur votre système où sera stockée l'image ISO en résultant.
  2. Transférez l'image ISO sur le disque dur.
    L'image ISO doit se trouver sur un disque dur qui est soit interne à l'ordinateur sur lequel vous allez installer Red Hat Enterprise Linux, soit sur un disque dur qui est connecté à cet ordinateur via USB.
  3. Utilisez un programme checksum SHA256 pour vérifier que l'image ISO que vous avez copié est intacte. De nombreux programmes checksum SHA256 sont diponibles pour différents systèmes d'exploitation. Sur un système Linux, exécutez :
    $ sha256sum name_of_image.iso
    name_of_image est le nom du fichier image ISO. Le programme checksum SHA256 afficher une chaîne de 64 caractères nommée chaîne de hachage. Comparez cette chaîne de hachage à celle affichée pour la même image sur la page Télécharger le logiciel disponible sur le Red Hat Network (reportez-vous à la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux). Les deux chaînes de hachage devraient être identiques.
  4. Copiez le répertoire images/ depuis l'image ISO sur le répertoire dans lequel vous avez stocké le fichier image ISO. Saisissez les commandes suivantes :
    mount -t iso9660 /path_to_image/name_of_image.iso /mount_point -o loop,ro
    cp -pr /mount_point/images /publicly_available_directory/
    umount /mount_point
    path_to_image est le chemin vers le fichier image ISO, name_of_image est le nom du fichier image ISO et mount_point est le point de montage sur lequel monter l'image lorsque vous copiez les fichiers depuis l'image. Par exemple :
    mount -t iso9660 /var/isos/RHEL6.iso /mnt/tmp -o loop,ro
    cp -pr /mnt/tmp/images /var/isos/
    umount /mnt/tmp
    Le fichier image ISO ainsi qu'un répertoire images/ sont maintenant présents, côte à côte, dans le même répertoire.
  5. Vérifiez que le répertoire images/ contient bien le fichier install.img au minimum, sans quoi l'installation ne pourra pas continuer. Optionnellement, le répertoire images/ devrait contenir le fichier product.img, sans lequel seuls les paquetages pour une installation Minimale seront disponibles pendant l'étape de sélection des groupes de paquetages (reportez-vous à la Section 9.18, « Sélection des groupes de paquetages »).

    Important

    install.img et product.img doivent être les seuls fichiers dans le répertoire images/.

Note

Le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les médias d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation (de nombreux bogues rapportés étaient en réalité dûs à des DVD mal gravés). Pour utiliser ce test, saisissez la commande suivante à l'invite boot: :
linux mediacheck

Chapitre 13. Mettre à jour des pilotes pendant une installation sur des systèmes IBM POWER

Dans la plupart des cas, Red Hat Enterprise Linux utilise déjà des pilotes pour les périphériques qui composent votre système. Toutefois, si le matériel de votre système est très récent, les pilotes pour ce matériel peuvent ne pas être inclus. Une mise à jour de pilote offrant la prise en charge pour des périphériques récents peut parfois être disponible chez Red Hat ou chez votre fournisseur de matériel sur un disque de pilote contenant des paquetages rpm. Habituellement, ce disque de pilote est téléchargeable en tant que fichier image ISO.
Vous n'aurez pas souvent besoin du nouveau matériel pendant le processus d'installation. Par exemple, si vous utilisez un DVD pour installer sur un disque local, l'installation sera fructueuse même si les pilotes de votre carte réseau ne sont pas disponibles. Dans de telles situations, terminez l'installation et ajoutez la prise en charge du matériel ensuite — reportez-vous à la Section 35.1.1, « Paquetages rpm de mise à jour de pilote(s) » pour obtenir plus de détails sur l'ajout de cette prise en charge.
Dans d'autres situations, vous devriez sans doute ajouter des pilotes pour un périphérique lors du processus d'installation pour prendre en charge une configuration particulière. Par exemple, vous devriez installer des pilotes pour un périphérique réseau ou pour un adaptateur de stockage afin de d'offrir à l'installateur accès aux périphériques de stockage utilisés par votre système. Vous pouvez utiliser un disque de pilote pour ajouter cette prise en charge pendant l'installation de trois différentes manières :
  1. placez le fichier image ISO du disque de pilote dans un emplacement accessible à l'installateur :
    1. sur un disque dur local
    2. un lecteur flash USB
  2. créez un disque de pilote en décompressant le fichier image sur :
    1. un CD
    2. un DVD
    Reportez-vous aux instructions pour la création de disques d'installation se trouvant dans la Section 2.1, « Création d'un DVD d'installation » pour obtenir davantage d'informations sur la gravure de fichiers images ISO sur CD ou DVD.
  3. créez une mise à jour de disque virtuel initial à partir du fichier image et stockez-le sur un serveur PXE. Ceci est une procédure avancée que vous ne devriez considérer que si aucune autre méthode ne vous permet d'effectuer une mise à jour du pilote.
Si Red Hat, votre fournisseur de matériel, ou une autre tierce partie de confiance vous informe que vous avez besoin d'une mise à jour du pilote lors du processus d'installation, choisissez une méthode pour fournir la mise à jour parmi les méthodes décrites dans ce chapitre et testez-la avant de commencer l'installation. N'effectuez pas de mise à jour du pilote pendant l'installation à moins d'être certain que votre système n'en a besoin. Même si l'installation d'une mise à jour de pilote ne devrait pas causer de problèmes, la présence d'un pilote sur un système pour lequel il n'est pas fait peut compliquer le support technique.

13.1. Limitations de mises à jour de pilotes pendant l'installation

Malheureusement, certaines situations dans lesquelles vous ne pouvez pas utiliser une mise à jour du pilote pour fournir des pilotes persistent lors de l'installation :
Périphériques déjà en cours d'utilisation
Vous ne pouvez pas utiliser une mise à jour de pilote pour remplacer les pilotes que le programme d'installation a déjà chargé. Vous devrez au contraire terminer l'installation avec les pilotes que le programme d'installation a chargé et les mettre à niveau avec les nouveaux pilotes après l'installation, sinon, si vous avez besoin des nouveaux pilotes pour le processus d'installation, prenez en considération la possibilité de procéder à une mise à jour du pilote de disque RAM initial — reportez-vous à Section 13.2.3, « Préparation d'une mise à jour de disque RAM initial ».
Périphériques avec périphérique équivalent disponible
Comme tous les périphériques du même type sont initialisés ensemble, vous ne pouvez pas mettre à jour des pilotes pour un périphérique si le programme d'installation a chargé des pilotes pour un périphérique similaire. Par exemple, avec un système possédant deux adaptateurs réseau différents, dont l'un a une mise à jour disponible. Le programme d'installation initialisera les deux adaptateurs au même moment, ainsi vous ne serez pas en mesure d'utiliser la mise à jour de ce pilote. Une fois de plus, terminez l'installation avec les pilotes chargés par le programme d'installation et mettez à jour les nouveaux pilotes après l'installation, ou utilisez une mise à jour de pilote de disque RAM initial.

13.2. Se préparer à une mise à jour du pilote pendant une installation

Si une mise à jour de pilote est nécessaire et disponible pour votre matériel, Red Hat, ou une tierce partie de confiance, comme le fournisseur de matériel, la fournira sous la forme d'un fichier image en format ISO. Certaines méthodes pour réaliser une mise à jour du pilote nécessitent que vous mettiez le fichier image à disponibilité pour le programme d'installation, d'autres vous demanderont d'utiliser le fichier image pour créer un disque de mise à jour du pilote, et une autre méthode nécessite la préparation d'une mise à jour du disque RAM initial :
Méthodes utilisant le fichier image
  • disque dur local
  • Lecteur flash USB
Méthodes utilisant un disque de mise à jour du pilote produit à partir d'un fichier image
  • CD
  • DVD
Méthodes utilisant une mise à jour du disque virtuel initial
  • PXE
Choisissez une méthode pour fournir une mise à jour du pilote, puis reportez-vous à la Section 13.2.1, « Préparation pour utiliser un fichier image de mise à jour du pilote », à la Section 13.2.2, « Préparer un disque de pilote », ou à la Section 13.2.3, « Préparation d'une mise à jour de disque RAM initial ». Remarquez que vous pouvez utiliser un périphérique de stockage USB pour fournir un fichier image, ou en tant que disque de mise à jour du pilote.

13.2.1. Préparation pour utiliser un fichier image de mise à jour du pilote

13.2.1.1. Préparation pour utiliser un fichier image sur un stockage local

Pour rendre le fichier image ISO disponible sur le stockage local, comme un lecteur flash USB ou un disque dur, copiez simplement le fichier sur le périphérique de stockage. Vous pouvez renommer le fichier si vous trouver cela utile, mais ne changez surtout pas l'extension du nom du fichier, celle-ci doit rester .iso.Dans l'exemple suivant, le fichier est nommé dd.iso :
Contenu d'un lecteur flash USB possédant un fichier image de mise à jour du pilote

Figure 13.1. Contenu d'un lecteur flash USB possédant un fichier image de mise à jour du pilote

Remarquez que si vous utilisez cette méthode, le périphérique de stockage ne contiendra qu'un fichier unique. Ceci diffère des disques de pilote sur formats de type CD et DVD, qui contiennent de nombreux fichiers. Le fichier image ISO contient tous les fichiers qui devraient normalement se trouver sur un disque de pilote.
SI vous changez le nom du système de fichier du périphérique en OEMDRV, le programme d'installation l'examinera automatiquement en cherchant des mises à jour et chargera toute mise à jour détectée. Ce comportement est contrôlé par l'option de démarrage dlabel=on, qui est activée par défaut. Reportez-vous à Section 13.3.1, « Laisser l'installateur trouver un disque de mise à jour du pilote automatiquement ».

13.2.2. Préparer un disque de pilote

Vous pouvez créer un disque de mise à jour de pilote sur CD ou sur DVD.

13.2.2.1. Création d'un disque de mise à jour de pilote sur CD ou sur DVD

Important

CD/DVD Creator fait partie du bureau GNOME. Si vous utilisez un autre type de bureau Linux, ou si vous utilisez un autre système d'exploitation, vous aurez besoin d'utiliser un autre logiciel afin de créer le CD ou DVD. Les étapes seront similaires.
Assurez-vous que le logiciel sélectionné peut créer des CD ou DVD à partir de fichiers images. Ceci est vrai pour la plupart des logiciels de gravure de CD et DVD, mais il existe des exceptions. Cherchez un bouton ou une entrée de menu étiquetté(e) graver à partir de l'image ou similaire. Si cette fonctionnalité n'est pas présente dans votre logiciel, ou si vous ne sélectionnez pas cette option, le disque résultant ne contiendra que le fichier image lui-même, au lieu d'y inclure le contenu du fichier image.
  1. Utilisez le gestionnaire de fichiers du bureau pour localiser le fichier image ISO du disque du pilote qui vous est fourni par Red Hat ou par votre fournisseur de matériel.
    Un fichier .iso typique est affiché dans une fenêtre du gestionnaire de fichier

    Figure 13.2. Un fichier .iso typique est affiché dans une fenêtre du gestionnaire de fichier

  2. Faites un clic-droit sur ce fichier puis choisissez Écrire sur le disque. Vous pourrez observer une fenêtre similaire à celle qui suit :
    Boîte de dialogue de CD/DVD Creator Écrire sur le disque

    Figure 13.3. Boîte de dialogue de CD/DVD Creator Écrire sur le disque

  3. Cliquez sur le bouton Écrire. Si un disque vierge n'est pas déjà dans le lecteur de disque, CD/DVD Creator vous demandera d'en insérer un.
Après avoir gravé un disque CD ou DVD de mise à jour du pilote, vérifiez que le disque a été correctement créé en l'insérant dans votre système et en naviguant dessus à l'aide du gestionnaire de fichiers. Vous devriez y voir un fichier unique nommé rhdd3 ainsi qu'un répertoire nommé rpms :
Contenu d'un disque de mise à jour du pilote typique sur CD ou sur DVD

Figure 13.4. Contenu d'un disque de mise à jour du pilote typique sur CD ou sur DVD

Si vous ne voyez qu'un fichier unique se terminant par .iso, alors vous n'avez pas créé le disque correctement et vous devriez essayer à nouveau. Assurez-vous de choisir une option similaire à graver à partir d'une image (en anglais, Burn from image) si vous utilisez un bureau Linux autre que GNOME ou si vous utilisez un autre système d'exploitation.

13.2.3. Préparation d'une mise à jour de disque RAM initial

Important

Ceci est une prcédure avancée et vous ne devriez la considérer que si vous ne pouvez pas procéder à une mise à jour du pilote avec d'autres méthodes.
Le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux peut charger des mises à jour pour lui-même au début du processus d'installation depuis un disque RAM — une zone de la mémoire de votre ordinateur qui se comporte temporairement comme un disque. Vous pouvez utiliser ces mêmes capacités pour charger des mises à jour de pilote. Pour effectuer une mise à jour de pilote pendant une installation, votre ordinateur doit pouvoir démarrer depuis un serveur PXE (de l'anglais, preboot execution environment), et vous devez avoir un serveur PXE disponible sur votre réseau. Reportez-vous à la Chapitre 30, Préparer un serveur d'installation afin d'obtenir des instructions sur l'utilisation de PXE lors d'une installation.
Pour rendre le mise à jour du pilote disponible sur votre serveur PXE :
  1. Placez le fichier image de mise à jour du pilote sur votre serveur PXE. Normalement, vous pourriez faire cela en le téléchargeant sur le serveur PXE depuis un emplacement sur l'Internet spécifié par Red Hat ou par votre fournisseur de matériel. Les noms des fichiers images de mise à jour de pilote se terminent par .iso.
  2. Copiez le fichier image de mise à jour du pilote dans le répertoire /tmp/initrd_update.
  3. Renommez le fichier image de mise à jour du pilote ainsi : dd.img.
  4. Sur la ligne de commande, allez sur le répertoire /tmp/initrd_update, puis entrez la commande suivante, et appuyez sur Entrée :
    find . | cpio --quiet -o -H newc | gzip -9 >/tmp/initrd_update.img
    
  5. Copiez le fichier /tmp/initrd_update.img dans le répertoire contenant la cible que vous souhaitez utiliser pour l'installation. Ce répertoire est placé sous le répertoire /tftpboot/pxelinux/. Par exemple, /tftpboot/pxelinux/r6c/ pourrait contenir la cible PXE pour client Red Hat Enterprise Linux 6.
  6. Modifiez le fichier /tftpboot/pxelinux/pxelinux.cfg/default afin d'inclure une entrée contenant la mise à jour du disque virtuel initial que vous venez de créer sous la forme suivante :
    label target-dd
    kernel target/vmlinuz
    append initrd=target/initrd.img,target/dd.img
    
    target correspond à la cible que vous souhaitez utiliser pour l'installation.
Reportez-vous à la Section 13.3.4, « Sélectionner une cible PXE qui inclut une mise à jour du pilote » pour apprendre comment utiliser une mise à jour du disque virtuel initial pendant l'installation.

Exemple 13.1. Préparer une mise à jour du disque virtuel initial à partir d'un fichier image de mise à jour du pilote

Dans cet exemple, driver_update.iso est un fichier image de mise à jour du pilote que vous avez téléchargé depuis l'Internet sur un répertoire de votre serveur PXE. Vous devriez procéder au démarrage PXE depuis la cible qui est située dans /tftpboot/pxelinux/r6c/
Sur la ligne de commande, allez sur le répertoire qui contient le fichier, puis entrez les commandes suivantes :
$ cp driver_update.iso /tmp/initrd_update/dd.img
$ cd /tmp/initrd_update
$ find . | cpio --quiet -c -o -H newc | gzip -9 >/tmp/initrd_update.img
$ cp /tmp/initrd_update.img /tftpboot/pxelinux/r6c/dd.img
Modifiez le fichier /tftpboot/pxelinux/pxelinux.cfg/default et incluez l'entrée suivante :
label r6c-dd
kernel r6c/vmlinuz
append initrd=r6c/initrd.img,r6c/dd.img

13.3. Mettre un pilote à jour pendant l'installation

Vous pouvez réaliser une mise à jour du pilote pendant l'installation des manières suivantes :
  • en laissant l'installateur trouver un disque de mise à jour du pilote automatiquement.
  • en laissant l'installateur vous demander une mise à jour du pilote
  • en utilisant une option de démarrage pour spécifier un disque de mise à jour du pilote.
  • en sélectionnant une cible PXE qui inclut une mise à jour du pilote.

13.3.1. Laisser l'installateur trouver un disque de mise à jour du pilote automatiquement

Attachez un périphérique bloc avec l'étiquette de système de fichiers OEMDRV avant de commencer le processus d'installation. L'installateur examinera automatiquement le périphérique et chargera toute mise à jour détectée sans vous demander quoi que ce soit lors de ce processus. Reportez-vous à la Section 13.2.1.1, « Préparation pour utiliser un fichier image sur un stockage local » afin de préparer un périphérique de stockage que l'installateur doit trouver.

13.3.2. Laisser l'installateur vous demander une mise à jour du pilote

  1. Commencez l'installation normalement avec la méthode que vous avez choisie. Si l'installateur ne peut pas charger les pilotes pour un matériel essentiel au processus d'installation (par exemple, s'il ne peut pas détecter de réseau ou de contrôleurs de stockage), il vous demandera d'insérer un disque de mise à jour du pilote :
    La boîte de dialogue Aucun pilote n'été trouvé

    Figure 13.5. La boîte de dialogue Aucun pilote n'été trouvé

13.3.3. Utiliser une option de démarrage pour spécifier un disque de mise à jour du pilote

Important

Cette méthode ne fonctionne que pour installer de nouveaux pilotes, et non pas pour mettre des pilotes existants à jour.
  1. Saisissez linux dd à l'invite du démarrage au début du processus d'installation, puis appuyez sur Entrée. L'installateur vous demandera de confirmer que vous avez un disque de pilote :
    L'invite du disque du pilote

    Figure 13.6. L'invite du disque du pilote

  2. Insérez le disque de mise à jour du pilote que vous avez créé sur CD, DVD, ou sur lecteur flash USB, puis sélectionnez Oui. L'installateur examine alors les périphériques de stockage qu'il détecte. S'il n'existe qu'un seul emplacement pouvant contenir un disque de pilote (par exemple, l'installateur détecte la présence d'un lecteur DVD, mais pas celle d'un autre périphérique de stockage), alors il chargera automatiquement toute mise à jour de pilote trouvée à cet emplacement.
    Si l'installateur trouve plus d'un emplacement pouvant contenir une mise à jour du pilote, il vous demandera de spécifier la location de la mise à jour. Reportez-vous à la Section 13.4, « Spécifier l'emplacement d'un fichier image de mise à jour du pilote ou d'un disque de mise à jour du pilote. » .

13.3.4. Sélectionner une cible PXE qui inclut une mise à jour du pilote

  1. Sélectionnez network boot dans le BIOS ou dans le menu de démarrage de votre ordinateur. La procédure à suivre pour spécifier cette option varie grandement selon les ordinateurs. Veuillez consulter la documentation de votre matériel ou de votre fournisseur de matériel pour obtenir les spécificités de votre ordinateur.
  2. Dans l'environnement d'exécution du pré-démarrage (PXE), choisissez la cible de démarrage que vous avez préparé sur votre serveur PXE. Par exemple, si vous avez nommé cet environnement r6c-dd dans le fichier /tftpboot/pxelinux/pxelinux.cfg/default sur votre serveur PXE, entrez r6c-dd lors de l'invite, puis pressez sur Entrée.
Reportez-vous à la Section 13.2.3, « Préparation d'une mise à jour de disque RAM initial » et à la Chapitre 30, Préparer un serveur d'installation pour obtenir des instructions sur l'utilisation de PXE pour procéder à une mise à jour pendant l'installation. Remarquez qu'il s'agit ici d'une procédure avancée — il est recommandé de ne pas l'utiliser à moins que toutes les autres méthodes de mise à jour du pilote aient échouées.

13.4. Spécifier l'emplacement d'un fichier image de mise à jour du pilote ou d'un disque de mise à jour du pilote.

Si l'installateur détecte plus d'un périphérique pouvant contenir une mise à jour de pilote, il vous demandera alors de sélectionner le périphérique correct. Si vous n'êtes pas certain de quelle option représente le périphérique sur lequel la mise à jour du pilote est stockée, essayez les différentes options dans l'ordre jusqu'à ce que vous trouviez la bonne.
Sélectionnez une source de disque du pilote

Figure 13.7. Sélectionnez une source de disque du pilote

Si le périphérique que vous avez choisi ne contient pas de média de mise à jour correct, l'installateur vous demandera de faire un autre choix.
Si vous avez créé un disque de mise à jour du pilote sur un CD, un DVD ou sur un lecteur flash USB, l'installateur va maintenant charger la mise à jour du pilote. Cependant, si le périphérique que vous avez sélectionné est un type de périphérique qui pourrait contenir plus d'une partition (que le périphérique possède actuellement plus d'une partition ou pas), l'installateur vous demandera de sélectionner la partition contenant la mise à jour du pilote.
Sélectionner une partition de disque du pilote

Figure 13.8. Sélectionner une partition de disque du pilote

L'installateur vous demande de spécifier quel fichier contient la mise à jour du pilote :
Sélectionner une image ISO

Figure 13.9. Sélectionner une image ISO

Attendez-vous à voir ces écrans si vous avez stocké la mise à jour du pilote sur un disque dur interne ou sur un périphérique de stockage USB. Vous ne devriez pas les voir si la mise à jour du pilote se trouve sur un CD ou sur un DVD.
Que vous fournissiez une mise à jour du pilote sous la forme d'un fichier image ou avec un disque de mise à jour, l'installateur copiera maintenant les fichiers de mise à jour appropriés sur une zone de stockage temporaire (se trouvant dans la RAM du système, et non sur un disque). L'installateur vous demandera probablement si vous voulez utiliser des mises à jour de pilote supplémentaires. Si vous avez sélectionné Oui, vous pourrez charger des mises à jour supplémentaires. Lorsque vous n'aurez plus de mises à jour de pilotes supplémentaires à charger, sélectionnez Non. Si vous avez stocké la mise à jour du pilote sur un média amovible, vous pouvez maintenant éjecter ou déconnecter ce disque ou périphérique en toute sécurité. L'installateur ne requiert plus la mise à jour, et vous pourrez à nouveau utiliser le média pour d'autres raisons.

Chapitre 14. Démarrage de l'installateur

Important

Sur certaines machines yaboot peut ne pas démarrer et retourner le message d'erreur suivant :
Cannot load initrd.img: Claim failed for initrd memory at 02000000 rc=ffffffff
Pour contourner ce problème, modifiez real-base sur c00000. Vous pouvez obtenir la valeur de real-base à partir de l'invite OpenFirmware avec la commande printenv et définir la valeur avec la commande setenv.
Pour démarrer un système IBM System p à partir d'un DVD, vous devez spécifier le périphérique de démarrage de l'installateur dans le menu Services de gestion du système (de l'anglais, « System Management Services », ou SMS).
Pour entrer dans l'interface Services de gestion du système, appuyez sur la touche 1 lors du processus de démarrage lorsque vous entendez le son de carillon. Ceci lance une interface similaire à celle décrite dans cette section.
Dans une console texte, appuyez sur la touche 1 lorsque le test affiche la bannière avec les composants testés :
Console SMS

Figure 14.1. Console SMS

Une fois dans le menu SMS, sélectionnez l'option Sélectionner les options de démarrage. Dans ce menu, spécifiez Sélectionner installer ou démarrer un périphérique. Là, sélectionnezCD/DVD, puis le type de bus (SCSI dans la plupart des cas). Si vous n'êtes pas certain, vous pouvez choisir de voir tous les périphériques. Ceci scanne les périphériques de démarrage dans tous les bus, y compris les adaptateurs de réseau et disques durs.
Finalement, sélectionnez le périphérique contenant le DVD d'installation. Yaboot est chargé depuis ce périphérique et une invite boot: s'affiche. Saisissez Entrée ou attendez que le délai d'expiration ne soit dépassé pour que l'installation démarre.
Utilisez yaboot avec vmlinuz et ramdisk pour démarrer votre système sur un réseau. Vous ne pouvez pas utiliser ppc64.img pour effectuer un démarrage sur un réseau car le fichier est trop grand pour TFTP.

14.1. Le menu de démarrage

L'installateur affiche l'invite boot:. Par exemple :
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM IBM 
/
Elapsed time since release of system processors: 276 mins 49 secs

System has 128 Mbytes in RMA
Config file read, 227 bytes


Welcome to the 64-bit Red Hat Enterprise Linux 6.0 installer!
Hit <TAB> for boot options.


Welcome to yaboot version 1.3.14 (Red Hat 1.3.14-35.el6)
Enter "help" to get some basic usage information
boot:
Pour continuer l'installation, saisissez linux et appuyez sur Entrée.
Vous pouvez aussi spécifier des options de démarrage à l'invite, reportez-vous au Chapitre 28, Options de démarrage pour obtenir plus d'informations. Par exemple, pour utiliser l'installateur pour récupérer un système précédemment installé, saisissez linux rescue puis appuyez sur Entrée.

14.2. Installation à partir d'une source différente

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux depuis des images ISO stockées sur votre disque dur, ou sur un réseau en utilisant les méthodes NFS, FTP, HTTP ou HTTPS. Les utilisateurs expérimentés utilisent souvent l'une de ces méthodes car il est souvent plus rapide de lire des données depuis un disque dur ou un réseau que depuis un DVD.
Le tableau suivant résume les différentes méthodes de démarrage et les méthodes d'installation qu'il est recommendé d'utiliser pour chacune :

Tableau 14.1. Méthodes de démarrage et sources d'installation

Méthode de démarrage Source d'installation
DVD d'installation DVD, réseau, ou disque dur
Lecteur flash USB d'installation DVD d'installation, réseau, ou disque dur
CD ou USB de démarrage minimal, CD de secours Réseau ou disque dur
Référez-vous à la Section 3.5, « Choix d'une méthode d'installation » pour obtenir des informations sur l'installation à partir de locations autres que le média avec lequel vous avez démarré le système.

14.3. Démarrer à partir du réseau en utilisant PXE

Pour démarrer avec un PXE , vous aurez besoin d'un serveur correctement configuré, et d'une interface réseau sur votre ordinateur qui prend PXE en charge. Pour obtenir plus d'informations sur la configuration d'un serveur PXE, référez-vous à la Chapitre 30, Préparer un serveur d'installation.
Configurez l'ordinateur de manière à ce qu'il démarre à partir de l'interface réseau. Cette option est dans le BIOS, et peut être étiquettée Network Boot ou Boot Services. Une fois le démarrage PXE correctement configuré, l'ordinateur peut démarrer le système d'installation Red Hat Enterprise Linux sans le moindre autre média.
Démarrer un ordinateur à partir d'un serveur PXE :
  1. Assurez vous que le cable réseau est bien branché. L'indicateur de lien devrait être allumé, même si l'ordinateur n'est pas allumé.
  2. Démarrez l'ordinateur.
  3. Un menu apparaît à l'écran. Appuyez sur la touche correspondant au numéro de l'option désirée.
Si votre PC ne démarre pas à partir du serveur netboot, assurez-vous que le BIOS est configuré pour démarrer à partir de l'interface réseau correcte. Certains systèmes BIOS spécifient l'interface réseau en tant que périphérique de démarrage potentiel, mais ne prennent pas en charge le standard PXE. Référez-vous à la documentation de votre matériel pour obtenir de plus amples informations.

Note

Certains serveurs avec de multiples interfaces réseau peuvent ne pas assigner eth0 à la première interface réseau comme l'interface du microprogramme le sait, ce qui peut faire que l'installateur essaie d'utiliser une interface réseau différente de celle utilisée par pXE. Pour changer ce comportement, utilisez ce qui suit dans les fichiers de configuration pxelinux.cfg/* :
IPAPPEND 2
APPEND ksdevice=bootif
Les options de configuration ci-dessus font que l'installateur utilise la même interface réseau que celle utilisée par l'interface du microprogramme et PXE. Vous pouvez aussi utiliser l'option suivante :
ksdevice=link
Cette option fait que l'installateur utilise le premier périphérique réseau qu'il trouve et qui est lié à un commutateur réseau.

Chapitre 15. Configuration de la langue et de la source d'installation

Vous devrez configurer la langue et la source d'installation avant que le programme d'installation graphique ne démarre.

15.1. Interface utilisateur du programme d'installation en mode texte

Important

Nous vous recommandons d'installer Red Hat Enterprise Linux à l'aide de l'interface graphique. Si vous installez Red Hat Enterprise Linux sur un système ne possédant pas d'affichage graphique, prenez en considération la possibilité de réaliser l'installation sur une connexion VNC – voir le Chapitre 31, Installation à l'aide de VNC. Si anaconda détecte que vous effectuez l'installation en mode texte sur un système où une installation via VNC peut être réalisée, anaconda vous demandera de confirmer votre décision d'installer en mode texte même si vos options lors de l'installation sont limitées.
Si votre système possède un affichage graphique, mais que l'installation graphique échoue, essayez de démarrer avec l'option xdriver=vesa – voir la Chapitre 28, Options de démarrage
Le chargeur ainsi qu'anaconda utilisent tous deux une interface écran contenant la plupart des widgets écran que l'on trouve généralement sur les interfaces utilisateur graphiques. La Figure 15.1, « Widgets du programme d'installation apparaissant dans Configuration d'URL », et la Figure 15.2, « Widgets du programme d'installation apparaissant dans Choix de la langue » reproduisent les différents widgets qui apparaissent à l'écran durant le processus d'installation.
Widgets du programme d'installation apparaissant dans Configuration d'URL

Figure 15.1. Widgets du programme d'installation apparaissant dans Configuration d'URL

Widgets du programme d'installation apparaissant dans Choix de la langue

Figure 15.2. Widgets du programme d'installation apparaissant dans Choix de la langue

Les widgets incluent :
  • Fenêtre — des fenêtres (généralement appelées boîtes de dialogue dans ce manuel) apparaîtront sur votre écran tout au long de l'installation. Une fenêtre peut parfois en recouvrir une autre ; dans ce cas, vous ne pouvez interagir qu'avec la fenêtre se trouvant au premier plan. Une fois que vous avez terminé d'utiliser cette fenêtre, elle disparaît, vous permettant ainsi de continuer à travailler avec celle qu'elle recouvrait.
  • Case à cocher — les cases à cocher vous permettent de sélectionner ou dé-sélectionner une fonction. La case affiche soit un astérisque (si elle est sélectionnée), soit un espace vide (non-sélectionnée). Lorsque le curseur se trouve à l'intérieur d'une case à cocher, appuyez sur la barre Espace afin de sélectionner ou dé-sélectionner une fonction.
  • Saisie de texte — les lignes de saisie de texte sont des zones où vous pouvez saisir les informations demandées par le programme d'installation. Lorsque le curseur s'arrête sur une ligne de saisie de texte, il vous est possible de saisir et/ou de modifier des informations sur cette ligne.
  • Widget de texte — les widgets de texte sont des zones de l'écran servant à l'affichage du texte. Parfois, ils peuvent également contenir d'autres widgets, tels que des cases à cocher. Si un widget de texte contient plus de texte que l'espace lui étant réservé ne permet d'en afficher, une barre de défilement apparaît : si vous positionnez le curseur à l'intérieur du widget, vous pouvez alors utiliser les touches fléchées Haut et Bas pour vous déplacer dans le texte et lire les informations. Votre emplacement dans le texte est indiqué par le symbole # sur la barre de défilement, qui monte et descend en fonction de vos déplacements.
  • Barre de défilement — ces barres apparaissent sur le côté ou en bas d'une fenêtre afin de choisir la partie d'une liste ou d'un document à positionner dans le cadre de la fenêtre. La barre de défilement facilite le déplacement de toute partie de fichier.
  • Widget de bouton — les widgets de boutons représentent la principale méthode d'interaction avec le programme d'installation. Vous avancez dans les fenêtres du programme d'installation en utilisant ces boutons, par le biais des touches Tab et Entrée. Les boutons peuvent être sélectionnés lorsqu'ils sont en surbrillance.
  • Curseur — bien qu'il ne s'agisse pas d'un widget, le curseur est utilisé pour sélectionner un widget spécifique (et interagir avec lui). Étant donné que le curseur se déplace d'un widget à un autre, il peut les faire changer de couleur ou il se peut aussi que vous ne voyiez que le curseur positionné dans le widget ou près de celui-ci. Dans la Figure 15.1, « Widgets du programme d'installation apparaissant dans Configuration d'URL », le curseur est positionné sur le bouton OK. La Figure 15.2, « Widgets du programme d'installation apparaissant dans Choix de la langue » montre le curseur positionné sur le bouton Modifier.

15.1.1. Navigation au moyen du clavier

La navigation dans les différentes boîtes de dialogue de l'installation s'effectue à l'aide d'un simple ensemble de touches. Pour déplacer le curseur, utilisez les touches fléchées Gauche, Droite, Haut et Bas. Utilisez les touches Tab et Shift-Tab pour avancer ou reculer parmi les widgets de l'écran. Une liste des touches disponibles pour le positionnement du curseur apparaît en bas de la plupart des écrans.
Pour « appuyer » sur un bouton, placez le curseur au-dessus du bouton (au moyen de la touche Tab, par exemple) et appuyez sur la barre Espace ou sur Entrée. Pour sélectionner un élément parmi une liste d'éléments, déplacez le curseur jusqu'à l'élément souhaité, puis appuyez sur la touche Entrée. Pour sélectionner un élément comportant une case à cocher, déplacez le curseur jusqu'à la case et appuyez sur la barre Espace. Pour le dé-sélectionner, appuyez à nouveau sur la barre Espace.
Lorsque vous appuyez sur F12, les valeurs actuelles sont acceptées et vous passez à la boîte de dialogue suivante. Cette touche a la même fonction que le bouton OK.

Avertissement

N'appuyez sur aucune touche pendant l'installation, à moins que vous n'ayez à saisir des informations dans une boîte de dialogue (si vous dérogez à ce conseil, des problèmes imprévisibles pourraient se produire).

15.2. Sélection de la langue

Utilisez les flèches de votre clavier pour sélectionner la langue à utiliser pendant le processus d'installation (reportez-vous à la Figure 15.3, « Sélection de la langue »). Une fois votre langue sélectionnée surlignée, appuyez sur la touche Tab pour vous déplacer sur le bouton Valider puis appuyez sur la touche Entrée pour confirmer votre choix.
La langue que vous sélectionnez ici sera la langue par défaut du système d'exploitation une fois qu'il sera installé. La sélection de la langue appropriée vous aidera également à cibler votre configuration de fuseau horaire lors d'une phase ultérieure de l'installation. Le programme d'installation tentera de définir le fuseau horaire approprié sur la base des valeurs spécifiées dans cet écran.
Pour ajouter la prise en charge de langues supplémentaires, personnalisez l'installation lors de l'étape de sélection des paquetages. Pour plus d'informations, reportez-vous à la Section 16.19.2, « Personnalisation de la sélection de logiciels ».
Sélection de la langue

Figure 15.3. Sélection de la langue

Après avoir sélectionné la langue souhaitée, cliquez sur Suivant pour continuer.

15.3. Méthode d'installation

Utilisez les flèches sur votre clavier pour sélectionner une méthode d'installation (reportez-vous à Figure 15.4, « Méthode d'installation »). Une fois votre méthode sélectionnée surlignée, appuyez sur la touche Tab pour vous déplacer sur le bouton Valider et appuyez sur la touche Entrée pour confirmer votre choix.
Méthode d'installation

Figure 15.4. Méthode d'installation

15.3.1. Démarrage de l'installation

15.3.1.1. Installation à partir du DVD

Pour installer Red Hat Enterprise Linux à partir d'un DVD, placez le DVD dans votre lecteur DVD et démarrez votre système à partir du DVD. Même si vous avez démarré à partir d'un média alternatif, vous pouvez toujours installer Red Hat Enterprise Linux à partir d'un média DVD.
Ensuite, le programme d'installation va analyser votre système et tenter d'identifier votre lecteur DVD. Il commence par rechercher un lecteur DVD IDE (aussi appelé ATAPI).
Si votre lecteur DVD n'est pas détecté et qu'il s'agit d'un DVD SCSI, le programme d'installation vous demandera de sélectionner un pilote SCSI. Sélectionnez le pilote correspondant le mieux à votre adaptateur. Le cas échéant, vous pouvez également spécifier des options pour le pilote ; toutefois, la plupart des pilotes détecteront automatiquement votre adaptateur SCSI.
Si le lecteur DVD est trouvé et le pilote chargé, l'installateur vous offrira la possibilité d'effectuer une vérification de média sur le DVD. Cela prend du temps et vous pouvez décider d'ignorer cette étape. Cependant, si plus tard vous rencontrez des problèmes avec l'installateur, vous devrez redémarrer et effectuer la vérification de média avant d'appeler le support. À partir de la boîte de dialogue de vérification de média, passez à l'étape suivante du processus d'installation (reportez-vous à la Section 16.5, « Bienvenue sur Red Hat Enterprise Linux »).

15.3.2. Installation à partir d'un disque dur

L'écran Sélection de la partition ne s'applique que si vous effectuez une installation à partir d'une partition de disque (c'est-à-dire si vous avez sélectionné Disque dur dans la boîte de dialogue Méthode d'installation). Cette boîte de dialogue vous permet de nommer la partition du disque ainsi que le répertoire à partir duquel vous installez Red Hat Enterprise Linux. Si vous avez utilisé l'option de démarrage repo=hd, alors vous aurez déjà spécifié une partition.
Boîte de dialogue Sélection de la partition pour l'installation à partir d'un disque dur

Figure 15.5. Boîte de dialogue Sélection de la partition pour l'installation à partir d'un disque dur

Sélectionnez la partition contenant les fichiers ISO depuis la liste des partitions disponibles. Les noms de périphériques internes IDE, SATA, SCSI et USB commencent tous par /dev/sd. Chaque disque individuel possède sa propre lettre, par exemple /dev/sda. Chaque partition sur un disque est numérotée, par exemple /dev/sda1.
Spécifiez le Répertoire contenant les images aussi. Saisissez le chemin d'accès complet du répertoire du disque contenant les fichiers images ISO. Le tableau suivant montre des exemples de la manière dont vous pouvez entrer ces informations :

Tableau 15.1. Emplacement des images ISO pour différents types de partitions

Type de partition Volume Chemin d'origine vers les fichiers Répertoire à utiliser
VFAT D:\ D:\Downloads\RHEL6 /Downloads/RHEL6
ext2, ext3, ext4 /home /home/user1/RHEL6 /user1/RHEL6
Si les images ISO se trouvent dans le répertoire racine (au niveau supérieur) d'une partition, saisissez /. Si les images ISO se trouvent dans le sous-répertoire d'une partition montée, saisissez le nom du répertoire contenant les images ISO au sein de cette partition. Par exemple, si la partition contenant les images ISO est normalement montée en tant que /home/ et que les images se trouvent dans /home/new/, vous saisiriez new/.

Important

Une entrée sans barre oblique peut provoquer l'échec de l'installation.
Sélectionnez le bouton Valider pour continuer. Procédez ensuite avec Chapitre 16, Installation à l'aide d'anaconda.

15.3.3. Installation réseau

Lorsque vous lancez une installation avec les options askmethod ou repo=, vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux à partir d'un serveur réseau utilisant les protocoles FTP, HTTP. HTTPS ou NFS. Anaconda utilise la même connection réseau pour consulter des référentiels de logiciels supplémentaires à un moment ultérieur du processus d'installation.
Si votre système possède plus d'un périphérique réseau, anaconda affichera une liste des périphériques disponibles et vous demandera d'en sélectionner un pour l'utiliser pendant l'installation. Si votre système ne possède qu'un seul périphérique réseau, anaconda le sélectionnera automatiquement et ne vous présentera pas cette boîte de dialogue.
Périphériques réseau

Figure 15.6. Périphériques réseau

Si vous n'êtes pas certain de quel périphérique dans la liste correspond à quel socket physique sur le système, sélectionnez un périphérique dans la liste et cliquez sur le bouton Identifier. La boîte de dialogue Identifier le NIC apparaîtra.
Identifier le NIC

Figure 15.7. Identifier le NIC

Les sockets de la plupart des périphériques réseau offrent un voyant d'activité (aussi appelé un voyant de liaison) — une diode électroluminescente indiquant que les données passent par le socket. Anaconda peut faire clignoter le voyant d'activité du périphérique réseau que vous avez sélectionné dans la boîte de dialogue Périphérique réseau pendant 30 secondes. Saisissez le nombre de secondes nécessité, puis cliquez sur Valider. Lorsqu'anaconda aura terminé de faire clignoter le voyant, vous serez redirigé sur la boîte de dialogue Périphérique réseau.
Lorsque vous sélectionnez un périphérique réseau, anaconda vous demandera de choisir comment configurer TCP/IP :

Options IPv4

Configuration IP dynamique (DHCP)
Anaconda utilise DHCP lorsqu'il est exécuté sur le réseau pour fournir la configuration du réseau automatiquement.
Configuration manuelle
Anaconda vous demande de saisir la configuration réseau manuellement, y compris l'adresse IP de ce système, le masque réseau, l'adresse de la passerelle et l'adresse DNS.

Options IPv6

Découverte de voisins automatique
Anaconda utilise une système d'Annonce de routeur (ou « RA », de l'anglais « Router advertisement ») pour créer une configuration sans état automatique (équivalente à l'option Automatique dans le NetworkManager).
Configuration IP dynamique (DHCPv6)
Anaconda n'utilise pas le RA mais requiert des informations directement de DHCPv6 pour créer une configuration avec état (équivalente à l'option Automatique, DHCP uniquement dans NetworkManager).
Configuration manuelle
Anaconda vous demande de saisir la configuration réseau manuellement, y compris l'adresse IP de ce système, le masque réseau, l'adresse de la passerelle et l'adresse DNS.
Anaconda prend en charge les protocoles IPv4 et IPv6. Cependant, si vous configurez une interface pour qu'elle utilise IPv4 et IPv6, la connexion IPv4 doit réussir, sinon l'interface ne fonctionnera pas, même si la connexion IPv6 est établie.
Configurer TCP/IP

Figure 15.8. Configurer TCP/IP

Par défaut, anaconda utilise DHCP pour automatiquement fournir les paramètres réseau d'IPv4 et il utilise la découverte de voisins automatique pour fournir les paramètres réseau d'IPv6. Si vous choisissez de configurer TCP/IP manuellement, anaconda vous demandera de fournir les détails dans la boîte de dialogue Configuration TCP/IP manuelle :
Configuration TCP/IP manuelle

Figure 15.9. Configuration TCP/IP manuelle

La boîte de dialogue fournit des champs pour les adresses et préfixes IPv4 et IPv6, en fonction des protocoles que vous souhaitez configurer manuellement, avec les champs pour la passerelle réseau et le nom de serveur. Saisissez les détails de votre réseau, puis cliquez sur Valider.
Lorsque le processus d'installation se terminera, il transférera ces paramètres sur votre système.

15.3.4. Installation via NFS

La boîte de dialogue NFS ne s'applique que si vous avez sélectionné Image NFS dans la boîte de dialogue Méthode d'installation. Si vous avez utilisé l'option de démarrage repo=nfs, alors vous avez déjà spécifié un serveur et un chemin d'accès.
Boîte de dialogue de configuration NFS

Figure 15.10. Boîte de dialogue de configuration NFS

  1. Saisissez le nom de domaine ou l'adresse IP de votre serveur NFS dans le champ Nom du serveur NFS. Par exemple, si vous effectuez l'installation à partir d'un hôte nommé eastcoast dans le domaine example.com, saisissez eastcoast.example.com.
  2. Veuillez saisir le nom du répertoire exporté dans le champ Répertoire Red Hat Enterprise Linux 6 :
    • Si le serveur NFS exporte une image miroir de l'arborescence d'installation de Red Hat Enterprise Linux, saisissez le répertoire qui contient la racine de l'arborescence d'installation. Si toutes les informations ont été correctement spécifiées, un message apparaîtra indiquant que le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux est en cours d'exécution.
    • Si le serveur NFS exporte les images ISO du DVD de Red Hat Enterprise Linux, saisissez le nom du répertoire qui contient ces images ISO.
    Si vous avez suivi l'installation décrite dans Section 12.1.2, « Préparation à une installation NFS », le répertoire exporté sera celui que vous avez spécifié en tant que publicly_available_directory (répertoire_disponible_publiquement).
  3. Veuillez spécifier toutes les options de montage NFS que vous nécessitez dans le champ Options de montage NFS. Reportez-vous aux pages man mount et nfs pour voir la liste complète des options. Si vous ne nécessitez aucune option de montage, veuillez laisser ce champ vide.

15.3.5. Installation via FTP, HTTP ou HTTPS

Important

Lorsque vous fournissez un URL à une source d'installation, vous devez explicitement spécifier http://, https://, ou ftp:// comme protocole.
La boîte de dialogue de l'URL ne s'applique que si vous effectuez une installation à partir d'un serveur FTP, HTTP ou HTTPS (si vous avez sélectionné URL dans la boîte de dialogue Méthode d'installation). Cette dernière vous demande de fournir des informations relatives au serveur FTP, HTTP ou HTTPS à partir duquel vous installez Red Hat Enterprise Linux. Si vous avez utilisé l'option de démarrage repo=ftp ou repo=http, alors vous avez déjà spécifié un serveur et un chemin d'accès.
Saisissez le nom ou l'adresse IP du site FTP, HTTP ou HTTPS à partir duquel vous effectuez l'installation, ainsi que le nom du répertoire contenant le répertoire /images pour votre architecture. Par exemple :
/mirrors/redhat/rhel-6/Server/ppc64/
Pour effectuer une installation via une connexion HTTPS sécurisée, spécifiez https:// comme étant le protocole.
Spécifiez l'adresse d'un serveur proxy et, si nécessaire, fournissez un numéro de port, nom d'utilisateur, et mot de passe. Si tout a été spécifié correctement, une boîte de message apparaîtra indiquant que les fichiers sont en cours de récupération depuis le serveur.
Si votre serveur FTP, HTTP ou HTTPS requiert une authentification de l'utilisateur, spécifiez l'utilisateur et le mot de passe dans l'URL comme suit :
{ftp|http|https}://<user>:<password>@<hostname>[:<port>]/<directory>/
Par exemple:
http://install:rhel6pw@name.example.com/mirrors/redhat/rhel-6/Server/ppc64/
Boîte de dialogue configuration d'URL

Figure 15.11. Boîte de dialogue configuration d'URL

15.4. Vérification du média

Le DVD offre une option qui permet de vérifier l'intégrité du média. Des erreurs d'enregistrement peuvent parfois survenir lors de la création d'un média DVD. Une erreur dans les données d'un paquet choisi dans le programme d'installation peut empêcher l'installation de s'effectuer correctement. Afin de minimiser les chances de rencontrer des erreurs de données affectant l'installation, vérifiez le média avant l'installation.
Si la vérification s'effectue correctement, le processus d'installation continue normalement. Si le processus échoue, créez un nouveau DVD en utilisant l'image téléchargée au préalable.

Chapitre 16. Installation à l'aide d'anaconda

Ce chapitre décrit une installation à l'aide de l'interface graphique d'anaconda.

16.1. Interface utilisateur du programme d'installation en mode texte

Bien que les installations en mode texte ne soient pas explicitement documentées, les utilisateurs de ce type d'installation peuvent facilement suivre les instructions de l'installation graphique. Cependant, comme le mode texte vous présente un processus d'installation plus simple et rationalisé, certaines options disponibles en mode graphique ne le sont pas en mode texte. Ces différences sont répertoriées dans la description du processus d'installation de ce guide et incluent :
  • configurer des méthodes de stockage avancées telles que LVM, RAID, FCoE, zFCP, et iSCSI.
  • personnalisation de la structure de partition
  • personnalisation de la structure du chargeur d'amorçage
  • sélection de paquetages pendant l'installation
  • configuration du système installé avec firstboot

16.2. Interface utilisateur du programme d'installation graphique

Si vous avez déjà utilisé une interface utilisateur graphique (GUI), ce processus vous semblera familier ; utilisez simplement la souris pour naviguer d'un écran à l'autre, cliquer sur les boutons ou remplir les champs de texte.
Vous pouvez également naviguer dans le processus d'installation à l'aide du clavier. La touche Tab vous permet de vous déplacer au sein de l'écran, les touches fléchées Haut et Bas de faire défiler des listes, les touches + et - d'étendre et de réduire des listes, alors que la barre Espace et la touche Entrée vous permettent de sélectionner ou supprimer un élément mis en surbrillance de la sélection. Vous pouvez également utiliser la combinaison de touches Alt+X pour faire en sorte de cliquer sur des boutons ou sélectionner d'autres éléments à l'écran, où X est remplacé par toute lettre soulignée apparaissant sur cet écran.
Si vous souhaitez utiliser une installation graphique sur un système ne possédant pas de telles capacités, tel qu'un système partitionné, vous pouvez utiliser VNC ou le transfert d'affichage. Ces deux options requièrent un réseau actif durant l'installation ainsi que l'utilisation d'arguments d'heures de démarrage. Pour obtenir plus d'informations sur les options d'heures de démarrage disponibles, reportez-vous à la Chapitre 28, Options de démarrage

Note

Si vous ne souhaitez pas utiliser le programme d'installation avec interface graphique, vous disposez également du programme d'installation en mode texte. Pour démarrer le mode texte, saisissez la commande suivante à l'invite yaboot: :
linux text
Reportez-vous à la Section 14.1, « Le menu de démarrage » pour avoir une description du menu de démarrage Red Hat Enterprise Linux, et à la Section 15.1, « Interface utilisateur du programme d'installation en mode texte » pour avoir un aperçu rapide des instructions sur l'installation en mode texte.
Il est fortement recommandé d'effectuer des installations à l'aide du programme d'installation doté d'une interface graphique. En effet, ce dernier offre toutes les fonctionnalités du programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux, y compris la configuration LVM, qui n'est pas disponible lors d'une installation en mode texte.
Les utilisateurs qui doivent utiliser le programme d'installation en mode texte peuvent suivre les instructions de l'installation graphique et obtenir toutes les informations nécessaires.

16.3. Une remarque à propos des consoles virtuelles Linux

Ces informations s'appliquent uniquement aux utilisateurs de systèmes non-partitionnés System p qui utilisent une carte vidéo comme console. Les utilisateurs de systèmes System p partitionnés devraient passer directement à la Section 16.4, « Utilisation de HMC vterm ».
Le programme d'installation de Red Hat Enterprise Linux ne se limite pas aux boîtes de dialogue de l'installation. Plusieurs types de messages de diagnostic sont à votre disposition ; il vous est également possible de saisir des commandes à  partir d'une invite du shell. Le programme d'installation affiche ces messages sur cinq consoles virtuelles, consoles sur lesquelles vous pouvez basculer en appuyant sur une simple combinaison de touches.
Une console virtuelle est une invite du shell dans un environnement non graphique, à laquelle la machine physique a accès, et ce de façon non distante. Il est possible d'accéder simultanément à  plusieurs consoles virtuelles.
Ces consoles virtuelles peuvent être utiles si vous rencontrez un problème durant l'installation de Red Hat Enterprise Linux. Les messages affichés sur les consoles d'installation ou de système peuvent vous aider à  diagnostiquer un problème potentiel. Reportez-vous à la Tableau 16.1, « Console, touches et contenu » afin d'obtenir une liste des consoles virtuelles et la liste des touches permettant de basculer entre ces consoles et de visualiser leur contenu.
Il est généralement inutile de quitter la console par défaut (console virtuelle #6) pour les installations graphiques, sauf si vous essayez de diagnostiquer des problèmes liés à l'installation.

Tableau 16.1. Console, touches et contenu

console touches contenu
1 ctrl+alt+f1 boîte de dialogue d'installation
2 ctrl+alt+f2 invite du shell
3 ctrl+alt+f3 journal de l'installation (messages du programme d'installation)
4 ctrl+alt+f4 messages système
5 ctrl+alt+f5 autres messages
6 ctrl+alt+f6 affichage graphique x

16.4. Utilisation de HMC vterm

HMC vterm est la console pour tout système partitionné IBM System p. Celle-ci s'ouvre lorsque l'on fait un clic droit sur la partition dans le HMC, puis en sélectionnant Ouvrir une fenêtre du terminal. Seul un vterm unique peut être connecté à la console à la fois et il n'existe pas d'autre accès à la console pour un système partitionné que vterm. Ceci est souvent appelé une « console virtuelle », mais est différent des consoles virtuelles dans la Section 16.3, « Une remarque à propos des consoles virtuelles Linux ».

16.5. Bienvenue sur Red Hat Enterprise Linux

L'écran de Bienvenue ne vous demandera aucune information.
Cliquez sur le bouton Suivant pour continuer.

16.6. Sélection de la langue

À l'aide de votre souris, sélectionnez la langue (par exemple, U.S. English) que vous souhaitez utiliser pour l'installation et comme défaut pour le système (reportez-vous à la figure ci-dessous).
Une fois que vous avez fait votre choix, cliquez sur Suivant pour continuer.
Configuration de la langue

Figure 16.1. Configuration de la langue

16.7. Configuration du clavier

Utilisez votre souris, sélectionnez le type de clavier (par exemple, U.S. English) que vous souhaitez utiliser pour l'installation et comme clavier par défaut pour le système (reportez-vous à la Figure 16.2, « Configuration du clavier »).
Une fois que vous avez fait votre choix, cliquez sur Suivant pour continuer.
Configuration du clavier

Figure 16.2. Configuration du clavier

Note

Pour changer la disposition de votre clavier après avoir terminé l'installation, utilisez l'Outil de configuration du clavier.
Saisissez la commande system-config-keyboard dans l'invite du shell pour démarrer l'Outil de configuration du clavier. Si vous n'êtes pas connecté en tant que super-utilisateur, le système vous demandera de saisir le mot de passe root pour continuer.

16.8. Périphériques de stockage

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux sur une grande variété de périphériques de stockage. Cet écran vous permet de sélectionner les périphériques de stockage de base ou de stockage spécialisé.
Périphériques de stockage

Figure 16.3. Périphériques de stockage

Périphériques de stockage de base
Sélectionnez Périphériques de stockage de base pour installer Red Hat Enterprise Linux sur les périphériques de stockage suivants :
  • disques durs ou disques SSD directement connectés au système local.système.
Périphériques de stockage spécialisé
Sélectionnez Périphériques de stockage spécialisé pour installer Red Hat Enterprise Linux sur les périphériques de stockage suivants :
  • Réseaux SAN (Storage Area Networks)
  • DASD (unité de stockage à accès direct)
  • Périphériques RAID microprogramme
  • Périphériques à chemins d'accès multiples
Utilisez l'option Périphériques de stockage spécialisé pour configurer les connexions iSCSI (Internet small computer system interface) et FCoE (Fiber Channel over Ethernet)
Si vous sélectionnez Périphériques de stockage de base, anaconda détectera automatiquement le stockage local attaché au système et n'aura pas besoin de votre participation. Procédez à la Section 16.9, « Définir le nom d'hôte ».

16.8.1. Écran de sélection des périphériques de stockage

L'écran de sélection des périphériques affiche tous les périphériques de stockage auxquels anaconda a accès.
Sélectionner les périphériques de stockage — Périphériques de base

Figure 16.4. Sélectionner les périphériques de stockage — Périphériques de base

Sélectionner les périphériques de stockage — Périphériques à chemins d'accès multiples

Figure 16.5. Sélectionner les périphériques de stockage — Périphériques à chemins d'accès multiples

Sélectionner les périphériques de stockage — Autres périphériques SAN

Figure 16.6. Sélectionner les périphériques de stockage — Autres périphériques SAN

Les périphériques sont groupés sous les onglets suivants :
Périphériques de base
Périphériques de base directement connectés au système local, tels que les disques durs et que les disques SSD.
RAID microprogramme
Périphériques de stockage attachés à un contrôleur RAID microprogramme.
Périphériques à chemins d'accès mutiples
Périphériques de stockage accessibles par plus d'un chemin d'accès, comme avec des contrôleurs SCSI multiples ou des ports de Fibre Channel sur le même système.

Important

L'installateur détecte uniquement les périphériques de stockage à multiples chemins d'accès (périphériques multipath) avec des numéros de série faisant 16 ou 32 caractères de long.
Autres périphériques SAN
Tout autre périphérique disponible sur un réseau de stockage SAN.
Si vous avez besoin de configurer le stockage iSCSI ou FCoE, cliquez sur Ajouter une cible avancée puis procédez à la Section 16.8.1.1, « Options de stockage avancées ».
L'écran de sélection des périphériques de stockage contient aussi un onglet de Recherche vous permettant de filtrer les périphériques de stockage avec le WWID (Identifiant global, de l'anglais World Wide Identifier), le port, la cible, ou le LUN (numéro d'unité logique) à partir duquel ils sont accédés.
Onglet Recherche de périphériques de stockage

Figure 16.7. Onglet Recherche de périphériques de stockage

L'onglet contient un menu déroulant pour sélectionner entre recherche par port, par cible, par WWID, ou par LUN (avec des zones de texte correspondantes pour ces valeurs). Effectuer des recherches par WWID ou par LUN requiert des valeurs supplémentaires dans les zones de texte correspondantes.
Chaque onglet présente une liste des périphériques détectés par anaconda, avec des informations sur le périphérique vous aidant à l'identifier. Un petit menu déroulant marqué d'une icône se trouve à la droite des en-têtes de colonne. Ce menu vous permet de sélectionner les types des données présentées sur chaque périphérique. Par exemple, le menu sur l'onglet Périphériques à chemins d'accès multiples vous permet de spécifier le WWID, la Capacité, le Fournisseur, l'Interconnexion, et les Chemins à inclure aux détails présentés pour chaque périphérique. Réduire ou augmenter le montant d'informations présenté peut vous aider à identifier un périphérique en particulier.
Sélection des colonnes

Figure 16.8. Sélection des colonnes

Chaque périphérique est présenté sur une ligne différente, avec une case à cocher sur la gauche. Cliquez sur la case à cocher pour rendre un périphérique disponible pendant le processus d'installation, ou cliquez sur le bouton radio sur la gauche des en-têtes de colonne pour sélectionner ou pour désélectionner tous les périphériques listés dans un écran en particulier. Plus loin dans le processus d'installation, vous pourrez choisir d'installer Red Hat Enterprise Linux sur l'un des périphériques sélectionné ici, et de monter automatiquement n'importe quel des autres périphériques sur le système installé.
Remarquez que les périphériques que vous sélectionnez ici ne sont pas automatiquement effacés par le processus d'installation. En soi-même, la sélection d'un périphérique sur cet écran ne signifie pas que les données sur ce périphérique sont à risque. Remarquez aussi que tout périphérique que vous n'aurez pas sélectionné ici pour faire partie du système installé peut y être ajouté après l'installation en modifiant le fichier /etc/fstab.

Important

Tous les périphériques de stockage que vous n'aurez pas sélectionné sur cet écran seront totalement cachés d'anaconda. Pour charger à la chaîne le chargeur d'amorçage Red Hat Enterprise Linux depuis un autre chargeur d'amorçage, sélectionnez tous les périphériques présentés sur cet écran.
lorsque vous aurez sélectionné les périphériques de stockage à mettre à disponibilité pendant l'installation, cliquez sur Suivant puis procédez à la Section 16.13, « Initialisation du disque dur »

16.8.1.1. Options de stockage avancées

À partir de cet écran, vous pouvez configurer une cible iSCSI (SCSI sur TCP/IP), ou FCoE (Fibre channel sur ethernet) SAN (réseau de zone de stockage). Reportez-vous à la Annexe B, Disques ISCSI pour une introduction à iSCSI.
Options de stockage avancées

Figure 16.9. Options de stockage avancées

16.8.1.1.1. Sélectionnez et configurez une interface réseau
Si une interface réseau n'est pas déjà active sur le système, anaconda doit en activer une par laquelle il se connectera aux périphériques de stockage. Si votre système ne possède qu'une seule interface réseau, anaconda l'activera automatiquement. Cependant, si votre système dispose de plus d'une interface réseau, anaconda vous invitera, avec la boîte de dialogue Sélectionner une interface réseau, à en choisir une pendant l'installation.
Sélectionner l'interface réseau

Figure 16.10. Sélectionner l'interface réseau

  1. Sélectionnez une interface à partir du menu déroulant.
  2. Cliquez sur Valider.
Anaconda active l'interface que vous avez sélectionné, puis lance NetworkManager pour permettre de configurer cette interface.
Connexions réseau

Figure 16.11. Connexions réseau

Pour obtenir des détails sur l'utilisation de NetworkManager, reportez-vous à la Section 16.9, « Définir le nom d'hôte »
16.8.1.1.2. Configurer les paramètres iSCSI
Pour utiliser des périphériques de stockage iSCSI pour l'installation, anaconda doit être en mesure de pouvoir les découvrir en tant que cibles iSCSI et de pouvoir créer une session iSCSI pour y accéder. Chacune de ces étapes peut nécessiter un nom d'utilisateur et un mot de passe pour l'authentification CHAP (de l'anglais « Challenge Handshake Authentication Protocol »). En outre, vous pouvez configurer une cible iSCSI pour authentifier l'initiateur iSCSI sur le système auquel la cible est attachée (CHAP inversé) pour la découverte et pour la session. Lorsqu'utilisés ensemble, le CHAP et le CHAP inversé sont appelés CHAP mutuel ou CHAP à deux voies. Le CHAP mutuel offre le plus haut niveau de sécurité pour les connexions iSCSI, particulièrement lorsque le nom d'utilisateur et le mot de passe sont différents pour l'authentification CHA et l'authentification CHAPP inversé.
Répétez les étapes de la découverte et de la connexion iSCSI autant de fois que nécessaire pour ajouter tout le stockage iSCSI requis. Toutefois, vous ne pourrez pas modifier le nom de l'initiateur iSCSI après avoir tenté la première découverte. Pour modifier le nom de l'initiateur ISCSI, vous devrez redémarrer l'installation.

Procédure 16.1. Découverte iSCSI

Utilisez la boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI pour fournir à anaconda les informations nécessitées pour découvrir la cible iSCSI.
Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

Figure 16.12. Boîte de dialogue Détails de la découverte iSCSI

  1. Saisissez l'adresse IP de la cible iSCSI dans le champ Adresse IP cible.
  2. Fournissez un nom dans le champ Nom d'initiateur iSCSI pour l'initiateur iSCSI sous le format IQN (Nom qualifé iSCSI, de l'anglais iSCSI qualified name).
    Un IQN valide contient :
    • la chaîne iqn. (remarquez le point)
    • un code date spécifiant l'année et le mois de l'enregistrement du nom de domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, celui-ci est représenté avec quatre chiffres pour l'année, un tiret et deux chiffres pour le mois, le tout suivi d'un point. Par exemple, septembre 2010 sera représenté comme ceci : 2010-09.
    • le nom du domaine ou sous-domaine Internet de votre entreprise, présenté dans l'ordre inverse avec le domaine du plus haut niveau en premier. Par exemple, le sous-domaine storage.example.com sera représenté sous la forme : com.example.storage.
    • le caractère des deux-points, suivi par une chaîne identifiant de manière unique cet initiateur iSCSI dans votre domaine ou sous-domaine. Par exemple, :diskarrays-sn-a8675309.
    Un IQN complet ressemble ainsi à ceci : iqn.2010-09.storage.example.com:diskarrays-sn-a8675309 et anaconda pré-remplit le champ Nom de l'initiateur iSCSI avec un nom sous ce format pour vous aider avec la structure.
    Pour obtenir plus d'informations sur les IQN, reportez-vous à 3.2.6. iSCSI Names dans le document RFC 3720 - Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3720#section-3.2.6 et à 1. iSCSI Names and Addresses dans RFC 3721 - Internet Small Computer Systems Interface (iSCSI) Naming and Discovery disponible sur http://tools.ietf.org/html/rfc3721#section-1.
  3. Utilisez le menu déroulant pour spécifier le type d'authentification à utiliser pour la découverte iSCSI :
    Authentification de la découverte iSCSI

    Figure 16.13. Authentification de la découverte iSCSI

    • aucune information d'identification
    • paire CHAP
    • paire CHAP et paire inversée
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe pour la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP.
      Paire CHAP

      Figure 16.14. Paire CHAP

    • Si vous avez sélectionné paire CHAP et paire inversée comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP ainsi que le nom d'utilisateur et le mot de passe de l'initiateur iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP inversé et Mot de passe CHAP inversé.
      Paire CHAP et paire inversée

      Figure 16.15. Paire CHAP et paire inversée

  4. CLiquez sur Lancer la découverte (Start Discovery). Anaconda va tenter de découvrir une cible iSCSI en se basant sur les informations que vous avez fournit. Si la découverte est réussie, la boîte de dialogue Nœuds iSCSI découverts (iSCSI Discovered Nodes) s'affichera avec une liste de tous les nœuds iSCSI découverts sur la cible.
  5. Chaque nœud est présenté avec une case à cocher à ses côtés. Cliquez sur les cases des nœuds que vous souhaitez utiliser pour l'installation.
    Boîte de dialogue Nœuds iSCSI découverts

    Figure 16.16. Boîte de dialogue Nœuds iSCSI découverts

  6. Cliquez sur Connexion (Login) pour initier une session iSCSI.

Procédure 16.2. Lancer une session iSCSI

Utilisez la boîte de dialogue Connexion aux nœuds iSCSI pour fournir à anaconda les informations nécessaires à la connexion aux nœuds sur la cible iSCSI et pour démarrer une session iSCSI.
Boîte de dialogue Connexion aux Nœuds iSCSI

Figure 16.17. Boîte de dialogue Connexion aux Nœuds iSCSI

  1. Utilisez le menu déroulant pour spécifier le type d'authentification à utiliser pour la session iSCSI :
    Authentification de session iSCSI

    Figure 16.18. Authentification de session iSCSI

    • aucune information d'identification
    • paire CHAP
    • paire CHAP et paire inversée
    • Utiliser les informations d'identification de l'étape de découverte
    Si votre environnement utilise le même type d'authentification et le même nom d'utilisateur et mot de passe pour la découverte iSCSI et pour la session iSCSI, sélectionnez Utiliser les informations d'identification de l'étape de découverte pour réutiliser ces informations d'identification.
    • Si vous avez sélectionné paire CHAP comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe pour la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP.
      Paire CHAP

      Figure 16.19. Paire CHAP

    • Si vous avez sélectionné paire CHAP et paire inversée comme type d'authentification, veuillez fournir le nom d'utilisateur et le mot de passe de la cible iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP et Mot de passe CHAP, ainsi que le nom d'utilisateur et le mot de passe de l'initiateur iSCSI dans les champs Nom d'utilisateur CHAP inversé et Mot de passe CHAP inversé.
      Paire CHAP et paire inversée

      Figure 16.20. Paire CHAP et paire inversée

  2. Cliquez sur Connexion. Anaconda va tenter de se connecter aux nœuds de la cible iSCSI en se basant sur les informations fournies. La boîte de dialogue Résultats de la connexion iSCSI (iSCSI Login Results) affichera les résultats.
    Boîte de dialogue Résultats de la connexion iSCSI

    Figure 16.21. Boîte de dialogue Résultats de la connexion iSCSI

  3. Cliquez sur Valider pour continuer.
16.8.1.1.3. Configurer les paramètres FCoE
Pour configurer un SAN FCoE, sélectionnez Ajouter SAN FCoE et cliquez sur Ajouter un disque.
Dans le menu apparaissant sur la boîte de dialogue suivante, sélectionnez l'interface réseau connectée à votre interrupteur FCoE et cliquez sur Ajouter disque(s) FCoE.
Configurer les paramètres FCoE

Figure 16.22. Configurer les paramètres FCoE

Le DCB (Data Center Bridging) est un ensemble d'améliorations aux protocoles Ethernet, conçu pour améliorer l'efficacité des connexions Ethernet des réseaux de stockage et des clusters. Activez ou désactivez la reconnaissance DCB de l'installateur à l'aide de la case à cocher dans cette boîte de dialogue.

16.9. Définir le nom d'hôte

Le programme d'installation vous invite à fournir un nom d'hôte pour cet ordinateur, soit en tant que FQDN (fully-qualified domain name), sous le format hostname.domainname, soit en tant que nom d'hôte court (short host name) sous le format hostname. De nombreux réseaux possèdent le service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol), fournissant automatiquement un nom de domaine aux systèmes connectés. Pour permettre au service DHCP d'assigner le nom de domaine à cette machine, spécifiez le nom d'hôte court uniquement.

Note

Vous pouvez donner à votre système n'importe quel nom à condition que le nom d'hôte complet soit unique. Le nom d'hôte peut inclure des lettres, des nombres et des traits d'union.
Paramétrer le nom d'hôte

Figure 16.23. Paramétrer le nom d'hôte

Si votre système Red Hat Enterprise Linux est directement connecté à internet, vous devez porter attention aux considérations supplémentaires afin d'éviter des interruptions de service ou des actions risquées par votre fournisseur d'accès internet. Une discussion complète sur ces problèmes est au-delà de la portée de ce document.

Note

Le programme d'installation ne configure pas les modems. Configurez ces périphériques après une installation avec l'utilitaire Network. Les paramètres de votre modem sont spécifiques à votre fournisseur d'accès Internet (ou ISP en anglais).

16.9.1. Modifier les connexions réseau

Important

Lorsqu'une installation Red Hat Enterprise Linux 6 démarre pour la première fois, elle active toutes les interfaces réseau que vous avez configuré pendant le processus d'installation. Cependant, l'installateur ne vous demandera pas de configurer les interfaces réseau sur certains chemins d'installation courants, par exemple lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux à partir d'un DVD sur un disque dur local.
Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux depuis une source d'installation locale sur un périphérique de stockage local, assurez-vous de configurer au moins une interface réseau si vous avez besoin d'accéder au réseau lorsque le système démarre pour la première fois.

Note

Pour modifier la configuration réseau une fois l'installation terminée, utilisez l'Outil d'administration du réseau.
Saisissez la commande system-config-network dans l'invite du shell pour démarrer l'Outil d'adminstration du réseau. Si vous n'êtes pas connecté en tant que super-utilisateur, il vous sera demandé de saisir le mot de passe root pour continuer.
L'Outil d'adminstration du réseau est maintenant obsolète et sera remplacé par NetworkManager pendant le cycle de vie de Red Hat Enterprise Linux 6.
Pour configurer une connexion réseau manuellement, cliquez sur le boutonConfigurer le réseau. La boîte de dialogue Connexions réseau apparait, celle-ci vous permet de configurer les connexions cablées, sans fil, mobiles à haut débit, VPN, et DSL pour le système à l'aide de l'outil NetworkManager. La description complète de toutes les configurations possibles avec NetworkManager se trouve au-delà de l'étendue de ce guide. Cette section ne détaille que le scénario de la configuration des connexions cablées pendant une installation. La configuration des autres types de réseaux est relativement similaire, même si les paramètres spécifiques à configurer sont forcément différents.
Connexions réseau

Figure 16.24. Connexions réseau

Pour ajouter une nouvelle connexion ou pour modifier ou supprimer une connexion configurée plus tôt lors du processus d'installation, cliquez sur l'onglet correspondant au type de connexion. Pour ajouter une connexion de ce type, cliquez sur Ajouter. Pour modifier une connexion existante, sélectionnez-la dans la liste et cliquez sur Modifier. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, dans les deux cas une boîte de dialogue apparait avec un ensemble d'onglets correspondant au type de connexion en question. Pour supprimer une connexion, sélectionnez-la dans la liste, puis cliquez sur Supprimer.
Une fois que vous aurez terminé de modifier les paramètres réseau, cliquez sur Appliquer pour enregistrer la nouvelle configuration. Si vous avez reconfiguré un périphérique qui était déjà actif pendant l'installation, vous devrez le redémarrer pour utiliser la nouvelle configuration — reportez-vous à la Section 9.7.1.6, « Redémarrer un périphérique réseau ».

16.9.1.1. Options communes à tous les types de connexion

Certaines options de configuration sont communes à tous les types de connexion.
Spécifiez un nom pour la connexion dans le champ Nom de connexion
Sélectionnez Démarrer automatiquement pour automatiquement lancer la connexion lorsque le système démarre.
Lorsque NetworkManager est exécuté sur un système installé, l'option Disponible à tous les utilisateurs contrôle si une configuration réseau est disponible globalement ou non. Pendant l'installation, assurez-vous que l'option Disponible à tous les utilisateurs reste bien sélectionnée pour toute interface réseau que vous pourriez configurer.

16.9.1.2. L'onglet « Wired »

Utilisez l'onglet Wired afin de spécifier ou de changer l'adresse MAC (media access control) de l'adaptateur réseau, et définissez l'unité de transmission maximale (MTU, en octets) pouvant passer à travers l'interface.
L'onglet « Wired »

Figure 16.25. L'onglet « Wired »

16.9.1.3. L'onglet Sécurité 802.1x

Utilisez l'onglet Sécurité 802.1x afin de configurer le PNAC (contrôle d'accès réseau basé sur port). Sélectionnez Utiliser la sécurité 802.1X pour cette connexion afin d'activer le contrôle d'accès, puis spécifiez les détails de votre réseau. Les options de configuration incluent :
Authentification
Choisissez l'une des méthodes d'authentification suivantes :
  • TLS pour Transport Layer Security
  • Tunneled TLS pour Tunneled Transport Layer Security, aussi connu comme TTLS, ou EAP-TTLS
  • Protected EAP (PEAP) pour Protected Extensible Authentication Protocol
Identité
Fournissez l'identité de ce serveur.
Certificat utilisateur
Naviguez sur un fichier certificat X.509 personnel encodé avec DER (Distinguished Encoding Rules) ou avec PEM (Privacy Enhanced Mail).
Certificat CA
Naviguez sur un fichier certificat autorité certificat X.509 encodé avec DER (Distinguished Encoding Rules) ou avec PEM (Privacy Enhanced Mail).
Clé privée
Naviguez sur un fichier clé privée encodé avec DER (Distinguished Encoding Rules), PEM (Privacy Enhanced Mail), ou avec PKCS#12 (Personal Information Exchange Syntax Standard).
Mot de passe de la clé privée
Mot de passe de la clé privée spécifiée dans le champ Clé privée. Sélectionnez Afficher le mot de passe pour rendre le mot de passe visible lorsque vous le saisissez.
L'onglet Sécurité 802.1x

Figure 16.26. L'onglet Sécurité 802.1x

16.9.1.4. L'onglet Paramètres IPv4

Utilisez l'onglet Onglet des paramètres IPv4 pour configurer les paramètres IPv4 de la connexion réseau sélectionnée au préalable.
Utilisez le menu déroulant Méthode pour spécifier les paramètres que le système devrait tenter d'obtenir d'un service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) exécuté sur le réseau. Choisissez l'une des options suivantes :
Automatique (DHCP)
Les paramètres IPv4 sont configurés par le service DHCP sur le réseau.
Adresses automatiques (DHCP) uniquement
L'adresse IPv4, le masque réseau, et l'adresse de la passerelle sont configurés par le service DHCP sur le réseau, mais les serveurs DNS et les domaines de recherche doivent être configurés manuellement.
Manuel
Les paramètres IPv4 sont configurés manuellement pour une configuration statique.
Link-Local uniquement
Une adresse de lien local dans la plage 169.254/16 est assignée à l'interface.
Partagé avec d'autres ordinateurs
Le système est configuré afin de fournir un accès réseau à d'autres ordinateurs. Une adresse dans la plage 10.42.x.1/24 est assignée à l'interface, un serveur DHCP et un serveur DNS sont lancés, et l'interface est connectée à la connexion réseau par défaut sur les systèmes avec traduction d'adresses de réseau (NAT, ou « Network Address Translation »).
Désactivé
IPv4 est désactivé pour cette connexion.
Si vous avez sélectionné une méthode nécessitant que vous fournissiez des paramètres manuellement, saisissez les détails de l'adresse IP de cette interface, le masque réseau et la passerelle dans le champ Adresses. Utilisez les boutons Ajouter et Supprimer pour ajouter ou supprimer des adresses. Saisissez dans une liste séparée par des virgules les serveurs DNS dans le champ Serveurs DNS, ainsi qu'une liste séparée par des virgules des domaines dans le champ Recherche de domaines pour tous les domaines que vous souhaitez inclure dans les recherches de noms de serveur.
Optionnellement, saisissez un nom pour cette connexion réseau dans le champ Identifiant client DHCP. Ce nom doit être unique dans le subnet. En assignant un identifiant client DHCP évident à une connexion, il vous sera plus facile d'identifier cette connexion lors de la résolution de problèmes de réseau.
Décochez la case Exiger l'adressage IPv4 pour que cette connexion fonctionne afin de permettre au système d'établir cette connexion sur un réseau IPv6 si la configuration IPv4 échoue mais que la configuration IPv6 fonctionne.
L'onglet Paramètres IPv4

Figure 16.27. L'onglet Paramètres IPv4

16.9.1.4.1. Modifier les routes IPv4
Red Hat Enterprise Linux configure un certain nombre de routes automatiquement basées sur les adresses IP d'un périphérique. Pour modifier des routes supplémentaires, cliquez sur le bouton Routes. La boîte de dialogue Modifier les routes IPv4 apparait.
La boîte de dialogue Modifier les routes IPv4

Figure 16.28. La boîte de dialogue Modifier les routes IPv4

Cliquez sur Ajouter pour ajouter l'adresse IP, le netmask, l'adresse de la passerelle, et la métrique de la nouvelle route statique.
Sélectionnez Ignorer les routes obtenues automatiquement afin que l'interface n'utilise que les routes spécifiées ici.
Sélectionnez Utiliser cette connexion pour les ressources sur son réseau uniquement afin de restreindre les connexions au réseau local uniquement.

16.9.1.5. Onglet Paramètres IPv6

Utilisez l'onglet Paramètres IPv6 pour configurer les paramètres IPv6 pour la connexion réseau sélectionnée au préalable.
Utilisez le menu déroulant Méthode pour spécifier les paramètres que le système devrait tenter d'obtenir d'un service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) exécuté sur le réseau. Choisissez l'une des options suivantes :
Ignorer
IPv6 est ignoré pour cette connexion.
Automatique
NetworkManager utilise router advertisement (RA) pour créer une configuration automatique et sans état (stateless).
Automatique, adresses uniquement
NetworkManager utilise RA pour créer une configuration automatique et sans état, mais les serveurs DNS et les domaines de recherche sont ignorés et devront donc être configurés manuellement.
Automatique, DHCP uniquement
NetworkManager n'utilise pas RA, mais requiert des informations directement depuis DHCPv6 pour créer une configuration avec état (stateful).
Manuel
Les paramètres IPv6 sont configurés manuellement pour une configuration statique.
Link-Local uniquement
Une adresse link-local avec le préfixe fe80::/10 est assignée à l'interface.
Si vous avez sélectionné une méthode nécessitant que vous fournissiez des paramètres manuellement, saisissez les détails de l'adresse IP de cette interface, le masque réseau et la passerelle dans le champ Adresses. Utilisez les boutons Ajouter et Supprimer pour ajouter ou supprimer des adresses. Saisissez dans une liste séparée par des virgules les serveurs DNS dans le champ Serveurs DNS, ainsi qu'une liste séparée par des virgules des domaines dans le champ Recherche de domaines pour tous les domaines que vous souhaitez inclure dans les recherches de noms de serveur.
Optionnellement, saisissez un nom pour cette connexion réseau dans le champ Identifiant client DHCP. Ce nom doit être unique dans le subnet. En assignant un identifiant client DHCP évident à une connexion, il vous sera plus facile d'identifier cette connexion lors de la résolution de problèmes de réseau.
Décochez la case Exiger l'adressage IPv6 pour que cette connexion fonctionne afin de permettre au système d'établir cette connexion sur un réseau IPv4 si la configuration IPv6 échoue mais que la configuration IPv4 fonctionne.
Onglet Paramètres IPv6

Figure 16.29. Onglet Paramètres IPv6

16.9.1.5.1. Modifier les routes IPv6
Red Hat Enterprise Linux configure un certain nombre de routes automatiquement basées sur les adresses IP d'un périphérique. Pour modifier des routes supplémentaires, cliquez sur le bouton Routes. La boîte de dialogue Modifier les routes IPv6 apparait.
La boîte de dialogue Modifier les routes IPv6

Figure 16.30. La boîte de dialogue Modifier les routes IPv6

Cliquez sur Ajouter pour ajouter l'adresse IP, le netmask, l'adresse de la passerelle, et la métrique de la nouvelle route statique.
Sélectionnez Utiliser cette connexion pour les ressources sur son réseau uniquement afin de restreindre les connexions au réseau local uniquement.

16.9.1.6. Redémarrer un périphérique réseau

Si vous avez reconfiguré un réseau qui était déjà en cours d'utilisation pendant l'installation, vous devrez le déconnecter puis le reconnecter dans anaconda pour que les changements puissent prendre effet. Anaconda utilise des fichiers de configuration d'interface (ifcfg) pour communiquer avec NetworkManager. Un périphérique est déconnecté lorsque son fichier ifcfg est supprimé, et il est reconnecté lorsque son fichier ifcfg est restauré, tant que ONBOOT=yes est paramétré. Reportez-vous au Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux 6 disponible sur https://access.redhat.com/knowledge/docs/ pour obtenir plus d'informations sur les fichiers de configuration d'interface.
  1. Appuyez sur Ctrl+Alt+F2 pour basculer sur le terminal virtuel tty2.
  2. Déplacez le fichier de configuration d'interface sur un emplacement temporaire :
    mv /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-device_name /tmp
    device_name est le périphérique que vous venez de reconfigurer. Par exemple, ifcfg-eth0 est le fichier ifcfg de eth0.
    Le périphérique est maintenant déconnecté dans anaconda.
  3. Ouvrez le fichier de configuration d'interface dans l'éditeur vi :
    vi /tmp/ifcfg-device_name
  4. Vérifiez que le fichier de configuration d'interface contient bien la ligne ONBOOT=yes. Si le fichier ne contient pas déjà la ligne, veuillez l'ajouter maintenant et enregistrer le fichier.
  5. Quittez l'éditeur vi.
  6. Déplacez le fichier de configuration d'interface dans le répertoire /etc/sysconfig/network-scripts/ :
    mv /tmp/ifcfg-device_name /etc/sysconfig/network-scripts/
    Le périphérique est maintenant reconnecté dans anaconda.
  7. Appuyez sur Ctrl+Alt+F6 pour retourner sur anaconda.

16.10. Configuration du fuseau horaire

Définissez votre fuseau horaire en sélectionnant la ville la plus proche de la location physique de votre ordinateur. Cliquez sur la carte pour agrandir une région du monde en particulier.
Vous pouvez maintenant sélectionner votre fuseau horaire de deux manières :
  • À l'aide de la souris, cliquez sur la carte interactive pour sélectionner une ville spécifique (représentée par un point jaune). Un X rouge apparaît alors à l'endroit sélectionné.
  • Vous pouvez également faire défiler la liste au bas de l'écran pour sélectionner votre fuseau horaire. À l'aide de la souris, cliquez sur un emplacement pour mettre votre sélection en surbrillance.
Configuration du fuseau horaire

Figure 16.31. Configuration du fuseau horaire

Si Red Hat Enterprise Linuxest le seul système d'exploitation se trouvant sur votre système, sélectionnez Horloge système utilise UTC. L'horloge système est un matériel physique sur votre ordinateur. Red Hat Enterprise Linux utilise le paramètre de fuseau horaire pour déterminer la différence entre l'heure locale et l'heure UTC sur l'horloge système. Ceci est un comportement standard sur les systèmes utilisant UNIX, Linux, et autres systèmes d'exploitation similaires.
Cliquez sur Suivant pour continuer.

Note

Pour modifier la configuration du fuseau horaire une fois l'installation terminée, utilisez l'Outil des propriétés d'heure et de date.
Saisissez la commande system-config-date à une invite du shell pour démarrer l'Outil des propriétés d'heure et de date. Si vous n'êtes pas connecté en tant que super-utilisateur, le système vous demandera de saisir le mot de passe root pour continuer.
Pour exécuter l'Outil des propriétés d'heure et de date en mode texte, utilisez la commande timeconfig.

16.11. Configuration du mot de passe root

La configuration d'un compte et d'un mot de passe super-utilisateur (également appelé root) constitue l'une des étapes les plus importantes de l'installation. Le compte super-utilisateur est utilisé pour installer les paquetages, mettre à niveau des RPM et effectuer la plupart des tâches de maintenance. En vous connectant en tant que super-utilisateur, vous avez un contrôle total sur votre système.

Note

Le super-utilisateur (également appelé root) a un accès total sur l'ensemble du système. Pour cette raison, la connexion en tant que super-utilisateur doit être établie uniquement pour effectuer des tâches de maintenance ou pour l'administration du système.
Mot de passe root (ou super-utilisateur)

Figure 16.32. Mot de passe root (ou super-utilisateur)

Utilisez votre compte root uniquement pour l'administration du système. Créez un compte utilisateur normal (c'est-à-dire non root) pour l'utilisation générale du système et utilisez la commande su pour vous connecter en tant que super-utilisateur (ou root) lorsque vous devez effectuer une tâche nécessitant une autorisation de niveau super-utilisateur. Ces règles de base réduisent les probabilités d'endommagement du système par une faute de frappe ou une mauvaise commande.

Note

Pour vous connecter en tant que super-utilisateur, saisissez su - à une invite du shell dans une fenêtre de terminal et appuyez sur la touche Entrée. Saisissez ensuite le mot de passe root et validez en appuyant sur Entrée.
Le programme d'installation vous demande de définir un mot de passe root[6] pour votre système. Vous ne pourrez pas passer à l'étape suiivante du processus d'installation sans saisir un mot de passe root.
Le mot de passe root doit contenir au moins six caractères. Quand vous le saisissez, il ne s'affiche pas à l'écran. Vous devez saisir votre mot de passe deux fois. Si les deux mots de passe ne sont pas identiques, le programme d'installation vous demandera de les saisir à nouveau.
Le mot de passe super-utilisateur devrait être un mot dont vous vous souvenez facilement, mais que les autres auront du mal à deviner. Votre nom, votre numéro de téléphone, azerty, mot de passe root, 123456 et abracadabra sont tous des exemples de mauvais mots de passe. De bons mots de passe devraient contenir aussi bien des chiffres que des lettres majuscules et minuscules et ne devraient pas contenir de mots du dictionnaire, comme par exemple, Aard387vark ou 420BMttNT. N'oubliez pas que le mot de passe est sensible à la casse. Si vous prenez note de votre mot de passe, conservez-le dans un endroit sûr. Nous vous déconseillons toutefois de prendre note des mots de passe que vous créez.

Avertissement

Pour des raisons de sécurité, nous vous déconseillons vivement d'utiliser comme mot de passe l'un des exemples mentionnés dans ce manuel.
Pour changer votre mot de passe root après voir terminé l'installation, utilisez l'Outil de mot de passe root.
Saisissez la commande system-config-users dans une invite du shell pour démarrer le Gestionnaire des utilisateurs, un puissant outil de gestion et de configuration des utilisateurs. Si vous n'êtes pas connecté en tant que super-utilisateur, le système vous demandera de saisir le mot de passe root pour continuer.
Entrez le mot de passe root dans le champ Root Password. Red Hat Enterprise Linuxaffiche les caractères en tant qu'astérisques par sécurité. Saisissez le mot de passe à nouveau dans le champ Confirm afin de le définir correctement. Une fois ce mot de passe défini, sélectionnez Suivant pour continuer.

16.12. Assigner des périphériques de stockage

Si vous sélectionnez plus d'un périphérique de stockage sur le système d'écran de sélection des périphériques de stockage (référez-vous à Section 16.8, « Périphériques de stockage »), anaconda vous demandera de sélectionner quel périphérique devra être disponible pour l'installation du système d'exploitation, et quel périphérique devra être uniquement attaché au système de fichiers pour le stockages des données. Si vous n'avez sélectionné qu'un seul périphérique de stockage, anaconda n'affichera pas cet écran.
Pendant l'installation, les périphériques que vous identifiez comme étant destinés au stockage de données uniquement sont montés en tant que partie intégrante du système de fichiers, mais ne sont pas partitionnés ni formatés.
Assigner des périphériques de stockage

Figure 16.33. Assigner des périphériques de stockage

L'écran est divisé en deux volets. Le volet de gauche contient une liste des périphériques à utiliser pour le stockage de données uniquement. Le volet de droite contient une liste des périphériques qui sont à disponibilité pour l'installation du système d'exploitation.
Chaque liste contient des informations sur les périphériques pour vous aider à les identifier. Un petit menu déroulant marqué d'une icône se trouve sur la droite des en-têtes de colonnes. Ce menu vous permet de sélectionner les types de données présentées sur chaque périphérique. Augmenter ou réduire le montant des informations présentées peut vous aider à identifier des périphériques en particulier.
Déplacer un périphérique d'une liste à l'autre en cliquant sur celui-ci, puis en cliquant soit sur le bouton étiquetté d'une flèche pointant vers la gauche pour le déplacer sur la liste des périphériques de stockage de données, soit en cliquant sur le bouton étiquetté d'une flèche pointant vers la droite pour le déplacer vers la liste des périphériques disponibles pour l'installation du système d'exploitation.
La liste des périphériques disponibles en tant que cibles d'installation inclut aussi un bouton radio à côté de chaque périphérique. Utilisez ce bouton pour spécifier le périphérique que vous souhaitez utiliser comme périphérique de démarrage pour le système.

Important

Si un périphérique de stockage contient un chargeur de démarrage qui chargera le chargeur de démarrage Red Hat Enterprise Linux à la chaîne , incluez ce périphérique de stockage aux Périphériques cibles d'installation. Les périphériques de stockage que vous identifiez en tant que Périphériques cibles d'installation seront visibles pour Anaconda lors de la configuration du chargeur de démarrage.
Les périphériques de stockage que vous identifiez sur cet écran en tant que Périphériques cibles d'installation ne seront pas automatiquement supprimés par le processus d'installation à moins que vous ne sélectionniez l'option Utiliser tout l'espace sur l'écran de partitionnement (reportez-vous à la Section 16.15, « Configuration du partitionnement de disque »).
Lorsque vous aurez terminé d'identifier les périphériques à utiliser pour l'installation, cliquez sur Suivant pour continuer.

16.13. Initialisation du disque dur

Si aucune table de partition lisible n'est trouvée sur les disques durs, le programme d'installation cherchera à initialiser le disque dur. Cette opération rend toutes les données existantes sur le disque dur illisibles. Si votre système possède un nouveau disque dur et qu'aucun système d'exploitation n'y est installé, ou si vous avez supprimé toutes les partitions de votre disque dur, cliquez sur Ré-initialiser le disque.neuf
Le programme d'installation vous présente une boîte de dialogue différente pour chaque disque sur lequel il ne peut pas lire une table de partition valide. Cliquez sur le bouton Tout ignorer ou sur le bouton Tout réinitialiser pour appliquer la même réponse à tous les périphériques.
Écran d'avertissement – initialisation du disque dur

Figure 16.34. Écran d'avertissement – initialisation du disque dur

Certains systèmes RAID ou autres configurations non-standardisées peuvent ne pas être lisibles par le programme d'installation et une invite pour initialiser le disque peut apparaître. Le programme d'installation répond aux structures de disques physiques qu'il détecte.
Pour activer l'initialisation automatique des disques durs, ce qui se révèle nécessaire, utilisez la commande kickstart clearpart --initlabel (reportez-vous à la Chapitre 32, Installations kickstart)

Avertissement

Si vous avez une configuration de disque non-standard qui peut être détachée pendant l'installation, puis détectée et configurée plus tard, éteignez le système, détachez-la, puis redémarrez l'installation.

16.14. Mettre à jour un système existant

Important

Red Hat ne prend pas en charge les mises à niveau sur place entre versions majeures de Red Hat Enterprise Linux. Une version majeure est dénotée par un changement du numéro de version. Par exemple, Red Hat Enterprise Linux 5 et Red Hat Enterprise Linux 6 sont toutes les deux des versions majeures de Red Hat Enterprise Linux.
Les mises à niveau en place entre les versions principales ne permettent pas de préserver tous les paramètres de service ou configurations personnalisées du système. De ce fait, Red Hat conseille des installations nouvelles entre les mises à niveau.principales.
Le système d'installation détecte automatiquement toute installation existante de Red Hat Enterprise Linux. Le processus de mise à jour met le logiciel système existant à niveau avec les nouvelles versions, mais ne supprime aucune donnée des répertoires de base de l'utilisateur. La structure de partition existante sur vos disques durs ne change pas. Votre configuration du système ne changera que si une mise à jour de paquetage ne le demande. La plupart des mises à jour de paquetages ne changeront pas la configuration du système, mais installeront plutôt une fichier de configuration supplémentaire que vous pourrez examiner ultérieurement.
Remarquez que le médium d'installation que vous utilisez peut ne pas contenir tous les paquetages de logiciels dont vous avez besoin afin de mettre à jour votre ordinateur.

16.14.1. La boîte de dialogue Mise à jour

Si votre système contient une installation Red Hat Enterprise Linux, une boîte de dialogue vous demandant si vous souhaitez mettre à jour cette installation s'affichera. Pour effectuer la mise à niveau d'un système existant, choisissez l'installation appropriée depuis une liste déroulante et sélectionnez Suivant.
La boîte de dialogue Mise à jour

Figure 16.35. La boîte de dialogue Mise à jour

Note

Les logiciels installés manuellement sur votre système Red Hat Enterprise Linux peuvent se comporter différemment après une mise à jour. Vous pourriez avoir à les réinstaller ou à les recompiler après une mise à jour afin de vous assurer de leur bon fonctionnement sur le système mis à niveau.

16.14.2. Mettre à jour à l'aide de l'installateur

Note

En général, Red Hat vous recommande de conserver les données utilisateur sur une partition /home séparée et d'effectuer une nouvelle installation. Pour obtenir plus d'informations sur les partitions et comment les créer, reportez-vous à la Section 9.13, « Configuration du partitionnement de disque ».
Si vous choisissez de mettre votre système à niveau à l'aide du programme d'installation, tout logiciel non fourni par Red Hat Enterprise Linux qui rentrerait en conflit avec le logiciel Red Hat Enterprise Linux sera écrasé. Avant de procédez à une mise à jour de ce type, dressez une liste des paquetages de votre système actuel pour future référence :
rpm -qa --qf '%{NAME} %{VERSION}-%{RELEASE} %{ARCH} ' > ~/old-pkglist.txt
Après l'installation, consultez cette liste afin de découvrir quels sont les paquetages que vous devrez sans doute reconstruire ou retrouver depuis d'autres sources que Red Hat.
Ensuite, faites une copie de sauvegarde de toutes les données de configuration de système :
su -c 'tar czf /tmp/etc-`date +%F`.tar.gz /etc' 
su -c 'mv /tmp/etc-*.tar.gz /home'
Faites une copie de sauvegarde complète de toutes les données importantes avant de procéder à une mise à niveau. Les données importantes peuvent inclure la totalité du contenu de votre répertoire /home ainsi que le contenu de services tels que Apache, FTP, ou le SQL server, ou un système de gestion de code source. Même si une mise à niveau n'est pas destructive, si celle-ci n'est pas effectuée correctement, la possibilité d'une perte de données existe.

Avertissement

Remarquez que les exemples ci-dessus stockent les copies de sauvegarde dans un répertoire /home. Si votre répertoire /home n'est pas une partition séparée, ne suivez pas ces exemples à la lettre ! Stockez vos copies de sauvegarde sur un autre périphérique, tel que sur un CD, un DVD, ou sur un disque dur externe.
Pour obtenir plus d'informations sur la complétion du processus de mise à jour ultérieure, reportez-vous à la Section 35.2, « Finaliser une mise à niveau ».

16.15. Configuration du partitionnement de disque

Avertissement

Il est toujours bon de créer des copies de sauvegarde des données qui se trouvent sur vos systèmes. Par exemple, si vous mettez votre système à niveau ou si vous créez un système à double démarrage, vous devriez sauvegarder toutes les données que vous souhaitez garder sur vos disques durs. Des erreurs peuvent survenir et provoquer la perte de toutes vos données.

Important

Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en mode texte, seuls les schémas de partitionnement par défaut décrits dans cette section pourront être utilisés. Vous ne pourrez pas ajouter ou supprimer des partitions ou systèmes de fichiers autres que ceux que l'installateur ajoutera ou supprimera automatiquement. Si vous avez besoin d'une structure personnalisée lors de l'installation, vous devriez procéder soit à une installation graphique sur une connexion VNC, ou à une installation Kickstart.
De plus, les options avancées telles que LVM, les systèmes de fichiers cryptés, et les systèmes de fichiers redimensionnables ne sont disponibles qu'en mode graphique et Kickstart.

Important

Si vous avez une carte RAID, faites attention au fait que certains BIOS ne prennent pas en charge le démarrage à partir de la carte RAID. Dans de tels cas, la partition /boot/ doit être créée sur une partition en-dehors de la matrice RAID, comme par exemple sur un disque dur séparé. L'utilisation d'un disque dur interne est nécessaire pour la création de partitions avec les cartes RAID problématiques.
Une partition /boot/ est également nécessaire pour les configurations RAID logicielles.
Si vous avez choisi de partitionner automatiquement votre système, sélectionnez Examiner et modifiez manuellement votre partition /boot/.
Le partitionnement vous permet de diviser votre disque dur en sections isolées ; chacune d'entre elles se comporte comme un disque dur individuel. Le partitionnement est particulièrement utile si vous utilisez plusieurs systèmes d'exploitation. Si vous ne savez pas très bien comment partitionner votre système, reportez-vous à la Annexe A, Introduction aux partitions de disque afin d'obtenir davantage d'informations.
Configuration du partitionnement de disque

Figure 16.36. Configuration du partitionnement de disque

À partir de cet écran, vous pouvez choisir d'effectuer l'un des quatre partitionnements par défaut, ou un partitionnement des périphériques de stockage manuel afin de créer un partitionnement personnalisé.
Les quatre premières options vous permettent d'effectuer une installation automatique sans avoir à partitionner manuellement vos périphériques de stockage. Si vous ne vous sentez pas vraiment capable de partitionner votre système, nous vous recommandons de choisir l'une des options suivantes et de laisser le programme d'installation partitionner les périphériques de stockage pour vous. Selon l'option choisie, vous pouvez quand même contrôler quelles données (s'il y en a) seront supprimées du système.
Vos options sont :
Utiliser tout l'espace
Sélectionner cette option pour supprimer toutes les partitions sur vos disques durs (y compris les partitions crééespar d'autres systèmes d'exploitation, telles que les partitions Windows VFAT ou NTFS).

Avertissement

Si vous sélectionnez cette option, toutes les données sur le(s) disque(s) dur(s) sélectionné(s) seront supprimées par le programme d'installation. Ne pas sélectionner cette option si vous avez des informations que vous souhaitez conserver sur le(s) disque(s) dur(s) où installer Red Hat Enterprise Linux.
Ne sélectionnez pas cette option lorsque vous configurez un système pour qu'il effectue un chargement en chaîne du chargeur de démarrage Red Hat Enterprise Linux depuis un autre chargeur de démarrage.
Remplacer le(s) système(s) Linux existant(s)
Sélectionner cette option pour ne supprimer que les partitions créées par une installation précédente de Linux. Ceci ne supprime pas les autres partitions que vous pouvez avoir sur vos disques durs (telles que des partitions VFAT ou FAT32).
Réduire le système actuel
Sélectionnez cette option si vous souhaitez changer la taille de vos données et partitions actuelles manuellement et installer une partition Red Hat Enterprise Linux par défaut dans l'espace libre.

Avertissement

Si vous réduisez des partitions sur lesquelles d'autres systèmes d'exploitation sont installés, vous ne pourrez sans doute pas utiliser ces systèmes d'exploitation. Même si cette option de partitionnement ne détruit pas de données, les systèmes d'exploitation, typiquement, nécessitent de l'espace libre dans leurs partitions. Veuillez vérifier combien d'espace devrait rester libre avant de procéder au changement de taille d'une partition contenant un système d'exploitation que vous pourriez utiliser à nouveau.
Utiliser l'espace libre
Sélectionnez cette option pour conserver vos données et partitions et pour installer Red Hat Enterprise Linux dans l'espace inutilisé disponible sur les disques de stockage. Assurez-vous qu'il reste suffisamment d'espace disponible sur les disques de stockage avant de sélectionner cette option — référez-vous à Section 11.4, « Avez-vous suffisamment d'espace disque ? ».
Créer une structure personnalisée
Sélectionnez cette option afin de partitionner les périphériques de stockage manuellement et pour créer des structures personnalisées. Référez-vous à Section 16.17, « Créer une structure personnalisée ou modifier la structure par défaut »
Choisissez votre méthode préférée de partitionnement en cliquant sur le bouton radio se trouvant à gauche de sa description dans la boîte de dialogue.
Sélectionnez l'option Chiffrer le système pour chiffrer toutes les partitions sauf la partition /boot. Référez-vous à Annexe C, Chiffrement de disque pour obtenir des informations sur le chiffrement.
Pour examiner les partitions créées automatiquement et y apporter des modifications, sélectionnez l'option Examiner. Après l'avoir sélectionnée et après avoir cliqué sur Suivant pour continuer, vous verrez les partitions créées par Ananconda. Vous pourrez également les modifier si elles ne correspondent pas à vos besoins.

Important

Ppour configurer le chargeur de démarrage Red Hat Enterprise Linux sur chargement en chaîne depuis un autre chargeur de démarrage, vous devez spécifier le disque de démarrage manuellement. Si vous avez choisi l'une des options de partitionnement automatique, vous devrez sélectionner l'option Examiner et modifier la structure de partitionnement avant de cliquer sur Suivant, sinon vous ne pourrez pas spécifier le disque de démarrage correct.

Important

Lorsque vous installez Red Hat Enterprise Linux 6 sur un système possédant des périphériques de stockage à chemins d'accès multiples (multipath) et des périphériques de stockage non-multipath, la structure du partitionnement automatique dans l'installateur peut créer des groupes de volumes contenant une combinaison de périphériques multipath et de périphériques non-multipath, ce qui est contraire au principe du stockage à chemins d'accès multiples.
Sur l'écran de sélection de disques qui apparaît après la sélection du partitionnement automatique, nous vous recommandons de sélectionner des périphériques à chemins d'accès multiples (multipath) uniquement ou des périphériques non-multipath uniquement. Alternativement, sélectionnez le partitionnement personnalisé.
Cliquez sur Suivant pour continuer une fois que vous avez terminé vos sélections.

16.16. Chiffrer les partitions

Si vous avez sélectionné l'option Chiffrer le système, l'installateur vous demandera une phrase de passe avec laquelle chiffrer les partitions sur le système.
Les partitions sont chiffrées à l'aide deLUKS (Linux Unified Key Setup) — reportez-vous à la Annexe C, Chiffrement de disque pour obtenir davantage d'informations.
Saisir la phrase de passe pour la partition chiffrée

Figure 16.37. Saisir la phrase de passe pour la partition chiffrée

Choisissez une phrase de passe et entrez-la dans chacun des deux champs de la boîte de dialogue. Vous devrez fournir cette phrase de passe à chaque fois que le système démarre.

Avertissement

Si vous oubliez cette phrase de passe, toutes les partitions chiffrées et toutes les données y figurant ne seront plus accessibles. Il n'existe aucun moyen de retrouver une phrase de passe oubliée.
Remarquez que si vous effectuez une installation kickstart de Red Hat Enterprise Linux, vous pouvez enregistrer les phrases de passe de chiffrement et créer des copies de sauvegarde de phrases de passe de chiffrement pendant l'installation. Reportez-vous à la Section C.3.2, « Enregistrer les phrases de passe » et Section C.3.3, « Créer et enregistrer les phrases de passe ».

16.17. Créer une structure personnalisée ou modifier la structure par défaut

Si vous avez choisi une des quatre options de partitionnement automatique et n'avez pas sélectionné Examiner, veuillez passer directement à Section 16.18, « Écrire les changements sur le disque ».
Si vous avez choisi une des options de partitionnement automatique et avez sélectionné Examiner, vous pouvez soit accepter les paramètres de partition actuels (cliquez sur Suivant), soit modifier la configuration manuellement dans l'écran de partitionnement.
Si vous avez choisi de créer une configuration personnalisée, vous devez indiquer au programme où installer Red Hat Enterprise Linux. Vous devez pour cela définir des points de montage pour une ou plusieurs partition(s) de disque où Red Hat Enterprise Linux sera installé.
Si vous n'avez pas encore planifié comment configurer vos partitions, reportez-vous à la Annexe A, Introduction aux partitions de disque et Section 16.17.5, « Schéma de partitionnement recommandé ». Vous aurez besoin au minimum d'une partition racine (ou root) (/) de taille adéquate, d'une partition /boot/, d'une partition PPC PReP boot, et habituellement vous aurez aussi besoin d'une partition swap appropriée par rapport à la quantité de mémoire vive dont dispose le système.
Anaconda peut satisfaire les conditions de partitionnement d'une installation typique.
Partitionnement sur systèmes IBM System p

Figure 16.38. Partitionnement sur systèmes IBM System p

L'écran de partitionnement contient deux panneaux. Le panneau supérieur contient une représentation graphique du disque dur, du volume logique, ou du périphérique RAID sélectionné dans le panneau inférieur.
Au-dessus de la représentation graphique du périphérique, vous pouvez modifier le nom du disque (tel que /dev/sda ou LogVol00), sa taille (en Mo), et le modèle tel qu'il a été détecté par le programme d'installation.
À l'aide de la souris, cliquez une fois sur un champ spécifique de l'affichage graphique afin de le mettre en surbrillance. Cliquez deux fois pour modifier une partition existante ou pour créer une partition avec l'espace libre disponible.
Le panneau inférieur contient une liste de tous les disques, volumes logiques, et périphériques RAID à utiliser pendant l'installation, comme spécifié plus tôt dans le processus d'installation — reportez-vous à l'Section 16.12, « Assigner des périphériques de stockage »
Les périphériques sont groupés par type. Cliquez sur les petits triangles à gauche du type de périphérique pour afficher ou cacher les périphériques de ce type.
Anaconda affiche plusieurs détails pour chaque périphérique listé :
Périphérique
le nom du périphérique, du volume logique, ou de la partition
Taille (Mo)
la taille du périphérique, du volume logique, ou de la partition (en Mo)
Point de montage/RAID/Volume
le point de montage (emplacement dans un système de fichiers) sur lequel la partition doit être montée, ou le nom du RAID ou du groupe de volumes logiques dont elle fait partie
Type
le type de partition. Si la partition est une partition standardm ce champ affichera le type de système de fichiers sur la partition (par exemple, ext4). Sinon, il indique que la partition est un volume physique (LVM), ou fait partie d'un RAID logiciel
Format
Une marque dans cette colonne indique que la partition sera formatée pendant l'installation.
En-dessous du panneau du bas figurent quatre boutons : Créer, Modifier, Supprimer, et Réinitialiser.
Sélectionnez un périphérique ou une partition en cliquant dessus sur l'une des représentations graphique dans le panneau supérieur ou dans la liste du panneau inférieur, puis cliquez sur l'un des quatre boutons afin de procéder aux actions suivantes :
Créer
créer une nouvelle partition, un nouveau volume ou RAID logiciel
Modifier
modifier une partition, un volume logique ou un RAID logiciel existant. Remarquez que vous pouvez uniquement réduire la taille des partitions avec le bouton Redimensionner, vous ne pourrez pas les agrandir.
Supprimer
supprimer une partition, un volume logique ou un RAID logiciel
Réinitialiser
annuler toutes les modifications effectuées sur cet écran

16.17.1. Créer un stockage

La boîte de dialogue Créer un stockage vous permet de créer de nouvelles partitions de stockage, des volumes logiques et des RAIDs logiciels. Anaconda présente les options comme disponible ou indisponibles, suivant le stockage déjà présent sur le système ou configuré pour transférer sur le système.
Création de stockage

Figure 16.39. Création de stockage

Les options sont regroupeés sous Créer une partition, Créer un RAID logiciel et Créer un LVM comme suit :

Créer une partition

Reportez-vous à la Section 9.15.2, « Ajout de partitions » pour plus de détails sur la boîte de dialogue Ajouter une partition.

Créer un RAID logiciel

Reportez-vous à la Section 23.15.3, « Créer un RAID logiciel » pour plus de détails.
  • Partition RAID — créez une partition dans un espace non-alloué afin de former une partie d'un périphérique RAID logiciel. Pour former un périphérique RAID logiciel, deux partitions RAID ou plus doivent être disponibles sur le système.
  • Périphérique RAID — combine deux partitions RAID ou plus, en un périphérique RAID logiciel. Lorsque vous choisissez cette option, vous pouvez spécifier le type de périphérique RAID à créer (le niveau RAID). Cette option n'est disponible que lorsque deux partitions RAID ou plus sont disponibles sur le système.

Créer un volume logique LVM

Reportez-vous à la Section 16.17.4, « Créer un volume logique LVM » pour plus détails.
  • Volume physique LVM — créez un volume physique sur de l'espace non-alloué.
  • Groupe de volumes LVM — créez un groupe de volumes à partir d'un volume physique ou plus. Cette option est uniquement disponible lorsqu'au moins un volume physique est disponible sur le système.
  • Volume logique LVM — créez un volume logique sur un groupe de volumes. Cette option n'est disponible que si au moins un groupe de volumes est disponible sur le système.

16.17.2. Ajout de partitions

Pour ajouter une nouvelle partition, sélectionnez le bouton Créer. Une boîte de dialogue apparaît (reportez-vous à la Figure 16.40, « Création d'une nouvelle partition »).

Note

Vous devez dédier au moins une partition à cette installation et optionnellement plus. Pour davantage d'informations, reportez-vous à la Annexe A, Introduction aux partitions de disque.
Création d'une nouvelle partition

Figure 16.40. Création d'une nouvelle partition

  • Point de montage : saisissez le point de montage de la partition. Par exemple, si cette partition doit correspondre à la partition racine (ou root), saisissez / ; saisissez /boot pour la partition /boot, et ainsi de suite. Le point de montage approprié pour votre partition peut également être choisi dans le menu déroulant. Pour une partition swap, le point de montage ne doit pas être configuré — configurer le type du système de fichiers sur swap est suffisant.
  • Type de système de fichiers : en utilisant le menu déroulant, sélectionnez le type de système de fichiers approprié pour cette partition. Pour davantage d'informations sur les types de système de fichiers, reportez-vous à la Section 16.17.2.1, « Types de systèmes de fichiers ».
  • Disques disponibles : Ce champ contient une liste des disques durs installés sur votre système. Si la case d'un de ces disques durs est en surbrillance, vous pouvez alors y créer la partition souhaitée. Si la case n'est pas cochée, la partition ne sera jamais créée sur ce disque. En utilisant divers paramétrages de cases à cocher, vous pouvez faire en sorte qu'Anaconda place des partitions à l'endroit où vous le souhaitez, ou vous pouvez laisser Anaconda décider lui-même de l'endroit où les placer.
  • Taille (Mo) : Saisissez la taille (en méga-octets) de la partition. Remarque : ce champ a par défaut la valeur 200 Mo. À moins que vous ne modifiez ce paramètre, seule une partition de 200 Mo sera créée.
  • Options de taille supplémentaires : Vous avez le choix entre garder cette partition à une taille fixée, lui permettre de « grandir » (remplir l'espace disponible du disque dur) jusqu'à un certain point ou lui permettre de remplir tout l'espace disque restant qui est disponible.
    Si vous choisissez Remplir tout l'espace jusqu'à (Mo), vous devez indiquer des restrictions au niveau de la taille dans le champ situé à droite de cette option. Elle vous permet de conserver une certaine quantité d'espace libre sur votre disque dur en vue d'une utilisation future.
  • Forcer à être une partition primaire : sélectionnez si la partition que vous créez doit être une des quatre premières partitions sur le disque dur. Si elle n'est pas sélectionnée, la partition est créée en tant que partition logique. Reportez-vous à la Section A.1.3, « Partitions à l'intérieur de partitions — Présentation des partitions étendues » pour obtenir davantage d'informations.
  • Chiffrer : Choisissez s'il faut chiffrer la partition ou non, de manière à ce que les données qui sont stockées dessus ne puissent pas être obtenues sans un mot de passe, même si le périphérique de stockage est connecté à un autre système. Référez-vous à Annexe C, Chiffrement de disque pour obtenir plus d'informations sur le chiffrement des périphériques de stockage. Si vous choisissez cette option, l'installateur vous demandera de fournir un mot de passe avant d'écrire la partition sur le disque.
  • Valider : Sélectionnez Valider une fois que les paramètres vous conviennent et que vous souhaitez créer la partition.
  • Annuler : Sélectionnez Annuler si vous ne voulez pas créer de partition.

16.17.2.1. Types de systèmes de fichiers

Red Hat Enterprise Linux vous permet de créer différents types de partitions et systèmes de fichiers. Vous trouverez ci-dessous une brève description des divers types de partitions et systèmes de fichiers disponibles et de la façon dont ils peuvent être utilisés.

Type de partition

  • partition standard — Une partition standard peut contenir un système de fichiers ou espace swap, ou fournir un conteneur pour RAID logiciel ou un volume physique LVM.
  • swap — Les partitions swap sont utilisées pour gérer la mémoire virtuelle. Autrement dit, les données sont enregistrées sur une partition swap lorsqu'il n'y a pas suffisamment de mémoire vive pour stocker les données que traite votre système. Reportez-vous au Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux pour obtenir davantage d'informations.
  • RAID logiciel — La création de deux ou plusieurs partitions RAID logicielles vous permet de créer un périphérique RAID. Pour en savoir plus sur RAID, reportez-vous au chapitre RAID (Redundant Array of Independent Disks) dans le Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux.
  • volume physique (LVM) — La création d'une ou de plusieurs partitions de volume physique (LVM) vous permet de créer un volume logique LVM. LVM peut améliorer la performance lors de l'utilisation de disques physiques. Pour davantage d'informations concernant LVM, reportez-vous au Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux.

Systèmes de fichiers

  • ext4 — Le système de fichiers ext4 est basé sur le système ext3, mais il comporte un certain nombre d'améliorations. Celles-ci incluent une prise en charge de fichiers et de systèmes de fichiers de plus grande taille, une allocation de l'espace disque plus rapide et plus efficace, un nombre infini de sous-répertoires dans un répertoire, une vérification des systèmes de fichiers plus rapide, ainsi qu'une journalisation plus robuste. Le système de fichiers ext4 est sélectionné par défaut et son utilisation est vivement conseillée.
  • ext3 — Le système de fichiers ext3 est basé sur le système de fichiers ext2, mais il a un principal avantage — la journalisation. L'utilisation d'un système de fichiers offrant la journalisation permet de réduire le temps de récupération d'un système de fichiers après une panne car il n'est plus nécessaire d'utiliser fsck [7]
  • ext2 — Le système de fichiers ext2 prend en charge les types de fichiers UNIX (fichiers standard, répertoires, liens symboliques, etc.). Il offre la possibilité d'attribuer des noms de fichiers longs pouvant aller jusqu'à 255 caractères.
  • xfs — XFS est un système de fichiers à haute scalabilité et de haute performance qui supporte des systèmes de fichiers faisant jusqu'à 16 exaoctets (environ 16 millions de téraoctets), des fichiers faisant jusqu'à 8 exaoctets (environ 8 millions de téraoctets) et des structures de répertoires contenant des dizaines de millions d'entrées. XFS prend en charge la journalisation des métadonnées, qui permet un temps de récupération plus rapide après une panne. Le système de fichiers XFS peut aussi être défragmenté et redimmensionné tout en restant monté et actif.
  • vfat — Le système de fichiers VFAT est un système de fichiers Linux compatible avec les noms de fichiers longs du système de fichiers FAT de Microsoft Windows.
  • Btrfs — Btrfs est en cours de développement en tant que système de fichiers capable d'adresser et de gérer plus de fichiers, de taille plus importante, ainsi que des volumes plus importants que les systèmes de fichiers ext2, ext3, et ext4. Btrfs est conçu pour rendre le système de fichiers plus tolérant face aux erreurs, et pour faciliter leur détection et réparation lorsqu'elles surviennent. Btrfs utilise checksum pour s'assurer de la validité des données et des métadonnées, Btrfs conserve aussi des copies du système de fichiers qui peuvent être utilisées comme sauvegardes ou pour effectuer des réparations.
    Comme Btrfs se trouve encore à l'état expérimental et est en cours de développement, le programme d'installation ne l'offre pas par défaut. Si vous souhaitez créer une partition Btrfs sur un disque, vous devrez lancer le processus d'installation avec l'option de démarrage btrfs. Reportez-vous à la Chapitre 28, Options de démarrage pour obtenir des instructions.

    Avertissement

    Red Hat Enterprise Linux 6 inclut Btrfs en tant qu'aperçu technologique afin de vous permettre d'expérimenter ce système de fichiers. Vous ne devriez pas choisir Btrfs pour des partitions qui contiennent des données importantes ou essentielles à l'opération de systèmes importants.

16.17.3. Créer un RAID logiciel

Les RAID (Réseau redondant de disques indépendants) sont construits à partir de multiples périphériques de stockage ordonnés de manière à fournir une performance améliorée et — dans certaines configurations — une meilleure tolérance vis-à-vis des erreurs. Reportez-vous au Guide de déploiement Red Hat Enterprise Linux pour une description des différents types de RAID.
Pour créer un périphérique RAID, vous devez d'abord créer des partitions RAID logicielles. Après avoir créé plusieurs partitions RAID logicielles, sélectionnez RAID afin de lier les partitions RAID logicielles à un périphérique RAID.
Partition RAID
Choisissez cette option pour configurer une partition pour RAID logiciel. Cette option est le seul choix disponible si votre disque ne contient aucune partition RAID logiciel. Ceci est la même boîte de dialogue que celle qui s'affiche lorsque vous ajoutez une partition standard — reportez-vous à la Section 16.17.2, « Ajout de partitions » pour une description des options disponibles. Notez cependant que le Type de système de fichiers doit être paramétré sur RAID logiciel
Créer une partition RAID logiciel

Figure 16.41. Créer une partition RAID logiciel

Périphérique RAID
Choisissez cette option pour construire un périphérique RAID à partir de deux partitions RAID logicielles existantes ou plus. Cette option est disponible si deux partitions RAID logicielles ou plus ont été configurées.
Création d'un périphérique RAID

Figure 16.42. Création d'un périphérique RAID

Sélectionnez le type de système de fichiers comme pour une partition standard.
Anaconda suggère automatiquement un nom pour le périphérique RAID, mais vous pouvez sélectionner des noms manuellement de md0 à md15.
Cliquez sur les cases à cocher à côté des périphériques de stockage individuels pour les inclure ou pour les supprimer de ce RAID.
Le niveau RAID correspond à un type particulier de RAID. Choisissez à partir d'une des options suivantes :
  • RAID 0 — distribue les données sur de multiples périphériques de stockage. Les RAIDs niveau 0 offrent une performance améliorée par rapport aux partitions standard, et peuvent être utilisés pour combiner le stockage de multiples périphériques en un grand périphérique virtuel. Remarquez que les RAIDs niveau 0 n'offrent pas de redondance et que l'échec d'un seul périphérique dans la matrice détruira la matrice toute entière. Raid 0 requiert au moins deux partitions RAID.
  • RAID 1 — duplique les données sur un périphérique de stockage sur un ou plusieurs autres périphériques de stockage. Des périphériques supplémentaires dans la matrice permettent d'améliorer les niveaux de redondance. RAID 1 requiert au moins deux partitions RAID.
  • RAID 4 — distribue les données sur de multiples périphériques de stockage, mais n'utilise qu'un périphérique dans la matrice pour stocker les données de parité qui protègent la matrice au cas où l'un des périphériques de la matrice échouerait. Comme toutes les données de parité se trouvent sur un seul périphérique, l'accès à celui-ci crée un goulot d'étranglement au niveau de la performance de la matrice. RAID 4 requiert au moins trois partitions RAID.
  • RAID 5 — distribue les données et les données de parité sur de multiples périphériques de stockage. Les RAIDs niveau 5 offrent comme avantages de performance de distribuer les données sur de multiples périphériques, mais ne partagent pas le goulot d'étranglement de performance des RAIDs de niveau 4 car les données de parité sont distribuées au travers de la matrice. RAID 5 requiert au moins trois partitions RAID.
  • RAID 6 — les RAIDs de niveau 6 sont similaires aux RAIDs 5, mais au lieu de ne stocker qu'un seul ensemble de données de parité, ils en stockent deux. RAID 6 requiert au moins quatre partitions RAID.
  • RAID 10 — Les RAIDs de niveau 10 sont des RAIDs imbriqués ou RAIDs hybrides. Les RAIDs de niveau 10 sont construits en distribuant les données sur des ensembles de périphériques de stockage en miroir. Par exemple, un RAID de niveau 10 construit à partir de quatre partitions RAID consiste en deux paires de partitions pour lesquelles une partition est le miroir de l'autre. Les données sont ensuite distribuées sur les deux paires de périphériques de stockage, comme pour un RAID de niveau 0. Les RAIDs de niveau 10 requièrent au moins quatre partitions RAID.

16.17.4. Créer un volume logique LVM

Important

La configuration initiale de LVM n'est pas disponible pour une installation en mode texte. Si vous avez besoin de créer une configuration LVM dès le début, appuyez sur Alt+F2 pour utiliser une console virtuelle différente, puis exécutez la commande lvm. Pour retourner à l'installation en mode texte, appuyez sur Alt+F1.
LVM (Logical Volume Management) présente un affichage simple et logique de l'espace de stockage physique sous-jacent, tel que les disques durs ou les LUN. Les partitions sur le stockage physique sont représentées en tant que volumes physiques pouvant être regroupés en groupe de volumes. Chaque groupe de volumes peut être divisé en multiples volumes logiques, où chacun de ceux-ci est analogue à une partition de disque standard. Ainsi, les volumes logiques LVM foncitonnent comme des partitions pouvant s'étendre sur de multiples disques physiques.
Pour en savoir plus sur LVM, référez-vous au Guide déploiement Red Hat Enterprise Linux. Remarquez que LVM est uniquement disponible dans le programme d'installation graphique.
Volume physique LVM
Choisissez cette option pour configurer une partition ou un périphérique en tant que volume physique LVM. Cette option est la seule disponible si votre stockage ne contient pas déjà de groupes de volumes LVM. Ceci est la même boîte de dialogue qui apparaît lorsque vous ajoutez une partition standard — référez-vous à la Section 16.17.2, « Ajout de partitions » pour une description des options disponibles. Notez cependant que le Type de système de fichiers doit être défini sur Volume physique (LVM)
Créer un volume physique LVM

Figure 16.43. Créer un volume physique LVM

Créer un groupe de volumes LVM
Choisissez cette option pour créer des groupes de volumes LVM à partir des volumes physiques LVM disponibles, ou pour ajouter des volumes logiques existants à un groupe de volumes.
Créer un groupe de volumes LVM

Figure 16.44. Créer un groupe de volumes LVM

Pour assigner un ou plusieurs volumes physiques à un groupe de volumes, commencez par nommer le groupe de volumes. Ensuite, sélectionnez les volumes physiques à utiliser dans le groupe de volumes. Enfin, configurez les volumes logiques sur le ou les groupe(s) de volumes à l'aide des options Ajouter, Modifier et Supprimer.
Vous ne devez pas supprimer un volume physique d'un groupe de volume si ceci ne laisse pas suffisamment d'espace pour les volumes logiques de ce groupe. Par exemple avec un groupe de volumes composé de deux partitions de volumes physiques LVM de 5 Go, contenant un volume logique de 8 Go. L'installateur ne vous permettra pas de supprimer les composants du volume physique, puisque vous laisseriez ainsi 5 Go dans le groupe pour un volume logique de 8 Go. Si vous réduisez la taille totale de n'importe quel volume logique correctement, alors vous pourrez supprimer l'un des volumes physiques du groupe de volumes. Dans cet exemple, réduire de la taille du volume logique à 4 Go vous permettra de supprimer l'un des volumes physiques de 5 Go.
Créer un volume logique
Choisissez cette option pour créer un volume logique LVM. Sélectionnez un point de montage, un type de système de fichiers, et la taille (en Mo), comme s'il s'agissait d'une partition de disque standard. Vous pouvez aussi choisir un nom pour le volume logique et spécifer le groupe de volumes auquel il appartiendra.
Créer un volume logique

Figure 16.45. Créer un volume logique

16.17.5. Schéma de partitionnement recommandé

À moins que vous n'ayez une bonne raison d'agir autrement, nous vous conseillons de créer les partitions suivantes :
  • Une partition swap (d'au moins 256 Mo) — les partitions swap sont utilisées pour prendre en charge la mémoire virtuelle. En d'autres termes, les données sont écrites sur une partition swap lorsqu'il n'y a pas assez de RAM pour stocker les données traitées par votre système.
    Il y a quelques années, le montant d'espace swap recommandé augmentait de manière linéaire avec le montant de mémoire vive d'un système. Comme le montant de mémoire a augmenté pour se situer dans les centaines de giga-octets dans les systèmes les plus récents, il est maintenant reconnu que le montant d'espace swap nécessité par un système est une fonction de la charge de travail de la mémoire exécutée sur ce système.
    L'espace swap est habituellement désigné pendant l'installation, mais à ce moment, déterminer la charge de travail de la mémoire d'un système peut se révéler difficile. Pendant une installation kickstart, vous pouvez demander que le montant d'espace swap soit automatiquement défini (reportez-vous à la Section 32.4, « Options de kickstart »).
    Cependant, ce paramètre n'est pas précisément calibré pour votre système ; ainsi, si vous nécessitez que le montant d'espace swap soit défini plus précisément, nous vous recommandons d'utiliser le tableau suivant :

    Tableau 16.2. Espace swap recommandé

    Quantité de RAM du système Quantité d'espace swap recommandée
    4 Go de RAM ou moins un minimum de 2 Go d'espace swap
    4 Go à 16 Go de RAM un minimum de 4 Go d'espace swap
    16 Go à 64 Go de RAM un minimum de 8 Go d'espace swap
    64 Go à 256 Go de RAM un minimum de 16 Go d'espace swap
    256 Go à 512 Go de RAM un minimum de 32 Go d'espace swap
    Remarquez que vous pourrez obtenir une meilleure performance en distribuant l'espace swap sur de multiples périphériques de stockage, plus particulièrement sur des systèmes possédant des disques, contrôleurs et interfaces rapides.
  • Une partition de démarrage PReP sur la première partition du disque dur — la partition de démarrage PReP contient le chargeur de démarrage Yaboot (qui autorise d'autres systèmes POWER à démarrer Red Hat Enterprise Linux). À moins que vous ne planifiez de démarrer à partir d'une source réseau, vous devrez posséder une partition de démarrage PReP pour démarrer Red Hat Enterprise Linux.
    Pour les utilisateurs de systèmes IBM System p La partition de démarrage PReP devrait avoir une taille comprise entre 4 et 8 Mo et ne devrait pas excéder 10 Mo.
  • Une partition /boot/ (250 Mo) — la partition montée sur /boot/ contient le noyau du système d'exploitation (qui permet à votre système de démarrer Red Hat Enterprise Linux), ainsi que les fichiers utilisés durant le processus de démarrage (bootstrap). Vu les limitations de la plupart des microprogrammes PC, la création d'une petite partition pour contenir ces fichiers est une bonne idée. Pour la plupart des utilisateurs, une partition de démarrage de 250 Mo est suffisante.

    Avertissement

    Si vous possédez une carte RAID, faites attention au fait que Red Hat Enterprise Linux 6 ne prend pas en charge la configuration de matériel physique RAID sur une carte IPR. Vous pouvez démarrer le CD des diagnostiques autonomes avant l'installation afin de créer une matrice RAID puis effectuer l'installation sur cette matrice RAID.
  • Une partition root (3.0 Go - 5.0 Go)

    Ceci est l'emplacement où se trouve « / » (le répertoire racine). Dans cette configuration, tous les fichiers (sauf ceux stockés dans /boot) se trouvent sur la partition racine.

    Une partition de 30. Go vous permet d'effectuer une installation minimale, alors qu'une partition root de 5.0 Go vous permet d'effectuer une installation complète en choisissant tous les groupes de paquetages.

    Important

    La partition / (ou racine) est le haut de la structure des répertoires. Le répertoire /root /root (quelquefois prononcé « slash-root ») est le répertoire de base du compte de l'utilisateur pour l'administration du système.

Avertissement

Le logiciel de mise à jour PackageKit télécharge par défaut des paquetages mis à jour sur /var/cache/yum/. Si vous partitionnez le système manuellement, et créez une partition séparée /var/, assurez-vous bien de faire en sorte que la partition soit assez grande (3 Go ou plus) afin de télécharger les mises à jour de paquetages.

16.18. Écrire les changements sur le disque

L'installateur vous demande de confirmer les options de partitionnement que vous avez sélectionné. Cliquez sur Écrire les changements sur le disque afin de permettre à l'installateur de partitionner votre disque dur et d'installer Red Hat Enterprise Linux.
Écrire la configuration du stockage sur le disque

Figure 16.46. Écrire la configuration du stockage sur le disque

Si vous êtes certain de vouloir continuer, cliquez sur Écrire les changements sur le disque.

Avertissement

Jusqu'à présent, l'installateur n'a pas effectué de changements dans l'ordinateur lors du processus d'installation. Lorsque vous cliquez sur Écrire les changements sur le disque, l'installateur va allouer de l'espace sur votre disque dur et commencer à transférer Red Hat Enterprise Linux sur cet espace. Selon l'option de partitionnement que vous choisissez, ce processus peut inclure la suppression de données pré-existantes sur votre ordinateur.
Pour passer en revue les choix que vous avez fait jusqu'à présent, cliquez sur Revenir en arrière. Pour complètement annuler l'installation, éteignez votre ordinateur.
Une fois que vous aurez cliqué sur Écrire les changements sur le disque, laissez le processus d'installation se terminer. Si celui-ci est interrompu (par exemple, en éteignant ou en redémarrant l'ordinateur, ou à cause d'une panne de courant), vous ne pourrez probablement pas utiliser votre ordinateur jusqu'à ce que vous ne recommenciez et terminiez le processus d'installation Red Hat Enterprise Linux, ou jusqu'à ce que vous n'installiez un autre système d'exploitation.

16.19. Sélection des groupes de paquetages

Maintenant que vous avez sélectionné la plupart des options pour votre installation, vous êtes prêt à confirmer la sélection de paquetages par défaut ou à personnaliser les paquetages pour votre système.
L'écran Valeurs par défaut de l'installation de paquetages apparaît détaillant l'ensemble de paquetages par défaut définis pour votre installation Red Hat Enterprise Linux. Cet écran sera différent selon la version de Red Hat Enterprise Linux que vous installez.

Important

Si vous installez Red Hat Enterprise Linux en mode texte, vous ne pourrez pas faire de sélection de paquetages. L'installateur sélectionnera automatiquement les paquetages ne provenant que de la base et des groupes principaux. Ces paquetages sont suffisant pour s'assurer que le système sera opérationnel à la fin du processus d'installation, prêt à installer des mises à jour et de nouveaux paquetages. Pour changer la sélection de paquetages, terminez l'installation, puis utilisez l'application Ajout/Suppression de logiciels pour effectuer les changements souhaités.
Sélection des groupes de paquetages

Figure 16.47. Sélection des groupes de paquetages

Par défaut, le processus d'installation de Red Hat Enterprise Linux charge une sélection de logiciels appropriés pour un système déployé en tant que serveur de base. Remarquez que cette installation n'inclut pas d'environnement graphique. Pour inclure une sélection de logicels appropriés pour d'autres tâches, cliquez sur le bouton radio correspondant à l'une des options suivantes :
Basic Server
Cette option vous offre une installation de base de Red Hat Enterprise Linux pour une utilisation sur un serveur.
Database Server
Cette option vous offre les bases de données MySQL et PostgreSQL.
Web server
Cette option vous offre le serveur web Apache.
Enterprise Identity Server Base
Cette option vous fournit OpenLDAP et le démon System Security Services Daemon (SSSD) pour créer une identité et un serveur d'authentification.
Virtual Host
Cette option vous fournit les outils KVM et Virtual Machine Manager pour créer un hôte pour les machines virtuelles.
Desktop
Cette option vous offre la suite de productivité bureautique OpenOffice.org, des outils graphiques tels que GIMP, ainsi que des applications multimédias.
Software Development Workstation
Cette option vous offre les outils nécessaires pour compiler des logiciels sur votre système Red Hat Enterprise Linux.
Minimal
Cette option ne fournit que les paquetages essentiels à l'exécution de Red Hat Enterprise Linux. Une installation minimale fournit la base d'un serveur à usage unique, ou d'un appareil de bureau et maximise la performance et la sécurité d'une telle installation.
Si vous choisissez d'accepter la liste actuelle de paquetages, passez à la Section 16.20, « Installation de paquetages ».
Pour sélectionner un composant, cochez la case correspondante (reportez-vous à la Figure 16.47, « Sélection des groupes de paquetages »).
Pour personnaliser votre ensemble de paquetages, sélectionnez dans l'écran l'option Personnaliser maintenant. Cliquez ensuite sur Suivant pour passer à l'écran Sélection des groupes de paquetages.

16.19.1. Installation à partir de référentiels supplémentaires

Vous pouvez définir des référentiels supplémentaires pour augmenter le nombre de logiciels disponibles à votre système pendant l'installation. Un référentiel est un emplacement réseau qui stocke des paquetages de logiciels avec les métadonnées qui les décrivent. De nombreux paquetages de logiciels utilisés dans Red Hat Enterprise Linux requièrent que d'autres logiciels soient installés. L'installateur utilise les métadonnées pour s'assurer que ces exigences soient remplies pour chaque logiciel que vous sélectionnez pour l'installation.
Le référentiel Red Hat Enterprise Linux est automatiquement sélectionné. Il contient la collection complète des logiciels publiés sous Red Hat Enterprise Linux 6, ainsi que les différents morceaux de logiciels dans les versions qui étaient actuelles au moment de leur publication.
Ajouter un référentiel de logiciels

Figure 16.48. Ajouter un référentiel de logiciels

Pour inclure des logiciels à partir de référentiels supplémentaire, sélectionnez Ajouter des référentiels logiciels supplémentaires, puis fournissez l'emplacement du référentiel.
Pour modifier un emplacement de référentiel de logiciels, sélectionner le référentiel dans la liste puis sélectionnez Modifier le référentiel.
Si vous modifiez des informations sur un référentiel pendant une installation hors-réseau, comme à partir du DVD de Red Hat Enterprise Linux, l'installateur vous invitera à saisir des informations sur le configuration réseau.
Sélectionner l'interface réseau

Figure 16.49. Sélectionner l'interface réseau

  1. Sélectionnez une interface à partir du menu déroulant.
  2. Cliquez sur Valider.
Anaconda active l'interface que vous avez sélectionné, puis lance NetworkManager pour permettre de configurer cette interface.
Connexions réseau

Figure 16.50. Connexions réseau

Pour obtenir des détails sur l'utilisation de NetworkManager, reportez-vous à la Section 16.9, « Définir le nom d'hôte »
Si vous sélectionnez Ajouter des référentiels de logiciels supplémentaires, la boîte de dialogue Modifier le référentiel apparaîtra. Fournissez un Nom de référentiel et l'URL du référentiel pour son emplacement.
Une fois que vous aurez localisé un miroir, pour déterminer l'URL à utiliser, trouvez le répertoire sur le miroir qui contient un répertoire nommé repodata.
Une fois que vous aurez fourni les informations du référentiel supplémentaire, l'installateur va lire les métadonnées sur le réseau. Les logiciels spécifiquement marqués seront ensuite inclus dans le système de sélection du groupe de paquetages.

Avertissement

Si vous choisissez Précédent depuis l'écran de sélection des paquetages, toutes les données supplémentaires de référentiels que vous avez saisi seront perdues. Ceci vous permet d'annuler de manière effective tout référentiel supplémentaire. Actuellement, il n'existe pas de manière d'annuler un référentiel unique une fois que celui-ci a été saisi.

16.19.2. Personnalisation de la sélection de logiciels

Note

Votre système Red Hat Enterprise Linux prend automatiquement en charge la langue que vous sélectionnez au début du processus d'installation. Pour inclure la prise en charge de langues supplémentaires, sélectionnez le groupe de paquetages de ces langues dans la catégorie Langues.

Note

Les utilisateurs souhaitant la prise en charge du développement ou de l'exécution d'applications 64 bit sont encouragés à sélectionner les paquetages Compatibility Arch Support et Compatibility Arch Development Support afin d'installer une prise en charge spécifique à l'architecture de leurs systèmes.
Sélectionnez Personnaliser afin de spécifier avec plus de détails les paquetages de logiciels pour votre système final. Cette option fait que le processus d'installation affiche un écran de personnalisation supplémentaire lorsque vous sélectionnez Suivant.
Informations détaillées sur les groupes de paquetages

Figure 16.51. Informations détaillées sur les groupes de paquetages

Red Hat Enterprise Linux divise le logiciel inclus en groupes de paquetages. Pour en faciliter l'utilisation, l'écran de sélection de paquetages affiche ces groupes en tant que catégories.
Vous pouvez également choisir des groupes de paquetages, qui regroupent des composants selon la fonction (Système X Window et Éditeurs, par exemple), des paquetages individuels ou un mélange des deux.
Pour voir les groupes de paquetages d'une catégorie, sélectionnez-la depuis la liste sur la gauche. La liste sur la droite affiche les groupes de paquetages de la catégorie actuellement sélectionnée.
Pour spécifier un groupe de paquetages pour une installation, sélectionnez la case à cocher à côté du groupe. La boîte en bas de l'écran affiche les détails du groupe de paquetages qui est actuellement surligné. Aucun des paquetages d'un groupe ne sera installé à moins que la case à cocher de ce groupe n'ait été sélectionnée.
Si vous sélectionnez un groupe de paquetages, Red Hat Enterprise Linux installera automatiquement la base et les paquetages obligatoire de ce groupe. Pour définir quels paquetages optionnels d'un groupe sélectionné au préalable doivent être installés, sélectionnez le bouton Paquetages optionnels qui se trouve sous la description du groupe. Puis utilisez la case à cocher à côté du nom individuel du paquetage pour changer la sélection.
Dans la liste de sélection des paquetages sur la droite, vous pouvez utiliser le menu contextuel en tant que raccourci pour sélectionner ou désélectionner les paquetages de base et paquetages obligatoires, ou tous les paquetages optionnels.
Menu contextuel de la liste de sélection des paquetages

Figure 16.52. Menu contextuel de la liste de sélection des paquetages

Une fois que vous aurez choisi les paquetages souhaités, sélectionnez Suivant pour continuer. L'installateur vérifiera votre sélection et ajoutera automatiquement tout paquetage requis pour utiliser le logiciel que vous avez sélectionné. Lorsque vous aurez terminé de choisir les paquetages, cliquez sur Fermer pour enregistrer votre sélection et pour retourner à l'écran principal de sélection de paquetages.
Les paquetages que vous sélectionnez ne sont pas permanents. Après avoir démarré votre système, utilisez l'outil Ajout/Suppression de logiciels pour installer de nouveaux logiciels, ou pour supprimer des paquetages déjà installés. Pour lancer cet outil, à partir du menu principal, sélectionnez SystèmeAdministrationAjout/Suppression de logiciels. Le système de gestion de logiciels Red Hat Enterprise Linux télécharge les paquetages les plus récents depuis des serveurs réseau, plutôt que d'utiliser les paquetages présents sur les disques d'installation.

16.19.2.1. Services du réseau principal

Toutes les installations Red Hat Enterprise Linux incluent les services réseau suivant :
  • journalisation centralisée avec syslog
  • email via le protocole SMTP (de l'anglais, Simple Mail Transfer Protocol)
  • partage de fichiers réseau via NFS (de l'anglais, Network File System)
  • accès distant via SSH (de l'anglais, Secure SHell)
  • publication des ressources via mDNS (de l'anglais, multicast DNS)
L'installation par défaut offre aussi :
  • le transfert de fichiers sur réseau via HTTP (HyperText Transfer Protocol)
  • l'impression via CUPS (Common UNIX Printing System)
  • l'accès distant au bureau via VNC (Virtual Network Computing)
Certains processus automatisés sur votre système Red Hat Enterprise Linux utilisent le service email pour envoyer des rapports et messages à l'administrateur système. Par défaut, les services d'email, de journalisation, et d'impression n'acceptent pas de connexions des autres systèmes. Red Hat Enterprise Linux installe le partage NFS, HTTP, ainsi que des composants VNC sans activer ces services.
Vous pouvez configurer votre système Red Hat Enterprise Linux afin qu'il offre les services de courriel, partage de fichiers, journalisation, impression, et d'accès au bureau à distance après l'installation. Le service SSH est activé par défaut. Vous pouvez utiliser NFS afin d'accéder à des fichiers sur d'autres systèmes sans avoir à activer le service de partage NFS.

16.20. Installation de paquetages

À ce stade, vous ne pouvez plus rien faire tant que tous les paquetages n'ont pas été installés. La durée de l'installation dépend du nombre de paquetages que vous avez sélectionnés et de la puissance de votre ordinateur.
Selon les ressources disponibles, vous pourrez peut-être observer la barre de progression suivante pendant que l'installateur résoud les dépendances des paquetages sélectionnés pour l'installation :
Lancement d'une installation

Figure 16.53. Lancement d'une installation

Pendant l'installation des paquetages sélectionnés et de leurs dépendances, vous pourrez observer la barre de progression suivante :
Paquetages terminés

Figure 16.54. Paquetages terminés

16.21. Installation terminée

Félicitations ! Votre installation de Red Hat Enterprise Linux est à présent terminée !
Le programme d'installation vous demande de préparer votre système pour le redémarrage. N'oubliez pas de supprimer tout média d'installation si il n'est pas éjecté automatiquement lors du redémarrage.
Une fois que la séquence de démarrage normale de votre ordinateur s'est effectuée, Red Hat Enterprise Linux se chargera et démarrera. Par défaut, le processus de démarrage est caché derrière un écran graphique affichant une barre de progression. Éventuellement, le système affichera une invite login: ou un écran de connexion en mode graphique (GUI) (si vous avez installé le système X Window et choisi de démarrer X automatiquement).
La première fois que vous démarrez votre système Red Hat Enterprise Linux dans le niveau d'exécution 5 (le niveau d'exécution de l'environnement graphique), l'outil FirstBoot, qui vous guidera à travers la configuration de Red Hat Enterprise Linux, apparaîtra. Avec cet outil, vous pouvez définir la date et l'heure de votre système, installer des logiciels, enregistrer votre machine auprès de Red Hat Network et bien plus encore. FirstBoot vous permet de configurer votre environnement au début, vous pourrez ainsi commencer à utiliser votre système Red Hat Enterprise Linux rapidement.
Le Chapitre 34, Firstboot vous guidera à travers le processus de configuration.


[6] Un mot de passe root correspond au mot de passe pour l'administration de votre système Red Hat Enterprise Linux. Vous devriez vous connecter en tant que root uniquement pour effectuer des maintenances sur le système. Les restrictions qui s'appliquent aux comptes d'utilisateurs normaux ne s'appliquent pas au compte root, ainsi les changements effectués en tant que root peuvent avoir des implications sur la totalité de votre système.
[7] L'application fsck est utilisée afin de vérifier la consistence des métadonnées d'un système de fichiers et optionnellement pour réparer un ou plusieurs système(s) de fichiers Linux.

Chapitre 17. Résolution de problèmes d'installation sur un système IBM POWER

Cette section présente quelques problèmes d'installation courants ainsi que leurs solutions.
Pour le débogage, anaconda journalise les actions d'installation dans des fichiers dans le répertoire /tmp. Ces fichiers incluent :
/tmp/anaconda.log
messages anaconda généraux
/tmp/program.log
tous les programmes externes exécutés par anaconda
/tmp/storage.log
informations du module de stockage extensif
/tmp/yum.log
messages d'installation de paquetage yum
/tmp/syslog
messages système liés au matériel
Si l'installation échoue, les messages de ces fichiers sont consolidés dans /tmp/anaconda-tb-identifier, où identifier est une chaîne quelconque.
Vous pourriez également trouver la section d'alertes en ligne de IBM utile. Celle-ci se trouve à l'adresse suivante :
http://www14.software.ibm.com/webapp/set2/sas/f/lopdiags/info/LinuxAlerts.html
Tous les fichiers ci-dessus résident dans le disque virtuel de l'installateur et ainsi, sont volatiles. Pour faire une copie permanente, copiez ces fichiers sur un autre système connecté au réseau à l'aide de la commande scp sur l'image d'installation (et non le contraire).

17.1. Vous ne parvenez pas à démarrer Red Hat Enterprise Linux

17.1.1. Votre système affiche-t-il des erreurs Signal 11 ?

Une erreur Signal 11, plus communément appelée faute de segmentation, signifie que le programme a accédé à un emplacement de la mémoire qui ne lui était pas assigné. Une erreur signal 11 peut être due à un bogue dans l'un des programmes logiciels qui sont installés ou à du matériel défectueux.
Si vous recevez un erreur signal fatal 11 lors de votre installation, celle-ci est probablement due à une erreur du matériel dans la mémoire du bus de votre système. Comme pour d'autres systèmes d'exploitation, Red Hat Enterprise Linux a des attentes particulières du matériel de votre système. Certaines pièces de ce matériel pourraient ne pas être en mesure de répondre à ces demandes, même si elles fonctionnent correctement sous un autre système d'exploitation.
Vérifiez que vous possédez bien les dernières mises à jour et images d'installation de Red Hat. Consultez les errata en ligne pour vérifier si de nouvelles versions sont disponibles. Si les images les plus récentes échouent toujours, il se peut que votre matériel pose problème. Généralement, ces erreurs se produisent au niveau de la mémoire ou du cache CPU. Une solution possible serait de désactiver le cache CPU dans le BIOS si votre système le prend en charge. Vous pouvez également essayer de déplacer votre mémoire sur les slots de la carte mère afin de vérifier si le problème est associé au slot ou à la mémoire.
Une autre option consiste à effectuer une vérification de média sur votre DVD d'installation. Anaconda, le programme d'installation, peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les média d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation (de nombreux bogues sont en fait dus à des DVD mal gravés). Pour utiliser ce test, saisissez la commande suivante à l'invite boot: ou yaboot: :
	linux mediacheck
Pour de plus amples informations sur les erreurs Signal 11, consultez le site Web à l'adresse suivante :
	http://www.bitwizard.nl/sig11/

17.2. Problèmes au démarrage de l'installation

17.2.1. Problème lors du démarrage de l'installation en mode graphique

Certaines cartes vidéo peuvent présenter des problèmes lors du programme d'installation graphique. Si le programme d'installation ne tourne pas selon ses paramètres par défaut, il essaiera de s'exécuter dans un mode à résolution inférieure. Si ce compromis échoue, le programme d'installation tentera alors une exécution en mode texte.
Une solution possible serait d'essayer d'utiliser l'option de démarrage resolution=. Reportez-vous à la Chapitre 28, Options de démarrage pour davantage d'informations.

Note

Pour désactiver la prise en charge du frame buffer et permettre l'exécution du programme d'installation en mode texte, essayez d'utiliser l'option de démarrage nofb. Cette commande sera peut être nécessaire au niveau de l'accessibilité avec certains types de matériel de lecture d'écrans.

17.3. Problèmes durant l'installation

17.3.1. Message d'erreur : Aucun périphérique trouvé pour installer Red Hat Enterprise Linux

Si vous recevez un message d'erreur indiquant : Aucun périphérique trouvé pour installer Red Hat Enterprise Linux, il se peut qu'un contrôleur SCSI ne soit pas reconnu par le programme d'installation.
Rendez-vous sur le site web de votre fournisseur de matériel afin de déterminer s'il existe une image de disquette de pilote disponible pour corriger votre problème. Pour obtenir des informations plus générales sur les disquettes de pilotes, reportez-vous à la Chapitre 13, Mettre à jour des pilotes pendant une installation sur des systèmes IBM POWER.
Vous pouvez également consulter la Liste de compatibilité matérielle de Red Hat, disponible à l'adresse suivante :

17.3.2. Enregistrer des messages traceback

Si anaconda rencontre une erreur lors du processus d'installation graphique, une boîte de dialogue de rapport d'incident s'affichera :
La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Figure 17.1. La boîte de dialogue du rapport d'incidents

Détails
vous présentant les détails de l'erreur :
Détails de l'incident

Figure 17.2. Détails de l'incident

Enregistrer
enregistre localement ou à distance les détails de l'erreur :
Quitter
quitter le processus d'installation.dans
Si vous sélectionnez Enregistrer depuis la boîte de dialogue principale, vous pouvez choisir parmi les options suivantes :
Sélectionner le rapporteur

Figure 17.3. Sélectionner le rapporteur

Logger
enregistre les détails de l'erreur en tant que fichier journal sur le disque dur local, sur un emplacement spécifié :
Red Hat Customer Support (Support client Red Hat)
soumet le rapport d'incident au support client pour obtenir de l'aide.
Report uploader (chargeur de rapports)
télécharge une version compressé du rapport d'incident sur Bugzilla ou sur un URL de votre choix.
Avant de soumettre le rapport, cliquez sur Préférences pour spécifier une destination ou pour fournir des détails d'authentification. Sélectionnez la méthode de rapport que vous souhaitez configurer, puis cliquez sur Configurer l'événement.
Configuration des préférences du rapporteur

Figure 17.4. Configuration des préférences du rapporteur

Logger
Spécifiez un chemin et un nom de fichier pour le fichier journal. Cochez Append (Ajouter) si vous effectuez une addition à un fichier journal existant.
Spécifiez le chemin local pour journaliser le fichier

Figure 17.5. Spécifiez le chemin local pour journaliser le fichier

Red Hat Customer Support (Support client Red Hat)
Saisissez vos nom d'utilisateur et mot de passe Red Hat Network (RHN) afin que votre rapport puisse atteindre le support client et soir lié à votre compte. L'URL est pré-rempli et la case Vérifier SSL est cochée par défaut.
Saisissez les détails d'authentification Red Hat Network

Figure 17.6. Saisissez les détails d'authentification Red Hat Network

Report uploader (chargeur de rapports)
Spécifiez un URL pour télécharger une version compressée du rapport d'incident.
Saisissez un URL pour télécharger le rapport d'incident

Figure 17.7. Saisissez un URL pour télécharger le rapport d'incident

Bugzilla
Saisissez vos nom d'utilisateur et mot de passe Bugzilla pour soumettre un rapport de bogue sur le système de suivi de bogues de Red Hat à l'aide du rapport d'incident. L'URL est pré-rempli et la case Vérifier SSL est cochée par défaut.
Saisissez les détails d'authentification Bugzilla

Figure 17.8. Saisissez les détails d'authentification Bugzilla

Une fois que vous aurez saisi vos préférences, veuillez cliquer sur Valider pour retourner à la boîte de sélection du rapport. Sélectionnez la manière par laquelle vous souhaitez rapporter le problème, puis cliquez sur Suivant.
Confirmer les données du rapport

Figure 17.9. Confirmer les données du rapport

Vous pouvez maintenant personnaliser le rapport en cochant et décochant les problèmes à inclure. Une fois ce procédé terminé, cliquez sur Appliquer.
Rapport en cours

Figure 17.10. Rapport en cours

Cet écran affiche le résultat du rapport, y compris toute erreur lors de l'envoi ou de l'enregistrement du journal. Cliquez sur Suivant pour continuer.
Rapport effectué

Figure 17.11. Rapport effectué

Le rapport est maintenant terminé. Cliquez sur Suivant pour retourner à la boîte de sélection du rapport. Vous pouvez maintenant créer un nouveau rapport, sinon cliquez sur Fermer pour sortir de l'utilitaire des rapports, puis sur Quitter pour quitter le processus d'installation.

Important

Ces informations ne s'appliquent pas aux utilisateurs de systèmes headless IBM System p.

17.3.3. Problèmes avec les tables de partitions

Si, après la phase Configuration du partitionnement de disque (Section 16.15, « Configuration du partitionnement de disque ») du processus d'installation, vous recevez un message d'erreur semblable à l'extrait suivant :
Impossible de lire la table de partitions sur le périphérique hda. Pour créer de nouvelles partitions, cette table doit être initialisée, ce qui causera la perte de TOUTES LES DONNÉES sur ce disque.
il se peut que vous n'ayez pas de table de partitions sur ce disque ou que la table de partitions sur le disque ne soit pas reconnue par le logiciel de partitionnement utilisé par le programme d'installation.
Quel que soit le type d'installation que vous effectuez, vous devriez toujours sauvegarder les données présentes sur vos systèmes.

17.3.4. Autres problèmes de partitionnement pour les utilisateurs de systèmes POWER IBM

Si vous créez des partitions manuellement, mais n'arrivez pas à accéder à l'écran suivant, cela signifie que vous n'avez probablement pas créé toutes les partitions nécessaires pour continuer l'installation.
Vous devez au minimum disposer des partitions suivantes :
  • Une partition / (racine)
  • Une partition <swap> de type swap
  • Une partition PReP Boot.
  • Une partition /boot/.
Reportez-vous à la Section 16.17.5, « Schéma de partitionnement recommandé » pour obtenir plus d'informations.

Note

Lors de la définition du type d'une partition en tant que swap, ne l'assignez pas à un point de montage. Anaconda assignera automatiquement le point de montage pour vous.

17.4. Problèmes après l'installation

17.4.1. Impossible de lancer le chargement du programme initial (IPL) à partir de *NWSSTG

Si vous avez des difficultés à démarrer (IPL) à partir de *NWSSTG, c'est que vous n'avez peut être pas créé de partition PReP Boot définie comme active.

17.4.2. Démarrage dans un environnement graphique

Si vous avez installé le système X Window, mais ne voyez pas d'environnement de bureau graphique lors de la connexion à votre système Red Hat Enterprise Linux, vous pouvez lancer l'interface graphique du système X Window à l'aide de la commande startx.
Une fois que vous saisissez cette commande et que vous appuyez sur la touche Entrée, l'environnement de bureau graphique apparaîtra.
Notez toutefois que cette approche n'est qu'une solution temporaire et que le journal en cours n'est pas modifié pour les prochaines connexions.
Pour configurer votre système afin que vous puissiez vous connecter sur un écran de connexion graphique, vous devez modifier un fichier, à savoir /etc/inittab, en changeant seulement un numéro dans la section des niveaux d'exécution. Lorsque vous avez terminé, redémarrez votre ordinateur. Lors de votre prochaine connexion, vous obtiendrez une invite de connexion graphique.
Ouvrez une invite de shell. Si vous êtes dans votre compte d'utilisateur, devenez super-utilisateur en saisissant la commande su.
Maintenant, saisissez ce qui suit pour modifier le fichier avec gedit.
	gedit /etc/inittab
Le fichier /etc/inittab s'ouvre. Dans ce premier écran, vous verrez une section du fichier ressemblant à l'extrait suivant :
# Default runlevel. The runlevels used are: 
#   0 - halt (Do NOT set initdefault to this) 
#   1 - Single user mode 
#   2 - Multiuser, without NFS (The same as 3, if you do not have networking) 
#   3 - Full multiuser mode 
#   4 - unused 
#   5 - X11 
#   6 - reboot (Do NOT set initdefault to this) 
#
id:3:initdefault:
Pour passer d'une console à une connexion graphique, vous devez changer le chiffre figurant dans la ligne id:3:initdefault: de 3 à 5.

Avertissement

Ne changez que le chiffre du niveau d'exécution par défaut de 3 à 5.
Votre ligne ainsi modifiée devrait ressembler à celle reproduite ci-dessous :
	 id:5:initdefault: 
Lorsque les modifications effectuées vous conviennent, enregistrez le fichier et fermez-le à l'aide des touches Ctrl+Q. Un message apparaîtra alors vous demandant si vous souhaitez enregistrer les modifications. Cliquez sur Enregistrer.
Lors de votre prochaine connexion, après le redémarrage du système, une invite de connexion graphique vous sera présentée.

17.4.3. Problèmes avec le système X Window (GUI)

Si vous avez des problèmes à démarrer X (le système X Window), il est possible que vous ne l'ayez pas installé au cours de l'installation.
Si vous voulez avoir X, vous pouvez soit installer les paquetages à partir des médias d'installation de Red Hat Enterprise Linux, soit effectuer une mise à niveau.
Si vous souhaitez effectuer une mise à niveau, sélectionnez les paquetages du système X Window et choisissez GNOME, KDE ou les deux, lors de la sélection des paquetages à mettre à niveau.
Reportez-vous à la Section 35.3, « Passer à une identification graphique. » pour davantage d'informations sur la configuration d'un environnement de bureau.

17.4.4. Problèmes d'arrêt brutal du serveur X et utilisateurs qui ne sont pas le super-utilisateur

Si le serveur X s'arrête brutalement lorsque quiconque se connecte, il se peut que votre système de fichiers soit plein (ou que le disque dur n'ait pas assez d'espace disponible).
Pour vérifier si vous faites face à ce problème, exécutez la commande suivante :
df -h
La commande df vous aide à diagnostiquer la partition qui est pleine. Pour obtenir des informations supplémentaires sur la commande df et une explication sur les options disponibles (comme l'option -h utilisée dans cet exemple), consultez la page de manuel relative à df en saisissant man df à une invite du shell.
Un indicateur clé est le pourcentage 100% ou au-dessus de 90% ou 95% sur une partition. Les partitions /home/ et /tmp/ peuvent parfois être rapidement remplies avec les fichiers des utilisateurs. Vous pouvez faire de la place sur ces partitions en supprimant des fichiers anciens. Après avoir libéré de l'espace disque, essayez d'exécuter X en tant que l'utilisateur qui a auparavant échoué.

17.4.5. Problèmes au moment de la connexion

Si vous n'avez pas créé de compte utilisateur dans les écrans de firstboot, passez sur une console en pressant Ctrl+Alt+F2, puis connectez-vous en tant que super-utilisateur et utilisez le mot de passe qui y est assigné.
Si vous avez oublié le mot de passe root, démarrez votre système en saisissant linux single.
Une fois que vous aurez démarré en mode mono-utilisateur et aurez accès à l'invite #, saisissez passwd root ; vous pourrez alors spécifier un nouveau mot de passe root. À ce stade, vous pouvez saisir shutdown -r now pour redémarrer le système avec votre nouveau mot de passe.
Si vous ne vous rappelez pas du mot de passe de votre compte utilisateur, vous devrez vous connecter en tant que root. Pour devenir root, saisissez su -, puis saisissez votre mot de passe root à l'invite. Saisissez ensuite passwd <username>. Ceci vous permettra de saisir un nouveau mot de passe pour le compte utilisateur spécifié.
Si l'écran de connexion graphique n'apparaît pas, vérifiez si votre matériel rencontre des problèmes de compatibilité. La liste de compatibilité matérielle est disponible à l'adresse suivante :
	http://hardware.redhat.com/hcl/

17.4.6. Votre imprimante ne fonctionne pas

Si vous n'êtes pas sûr de savoir comment configurer votre imprimante ou si vous avez des problèmes à la faire fonctionner correctement, essayez d'utiliser l'Outil de configuration de l'imprimante.
Saisissez la commande system-config-printer dans l'invite du shell pour démarrer l'Outil de configuration de l'imprimante. Si vous n'êtes pas connecté en tant que root, vous devez saisir le mot de passe root pour continuer.

17.4.7. Apache HTTP Server ou Sendmail arrête de fonctionner pendant le démarrage

Si Apache HTTP Server (httpd) ou Sendmail ne répond plus lors du démarrage, assurez-vous que la ligne suivante se trouve bien dans le fichier /etc/hosts :
127.0.0.1  localhost.localdomain  localhost

Partie III. Architecture IBM System z - Installation et démarrage

Cette partie discute de l'installation et du démarrage (ou de l'IPL, en anglais « initial program load ») de Red Hat Enterprise Linux sur systèmes IBM System z.

Chapitre 18. Planifier une installation sur System z

18.1. Pré-installation

Red Hat Enterprise Linux 6 est exécuté sur System z9 ou sur unités centrales de systèmes IBM plus récents.
Le processus d'installation suppose que vous soyez familier avec les systèmes IBM System z et que vous soyez en mesure de définir des partitions logiques (LPAR) et des machines virtuelles invitées z/VM. Pour obtenir des informations supplémentaires sur System z, reportez-vous à la http://www.ibm.com/systems/z.
Avant de procéder à l'installation de Red Hat Enterprise Linux, il est nécessaire de suivre les étapes suivantes :
  • Décidez si le système d'exploitation démarrera sur une partition LPAR ou en tant que système d'exploitation hôte invité z/VM.
  • Déterminez si vous avez besoin d'espace swap et le cas échéant, de quelle taille. Alors qu'il est possible (et recommandé) d'assigner à la machine virtuelle z/VM une quantité suffisante de mémoire et de lui donner toutes les tâches de swap, il peut se présenter des situations dans lesquelles la quantité de RAM nécessaire est difficilement prévisible. De telles situations devraient être examinées au cas par cas. Reportez-vous à la Section 23.15.5, « Schéma de partitionnement recommandé ».
  • Choisissez une configuration réseau. Red Hat Enterprise Linux 6 pour IBM System z prend en charge les périphériques réseau suivants :
    • OSA (de l'anglais, « Open Systems Adapter ») réel et virtuel
    • HiperSockets réel et virtuel
    • LCS (de l'anglais, « LAN channel station ») pour OSA réel
Vous nécessiterez le matériel suivant :
  • Espace disque. Calculez l'espace disque dont vous aurez besoin et allouez suffisamment d'espace de stockage sur les DASD[8] ou disques SCSI[9]. Vous aurez besoin d'au moins 2 Go pour une installation de serveur, et de 5 Go si vous souhaitez installer tous les paquetages. Vous aurez aussi besoin d'espace disque pour les données d'applications. Une fois l'installation effectuée, des DASD ou des partitions de disque SCSI pourront être ajoutées ou supprimées en fonction de vos besoins.
    L'espace disque utilisé par le nouveau système Red Hat Enterprise Linux installé (l'instance Linux) doit être séparé de l'espace disque utilisé par d'autres systèmes d'exploitation que vous auriez installé sur votre système.
    Pour obtenir davantage d'informations sur les disques et sur la configuration de partitions, reportez-vous à la Section 23.15.5, « Schéma de partitionnement recommandé ».
  • RAM. Obtenez 1 Go (recommandé) pour l'instance Linux. À l'aide de quelques réglages, une instance peut être exécutée en utilisant 512 Mo de RAM seulement.

18.2. Vue d'ensemble de la procédure d'installation System z

Vous pouvez installer Red Hat Enterprise Linux sur System z de manière interactive ou en mode sans assistance. Les installations sur System z diffèrent des installations sur d'autres architectures car elles sont habituellement effectuées sur un réseau et non à partir d'un DVD local. L'installation peut être résumée comme suit :
  1. Démarrage (IPL) de l'installateur

    Connexion à l'unité centrale, puis le chargement du programme initial (IPL), ou démarrage, est effectué à partir du médium contenant le programme d'installation.
  2. Installation Phase 1

    Paramètre un périphérique réseau initial. Ce périphérique réseau est ensuite utilisé pour connecter au système d'installation via SSH ou VNC. Cela vous offrira un terminal en mode plein écran ou un affichage graphique pour continuer l'installation comme sur d'autres architectures.
  3. Installation Phase 2

    Spécifie les langues à utiliser, ainsi que où et comment trouver le programme d'installation et les paquetages de logiciels à installer depuis le référentiel sur le médium d'installation Red Hat.
  4. Installation Phase 3

    Utilise anaconda (la partie principale du programme d'installation de Red Hat) pour effectuer le reste de l'installation.
Le processus d'installation

Figure 18.1. Le processus d'installation

18.2.1. Démarrage (IPL) de l'installateur

Après avoir établit une connexion avec l'unité centrale, vous devrez effectuer le chargement du programme initial (IPL), ou le démarrage, depuis le médium contenant le programme d'installation. Ce document décrit les méthodes d'installation de Red Hat Enterprise Linux 6 sur System z les plus communes. En général, vous pouvez utiliser n'importe quelle méthode pour démarrer le système d'installation Linux, qui est composé d'un noyau (kernel.img) et d'un disque virtuel initial (initrd.img) avec les paramètres dans generic.prm. Dans ce livre, le système d'installation Linux est aussi appelé installateur.
Le point de contrôle à partir duquel vous pouvez lancer le processus d'IPL dépend de l'environnement sur lequel Linux doit être exécuté. Si Linux doit être exécuté en tant que système d'exploitation invité z/VM, le point de contrôle sera le programme de contrôle (de l'anglais « control program », ou CP) du z/VM hôte.Si Linux est exécuté en mode LPAR, le point de contrôle sera l'Élément de Support (de l'anglais, « Support Element », ou SE) de l'unité centrale, ou une console Hardware Management Console (HMC) connectée au System z IBM.
Vous pourrez uniquement utiliser le média de démarrage suivant si Linux est exécuté en tant que système d'exploitation invité sous z/VM :
Vous pouvez utiliser le média de démarrage suivant seulement si Linux est exécuté en mode LPAR :
Vous pouvez utiliser le média de démarrage suivant pour z/VM et LPAR :
Si vous utilisez des périphériques DASD et SCSI connectés par FCP (à l'exception de DVD SCSI) comme médias de démarrage. vous devez avoir un chargeur d'amorçage zipl configuré. Pour obtenir plus d'informations, voir le chapitre sur zipl dans Linux on System z Device Drivers, Features, and Commands on Red Hat Enterprise Linux 6.

18.2.2. Installation Phase 1

Après le démarrage du noyau, vous devrez configurer un périphérique réseau. Ce périphérique réseau est nécessité afin de pouvoir terminer l'installation.
L'interface que vous utiliserez lors de la première ĥase de l'installation est l'interface linuxrc, qui est en mode ligne et basée texte. (Reportez-vous à la Chapitre 21, Installation Phase 1 : Configurer un périphérique réseau.)

18.2.3. Installation Phase 2

Lors de la phase 2 de l'installation, vous devrez spécifier la langue à utiliser et l'emplacement où la phase 3 du programme d'installation et les paquetages de logiciels à installer depuis le référentiel sur le média d'installation de Red Hat peuvent être trouvés. Sur System z, les sources d'installation sont habituellement transférées depuis le DVD sur un serveur réseau. L'acès à la phase 3 du programme d'installation et au référentiel peut se faire selon l'une des manières suivantes :
  • Sur le réseau à l'aide de l'un des protocoles suivants : FTP, HTTP, HTTPS, ou NFS. Un serveur réseau différent (FTP, HTTP, HTTPS, ou NFS), qui contient toutes les sources d'installation requises, doit être paramétré à l'avance. Pour des détails sur comment paramétrer un serveur réseau, reportez-vous à la Section 19.1, « Préparation à une installation réseau ».
  • Disque dur (Périphérique DASD ou SCSI connecté avec un canal FCP). Vous devrez paramétrer un disque contenant les sources d'installation requises à l'avance. Pour plus de détails, reportez-vous à la Section 19.2, « Préparation à une installation depuis le disque dur ».
  • À travers un DVD SCSI connecté via FCP. Ceci est automatiquement géré si démarré à partir d'un DVD SCSI connecté via FCP.
L'interface que vous utiliserez dans la phase 2 de l'installation est le chargeur, qui fournit une interface basée texte en plein écran et possède un arrière-plan de couleur bleue par défaut. Pour les installation sans assistance, le chargeur offre une sortie basée texte en mode ligne. (reportez-vous à la Chapitre 22, Installation Phase 2 : Configuration de la langue et de la source d'installation.)

18.2.4. Installation Phase 3

Dans la phase 3 de l'installation, vous utiliserez anaconda en mode graphique, en mode texte, ou en mode cmdline :
  • Mode graphique

    Ceci peut être utilisé avec un client VNC (recommandé) ou avec un serveur X11. Vous pouvez utiliser votre clavier et souris pour naviguer sur les écrans, cliquer sur les boutons, et saisir du texte dans les champs.

  • Mode texte

    Cette interface n'offre pas tous les éléments d'interface de l'interface utilisateur graphique et ne prend pas tous les paramètres en charge. Utilisez-la pour des installations interactives si vous ne pouvez pas utiliser un client VNC ou un serveur X11.

  • Mode cmdline

    Ceci est prévu pour des installations automatisées sur System z. (Reportez-vous à la Section 26.6, « Paramètres pour installations kickstart »)

Si votre connexion réseau est lente, ou si vous préférez utiliser une installation basée sur texte, n'utilisez pas la retransmission X11 lorsque vous vous connectez sur le réseau et ne définissez pas la variable display= dans le fichier de paramètres (reportez-vous à la Section 26.4, « Paramètres VNC et X11 » pour plus de détails). Dans Red Hat Enterprise Linux 6, l'installation basée sur texte a été réduite afin de minimiser l'interaction avec l'utilisateur. Les fonctionnalités telles que l'installation sur périphériques SCSI connectés via FCP, les modifications de structures de partitions, ou la sélection de paquetages sont uniquement disponibles avec l'installation avec l'interface utilisateur graphique. Veuillez utiliser l'installation graphique dans la mesure du possible. (Reportez-vous à la Chapitre 23, Installation Phase 3 : Installation à l'aide d'anaconda.)

18.3. Interface utilisateur graphique avec X11 ou VNC

Pour exécuter anaconda avec l'interface utilisateur graphique, utilisez une station de travail qui possède un serveur X Window System (X11) ou un client VNC installé.
Vous pouvez utiliser la retransmission X11 avec un client SSH ou X11 directement. Si l'installateur de votre station de travail échoue parceque le serveur X11 ne prend pas en charge les extensions X11 requises, vous devrez peut-être mettre le serveur X11 à niveau, ou utilisez VNC.
Pour utiliser VNC, désactivez la retransmission X11 dans votre client SSH avant de vous connecter au système d'installation Linux sur l'unité centrale ou spécifiez le paramètre vnc dans votre fichier de paramètres. L'utilisation de VNC est recommandée pour les connexions lentes ou de longues distances. Reportez-vous à la Section 28.2, « Activer l'accès à distance au système d'installation ».
Tableau 18.1, « Paramètres et types de connexion SSH » montre de quelle manière les paramètres et le type de connexion SSH contrôlent quelle interface utilisateur anaconda est utilisée.

Tableau 18.1. Paramètres et types de connexion SSH

Paramètre Connexion SSH Interface utilisateur
aucun SSH sans retransmission X11 VNC ou texte
vnc SSH avec ou sans retransmission X11 VNC
aucun SSH avec retransmission X11 X11
display=IP/hostname:display SSH sans retransmission X11 X11

18.3.1. Installation utilisant la retransmission X11

Vous pouvez connecter une station de travail au système d'installation Linux sur l'unité centrale et afficher le programme d'installation graphique en utilisant SSH avec la retransmission X11.
Vous aurez besoin d'un client SSH qui permet la retransmission X11. Pour ouvrir la connexion, démarrez le serveur X sur la station de travail. Puis connectez-vous au système d'installation Linux. Vous pouvez activer la retransmission X11 dans votre client SSH lorsque vous vous connectez.
Par exemple, avec OpenSSH, saisissez ce qui suit dans une fenêtre de terminal sur votre station de travail :
ssh -X install@linuxvm.example.com
Remplacez linuxvm.example.com par le nom d'hôte ou l'adresse IP du système que vous êtes en train d'installer. L'option -X (la lettre majuscule X) active la retransmission X11.

18.3.2. Installation à l'aide de X11

La connexion directe depuis le client X11 vers un serveur X11 sur votre station de travail locale requiert une connexion IP de votre System z sur votre station de travail. Si le réseau et les pare-feu empêchent ce type de connexion, utilisez la retransmission X11 ou VNC.
Le programme d'installation graphique requiert que le DNS et le nom d'hôte soient correctement définis, et le système d'installation Linux doit avoir le droit d'ouvrir des applications sur votre affichage. Vous pouvez vous en assurer en définissant le paramètre display=workstationname:0.0 dans le fichier de paramètres, où workstationname est le nom d'hôte de la station de travail client connectée à l'image Linux. Alternativement, vous pouvez définir la variable d'environnement display et exécuter le chargeur manuellement après vous être connecté avec SSH en tant qu'utilisateur root. Par défaut, vous vous connecterez en tant qu'utilisateur install. Ceci démarre le chargeur automatiquement et ne permet pas de remplacer la variable d'environnement display.
Pour permettre à des clients X11 d'ouvrir des applications sur le serveur X11 sur votre station de travail, utilisez la commande xauth. Pour gérer les cookies d'autorisation X11 avec xauth, vous devrez vous connecter au système d'installation Linux avec SSH en tant qu'utilisateur root. Pour plus de détails sur xauth et sur comment gérer les cookies d'autorisation, reportez-vous à la page man xauth.
En contraste avec la définition des autorisations X11 avec xauth, il vous est également possible d'utiliser xhost afin de permettre au système d'installation Linux de se connecter au serveur X11 :
xhost +linuxvm
Remplacez linuxvm par le nom d'hôte ou l'adresse IP du système d'installation Linux. Ceci permet à linuxvm d'établir des connexions sur le serveur X11.
Si l'installation graphique ne démarre pas automatiquement, vérifiez les paramètres de la variable display= dans le fichier des paramètres. Si vous effectuez une installation sous z/VM, exécutez à nouveau l'installation pour charger le nouveau fichier de paramètres sur le lecteur.

18.3.3. Installation à l'aide de VNC

L'utilisation de VNC est recommandée pour les connexions réseau lentes ou de longues distance. Pour utiliser VNC, désactivez la retransmission X11 dans votre client SSH avant de vous connecter au système d'installation Linux temporaire. Le chargeur offrira alors le choix entre le mode texte et VNC, choisissez VNC. Alternativement, fournissez la variable vnc et (optionnellement) la variable vncpassword dans votre fichier de paramètres (reportez-vous à la Section 26.4, « Paramètres VNC et X11 » pour plus de détails).
Un message apparaîtra sur le terminal SSH du poste de travail pour vous inviter à démarrer le visionneur VNC client et pour fournir des informations sur les spécifications de l'affichage VNC. Saisissez les spécifications du terminal SSH dans le visionneur VNC client et connectez-vous au système d'installation Linux temporaire pour commencer l'installation. Reportez-vous à la Chapitre 31, Installation à l'aide de VNC pour plus de détails.

18.3.4. Installation à l'aide d'un auditeur VNC

Pour vous connecter depuis votre système d'installation Linux temporaire sur un client VNC exécuté sur votre poste de travail en mode d'écoute, utilisez l'option vncconnect dans votre fichier de paramètres, en plus des options vnc et (optionnellement) vncpassword. Le réseau et les pare-feu doivent autoriser une connexion IP de votre système d'installation Linux temporaire sur votre poste de travail.
Pour que le système d'installation Linux temporaire se connecte automatiquement à un client VNC, lancez le client en mode d'écoute. Sur les systèmes Red Hat Enterprise Linux, utilisez l'option -listen pour exécuter vncviewer en tant qu'auditeur. Entrez la commande suivante dans une fenêtre du terminal :
vncviewer -listen
Reportez-vous à la Chapitre 31, Installation à l'aide de VNC pour plus détails.

18.3.5. Automatiser l'installation avec Kickstart

Vous pouvez permettre à une installation de s'exécuter seule à l'aide de Kickstart. Le fichier Kickstart spécifie les paramètres pour une installation. Une fois que le système d'installation démarre, il peut lire un fichier Kickstart et commencer le processus d'installation sans participation supplémentaire de la part d'un utilisateur.
Sur System z. ceci nécessite un fichier de paramètres (et optionnellement un fichier de configuration sous z/VM). Ce fichier de paramètres doit contenir les options réseau requises qui sont décrites dans la Section 26.3, « Paramètres de réseau d'installation » et doit spécifier un fichier kickstart avec l'option ks=. Le fichier kickstart réside habituellement sur le réseau. Le fichier de paramètres contient aussi souvent les options cmdline et RUNKS=1 pour exécuter le chargeur sans avoir à se connecter sur le réseau avec SSH (Reportez-vous à la Section 26.6, « Paramètres pour installations kickstart »).
Pour obtenir plus d'informations et de détails sur la manière de définir un fichie kickstart, reportez-vous à la Section 32.3, « Création du fichier kickstart ».

18.3.5.1. Chaque installation produit un fichier Kickstart

Le processus d'installation de Red Hat Enterprise Linux écrit automatiquement un fichier Kickstart contenant les paramètres du système installé. Ce fichier est toujours enregistré en tant que /root/anaconda-ks.cfg. Vous pouvez utilisez ce fichier pour répéter l'installation avec des paramètres identiques, ou modifier des copies afin de spécifier des paramètres pour d'autres systèmes.


[8] Les unités de stockage à accès direct (ou DASD) sont des disques durs ne permettant qu'un maximum de trois partitions par périphérique. Par exemple, dasda pourrait posséder les partitions dasda1, dasda2, et dasda3.
[9] À l'aide du pilote de périphérique SCSI sur Fibre Channel (pilote de périphérique zfcp) et d'un interrupteur, les LUN SCSI peuvent être présentés à Linux sur System z comme s'ils avaient été des disques SCSI localement attachés.

Chapitre 19. Préparation pour une installation

19.1. Préparation à une installation réseau

Note

Assurez-vous qu'aucun DVD d'installation (ou tout autre type de CD ou DVD) ne se trouve dans le lecteur de votre partition hôte si vous effectuez une installation à partir du réseau. Posséder un CD ou un DVD dans le lecteur pourrait provoquer des erreurs inattendues.
Assurez-vous que le média de démarrage est bien disponible comme décrit dans la Chapitre 20, Démarrage (IPL) de l'installateur.
Le média d'installation de Red Hat Enterprise Linux doit être disponible, que ce soit pour une installation de type réseau (via NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS) ou pour une installation via un stockage local. Utilisez les étapes décrites ci-dessous si vous effectuez une installation via NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS.
Il est nécessaire que le serveur NFS, FTP, HTTP, ou HTTPS utilisé pour l'installation réseau soit un serveur séparée et accessible par réseau. Le serveur séparé peut être une machine virtuelle, LPAR, ou tout autre système (comme Linux sur un système POWER ou x86). Il doit fournir le contenu complet du DVD-ROM d'installation.

Note

Le répertoire publique utilisé pour accéder aux fichiers d'installation via FTP, NFS, HTTP, ou HTTPS est mappé au stockage local sur le serveur réseau. Par exemple, le répertoire local /var/www/inst/rhel6 sur le serveur réseau peut être accédé en tant que http://network.server.com/inst/rhel6.
Dans les exemples suivants, le répertoire du serveur intermédiaire d'installation qui contiendra les fichiers d'installation sera spécifié comme /location/of/disk/space. Le répertoire qui sera rendu disponible publiquement via FTP, NFS, HTTP, ou HTTPS sera spécifié comme /publicly_available_directory. Par exemple, /location/of/disk/space peut être un répertoire que vous créez appelé /var/isos. /publicly_available_directory peut être /var/www/html/rhel6 pour une installation HTTP.
Dans ce qui suit, vous devrez posséder une image ISO. Une image ISO est un fichier contenant une copie exacte du contenu d'un DVD. Pour créer une image ISO à partir d'un DVD, veuillez utiliser la commande suivante :
dd if=/dev/dvd of=/path_to_image/name_of_image.iso
dvd est votre lecteur de DVD, name_of_image est le nom que vous donnez au fichier image ISO résultant et path_to_image est le chemin de l'emplacement sur votre système où sera stockée l'image ISO en résultant.
Pour copier les fichiers depuis le DVD d'installation vers une instance de Linux qui agirait comme le serveur orchestrant l'installation, conitnuez avec Section 19.1.1, « Préparation aux installations FTP, HTTP et HTTPS » ou Section 19.1.2, « Préparation à une installation NFS ».

19.1.1. Préparation aux installations FTP, HTTP et HTTPS

Extrayez les fichiers de l'image ISO du DVD d'installation puis placez-les dans un répertoire partagé via FTP, HTTP, ou HTTPS.
Ensuite, assurez-vous que le répertoire est partagé via FTP, HTTP, ou HTTPS et vérifiez l'accès client. Vous pouvez vérifier si le répertoire est accessible depuis le serveur lui-même, puis à partir d'une autre machine sur le même sous-réseau que celui sur lequel vous comptez effectuer l'installation.

19.1.2. Préparation à une installation NFS

Pour les installations NFS, il n'est pas nécessaire d'extraire tous les fichiers des images ISO. Il est suffisant de rendre l'image ISO elle-même, le fichier install.img, et optionnellement le fichier product.img disponibles sur le serveur réseau via NFS.
  1. Transférez l'image ISO sur le répertoire exporté NFS. Sur un système Linux, exécutez :
    mv /path_to_image/name_of_image.iso /publicly_available_directory/
    path_to_image est le chemin vers le fichier image ISO, name_of_image est le nom du fichier image ISO et publicly_available_directory est un répertoire qui est disponible sur NFS ou que vous souhaiteriez rendre disponible sur NFS.
  2. Utilisez un programme checksum SHA256 pour vérifier que l'image ISO que vous avez copié est intacte. De nombreux programmes checksum SHA256 sont diponibles pour différents systèmes d'exploitation. Sur un système Linux, exécutez :
    $ sha256sum name_of_image.iso
    name_of_image est le nom du fichier image ISO. Le programme checksum SHA256 afficher une chaîne de 64 caractères nommée chaîne de hachage. Comparez cette chaîne de hachage à celle affichée pour la même image sur la page Télécharger le logiciel disponible sur le Red Hat Network (reportez-vous à la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux). Les deux chaînes de hachage devraient être identiques.
  3. Copiez le répertoire images/ depuis l'image ISO sur le répertoire dans lequel vous avez stocké le fichier image ISO. Saisissez les commandes suivantes :
    mount -t iso9660 /path_to_image/name_of_image.iso /mount_point -o loop,ro
    cp -pr /mount_point/images /publicly_available_directory/
    umount /mount_point
    path_to_image est le chemin vers le fichier image ISO, name_of_image est le nom du fichier image ISO et mount_point est le point de montage sur lequel monter l'image lorsque vous copiez les fichiers depuis l'image. Par exemple :
    mount -t iso9660 /var/isos/RHEL6.iso /mnt/tmp -o loop,ro
    cp -pr /mnt/tmp/images /var/isos/
    umount /mnt/tmp
    Le fichier image ISO ainsi qu'un répertoire images/ sont maintenant présents, côte à côte, dans le même répertoire.
  4. Vérifiez que le répertoire images/ contienne bien le fichier install.img au minimum, sans quoi l'installation ne pourra pas continuer. Optionnellement, le répertoire images/ devrait contenir le fichier product.img, sans lequel seuls les paquetages pour une installation Minimale seront disponibles pendant l'étape de sélection des groupes de paquetages (reportez-vous à la Section 23.17, « Sélection des groupes de paquetages »).
  5. Assurez-vous qu'une entrée pour le répertoire publiquement disponible existe déjà dans le fichier /etc/exports sur le serveur réseau, ainsi le répertoire sera disponible via NFS.
    Pour exporter un répertoire en lecture-seule vers un système spécifique, utilisez :
    /publicly_available_directory client.ip.address (ro)
    Pour exporter un répertoire en lecture-seule sur tous les systèmes, utilisez :
    /publicly_available_directory * (ro)
  6. Sur le serveur réseau, démarrez le démon NFS (sur un système Red Hat Enterprise Linux, utilisez /sbin/service nfs start). Si NFS est déjà en cours d'exécution, rechargez le fichier de configuration (sur un système Red Hat Enterprise Linux, utilisez /sbin/service nfs reload).
  7. Assurez-vous de bien tester le partage NFS en suivant les instructions fournies dans le Guide de déploiement de Red Hat Enterprise Linux. Reportez-vous à la documentation NFS pour des détails sur le démarrage et l'arrêt du serveur NFS.

Note

Le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les médias d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation (de nombreux bogues rapportés étaient en réalité dûs à des DVD mal gravés). Pour utiliser ce test, saisissez la commande suivante à l'invite boot: :
linux mediacheck

19.2. Préparation à une installation depuis le disque dur

Utilisez cette option pour installer Red Hat Enterprise Linux sur des systèmes matériels sans lecteur DVD et si vous ne souhaitez pas accéder à la phase 3 de l'installation ni au référentiel de paquetages sur un réseau.

19.2.1. Accéder à la phase 3 de l'installation et à un référentiel de paquetages sur un disque dur

Note

Les installations depuis le disque dur utilisant des sources de stockage DASD ou SCSI attachées FCP fonctionnent uniquement à partir de partitions natives ext2, ext3, ou ext4. Si vous avez un système de fichiers basé sur des périphériques différents des partitions natives ext2, ext3, ou ext4 (en particulier un système de fichiers basé sur des partitions RAID ou LVM), vous ne pourrez pas l'utiliser en tant que source afin d'effectuer une installation depuis le disque dur.
Les installations à partir de disques dur utilisent une image ISO du DVD d'installation (un fichier qui contient une copie exacte du contenu du DVD), et un fichier install.img extrait de l'image ISO. Avec ces fichiers présents sur un disque dur, vous pouvez choisir Disque dur comme source d'installation lorsque vous lancez le programme d'installation.
Les installations de disque dur utilisent les fichiers suivants :
  • Image ISO du DVD d'installation. Une image ISO est un fichier contenant la copie exacte du contenu d'un DVD.
  • Fichier install.img extrait de l'image ISO.
  • optionnellement, un fichier product.img est extrait de l'image ISO.
Avec ces fichiers présents sur un disque dur, vous pourrez choisir Disque dur comme source d'installation lorsque vous démarrez le programme d'installation (reportez-vous à la Section 22.4, « Méthode d'installation »).
Assurez-vous que le média de démarrage est bien disponible comme décrit dans la Chapitre 20, Démarrage (IPL) de l'installateur.
Pour préparer un périphérique DASD ou SCSI attaché FCP comme source d'installation, veuillez suivre ces étapes :
  1. Obtenez une image ISO du DVD d'installation de Red Hat Enterprise Linux (reportez-vous à la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux). Alternativement, si vous possédez le DVD sur un média physique, vous pouvez créer une image de celui-ci sur un système Linux à l'aide de la commande suivante :
    dd if=/dev/dvd of=/path_to_image/name_of_image.iso
    dvd est votre lecteur de DVD, name_of_image est le nom que vous donnez au fichier image ISO résultant et path_to_image est le chemin de l'emplacement sur votre système où sera stockée l'image ISO en résultant.
  2. Trasférez les images ISO sur le périphérique DASD ou SCSI.
    Les fichiers ISO doivent se trouver sur un disque dur activé en phase d'installation 1 (reportez-vous à la Chapitre 21, Installation Phase 1 : Configurer un périphérique réseau), ou en phase d'installation 2 (reportez-vous à la Chapitre 22, Installation Phase 2 : Configuration de la langue et de la source d'installation). Ceci est automatiquement possible avec les DASD.
    Pour un LUN FCP, vous devrez soit démarrer (IPL) à partir du même LUN FCP, soit utiliser le shell de secours fournit dans les menus de la phase d'installation 1 pour activer manuellement le LUN FCP contenant les ISO comme décrit dans la Section 25.2.1, « Activer dynamiquement un LUN FCP ».
  3. Utilisez un programme checksum SHA256 pour vérifier que l'image ISO que vous avez copié est intacte. De nombreux programmes checksum SHA256 sont diponibles pour différents systèmes d'exploitation. Sur un système Linux, exécutez :
    $ sha256sum name_of_image.iso
    name_of_image est le nom du fichier image ISO. Le programme checksum SHA256 afficher une chaîne de 64 caractères nommée chaîne de hachage. Comparez cette chaîne de hachage à celle affichée pour la même image sur la page Télécharger le logiciel disponible sur le Red Hat Network (reportez-vous à la Chapitre 1, Obtenir Red Hat Enterprise Linux). Les deux chaînes de hachage devraient être identiques.
  4. Copiez le répertoire images/ depuis l'image ISO sur le répertoire dans lequel vous avez stocké le fichier image ISO. Saisissez les commandes suivantes :
    mount -t iso9660 /path_to_image/name_of_image.iso /mount_point -o loop,ro
    cp -pr /mount_point/images /publicly_available_directory/
    umount /mount_point
    path_to_image est le chemin vers le fichier image ISO, name_of_image est le nom du fichier image ISO et mount_point est le point de montage sur lequel monter l'image lorsque vous copiez les fichiers depuis l'image. Par exemple :
    mount -t iso9660 /var/isos/RHEL6.iso /mnt/tmp -o loop,ro
    cp -pr /mnt/tmp/images /var/isos/
    umount /mnt/tmp
    Le fichier image ISO ainsi qu'un répertoire images/ sont maintenant présents, côte à côte, dans le même répertoire.
  5. Vérifiez que le répertoire images/ contienne bien le fichier install.img au minimum, sans quoi l'installation ne pourra pas continuer. Optionnellement, le répertoire images/ devrait contenir le fichier product.img, sans lequel seuls les paquetages pour une installation Minimale seront disponibles pendant l'étape de sélection des groupes de paquetages (reportez-vous à la Section 23.17, « Sélection des groupes de paquetages »).

    Important

    install.img et product.img doivent être les seuls fichiers dans le répertoire images/.
  6. Rendez le DASD ou le LUN SCSI accessible à la nouvelle machine virtuelle invitée z/VM ou à la partition LPAR, puis continuez l'installation. (Reportez-vous à la Chapitre 20, Démarrage (IPL) de l'installateur ou alternativement à la Section 19.2.1.1, « Préparation du démarrage de l'installateur à partir d'un disque dur ».)

Note

Le programme d'installation Red Hat Enterprise Linux peut tester l'intégrité du média d'installation. Il fonctionne avec les méthodes d'installation à partir de DVD, d'ISO de disque dur et d'ISO NFS. Red Hat vous recommande de tester tous les médias d'installation avant de lancer le processus d'installation et avant de rapporter tout bogue associé à l'installation. Pour utiliser ce test, ajoutez le paramètre mediacheck à votre fichier de paramètres (reportez-vous à la Section 26.7, « Paramètres divers »).

19.2.1.1. Préparation du démarrage de l'installateur à partir d'un disque dur

Si vous souhaitez démarrer (IPL) l'installateur à partir d'un disque dur, en plus d'accéder à la phase 3 de l'installation et au référentiel de paquetages, vous pouvez optionnellement installer le chargeur d'amorçage zipl sur le même (ou sur un différent) disque. Sachez que zipl ne prend en charge qu'un seul enregistrement de démarrage par disque. Si vous possédez de multiples partitions sur un disque, elles « partageront » toutes l'unique enregistrement de démarrage du disque.
Assumez, dans ce qui suit, que le disque dur est préparé comme décrit dans la Section 19.2.1, « Accéder à la phase 3 de l'installation et à un référentiel de paquetages sur un disque dur », monté sous /mnt, et que vous n'aurez pas besoin de préserver un enregistrement de démarrage existant.
Pour préparer un disque dur au démarrage de l'installateur, installez le chargeur d'amorçage zipl sur le disque dur en saisissant la commande suivante :
zipl -V -t /mnt/ -i /mnt/images/kernel.img -r /mnt/images/initrd.img -p /mnt/images/generic.prm
Pour plus d'informations sur zipl.conf, reportez-vous au chapitre sur zipl dans Linux on System z Device Drivers, Features, and Commands on Red Hat Enterprise Linux 6.

Avertissement

Si vous aviez déjà un système d'exploitation installé sur le disque et que vous pensez encore y accéder plus tard, reportez-vous au chapitre sur zipl dans Linux on System z Device Drivers, Features, and Commands on Red Hat Enterprise Linux 6 pour savoir comment ajouter de nouvelles entrées dans le chargeur d'amorçage zipl (c'est-à-dire dans zipl.conf).

Chapitre 20. Démarrage (IPL) de l'installateur

Les étapes à suivre pour effectuer le démarrage initial (IPL) de l'installateur dépendent de l'environnement (z/VM ou LPAR) dans lequel Red Hat Enterprise Linux sera exécuté. Pour plus d'informations sur le démarrage, voir le chapitre Démarrage de Linux dans Linux on System z Device Drivers, Features, and Commands on Red Hat Enterprise Linux 6.

20.1. Installation sous z/VM

Lors d'une installation sous z/VM, vous pouvez démarrer depuis :
  • le lecteur virtuel z/VM
  • un périphérique DASD ou SCSI attaché FCP préparé avec le chargeur d'amorçage zipl
  • un lecteur DVD SCSI attaché FCP
Connectez-vous à la machine virtuelle z/VM invitée choisie pour l'installation Linux. Vous pouvez utiliser x3270 ou c3270 (depuis le paquetage texte x3270-text de Red Hat Enterprise Linux) pour vous connecter à z/VM depuis d'autres systèmes Linux. Alternativement, utilisez l'émulateur de terminal 3270 sur la console de gestion du matériel IBM System z (console HMC). Si vous travaillez sur une machine basée sur Windows, Jolly Giant (http://www.jollygiant.com/) propose un émulateur 3270 supportant SSL. Il existe aussi un port Windows natif gratuit de c3270 appelé wc3270.

Note

Si votre connexion 3270 est interrompue et que vous ne pouvez plus vous reconnecter parceque la session précédente est encore active, vous pouvez remplacer l'ancienne session par une nouvelle en saisissant la commande suivante sur l'écran de connexion z/VM :
logon user here
Remplacez user par le nom de la machine virtuelle z/VM invitée. La commande de connexion peut varier selon le gestionnaire de sécurité externe utilisé, par exemple RACF.
Si vous n'exécutez pas déjà CMS (système d'exploitation pour utilisateur unique fournit avec z/VM) dans votre invité, lancez-le à l'aide de la commande :
#cp ipl cms
Assurez-vous de ne pas utiliser de disques CMS comme votre disque A (le numéro de périphérique est souvent 0191) comme cibles d'installations. Pour savoir quels disques sont utilisés par CMS, utilisez la requête suivante :
query disk
Vous pouvez utiliser les commandes de requêtes CP (programme de contrôle z/VM, qui est l'hyperviseur z/VM) suivantes afin de trouver la configuration du périphérique de votre machine virtuelle z/VM invitée :
  • Demander la mémoire principale disponible, qui est nommée stockage dans la terminologie System z. Votre invité devrait avoir au moins 512 méga-octets de mémoire principale.
    cp query virtual storage
  • Demander les périphériques réseau disponibles de type :
    osa
    OSA (CHPID type OSD, réel ou virtuel (VSWITCH ou GuestLAN type QDIO), tous deux en mode QDIO)
    hsi
    HiperSockets (CHPID type IQD, réel ou virtuel (GuestLAN type Hipers))
    lcs
    LCS (OSE type CHPID)
    Par exemple, pour effectuer des requêtes sur tous les types de périphériques réseau mentionnés ci-dessus :
    cp query virtual osa
  • Demander les DASD disponibles. Seuls ceux qui sont marqués RW pour le mode lecture-écriture peuvent être utilisés en tant que cibles d'installation :
    cp query virtual dasd
  • Demander les canaux FCP disponibles :
    cp query virtual fcp

20.1.1. Utiliser le lecteur z/VM

Procédez aux étapes suivantes pour démarrer à partir du lecteru z/VM :
  1. Si nécessaire, ajoutez le périphérique contenant les outils TCP/IP z/VM à votre liste de disques CMS. Par exemple :
    cp link tcpmaint 592 592
    acc 592 fm
    Remplacez fm par n'importe quelle lettre FILEMODE.
  2. Exécutez la commande :
    ftp host
    host est le nom d'hôte ou l'adresse IP du serveur FTP qui héberge les images de démarrage (kernel.img et initrd.img).
  3. Connectez-vous et exécutez les commandes suivantes. Utilisez l'option (repl si vous écrasez les fichiers kernel.img, initrd.img, generic.prm, ou redhat.exec :
    cd /location/of/install-tree/images/ 
    ascii  
    get generic.prm (repl  
    get redhat.exec (repl  
    locsite fix 80  
    binary  
    get kernel.img (repl  
    get initrd.img (repl  
    quit
  4. Optionnellement, vérifiez si les fichiers ont été transférés correctement à l'aide de la commande filelist, qui affiche les fichiers reçus et leur format. Il est important que kernel.img et initrd.img aient une longueur de format d'enregistrement fixe dénotée par F dans la colonne Format et une longueur d'enregistrement de 80 dans la colonne Lrecl. Par exemple :
    VMUSER FILELIST A0 V 169 Trunc=169 Size=6 Line=1 Col=1 Alt=0 
    Cmd Filename Filetype Fm Format Lrecl Records Blocks Date Time 
     REDHAT EXEC B1 V 22 1 1 4/15/10 9:30:40 
     GENERIC PRM B1 V 44 1 1 4/15/10 9:30:32 
     INITRD IMG B1 F 80 118545 2316 4/15/10 9:30:25 
     KERNEL IMG B1 F 80 74541 912 4/15/10 9:30:17
    Appuyez sur la touche PF3 pour quitter filelist et retourner à l'invite CMS.
  5. Finalement, exécutez le script REXX redhat.exec afin de démarrer (IPL) l'installateur :
    redhat

20.1.2. Utiliser un DASD préparé

Démarrez à partir du DASD préparé et sélectionnez l'entrée du menu de démarrage zipl qui se réfère à l'installateur Red Hat Enterprise Linux. Utilisez une commande sous la forme suivante :
cp ipl DASD device number loadparm boot_entry_number
Remplacez DASD device number par le numéro de périphérique du périphériquede démarrage, et boot_entry_number par le menu de configuration zipl de ce périphérique. Par exemple :
cp ipl eb1c loadparm 0

20.1.3. Utiliser un disque SCSI attaché FCP préparé

Procédez aux étapes suivantes pour démarrer à partir d'un disque SCSI attaché FCP préparé :
  1. Configurez le chargeur d'amorçage SCSI de z/VM pour accéder au disque SCSI préparé dans le réseau SAN FCP. Sélectionnez l'entrée du menu de démarrage zipl faisant référence à l'installateur Red Hat Enterprise Linux. Utilisez une commande sous la forme suivante :
    cp set loaddev portname WWPN lun LUN bootprog boot_entry_number
    Remplacez WWPN par le WWPN du système de stockage et LUN par le LUN du disque. Les nombres hexadécimaux de 16 chiffres doivent être divisés en deux paires de huit chiffres. Par exemple :
    cp set loaddev portname 50050763 050b073d lun 40204011 00000000 bootprog 0
  2. Optionnellement, confirmez vos paramètres avec la commande :
    query loaddev
  3. Démarrez (IPL) le périphérique FCP connecté au système de stockage contenant le disque à l'aide de la commande :
    cp ipl FCP_device 
    Par exemple:
    cp ipl fc00

20.1.4. Utiliser un lecteur DVD SCSI attaché FCP

Ceci nécessite un lecteur DVD SCSI attaché à un pont FCP à SCSI qui serait lui-même connecté à un adaptateur FCP dans votre System z. L'adaptateur FCP doit être configuré et disponible sous z/VM.
  1. Insérez votre DVD Red Hat Enterprise Linux pour System z dans le lecteur DVD.
  2. Configurez le chargeur d'amorçage SCSI de z/VM pour qu'il puisse accéder au lecteur DVD dans le réseau SAN FCP et spécifiez 1 pour l'entrée de démarrage sur le DVD Red Hat Enterprise Linux pour System z. Utilisez une commande sous la forme suivante :
    cp set loaddev portname WWPN lun FCP_LUN bootprog 1
    Remplacez WWPN par le WWPN du pont FCP à SCSI et remplacez FCP_LUN par le LUN du lecteur DVD. Les nombres hexadécimaux de 16 chiffres doivent être divisés en deux paires huit caractères. Par exemple :
    cp set loaddev portname 20010060 eb1c0103 lun 00010000 00000000 bootprog 1
  3. Optionnellement, confirmez vos paramètres avec la commande :
    cp query loaddev
  4. Démarrez (IPL) sur le périphérique FCP connecté avec le pont FCP à SCSI.
    cp ipl FCP_device
    Par exemple:
    cp ipl fc00

20.2. Installation dans une LPAR

Lors d'une installation dans une partition logique (LPAR), vous pouvez démarrer depuis :
  • un serveur FTP
  • le lecteur DVD du HMC ou du SE
  • un DASD ou un lecteur SCSI attaché FCP préparé avec le chargeur d'amorçage zipl
  • un lecteur DVD SCSI attaché FCP
Procédez aux étapes communes suivantes avant tout :
  1. Connectez-vous sur la console de gestion du matériel (HMC) ou le Support Element(SE)